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Road to Salvation a fermé ses portes.


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 02. Sister song #carter&hunter

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MessageSujet: 02. Sister song #carter&hunter Sam 16 Aoû - 13:27

Sister song

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Il fait froid, mais le garagiste s’en moque. Adossé à la pierre, il observe le contenu de la bouteille qu’il a amenée avec lui et va bientôt le lâcher, elle aussi. Ca le fait réfléchir. Ca le fait foutument réfléchir… Hunter en vient finalement à la conclusion qu’on ne peut décidément faire confiance à personne. Il l’a chouchoutée cette pute de bouteille de whisky, il l’a aimée, l’a honorée et voilà comment elle le remercie ! Toutes.des.salopes. La colère le prend aux tripes, elle lui donne la nausée… Ou bien c’est encore à mettre sur le compte de cette fichue bouteille qui, comme toutes les autres, comme toutes les femmes qui croisent sa route, cherche à le rendre malade. Elles le rendent fou. Voilà ce qu’elle font. Elles essayent de le déposséder de sa propre personnalité. Elles le changent en cette espèce de loque pathétique qu’une part de lui a conscience d’être devenu. Elles l’obligent à faire des choses, à dire de sales trucs qu’il ne pense même pas… Elles le tuent.
« Sales PUTES ! » vocifère-t-il à qui voudra bien l’entendre.
Personne d’autre que sa bouteille à l’heure qu’il est.

A moins bien entendu, que les morts n’aient des oreilles. Mais s’ils en ont, ces enfoirés de merde ont décidés de rester sourds à ses appels. Ils sont sourds comme des pots, aveugles à sa détresse. Ce sont des insensibles. Hunter n’aspire qu’à s’insensibiliser lui aussi, mais ça n’est pas hyper efficace. Encore une salope de bouteille qui l’a odieusement trahi… Elle lui a fait de belles promesses, l’a embobiné et maintenant, il se retrouve avec les boyaux en feu, la gorge esquintée, le cœur au bord des lèvres et les idées plus très claires.
Et en même temps, Hunter n’arrive pas à se résoudre à balancer cette poufiasse. Il a essayé de le faire une fois ou deux mais n’y est pas parvenu. Parce qu’il a besoin d’elle… Il.a.besoin.d’elle… C’est ça qui le tue. C’est ça qui le rend fou. Il la hait et en même temps, il est dépendant, soumis à sa volonté quasi divine. Il l’aime. C’est con, putain…

« T’aurais dû la tuer. S’l’était morte, ça se s’rait pas arriver ça » marmonne le grand blond en portant la goulot de sa bouteille à ses lèvres engourdie par sa consommation excessive d’alcool.
Il ne sait pas trop à qui il s’adresse, ni pourquoi il dit ça. Il se trouve sur la tombe de Matt, alors c’est sans doute à lui qu’il cause, et en même temps, il ne ressent sa présence nulle part, alors c’est stupide. En même temps, ces derniers temps, Hunter a la désagréable sensation de ne plus faire que des trucs stupides…
« Fallait pas la faire entrer » reprend-t-il en secouant la tête de gauche à droite.
Ça lui donne le tournis et en même temps, ça n’est pas si pénible que ça. D’ailleurs, il se met à glousser et se laisser un peu plus aller contre la pierre tombale de son défunt meilleur ami.
« C’comme quand on f’sait c’truc là… T’sais, on avait été à la foire… P’tain Carter avait trop fait chier pour nous suivre, elle…elle…elle voulait TOUT FAIRE ! Elle avait même pas l’âge d’faire certains trucs mais elle voulait quand même y faire… Ta sœur a toujours été trop chiante… TROP CHIANTE ! » crie-t-il une fois encore à la lune au-dessus de lui, laissant échapper un épais nuage de fumée qui se mêle à l’air glacé.

Et puis il soupire et porte à nouveau la bouteille pratiquement vide à sa bouche pour avaler une longue gorgée brûlante. Ca le réchauffe un peu. Mais pas tant que ça. Il a foutument froid ces temps-ci. Dedans, comme dehors. Surtout dedans…
« Tout ça c’est sa faute » chouine-t-il avant de renifler et d’essuyer ses lèvres humides d’un revers de sa manche.
Là-dessus, il entreprend de se remettre sur ses jambes et doit s’y reprendre à plusieurs fois avant d’arriver à un résultat convenable. Il doit tout de même s’appuyer à la pierre tombale de Matt, qu’il contemple longuement, courbé, son bras tenant la bouteille ballant.
« T’veux un coup ? » demande Hunter, avant d’hausser une épaule et de commencer à renverser le précieux liquide sur l’herbe. « C’qui est à moi est à toi… Mi casa et toutes ces conneries, pas vrai Matt ? »
Il renifle et observe l’alcool se faire lentement absorber par l’herbe sur laquelle il était installé un instant plus tôt.
« A la vie,…à la mort… » marmonne-t-il encore, d’un ton bien plus sombre, juste avant qu’une voix s’élève tout à coup dans son dos, le fasse sursauter et lui fasse lâcher la bouteille qui chute à ses pieds.  

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Dernière édition par Hunter D. Pendleton le Mer 20 Aoû - 20:48, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: 02. Sister song #carter&hunter Lun 18 Aoû - 17:49


Sister Song





Afférée dans la cuisine, Carter tachait de s’occuper autant qu’elle le pouvait, le silence pesant que lui imposait son père depuis plusieurs jours la mettait dans une situation plus difficile à gérer qu’elle ne l’aurait cru. Lorsqu’il avait filé en trombe cinq jours auparavant la laissant pétrifier contre le mur contre lequel il l’avait violemment jeté, elle avait essayé de se persuader qu’il aurait vite oublié jusqu'à ce qu’il venait de se passer, tout comme elle était elle-même prête à le faire, il n’était après tout pas dans son état normal ce jour-là…enfin c’était sans doute un euphémisme, compte tenu du fait qu’elle avait bien du mal à déterminer quand elle avait vu son père sobre pour la dernière fois.

Contre toute attente et malgré ses minces tentatives ce n’était pas du tout ce qui s’était passé, elle n’avait pas eu le loisir d’entendre le son de sa voix depuis et malgré les marques que son visage affichait, il n’avait visiblement pas estimé que ce fut une raison ou même une excuse suffisante pour faire un pas vers sa fille, en lieu et place de cela il s’était contenté de la dévisager d’un air surpris avant de reporter son regard sur l’écran de télévision qui était bien la seule chose qui captait encore un minimum son attention.

Lasse d’être ignoré, elle avait posé le dernier verre restant dans l’évier sur l’égouttoir avant de venir se planter devant son père un air renfrogné sur le visage.

« Tu comptes m’ignorer encore longtemps comme ça ? »
« …. »
« Si tu espères que ça me pousse à changer d’avis, je peux t’assurer que tu te trompes, tu sais que j’ai raison…tu crois que ça me plaît comme idée ? Tu crois que j’avais envie qu’on en arrive là ? »
« … » Rien d’autre que le silence ne fit écho à ses supplications et elle perdit patience bien rapidement, c’était le genre d’échange qui se répétait sans afficher aucune modification jour après jour.

« Tu me laisses pas le choix… »

Elle avait quitté la pièce sans se retourner espérant encore une fois que ses paroles trouveraient leur chemin jusqu’à l’esprit complètement endormi de son paternel. La jeune femme avait passé la demi-heure suivante à remplir le sac de voyage de son père du nécessaire, elle n’avait pas la moindre idée de combien de temps il serait partis alors elle essaya de caser un maximum d’affaire ce qui ne fut pas chose facile, elle n’avait que peu d’entrain à préparer le départ de la seule famille qui lui restait.

Debout dans la salle de bain, elle contemple son reflet dans le miroir avant de pousser un profond soupir, elle ne se sentait pas très bien, le stress, la fatigue et la douleur prenait peu à peu le pas sur la jeune femme et sa seule consolation dans l’état actuel des choses étaient les pilules qu’elle connaissait bien et qu’elle avait recommencé à prendre depuis trois jours. Elle en avait oublié les effets, ce sentiment d’apaisement, de détachement et qui plus est elles lui permettait de supporter plus facilement la douleur induite par les blessures que portait con corps. Elle passa un peu d’eau sur son visage et en glissa deux dans sa main et les regarda pendant une seconde comme si elle hésitait puis finalement elle les glissa dans sa bouche et se baissa pour boire une gorgée d’eau au robinet. La brune passa le revers de sa main sur ses lèvres afin de les essuyer puis jeta un dernier coup d’œil à son reflet avant de gagner sa chambre dans l’espoir de dormir un peu.

Elle n’eut cependant guère le temps de s’endormir pas même le temps de s’allonger à dire vrai car son portable s’était mis à sonner. L’espace d’un instant elle avait espéré que ce soit Alexander mais ce ne fut pas son nom qui s’afficha sur l’écran, à la place un numéro qu’elle ne connaissait pas barrait l’écran de son téléphone. Elle soupira, pestant intérieurement sur elle-même d’attendre le coup de fil de ce gars qui de toute évidence ne rappellerait pas. Elle hésita un instant puis décrocha tout de même.

Carter avait à peine raccroché qu’elle enfilait déjà ses chaussures et un pull un peu plus chaud que celui qu’elle portait, les journées étaient froides mais les nuits elles, étaient glaciales, l’envie de sortir n’était pas vraiment pressante et pourtant il ne lui laissait pas vraiment le choix…encore une fois. Elle descendit pour trouver son père dans l’exacte même position dans lequel elle l’avait laissé mais ne s’attarda pas vraiment, elle enfila un manteau, attrapa la lampe-torche suspendue dans l’entrée et s’engouffra dehors.

Le chemin de chez elle au cimetière n’était pas très long mais le fut suffisamment pour qu’elle commence à cogiter, tout avait l’air d’aller bien pour son ami ces derniers temps aussi elle était un peu surprise de savoir qu’il s’était encore laissé aller et autant dire que la description que le fossoyeur lui avait faite et surtout l’endroit ou elle devait aller le récupérer ne lui plaisait pas du tout. Cette idée n’était pourtant rien face à l’image qui apparut devant elle, elle était en colère, pas seulement parce qu’il l’obligeait à venir jouer les nounous une fois de plus mais surtout parce qu’il l’obligeait à se rendre sur la tombe de son frère, ce qu’elle ne faisait quasiment jamais, c’était trop difficile pour elle encore aujourd’hui.

« Tu te crois ou Hunter ? »

Sa voix était froide et dure, visiblement il ne l’avait pas entendu arriver compte tenu du sursaut qu’elle lui tira, il se figea net avant de se retourner vers elle, sa fidèle bouteille à présent en train de se vider sur le sol.

« Putain mais tu peux pas te souler ailleurs qu’ici ? T’étais vraiment obligé de faire ça maintenant et…et comme ça hein ? Tu vas prendre ta putain de bouteille et te casser MAINTENANT ! J’ai pas envie de parler avec toi, j’ai pas envie de batailler mais je vais pas te laisser faire n’importe quoi sur la tombe de MON frère t’entend ! »


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"I hurt myself today to see if I still feel. I focus on the pain,the only thing that's real. The needle tears a hole, the old familiar sting, try to kill it all away...But I remember everything. What have I become? My sweetest friend. Everyone I know goes away in the end"



Dernière édition par H. Carter Wuornos le Ven 22 Aoû - 15:56, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: 02. Sister song #carter&hunter Mar 19 Aoû - 8:51

Sister song

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Bah tiens ! Fallait que ce soit elle qui pointe le bout de son nez, forcément ! C’est typique… C’est toujours comme ça que ça se passe dans sa vie de merde, Hunter devrait le savoir de puis le temps. S’ily a bien une personne qu’il ne veut pas voir pour le moment (et dont il a tout intérêt qu’elle ne le voit pas faire certaines choses), c’est Hadley Wuornos, donc forcément : c’est elle qui se pointe comme une fleur dans le cimetière de Grayson où il a décidé de se rendre.
Il n’y fiche pour ainsi dire jamais les pieds. Il n’est venu qu’une fois ou deux sur la tombe de son défunt meilleur ami et…disons qu’il était, comme ce soir, trop imbibé pour se souvenir d’y être réellement allé. Mais le jour où il choisit de le faire, voilà que sa sœur ramène sa gueule également.
Ty-pi-que.
Et comme elle a pour habitude de le faire, Madame arrive avec tout un tas de reproches à lui faire et est pleine de jugements !
Fais pas ci, fais pas ça ! T’as pas honte Hunter ? Mais pourquoi tu fais ça Hunter ? Tu m’dégoutes Hunter ! Tire-toi Hunter ! Plus vite et non, pas par là !
Fallait toujours qu’elle y redise à sa manière de faire les choses ! Ca commence à le rendre fou…

L’expression de surprise qui est d’abord apparue sur ses traits, ne tarde pas à se muer en expression coléreuse. De quel droit elle se permet de venir lui faire la leçon ? Qu’elle regarde sa propre manière de vivre avant de venir critiquer la sienne ! Et puis merde, qu’elle aille juste se faire foutre !
« J’t’emmerde Wuornos » lui réplique-t-il en lui faisant face, levant son majeur dans sa direction, histoire d’imager son point de vue pour que le message passe au mieux. « J’ai pas d’leçon à r’cevoir d’une nana dans ton genre ! »
Et pendant qu’il parle, Hunter remarque que quelque chose cloche sur sa tronche. Il plisse les yeux en deux fentes scrutatrices et fait deux trois pas malhabile en direction de la sœur de Matt.
« Qu’est-ce qu’est arrivé à ta tronche ? » demande le garagiste en désignant sa propre face, histoire, là encore, qu’elle pige bien ce qu’il tente de dire.
Mais alors qu’il pose la question, il se remémore cette histoire de bagarre entre filles dont il a vaguement entendu parlé. Il lui semblait avoir entendu le nom de Carter être prononcé mais il s’était figuré que ces connasses de mégères devaient se gourer. Carter savait se battre mais de là à se donner en spectacle au milieu de Grayson ? Naaah, jamais !
Et pourtant…

Hunter laisse échapper un rire chevrotant et il secoue la tête d’un air mi réprobateur, mi amusé.
« Putain, regardez-moi ça ! Miss Perfection n’est pas si parfaite que ça alors ! Miss Perfection vaut pt’êt’ même pas mieux qu’moi ! » lance-t-il, avant de retrouver une expression plus irritée. « T’es qu’une connasse hypocrite de merde… »

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MessageSujet: Re: 02. Sister song #carter&hunter Ven 22 Aoû - 15:55


Sister Song





« J’t’emmerde Wuornos »
Pour changer…faudrait peut-être qu’il pense à changer de discours de temps en temps, celui-ci commençait à devenir lassant. Il affichait une moue colérique mais en ce moment même, elle n’en avait pas la moindre chose à faire. Qu’est-ce qu’il croyait franchement ? Il était là à salir la mémoire de son frère avec ses conneries et si elle pouvait passer sur de nombreuses choses, celle-ci n’en faisait pas partie. Elle lève les yeux au ciel et croise les bras contre sa poitrine en signe de protestation sans doute.
« J’ai pas d’leçon à r’cevoir d’une nana dans ton genre ! »
Une nana dans son genre ? jusqu’ici il n’avait pas trop eu à se plaindre de son comportement envers lui, s’il y avait encore bien une personne à Grayson qui ne le considérait pas comme un parasite inutile c’était bien elle, alors pour les petites réflexions de ce genre il pouvait repasser !

« Une nana dans mon genre Hunter ? tu veux dire une nana assez naïve pour continuer de t’aider alors que visiblement le mot reconnaissance ne fait pas partie de ton vocabulaire ? Cette nana-là t’emmerde ok ! Putain mais t’a de respect pour rien ou quoi ? »

Elle parle mais il n’a pas vraiment l’air de l’entendre, l’alcool annihile probablement le peu d’intérêt que le blond pourrait avoir pour les propos qui sortent de la bouche de Carter, d’autant plus qu’il a l’air plus concentré à l’observer qu’autre chose, il titube maladroitement dans sa direction et fixe son regard sur elle. Carter quant à elle ne le lâche pas du regard qui se veut froid et assassin. Puis il reprend la parole pour lui demander ce qui est arrivé à son visage, elle baisse la tête et passe machinalement sa main sur son arcade meurtrie, elle n’a pas la moindre envie ni de s’expliquer, ni même de répondre à ses questions, ce n’est ni le lieu, ni le moment et pour être tout à fait franche elle n’a plus envie de s’étendre sur ce sujet précis, les gens n’auront qu’à dire ce qu’ils veulent comme ils ont l’habitude de le faire pour tout et n’importe quoi. Devant son manque de réponse Hunter se met à rire, il se sent sans doute malin d’avoir un moyen difficilement contestable de la rabaisser à son propre niveau pour une fois.

« Putain, regardez-moi ça ! Miss Perfection n’est pas si parfaite que ça alors ! Miss Perfection vaut pt’êt’ même pas mieux qu’moi !.... T’es qu’une connasse hypocrite de merde… »

« Ta gueule Hunter, j’ai jamais prétendu être parfaite et je te demande pas ton avis, prends ta putain de bouteille et casses-toi d’ici avant que quelqu’un appelle les flics ! J’ai pas la moindre intention de discuter avec toi, j’ai pas non plus l’intention de jouer les baby-sitters. Hypocrite ? » Elle laisse échapper un rire ironique.

« Hypocrite ? C’est toi qui dis ça alors que visiblement t’as aucune parole, laisse-moi rire ! » Combien de temps ses bonnes résolutions avaient-elles tenus ? Deux ? Trois semaines ? Elle n’avait pas envie de rire, elle n’avait plus du tout envie de rire…

« J’ai pas de temps à perdre avec toi, figure-toi que t’es pas le seul dans le coin à avoir du mal à joindre les deux bouts mais contrairement à toi, moi j’ai un minimum de fierté et d’amour-propre. »

Elle était en colère, n’avait pas de patience, pas avec tout ce qui s’était passé ces derniers jours, pas avec ce qui était censé se passer dans les prochaines heures, elle était fatigué des drames, elle n’aspirait qu’à avoir les mêmes problèmes que ses voisins et venir récupérer un ivrogne en pleine nuit sur la tombe de son frère n’en faisait probablement pas partie.

« Dégage d’ici ! MAINTENANT ! »

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MessageSujet: Re: 02. Sister song #carter&hunter Mer 27 Aoû - 10:12

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« Ta gueule Hunter, j’ai jamais prétendu être parfaite et je te demande pas ton avis, prends ta putain de bouteille et casses-toi d’ici avant que quelqu’un appelle les flics ! J’ai pas la moindre intention de discuter avec toi, j’ai pas non plus l’intention de jouer les baby-sitters. Hypocrite ? »
Ouais, c’est trop facile à son goût ! C’est ce que toutes les Miss Perfection vous sortes quand vous les confrontez : mais j’ai jamais dis que j’étais parfaite moi allons donc ! Non, c’est juste un air qu’elles se donnent. C’est horripilant. Ca le rend malade de toujours la voir accourir, de la voir sauver la situation et ne même pas s’en vanter… Il la déteste. Elle lui renvoie sa propre nullité en agissant de cette manière. Personne n’aime que ça arrive. Tout le monde déteste les gens parfaits et trop dévoués…
Enfin, dans le cas de Carter, c’est vrai qu’il faut le dire vite et nuancer. Elle n’a jamais hésité à lui mettre le nez dans sa merde et prouve ce soir encore qu’elle n’est pas SI patiente que ça. Mais elle revient quand même toujours et elle essaye toujours… De faire quoi au juste ? De le sauver ? Il n’a pas besoin d’être sauvé. Il n’en a pas envie.
Elle le fait chier.
Il chasse ses paroles dans une grimace contrariée, titubant maladroitement. Mais évidemment, elle en rajoute immédiatement une couche en l’accusant d’être lui-même un hypocrite. Et qu’est-ce qu’il est censé répondre à ça ? Qu’il n’a jamais prétendu ne pas en être un ?
Qu’elle aille se faire putain de foutre avec ses jugements à la con ! Il est pas là pour entendre ça ! Il est pas là pour la voir d’ailleurs, c’est son frère qu’il est venu trouver ici ! Ou ce qu’il en reste… Ses restes pourrissants. Pt’être même qu’il reste déjà que dalle, que les vers ont tout bouffé ! Ses orbites ont déjà dû tomber dans le fond de son crâne pour se désagréger… Peut-être que s’il lui parle de ça, Carter fermera un peu sa grande gueule ?

« J’ai pas de temps à perdre avec toi, figure-toi que t’es pas le seul dans le coin à avoir du mal à joindre les deux bouts mais contrairement à toi, moi j’ai un minimum de fierté et d’amour-propre. »
« J’t’emmerde ! » se défend-t-il, piqué au vif.
Qu’est-ce qu’elle y connaît au putain d’amour propre de toute manière ? Que dalle ! Elle sait rien sur rien de toute manière, mais elle a toujours eu la réplique facile. Elle a toujours son avis sur tout, toujours quelque chose à redire ! Quelle connasse !
C’est sa faute tout ça ! C’est sa faute s’il a espéré ! Sa faute s’il a fait confiance à Baby et pris des risques ! C’est sa faute s’il est dans cet état là aujourd’hui et elle ne veut même pas le reconnaître. C’est une saleté d’hypocrite, elle ne lui fera pas dire le contraire !
Et d’où est-ce qu’elle se permet de le juger ? Elle est QUI pour le faire ? Rien d’autre qu’une putain de looseuse, aussi coincée que lui ! Une autre habitante de Grayson complètement foutue et brisée ! Il était où son amour propre quand elle s’est battue avec il ne sait qui en plein centre-ville ?

« Dégage d’ici ! MAINTENANT ! »
« NON ! » lui hurle-t-il au visage en retour. « J’ai droit d’être ici ! J’ai droit d’venir, t’as pas à m’faire chier avec ça ! »
Bon bien sûr, comme Madame a réponse à tout, elle trouve à y redire. Hunter ne l’écoute pas tellement. Il se moque de ce qu’elle peut bien avoir à dire. Matt était son ami. Matt était son frère à lui aussi. Il a tous les droits.
« Qu’est-ce que tu fous là t’façon. T’es v’nu juste pour me casser les couilles hein ? T’es v’nu pour admirer ton œuvre ? Eh bah regarde Carter ! Regarde c’que t’as fais ! Admire ta putain d’œuvre ! » s’exclame le garagiste en écartant les bras, sentant ses yeux le picoter. « C’est ta putain d’faute ! C’toi qui m’a fait ça ! C’toi qui m’a dit d’le faire ! J’t’ai cru et VOILA ! Maintenant tu peux v’nir me dire à quel point j’suis minable… Tu peux v’nir me mater pour t’sentir mature et responsable et j’sais pas quelle connerie… T’es contente ? T’es plus forte que moi Had, bravo. Maintenant fiche-moi la paix. Trace. J’étais là en premier » crache-t-il en essayant de lui tourner le dos pour aller récupérer sa bouteille, toujours au sol et la terminer, si tant est qu’il reste une goutte à l’intérieur.  

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MessageSujet: Re: 02. Sister song #carter&hunter Ven 29 Aoû - 17:07


Sister Song





Elle ne sait pas vraiment ce qu’elle fait là, elle n’a pas envie d’être ici avec lui, elle n’a pas envie de faire face à la tombe de son frère, elle aspirerait juste à dormir, à rester prostré dans son lit et que le monde dans son entièreté lui foute la paix. Est-ce que ce serait trop demander que de pouvoir avoir une vie tranquille ne serait-ce qu’un petit peu ? D’avoir des problèmes qui n’ont pas avoir avec le fait de gérer un père détruit qui se noie dans la bouteille, un voisin et ami alcoolique, un ex qui ne lui renvoie que des mensonges et des non-dits, un amant et sa copine qui vous renvoie une image de vous-même dont personne ne voudrait. Mais visiblement elle n’a le droit qu’à ça, c’est ce qui compose sa vie et s’en rendre compte n’a rien d’amusant, ni même de motivant. C’est plutôt le genre qui vous pousse à vous dire que rien ne vaut vraiment la peine.

Si Carter a toujours été du genre à se battre et à se relever de tous ce qui avait pu lui tomber sur le coin de la tronche au fil des années, elle arrivait aujourd’hui à un point de non-retour, elle n’arrivait plus à trouver de véritable raison de se battre toujours plus, elle avait abandonné, elle ne s’en rendait pas encore tout à fait compte, simplement certains moments ne pouvaient la laisser que devant cette constatation, une triste vérité qu’elle essayait de balayer bien rapidement, parce que ce n’était pas ce qu’elle voulait être, parce qu’elle ne s’en donnait pas vraiment le droit mais son esprit lui ne voyait pas toujours les choses de cette façon. Il était là devant-elle, aigri et coléreux et pour une fois, elle ne ressentait ni pitié, ni compassion, elle avait dépassé ce stade dernièrement et partait du principe que si personne n’en affichait pour elle, alors peut-être qu’elle devait arrêter de jouer les saintes avec son entourage et rendre la pareil, œil pour œil, dent pour dent. Ainsi c’est le message qu’elle tente de lui faire passer mais la brune n’est pas vraiment sûre qu’elle se montre suffisamment claire, à dire vrai son esprit est un peu embrouillé par les médicaments qu’elle a pris et elle se sent un peu ailleurs.

« J’t’emmerde ! »
Original ! Qu’il aille se faire foutre, lui, sa bouteille et son drama quotidien, elle en avait plus qu’assez de toujours devoir l’assister, elle n’était ni sa mère, ni sa sœur. Elle le somma donc une fois de plus de quitter les lieux et cette fois-ci elle ne prit aucun gant pour le faire mais compte tenu de l’énergumène qui lui faisait face ce ne serait sans doute pas aussi facile.

« NON ! J’ai droit d’être ici ! J’ai droit d’venir, t’as pas à m’faire chier avec ça ! » Elle secoue la tête à la négative, complètement blasé par le spectacle qui se déroule devant ses yeux.

« J’ai pas à venir te faire chier ? parce que tu crois que ça m’amuse de devoir venir faire la police ? tu crois que j’avais pas autre chose à foutre que de me pointer au milieu de la nuit sur la tombe de mon frère, pour voir quoi ? un putain d’ivrogne faire n’importe quoi ! VA TE FAIRE FOUTRE HUNTER ! C’est clair la comme ca ? »

Il n’écoute pas et se contente de vaciller, le regard complètement vide et braqué sur elle, elle sent l’énervement lui picoter le bout des doigts, son habituelle patience est visiblement resté chez elle cette fois-ci. Elle le laisse parler, enfin si l’on peut appeler ça parler, en l’occurrence il baragouine plutôt qu’autre chose et son discours reste habituel et répétitif a souhait, c’est celui-là même qu’elle a entendu des dizaines de fois, elle est méchante, elle lui casse les couilles, elle a rien à foutre là, il a pas besoin d’elle BLA-BLA-BLA. Reste ce qu’il essaye de dire sur son œuvre… ?!? Elle ne comprend pas vraiment ou il veut en venir mais ne s’en formalise pas pour autant, parler à un alcoolique c’est comme parler à un gamin de cinq ans, parfois il ne faut même pas essayer de comprendre comment les choses peuvent prendre forme dans leur esprit noyé. Elle soupire et roule des yeux de façon plus que manifeste et si elle ouvre la bouche à plusieurs reprises, il ne lui laisse pas vraiment l’occasion d’en placer une.

« C’est ta putain d’faute ! C’toi qui m’a fait ça ! C’toi qui m’a dit d’le faire ! J’t’ai cru et VOILA ! Maintenant tu peux v’nir me dire à quel point j’suis minable… Tu peux v’nir me mater pour t’sentir mature et responsable et j’sais pas quelle connerie… T’es contente ? T’es plus forte que moi Had, bravo. Maintenant fiche-moi la paix. Trace. J’étais là en premier »

Elle n’a absolument aucune idée de ce dont il parle et très franchement n’a pas la force de réfléchir alors dans un recours désespéré pour clore ce sujet et le voir enfin prendre le chemin de chez lui, du bar le plus proche ou même du caniveau qui lui conviendra, elle tente de déterminer ce qu’il lui reproche exactement.

« Mais de quoi tu parles Bordel ! C’est certainement pas moi qui t’ai dit de venir te souler sur la tombe de MON frère et de te comporter comme le dernier des cons Hunter. Tu veux noyer peu importe ce que c’est maintenant, fais-le je t’en prie, je m’en tape tu comprends mais putain pas ici quoi ! Et tu sais quoi t’as raison je suis pas mature, je suis loin d’être responsable mais au moins j’essaye moi ! »

Elle soupire et s’agite de plus en plus rapidement, elle a une envie irrépressible de l’attraper par les épaules et de le secouer jusqu'à ce qu’il reprenne ses esprits et si dans son esprit l’image visuelle se forme parfaitement, dans la réalité elle n’a pas esquissé le moindre mouvement.

« Tu crois vraiment que je vais me tirer ? Tu rêves mon pauvre, j’en ai rien à foutre que tu sois là depuis des heures, on m’a demandé de te faire dégager et j’en ai bien l’intention, Matt était mon frère jte rappelle alors si tu veux la jouer comme ça c’est pas à moi de me tirer ! CASSE TOI où j’appelle les flics et crois-moi Hunter je plaisante pas. »

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MessageSujet: Re: 02. Sister song #carter&hunter Ven 29 Aoû - 18:02

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« Eh bah VAS-Y ! Qu’est-ce que peut bien m’FOUTRE ? » lui hurle-t-il au visage en réponse, avant de farfouiller dans la poche centrale de son sweater pour en tirer son portable qu’il jette en direction de Carter. « Vas-y ! Appelle ces connards de poulets ! Toute façon on sait tous les deux qu’ils ont raison et que j’finirai soit mort, soit en taule ! C’est c’que tout l’monde a toujours dis ici ! Tout le monde ! »
Sauf Matt…  
Il a toujours vu quelque chose de plus. Il a cherché quelque chose de plus, pris le temps de le connaître, de le comprendre. Il voyait quelque chose qu’Hunter lui-même n’est jamais parvenu à voir. Matt était parfois dur avec lui, il le menaçait de couper les ponts avec lui s’il continuait à déconner, il lui mettait des coups de pieds monumentaux au cul, mais au fond, le garagiste savait qu’il serait toujours là pour lui.
Du moins il pensait le savoir. Puis ce sale con était allé se planter dans un arbre…
Malgré ça, il a espéré retrouver ce trait chez Hadley. Il a cru pouvoir lui faire confiance, pouvoir se fier à son jugement… Et voilà où il en est aujourd’hui : seul, à nouveau abandonné, totalement déchiré et perdu.  
Ce soir, il sent bien que Carter n’a pas la patience de le gérer, que s’il va trop loin, elle ne pardonnera pas. Putain, il n’est déjà pas certain qu’elle pardonne ce qu’il vient de faire. Mais il s’en fout. Une part de lui s’en moque du moins, et trouve qu’au contraire, c’est le meilleur moyen de mettre un terme définitif à cette relation là. Plus d’attache comme ça. Plus aucune. Elle est son dernier pilier, vacillant. Il va chuter. Il veut chuter.
Il a besoin de ressentir le choc de son corps inutile sur le bitume. Il veut voir s’il est capable de rebondir. Il veut se débarrasser de sa dernière sécurité. Et alors advienne que pourra.

« Qu’est-ce que ça peut m’foutre ? J’y étais hier chez ton pote le shérif, j’y serai sûrement d’main, j’m’en bats les couilles, Hadley » reprend-t-il, un ton plus bas, son souffle s’élevant en un nuage opaque dans l’air glacial.
Mais il n’a pas tellement froid. L’alcool, la honte et la colère lui tiennent chaud. Amen.
« Foutez-moi dans une cage… Toute façon c’comme ça qu’ça s’passe dans ce village de merde, non ? » la défi-t-il en écartant les bras, prenant le décor à témoin de ses propos. « On est tous des putains d’animaux en cage. On tourne en rond ! On va nulle part ! On nait à Grayson, on chie à Grayson et on crève à Grayson sous l’regard de tout l’monde ! C’est pas une vie ça ! C’est pas une putain d’vie ça ! »  
Il ne sait même pas trop ce qu’il raconte. Sur le coup, ça lui paraît super pertinent. Ca lui semble parfaitement imager ce qu’il ressent. Hunter aime se sentir philosophe…
Et puis, incapable de se maitriser, il baisse les yeux, à nouveau submerger par la honte, et il commence à pleurer.
« Ils se foutent tous de moi… Ils se foutent tous de moi là-bas parce que j’ai été trop con… Toi aussi tu t’fous d’moi » renifle le grand blond avant de laisser la honte se faire balayer par une vague de colère. « Tout ça ‘est ta putain d’faute ! J’t’ai écouté ! Tu m’as embobiné ! Vous pensez tous que vous pouvez m’embobiner ! J’suis pas un putain d’cobaye OK ? Vous pouvez pas tirer des ficelles et voir c’que ça va donner ! Pourquoi tu m’as dis d’aller la chercher hein ? Tu savais qu’elle allait se foutre de ma gueule ! Tu d’vais bien l’savoir toi qu’est si MALIGNE ! T’étais pt’être même de mèche ! Tu voulais t’venger hein ? Parce que c’pas moi qui suis mort sur cette foutue route mais LUI ! » l’accuse Hunter en désignant la tombe de Matt. « Tu crois qu’j’le sais pas qu’c’est c’que tout l’monde dit hein ? Tu crois qu’j’le sais pas qu’tout l’monde pensait qu’de nous deux c’est moi qui crèverai sur une route de merde ? Eh bah pas d’chance ! J’suis encore là ! Moi l’enculé d’ivrogne qui f’ra jamais rien d’sa vie et emmerde le monde ! Tu crois qu’j’sais pas que tu voudrais qu’j’sois mort à sa place ? Qu’tu trouverais ça plus LOGIQUE ! Plus JUSTE! Bah j’ai un scoop pour toi ! La vie est une PUTE, Hadley ! »

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MessageSujet: Re: 02. Sister song #carter&hunter Lun 1 Sep - 23:07


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Il a beau être complètement imbibé et avoir la stabilité d’un enfant qui apprend à marcher, il lui reste apparemment suffisamment de force pour être abjecte et démontrer une fois de plus qu’il n’a pas la moindre considération pour qui que ce soit, pas même pour elle. Cela ne fait qu’augmenter sa colère, elle lui a suffisamment prouvé qu’elle s’inquiétait de son sort et qu’elle tenait à lui malgré tout ce qui avait bien pu se passer mais visiblement et comme pour la plupart des hommes qui faisaient partie de sa vie ça n’était pas suffisant. Ainsi lorsqu’il lui jette nonchalamment son téléphone à la tronche en l’invitant à passer son putain de coup de fil, argumentant que ça ne changerait pas vraiment son quotidien, elle peste à voix basse alors que son regard passe du portable échoué à ses pieds au visage de son voisin. Son regard est noir de fureur, le moment n’aurait pas pu être moins bien choisi, de patience elle n’en dispose d’aucune aujourd’hui, à moins qu’il n’ait réussi à épuiser son quota, elle ne saurait le dire ou même y réfléchir.

Ce qui l’agace sans doute plus que cette colère qu’elle ne comprend pas, ce sont ses propos, certes Hunter n’a jamais été l’enfant chérie de Grayson mais elle ne peut pas décemment le laisser dire une chose pareil, des gens qui croient en lui, il y en a, elle la première, Nathaniel, son propre père qui l’a toujours beaucoup apprécié malgré les conneries qu’il a pu faire avec Matt, Ana…ils n’étaient peut-être pas des milliers mais ils étaient là, ils l’avaient toujours été et l’entendre leur cracher au visage de la sorte lui faisait l’effet d’une bombe.

« PUTAIN MAIS TU VA ARRÊTER DE TE PLAINDRE UNE SECONDE OUI ! Comment tu peux dire que tout le monde pense que tu vas finir mort ou peu importe, Qu’est-ce que tu fais de Nathaniel, d’Ana, de ma famille, de moi hein ? Qu’est-ce que tu fais de nous Hunter ? On compte pas ? On te suffit pas ? Où peut-être qu’on est pas assez bien pour toi ? C’EST QUOI TON PUTAIN DE PROBLEME A LA FIN ? »

Elle ne sait pas si c’est la colère ou la peine qui domine son emportement, elle ne répond plus vraiment d’elle-même, elle exulte toute la frustration, toute la douleur qui lui ronge la poitrine ces derniers temps, là, debout dans cet endroit qu’elle déteste par dessus tout, cet endroit qui semble lui avoir volé une part d’elle-même. Elle voudrait se concentrer sur Hunter, sur ce qu’il essaye de lui dire mais, elle n’y arrive pas, égoïstement elle n’arrive à penser qu’a elle, c’est peut-être bien ça son problème au fond, elle n’a toujours vu que par elle et pour elle, elle ne sait plus très bien ce qui est vrai, ce qui est juste de l’apitoiement, ce qui cloche chez elle, parce que quelque chose ne tourne pas rond et c’est ce qui rend sa vie aussi chaotique.

« Ils se foutent tous de moi… Ils se foutent tous de moi là-bas parce que j’ai été trop con… Toi aussi tu t’fous d’moi »

Son attention revient subitement sur le blond qui lui fait face, son visage prend un air teinté d’incompréhension, les sourcils froncés, elle grimace comme pour essayer de recoller les pièces du puzzle qu’il déroule progressivement et dans un ordre plus qu’approximatif. Il est visiblement plein de ressentiment et de rancune envers elle mais elle ignore pourquoi, elle ne se souvient pas avoir fait ou dit quelque chose, à dire vrai la dernière fois qu’il s’était parlé, les choses s’étaient plutôt bien déroulées. Puis soudain une lueur fait son chemin jusqu'à l’esprit embrumé de la jeune femme, une phrase, quelques mots suffisent pour qu’elle comprenne qu’il parle de sa sœur, celle-là même que Carter l’a encouragé a trouver, visiblement le problème vient de là mais de quoi découle-t-il rien n’est moins flou. Ce sujet-là et la réflexion qui l’accompagne se trouvent soudainement complètement consumer par ce qu’il ose lui dire, les larmes lui montent de façon inattendue aux yeux, elle ne peut rien faire contre, c’est déjà trop tard. Il n’aurait pas pu être plus odieux ou abject avec elle qu’en osant lui dire une chose pareille, son regard se perd sur la pierre tombale devant laquelle il se tient et des images morbides et terrifiantes lui emplissent soudainement l’esprit.

« Tu crois qu’j’sais pas que tu voudrais qu’j’sois mort à sa place ? Qu’tu trouverais ça plus LOGIQUE ! Plus JUSTE! Bah j’ai un scoop pour toi ! La vie est une PUTE, Hadley ! »

Dans son esprit se mélangent ses images et les propos d’Hunter et elle ne se rend même pas compte de ce qui suit, son corps se met en mouvement sans même qu’elle le contrôle, elle se sent complètement en dehors de sa propre chair, comme si elle s’observait de loin, immobile et impuissante tandis que son poing s’écrase contre le visage de celui qu’elle pensait être son ami. Ce dernier perd l’équilibre, sûrement surpris par sa réaction, il vacille et tombe à la renverse alors dans un élan de colère elle reprend la parole, tout du moins elle essaye entre deux sanglots.

« POURQUOI ? POURQUOI TU ME FAIS CA HUNTER, Tu veux que je te dise quoi hein ? Que tu méritais plus que mon frère de crever ? Désolé mais jamais t’entendra ça de ma bouche JAMAIS ! Est-ce que j’aurait préféré que ce soit toi ? Tu veux vraiment me faire dire ça hein ? Ca te fera te sentir mieux que je puisse être aussi odieuse ? T’auras meilleure conscience ? ALORS OUI ! OUI J’AURAIS PREFERER QUE CE SOIT TOI !! »

Les larmes recouvraient le visage de la brunette et elle ne savait plus quoi faire, s’effondrer et rejoindre le sol elle aussi, tourner les talons et partir, s’excuser…mais son corps ne répondait plus et elle resta là, le regard totalement vitreux braqué sur ses pieds, s’était elle à présent qui se tenait debout sur la tombe de son frère à faire un esclandre. Elle ne valait pas beaucoup mieux que lui finalement.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: 02. Sister song #carter&hunter Mar 2 Sep - 16:01

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Le choc électrise tout son visage jusque là engourdi par l’alcool. Ça lui permet d’atténuer la douleur, mais quand il aura décuver, il douillera certainement. Carter a toujours cogné comme un mec… Hunter ne porte pas la main à son visage qui va bientôt commencer à rougir. Il n’y pense même pas. Elle l’a eu par surprise à nouveau. Le garagiste reste à terre, un peu étourdi, son regard azuré braqué sur la silhouette furieuse qui se dresse devant lui.
L’espace d’une seconde, il espère qu’elle va frapper à nouveau, espère qu’elle va s’acharner sur lui et qu’avec un peu de chance, un mauvais coup l’achèvera. Mais puisque la vie est une pute, elle se contente de se dresser de toute sa hauteur et de lui vomir son ressentiment au visage. Il sait qu’elle pleure. Une part de lui s’en sent coupable, craint que le fantôme de Matt ne vienne lui botter le train pour le faire payer, mais en réalité, il est trop imbibé pour vraiment ressentir quoi que ce soit face à la détresse de sa cadette. Il se contente de la regarder et d’écouter les mots qu’elle débite, essayant de leur donner du sens.
Sa pommette le picote, là où Hadley l’a atteint.

Le silence se prolonge. Son interlocutrice est à présent aussi immobile que muette. Il l’entend renifler un peu, ce qui lui confirme qu’elle pleure. Il l’a entendu à sa voix mais dans l’obscurité qui règne dans le cimetière, c’est dur de le constater de visu. Hunter renifle aussi et il passe une main dans ses cheveux blondins emmêlé.  
Hunter se sent étrangement plus serein. Peut-être que c’est le coup qui l’a calmé, ou bien les paroles crue de la jeune femme. Peut-être que c’est le fait de s’être libéré d’un poids en mettant des mots sur ce qu’il pense depuis l’accident mortel de son meilleur ami. Il n’en sait rien et il n’a pas envie d’y réfléchir.
« Moi aussi » finit-il par lâcher, sa voix ne trahissant aucune émotion. Il évoque juste un fait.
Il aurait préféré mourir à la place de Matt. Il aurait préféré être celui qui n’est plus et ne pas ressentir la brûlure mordante de l’absence, du manque de l’autre. Il aurait préféré être épargné. Mais la vie est une pute et il est là, il faut qu’il fasse avec. Sauf qu’Hunter n’y arrive pas. Pas plus qu’il n’a jamais été capable de se remettre du départ d’Helen. Pas plus qu’il ne se sent présentement capable de surmonter le départ de Baby. C’est trop.
Si c’est lui qui avait disparu, en plus d’avoir encore son frère, Carter aurait un père. Elle aurait une vie bien à elle, à New York, des amis, peut-être qu’elle aurait un petit ami ou un fiancé et alors le retour de ce crétin de Dorian n’aurait pas eu à l’affecter. Carter irait bien, John irait bien et Matt… Matt aurait peut-être eu du mal à se remettre de sa mort, mais il était plus fort, il aurait tenu bon quand même. Tout ça était mal fait… Rien de tout ça n’était logique ou n’avait le moindre sens.
S’il existe un Dieu, il doit être attardé. Ou vraiment très vicieux. De toute façon, Hunter a depuis longtemps décidé qu’il n’y en a pas.

Il renifle encore et puis soupir. Il lève les yeux au ciel et contemple les étoiles, son souffle apparaissant dans l’obscurité et venant d’y perdre. Il aimerait bien croire que Matt le regarde, mais il a du mal à l’imaginer. Et tant mieux en fait, parce que son vieux pote n’apprécierait pas du tout ce qu’il voit…
« T’as l’air d’avoir besoin d’un verre » tente-t-il inutilement de la dérider, avant de se mettre à la recherche de son paquet de clopes. « J’t’en aurais bien offert un mais Baby m’a dépouillé, j’ai plus d’quoi m’en payer. Elle a même pris les vieux bijoux d’ma grand-mère avant d’se tirer… Qu’elle prenne mon fric, j’m’en branle, j’ai l’habitude d’être dans l’rouge mais…les affaires d’ma grand-mère ? » dit-il en serrant les dents, plus écoeuré que réellement en colère. « Ça s’fait pas d’toucher à c’genre de trucs. Helen peut pas la renier celle-là… Pt’être qu’c’est elle qui l’a envoyée récupérer tous ces trucs… »
Il soupire à nouveau et passe une main sur son visage, commençant à ressentir les effets de la fatigue.


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MessageSujet: Re: 02. Sister song #carter&hunter Jeu 4 Sep - 21:55


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Ses yeux dérivent lentement du sol à la pierre grisâtre et stoïque qui se situe à quelques centimètres d’elle, sa vision est brumeuse et effacée par les larmes qui ne cessent de ruisseler le long de ses joues. La respiration est peu saccadée, la brunette peine à reprendre son calme, elle ne pense ni à respirer, ni à bouger, plus aucune information ne semble vouloir prendre naissance dans son esprit, la seule chose qui s’y fraye un chemin c’est ce que ses yeux déchiffrent sans pourtant percevoir la moindre lettre.

Matthew Christopher Wuornos
-Son, Brother and Friend-


Quelques mots gravés dans la pierre, une épitaphe qu’elle avait elle-même choisie, mise sur le fait accomplie…elle n’avait à l’époque pas la moindre idée de ce qu’il fallait faire, comment une gamine de 21 ans était-elle supposée organiser des funérailles ? Elle n’avait jusqu’ici vécu aucun décès dans son entourage et il avait fallu que le premier soit celui de la personne de laquelle elle était la plus proche au monde. Carter pouvait sentir son cœur battre à une allure loin d’être raisonnable dans sa poitrine, elle n’entendait plus rien d’autre qu’un atroce bourdonnement qui lui vrillait les tympans, elle ne se sentait pas bien, elle avait besoin de s’asseoir. Dans un réflexe de défense, sa main agrippa la pierre froide pour empêcher son corps de vaciller, elle se laissa glisser lentement jusque sur le sol et resta assise là, le dos contre la stèle de son défunt frère. De ce que Hunter lui disait, elle n’en percevait que des bribes.

« J’t’en aurais bien offert un mais Baby m’a dépouillé, j’ai plus d’quoi m’en payer. Elle a même pris les vieux bijoux d’ma grand-mère avant d’se tirer… »

Baby…il parlait de baby, de sa grand-mère aussi et du fait qu’elle soit partie, le reste n’était que du bruit, un vague bruit de fond qui courait tout autour d’elle. Elle leva les yeux au ciel comme pour les empêcher de se fermer, si elle respirait de façon régulière, elle avait à présent la nausée. Le ciel était noir mais parsemé d’étoile et elle n’en décrochait pas, c’était la seule chose sur laquelle, elle était encore capable de se concentrer.

Puis le silence se fit, pas un bruit ne venait troubler le calme qui régnait dans le cimetière, seul le bruit de leur respiration trahissait leur présence au sein du cimetière. Un frisson lui parcourut la colonne vertébrale, elle était littéralement glacée mais elle n’avait pourtant pas l’impression de ressentir le froid, elle était complètement à côté de ses pompes, c’était comme si quelque chose de plus s’était soudainement brisé à l’intérieur d’elle-même, à moins que ce ne soit un poids qui ne vienne de s’enlever, elle n’en savait rien, rien du tout, il n’y avait plus rien. Combien de temps était-elle resté complètement silencieuse, elle n’en savait rien mais soudainement ce fut comme si le monde entier s’était remis à tourner, le tintement qui lui assourdissait les oreilles s’envola subitement et elle prit conscience de l’endroit et la position dans laquelle, elle se trouvait, elle tourna la tête vers la silhouette qui était toujours avachi sur le sol à ses côtés, toute sa colère avait disparu…remplacé par un sentiment bien pire que celui-ci, de l’indifférence.

C’est un regard vide qu’elle plante dans le sien, presque comme si elle pouvait voir à travers lui et c’est une voix presque robotique qui se met à résonner dans le silence environnant.

« Je suis désolé Hunter mais c’est plus mon problème. […] Toi, cette ville, tout ce simulacre de vie…j’abandonne, je peux plus, je veux plus…j’ai essayé mais c’est peine perdue et ça…ca je pourrais jamais, jamais te le pardonner. […] J’abandonne, t’as pas besoin de moi, elle avait pas besoin de moi et lui non plus… »

Son visage s’aligne de nouveau sur la vaste étendue au-dessus de leur tête et un mince sourire s’étira sur ses lèvres, un sourire qui n’avait rien de jovial, non c’était plutôt un sourire triste et mélancolique. « Ca aura pris du temps mais, j’ai compris maintenant. C’est pas eux, c’est moi, ça a toujours été moi. »

Puis une énième fois, elle reporte de nouveau son regard sur cet homme qu’elle connaît depuis tant de temps, cette fois-ci son regard est teinté de neutralité, il est ferme et appuyé.

« Va-t’en d’ici maintenant… »

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MessageSujet: Re: 02. Sister song #carter&hunter Ven 5 Sep - 16:48

Sister song

Drive on, drive on, my special one
Don't you stop 'til you know you're gone
Your sister and me will keep your place clean so it shines when you finally come home  


Il garde les paupières closent, pinçant l'arrête de son nez avec lassitude. Il se laisse bercer par les bruits alentours, peu nombreux. À part les corbeaux et quelques animaux domestiqués par les fermes alentours, il n'a pas tellement de faune dans le coin. Et les corbacs sont plutôt calmés ce soir. Hunter aurait pu oublier la présence de Carter si elle ne s'était pas misé en mouvement. Il la suit de son regard vitreux pendant qu'elle va se laisser tomber près de la sépulture de son frère. Il soupire. Le garagiste a besoin d'une clope mais n'en a plus depuis un moment. Et ce n'est pas celui d'en demander à la jeune femme à quelques pas de lui... Il ne sera plus jamais temps de lui demander quoi que ce soit.
C'est comme si un mur s'était subitement dressé entre eux. Encore qu'il a plutôt une impression de rupture... Quelque chose s'est brisé. Mais bizarrement, ça lui passe un peu au-dessus de la tête. C'était fissuré depuis longtemps. Et puis il a l'habitude de ce genre de choses à présent. Sa vie est une suite ininterrompue de rupture.

Il l'observe avec attention lorsqu'elle finit par reprendre la parole d'une voix éteinte. Il n'y prend pas garde. Il ne s'en fait pas plus que ça. En fait, il trouve ça plus logique. Ce sont les gens heureux qu'Hunter ne parvient pas à comprendre...
« Je suis désolé Hunter mais c’est plus mon problème. […] Toi, cette ville, tout ce simulacre de vie…j’abandonne, je peux plus, je veux plus…j’ai essayé mais c’est peine perdue et ça…ca je pourrais jamais, jamais te le pardonner. […] J’abandonne, t’as pas besoin de moi, elle avait pas besoin de moi et lui non plus… »
Il sourit malgré lui. Les propos de Carter font échos à ses propres pensées, sa propre impression. Il lui dirait bien qu'il était grand temps qu'elle ouvre les yeux, mais il s'abstient. Hunter n'est pas certain qu'elle écoutera, n'est pas certain d'avoir envie de répondre quoi que ce soit à ça. Lui-même a baissé les bras il y a longtemps déjà. Grayson est un trou. Un trou comme il en existe certainement des milliers au travers du monde. Son trou. Leur tombeau à tous.
Carter sourit aussi. C’est reposant de ne plus avoir à se battre, il en sait quelque chose.
« Ca aura pris du temps mais, j’ai compris maintenant. C’est pas eux, c’est moi, ça a toujours été moi. »  

Leurs regardes se croisent et elle prend une dernière fois la parole pour lui demander de s’en aller. Le lui ordonner plutôt. Cette fois, le garagiste ne compte pas broncher. Il a fait le tour de son échange avec Hadley et ils n’ont plus rien à se dire. C’est un bien ou un mal ? Il n’en sait foutrement rien et s’en fiche pas mal. Il ne sait même plus trop ce qu’il est venu cherché ici, ou pourquoi il lui importait tant, il y a quelques instants encore, d’y rester.
Matt n’est pas là. Hadley est déjà loin et ses grands-parents se sont décomposés depuis belle lurette. Il n’y a rien pour lui ici. Rien pour lui nulle part à ce qui lui semble. Alors cuver ici ou ailleurs…
Hunter hoche simplement la tête et entreprend de se relever. Ca lui demande un gros effort mais il parvient à se hisser sur ses cannes fébriles. Il titube un peu, pris de vertige, mais parvient à se maitriser. Quand il est plus à l’aise, il se tourne vers la jeune femme, toujours installée sur la tombe de Matt.
« Tu t’gourres. C'est pas toi le problème » lui lâche-t-il d’une voix un peu endormie, qui a du mal à sortir de sa gorge brûlante. « C'est c’village... C’est Grayson l’problème… Et c'est pas moi qui le dit, c’était lui » ajoute Hunter en désignant la pierre tombale de son défunt meilleur ami. « I’ parlait plus que d'ça dans les derniers temps... De Grayson et du malheur que c'bled apportait à tout l'monde. Il disait qu’on était maudit... J’ai pas voulu l’écouter mais maintenant…T'aurais jamais dû r'venir vivre à Grayson, Hadley. Jamais » conclut-il finalement, avant de se détourner sans un mot pour s’éloigner de sa démarche pesante et malhabile.

Il ne sait pas trop vers où il va diriger ses pas. Il aimerait boire un coup, fumer un peu et dormir. Dormir serait pas de refus. Dormir profondément et pour longtemps.
« Amen » marmonne-t-il en levant la main pour saluer le fossoyeur, Duck (Dick pour les intimes), qui les observait de loin depuis il ne sait combien de temps.
Hunter sait que c’est lui qui a prévenu Carter de ce qu’il faisait, mais il ne lui en veut pas. De ça aussi il se fout. Sa main retombe et il poursuit sa route vers nulle part, occultant bientôt son échange avec Carter dont il ne lui restera qu’un trop vague souvenir à son prochain réveille…



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02. Sister song #carter&hunter

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