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Road to Salvation a fermé ses portes.


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 00. garderie † 11:45 AM [Alexander, Bonnie, Lucas & Nathaniel]

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MessageSujet: 00. garderie † 11:45 AM [Alexander, Bonnie, Lucas & Nathaniel] Mar 10 Déc - 17:25

mini-event : Thanksgiving


casting Alexander Gray - Bonnie Hall - Lucas Barns - Nathaniel Redd

synopsis
Nathaniel a sorti l'attirail complet du parfait petit clown et fait sensation... Mais pas auprès de tout le monde. Il y a ce petit avorton de Logan Edwards qui, comme à son habitude, n'en fait qu'à sa tête et préfère se distraire en ennuyant ses gentils camarades. Lucas se porte volontaire pour garder un oeil sur lui mais, alors qu'il l'envoie réfléchir à ce qu'il vient de faire subir à la pauvre Betty Clark dans un coin, le gamin se sauve et va percuter un couple en balade. Enfin un couple : pas tout à fait. Il ne s'agit que de Bonnie et Alexander, venus rejoindre Tyler sur place et qui cherchent à le repérer parmi la foule...

pas d'ordre de passage

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Lucas Barns
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MessageSujet: Re: 00. garderie † 11:45 AM [Alexander, Bonnie, Lucas & Nathaniel] Mar 17 Déc - 9:50

Thanksgiving, une fête qui d’ordinaire se célébrait en famille. C’était amusant de voir toute une ville se réunir autour de stand, dans un esprit de tradition et d’amusement. Naturellement, Lucas s’était porté volontaire pour assister les habitants lors de cet évènement. Bien sûr, la dinde l’attendait à Kansas City, où il irait ce soir, pour retrouver ses proches autour d’un fastueux repas. Ses parents lui manquaient un peu, très proches, il leur rendait souvent visite quand ils habitaient la même ville. Les savoir ailleurs lui avait donné un petit pincement au cœur, bien qu’il s’y soit fait plus vite qu’il n’ le cru. Elizabeth y était pour beaucoup. Son adorable colocataire et propriétaire offrait de la vie dans la maison, il y avait toujours du bruit, de la compagnie, quelqu’un a qui raconter un bout de sa journée. C’était toujours plus agréable de faire à manger pour deux ou la vaisselle en binôme que seul.

Malheureusement, cela ne lui faisait pas totalement oublier Lena. C’était plus facile de vivre à Grayson, certes, il n’y avait aucun souvenir, aucun risque qu’elle surgisse au coin de la rue. La cicatrice n’arrivait pas à se former correctement. Il avait envie de cuisiner son plat préféré, de se réchauffer contre elle quand le lit était froid. Le manque d’affection, de son affection devenait de plus en plus présent. Il enfouissait, cachant tout derrière son adorable sourire et essayait d’aller de l’avant. Il parait que c’est comme ça qu’on y arrive, en avançant, et en arrêtant de s’enfermer dans le passé.

Rencontrer la population, voilà l’objectif du jour. Peut-être y rencontrerait-il la jeune inconnue du dinner ? La petite pointe d’espoir qui se faufilait dans son humeur était loin d’être désagréable. Il allait certainement rencontrer des parents d’élèves aussi, c’était l’occasion rêvée pour oublier la traitresse et se faire un peu mieux connaitre. Pour se faire, il avait accepté de tenir la garderie. Petit stand bruyant qui délestait un peu les parents. Avec lui se trouvait Mr Nathaniel-clown-Redd, le mari de Lucinda, qui, il fallait l’avouer, savait y faire pour amuser les bambins. Lucas de son côté n’avait qu’à surveiller les enfants histoire d’éviter un découpage de couette ou une paire de lunettes cassées. L’instituteur connaissait très mal Mr Redd, c’était à vrai dire la première fois qu’il le rencontrait. Une chose était sure, il était doué en clown ! Les enfants riaient des farces, se prenant au jeu rapidement. Lucas adorait assister aux rires et aux regards intéressés des garnements. Il y avait beaucoup d’innocence, qui manquait bien trop aux adultes. Mais l’innocence semblait en avoir oublié un dans l’assistance.

« Mééééééééééééééé-euh ! Arreteuuuuuuh ! »

Une voix aigüe se fit entendre parmi le brouhaha. Betty, une petite fille de sa classe, se faisait chahuter, et … gâchait malgré elle le spectacle des autres. Super Lucas à la rescousse, se faufila parmi les enfants assis – en manquant de tomber par deux fois. Un petit garçon lui faisait des misères, et bien qu’il ne soit pas de sa classe, ses exploits avaient fait le tour de la cour de récré : Logan Edwards.

« Logan, laisse Betty tranquille s’il te plait, elle ne t’a rien fait. Tu peux changer de place si tu veux mais soit sage. »

Regard inexpressif du gamin qui sans ciller tend le bras et donne une gifle à sa voisine, qui … se mit à pleurer telle une sirène d’alarme. Bravo ! Quelle belle démonstration d’autorité ! Tu as un don avec les enfants Lucas ! Il ne fallut pas longtemps pour que Logan se retrouve isolé du petit groupe pour « réfléchir à ce qu’il venait de faire et qui n’était pas bien du tout ». Maintenant, il fallait désamorcer la bombe Betty-pleureuse. Une sucette plus tard, les rires étaient tous revenus pour Nathaniel. Encore une victoire pour Cap’tain Barns ! Hum… Il est où Logan ?

Le coin où il avait laissé le garçon était à présent vide de toute forme humaine. Vite, lever les yeux et scanner les horizons. Cible repérée ! Lucas étouffa un juron avant de se lancer à sa poursuite, tel un policier d’élite en pleine intervention (et on oubliera le moment magique où il marcha sur son lacet et trébucha comme un débutant). Le gamin s’était sauvé et comptait bien partir à la recherche de ses parents sauf que … pas de bol, les gens contre qui il écrasa son faciès n’étaient pas ses parents.

« LOGAN ! »

Et voilà le petit prof tout essoufflé qui arrivait sur les lieux de l’accident. Il attrapa Logan par le poignet.

« Veuillez l’excuser. Il ne regardait pas où il allait. »

Le petit avait l’expression dure, de celle qu’on les enfants qui ne veulent pas faire quelque chose, une moue adorable… M’enfin c’était l’heure de faire le professeur strict. Il s’accroupit devant le petit pour que ses yeux soient à la même hauteur que les siens.

« Logan, hey ! Regarde-moi Logan. On ne coure pas comme ça. Tu aurais pu te perdre ou faire mal à quelqu’un. Regarde-moi Logan, tu comprends ? Maintenant excuse-toi devant les gens que tu as cogné.»

Bonheur immense, le gamin semble vouloir coopérer et tourne son visage poupon devant le couple.

« Tu pues le CACA ! »

Dit-il alors à l’un des deux adultes. Le visage de Lucas s’affaissa. Oh merde… (c’est le cas de le dire).
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MessageSujet: Re: 00. garderie † 11:45 AM [Alexander, Bonnie, Lucas & Nathaniel] Jeu 26 Déc - 22:36


Sale gosse ! Hello beau mâle !

« Oh allez, c’est bon, on va bien finir par le trouver. T’es chiant ! »

Bonnie traîne à ses côtés le grand garçon qui est rempli d’un immeeeeense bonheur d’être là. Bon, ok, il a peut-être une légère, mini, riquiqui excuse. Ce grand garçon là sort à peine de l’hôpital, néanmoins, elle n’a pas décidé de le ménager. Pas beaucoup. Alors comme d’habitude, chaque fois qu’il faut sortir Alexander, Bonnie a fait sa petite crise de princesse-pétasse-miss-caprice-canin pour obtenir ce qu’elle veut. Et malgré l’overdose dernière dont il a du mal à se remettre, Alexander a encore cédé. Des deux, qui est le plus obstiné ? C’est certainement Bonnie dont les cris de caniches parviennent toujours à le faire craquer. Ou son visage subitement poupon. Rien d’autre puisqu’aucunes explications n’ont étés faites, et Bonnie ne s’est toujours pas couchée à côté de lui.
A vrai dire depuis leur retour dans son appartement, la rousse s’est sentit investie d’une nouvelle mission : surveiller cet espèce d’abruti, assez stupide pour s’être laissé tomber dans un coma douloureux. Quelques fois, la nuit, elle s’est surprise à devoir allez vérifier s’il n’était pas à nouveau sans respiration. Cette espèce d’attention qu’elle lui porte, presque maternelle, l’agace le plus profondément possible. Bien qu’elle ait eu peur au point de pleurer comme les chutes du Niagara, elle n’est pas décidée à lui en parler et elle espère également que Tyler ne fera pas le récit des cascades sous les yeux de Bonnie.

C’est d’ailleurs ladite princesse Tyler qu’Alexander et Bonnie cherchent à rejoindre. Enfin plus, Bonnie qu’Alexander puisque ce dernier est traîné et comateux derrière la rousse volcanique, surexcitée. Cette fois, ça n’est pas à cause de la drogue, mais du manque justement. Qu’elle cache habilement derrière sa joie de sortir, de revoir sa princesse après tout ce bazar et d’être avec un Alexander bien vivant, bien debout, bien collé contre elle. Elle tient le rebord de sa poche d’une main tournée, tarabiscotée, ça lui fait mal mais tant pis, elle ne le lâchera pas, pas cette fois.
Si ils se retrouvent là, c’est pas pour le plus grand bonheur de Bonnie qui n’apprécie pas la foule, et surtout quand il s’agit de se mêler aux habitants de Grayson qu’elle déteste, vraiment. Mais tant pis, sa seule pensée fut que cela les ferait sortir et s’il y’a bien quelqu’un de plus chiant et têtu que Bonnie, c’est Tyler. Une clope entre les lèvres ( une énième ) l’œil brillant et l’esprit survolté, Bonnie bouscule tout ce qui peut s’apparenter à de la volaille Graysonienne.

« Mais où il est putain, c’est pas comme s’il était p’tit ! Attends je vais peut-être l’a… quoi ? »

Bonnie baisse les yeux quand une secousse vient perturber le visage ensommeillé d’Ethan. Toujours aussi jovial dis donc, son petit passage au frais lui a tiré les traits mais n’a pas aidé à la formation d’un sourire sur son agréable minois de baroudeur. Ils baissent le regard ensemble quand un gosse les percute, ridicule chose rosée à quatre extensions, au visage taquin, le même air de saloperie qu’Ethan et Bonnie ont portés plus jeunes.

« Veuillez l’excuser. Il ne regardait pas où il allait. »

Bonnie hausse les sourcils et lance un regard perplexe à Ethan, sous sa célèbre capuche, puis se repositionne sur ses deux pieds, contre l’armoire à glace. Elle enfourne sa main entière dans la poche littéralement sans fond et tire sur sa clope de l’autre. Qui c’est ce mec ? Un mec plutôt pas trop dégueulasse est arrivé à moitié essoufflé derrière le diablotin sortir de sa boite. Le voilà en train de lui faire la morale ce qui dessine un sourire sur les lèvres de Bonnie, se retenant de rire pour ne pas saboter l’autorité du jeune homme, visiblement à bout de souffle. Pauvre garçon, si j’étais pas si crevée ces derniers temps, j’ferais bien de toi mon quatre heures ! Le gamin se tourne alors vers la rousse et le troll, dans l’intention de laisser échapper quelques mots d’excuses comme le lui demande son… frère ? Son surveillant ? Qui était-il au juste ?

« Tu pues le CACA ! »

Le sourire de Bonnie s’efface. Elle ne sait pas précisément à qui le petit garçon s’adresse, mais c’est bien à eux d’eux qu’il lance son injure incroyablement mesquine. D’un autre côté elle pourrait s’y voir. La jolie rousse se plie, avance son torse vers le gamin en jetant sa clope sous sa chaussure puis sourit au dénommé Logan.

« Hé, microbe, tu devrais pas dire des choses comme ça. Ça peut blesser les mamans tu sais. » Moue blessée. Sourire gentillet. « Et tu vois le type à côté de moi ? » La rousse montre Ethan du pouce puis embraye : « Il a tué pour moins que ça, alors tu devrais te taire, tu veux que je t’explique ce qu’il fait aux sales gosses dans ton genre ? » Puis mesquin. Bonnie voit la bouille du garçon se décomposer, pâlir. Elle éclate de rire et se redresse quand il se met à détaler dans le sens inverse et exact du chemin initial. Elle adresse un regard d’excuses au type encore accroupi, visiblement au bout du rouleau. « Désolée, vous allez encore devoir aller le chercher. Mais j’crois qu’il est reparti là d’où vous veniez. Vous n’allez pas avoir des ennuis à cause de ça, j’espère ? »



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MessageSujet: Re: 00. garderie † 11:45 AM [Alexander, Bonnie, Lucas & Nathaniel] Lun 30 Déc - 17:38

Pâteux. Lourd. Sombre. Embrumé.

J’ai la tête comme un ballon, mes membres font quinze tonnes. J’ai l’estomac semblable au Titanic, prêt à régurgité le jus que j’ai avalé ce matin. Et surtout, j’ai les nerfs à fleur de peau. Bonnie me casse les couilles pour aller à se pique-nique de merde pour aller retrouver Tyler. J’sais que s’il n’avait pas été là j’aurai passé l’arme à gauche, mais j’ai pas envie. De voir personne. De me mêler à cette foule de consanguin, de gros cons pétés de thune ou aussi arrogant que possible. J’ai juste envie de me coucher, de dormir et d’oublier. D’oublier ce feu au creux des tripes et des veines. D’oublier cette douleur insoutenable qui m’a rendu complètement fou il y a trois jours. Le manque. Battant mes tempes, m’en faisant chialer comme un gosse pour avoir ne serait-ce qu’une dose droit dans les veines. Un raie de coke droit dans la narine. Juste une putain de dose. Mais rien. Bonnie n’a rien voulu me donner. Pas même un joint. Tout a été jeté, j’ai tout fouillé et rien n’a été trouvé. Je lui en veux, même si je sais que c’est « pour mon bien », mais je lui en veux quand même.

Et maintenant, j’suis là comme un con à trainer mon corps ankylosé par l’overdose d’il y a cinq jours, assommé et vide. Si j’ai accepté de venir, c’est pas parce que Bonnie gueulait comme un putain de caniche, mais seulement parce que Tyler avait insisté et nous avait fait jurer de venir. Et après ce qu’il avait fait, j’pouvais pas refuser. Et pourtant, c’est pas l’envie de me tirer qui me manque. Capuche sur la tête, mains dans les poches, je ne calcule personne. Trop de monde. Ils sont tous inutiles, ils me font chier et je les déteste. Je m’enfonce un peu plus dans ma capuche, les yeux cernés de noir, injectés de sang, le visage fermé. C’est comme si j’sortais d’une longue grippe. Encore un peu fiévreux, courbaturé. J’étais sortie de l’hôpital  plus tôt qu’il n’était prévu, contre avis médicale. Bonnie avait hurlé que je n’étais qu’un putain d’inconscient mais j’en ai clairement rien à foutre. Elle s’est inquiété, j’en suis certain mais j’pouvais pas rester une minute de plus entre ces quatre murs blanc comme neige, à ce que le toubib me fasse chier pour que je fasse une cure de désyntox. Dorian, il avait voulu faire copain copain avec moi, pour que j’accepte. Me mettre en confiance, me montrer que je serais entouré. Mais ce connard à rien compris. J’ai personne, à part Bonnie. Voir Tyler. Je l’ai renvoyé se faire foutre, lui et ses conseils à la con. Et non putain, j’ai pas voulu m’foutre en l’air. Ils m’font tous chier. Avec leurs questions, leurs suppositions. Sont pas foutu de se dire que simplement, c’était un lamentable accident. J’ai trop forcé, j’ai cru que j’contrôlais le truc et j’me suis retrouvé dans un néant total. Humilié.

Je laisse Bonnie me tenir par la poche sans rien dire. J’sais que si elle n’avait pas été là, j’me serais surement refoutu des conneries dans les veines et que ça aurait été probablement la dose de trop pour cette fois, me faire passer dans la maison des morts. Elle subit mes sauts d’humeur, mes crises de nerfs, mes vomissements et même si j’le dis pas, j’la remercie en silence. Elle le sait.

« Mais où il est putain, c’est pas comme s’il était p’tit ! Attends je vais peut-être l’a… quoi ? »

Secousse légère mais dérangeante. J’ai à peine bougé, voir pas du tout, mais quelque chose de léger vient de me percuter les genoux. Je baisse lentement les yeux pour percevoir un truc rose, moche et pataud. Si j’avais été de meilleure humeur, j’aurai pu dire que ce gosse aurait pu me faire penser à moi quand j’avais son âge. Mais là j’ai juste envie de le prendre pour un ballon de foot et de shooter dedans pour l’envoyer plus loin chialer dans les bras de ses parents. Un gosse. Avec son air insolent et ses pas pataud. Vulgaire chose qui se croit au dessus du monde avec son insouciance. J’arque un sourcil et lève lentement la tête quand j’entends une voix masculine, affolée, qui vole à notre rencontre.

« Veuillez l’excuser. Il ne regardait pas où il allait. »

Maigrichon, brun. Je le regarde quelques secondes avant de décroché. Je ne sais pas qui il est et j’m’en branle. Sûrement le mec qui est censé surveiller cette bande de mioche. Tu dois vraiment t’faire chier dans ta vie pour faire un job pareil mon vieux. Je me cale contre Bonnie qui avait enfoncé sa main entière dans ma poche. Preuve qu’elle ne voulait pas m’lâcher. J’le savais, elle le savait mais nous ne disions rien, comme à notre habitude.

Je ne fais plus attention à rien. J’entends juste un murmure en fond sonore, peut-être le mec qui était arrivé vers nous complètement essoufflé. J’en sais foutrement rien. La seule chose qui me tient encore un peu à la réalité, c’est le corps de Bonnie contre moi qui disperse une forme de chaleur au travers mon sweat.

« Tu pues le CACA ! »

J’crois que j’ai pas très bien compris. De nouveau, je baisse la tête vers la chose joufflue qui tente de communiquer avec nous. Je sais pas ce qui me retient de le suspendre par les doigts de pieds et de faire de lui une piñata pour le reste des gosses ici présent. Je regarde Bonnie se pencher vers lui et jeter sa clope au sol.

« Hé, microbe, tu devrais pas dire des choses comme ça. Ça peut blesser les mamans tu sais. Et tu vois le type à côté de moi ? Il a tué pour moins que ça, alors tu devrais te taire, tu veux que je t’explique ce qu’il fait aux sales gosses dans ton genre ? »

Voix mesquine. Et pour une fois depuis que j’me suis réveillé de ce coma douloureux, j’ai une pointe de plaisir qui prend naissance au creux des tripes. Je me baisse et fais craquer mes genoux par la même occasion, un demi-sourire aux lèvres. J’attrape le mioche par l’épaule avec force, le faisant pâlir d’angoisse, pour venir lui murmurer à l’oreille sans que personne n’entende rien :

« Tu vois ce qu’on fait aux petits lapins pour qu’ils se retrouvent dans ton assiette ? J’vais te faire pareille si t’es pas sage, je vais te retourner comme un gant pour aller vendre ta peau au marché noir. C’est clair ? »

Il reste bouche bée, les larmes aux yeux et détale comme un faon prit en chasse par un chasseur. Je ris tellement… Allez, va chialer dans les jupes de ta mère maintenant. Je me relève, ne quittant pas mon demi-sourire satisfait, toujours mains dans les poches. Au moins quelque chose de cool dans ce pique-nique de merde.

« Désolée, vous allez encore devoir aller le chercher. Mais j’crois qu’il est reparti là d’où vous veniez. Vous n’allez pas avoir des ennuis à cause de ça, j’espère ? »

Regard en coin. Quelle comédienne. Elle s’en fou comme de la dernière pluie d’avoir attirée des problèmes ou pas à ce gringalet. Manquerait plus qu’elle essaie de se l’attirer dans son pieu. Qu’elle aille dans le sien à lui alors, j’étais pas d’humeur à supporter leurs gémissements orgasmiques.

Je reste près d’elle un regard vers monsieurquinapadprénom en lâchant :

« Si vous avez des problèmes avec ses parents, z’avez qu’à nous les envoyer. On s’fera une joie de leur dire que leur mioche n’est que le reflet de leur éducation. C'est-à-dire : pathétique et inexistante. »

C’est pas que j’me fais chier maintenant, mais j’aimerais bien qu’on s’tire. Je reste flanqué sur mes deux pieds, attendant qu’elle arrête de minauder auprès de ce type pour qu’enfin on puisse trouver Tyler et faire autre chose de nos deux corps. J’aurai mieux fais de pas venir, j’le savais que cette après-midi allait être chiante.
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MessageSujet: Re: 00. garderie † 11:45 AM [Alexander, Bonnie, Lucas & Nathaniel] Dim 19 Jan - 17:37

La journée promet d’être excellente. Pour un mois de novembre, les températures sont clémentes, le temps est sec, l’humeur est à la fête et il a pris un plaisir non dissimulé à ajouter son ingrédient aux plats de sa chère épouse. Rien ne vaut un bon gros glaire pour agrémenter un potage… C’est une habitude qu’il tient de sa mère. C’était sa seule et unique manière de garder un peu de dignité alors que son époux la battait comme plâtre et la violait tous les quatre matins, à condition de parvenir à bander. En réalité, ce que Nath préfère, c’est se branler et éjaculer dans les préparations culinaires de Lucinda, mais il n’a pas eu l’occasion de s’y mettre ce matin. Elle y a veillé, la garce perfide. A croire que son but dans l’existence est de lui gâcher tous ses petits plaisirs…
Mais elle ne parviendra pas à assombrir son humeur ce matin, ah ça non ! Pas alors qu’il porte ce superbe costume de clown et s’est grimé de manière à faire sourire tous les petits plaisantins de Grayson. Des morveux sans éducation qu’il rêverait évidemment de pouvoir terroriser avec son accoutrement, mais ce ne sera pas le cas.
Il s’est contenté de barioler ses pommettes pour en pas effrayer les plus petits et avoir à supporter leurs hurlements toute la sainte foutue journée. Mais il a mis le paquet sur le reste : une chemise avec un col qui n’en finit plus, un foulard qu’il a noué (avec l’aide de son épouse) pour en faire un nœud papillon géant, une veste à carreaux verts, jaunes et roses absolument immonde, un pantalon de velours kaki trop grand pour lui et des chaussures achetées dans une boutique de farce et attrapes, aussi rouge que ses joues grimées… Et puis il s’est dégoté tout un assortiment de ballons colorés qu’il a appris à manier il y a des années de ça. Parce que c’est loin d’être la première fois qu’il se prête à l’exercice pour amuser la galerie.
Ce rôle de clown lui va comme un gant. N’est-il pas, après tout, d’une naïveté qui le fait souvent paraître comique à ses dépends ? Et n’a-t-il pas toujours adoré la compagnie des bambins ? N’en désire-t-il pas un lui-même ? Sans compter que rendre service à la communauté et ne jamais, jamais compter ses heures, sont chez lui une seconde nature… Nathaniel Redd le bien aimé et bien heureux…
 
Pour l’heure ceci dit, ce petit connard malpoli de Logan Edwards commence à sérieusement le courir et à jouer avec ses nerfs d’homme patient et débordant d’amour paternel… Il a envie de lui faire avaler des couleuvres colorées remplies d’hélium jusqu’à voir ses yeux sortir de leurs orbites à cause de la suffocation. Qu’on lui coupe la tête !
Heureusement pour lui (et surtout pour ce petit chenapan de Logan duquel il se vengera bien entendu dès qu’ils n’auront plus d’audience) Lucas Barns, le nouveau gigolo de l’épicière, se charge d’essayer de le museler de manière pédagogue. De manière inefficace autrement dit. Ce sont de coups de poing dans la gueule que manquent les mômes d’aujourd’hui. Il en a reçu quantité et il a plutôt bien tourné ! En apparence du moins.
Pendant que l’instit – aussi compétent à dresser le môme que le shérif à asseoir son autorité dans le coin – se bat avec lui pour l’empêcher de martyriser ses camarades, Nath dépose une couronne de ballon sur la tête d’un laideron qui finira certainement vieille fille. Un nez épaté, des yeux éteints, une bouche trop grande et des cheveux ternes à souhait : elle n’a rien d’une princesse. C’est ce qui l’amuse autant d’ailleurs. C’est un moyen détourné de se foutre de sa gueule et de pointer sa laideur du doigt devant l’assemblée.

Puisque rien ne lui échappe, il remarque très rapidement que le professeur s’éclipse subitement. Il ne faut pas longtemps au clown pour remarquer que le petit Edwards aussi a disparu.
« On dirait que notre jeune Monsieur Edwards a pris de l’avance sur les tours de magie ! » fait-il remarquer à son jeune public, totalement désintéressé par l’incident. « Madame Blunt ? Vous voulez bien me remplacer une seconde ? Je vais donner un coup de main à notre instituteur. J’ai l’impression que le petit lui donne du fil à retordre » glisse-t-il ensuite à celle qui joue les assistantes depuis dix minutes.
« Oui, oui, allez-y ! Qui veut être maquillé en indien ? » lance-t-elle aux enfants, avant que des petits doigts boudinés se lèvent et qu’ils commencent à piailler en même temps.

Le garagiste abandonne donc sa petite estrade improvisée pour emboiter le pas à Lucas et ce merdeux de Logan. Merdeux qu’il ne tarde pas à recroiser, qui s’éloigne à toute vitesse. Il n’a pas le temps de le rattraper. Nath savoure au passage l’air inquiet qu’il a pu lire sur son visage bouffon et poursuit sur sa lancée, curieux de voir ce qui a bien pu lui faire si peur.
Lucas porterait-il finalement un masque lui aussi ? Sans doute pas…
Nathaniel rejoint le trio qui s’est formé au milieu des convives et capte la fin de leur échange.
« Si vous avez des problèmes avec ses parents, z’avez qu’à nous les envoyer. On s’fera une joie de leur dire que leur mioche n’est que le reflet de leur éducation. C'est-à-dire : pathétique et inexistante. »
« C’est…Ce n’est qu’un enfant, il n’a pas fait exprès… Vous auriez peut-être dû…vous montrer un peu plus compréhensif. »
Nath a bien l’impression que ce connard va se chier dessus de trouille face au type qui accompagne la cousine de Lucy. Alexander, si sa mémoire ne lui fait pas défaut. Il sait qu’elle ne lui fait pas défaut. Jamais.

Il s’immisce alors dans la conversation, avant que le grand type encapuchonné et à l’air cancéreux ne s’en prenne au pauvre enseignant sans défense.
« Joyeux Thanksgiving ! » claironne-t-il en sortant brusquement une fleur en papier crépon dans un piteux état, de l’une des nombreuses poches intérieures de sa veste.
Bonnie (à qui la fleur est bien évidemment adressée) sursaute et se cramponne à son accompagnateur. Petite poufiasse.
« Oh mince… Elle n’était pas censé être dans cet état… Attendez ! je dois pouvoir faire quelque chose… Soufflez donc monsieur ! »
Et là-dessus, il colle la fleur à la tige courbée sous le nez d’Alexander Gray qui n’a pas l’air prêt à lui obéir.
« Non ? Allons, un petit effort pour la dame ! Soufflez ! »

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MessageSujet: Re: 00. garderie † 11:45 AM [Alexander, Bonnie, Lucas & Nathaniel] Mar 21 Jan - 20:58


Please, no... ◊ Crétin !

« Joyeux Thanksgiving ! »
« Ah ! »

Bonnie venait de faire un bond mémorable, désormais accrochée au bras d’Ethan et non plus à sa poche, comme si elle se retenait à son dernier souffle de vie. Son souffle s’écourte, ses jambes flageolent et son regard se pose sur l’intrus. Le sourire de ce dernier lui glace le sang, et lorsqu’elle finit par saisir toutes les lettres de son prénom et les former clairement dans son crâne, c’est pour inciter ses lèvres à se pincer. La surprise de départ n’était due qu’à deux choses : premièrement l’intrusion brutale lui a vraiment foutu les jetons, deuxièmement, les clowns, c’est vraiment pas son genre. Mais derrière les fossettes rougies, crayonnées et surplombant un sourire adorable, se cache un monstre que Bonnie n’est pas prête à revoir. Nathaniel Redd ou plus communément connu sous le nom de Seigneur Connard. Mr Salaud pour les intimes, c’est au choix.
Ce type lui file une frousse incroyable. Bonnie n’est pas chochotte, d’habitude, et elle a vécu ce qu’il faut pour qu’elle garde les deux pieds sur terre lorsqu’un truc effrayant lui arrive au coin du nez ( même si le cas de l’overdose n’est pas vraiment à son avantage ). Ses années californiennes ont réussies à lui forger une carapace de guerrière panda-tigre-ours doublé dragon-caniche. Oui, c’est exactement ça, Bonnie est un dragon-caniche qui n’a peur de rien, sauf de perdre son espèce de cadavre contre lequel elle se repose actuellement, totalement. La rousse tient debout avec peine, essaie de colmater les problèmes qui tordent ses articulations pour ne rien laisser paraître aux yeux d’Alexander. Là est tout l’art de comédienne dont elle doit user, mais ce qui n’est pas très concluant pour cette fois. Alexander est loin de savoir face à qui ils viennent de se retrouver. Sa voix amicale, douce, ne résonne pas de la même manière dans le crâne de Bonnie et ses mots grincent. La rouquine se détend au maximum, délogeant sa main gauche de l’avant bras d’Ethan alors qu’elle voudrait faire tout le contraire et rentrer sous son sweat, s’y faufiler pour qu’il la garde contre son corps et qu’elle ne voit plus l’affreuse bouille crayonnée de Nathaniel. Le mari de sa saloperie de cousine.

« Oh mince… Elle n’était pas censée être dans cet état… Attendez ! je dois pouvoir faire quelque chose… Soufflez donc monsieur ! »
« Et si la bouffais pour en faire du papier mâché. »

La rouquine ricane nerveusement et plante ses ongles dans l’avant bras d’Alexander. Crétin, crétin, crétin, crétin, putain de crétin…

« Non ? Allons, un petit effort pour la dame ! Soufflez ! »

Et là-dessus, alors qu’elle ne s’y attendait pas et qu’elle s’acharnait à percer sa peau, discrètement, la rouquine entend un « fouh ! » sec et blasé s’échapper de la bouche d’Ethan. Ô joie, Ô miracle. La rouquine se détend un peu plus et lâche un soupir silencieux de son côté, heureuse que, pour une fois, Ethan ne fasse pas le gros bourrin rebelle. Réellement heureuse, au point qu’elle en articule un sourire adorable, qui étire ses lèvres et ferait presque disparaître les plis soucieux au coin de ses yeux. Comédie en place, essaie de détendre tes muscles. Voilà, c’est mieux. Bonnie s’éclaircit la gorge et s’exclame, un peu nerveusement :

« Joyeux Thanksgiving, Nathaniel ! » Mais rien du tout, salaud ! « Comment allez-vous ? Lucinda n’est pas là ? » Mal, espère-t-elle. Elle aussi d’ailleurs. Etouffes toi avec son foulard. Qu’elle crève sous les roues de sa Chevy, pense-t-elle. Mais non, tout va toujours bien chez les Redd, c’est une évidence. Toute la cour pendue aux lèvres du couple qui cherche à avoir un enfant. Le dégoût lui monte au nez et pourtant, Bonnie n’en montre rien. Aucun signe de faiblesse mis à part les plis autour de ses yeux, et ses jambes qui parfois trahissent sa flippe par des tremblements soudains qu’elle espère contrôler. La rousse se demande si, au plus profond de lui, ça ne lui fait pas plaisir, à ce sale type. D’ailleurs, lorsque la conversation s’étend entre Alexander et Nathaniel, celle-ci a juste l’envie de prendre ses jambes à son cou en insultant son meilleur ami d’abruti borné et aveugle, et stupide, et.. et… Et Bonnie doit se forcer d’avoir l’air au bord de l’orgasme lorsque Nathaniel lui tend la fleur.

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MessageSujet: Re: 00. garderie † 11:45 AM [Alexander, Bonnie, Lucas & Nathaniel] Dim 26 Jan - 17:54

« C’est…Ce n’est qu’un enfant, il n’a pas fait exprès… Vous auriez peut-être dû…vous montrer un peu plus compréhensif. »

Et ma main dans sa gueule, elle va être un peu plus compréhensive ? C’est quoi ce gigolo qui sait même pas tenir les gosses qu’il doit garder. Je plante mon regard de glace dans le sien, mes mains bien enfoncées dans les poches de mon sweat, me retenant de lancer une réplique qui lui fera se chier dessus. C’est pas l’moment de me gonfler et il serait peut-être temps que tu le comprenne sale merdeux.

« Joyeux Thanksgiving ! »

Mes yeux glissent du piniouf à un mec qui s’est cru au carnaval avant l’heure. Affublé d’un costume de clown qui m’ferais faire une crise d’Epilepsie sur le champ et d’un maquillage soigné, il se présente à nous, jovial, comme si c’était le meilleur jour de sa vie et que nous étions ses meilleures amis pour la vie jusqu’à la fin de tout les temps. Par contre Bonnie a eu la flippe de sa vie à en juger par le bon qu’elle vient de faire à sa sa venu. Elle a jamais aimé les clowns et je la sens se crispé telle une malade en fin de vie à mon bras gauche. Et cette scène me fait sourire… Voir Bonnie se faire pipi dessus à cause d’un clown qui, pourtant, à  l’air aussi innocent qu’une sourit réclamant son bout de fromage, est juste ce qu’il me fallait pour me mettre A PEU PRES de meilleure humeur. En revanche, j’ai l’impression d’être tellement shooter que le monde autour de moi pourrait exploser que mon corps ne réagirait pas. Comme si mes sens glissaient sur les évènements et qu’ils ne pouvaient interagir en conséquence.

D’ailleurs j’ai mis un petit temps avant de réagir, mais j’crois qu’il vient de sortir de sa poche un espèce de truc qui est censé ressembler à… J’sais pas trop en faite. Une chose chiffonnée en papier crépon, comme les trucs qu’on utilisait à l’école. J’en faisais plein à ma mère, des collages où la colle débordait de partout et où des morceaux de papier restant s’y était collé. Un truc pas très propre en soi mais maman me disait toujours que c’était parfait avec ses petits défauts et qu’elle aimait mieux comme ça.

« Oh mince… Elle n’était pas censée être dans cet état… Attendez ! je dois pouvoir faire quelque chose… Soufflez donc monsieur !
- Et si j'te la bouffais pour en faire du papier mâché. »

C’est sortie tout seul et Bonnie me fait savoir que j’aurai JAMAIS du sortir une réplique de ce genre en enfonçant ses ongles dans mon bras. Et là j’ai envie de lui dire que de 1) c’est pas avec ta force de caniche que tes ongles de dragon vont transpercer l’épaisseur de mon gilet et que de 2) je suis de PUTAIN DE MAUVAISE HUMEUR.

« Non ? Allons, un petit effort pour la dame ! Soufflez ! »

Je regarde Bonnie, trèèèèès lentement pour éviter qu’une escouade de petit connard avec des massues viennent me violer ma boite crânienne, puis je me retourne vers le Clown. J’me demande pourquoi il veut absolument que je souffle sur sa putain de fleur… Mais faut avouer que quand on regarde le sourire de ce type bah toute ma mauvaise volonté se casse ou presque. Bon, il a l’air drôle en faite, mais ça c’est parce qu’il est maquillé en Clown. Mais j’sais pas, il y a un truc sur la gueule de ce mec qui te dis que si tu bois l’apéro avec lui, tu serais reçu comme un Prince parce que tu serais au p’tit soin et qu’en plus de ça, tu te taperais presque des bons fous rires avec lui. Mais bon, faut pas trop m’en demander… Partie du moindre effort, je reste stoïque et soupire sur la fleur. Mais un soupire léger et blasé au possible, ne changeant pas mon faciès pour autant. Et là….

« Wooow »

Ouais, ça sort de ma bouche et mes sourcils se lèvent, surprit. Si Bonnie n’aimait pas les clowns, moi j’étais un gourmand de magie et même si c’était un p’tit truc à la con, ça m’faisait sourire. Ô miraaaacle.

« Joyeux Thanksgiving, Nathaniel ! Comment allez-vous ? Lucinda n’est pas là ? »

Et là, tout s’explique dans ma petite tête embrumé. Le prénom de Lucinda agit comme un phare au milieu de cette purée de pois et je souris encore plus. C’était donc lui le fameux mari de sa p’tite conne de cousine. Bon petite conne selon Bonnie, parce que pour elle, presque toutes les femmes qui lui tenaient un peu tête étaient des p’tites connes. Après j’l’ai jamais vu mais son mari lui, à l’air super cool en faite. J’en étais sûre, Blondie les a encore trop vite jugée parce que c’est du côté de la famille de son père donc déjà, mauvais point pour eux à ses yeux. Mais elle au moins, elle avait encore d’la famille qui prenait de ses nouvelles. Puis bon, c’était pas parce que son père était un gros connard de première que toute la famille doit suivre derrière. La preuve, regarder moi la gueule de Nathaniel, t’as pas envie de lui faire un câlin franchement ? En lui disant « Alors mon frère, comment tu vas ? » … Bon, j’irais pas jusqu’ici MAIS, c’était pour imager à quel point il a l’air sympatoche. Et il tend même la fleur à Bonnie. Que c’est beau…

Je les regarde papoter et je crois que le fait d’être aussi shooté soit une mauvaise idée parce que j’ai la langue bien pendu. Shooté est un bien grand terme parce que j’ai rien pris et que j’suis en manque. Et c’est ça qui fait que j’contrôle pas trop ce que je raconte…

« C’est lui le mari de ta cousine ? »

Et là je sens une tension émanée de Bonnie où je la sens se crispé aussi vite que possible. HAHA t’as peuuuur heiiiiiin ! Et de quoi t’as peur ? Que le manque vienne me faire dire quelque chose d’affreux comme :

« C’est lui que tu traite de tête de nœud et de connard ? »

… Ca par contre, j’l’ai pas senti venir. Et à la seconde même où les mots franchissent mes lèvres je sens que Bonnie s’apprête à m’arracher la carotide et moi j’me dis que j’suis qu’un connard. C’est le manque, j’y peux rien. J’suis nerveux, fatigué et en plus j’réfléchis pas avant de parler. Et quand j’vois la gueule décomposé de Nathaniel prêt à chialer toute ce qu’il peut, j’agite mes mains devant moi, affolé :

« NON NON ! Pleure pas c’est pas toi en faite ! J’ai confondu avec un autre mari d’une AUTRE cousine ! T’es vachement plus beau que lui et plus sympa ! L’autre c’est qu’un connard qui pèse 110 kilos et qui est dégueu au possible, il ronge même ses ongles d’orteils en guise de repas… un carnage. »

Et je prends l’air le plus convaincant que j’puisse prendre… Allez savoir si ça va marcher ou pas, mais là au point où j’en suis, j’crois qu’il vaut mieux que ça fonctionne. Alors j’lui offre un GRAND sourire qui fait toujours son effet, qui se veut rassurant et tranquille. Et pour rajouter une couche, j’déblatère tout un tas de conneries qui n’a jamais existé. J’fais ça parce que Bonnie prévoit déjà de me découper en lamelle en rentrant si j’fais pas quelque chose très rapidement :

« Z’êtes du côté de la famille Redd vous non ? »

Allez on acquiesce avec vigueuuuur et j’écarte les bras, tout sourire. Putain, j'sais pas ce qu'il se passe, mais j'viens de passer de la léthargie à un état à la limite de l'euphorie. Tyler serait là que je serais capable de le prendre dans mes bras... Shit.

« Aaaah j’me disais aussi. Parce que de ce côté-là elle fait de sacrés éloges de vous. Elle vous adore, elle m’a même racontée qu’elle était contente.. d’avoir de la famille pas trop loin. »

Et là je cherche soutient auprès de Bonnie, allez fait pas ta tête de nœud, je sais que tu les aimes, que tu les déteste à la mort mais lui, il a l’air d’être cool et la dernière chose dont j’ai envie c’est qu’il se casse en chialant. Je la laisse dire ce qu’il faut, parce que gentille comme elle, elle va le faire … Enfin j’crois … Puis d’un air de précipitation, je me retourne vers Nathaniel :

« Dis tu veux pas m’faire un autre tour de magie ? S’il te plait ? »

Là c’est l’ultime miracle … Je sens mes nerfs en ébullition, je me sens d’un coup surexcité, prêt à faire quinze milles choses en même temps, d’où ma série de boulette précédemment … Pas d’illusion Ethan, c’est le manque. Et quand tout ça va redescendre, tu sais déjà que tu seras dans les chiottes à vomir ta douleur.
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MessageSujet: Re: 00. garderie † 11:45 AM [Alexander, Bonnie, Lucas & Nathaniel] Dim 26 Jan - 18:35

Deux petits arrogants malpolis, voilà ce qu’ils sont. Des petites raclures qui mériteraient une bonne correction, ce qu’il ne peut pas se permettre de faire là, tout de suite, devant témoins. De toute manière, Nathaniel n’est pas un demeuré, contrairement au quatre cinquième de ses voisins, et il a pleinement conscience de ce qu’il vaudrait au corps à corps. Rien. Moins que rien certainement, surtout contre une montagne de muscle comme le type qui lui fait face. Quand il veut se venger, il n’attaque jamais de front, toujours dans le dos, au moment où son adversaire s’y attend le moins. De toute manière, il est du genre à penser que les mots peuvent faire plus de dégâts que les poings… Les menaces, la peur d’avoir mal est plus efficace que la douleur en elle-même. C’est là-dessus qu’il a toujours joué.  

Nathaniel s’est décomposé en entendant la réflexion d’Alexander. Evidemment, ça ne le surprend pas. Enfin si, il est surpris que ce grand con ait la langue si pendue, mais pas que la cousine chérie de son épouse pense du mal de lui. C’est une conne après tout…
Mais il doit jouer la surprise, jouer surtout les hommes blessés, et pas seulement dans son orgueil. Parce que pour le restant du monde : le garagiste est plus que ravi de s’être trouvé un peu de famille et d’avoir su la cousine de Lucinda débarquer dans la région. Parce que Nath se réjoui d’un rien, est d’un tempérament social et avenant, a toujours été porté sur la famille et ne refuse jamais d’ouvrir sa porte à un étranger.
Alors les mots de Monsieur Gray l’atteignent en plein cœur, plus efficacement qu’un poing, bla bla bla. Il a donc ravalé le sourire badin qu’il arborait en faisant la conversation avec la rouquine, expliquant que Lucinda tenait pour l’instant le stand de restauration, et força ses lèvres à trembloter. Qu’on lui apporte son Oscar !

L’autre en tout cas, ne mérite aucun prix pour son improvisation lamentable. Un autre cousin obèse ? Sérieusement ? Combien de cousins va-t-il lui faire croire qu’elle a dans la région ?
Mais puisque Nathaniel Redd, l’adorable Monsieur Tout-le-monde, est un effroyable naïf toujours prêt à fermer les yeux, enclin à pardonner et à distribuer des secondes chances à tout va : il fait mine de croire à ce stupide mensonge éhonté.
« Z’êtes du côté de la famille Redd vous non ? »
Il approuve, affichant encore cet air de chien battu qui a apparemment amadoué le gros con face à lui. Il triture nerveusement ses mains et piétine sur place, comme un gosse qui subit une humiliation publique. Il en mouillerait presque son froc…
Il jette des petits regards prudents en direction de Bonnie qui n’est dupe du petit manège ni de l’un, ni de l’autre. Mais si elle sait où se situe son avantage et celui de son ami décérébré : elle a intérêt de fermer sa gueule et de filer droit.
« Aaaah j’me disais aussi. Parce que de ce côté-là elle fait de sacrés éloges de vous. Elle vous adore, elle m’a même racontée qu’elle était contente... d’avoir de la famille pas trop loin. »
« Nous avons été ravi de la voir aménager dans les environs également… » réplique-t-il timidement, en forçant un sourire encore un peu triste à percer ses lèvres qui ont terminés de trembloter.

« Dis tu veux pas m’faire un autre tour de magie ? S’il te plait ? »
Le tutoiement ? Déjà ? Petit merdeux arrogant…
« C’est à dire que… Enfin je… »
Bouhou, j’ai perdu tous mes moyens, regardez-moi, je suis un clown triste ! Mais donnez-moi un bon gros bâton pour vous battre et je retrouverai la pêche !
« Je ne suis pas vraiment un spécialiste en la matière. En revanche, je peux vous faire quelque chose avec un ballon. Si ça vous dit bien sûr… »
Il les observe tour à tour, conscient que l’autre imbécile s’est trop embourbé pour l’abandonner maintenant à son sort. Il faut qu’il rattrape sa bourde plus grosse que lui et il va lui manger dans la main. Alexander l’encourage et il donne même un petit coup de coude peu discret à Bonnie pour qu’elle fasse de même…
« Bon alors j’y vais ! » s’exclame le clown qui semble avoir retrouvé un peu de son entrain.

Il tire un ballon noir de sa réserve. Un choix qui n’a rien d’anodin. Et il souffle dedans, agitant méticuleusement ses doigts sur la matière fragile après avoir relevé ses manches soigneusement, de manière théâtrale. Il lui fat quelques secondes seulement pour terminer son œuvre.
Un oiseau. Un oiseau noir.
« Tadah ! C’est un corbeau, au cas où ça ne serait pas évident… Et j’ai bien peur qu’avec mon médiocre talent, ce soit le cas. C’est pour vous » sourit-il de toutes ses dents, en tendant le volatile à l’ami de Bonnie. J’espère que le message est clair, ma salope… « Et sachez que je suis ravi de faire votre connaissance ! En réalité, nous aurions souhaité vous rencontrer plus tôt avec mon épouse, mais nous avons traversé une période un peu…difficile disons, et nous voulions vous laisser le temps de vous installer convenablement. Mais j’ai appris que vous travailliez au drugstore de temps en temps, c’est exact ? Je ne fréquente pas l’établissement mais qui sait… Peut-être qu’un jour, je pourrai y passer et nous pourrions… faire plus ample connaissance. Ou bien peut-être que vous pourriez passer à la maison un soir… Je ne sais pas si vous avez eu l’occasion de goûter à la cuisine de Lucinda, mais c’est un véritable chef ! »
Et c’est à Bonnie qu’il adresse son sourire. Un sourire plein de sous-entendus qu’elle sera la seule à percevoir… En tout cas, il vaudrait mieux pour elle.

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MessageSujet: Re: 00. garderie † 11:45 AM [Alexander, Bonnie, Lucas & Nathaniel] Lun 3 Fév - 22:43


◊ Double crétin !

« C’est lui le mari de ta cousine ? »

La tension de Bonnie était à son comble mais Alexander, comme toujours, sait briser les barrières et les limites, et c’est tout naturellement que la rousse se contracte encore plus. Elle ne pourrait pas se tenir plus droite, à vrai dire, et même si elle essaie de cacher son malaise et bien… c’est un peu rapé. Son visage crispé se tourne vers celui d’Ethan qui l’observe du coin de l’œil. Pas de conneries, s’il te plait, pas de conneries…

« C’est lui que tu traite de tête de nœud et de connard ? »

Son regard est aussi noir qu’un jour d’hiver dans le trou du cul du monde, et ses prunelles ont l’allure d’AK47 prêts à fusiller l’espèce de grand dadet, abruti, imbécile, saleté de junkie connard, et elle en passe des vertes et des pas mûres. Son cerveau bout, son corps a failli se tordre en deux et se laisser tomber par terre. Bonnie a envie de le tuer, de le détruire gentiment à la pioche et au marteau. Elle a envie de casser tous ses os un par un en lui faisant répéter les quatre vérités qu’il ne doit jamais, JAMAIS énoncé, et surtout pas devant le grand Nathaniel Redd. Alexander ne sait pas qu’il lui file une peur bleue, il ne sait rien, à vrai dire, elle ne peut pas lui en vouloir, mais ce sale coup là… Oh si qu’elle lui en veut, pour la simple et bonne raison que ça va la foutre dans la merde. Rectification : ça va LES foutre dans la merde, et la sueur perle aux tempes de la rousse qui n’ose piper mot. Elle laisse le grand junkie essayer de se dépatouiller avec sa merde, le regard noir. Lorsque ce dernier tombe sur Nathaniel, Bonnie se retient d’éclater en jurons et tonnerres dignes du caniche qu’elle représente. Ce petit salaud de cousin, lui jette des petits regards suffisamment explicites pour qu’elle essaie, elle aussi de rattraper la situation.

« Mais oui Ethan, abruti ! Celui dont je te parle fait parti de la famille de ma… mère. Veuillez l’excusez Nathaniel, Alexander n’est pas dans son état… normal. »

Oh non ça c’est sur, et bientôt il va finir en morceaux dans une multitude de sacs poubelles et il finira dans le ventre des charognes. La rousse pince les lèvres. Evidemment, tout ce qu’elle dit est faux. Elle ne connaît pas la famille de sa mère qui a déserté quand cette dernière a décidé de mourir comme une conne sur la table d’accouchement. Elle n’a pas de cousine maternelle qui s’appelle Lucinda bis mariée avec un Nathaniel bis. La jeune femme ne sait même pas si elle a une cousine. Là, tout de suite, dans l’instant présent, elle n’y pense pas, ses yeux sont fixés sur Nathaniel, ses mains méchamment plantées dans l’avant bras découvert d’Alexander, elle suit les faits et gestes du clown. Bonnie déteste les clowns. Surtout quand ceux-ci cachent, derrière leur masque, la gueule enfarinée de petit connard prétentieux d’un Redd. Elle maudit Lucinda Hall devenue Redd. Bonnie se trouve en spectateur devant le spectacle incroyable et terrifiant qui lui est offert : Alexander qui essaie d’arranger la situation, mais qui la pourrit. Nathaniel qui tremblote et paraît réellement attristé, affichant la moue la plus mignonne qu’il ait en magasin alors qu’il n’est qu’un odieux tortionnaire qui s’amuse des réactions de la rousse. Elle les déteste tous les deux et déteste Tyler qui lui a rabâché les oreilles avec cette histoire de pique-nique.

« Nous avons été ravi de la voir aménager dans les environs également… »
« … de même. »

La junkie articule à peine, ses efforts sont colossaux et pourtant son corps ne se détend toujours pas, ses lèvres restent pincées et les jambes croisées, collées, immobiles. Un rire nerveux trahit son agacement et son envie de réduire l’espèce Gray en miette lorsque celui-ci, empreint d’un nouvel air joyeux, quémande un putain de merde de tour de magie. Bonnie espère que cela apaisera le taré de clown. Mais elle n’y croit en rien et son espoir est pathétique, futile. Elle reçoit un coup de coude de la part d’Alexander mais l’ignore. Cependant elle fait mine d’encourager son cousin par alliance. Quel petit salaud. Elle a l’impression d’entendre sa langue siffler entre ses dents. Et lorsque le clown commence à exécuter son petit tour, la rousse déglutit. Il a les mains agiles, son petit sourire de connard, malicieux l’atteint en plein cœur, et lorsque la forme se développe, Bonnie manque de défaillir. « Tadah ! C’est un corbeau, au cas où ça ne serait pas évident… Et j’ai bien peur qu’avec mon médiocre talent, ce soit le cas. C’est pour vous » La rousse tend la main. Attrape l’oiseau. Et déglutit une nouvelle fois. Elle n’écoute plus le petit discours de Nathaniel et se contente de retenir sa respiration. La rousse pâlit, déjà qu’elle n’est pas très colorée d’ordinaire, la rousse finit par ressembler à un fantôme. Le message est clair, et le petit sourire discret qu’il lui adresse renforce sa conviction. Cet oiseau de malheur est une menace. Elle doit se tenir à carreaux, mais Alexander ne l’aide pas. Elle doit fermer sa gueule et elle pensait que le junkie allait garder pour lui ce qu’elle lui raconte. Ce con les fout dans la merde. Elle n’a pas envie d’énoncer son nom. La rousse perçoit ce qu’il tente de lui dire, et il n’y a pas de messager plus clair que le corbeau pour lui faire comprendre ses arrière-pensées. La jeune femme serre les dents mais doit se ressaisir.

« … passer à la maison un soir… Je ne sais pas si vous avez eu l’occasion de goûter à la cuisine de Lucinda, mais c’est un véritable chef ! »

Une seconde, puis deux. La rousse étend un sourire fragile sur ses lèvres, lève sa poitrine se soulever à nouveau. L’oxygène se répand à nouveau dans ses poumons. Le rose parvient à se frayer un chemin jusque ses pommettes. Allez, allez, Bonnie, on se ressaisit !

« Oui, ce serait avec plaisir Nathaniel, je n’ai pas eu l’occasion de… discuter, depuis longtemps avec ma très chère cousine. Elle a mon numéro je suppose, je vous laisse convenir de la date, nous ne désirons pas vous déranger. »

Sa jambe danse la samba, ses regards fuient, mais son sourire en toc reste bien planqué sur ses lèvres.

« Alors, quoi de nouveau mon cousin ? Cette fête a l’air d’être un réel… succès. »

Ses doigts triturent l’oiseau. Oiseau qui explose entre ses ongles affutés. La rousse se mord la lèvre inférieure après avoir fait un deuxième bond de surprise, aussi blanche que le maquillage de Nathaniel.

« Je euh.. je suis désolée… je.. n’ai pas fais exprès. »

Son regard se mêle de crainte et de défi. Pourquoi ? Elle ne sait pas, elle ne peut pas s’en empêcher. Cet oiseau de malheur vient de crever entre ses doigts. Ça n’était pas fait exprès. Mais c’est fait, et la rousse n’arrive pas à taire son petit sourire narquois de caniche de merde. Cette petite conne ne sait pas faire autrement. Son regard se tourne vers Alexander et un sourire carnassier s’étire sur ses lèvres.

« Je suis désolée Ethan… je n’ai pas fais exprès. »

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MessageSujet: Re: 00. garderie † 11:45 AM [Alexander, Bonnie, Lucas & Nathaniel] Lun 10 Fév - 18:48

J’ai complètement foiré, de A à Z, de 1 à un milliard de mille million. Et ça j’le sens aux coups de coude dans ma côté qui n’est même pas remise de sa fracture donné par Bonnie et de ses ongles dans mes peau et j’le vois au regard complètement embué de Nathaniel… je me passe une main dans les cheveux après lui avoir proposé un petit tour de magie histoire de détendre un peu l’atmosphère qui était déjà à son comble de la pression. En temps normal j’m’en foutrais de savoir s’il chiale, s’il était content ou non, j’serais partie avec une petite réplique acerbe et basta. Après tout, j’suis un je m’en foutiste non ? Ouais et pourtant j’suis là à m’affoler de contrarier le p’tit blondinet avec sa gueule d’enfant. Parce que j’le trouve sympathique. Regardez moi ses p’tits yeux de bébé … Putain, l’overdose m’a pas réussi. Ou peut-être que si finalement.

« Je ne suis pas vraiment un spécialiste en la matière. En revanche, je peux vous faire quelque chose avec un ballon. Si ça vous dit bien sûr…
- Oui ! Fais donc à ta convenance, tu peux même m’faire une vache c’pas grave, c’est cool quand même. »

Ferme ta grande gueule Alex’… Au risque de t’enfoncer un peu plus. Et pour m’aider, je donne un petit coup de coude à Bonnie qui donne l’air d’être constipée, prête à mourir d’une occlusion intestinale.

« Bon alors j’y vais ! »

Il retrouve le sourire comme un enfant à qui on aurait promit une barbe à papa s’il était sage. Et j’enfonce un peu plus les mains dans les poches, surprit d’être fasciné par ses  gestes habiles. J’me souviens que j’adorais faire les fêtes foraines avec mes parents où j’ressortais toujours avec une grosse peluche ou des ballons et là ce mec me fait carrément retomber en enfance et me fait oublier quelques instants la douleur lancinante qui se loge entre mes côtes mais aussi ce feu brûlant du manque dans mes veines, sans oublier cette enclume sur le crâne.

« Tadah ! C’est un corbeau, au cas où ça ne serait pas évident… Et j’ai bien peur qu’avec mon médiocre talent, ce soit le cas. C’est pour vous »

Et je contemple le spectacle en penchant la tête sur le côté, un peu curieux du résultat, puis mon visage s’élargit en un grand sourire de le voir tendre le corbeau à Bonnie.

« Eh béh… Si ça c’est un médiocre talent, qu’est-ce que ça serait si t’en avais ! »

Je porte mon regard vers ma rousse et je constate que contrairement à moi, elle n’a l’air pas du tout enjoué. Pire que ça, elle devient blanche à la limite de la transparence, et je crois que j’aurai pu voir au travers si elle perdait encore un peu plus de couleur. Son corps tremble, ses yeux se perdent dans le vide mais je ne m’inquiète pas outre mesure. Je sais qu’elle n’aime pas beaucoup son cousin qui, pourtant était visiblement un type cool, mais j’me dis que c’était sûrement son déguisement de clown qui la foutait mal à l’aise. Je me colle à elle et discrètement lui passe une main dans le dos pour la rassurer un peu. Allez, c’est qu’un faux clown, c’pas un vrai. Puis bon, il est quand même bien moins effrayant qu’un gros lourd avec la vraie gueule pleine de peinture.

« Et sachez que je suis ravi de faire votre connaissance ! En réalité, nous aurions souhaité vous rencontrer plus tôt avec mon épouse, mais nous avons traversé une période un peu…difficile disons, et nous voulions vous laisser le temps de vous installer convenablement. Mais j’ai appris que vous travailliez au drugstore de temps en temps, c’est exact ? Je ne fréquente pas l’établissement mais qui sait… Peut-être qu’un jour, je pourrai y passer et nous pourrions… faire plus ample connaissance. Ou bien peut-être que vous pourriez passer à la maison un soir… Je ne sais pas si vous avez eu l’occasion de goûter à la cuisine de Lucinda, mais c’est un véritable chef !»

J’hausse les sourcils, surpris par tant d’amabilité et mon sourire s’élargit à l’idée d’une bonne bouffe chez son cousin qui n’était vraiment pas si con que ça, j’insiste sur ce point. Il était même carrément génial. Suffit d’imaginer un bon gros poulet … J’en bave déjà. Oui, on me parle de bouffe et je ne réponds plus de rien. Et d’un regard je cherche l’approbation de Bonnie pour éviter de refaire une boulette aussi énorme que moi :

« Oui, ce serait avec plaisir Nathaniel, je n’ai pas eu l’occasion de… discuter, depuis longtemps avec ma très chère cousine. Elle a mon numéro je suppose, je vous laisse convenir de la date, nous ne désirons pas vous déranger.
- C’est okay pour moi aussi ! Avec grand plaisir même, j’ai l’estomac qui danse déjà la samba à l’idée de pouvoir goûter à sa cuisine qui est, je suis sur, aussi fabuleuse que tu ne nous le laisse entendre ! »

Et je souris comme un grand dadet, le regard toujours planté dans celui de Nathaniel. Après tout, ça pouvait pas être si terrible que ça, bien au contraire et qui sait, Bonnie pourrait peut-être renouer des liens cordiale avec sa cousine qu’elle méprise tant. D’ailleurs je retourne mon regard vers elle et elle semble agitée. Sûrement nerveuse à l’idée d’y aller. Quand à moi, je sens une chape de plomb s’abattre doucement sur le sommet de mon crâne. Mes émotions et mes états faisaient des montagnes russes dès que possible et ça me fatiguais plus que jamais.

« Alors, quoi de nouveau mon cousin ? Cette fête a l’air d’être un réel… succès. »

Je perds un instant le fil de la conversation, plongeant mon regard droit devant. Je ne vois plus les détails mais ne perçoit que les formes. J’ai l’impression de subir un pré-malaise et je sens une chaleur angoissante me monter le long du corps. Mes mains tremblent à l’intérieur de mon sweat et je me sens nauséeux. Je me déconnecte complètement, laissant mon esprit pataugé dans une espèce de compote dégueulasse et périmé. Même mes mots délirent. J’entends au loin le bruit d’un shoot droit dans la narine et des frissons de plaisir me submergent.

Et le monde explose.

« PUTAIN !! »

Je sursaute violemment, faisant un pas de côté, m’écartant doucement de Bonnie qui venait de faire péter le corbeau qui, après réflexion, ressemblait à un truc cochon en latex.

« Je euh.. je suis désolée… je.. n’ai pas fais exprès. »

Je reste interdit lorsque je vois ce putain de sourire droit sur ses lèvres. La bouche entrouverte, les sourcils froncés, je ne comprends pas son manège quand elle représente ses excuses face à moi, auprès de moi. Je rabas ma capuche d’un geste sec avant de lui murmurer d’un ton froid :

« C’est quoi ton p’tit jeu là. Et c’pas à moi que tu dois présenter tes excuses, mais à ton cousin qui s’est fait chier à te faire ce cadeau. T’aurai pu faire plus attention sérieux. »

Parce qu’à la regarder, on pourrait croire qu’elle l’a fait exprès cette conne. Oui parce que pour le coup, elle était trop con si c’était voulu. Nathaniel venait en paix avec un drapeau blanc et elle était là à jouer avec le feu et à faire sa tête de mort. Je replante les mains dans mes poches avant de me tourner face à Nath’ qui avait déjà la gueule déconfite. Une violente douleur me traverse le crâne et je perds déjà patience à tout ça. J’ai envie de dire que si moi j’m’étais embourbé dans une merde pas possible tout à l’heure, elle elle venait carrément d’y foutre la tête entière.

« J’suis vraiment désolé Nathaniel. Tu dois avoir entendu quelques trucs sur ta cousine et la première chose c’est qu’après être une vraie tête de lard, c’est une très grande maladroite… Hein que t’es maladroite et que t’as pas fais exprès d’exploser ce fou…. Ce ballon. Avec tes ongles de sorcières là. »

Je divague je crois. Je me passe une main sur mon visage blafard avant d’esquisser un pauvre sourire qui ne ressemble à rien qu’à une gueule fracassée par le manque et cerné par l’envie d’une bonne aiguille dans le fin fond de sa veine. Je me passe cette fois une main dans les cheveux, me crispant sous la douleur qui venait s’immiscer au creux de l’estomac. Je danse d’un pied à l’autre, la mâchoire serrée. J’me sens soudainement mal à vrai dire. Et même si la tronche de Nathaniel était purement sympathique, je sens que j’dois me tirer. Maintenant. Je lance un regard appuyé vers Bonnie :

« Dis, Tyler doit nous chercher partout. J’voudrais pas qu’il chouine parce qu’on a du retard ou parce qu’on est pas venu le voir. »

Mains dans les poches, je serre le tissu avec force sous la douleur. J’ai chaud putain. Je crève de chaud oui, je sens déjà la sueur perler sur mon front. Je me racle la gorge, la voix tremblante mais convaincante et convaincue :

« En tout cas, j’ai été content de te rencontrer. Hésite pas à passer à la maison un de ses jours pour boire un café ou un truc dans c’goût là. Au pire appel avant pour qu’on s’calle un truc sympa. Puis excuse la encore hein, tu la connais... un peu maladroite.»

Sourire blafard en coin, je fouille d’urgence la foule du regard. J’ai besoin d’un verre…
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MessageSujet: Re: 00. garderie † 11:45 AM [Alexander, Bonnie, Lucas & Nathaniel] Mer 12 Fév - 10:10

Avec plaisir, Nathaniel.
En tout cas lui ne se les coltinera certainement pas par plaisir et Lucinda non plus. Sa cousine lui fait honte, ce qu’il peut tout à fait comprendre. Il n’y a qu’à voir l’endroit où elle et son partenaire de baise travaillent pour se faire une idée de qui ils sont. Lui et son épouse ont quelques informations en plus sur leur compte et ce n’est franchement pas glorieux… Mais on ne choisit pas sa famille, n’est-ce pas ? Encore moins sa belle-famille. Heureusement, sa chère et tendre moitié l’avait au moins débarrassé d’une belle-sœur à problèmes. C’était toujours ça de prit et de son côté, il lui avait plus ou moins renvoyé l’ascenseur en écoutant la vie de ses propres parents. A vrai dire, sa mère était un dommage collatéral, c’est Patrick qui était visé… Les aléas de la vie ! Et de toute manière, son homme avait beau la traiter comme la dernière des merdes, sa soumise de génitrice n’aurait pas survécu à son décès. Elle était faible. Exactement comme Clyde qui paraît être une cause perdue. C’est à lui que revient donc la lourde tâche de redorer le blason des Redd, ce qui n’est pas une mince affaire et il n’est pas franchement aidé.  
Il sert des sourires mielleux à ses interlocuteurs, repoussant son envie d’enfoncer ses ballons dans la gorge du connard qui se permet de le tutoyer comme s’ils avaient élevés des porcs ensemble.  
« Vous m’en voyez absolument ravi ! Lucinda vous contactera très prochainement. Je me fais déjà une joie ! »
« Alors, quoi de nouveau mon cousin ? Cette fête a l’air d’être un réel… succès. »
« Oh nos fêtes sont toujours des succès ! C’est ce qui arrive quand on fait les choses avec cœur je crois. Et puis pour tout vous dire, nous organisons ce repas depuis des années maintenant alors c’est une machine bien huilée et… »
Et PAF ! Cette petite conne fait exploser son somptueux volatile.

S’il se laissait aller, Nathaniel éclaterait d’un rire franc, presque hystérique, mais ça serait certainement mal perçu. Et puis il a parfaitement noté quel effet ses regards de chiots battus avaient sur le compagnon de Bonnie et compte bien user de son pouvoir sur lui. Et là encore, c’est un véritable succès !
Il prend un air un peu froissé, comme s’il soupçonnait la rouquine de l’avoir fait exprès (il sait que l’infortuné corbeau est simplement la victime du stress qu’il génère en elle par sa simple présence, pauvre petite), et la magie opère : Alexander s’en prend à sa trainée. Il le fait discrètement, mais Nath capte tout de même l’expression crispée de son visage. Après ça, il s’adresse directement à lui, essayant de faire excuser le comportement de Bonnie.
Cette vision le replonge quelques années en arrière, à l’époque où c’était son père qui demandait au monde entier de pardonner la maladresse de sa femme… Elle n’en ratait pas une ! Elle dévalait les escaliers tous les quatre matins, se brûlait toute seule, se cognait sans cesse et chutait sur les jouets de ses turbulents (et maladroits) gamins.
Pourvu qu’il la cogne. S’il-vous-plait petit Jésus chéri d’amour, faites que Bonnie se fasse corriger par son trou du cul de petit ami. Amen !
« Ce n’est qu’un ballon, ce n’est pas grave » finit par sourire Nathaniel, tout de même un peu penaud.

Et l’instant suivant, l’autre cherche une excuse pour mettre les voiles. Ce n’est pas le garagiste qui va le retenir, il a d’autres chats à fouetter. Il doit encore s’assurer de deux ou trois petites choses. Il s’arme donc de son plus charmant sourire, écoutant l’autre merdeux de junkie l’amadouer.
« C’est déjà oublié ! Je vous souhaite une excellente journée et un bon Thanksgiving ! »
Et là-dessus, puisque c’est jour de fête : il les enlace l’un après l’autre et leur tapote gentiment l’épaule avant de s’éloigner sans plus de cérémonie, pour retrouver les petits chiards de ses voisins à qui il a promis deux ou trois tours.
N’est-ce pas là après tout sa spécialité ? Jouer des tours, de très sales tours, à tout le monde, c’est en tout cas ce qui le motive à se lever chaque matin depuis ses premières années de vie…

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MessageSujet: Re: 00. garderie † 11:45 AM [Alexander, Bonnie, Lucas & Nathaniel]

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00. garderie † 11:45 AM [Alexander, Bonnie, Lucas & Nathaniel]

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