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Road to Salvation a fermé ses portes.


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 00. [-18] « Quand l'appétit va tout va » ♦ Nathaniel

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MessageSujet: 00. [-18] « Quand l'appétit va tout va » ♦ Nathaniel Sam 30 Nov - 16:47

Nathaniel Redd & Lucinda Redd
« Quand l'appétit va tout va »

Quelques rares oiseaux se faisaient entendre, la plupart étant parti il y avait de ça quelque temps dans des contrées plus chaudes. Tu n'avais jamais songé à faire comme eux, ni même à changer de ville. Tu habitais à Grayson, tu n'en n'avais presque jamais sorti les pieds et ça t'allait très bien. En même temps, il ne devait pas y avoir deux villes comme Grayson. Tu y avais ta place et tu n'en changerais rien. Hum... peut-être que si. C'est ce que tu venais de te dire en voyant la maison où tu habitais avec ton mari. C'est ce dernier que tu changerais peut-être. Tu en étais la première surprise, ça c'était avéré bien moins idyllique que ce que tu avais pu penser. Tes sentiments envers Nathaniel avaient changé. Cela avait été loin d'être facile. Le mariage c'était jusqu'à la mort. C'était comme ça. Tu fouillas dans ton sac pour en sortir les clés, entrant ensuite dans la maison. Tu enlevas tes souliers, bougeant tes orteils enfin libérées. Tu libéras ensuite tes cheveux, enlevant le chignon que tu te faisais pour travailler. Tu déposas tes affaires et quelques minutes plus tard, tu allas vers la cuisine afin de préparer le repas du soir. Aiglefin, pommes de terre aux olives, sauce au yogourt et au citron. Simple, mais très bon.

Une vingtaine de minutes plus tard, la porte se fit de nouveau entendre, laissant apparaître le maître des lieux. « Hey. » dis-tu, venant l'embrasser légèrement sur les lèvres. Que de rapprochements, c'était fou. Vous étiez vraiment encore très amoureux même après toutes ses quelques années de mariage. Hum. Les rideaux et les stores n'étaient pas fermés, tout le monde pouvait voir par la fenêtre. Il fallait au moins jouer le jeu visuellement jusqu'à ce les fenêtres soient bouchées. Il ne faudrait surtout pas que des rumeurs négatives sortent à propos de votre couple. Vous n'aviez pas besoin de ça. Tu n'avais pas besoin de ça. Lui aussi, probablement. Vous deviez donc jouer au petit couple parfait. Au moins vos paroles ne devaient pas suivre ça. Il partit, allant faire tu ne savais quoi ailleurs dans la maison, pour revenir à la cuisine, où tu avais continué de t'affairer. Ça n'allait pas se cuisiner tout seul.

« Je vais m'inscrire dans la chorale de l'église. » fut dit quelque instant après qu'il soit revenu. Plus tu t'éloignais des voies du seigneur, plus tu doutais de lui, plus tu t'investissais dans son domaine pour essayer de compenser. Tu chantais tout de même assez bien, tu n'allais pas casser les oreilles des autres en voulant compenser. C'était un début. En plus, depuis le temps où tu te rendais à l'église, tu commençais assez bien à connaître ce qu'on y chantait. La seule différence était que tu allais faire face aux autres personnes dans l'église plutôt que d'être à leur côté. Ce qui ne te dérangeais pas, tu étais loin d'être timide. Un peu plus de visibilité ne devrait pas te faire de mal. Surtout que tu ne savais même pas pourquoi tu n'y avais pas pensé avant. Quant à ton adoré de mari, c'était pour lui transmettre l'information, tu ne t'attendais pas à ce qu'il te dise quoi faire. Tu allais faire partie de la chorale qu'il le veuille ou non. Bien que tu ne voyais aucune raison pour ne pas qu'il le veuille. Tu allais devoir répéter, donc tu allais être absente un peu plus longtemps de votre maison. Ce qui vous arrangerait. À moins qu'il ait subitement changé, d'un seul coup... tu devrais l'amener voir son frère pour qu'il l'examine si tel était le cas (bien que tu ne te cachais pas que tu adorais ça tout de même).

« Ça devrait être prêt dans une trentaine de minutes. » lui annonças-tu. Tu venais de mettre le tout au four et ça devait y rester une trentaine de minutes, tu devais rajouter le poisson dans le four vers la fin. Ce n'était pas ton mari qui allait mourir de faim, qu'est-ce qu'on dirait de toi après ? Faire tout ça ne te dérangeais pas. Tu aimais cuisiner, alors autant en faire profiter le plus de monde possible. En attendant, tu allais commencer la vaisselle pour éviter d'en avoir trop à faire à la suite. L'eau se mit à couler, tu versas du liquide à vaisselle sous l'eau qui coulait. Tu relevas la tête quelque instant plus tard lorsque Nathaniel se mit à parler.
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MessageSujet: Re: 00. [-18] « Quand l'appétit va tout va » ♦ Nathaniel Lun 2 Déc - 11:25

Les journées passent à une vitesse folle quand on s’amuse et, pour Nathaniel Redd, en ce moment, tout paraissait prétexte à l’amusement. Il y avait d’abord eu l’arrivée puis la disparition du couple Donnelly, le débarquement de la demi-sœur d’Hunter Pendleton et à présent : le retour du fils prodigue. La nouvelle a déjà fait le tour du village et, d’après ce qui se dit, la dernière fois qu’on a aperçu Dorian aujourd’hui, il s’aventurait du côté de la maison des Wuornos. Des retrouvailles que le garagiste se serait fait une joie d’observer et décortiquer… Malheureusement, il devra se contenter des rumeurs qui circuleront à n’en pas douter par la suite pour savoir comment l’entrevue se sera déroulée entre les deux anciens amants.
Il a des tas d’yeux, des dizaines d’oreilles, mais il ne peut décemment pas s’inviter partout. A son grand dam.
C’est tout de même le cœur léger et l’esprit à la fête que le trentenaire regagne le domicile familial. Il sait que Lucinda ne tardera pas à noircir son humeur, mais pour le moment, il a d’excellentes raisons de se réjouir et de profiter du bon air vivifiant qu’il respire à pleins poumons. Des poumons parfaitement sain, merci beaucoup. Il fait la conversation à tous les voisins qu’il croise, rallongeant de ce fait son trajet, mais peu lui importe. Ca fait partie du jeu et il en connaît toutes les règles. Bordel de nom de Dieu, c’est même lui qui les a rédigées !
 
Lorqu’il passe enfin la porte de son chez lui, son épouse dévouée et impeccable (c’est une de ses règles et Lucinda les approuve toutes ou presque et les suit parfaitement) vient déposer un baiser chaste sur ses lèvres. Ils ont leurs moments de folie calculés, mais ce soir ils se contentent du minimum syndical.
« J’espère que ta journée a été aussi bonne que la mienne » lance-t-il en la laissant le débarrasser de son manteau, avant d’aller enfiler ses pantoufles pour s’installer au salon.
Comme chaque soir, il s’installerait près de la cheminée (qu’ils n’allumeraient pas avant décembre), se servirait un fond de whisky qu’il dégusterait en lisant son courrier ou un bon bouquin. La Bible tant que l’on pouvait l’apercevoir, puis d’autres choses lorsqu’il serait dans l’intimité.

Nathaniel vient tout juste de se laisser tomber dans son fauteuil attitré près de la fenêtre, lorsque Lucinda reprend la parole. La connerie de chorale. Eh bien voyons donc ! Qu’elle aille s’abimer la voix avec ces poufiasses étriquées si ça lui plait, tant qu’elle n’est pas collée dans ses pattes et s’assure toujours de lui préparer quelque chose à manger…
« C’est une délicieuse idée, mon amour » minaude-t-il en lui adressant un large sourire qui tromperait n’importe lequel de ses voisins, mais pas celle qui le reçoit. « Je vais boire à celle-ci d’ailleurs. »
Il lève son verre dans sa direction puis trempe ses lèvres dans le liquide ambré. Et puis il se désintéresse totalement de son imbécile de femme qui lui parle du diner, reposant son verre sur la petite tablette boisée où il a déposé son courrier du jour. Il se saisit de la première enveloppe et l’ouvre à l’aide du coupe papier argenté qu’il tient de son arrière, arrière grand-père, faisant mine de ne pas prêter d’attention à la rouquine. Mais évidemment, ce n’est qu’un leurre et il guette le moment où elle le questionnera à propos de Dorian Spelling ou d’une autre affaire autrement plus intéressante que cette histoire stupide de chorale. Mais au lieu de ça, la garce retourne en cuisine et se met à la vaisselle.

Son courrier rapidement parcourut, Nathaniel se redresse pour fermer les rideaux, saluant au passage Monsieur Pinkman qui promène son foutu clébard sénile. Il retourne se saisir de son verre et rejoint sa moitié à la cuisine où elle fait la vaisselle, s’appuyant négligemment au chambranle de la porte. Il gite doucement son verre en observant son contenu, puis relève ses yeux brillants d’un éclat mauvais vers la silhouette de Lucinda.
« Tu as eu des nouvelles de Suzie ? »
Elle et l’ex-femme du shérif se sont toujours plus ou moins entendues. Plus ou moins… Elle n’est certainement pas la première vers qui la veuve se tournera pour parler du retour de son fils mais…sait-on jamais.

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MessageSujet: Re: 00. [-18] « Quand l'appétit va tout va » ♦ Nathaniel Sam 14 Déc - 3:12

Tu hochas la tête. Ta journée avait été bonne. Et si cela avait été le contraire, elle aurait été bonne aussi. Qui étais-tu pour embêter ton mari ? Tu fis un sourire un peu plus grand. Après tout, tu étais très contente qu'il adore ton idée de faire partie de la chorale et qu'il lève son verre. Vive les faux-semblant. Votre si charmante conversation prit fin, et vous continuèrent de vous occuper à votre manière. Puis, quelques minutes plus tard, il ferma les rideaux. Tu bougeas le cou en une rotation, tout en enlevant ton sourire bon pour les apparences d'épouse comblée. Tu étais tout sauf ça. Tu n'avais jamais imaginé que ton mariage serait ça un jour (en même temps, qui l'imaginait). Tu n'avais pas été très originale et tu avais pensé à un mariage où tout se passerait bien où vous alliez être fous amoureux l'un de l'autre, etc, etc, etc. Un vrai bon mariage quoi. Humpf. Double humpf et ça méritait même un pff. Tu t'étais trompée sur toute la ligne, ça n'avait pas du tout tourné comme ça. Pas même juste un peu. Tu ne savais pas si lui avait déjà éprouvé quelque chose pour toi, mais dans ton cas c'était bel et bien le cas. Toute une chute. Ça n'avait pas été facile d'accepter le tout comme aujourd'hui. Si tu ne l'avais pas tant aimé, jamais tu ne l'aurait autant détesté jusqu'à le haïr. Peu à peu, tu t'étais renforcée, ton espoir de ton rêve d'un mariage idéal s'écroulant pour ne plus que devenir souvenirs. Tu regrettais ton choix, bien qu'il t'avait apparu être le seul avant. En même temps, ce n'était pas comme si tu en avais eu d'autres, il n'y avait eu que lui.

Aujourd'hui, tu faisais comme si de rien n'était. Vous n'auriez peut-être jamais dû dépasser le stade d'amis. Bien que tu ne savais même pas si tu l'avais été pour lui. Tu étais loin de très bien le connaître. M'enfin, il prenait à cœur le secret de la ville, vous aviez un point commun. Y penser encore ne te servais à rien du tout. C'était fou comme ce que faire la vaisselle, et tu venais à peine de la débuter, pouvait faire. Tes pensées furent interrompues, sans grande surprise, par celui qui venait d'être l'objet de tes pensées. Il te posa une question qui ne te surpris pas vraiment. Tu réservais ça pour le repas par contre. Tout de suite ou plus tard, quelle différence ? « Non. » lui répondis-tu. Non et rien de plus. Un simple mot de trois lettres. Un petit mot. Tant de frustration pour quelqu'un voulant en savoir plus. Tu ne dis rien durant un certain moment, faignant d'être complètement absorbée par un verre, comme si tu n'arrivais pas à décider s'il était assez propre ou non. C'était oui. Elle le déposa dans le bac avec le reste des verres qu'il y avait. « Mais je compte cuisiner un petit quelque chose et lui apporter, parler un peu, peut-être. » Peut-être. Avec la joie du retour de son fils elle serait peut-être d'humeur bavarde, voulant le dire à tout le monde. Surtout à quelqu'un lui ayant amené un petit quelque chose à manger. Tu ne faisais que supposer, ne sachant pas du tout comment elle allait réagir. Tu ne perdais à rien à essayer. Tu ne l'avais pas croisé en revenant du travail et tu ne l'avais pas vu de la journée.

« Je me demande ce que ça va donner. » fis-tu, à voix haute. Ce n'était pas une question ni un commentaire. Ce n'était qu'une réflexion dite à voix haute. Le ça dont tu parlais était bien entendu en rapport avec le secret de Grayson. Parce que Dorian était au courant, qu'il était parti — vraiment parti, pas seulement pour des études ou des vacances, ce qui n'arrivait que tout les trente-six du mois et était revenu, ce qui était que tout les soixante-douze du mois. Il avait vécu autre chose, avait été voir ailleurs, avait sûrement un autre avis sur Grayson. Tu ne savais pas trop ce que pourrait être cet avis, tu avais bien hâte de l'entendre. Ou bien peut-être qu'il n'allait pas rester. Quelques jours et puis au revoir, il est parti ! Comment savoir ? Tu n'étais pas dans sa tête. « S'il reste, ça va être un autre docteur. » Parce que la plupart du temps c'était Clyde le docteur, même s'il était vétérinaire. Tu avais dis ça parce que ça te concernait aussi, tu assistais ton beau-frère, du côté animal comme du côté humain. Peut-être que le dernier point allait cesser, à moins qu'on ne fasse pas confiance au docteur.
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MessageSujet: Re: 00. [-18] « Quand l'appétit va tout va » ♦ Nathaniel Sam 14 Déc - 18:15

Elle n’est visiblement pas d’humeur à lui faire la conversation. Bien. C’est parfait. Rien de tel qu’une bonne dispute pour le mettre en appétit et lui permettre de mieux savourer le repas qu’elle lui concoctera quoi qu’il advienne. Brave petite épouse dévouée. Brave petite salope qui n’a compris que trop tard dans quel guêpier elle était en train de se fourrer et par qui elle se faisait fourrer…
Ceci dit, elle ne démérite pas. Il aurait clairement pu tomber plus mal. Lucinda est loin d’être sotte, elle est pleine de ressource et au moins aussi hargneuse que lui. Elle est comme les chiens qui une fois qu’ils ont refermés leurs mâchoires sur un mollet, préfèrent mourir que de lâcher prise. Elle est un putain de clébard vorace à la rancune tenace. Une alliée de poids à garder précieusement dans sa manche, ou bien au bout de son manche, si l’on aime les jeux de mots graveleux. C’est pour ça qu’il s’assure toujours de la combler à un moment ou un autre du mois. Un petite attention, un petit compliment, une gâterie… Quelque chose lui permet de se montrer encore sous un bon jour de temps à autre et de mieux la bercer de l’illusion qu’il n’est qu’un grand rustre maladroit et pas un être qui n’aspire qu’à se délecter du malheur des autres et n’a jamais rien éprouvé de plus pour elle qu’un peu d’admiration à un moment M.  
« C’est une idée » approuve-t-il après qu’elle l’ait mis au courant de son projet d’aller apporter une casserole à la veuve éplorée de ce bon vieux Spelling.

« Je me demande ce que ça va donner. »
Il tique. C’est une très mauvaise habitude de se parler à soi-même. Ca vous fait commettre des erreurs. C’est une habitude de fou et la dernière chose que Nath veut qu’on pense de lui ou de sa charmante moitié, c’est qu’ils sont zinzins.
Malheureusement, ça lui arrive de plus en plus souvent. Et ça le met dans des colères noires quand ça lui arrive. Des colères qu’il se doit de ravaler, bien entendu. Ces tempêtes n’ont leur place qu’à l’intérieur de sa tête trop pleine de données en tout genre. Nathaniel est soleil, Nathaniel est amour, Nathaniel Redd ne sait pas se mettre en colère, tous ses voisins peuvent en être témoins. Ou presque…

La remarque suivante de son épouse l’arrache à ses rêveries.
Docteur. Tss ! Ca ne l’étonne même pas. Il n’y que les faibles qui veulent se mettre au service des autres de cette manière. Enfin il y a les faibles et puis il y a Lucinda, qui exerce certainement cette profession pour le plaisir de voir un peu d’hémoglobine couler de temps à autre…
« Pas un docteur que les gens d’ici iront consulter en tout cas, tu peux m’croire » s’empresse de répondre le garagiste. « Il a perdu la confiance de tout le monde en mettant les voiles. Et les quelques uns qui auraient pu être enclin à le pardonner pour ça, n’excuseront jamais son absence à l’enterrement de son propre géniteur. Il le sait certainement, dans mes souvenirs, il était loin d’être un garçon idiot… Enfin il y a une déclinaison infinie de type d’idiots, mais il sait qu’il a chié dans la colle en se tirant et il tentera certainement sa chance à Trimble ou plus loin encore. S’il ne le fait pas, il aura à faire à moi de toute façon. Je m’assurerai qu’il retrouve la place que je voudrai bien lui concéder… Qu’est-ce qu’on mange ? » enchaine Nathaniel sans transition, se rapprochant des fourneaux de quelques pas, son verre toujours en main.

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Dernière édition par Nathaniel W. Redd le Mar 28 Jan - 19:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 00. [-18] « Quand l'appétit va tout va » ♦ Nathaniel Lun 23 Déc - 3:05

Tout en parlant, tu continuais de faire la vaisselle. Parce que cette dernière n'allait pas se faire toute seule, malheureusement. Il y avait bien le lave-vaisselle. Tu y pensais en faisant la vaisselle et tu l'oubliais le reste du temps. Tu n'en faisais pas une obsession. Résultat, toujours point de lave-vaisselle. Ce n'était pas la fin du monde non plus. Tu avais bien d'autre chose à penser que de parcourir des magasins d'électroménagers pour essayer de trouver le bon lave-vaisselle qui allait convenir. Tu n'aimais pas ce genre d'endroit. La lumière agressive, tout ses meubles divers presque tous pareils de différents marques, ses vendeurs qui ne vous fichaient pas la paix. Un non à un et un autre prenait la place. Vendre, vendre, vendre et encore vendre. Tu savais que c'était leur métier (temporaire osais-tu espérer pour eux), mais tu ne pouvais pas t'empêcher de vouloir t'en débarrasser de manière bien peu orthodoxe. Tu avais toujours bien hâte d'en sortir et de retourner à Grayson par la suite. Une chance que  tu ne faisais pas ses expéditions trop souvent. Ici, tu étais bien assez occupée. Tu devais préparer un petit quelque chose à manger pour une nouvelle veuve pour essayer t'en tirer des informations ; ce que ton mari approuvait (même sans ça tu l'aurais fait). Sans parler des bonnes œuvres dont tu faisais partie, de bientôt la chorale, de ton travail. Non, tu n'avais pas de temps à perdre dans des magasins comme ça.

La conversation sur le retour de Dorian continua, il était vrai que tu n'avais pas du tout aidé à faire changer le sujet. En même temps, ce retour pouvait provoquer bien des choses que tu ne voyais pas vraiment du bon œil. Que tout reste comme c'était t'allait très bien, en général. Parce qu'il y aurait bien des choses que tu changerais si on allait dans le côté plus intime... tu ne pensais pas du tout à ton mari. Se faire examiner par quelqu'un ayant étudié dans la médecine humaine ou bien ne pas lui faire confiance parce qu'il était parti ? Pour Nathaniel, c'était le dernier point. Il ne semblait pas du tout ravi de son retour, vous étiez dans le même club. Ce qui ne t'empêchas pas de le contredire un peu. C'était si... tentant. « Y'a toujours les vieilles femmes en manque de présence masculine. » fis-tu, moqueuse. Celles qui prenaient tous leur temps dès qu'il y avait un homme dans les environs afin de se faire voir et de se faire chouchouter un peu, d'une certaine manière. Celles prenant une éternité à la pharmacie ou encore côté boucherie ou bien à l'église devant monsieur le curé, notre père. Elles n'allaient certainement pas se faire prier pour un docteur Mamour. Elles allaient sûrement se trouver toutes sortes de problèmes. Docteur Mamour pour les esseulées, que puis-je faire pour vous ?

Tu n'étais pas dans cette catégorie, pas du tout. Tu avais ton homme qui s'occupait de toi comme tu le voulais, plus au moins, de temps à autre, volontairement. Et toutes les autres fois devant public. Tu étais plus que comblée... Il était parti et tu n'allais pas lui faire confiance. En même temps, ce n'était pas comme si tu faisais confiance facilement peu importe de qui il était question. « Si t'as besoin d'aide, je suis là. » À propos de le remettre à sa place. Tu ne savais pas encore à quel point il allait falloir le remettre à sa place. Dans quelques heures. Si près et si loin à la fois. « De l'aiglefin, avec des pommes de terre aux olives. Et une sauce au yogourt et au citron. » lui répondis-tu ensuite. Et ça commençait à se faire sentir. D'ici une dizaine de minutes ça devrait être prêt. Tu essuyas tes mains sur le linge de table, allant vérifier que le tout cuisait bien au four. C'était le cas.
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MessageSujet: Re: 00. [-18] « Quand l'appétit va tout va » ♦ Nathaniel Jeu 26 Déc - 12:11

« Tout ça m’a l’air divin » sourit-il en avalant son verre d’une traite.
Il grimace au passage de l’alcool puis se rapproche de son épouse qui lui tourne le dos pour vérifier le four. L’imprudente. Ne sait-elle donc pas qu’on ne tourne jamais le dos à un prédateur ?
Un sourire accroché au bas de son visage à l’expression belliqueuse, le garagiste dépose discrètement son verre sur la table qui se trouve sur son chemin le séparant de Lucinda. Elle ne l’entend pas, trop occupée à surveiller la cuisson de sa connerie de poiscaille.
Il fond sur elle comme sur une proie et ses mains enserre tout à coup sa taille. Il la sent se raidir puis tenter de se débattre en protestant sous on assaut, mais il ne la laisse pas faire. Nath cale son menton sur son épaule et fait mine d’humer son parfum, les paupières closes. Il renforce sa prise, se souciant bien peu de lui faire mal et alors qu’un de ses bras la ceinture, l’autre commence à s’aventurer du côté de son entrejambe.
Du côté de la sienne d’entrejambe, il ne se passe pas grand chose cela dit. Il a besoin d’un peu plus que la proximité du corps de sa frigide épouse pour bander.
« Absolument divin, dirais-je même… Mais vois-tu, je n’crois pas avoir ce genre d’appétit ce soir… J’ai faim d’autre chose, ma douce colombe… »
Et là-dessus, il vient méchamment lui pincer un sein puis lèche sa joue en ricanant moqueusement. Il aime tellement l’entendre couiner cette truie.  

Il la relâche. Aussi soudainement qu’il est venu la capturer, il la libère de son emprise, reculant en levant les mains au-dessus de sa tête.
« J’arrête, j’arrête » lui sourit-il innocemment, comme s’il s’agissait d’un acte totalement anodin, d’une petite blague entre amoureux, une petite blague de vieux couple complice… « Je vais me débarbouiller un peu, appelle-moi quand c’est prêt. »
Là-dessus, il lui tourne le dos en toute confiance et s’éloigne. Parce qu’elle n’est pas lui. Parce qu’elle n’oserait jamais lever la main sur lui. Elle n’est pas aussi stupide qu’elle en a l’air et elle sait qu’Il veille sur lui. Elle sait qu’ils ont une relation particulière.
Et puis elle a peur. Sa chère et tendre moitié transpire la peur. C’est ce qui l’excite. C’est probablement ce qui les excite tous les deux, même si Lucinda ne l’avouera jamais. Elle prend son pied et aime se faire malmener, Nathaniel en est intimement convaincu.
Il le voit dans ses yeux de petite salope provocatrice, dans sa façon d’agiter son cul comme un putain de draps rouge pour qu’il joue les taureaux et vienne piétiner son âme. Encore et encore…

Nathaniel se dirige vers la pièce d’eau et se lave précautionneusement les mains avant de se rafraichir un peu le visage. Il dérange un peu les produits de l’armoire, histoire de contrarier Lucinda et laisse retomber l’essuie-main sur le sol pour la même raison.
Il se rend ensuite dans leur chambre à coucher et soulève le tapis devant leur lit, révélant une petite trappe qu’il ouvre délicatement. Il se saisit alors de la boite en bois cadenassée qui s’y trouve et utilise la clé à son cou pour l’ouvrir, avant de se perdre dans la contemplation de ce qu’elle contient.

Lorsqu’il entend Lucinda l’appeler, il referme soigneusement son bien, le remet à sa place, le cœur et l’esprit léger, puis replace le tapis sur la trappe close.  
Il rejoint la salle à manger et prend place, face à Lucinda.
« Tu n’as rien empoisonné j’espère » minaude Nath en tirant sur sa serviette de table qu’il place méticuleusement sur son col, attendant de se faire servir.

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Dernière édition par Nathaniel W. Redd le Mar 28 Jan - 20:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 00. [-18] « Quand l'appétit va tout va » ♦ Nathaniel Sam 4 Jan - 2:26

Tu y comptais bien. Ton mari ne méritait rien d'autre que du divin ; ici gros roulement d'yeux dans les airs. Tu ne savais même pas pour tu te décarcassais autant pour ton mari (l'habitude sûrement, des premiers temps où ce n'était pas comme aujourd'hui), ce dernier ne le fait pas. Tu pourrais très bien lui refiler des plats surgelés. Environ trois minutes dans le micro-ondes et miracle, c'est prêt ! Les joies de la technologies. Tant qu'en à faire pour toi autant en faire pour lui aussi. Tu pourrais toujours en faire moins, juste pour toi. Tu crains sa réaction, comme bien souvent, tu ne fais donc pas toujours ce dont tu aurais envie. Tu te retenais, te défoulais ailleurs. Tu as l'impression presque tout le temps marcher sur des charbons ardents avec lui. C'était ce qui c'était développé avec les années. Bref, tu allais t'occuper des poissons afin qu'ils puissent être divins. Au moment où tu refermas la porte du four, les poissons allaient être divins (le contraire aurait été étrange), tu sentis des mains autour de ta taille. Tu te raidis. Non. Tu serras tes lèvres l'une contre l'autre, tout en agrippant la poignée du four d'une main. Tu ne sais  jamais ce qu'il va faire. Ce n'était pas toujours le genre de surprises que tu aimais.

Tu détestais ce qu'il pouvait bien te faire de temps à autre, rarement comme tu le voudrais. Tu adorais qu'il te touche, peu importe comment. Sentiments contradictoires que tu avais, que tu n'aimais pas. Tu te détestais d'adorer ça et d'être aussi faible. De pas être capable de te contrôler physiquement, tu faisais donc le contraire de ce que tu pouvais ressentir : la froideur, la non intéressée autant que tu le pouvais. Tu essayas donc de l'éloigner, mais il ne t'empêcha pas te partir, peu importe tes mots aussi. Il resserra même son emprise, te faisant gémir, ce n'était en rien confortable (mais excitant, trop, ne pas le montrer). Il finit par s'éloigner, te libérer, s'excusant aussi, non sans avoir continué de t'avoir maltraité un peu. Il arrêtait, comme si de rien n'était. Tu aimerais bien le voir dans ta situation. Ce qui n'allait jamais arriver. Tu avais peur. De Nathaniel, de Lui et du lien qu'ils avaient. Tu hochas la tête, ne disant rien. « D'accord. » fis-tu. Un peu de paix. Tu continuas de faire la vaisselle, prenant de grandes respirations afin de te calmer. Pourquoi tout est si compliqué ? Qu'est-ce que tu as fait pour mériter ça ? Qu'on se demande pas pourquoi tu explorais d'autres pistes que l'église. Parce qu'avait la croyance que tu avais avant, tu aurais dû devenir sainte, stigmate, Jeanne d'Arc. Non. Loin de tout ça.

Tu finis la vaisselle, réussissant à te calmer, complétant ensuite le repas, le sortant du four. Tu sortis ensuite la sauce au yogourt du frigidaire. Tu préparas la table, les assiettes ensuite. Tu appelas ensuite le jeune homme, c'était prêt. Tu t'installas ensuite à ta place, et il s'installa à la sienne quelque instant plus tard. Tu secouas la tête. Non. Se serait trop simple de l'empoisonner. Tu relias tes mains ensemble, penchant la tête : le bénédicité, il ne fallait pas l'oublier. Bien que tu croyais de moins en moins à Lui. Enfin, à cet autre Lui. Lui qui mériterait un -l- minuscule en réalité. N'empêche, comme pour cuisiner pour ton mari, les habitudes ont la vie dures. « Bénissez, Seigneur la table si bien parée. Nourrissez aussi nos âmes, si affamées. Et donnez à tous nos frères de quoi manger. » prias-tu, te signant ensuite, avec un léger air moqueur. Air qui voulait dire : n'importe quoi. « Bon appétit. » fis-tu, adressant un sourire à Nathaniel. Et qu'il s'étouffe en mangeant, amen. L'espoir faisait vivre non ?
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MessageSujet: Re: 00. [-18] « Quand l'appétit va tout va » ♦ Nathaniel Dim 5 Jan - 19:09

Il l’écoute remercier un hypothétique bonhomme dont l’existence ne lui a personnellement jamais été prouvée pour un repas qu’elle s’est fait chier elle-même à cuisiner. Ca le dépasse à chaque fois, mais en société, il l’imite souvent. Tout du moins, il fait attention de tenir les mains les plus proches et d’avoir l’air concentré et parfaitement con. Il n’a pas d’autre publique que sa frigide bonne femme ce soir alors pas besoin.
« Amen » minaude tout de même Nathaniel, en avalant une première bouchée.
Il laisse échapper une exclamation de plaisir et ferme les yeux, savourant le met. Elle est douée cette petite pute aguicheuse, il peut lui reconnaître ça et il le fait.
« Tu t’es surpassée ! Tu apporteras une connerie de ce genre à notre chère veuve éplorée. » ajoute le garagiste en faisant référence à Suzanna Spelling. « Ceci dit, avec le retour de son marmot, elle risque de ne pas le rester très longtemps. J’ai toujours soupçonné qu’elle l’ait nourri au sein plus longtemps que nécessaire… Ca l’a rendu débile et faible. Un peu comme ce petit merdeux d’Hunter. »
Il avale une nouvelle bouchée qu’il mâche en prenant soin de faire le plus de bruit possible, un sourire étirant ses lèvres qui se tordent au rythme de ses mastications.

« La jeune Baby n’a pas encore moufeté apparemment, elle se tient tranquille. J’espère qu’elle nous réserve quelque chose de grandiose au moins ! Tout ce suspense va me tuer ! »
Nathaniel aurait pu garder cette histoire de fratrie pour lui, mais il a tenu à expliquer à son épouse pourquoi le soir de son entretien avec leur shérif absolument incompétent, il s’est montré particulièrement violent envers elle. Pourtant, Nath est un grand adepte du : si tu ne sais pas pourquoi tu bats ta femme, ne t’en fais pas, elle, elle le sait.
A l’heure actuelle, Lucinda arbore encore un bleu sur la cuisse droite. Mais n’est-ce pas un maigre tribut à payer pour être mise au courant de ses petits secrets et autres manigances ? A son sens, c’est un prix très peu élevé.
« De toute façon, si elle n’ose pas se mouiller, je finirai par la foutre à l’eau moi même. Et puis je crois qu’Hippolyte a dit quelque chose comme : il a droit de savoir qu’il a une sœur, ou quelque chose comme ça. Ce cher shérif sait bien entendu où est l’intérêt de son petit protégé ! J’abonderai donc dans son sens. »

A cette seconde, il entend un claquement sec en provenant de la vitre du salon. Il se fige et échange un regard intrigué avec sa rousse d’épouse. Et puis des petits cliquetis familiers s’élèvent. Nath saute pratiquement de sa chaise pour se précipiter dans cette direction, aussi excité qu’un enfant le matin de Noël.
« Ne m’dîtes pas que… »
Eh bien si. Il lui suffit de soulever un peu le rideau pour le voir, camper sur ses petites pattes, ses yeux d’encre s’agitant frénétiquement.  
« Chérie... J’espère que tes premiers rendez-vous à la chorale ne débutaient pas demain soir, parce que j’ai le plaisir de t’apprendre que nous serons pris ! » s’exclame-t-il, aux anges.

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MessageSujet: Re: 00. [-18] « Quand l'appétit va tout va » ♦ Nathaniel Jeu 16 Jan - 2:58

Amen la prière est terminée. Mangeons à présent. Dire que sans ça, vous auriez déjà commencé à manger. Oh les apparences, pourquoi étaient-elles si importantes ? Tu n'en savais rien, mais tu faisais très attention à faire attention justement. C'était un jeu au quel presque tout le monde jouait. Vous y étiez tous les deux assez doués. Que d'étranges choses en commun vous aviez tous les deux. Tu te mets à manger, Nathaniel fait de même de son côté. C'était très réussi. Ce n'était en rien surprenant, mais tu aimais bien le constater. De te le faire constater aussi. Même par ton mari. Surtout par lui. Sûrement parce qu'il savait comment faire pour te blesser et que si c'était mauvais il ne se gênerait pas pour te le dire. Tu le croyais donc lorsqu'il te disait aimer ce que tu faisais. Tu penchas la tête, souriant. Sourire que tu perdis bien vite suite à ce qu'il rajouta. Une connerie. Connerie. Connerie. C'était inapproprié comme mot. Pas seulement parce qu'il parlait de ton mets en l'utilisant, mais en général. Il y avait beaucoup de mots comme ça à tes oreilles. Certains en utilisaient même comme virgule. C'était juste horrible. « Je vais lui en apporter demain. » dis-tu. Il allait en rester de ce soir, tu en faisais toujours plus, et au pire, tu aurais sûrement le temps d'en refaire. Ce n'était pas ce qu'il y avait de plus long à cuisiner.

Tu te crispas une nouvelle fois. Merdeux. Comme il avait en grande estime son employé. Il faisait exprès, tu le savais. Ça ne t'empêchais pas de toujours réagir. C'était plus fort que toi. Tiquer était une sorte de réaction, te crisper aussi. Tu ne supportais pas ce genre de langage, de mots. Tu le regardais et l'entendais mâcher. Ce que tu n'aimais pas aussi. Il faisait encore une fois exprès. Il allait probablement réussir à, encore une fois, te faire sortir de tes gonds. Tu détestais qu'il gagne. Cela arrivait assez souvent. Tu n'avais pas oublié l'histoire de Baby, tu en avais gardé un souvenir assez physique. « J'imagine que ça doit être difficile à annoncer... il doit pas y avoir de bonnes méthodes. » Tu ne voyais pas vraiment. Amener un test ADN ? Le dire tout simplement ? Ce qui pouvait amener au test ADN. Ouais, tu ne voyais vraiment pas comment. Foutre. Encore une fois. Tu opinas ensuite. C'était la moindre des choses que de le savoir. Tu pris une nouvelle bouchée et un claquement se fit entendre à la fenêtre. Ça pouvait être tellement de choses... tu espérais que se soit la bonne chose.

Ce l'était. Tu te mis à sourire. Tu secouas la tête, tu devais t'inscrire avant. Tu comptais le faire le lendemain. tu allais attendre à dans deux jours. Au cas où la répétition se ferait le soir-même. De plus, cette chorale t'étais maintenant bien peu importante. « Génial. » fis-tu, sans cacher ta joie, un sourire s'affichant sur le visage. Tu n'avais aucune raison de la cacher, tu adorais ses réunions. Enfin, pas toujours le contenu, le blabla (souvent inutile à tes yeux) qu'il pouvait y avoir, mais le pourquoi elles avaient lieu. Grayson. Lui. Alléluia. « Fêtons ça. » t'exclamas-tu, te levant après avoir déposé ta serviette à côté de ton assiette. Ça faisait longtemps. Ça faisait toujours longtemps. Il y en aurait à tous les jours qu'elle adorerait ça. Quelque chose te disais qu'avec le retour de Dorian et l'arrivée de ta (humpf) cousine, la réunion risquerait d'être inhabituelle. Et tant mieux. Un peu d'action, il fallait l'espérer ; tu n'avais pas encore idée à quel point il y aurait de l'action. Une fois levée, tu te dirigeas vers le frigidaire, en sortant des bouteilles de vin déjà entamées. « Rouge ou blanc ? » lui demandas-tu, tout en sortant des coupes après avoir déposé les bouteilles sur le comptoir. Un verre ça ne faisait pas de mal.
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MessageSujet: Re: 00. [-18] « Quand l'appétit va tout va » ♦ Nathaniel Sam 18 Jan - 14:09

Il est sur un petit nuage lorsqu’il laisse retomber l’épais rideau vieillot du salon. Lucinda partage sa satisfaction et le lui fait savoir par une remarque qui apparaît un peu comme un juron dans sa bouche aux lèvres fréquemment pincées par la réprobation. Génial. Ca l’est, assurément, mais il se serait attendu à un « voilà qui est excellent »  ou un plus sobre « parfait ».
Il lui renvoie son sourire en se rapprochant de la table qu’il a quittée, pendant que sa parfaite petite épouse lui propose de fêter ça comme il convient et se lève de sa place. Il la suit du regard s’avancer vers le vaisselier pour sortir des verres et deux bouteilles.
« Rouge ou blanc ? »
Nathaniel plonge ses yeux à l’éclat malsain dans les siens et ne répond rien. Il ne dit rien, se contente de la fixer et durant quelques longues secondes, elle soutient son regard sans ciller, avant de finir par craquer, le silence ayant raison de ses nerfs. Elle opte pour le vin blanc qui se mariera assurément mieux avec le poisson qu’elle a mis près d’une heure à préparer. Une perte de temps nécessaire à l’image qu’ils sont censés renvoyer. Nath se serait tout à fait satisfait d’un plat surgelé ceci dit…  

Après un temps d’hésitation, les deux verres à demi remplis, Lucinda revient vers lui en affichant un sourire un peu moins épanoui que précédemment. Elle sent que quelque chose cloche. Le sourire du garagiste, lui, s’étire encore un peu plus lorsqu’il remarque la chair de poule sur ses bras quand elle lui tend sa coupe.
Elle a toujours été perspicace… Mais pas assez pour prévoir chacun de ses faits et gestes. Elle sait juste précisément chaque fois à quel moment le vent tourne en sa défaveur. Toujours en sa défaveur.
Nath attrape le verre et le porte à son visage, humant son parfum.
« Blanc… Ta peau diaphane… Sec... Comme la chose entre tes cuisses… »
Et là-dessus, il jette vivement le contenu de son verre au visage de sa tendre moitié qui sursaute et laisse échapper sa propre coupe sous la surprise. Elle se brise sur le sol et alors que Lucinda accuse encore le coup, Nath se sert de son autre main pour la refermer sans douceur sur la gorge de la rousse et l’entrainer contre le mur du salon. Sa tête cogne sans douceur contre la tapisserie fleurie et elle porte immédiatement ses mains, comme des serres, sur son bras pour le faire lâcher prise, cherchant son souffle.  
« Je vais prendre du rouge, en fin de compte. Rouge comme la couleur de ton sang, sale putain » lui crache-t-il en cognant le verre contre le coin du meuble près duquel ils se trouvent.

Tenant toujours le pied de la coupe dans son poing étroitement serré, il présente le verre brisé à sa femme. Il ressemble à une bouche, ouverte en un O de surprise parfait… Une gueule béante et pleine de dents acérées dirigée vers son visage rougis par l’effort qu’elle déploie pour s’échapper… Une bouche prête à mordre, avide de chair.
« Th, th, th… Soit une gentille épouse et arrête de t’agiter » la réprimande-t-il avant d’éclater d’un petit rire perfide. « On dirait un foutu de poisson hors de l’eau quand tu fais ça… Remarque, c’est ce que j’ai l’impression de baiser à chaque fois ! Un putain de poisson mort, l’œil vide… Jusqu’à l’odeur de ta chatte me rappelle le putain d’poiscaille… »
Et là-dessus, il approche le tesson de l’entrejambe de sa charmante épouse, écarquillant les yeux et copiant moqueusement l’expression d’effroi qui apparaît sur le visage de sa vis-à-vis. Et puis il renforce sa prise sur sa gorge et savoure le couinement qui échappe de ses lèvres.  
« Tu essayes de chanter, mon p’tit colibri ? Allez, pousse la chansonnette pour papa ! Montre-moi un peu de quoi t’es capable ! N’ai pas peur, je ne vais pas te manger… » pouffe-t-il avant de perdre tout à coup son sourire. « Bouge et je t’ouvre de la chatte à la gorge. On verra si tu peux encore chanter dans ta connerie de choral après ça. »
Il relâche enfin la pression sur sa gorge et lui accorde quelques instants pour reprendre son souffle et tousser comme une conne. Quand il estime qu’elle a assez pinaillé, il la plaque à nouveau contre le mur, la tenant par l’épaule cette fois.

« J’ai envie de fêter ça à ma manière » lui explique patiemment Nathaniel, avant d’approcher le verre brisé de la poitrine de Lucinda. « Et maintenant, chante. Qui sait, si tu t'y prends bien, peut-être que j'te foutrais pas un coup d'ça mais que j'te mettrai enfin le môme que tu veux tellement dans l'bide... Convaincs-moi ! »

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MessageSujet: Re: 00. [-18] « Quand l'appétit va tout va » ♦ Nathaniel Lun 27 Jan - 18:45

Peu importe si tu savais que le blanc irait mieux avec ton repas, tu ne voulais pas décider à sa place. Déjà que tu décidais des repas, à part quand il te demandait quelque chose de particulier, tu n'allais pas en plus décider de ce qu'il allait boire. Ce n'était pas comme si ton mari faisait tout ce que tu voulais sans se plaindre. Loin de là. C'était plus le contraire. Tu faisais ce que tu pouvais pour lui faire plaisir, mais ça ne fonctionnait pas tout le temps. Tout dérapait toujours si vite... tu ne voyais rien venir. Tu ne comprenais pas toujours. La situation qui allait suivre le montrait très bien. Tu ne savais pas ce qui c'était passé entre l'instant à la table avant que tu te lèves pour aller chercher les verres et celui où tu reviens avec ces derniers. Quelque chose avant changé chez Nathaniel. Quelque chose que tu n'aimais pas et ça n'indiquait rien de bon pour la suite. Ce fut le cas. Il ne pouvait pas fêter les choses normalement ? Sans violence ? Trinquer, boire et l'oublier ensuite ? Non, tu aurais trop aimé ça. Pourquoi il ferait quelque chose que tu aurais aimé ? Ce n'était pas vraiment dans ses habitudes. Tu y amenas son verre et avant que tu aies eu le temps de t'éloigner (à Tombouctou) à ta place il t'insulta, pour faire original, et jeta son contenu à ton visage. Le reste s'enchaîna très vite. Trop vite pour que tu aies le temps de réagir.

Parce qu'il pensait vraiment que tu étais excitée par comment il agissait avec toi ? Il ne faisait pas autre chose que de te faire du mal. Bien sûr, il y avait toujours le côté qu'il te touchait malgré tout, mais ce côté n'était pas assez fort pour vaincre comment il le faisait. Tu étais sec parce que tu n'aimais pas. Tu ne voyais pas en quoi c'était surprenant. Tu essayais de partir, mais il était trop fort ; sans oublier le verre qu'il tenait avec des bouts bien tranchants. Tu allais devoir porter un foulard le lendemain, ce n'était pas inhabituel, c'était déjà ça. On guérissait vite ici, mais il n'y avait pas de guérison à vitesse foudroyante. Juste à grande vitesse. Tu essayais de ne pas gémir, de ne pas réagir, tu n'y arrivais pas. Il te libéras, pour mieux te replaquer sur le mur, par les épaules cette fois-ci. Chanter. Ta vie sur ta voix. Tu te mis à réfléchir à ce que tu pourrais lui faire entendre (à part des insultes).

She waits de Louden Swain. Tu aurais très bien pu y aller avec un cantique, ça n'aurait pas été surprenant avec tes habitudes. Sauf qu'il y en avait aucun d'approprié pour ce moment. Et vu comment il y croyait, ça n'aurait certainement pas fait le moindre effet peu importe à quel point tu t'y serais bien pris. De plus, tu ne pensas même pas à ''pousser la chansonnette pour papa'' avec ça. Tu avais parfois She waits en tête et c'est plus au moins naturellement que tu t'étais mise à la chanter. Tu la connaissais parce qu'elle avait passé quelquefois à la piscine, pas celle de Grayson mais de la ville voisine, où tu allais parfois nager. Tu y allais quand tu n'avais pas trop de traces suspectes sur ton corps. Ce qui arrivait toujours un peu trop souvent à ton goût. Les paroles, globalement, te représentaient assez. Tant qu'à savoir si tu faisais un bon choix, ça c'était une autre histoire. Le choix... plutôt, si tu chantais assez bien pour les délicates et si sensibles oreilles de monsieur. Parce qu'il pouvait très bien faire comme si tu avais faussé tout le long. Un peu au début, le temps que ta gorge se remette, mais ensuite ça c'était réglé et il n'y eut pas la moindre fausse note de ta part. Sauf que ce n'était pas tes oreilles qui le décidaient.

Tu étais folle. Vouloir avoir un enfant avec lui. Quelle genre d'enfance il aurait ? Tu pensais que cet enfant pourrait peut-être te protéger. Tu en doutais de temps à autre. Il y avait aussi ton horloge biologique qui te le disais. Tu voulais être mère. Est-ce que tu le devrais ? Tu ne voulais pas que votre enfant subisse la même chose que toi, tout comme tu ne voulais pas lui raconter que son père t'aimais et ne te faisait pas de mal alors que c'était faux. Trop d'incertitudes. Tu n'avais pas chanté que pour l'enfant. Pour toi aussi. Tu étais sûre que de te retrouver avec du verre dans le corps ne t'irait pas très bien. Une fois la chanson terminée, tu arrêtas de chanter, refermant la bouche, attendant la suite. Tu ne bougeais plus, cessant de taper ton pied selon le rythme.
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MessageSujet: Re: 00. [-18] « Quand l'appétit va tout va » ♦ Nathaniel Mar 28 Jan - 20:02

Mais elle n’est pas très convaincante. Sa chanson est tout bonnement à chier, même si sa voix n’est pas désagréable dessus. Lucinda a au moins ça pour elle… Le début a été un brin chevrotant, mais il ne peut décemment pas lui en vouloir pour ça. Il vient après tout de comprimer sa trachée pendant un petit moment et la pauvre n’y est strictement pour rien. Oh et puis bien évidemment ; il y a le facteur peur à prendre en compte. Il s’est assuré qu’elle le craigne et Nath ne peut pas franchement faire le pointilleux là-dessus maintenant qu’il a obtenu ce qu’il désirait.
Alors il la regarde pousser la chansonnette bravement et se prendre sur elle pour contrôler son diaphragme et sa vessie qui a certainement menacé de la lâcher dans l’aventure qu’il vient de lui faire vivre. Mais n’est-ce pas de ça que toutes les bourgeoises rêves ? D’un peu d’imprévu, d’intrépidité. Toutes les femmes veulent qu’on les surprennent et en ce sens, Nathaniel ne la comble-t-il pas chaque jour ? On dit bien que les femmes n’épouse pas la vanille mais les épices. Ou une connerie de ce genre, peu importe. C’est lui que cette poufiasse a épousé et ça veut dire qu’elle voulait de cette vie. Elle voulait manger épicer et chier des flammes. La voilà comblée, non ?

Nath finit par abaisser son arme improviser, ses ardeurs quelques peu calmée par la voix de son épouse. La musique adoucit les mœurs, c’est bien connu. Il s’éloigne de quelques pas et dépose le pied de son verre brisé sur la table. Il voit que son épouse l’a vu faire. Elle sait où est l’arme à retourner contre lui. Nath espère presque la voir s’en servir contre lui… Pour pouvoir le lui faire payer.
Il retourne s’asseoir et elle n’ose pas s’interrompre. Elle va aller jusqu’au bout de son morceau et quand elle l’aura terminé, elle ne saura pas quoi faire d’elle-même. Reprendre, chanter autre chose, revenir s’asseoir, tenter de l’égorger, lui faire la conversation, quitter la pièce ? Luce va être totalement larguée et ça va certainement l’amuser. Encore que…puisqu’il prévoit déjà sa réaction, l’effet risque d’être un peu biaisé.

Il se sert un verre de rouge puis commence à manger et le déguste, sans vraiment accorder d’attentions aux paroles de sa chanson stupide. Et puis d’abord, où a-t-elle trouvé le temps d’écouter et d’apprendre par cœur les paroles de cette merde ? Si elle a du temps pour faire ce genre de trucs, elle doit avoir le temps de cuisiner autre chose qu’un stupide poisson au yaourt…
« Ferme ta gueule » lance-t-il soudain, d’un ton cassant.
Il n’a même pas envie de la voir galérer. Il veut juste qu’elle ferme sa bouche et arrête de lui casser les oreilles avec sa saloperie de musique.
« Et viens manger, ça va être froid. C’est déjà dégueulasse mais si en plus c’est froid… Tu vois, j’ai un cœur ? Je pense à ton plaisir » minaude ensuite Nathaniel en lui servant un sourire mielleux, qui disparaît aussi promptement qu’il est apparu.
C’est faux évidemment, ce qu’elel a préparé est délicieux, comme toujours. Mais il a envie de la faire chier. Le garagiste mange, la bouche ouverte, faisant exprès de laisser échapper le plus de bruits de mastication possible, histoire de la contrarier. Puisqu’il ‘est un peu lui-même, il jette un nouveau coup d’œil vers la fenêtre, dissimulée par les lourds rideaux. Il est certainement encore là… Et cette pensée réchauffe son fameux cœur.
« Quand tu auras fini, après avoir débarrassé, tu iras foutre cette chemise de nuit de putain de Babylone que tu as. La rouge. Tu mettras des jarretelles et tu m’apporteras mes magazines. »
La seule façon pour lui de bander puisque sa poufiasse ne le faisait pas bander. Enfin si, par moments, quand il la frappait et qu’elle couinait comme une conne, il arrivait à avoir une érection de cheval, mais il n’avait pas envie de ça ce soir.
Peut-être que la seule pensée de ce qui devait arriver demain soir arriverait à l’exciter, mais peut-être. Il valait mieux prendre des précautions.

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MessageSujet: Re: 00. [-18] « Quand l'appétit va tout va » ♦ Nathaniel Mar 4 Fév - 4:40

Pas d'ovation, mais le verre brisé fut baissé. Tu continuas de chanter, soulagée, n'osant pas arrêter de peur que Nathaniel le reprenne. Il retourna s'asseoir à ta place, se mit à manger de manière dégoûtante et quelques secondes plus tard, il te dit, d'une manière plus que charmante, de te la fermer. Ce que tu fis. Tu ne voulais pas le contrarier, tu en avais assez eu pour la soirée. Ce n'était pas de son avis, parce qu'avant que tu te rendes à ta place, il se mit à parler. Manger. Hum. Dégueulasse. Froid. Cœur. Ah ah. Tu allas finalement dans la salle de bain, et une fois la chasse d'eau tirée, le couvercle baissé, (non sans avoir ramassé ton mari) tes mains lavées, tu arrosas ton visage d'eau. Tu plias ensuite la serviette à main, mordit dedans et te mis à crier. Tu essuyas ton visage et tes mains, sortant de la pièce pour retourner à la table.

Tu n'étais pas assise, qu'encore une fois, il se remit à te parler. Tu n'aimais pas la suite qu'il avait prévu, tu n'aimais pas du tout ce qu'il te disait. Tu avais un autre plan en tête. Plan qui venait de t'apparaître à l'esprit que tu comptais exécuter. Peu importe la suite. Le mot revanche était imprimé en grosses lettres rouges dans ta tête. Tu allais l'écouter. Tu allas à ta place, mais tu ne t'installas par sur ta chaise. Tu pris ton assiette et l'amena dans la cuisine. Tu n'avais plus faim, il t'avait coupé l'appétit et tu avais encore trop mal à la gorge pour avaler quoi que se soit. Le super régime de Nathaniel : se faire étrangler, résultat garantit. Tu ne pensais pas que ça fonctionnerait. C'était un peu dangereux. Si l'autre ne faisait pas attention, il n'y aurait plus jamais besoin de manger. Tu vidas ton assiette dans un plat en plastique que tu mis au frigidaire, rinçant ensuite ce qui restait, laissant le tout dans l'évier en attendant de faire toute la vaisselle. Tu retournas ensuite à la table, vers ton mari. Une fois à sa hauteur, tu pris son assiette, beaucoup plus entamée que la tienne, elle était presque finie en réalité. « Je voudrais surtout pas que tu manges ce qui a si peu bon goût pour tes chères papilles. Je ne veux que le meilleur pour toi. » dis-tu, en même temps que tu lui prenais son assiette.

« Je t'appelle une pizza ? » t'enquis-tu. Bien que tu n'en mangeais jamais, tu étais au courant de l'existence de ce mets ; si mets était le mot approprié pour décrire ce que c'était. Tu en faisais des biens meilleures et des biens moins grasses... mais ce que tu faisais était tout bonnement immangeable. Tu n'allais pas lui refaire le coup une autre fois, quelle sorte d'épouse serais-tu ? Tu allais sûrement le regretter, il allait te le faire regretter. Il te faisait tout regretter. Même quand tu ne faisais rien il ne te laissait pas tranquille. Il valait mieux que cette fois-ci se soit pour quelque chose, non ? « Et puis, j'ai déjà un bébé, j'en ai pas besoin d'un autre. Faut vraiment que je t'apprenne à manger... tu t'en es mis partout. » À force de mal manger, probablement afin de lui montrer à quel point c'était mauvais. Autre manière de dire point de rouge, de jarretelles et de magazines. Tu voulais un bébé, oh que oui, mais tu ne voulais pas de cette situation. Peut-être une autre fois. Quand il allait juste te frapper et non pas t'étrangler et te menacer avec un verre cassé. Que d'optimisme de ta part...
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MessageSujet: Re: 00. [-18] « Quand l'appétit va tout va » ♦ Nathaniel Jeu 6 Fév - 19:49

Ca le fait franchement sourire. Il ne proteste pas quand elle vient lui ôter le pain de la bouche, en usant en plus d’ironie. C’est sa manière à elle de compenser le fait qu’elle vient juste de manquer de se pisser dessus… Elle est presque touchante, mais c’est un peu tard pour jouer les dures insensibles. Nath n’a de toute manière plus faim. Il n’a jamais vraiment d’appétit. C’est surtout pour cette raison qu’il la laisse faire.  
« Je t'appelle une pizza ? »
« Je ne mange pas ces merdes en plastique. Laissons ça à nos frères américains ! » plaisante-t-il en déboutonnant son pantalon, avant de glisser sa main dans son boxer, son regard de fouine braqué sur la silhouette de sa tendre moitié qui s’agite et tente de dissimuler le léger tremblements de ses mains en les occupant.  
Lui occupe la sienne en cajolant un peu ses bijoux de famille pendant qu’elle débarrasse.
« Et puis, j'ai déjà un bébé, j'en ai pas besoin d'un autre. Faut vraiment que je t'apprenne à manger... tu t'en es mis partout. »
« Commence par apprendre à fermer ta grande gueule de suceuse et par faire ce qu’on te dit. Ensuite, je verrai si j’ai envie ou pas d’améliorer ma manière de manger… Pour le moment, tu ne vaux pas mieux qu’une pizza surgelée, alors je te traite comme telle. Tu piges ou t’as besoin d’un dessin ? »
Elle lui adresse un regard glacial auquel il répond par un sourire amusé, continuant de se tripoter, plus pour la faire chier que pour réellement s’exciter.

Il se lasse assez rapidement de son propre petit jeu et se met debout pour diriger ses pas vers la salle de bain, l’abandonnant à sa vaisselle. Il prend son temps pour faire sa toilette et renfiler le bas de survêtement qui lui sert de pyjama, laissant son torse nu, la clé de son précieux coffre s’y agitant à chacun de ses gestes. La lumière éteinte, il va dans la chambre à coucher qu’il partage avec Lucinda et s’installe de son côté de leur large lit.
Il fallait qu’il soit grandiose pour être à sa hauteur et surtout, lui permettre de mettre le plus de distance possible entre lui et sa rousse de femme…

Cette dernière tarde d’ailleurs à le rejoindre et, il ne fait que l’apercevoir lorsqu’elle passe en quatrième vitesse du couloir à la salle de bain pour se préparer à aller dormir elle aussi. Si cette conne s’imagine qu’il va la laisser faire, il va falloir qu’elle y réfléchisse sérieusement une seconde fois. Ce n’est pas prêt de se passer comme ça.
Il le lui a dit : il a faim ce soir. Et pas faim de cette saloperie de poisson au yaourt aromatisé au  citron qu’elle lui a servi puis repris. Parce que Dieu donne et Dieu reprend. C’est les paroles d’une chanson, non ?
Nathaniel reste immobile, étendu sur le lit, attendant son retour comme un brave mari fidèle. Il l’attend pour la tringler comme une salope. Il attend qu’elle lui amène ses magazines afin de parvenir à s’exciter puisqu’elle le laisse pour ainsi dire de marbre. Et quand elle reparait enfin, comme il s’y attendait, elle ne porte pas de nuisette de soie d’un rouge criard.
« Franchement, à quoi ça t’avance de me tenir tête de cette manière ? Tu sais qu’au final, j’obtiendrai ce que je voudrai. J’obtiens toujours ce que je veux… Il ne tient qu’à toi de me satisfaire sans avoir à en souffrir auparavant. Je te laisse une dernière chance, car je suis d’humeur joyeuse ce soir... Va te changer maintenant, salope. Et amène-moi mes foutus magazines qu’on en finisse » lui crache-t-il avec hargne.  

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MessageSujet: Re: 00. [-18] « Quand l'appétit va tout va » ♦ Nathaniel Jeu 13 Fév - 3:56

Il ne réagissait pas. Enfin si, mais pas comme tu le voudrais. Pourquoi ? Pourquoi ? Lui qui aimait tant lever la main sur toi quand tu ne faisais rien, pourquoi ne faisait-il pas quelque chose lorsque tu faisais tout pour le mériter ? Tu ne comprenais pas. Pas que tu tiennes vraiment à en recevoir une, mais tu préférerais ça à ses plans qu'il t'avait fait partager un peu plus tôt. Tu te tais, ne rajoutant plus rien et faisant comme si tu ne voyais pas ce qu'il faisait. En tant que pizza, tu ne voyais rien. Tu étais congelée après tout. Tu agissais donc de cette manière, le regardant d'une manière bien froide, pinçant les lèvres, et continuant de débarrasser la table. Te te mis à faire la vaisselle et une fois celle-ci terminée, tu allas ramasser les dégâts suite à la charmante rencontre de ses doigts autour de ton cou. Une fois le tout nettoyé, jeté et rangé ; comme si rien ne c'était passé, tu cherchas autre chose à faire. N'importe quoi pour t'occuper un peu plus longtemps afin d'éviter d'aller dans votre chambre trop tôt. Tu repassas un coup de balai, juste au cas où il y aurait des bouts de verre.

Ce fut ensuite vers la salle de bain que tu allas, passant dans la chambre rapidement. Tu te débarbouillas, te déshabillant au fur et à mesure. Une fois nue, tu te regardas dans le miroir, te demandant une énième fois ce qui clochait chez toi pour ne pas que ton mari veuille de toi. Il était la seule personne qui t'aies vu sans vêtement et il n'aimait pas. Ça voulait tout dire. Tu te mis en nuisette ; bleue pâle, tournant dos au miroir. Tu ne savais même pas pourquoi tu continuais de le regarder, il n'était jamais ton ami. Tu sortis de la salle de bain. Nathaniel ne dormait pas. Il t'attendait. Ce qui dans tout autre couple aurait dû être plus que romantique, pour le vôtre, c'était plutôt horripilant. Tout comme ce qu'il te dit. Tu sortis de la chambre sans ne rien dire. Très loin des magasines et du rouge.

Tu avais une intense envie de lui fracasser le crâne à coup de bouteille de vin, de lui faire avaler ses chers magasines et de lui mettre la nuisette rouge là où il ne faisait jamais jour. S'il était d'humeur joyeuse ce soir, toi, ton humeur, n'était pas passive comme tant d'autres fois. Sachant très bien que tu ne pouvais pas lui taper dessus, lui faire avaler et lui enfonçait ce que tu voulais, tu eus plutôt une intense envie de nettoyer le four. Tu allais le faire. Tu te dirigeas donc vers la cuisine, allumant la lumière qu'il te fallait. Tu ouvris ensuite une armoire, en sortant un produit nettoyant ainsi que des gants en caoutchouc. Ce fut ensuite un tiroir, en sortant un linge. Tu te mis ensuite à asperger le four. Il ne faudrait surtout pas que cette odeur de poisson reste. Tu irais ensuite te laver jusqu'à ce que toi aussi tu ne sentes plus le poisson. Tu ne trouvais pas que c'était le cas, mais tu devais être trop habituée à te sentir pour réussir à t'en rendre compte sur demande. C'était selon Nathaniel. Il ne faisait que te dire la vérité, n'est-ce pas ? Tu n'avais aucune raison de ne pas le croire. Ce qui te fit penser au repas que tu avais préparé et qu'il n'avait pas aimé. Tu pris ton livre de recette, trouva la page de celle que tu avais fait ce soir et tu indiquas que tu devais refaire afin de comprendre ce que tu avais raté. À moins que tu ne rates toujours tout et qu'il avait toujours été poli. À moins que tu prennes n'importe quoi comme excuse pour ne pas t'habiller de rouge. C'était aussi une option très possible. Même la plus probable. N'empêche, ce four n'allait pas se nettoyer tout seul.
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MessageSujet: Re: 00. [-18] « Quand l'appétit va tout va » ♦ Nathaniel Ven 14 Fév - 19:05

Il est patient, elle le sait et cette salope tente d’en jouer. Nathaniel va le lui faire regretter. Il s’est pourtant montré conciliant, il lui a laissé une chance de se reprendre, lui a offert une voie praticable et elle lui a montré son cul pour toute réponse. Son cul osseux… Son cul de trainée allumeuse. Alors elle va devoir le payer à présent. On ne se fiche pas ouvertement de la tête de Nathaniel Wilmott Redd sans en payer le prix.
Pour qui se prend-t-elle ? C’est le problème avec les femmes, surtout celles à qui vous avez passé un anneau. Elles ont l’impression d’avoir un genre de pouvoir sur vous, pour la simple et selon elles bonne raison qu’elles peuvent fermer les cuisses… Pourtant depuis le temps, Lucinda a bien dû comprendre que cette menace ne l’atteignait en aucune façon. D’une part parce que sa chatte ne l’excite pas el moins du monde et d’autre part parce que si il veut qu’elle écarte les cuisses, il la forcera à le faire.
Toutes des salopes. Toutes à vous bouffer le bras quand vous leur tendez la main…

Nath est vexé. Nath est furieux.
Cette fois, elle va le sentir passer. Il va tâcher de se contrôler cette fois ceci dit. Elle portera un foulard pour els prochains jours, mais également des manches longues. Et cette poufiasse va avoir du mal à marcher. Elle blâmera ses problèmes de dos, évidemment. La vérité, bien évidemment, c’est qu’il va la prendre par derrière si violemment que Lucinda aura du mal à s’asseoir. C’est comme ça qu’on prend les chiennes après tout… Sauvagement et sans leur demander leur avis. Qui a déjà tenté de venir au secours d’une chienne se faisant violer par un congénère ? Personne. Qui l’arrêtera ? Pas Lucinda en tout cas.
Oh elle va essayer. Peut-être qu’il aura droit à une balafre, comme l’autre fois, mais il obtiendra satisfaction. Voilà ce qu’il en coûte de le provoquer si ouvertement.
Pour qui se prend-t-elle, putain de merde !

Le garagiste s’arrache de ses draps, le regard brillant de fiel, les traits déformés par la rage qu’il laisse le consumer. Il est bien à l’abri derrière les murs de sa maison, derrière les rideaux qu’il a lui-même soigneusement tirés. Elle ne criera pas. Elle est bien trop maligne pour ça. Du moins, elle a bien trop de fierté pour tirer la moindre sonnette d’alarme et ameuter les voisins. Elle fermera sa gueule et c’est parfait comme ça. Il le sait et elle le sait.
Nath laisse tomber son bas de pyjama pour diriger ses pas assurés vers la cuisine. Il l’entend s’agiter dans ce coin là. Cette salope est en train d’astiquer son précieux mobilier alors que c’est sa queue elle est censé lustrer.
« Je t’avais prévenue » lance-t-il simplement, fondant sur elle.

Lucinda l’a entendu arriver. Elle savait de toute manière qu’il viendrait lui faire payer son affront. Mais malgré ça, elle n’a pas el temps de réagir. Ou pas la volonté. Avant qu’elle ait pu faire quoi que ce soit, il l’a attrapée par les cheveux et la pousse par terre.
« Tu veux te comporter comme une chienne ? Alors je vais te mater comme une chienne. Je vais te baiser comme une chienne... »
Il se couche sur Lucinda et s’assure qu’elle reste au sol pendant qu’il s’attaque à ses vêtements. Elle lutte, mais malgré sa carrure, il est plus fort qu’elle. Et la rage qui l’anime lui donne un autre avantage. Elle est une victime. Sa victime.
Et elle sait qu’elle l’a mérité. Elle sait pourquoi il fait ça. Elle l’a bien cherché…
« Tu n’apprendras donc jamais ! Mais ne t’en fais pas, mon cœur, je suis un maitre patient… » lui sourit-il, de ce sourire pervers qu’il adore aborder, avant de lui cracher dessus, la maintenant toujours face contre sol.
Il est parvenu à la déshabiller suffisamment pour pouvoir se frayer un passage. Sauf qu’il ne bande pas. Pas encore. Quand le sang commencera à apparaître, peut-être qu’il y parviendra. En attendant, il va devoir se servir du matériel à disposition.
Une chance pour lui que Lucinda aime tellement cuisiner et ait à disposition tout un tas d’instruments…

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00. [-18] « Quand l'appétit va tout va » ♦ Nathaniel

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