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Road to Salvation a fermé ses portes.


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 00. "Cause you don't know me, I don't know you" [Hunter et Evan ]

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MessageSujet: 00. "Cause you don't know me, I don't know you" [Hunter et Evan ] Mar 12 Nov - 22:19

Sur une échelle de 1 à 10 concernant le niveau de nullité d'une journée, Evan aurait mit 8 à celle qui venait de s'écouler. La matinée n'avait même pas bien commencé ; après un retard d'environ 15 minutes causé par un réveil défaillant, il avait bondi sur son vélo -une fois n'est pas coutume- pour tenter de sauver les meubles à son travail. Son inattention chronique aidant, il ne termina pas sa course sans heurts et fonça tout droit sur un passant. Il s'écrasa au sol à quelques mètres du piéton blessé à la main, et se confondit en excuses avant de reprendre sa route en rageant contre ses journées de poisse profondes qui l'assaillaient un peu trop régulièrement.
Une fois arrivé à bon port, en sueur et malade rien qu'à l'idée de se présenter devant son patron, il tenta de prendre les devants -devançant ainsi les remarques accusatrices- en expliquant sa situation le plus rapidement possible. La façon maladroite qu'il eut de se justifier lui valut un regard désapprobateur et un soupir teinté de mépris, lui signifiant qu'au lieu de tergiverser en excuses 100 fois entendues, il ferait mieux de se mettre au boulot.

Il alla donc se changer en remerciant le ciel ; il savait que ça aurait pu être pire. Le moindre retard aurait pu définitivement le faire virer ; mais visiblement il avait de la chance dans son malheur puisqu'il était encore la. Il ne pouvait de toute façon pas se permettre de quitter ce travail ; c'est ce qui lui permettait d'acheter sa nourriture et ses conneries dans les villes voisines. Étant difficile à trouver, les prix augmentaient de plus en plus en matière de came. Pour lui qui tentait d'arrondir ses fins de mois en revendant par-ci par-la, ce n'était plus une mince affaire.
Mais il avait conscience que c'était peut-être un signe ; celui d'arrêter définitivement de toucher à ça. Il y avait des jours où il était persuadé qu'il fallait qu'il reste clean et où il se sentait fort ; seulement il y en avait d'autre où il sombrait dès le petit matin et cela durait sur plusieurs jours ; jusqu'à ce qu'il se réveille à 15h avec un mal de crâne insoutenable.
Cette petite cabane en bois ne l'aidait pas ; ici, personne n'était la pour venir lui rendre visite ou pour l'engueuler à cause du bruit qu'il faisait en étant défoncé ; il était tout seul avec ces produits et ce jusqu'à ce qu'il redescende sur terre.

En ce moment, il était dans une phase plutôt positive ; enfin, de son point de vue. Il avait réussit à lâcher la seringue et se contentait de quelques pilules d'opiacés de temps en temps. Mais lorsque la journée était terriblement mauvaise, comme celle-ci, il se trouvait toujours des excuses pour « se faire plaisir » comme il le disait lui-même ; ainsi il se jetait sur les derniers sachets de coke qui traînait dans son gros sac de voyage.
Mais cette fois il ne voulait pas de ça ; il voulait tester sa volonté, voir combien de temps il pouvait réellement tenir sans ressentir le moindre signe de sevrage. Il rejeta alors l'idée de craquer toute la journée en arrosant les plantes et en coupant les mauvaises herbes, imaginant déjà ce qu'il ferait des restes qui erraient chez lui.

A 17h, alors que la fin de journée se faisait sentir et qu'il renfilait ses habits, on l'invita à venir discuter dans le bureau du patron. Aujourd'hui, il avait trouvé le manque de remarque de ces collègues plutôt étonnant, mais cette pseudo réunion lui faisait redouter le pire. On le fit s'installer et on lui expliqua, entouré des autres hommes travaillant avec lui, tout ce qui n'allait pas. On ne lui épargna aucun petit détail et c'est au bout de plusieurs minutes d'accablement qu'il lâcha l'affaire et se déconnecta psychologiquement en fixant toute son attention sur le bout de ses doigts. Il attendit ainsi que la rafale passe, hochant de temps en temps la tête pour ne pas trop avoir l'air de ne rien en avoir à secouer. Lorsque ce fut finit, il crut distinguer un menaçant :

« … alors cette fois Evan, ce sont les ultimes avertissements. La prochaine fois, tu vires ! Il y a des jeunes moins empoté et plus ponctuel que toi qui veulent ce poste ; j'espère que tu me comprends bien ! »

Le jeune homme redressa la tête et tenta une réponse affirmative, cachant son dépit sous un air coupable. Puis, il enfila son blouson et sortit fumer une cigarette, ressassant ce qui venait de se passer.
Traité comme un gamin et menacé, voilà ce qui se passait constamment, ici. Même lorsqu'il faisait de son mieux ; ça n'allait pas. Il l'avait désigné comme mouton noir officiel, il le sentait au fond de lui. Les patrons du coin avaient peut-être entendu des rumeurs stupides sur son éducation et sur sa mère et l'avait aussitôt étiqueté ; dans cette ville quelque chose de ce genre ne l'aurait même pas étonné.
Il remonta sur son vélo rageusement et constata que celui-ci ne roulait plus très droit.
Ben voyons...

Une fois arrivé chez lui, les bonnes résolutions au feu, il attrapa la coke traînant chez lui et l'enfila dans une de ses poches, avant de reprendre la route. Il ne savait pas encore ce qu'il allait en faire. La balancer, la consommer... En tout cas, hors de question de rester pourrir chez lui en cette fin d'aprem.
Il se rendit à Adam street, rejoignant le drugstore du coin.
Quitte à se changer les idées en toute légalité, ici il pourrait au moins boire.
Il déposa son vélo à l'entrée et rentra sans délicatesse, poussant les portes avec véhémence.
Le sang lui battant les tempes de colère refoulé, il alla s'installer sur une table, au centre du coin bar et commanda un whisky aussitôt. Regardant autour de lui, il constata qu'il n'y avait pas grand-monde, hormis un blond, la table en face, à la dégaine qu'il était persuadé d'avoir déjà vu.
Ça lui revint presque immédiatement, c'était le garagiste du coin.
Evan n'avait pas encore les moyens de s'acheter une voiture lui-même, mais il avait déjà accompagné un de ses potes faire réparer la sienne la bas. Il ne savait pas si c'était l'énervement et la frustration qui lui donnait cette impression, mais ce mec ne lui inspirait aucune confiance.
D'humeur belliqueuse, il s'installa au fond de son siège et fixa le type juste en face de lui, la respiration encore courte à cause du vélo.
N'ayant pas mangé le midi et donc à jeun, il but son premier verre de whisky à une vitesse non-recommandé, et en commanda un second.

Le silence qui régnait dans le drugstore était plutôt rare en cet heure de débauche. C'est sur cette réflexion qu'il fouille dans ses poches pour régler le premier verre, faisant échapper malencontreusement le sachet de coke de sa poche. Un mec qui sortait du bar passa au même moment, et sans prêter attention à la chose, shoota dedans sans même s'en rendre compte, faisant valser le sachet à quelques cm des pieds du grand blond.
Evan soupira et ferma un instant les yeux, se demandant jusqu'où irait cette journée de merde. Si jamais le mec était un con et avait remarqué le sachet, il allait chopper sa came et le dénoncer à la police.

Il prit alors l'initiative de se lever prestement, tentant de garder un air tout à fait serin, et se planta devant l'homme pour ramasser son précieux. Une fois chose faite, il l'enfouit tout au fond de sa poche de derrière, tentant de déceler la moindre lueur suspecte dans le regard du type.
Evan n'était pas d'humeur à se sentir jugé, mais alors pas du tout...
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MessageSujet: Re: 00. "Cause you don't know me, I don't know you" [Hunter et Evan ] Mer 13 Nov - 13:01

Kiss Yourself Goodbye

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Think about the times you spent and what they've meant
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Le nez froncée par la désapprobation, Hunter observe le gringalet entrer dans le drugstore et aller s’installer à la table devant lui. Il ne le lâche pas de son regard morne, déjà un peu vitreux, et finit par tique d’irritation et terminer son scotch. Un scotch de merde, faut dire c’qui est. Il a commencé par s’enfiler une bière, mais à part lui donner envie de pisser, ce genre de boisson ne lui fait plus tellement d’effet. La force de l’habitude. Ici les hommes sont élevés à la bière.
Hunter repose sans douceur son verre sur la table boisée et collante. Ici, personne ne se soucie vraiment du ménage. Les cacahuètes servies sur le bar doivent être pleine de pisse, de salive et d’autres substances immondes. Hunter s’en fout. Tout le monde s’en fout. Ca les rendra pas malade. Personne n’est malade dans le coin… Enfin si, parfois, ça arrive. Généralement ceux-là succombent. Grayson a sa propre manière de trier ses habitants apparemment…
Est-ce que Matt a été considéré par le village comme un déchet à éliminer ? Est-ce que c’est pour ça qu’il s’est planté avec sa caisse comme la dernière des merdes ? Non, sans doute pas. Grayson a sa manière bien à Elle de faire le tri. C’est pas souvent les moins bons qui s’en vont, au contraire. Les rebus de l’humanité stagnent dans le fond du panier, bien à l’abri. Si c’était pas le cas, c’est lui qui se serait viandé en moto et qu’on aurait ramassé à la petite cuillère.
Si c’était pas le cas, c’est l’type qui lui fait face qui serait au fond d’un trou à pourrir, les yeux tombés dans l’fond d’sa putain d’boite crânienne. Quoique… Pt’être qu’on leur laisse pas leurs yeux aux morts. On leur retire pas mal de trucs avant d’les mettre en terre, nan ? Paraît qu’on leur coud la bouche pour pas qu’elle s’ouvre…
Bah ! Peu importe.

Hunter fait signe au barman de lui remettre une tournée et Calvin pousse un soupir avant d’acquiescer. Faut qu’il patiente maintenant. C’est que l’père Calvin est pas commode. Déjà, il a ses têtes. S’il vous aime pas, c’est même pas la peine de vous asseoir… Hunter l’a vu dégager un nombre incroyable de trou du cul. Il est pas bien costaud, mais il en impose. Calvin est un fond d’panier qui s’accroche à la vie et se dore la pilule dans son p’tit enfer perosnnel lui aussi. Ils sont légions à Grayson. Grayson la Merveilleuse. Le grand blond aimerait porter un toast à Elle, mais son verre est vide. Calvin a intérêt de se magner le cul s’il veut pas qu’il y ait du grabuge. Hunter n’est pas patient. Il ne l’a jamais été et quand il a un coup dans le nez, il l’est deux fois moins.
Il soupir, prince l’arrête de son nez entre son pouce et son index et en profite pour frotter ses yeux brûlants de fatigue.

C’est la faute d’Hadley s’il se fiche dans cet état. Pourquoi est-ce qu’il a fallut qu’elle ramène sa gueule et lui parle de son connard de frère ? Pourquoi est-ce que les gens veulent toujours parler de ce qui va pas chez eux, c’qui les rend tristes ou ce genre de conneries ? Chacun sa merde ! C’est pour ça qu’il aime venir ici. Calvin n’écoute pas les états d’âmes de ses clients. La plupart du temps d’ailleurs, mis à part la musique country qui passe, on entend simplement les bruits des verres cognant les tables. La putain de paix absolue et adieux les connards qui passent célébrer leur promotion. Ceux-là se font foutre dehors par Calvin…

Hunter suit un type du regard se lever et prendre la direction d’la sortie. Maxwell quelque chose. Il a cinq mômes cet abruti. Tu m’étonnes qu’il ait besoin d’un verre…  Alors qu’il s’apprête à boire à sa santé (pour réaliser une fois encore que son verre est désespérément vide), il repère du mouvement du côté de Gringalet.  
Le type s’avance vers lui, ramasse un petit sachet et lui refait face. Il a une gueule de con. Hunter aimerait bien le lui signaler, mais il est encore largement assez conscient pour savoir que ça ne serait pas du plus bel effet. Ca foutrait Calvin en rogne et il a envie de son nouveau verre et pas envie de s’attirer les foudres du gérant…  
« Tu veux quoi, gringalet ? » demande-t-il avec un évident mépris.
Il sait qui il est. Il sait qu’il veut pas avoir à faire à lui. Putain de junkie. Putain de décérébré. Faut être complètement jeté pour s’infliger ce que ces gens s’infligent. Faut être encore plus bas que le fond du panier.
« Si t’es là pour partager ta merde, tu peux circuler, j’suis pas intéressé » ajoute Hunter en désignant la poche dans laquelle le petit sachet qu’il a entraperçu a disparu.
Si c’est de cette manière ridicule que s’y prend ce connard pour écouler sa came… Il a encore pas mal à apprendre. Il est surtout tombé sur le mauvais cheval.

« La même chose Pendleton ? »
C’est la voix d’Calvin. Calvin qui a le nez pour sentir la merde arriver depuis l’temps qu’il bichonne son comptoir et essaye de faire diversion.
Hunter se contente d'hocher vaguement la tête, continuant de planter ses deux billes d'acier dans celles du junkie.  

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MessageSujet: Re: 00. "Cause you don't know me, I don't know you" [Hunter et Evan ] Mer 13 Nov - 21:58


En cet fin d'aprem, Evan peut presque sentir la frustration et l’agressivité s'accumuler au fond de lui comme de vieux déchets radioactifs. Il se connaît et il sait que lorsqu'il est dans cet état, il lui faut un défouloir pour faire passer le feu qui prend en lui et qui commence à faire battre ses tempes.
S'il s'écoutait, il irait se faire un shoot illico sur le lavabo des chiottes ; ça aurait au moins de l'avantage de l’anesthésier un peu.
Mais pour le moment, il est fermement planté devant le grand blond à l'allure passablement insupportable, de son point de vue.

Le mec va parler et sortir un truc qui va le faire sortir de ses gonds, Evan voit le truc venir à dix kilomètres. Anxieux jusqu'à la moelle dans ses mouvements habituels, il se mord sauvagement la lèvre inférieur lorsque parvint à ses oreilles la voix du garagiste. Si jamais le type tente de camoufler son dédain, c'est raté.
Evan serre la mâchoire en fermant les yeux une demi-seconde, simple réflexe durant lequel il tente de se raisonner lui-même, de calmer la sueur froide qui vient de le parcourir. Il sait qu'il ne devrait pas s'énerver pour un détail pareil, mais ce n'est décidément pas la journée et le mépris dans la voix lui est insupportable. Parfois, une simple remarque le rend hystérique; il ne se rappelle pas qu'il était comme ça, avant...
Il ne sait même plus ce qui l'a rendu ainsi; la lassitude ou les produits toxiques dans ce qu'il prend. Il y a certains trucs qu'il ne peut juste plus entendre, certains tons de voix qui lui mettent la nausée.
Il en a marre de faire la paillasson toute la journée; et forcément ça retombe sur le premier passant venu.

D'ailleurs, il se demande ce qui provoque se ton méprisant chez son interlocuteur, même si au fond de lui, Evan a bien sa petite idée.
A Grayson, il sait qu'on parle de lui de temps en temps ; en quelques années, il est passé d'enfant du village un peu bizarre au  type émacié qui traîne un peu tard et tente de revendre des trucs qu'on dit pas bien légaux. On dit aussi que sa folle de mère a eu raison de son éducation.
Pour autant, il ne voit pas en quoi cela permet à toute la population de le désigner comme mouton noir officiel. Il a du mal à associer « camé » à « raté », mais visiblement il est le seul de la ville pour qui l'équation n'est pas évidente.

Pour ne rien arranger à la situation actuelle, le type se permet de l'appeler « gringalet » avec un naturel déconcertant, comme s'ils avaient élevé les cochons ensemble.

Evan va pour ouvrir la bouche, s'apprêtant à lui dire qu'il ne veut rien d'un mec comme lui et qu'il ne l'autorise pas à l'appeler ainsi ; mais l'homme le devance et montre du doigt la poche ou se trouve la dope, lui assénant que si jamais il est en train d'essayer de lui vendre sa merde, il n'en veux pas.
Stupéfait, Evan fait un pas en arrière d'un air méfiant, la sensation d'être prit la main dans le sac.
Il ne sait tout d'abord pas comment réagir, ni quoi répondre, regardant vivement autour de lui si quelqu'un a entendu ce que le mec vient de dire.
Ça pourrait le foutre sérieusement dans le pétrin, de balancer une phrase comme ça aussi naturellement. Il le maudit du regard en inspirant difficilement.
En vérité, il ne s'attendait pas vraiment à ce qu'il est vu / reconnu la présence de drogue dans le sachet. Et aussi stupide que cela puisse paraître, il n'aime pas le qualificatif de "merde" pour ce qu'il se colle dans le nez.

D'habitude d'apparence plutôt livide, Evan semble rougir à vue d’œil, autant de colère ravalée que de la sensation d'être ridicule. En pointant ainsi du doigt la came qu'il a dans sa poche et en lui parlant sur ce ton, le mec lui fait un peu trop sentir qu'il le prend pour un junkie ascendant looser.

Après quelques secondes de silence durant lesquelles il reprend contenance, Evan finit par s'avancer vers le type. Il jette un regard vers le comptoir et tente un demi-sourire au patron, histoire de le rassurer. En vérité, il n'a pas envie qu'il vienne l'interrompre.
Dans le coin, le jeune toxico est connu pour se laisser aller sur la langue acerbe et ne rien assumer du tout lorsque ça lui tombe sur le coin du nez.
En théorie, il n'est pas assez costaud pour être une grande gueule, mais la leçon semble avoir du mal à passer.

Il se place alors pile en face du type un peu trop arrogant et pose ses deux bras de chaque coté de son verre, se penchant à quelques centimètres de lui. Puis, murmurant de la voix doucereuse qu'il prend inconsciemment dès qu'il est sur le point de ne plus répondre de lui, il plante ses yeux dans ceux de son désagréable interlocuteur ;

-Tu sais quoi... Même si tu m'vendais ta mère en échange, j'te filerai pas ce qu'il y a dans ma poche, c'est bien clair ? J'fais pas d'affaire avec le garagiste du coin: surtout quand il croit avoir inventé l'eau chaude...

Puis, les yeux écarquillés par l'énervement qui ne doit pas exploser en public, il se rapproche d'avantage, grinçant méchamment entre ses dents excessivement serrés :

-Et t'avise plus jamais de reparler de ma came ici, que ce soit à voix haute ou à voix basse okay ? J'trouverai toujours le moyen de faire croire que tu traînes dans mes embrouilles si j'me fais chopper.

Puis, histoire de faire comprendre qu'il a bien entendu son identité pour le foutre dans la merde à l'occasion, il termine en crachant presque le nom de famille ;

-Pendleton, j'retiendrai bien...
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MessageSujet: Re: 00. "Cause you don't know me, I don't know you" [Hunter et Evan ] Ven 15 Nov - 7:58

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Il sourit. Le type arbore un air un peu dément en lui faisant face, et Hunter ne trouve rien de mieux à faire que de lui sourire. De ce sourire un peu mesquin, un peu niais qu’ont souvent les types enivrés, capables de tout et surtout de grand n’importe quoi.
Hunter l’avouera très volontiers, c’est exactement le genre de réaction qu’il espérait. C’est exactement le genre de mésaventure qu’il désirait vivre en venant consommer trop d’alcool dans le coin. S’il y a bien une chose que l’on est susceptible de trouver sans la moindre difficultés à Grayson : ce sont les emmerdes. Des bagarres éclatent toutes les semaines aux abords du bar de Calvin pour la simple et bonne raison que les types bourrés sont plus susceptible d’en venir aux mains et que l’alcool cool dans quasiment toutes les veines ici. Hunter a été élevé à la bière comme ses voisins. A plus que ça en réalité, mais il ne va pas entrer dans l’détail.
S’il est venu ici ce soir, c’est pour chercher la merde et avoir une occasion de se défouler sur quelqu’un. C’n’est pas boire jusqu’à s’écrouler dans son propre vomi qu’il veut, c’est faire mal à quelqu’un en espérant se décharger de sa propre souffrance.
Alors il sourit, le regard brillant de plaisir.

Discours de junkie. Discours de connard trop assuré. Le genre qu’Hunter déteste entendre et qui lui donne envie de cogner un peu plus fort, histoire d’apprendre la vie à son interlocuteur. Le p’tit merdeux face à lui va en prendre une, c’est qu’une question de secondes à présent. Le grand blond qui n’a pas inventé l’eau chaude (et le sait pertinemment, mais à quoi ça sert de connaître un tas de théorème à la con quand on doit juste abattre son poing dans le nez d’un pauvre type ?) n’attend qu’une opportunité.
Et il ne l’attend pas bien longtemps. Gringalet vient de lui donner une raison de le frapper et en prime, il est en position de faiblesse. Et cet enfoiré d’merdeux l’ignore. Il vient de se mettre dans la merde et il en a même pas putain d’conscience. C’est presque trop beau et trop facile.
Hunter sait comment ça se passe dans ces cas là. Il va commettre une bourde et se foutre lui-même dans la merde en prenant trop d’assurance. Mais tant pis. Après tout, le garagiste n’est pas seulement venu pour cogner, il est aussi venu recevoir une belle branlée. La douleur physique vaut bien mieux que celle de l’esprit et du cœur.

« Oh tu crois ? » réplique Hunter, sans se dépeindre de son sourire fielleux, soutenant sans peine le regard de son interlocuteur. « J’parierai pas là-dessus avec tous les neurones que t’as dû cramer en t’enfilant tes saloperies dans l’pif… Du coup pour que j’sois bien sûr, j’vais faire en sorte que ce soit bein, bien imprimé dans ta face de merdeux gringalet. »  
Et le masque tombe pour en révéler un second. Des traits déformés par une grimace haineuse tandis qu’il referme subitement son poing dans les cheveux brun de son interlocuteur pour venir faire cogner son visage contre le bois de sa table.
Il le relâche presque aussi vite, se redressant sur sa chaise. Il lui fait quelques secondes pour assurer son équilibre un peu précaire à cause de l’alcool qu’il a ingurgité et vient de lui monter tout à coup à la tête. Ca et l’euphorie qui le gagne peu à peu, autrement appelée adrénaline.
Il recommence à sourire alors que l’autre se redresse.

« Putain d’merde, Pendleton… »
« J’vais vraiment avoir besoin d’se verre maintenant » badine le garagiste en tournant son visage radieux du côté du barman qui le fusil de ses yeux sombres.
« Si t’as abimé quoi qu’ce soit dans mon bar… »
« La table à l’air de bien s’porter. Mon verre vide a roulé mais… à priori ça va. Le connard qu’est v’nu m’briser les burnes, il compte ou pas, Cal ? » demande-t-il, plantant son regard belliqueux dans celui de Davis qui s’est redressé, le nez en sang.

C’est parti. Hunter est prêt à le recevoir.

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MessageSujet: Re: 00. "Cause you don't know me, I don't know you" [Hunter et Evan ] Sam 16 Nov - 1:45


Le type le regarde avec un sourire qui suggère à quel point il ne le prend pas au sérieux ; un sourire qui ne laisse aucun doute quant au fait qu'à ses yeux, tout cela ne résonne que comme des paroles de toxico dégénéré. A cause de ça, Evan termine son speech difficilement, la gorge serrée par la rage de devoir supporter son petit air insupportable. Il a envie de lui coller son poing en pleine face tout de suite ; voir de lui briser son verre vide sur le haut du crâne, histoire de voir ce qu'il y a dans la tête de ce garagiste. Mais alors qu'il fantasme sur cette idée, reprenant son souffle après avoir balancé tout ce qu'il avait à dire, soudain il lui semble qu'il a été trop lent à réagir.

S'il y a bien une chose qu'il n'arrive pas à avaler , c'est de devoir assumer son statut de junkie, les yeux dans les yeux avec son interlocuteur. A ce sujet, il sait à quel point il est lâche et honteux. Mais la, précisément en cet instant, il ne supporte particulièrement pas d'entendre l'allusion sur ses addictions ; le coup des « neurones cramés » lui torpille la poitrine si fort qu'il se retient presque de gronder entre ses dents.
Il se rapproche encore du mec, touchant presque son front et les mains méchamment crispés sur la table. De loin, il a l'air d'une petite boule de nerfs au bord de l'implosion .
Lorsque Pendleton termine sa phrase, le brun comprend que ça va lui tomber dessus d'une minute à l'autre. Le mot « imprimé » déclenche chez lui un infime et rapide mouvement de recul, mais il est trop tard ; le regard du type change brutalement, lui faisant réaliser qu'il aurait dû s'éloigner plus tôt.
En quelques microsecondes, il est intercepté par la main adverse et sa tête vient violemment frapper la table.

La douleur fulgurante qui le traverse vient tout d'abord de son nez ; puis d'une sensation générale de mal-être, comme si sa tête allait exploser. Le type y a mit du cœur. Evan ne peut réprimer un imperceptible « Putain merde ! ça fait mal !! », la respiration haletante.
Par pure reflex, il se redresse en tressaillant, la vision mal assurée.
Il porte les mains à son nez et grogne de douleur, constatant que ses doigts se couvrent rapidement de sang.
Son orgueil reprenant aussitôt le dessus, il se fixe le mieux possible sur ses jambes et plonge ses yeux haineux dans ceux du garagiste. Puis, écoutant avec attention le discours que celui-ci tient au patron du bar, il constate à quel point le mec est insupportable et l'insulte à tour de bras.
Evan ne peut réprimer un sourire un brin inquiétant ; le genre d'expression qu'il prend quand le nombre d'émotions qui se bousculent en lui devient déraisonnable.

"C'est une brute ; sans un gramme de réflexion. Il ne sait pas comment construire une phrase, alors il frappe, l'abruti..." Se dit-il pour lui même, ne cessant de le fixer.
Il a envie de le frapper le plus violemment possible ; se fichant actuellement pas mal des conséquences. D'habitude, c'est pas son genre de réellement vouloir faire du mal.
Mais la, ça le prend aux tripes ; la journée a été trop loin dans l'abattement moral et le mec lui sort par les yeux.
Evan est plus petit, moins musclé, et ça l'enrage encore plus.
Ce qu'il veut vraiment, c'est prouver au type qu'il n'est pas plus fort que lui ; lui prouver que malgré ce qu'il se fout dans le bras, Evan peut lui refaire le portrait sur commande.

-Tu devrais pas trop t'avancer... A mon humble avis, c'est toi qu'aura besoin de réparation après ce soir.

Certes; Evan  n'est pas baraqué; mais il est nerveux et rapide.
Il n'a pas besoin de chercher une motivation de plus pour se rapprocher vivement de son adversaire et lui asséner un coup de coude brutal en plein thorax.

Une chose est certaine : ce n'est pas avec ses poings qu'il lui aurait vraiment fait mal, et Pendleton a l'air d'avoir la tête dur.  
Mais avec son coude, il peut frapper méchamment sans risquer de s'auto-blesser, et le thorax reste un lieu atrocement désagréable lorsqu'il est touché, coupant la respiration quelques affreuses secondes.

Evan profite du court instant durant lequel son adversaire cherche de l'air pour se saisir du verre vide ayant roulé au sol précédemment, et venir le frapper le plus fort possible à l'arrière de son crâne. Il fait ce geste sans réfléchir, poussé par le désir de faire mal.
La moitié du verre se brise dans un bruit mat, coupant légèrement sa propre main au passage.
Évidemment, n'essayant pas de tuer le type, il évite volontairement de frapper à un endroit vraiment sensible ; mais le blond devrait se souvenir longtemps du bruit du verre explosant sur sa tête.

Evan constate l'état de plusieurs de ses doigts, saignant légèrement. Ça aurait pu être pire et il le sait ; lorsqu'on joue à tenter de briser du verre, on s'expose à certains risques. A choisir, il préfère l’état de sa main à celle de son nez.

Ignorant le regard des gens passant par la en observant la scène dans un voyeurisme malsain, il recule vivement de plusieurs pas, faisant au passage tomber la chaise de Pendleton à terre.
Des morceaux de verres gisent au sol, parfois tachés de quelques gouttes de sang.
Le brun évite le regard du patron, n'imaginant même pas ce que ce pétage de câble allait coûter à l'avenir.

Puis, redirigeant toute son attention sur le garagiste, il oublie à nouveau ce qui l'entoure et lui adresse son sourire le plus railleur.

-Alors mon vieux, ca y est ? T'as le cerveau bien à sa place, ou pour ça c'est une bouteille que je dois casser sur ton crâne ?
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MessageSujet: Re: 00. "Cause you don't know me, I don't know you" [Hunter et Evan ] Dim 17 Nov - 14:22

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Il n’a aucune idée de la manière dont le junkie s’y est pris pour l’avoir. Hunter était prêt non seulement prêt à le recevoir, tous ses muscles bandés et autant préparé à distribuer les coups qu’à les encaisser, mais en plus, l’autre avait clairement affiché ses intentions avec sa réplique. N’empêche qu’il n’a pas eu le temps de parer son premier coup, qui lui a coupé net la respiration.
C’est à ça qu’il pense, au-delà de la douleur provoquée par l’impact. Il ne pense pas à respirer, il pense : comment se connard a fait pour me surprendre ? Est-ce que c’est à cause de tout l’alcool qu’il a ingurgité ce soir ? A cause de ses insomnies qui lui ont fait perdre ses réflexes ? Simplement parce qu’il se fait vieux ? Un mélange des trois ?
Le temps qu’il réfléchisse, le gringalet a remis ça, comme le sale enfoiré de fourbe qu’il est, en lui cassant son propre verre sur l’arrière du crâne.

Tout devient noir l’espace de quelques secondes. Quelques secondes pendant lesquels Hunter se persuade que ses genoux vont le lâcher et qu’il va se retrouver comme une merde sur le sol élimé et crasseux du bar. Si ça devait arriver, il n’oserait plus jamais remettre les pieds dans ce trou à rats qui se trouve être son QG. Surtout depuis la mort de Matt.
Mais ça n’arrive pas. Il titube un moment, les deux mains portées à son crâne, papillonnant des paupières jusqu’à refaire le pont.
Le garagiste sait qu’il ne peut plus se permettre la moindre seconde d’inattention. Il ne peut plus se permettre de laisser une chance à son connard d’adversaire junkie de lever la main sur lui. Plus que son corps, c’est son égo que cet imbécile à égratigner et il le paiera cher. C’est le message assez clair qu’il fait passer dans son regard fielleux, braqué sur la silhouette de Davis.
Cet enfoiré de fils de pute arriviste est en train de lui sourire. Sourire avec ses putains de ratiches de junkies qui finiront par tomber quand ses gencives auront pourri en même temps que tous les organes qu’il déglingue avec ses merdes. Foutu cadavre ambulant. Foutu junkie de merde.
« Alors mon vieux, ça y est ? T'as le cerveau bien à sa place, ou pour ça c'est une bouteille que je dois casser sur ton crâne ? »
« Oh t’en fais pas pour mon crâne, sac à merde. J’espère que t’as eu l’temps d’compter tes putains d’dents, parce que tu vas en perdre ce soir. »
Les dernières paroles qu’il prononcera avant un moment. Il n’a pas la moindre envie de bavasser avec ce connard, il veut juste lui refaire le portait. Rien à foutre de qui le voit faire, rien à foutre que ça n’plaise pas à Calvin et ses petits nerfs. Les siens sont aussi à vif que les mains abimées de son cadet et il compte bien y remédier en l’amochant encore un peu plus.  

Là-dessus, Hunter s’élance pour tackler le garçon. Il essaye de le réceptionner mais sa force n’égale pas celle du mécanicien qui l’entraine dans sa chute, s’en servant d’amortisseur. Malgré la rencontre plutôt dure entre son dos et le sol, le gamin s’en remet plutôt bien et ne tarde pas à essayer de l’écarter pour éviter de se retrouver sous lui et en position inférieure. S’en suit une bataille de chiffonnier qu’Hunter gère tant bien que mal. Leur proximité les empêche l’un comme l’autre d’être vraiment efficace et de porter des coups décisifs.  
C’est finalement grâce à Laurel Smith qu’il parvient à reprendre le dessus, pas franchement à la loyal. Le barbier aide en effet Hunter en écrasant l’air de rien une des mains du junkie sous sa semelle pendant qu’il tentait d’immobiliser son bras. Le grand blond à la chevelure parsemée d’éclats de verres ne voit pas tout de suite ce qui se trame, mais profite du manque soudain de mouvement de son adversaire pour redresser son buste et donner l’élan nécessaire à son poing pour qu’il cogne assez durement le visage déjà barbouillé de sang du garçon.  
Il répète l’opération une fois encore, avant que l’autre ne parvienne à l’arrêter et n’inverse la situation, pendant que Calvin gueule à Smith de les laisser régler ça entre eux.

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MessageSujet: Re: 00. "Cause you don't know me, I don't know you" [Hunter et Evan ] Lun 18 Nov - 23:38


Le type a faillit s'écraser par terre ; Evan l'a vu et il est profondément irrité que ce ne soit pas arrivé. Il regrette soudain de ne pas avoir frappé plus fort tout à l'heure ; il sait qu'il n'a pas donné tout ce qu'il a dans le ventre, par peur d'envoyer le mec dans les vapes.
Il sent qu'il va bientôt se bouffer les doigts d'être un agneau dans l'âme, pas foutu de frapper de toutes ses forces sur la tête d'un mec qui déborde de mépris envers lui.
Il a la vague impression que son adversaire ne va pas se retenir, lui.
En tout cas, il est heureux d'avoir heurté l'ego de Pendleton, qui lui jette un regard qui en dit long.
C'est bien, pauvre mec, ronge ton orgueil parce que bientôt il te restera plus que ça...

Le brun comprend instantanément qu'il a intérêt à se donner à fond s'il ne veut pas finir en morceau durant la suite des événements.

Soudain, le mécanicien se rue vers lui et le tackle méchamment, l'envoyant au sol sans qu'il n'ait le temps de calculer ce qui lui arrive. Evan est physiquement plus faible, ce qui l'empêche de se défendre et d'adoucir sa chute ; celle-ci se fait brutal pour son dos. Le craquement inquiétant qui parvient à ses oreilles lui fait savoir qu'il ne s'en sortira pas sans peine.
Il proteste de douleur mais mobilise rapidement ses forces pour se redresser le plus vite possible, évitant un maximum le contact purement physique entre lui et Pendleton. Il sait que s'il se retrouve immobilisé et incapable d'échapper au poing de son ennemi du moment, c'est lui qui sera K.O en premier.
Ce qu'il lui faut pour l'envoyer définitivement à l’hôpital et en finir, c'est une attaque de fourbe, un truc vicieux qui le couche sans avertissement.

Mais pour le moment, il se sent soudainement rattrapé par son adversaire et doit se débrouiller pour s'en sortir durant un conflit au corps à corps.
Il n'a aucun objet sous la main alors il mise sur des douleurs fourbes, de types doigts violemment plantés dans les yeux, morsures sans pitié à la moindre parties du corps se trouvant trop près de sa mâchoire, ou encore ongles lacérant la chair du garagiste sans aucune retenue.
Il sait que sur le papier, ça peut faire rire ; mais il sait aussi que concrètement, ce genre de choses peuvent provoquer de vives douleurs et pousser l'autre à s'éloigner de lui.
En même temps, il utilise principalement ses pieds avec lesquels il tente de projeter son adversaire, visant principalement le ventre et le visage. Mais ils sont définitivement trop près et cela empêche ses coups de le blesser véritablement.

Alors qu'il s'acharne à tenter de l'atteindre d'une manchette en pleine poitrine, il se retrouve soudain sous le garagiste, qui tente de plaquer son bras au sol. C'est à cet instant qu'il ressent une brûlure fulgurante venant de nulle part à la main droite. Surpris et fou de rage, il tourne aussitôt la tête en grimaçant, et reconnaît le barbier de Grayson, en train de lui écraser impunément la main avec son pied.
Sur le coup, plusieurs sentiment différents se bousculent en lui, passant de l'incompréhension à la fureur la plus totale. Il se demande un quart de seconde pourquoi c'est à lui qu'on écrase la main, comme on aiderait à maîtriser un chien enragé, mais finalement la réponse lui semble plutôt claire. Dégoûté et se débattant comme un possédé sous Pendleton, il est soudainement assommé par un premier coup de poing en plein visage.

Le coup l'immobilise aussitôt et ses yeux se ferment automatiquement ; sûrement à cause du trouble soudain de sa vision. Son cri n'est pas sortit de sa poitrine ; c'est plutôt un geignement étouffé qui sort de sa gorge. Alors qu'il rouvre les yeux, il constate qu'un liquide coule de son front et descend sur ses cils ; certainement du sang.
Poussé par son esprit de préservation, naturellement plus fort que son orgueil, il tente de se glisser hors du corps de son adversaire et lance d'une voix éraillé et hargneuse : « Ça va, ça va !! J'ai comp... »
Un second coup de poing le plaque à nouveau au sol, le coupant net dans sa tentative de pacification.

Cette fois, il lui faut un peu plus de temps pour rouvrir les yeux, mais c'est dans une optique beaucoup moins tendre qu'il pose son regard injecté de sang sur le visage de Pendleton. Durant un quart de seconde, il était presque revenu à la raison ; se demandant ce qui pousse les gens à se faire la peau à ce point.
Mais soudainement, cette question existentielle semble lui avoir échappé. Comme prévu, Pendleton n'a fait preuve d'aucune clémence et l'a frappé en plein visage. Putain de grosse brute.

Dire que ça se croit mieux que moi... Je prend p'tète des trucs mais avant de rencontrer ce sale type j'avais jamais frappé quelqu'un au visage.

Evan a été coincé suffisamment longtemps pour ne plus se maîtriser. A force de pousser, s'appuyer et se contorsionner, il parvint à retourner assez l'étreinte pour se dégager et se redresser vivement, à moins d'1 mètre de Pendleton.

Étant derrière lui, l'occasion est trop belle: il n'attend pas une seconde pour profiter que son adversaire soit en train de se relever, et lui projette violemment un coup de pied souple en pleine nuque. Il a entendu les dégâts que peuvent provoquer un coup à la nuque, mais peu importe ; il a vu ce que ça fait, de faire des sentiments avec ce mec.

Il réitère aussitôt avec un autre coup de pied, cette fois dans le bas du dos, gardant toujours un léger espace de distance entre eux. Dans un ultime élan de rage et d'envie de le terrasser, il se retourne et se saisit de la première chaise qui lui passe sous la main. Il l'attrape par le dossier et frappe de toute cette force dans le dos du garagiste avec les pieds de celle-ci.
Il a tenté de viser juste et fort ; que les pieds le frappent de plein fouet.

Puis, comme un animal blessé et conscient que cette fois, il vaut mieux que son adversaire ne se relève pas, il s'éloigne à reculons et se place derrière une table, croisant les doigts pour que cette fois, le sort soit avec lui.
Haletant, le visage couvert de sang, il commence à prendre conscience de la violente douleur qu'il ressent au nez...
Fais chier, pourvu qu'il soit pas cassé... pense t-il en se demandant bien ce qu'il va inventer au boulot. Pourvu que ça ne sache se pas... J'ai pas besoin de ça...
Même s'il sait qu'il peut toujours rêver à ce sujet.
Il jette alors un regard haineux vers Smith et siffle entre ses dents :

-Toi, t'approche plus jamais d'moi...
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MessageSujet: Re: 00. "Cause you don't know me, I don't know you" [Hunter et Evan ] Mar 19 Nov - 17:50

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Une part de lui est soulagée que le gringalet soit parvenu à inverser la situation, sans ça Hunter doute qu’il aurait été capable de s’arrêter de lui-même. Il a entendu ce genre d’histoires tellement de fois : une bagarre de bar qui tourne au drame. Une mauvaise chute, un coup de trop et c’est terminé pour l’un comme pour l’autre. Il sait qu’il ne supporterait pas d’avoir le sang de quelqu’un sur les mains. Enfin là en l’occurrence il en a, mais il sait (du moins il espère), que le junkie s’en tirera. Son but est de lui faire mal, certes, mais pas de lui faire la peau. Son but, c’est surtout d’évacuer toute sa colère, toute sa frustration. Et puis c’est ce merdeux qui a commencé à venir le faire chier alors qu’il sirotait son whisky tranquillement. Tu parles d’une défense devant un jury.
Mais il n’aura pas à en arriver là. En revanche, le gringalet, lui, pourrait bien se retrouver devant un tribunal, avec un Hunter en fauteuil roulant face à lui.

Un instant il est en position de dominant et celui d’après, le garagiste est vautré sur le ventre, sonné. Sa tête a frappé le sol un peu trop durement et il a du mal à refaire surface à présent. Il entend un type gueuler et il lui faut un temps infini pour comprendre qu’il s’agit de Calvin. Il crache un mélange de salive et de sang en essayant de se redresser. Il s’est mordu la langue.
« Vas-y, essaye pour voir, p’tit merdeux ! Bouge d’un millimètre et j’te jure que j’te fait sauter l’caisson. Personne viendra t’pleurer, j’te l’garantie. Et tu veux savoir le plus génial dans cette histoire ? C’est qu’tous les gars ici jureront qu’c’était d’la légitime défense. On leur dira qu’t’as pété les plomb et essayé d’tuer Pendleton. C’est un vrai trou du cul, mais c’est un trou du cul avec une gueule qui m’revient, c’qu’est pas ton cas... »
Hunter pousse un soupir d’effort et se retourne pour se trouver assis, son regard vitreux observant la scène dont il a manqué un bout.
Smith se tient non loin de Gringalet, planqué derrière une table, face à Calvin Douglas qui pointe sa carabine dans sa direction. Hunter l’a jamais vu tirer, mais il sort son engin de temps en temps. Parfois c’est une batte, mais ce soir, ils ont décroché l’gros lot.
Nouveau soupir. Hunter passe une main dans sa nuque et la masse doucement en grognant, avant de réaliser que sa vue est brouillée par… du sang. Ce connard lui a pété l’arcade. Ou bien il s’est fait ça tout seul en tombant il y a un instant, après le coup que lui a asséné l’autre trou du cul. C’est bien sa veine. Soupir. Hunter essuie sa main poisseuse de sang sur son sweat (qui a été déchiré dans la bagarre, sans qu’il s’en aperçoive) et entreprend de se redresser.
« Tu bouges pas non plus, sac à vin. J’ai appelé l’shérif pour vous deux. »  
Hunter soutien le regard de Calvin quelques instants, puis se résigne. Ca sert à rien de discuter avec ce mec. Surtout pas quand il a un flingue entre les mains et qu’il est énervé à ce point…  

Le mécano reste donc vautré et, après quelques instants, Smith fait mine de vouloir lui tendre une serviette en papier pour éponger le sang qui lui dégouline sur le visage. Mais Calvin intervient et ne lui en laisse pas l’occasion. Tant pis.
Du coup, le grand blond n’a plus rien de mieux à faire que jeter un œil en direction du gringalet qu’il a salement amoché. Certainement plus que l’inverse n’est vrai… Du moins lui sera moins marqué par leur affrontement. Comment tout ça a commencé déjà ? C’est un peu flou. Sûrement pour de la merde, comme toutes les bagarres qui se déroulent ici.
Maintenant que le calme est revenu et qu’il n’est plus aveuglé par la colère, Hunter commence à se sentir un peu coupable. Il a cogné un peu trop fort peut-être, réagit avec trop d’empressement et sans réfléchir. Une sale habitude qu’il se traine…
C’est certainement pour ça qu’après deux minutes d’un pesant silence, il demande : « Tu voudrais pas filer une poche de glace au gringalet pour son pif, Cal ? Il va tout dégueulasser sinon… »  
Une part de lui voudrait ajouter : et tu sais à quel point ce foutu camé a besoin d’son nez pour s’enfiler sa poudre, mais il se maitrise. C’est stupide et cruel, il le sait. Il a vu Hippolyte se battre contre son addiction. Il a vu sa mère faire pareil. Nom de dieu, il sait même pas pourquoi il s’en est pris à ce pauvre type de cette façon. C’est d’aide qu’il a besoin, pas d’un coup d’latte…

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MessageSujet: Re: 00. "Cause you don't know me, I don't know you" [Hunter et Evan ] Mer 20 Nov - 20:23


Il pose sa main sur le table, le corps légèrement tremblant. Il faut croire que les coups de poings en plein visage l'ont d'avantage assommé qu'il ne le pensait. Il ferme les yeux une demi-seconde à plusieurs reprises, la main gauche portée à son nez pour calmer la douleur et éviter de mettre du sang partout. Ce n'est pas le manque d'envie qui l'empêche de s'affaler à même le sol, mais il doit rester sur ses gardes pour le moment.
Comme en arrière-plan, il entend une voix gueuler après lui ; il fait alors de son mieux pour reprendre contenance et se concentrer sur l'instant présent. Dans un sursaut, Evan constate avec stupeur que Calvin pointe une carabine dans sa direction. Il ne peut s'empêcher de reculer hâtivement de plusieurs pas, se heurtant au mur derrière lui.

Il doit avouer qu'il commence à être effrayé par la tournure des événements.
Il faut dire que cette fois, il sature ; il ne se sent pas capable de se battre avec quelqu'un d'autre, et en même temps il ne peut pas se laisser faire.
Il se braque alors à nouveau, la respiration courte et le corps tendu. Il ne veut pas empirer son cas et préfère ne plus ouvrir la bouche pour le moment, la mâchoire serrée.
A ce stade du désastre, le petit brun ne peut s'empêcher de se demander pourquoi ça lui arrive à lui... Après tout, il n'est pas véritablement méchant, même pas vraiment bagarreur, sa journée a été merdique au possible et si ça continue, il va quand même finir par passer pour la brute de l'histoire.

Il y a dans son regard un mélange d'expression sauvage et égarée ; il a conscience qu'il doit certainement avoir l'air d'un fou, coincé entre la table et le mur, ensanglanté, pâle et sur le qui vive.

Il dirige ses yeux vers le sol et constate que Pendleton reste assis par terre, sur l'ordre de Calvin.
Alors comme ça, le shérif va venir. Quelle merde... Il n'avait vraiment pas besoin de ça, pas besoin du regard des autorités sur sa vie. Il espère s'en tirer facilement et cherche mentalement un moyen de raconter la situation d'un point de vue avantageux. Par réflexe, il porte ses doigts à sa bouche pour se mordiller les ongles, complètement appuyé contre le mur. Il se répète en boucle à quel point la situation craint, à quel point il aurait mieux fait de la fermer... Comme d'habitude.

Evan constate qu'il a tout de même bien amoché son adversaire ; cependant il a conscience d'avoir bien d'avantage mangé la poussière. A la vue de ce spectacle, il ne sait quoi penser de ce qu'il vient de se passer. Ce qu'il sait, c'est qu'il ne ressent aucune fierté devant l'état du mecano. Il se sent juste un brin stupide et baisse les yeux sur son tee-shirt déchiré. Etant à 1 dollar près, il peste intérieurement d'avoir perdu un haut dans le conflit, mais se console en constatant que Pendleton est dans la même situation.

Et après ? Une fois l’adrénaline redescendue, le brun réalise l'absurdité d'une telle scène. Il commence à penser à ce qu'il va devoir dire au travail, mais aussi à comment gérer l'état de son nez très probablement cassé. Il doit avouer qu'il a sérieusement mal.

De toute façon, ce n'est pas encore maintenant qu'il va régler ces questions ; Evan entend la voix de Pendleton, demandant une poche de glace à son adresse, pour ne pas « tout dégueulasser »... Et vas-y qu'il l’appelle à nouveau « gringalet », ce surnom tellement peu valorisant.
Il n'arrive pas à savoir si l'intention est gentille, ou si c'est juste une occasion pour se foutre de sa gueule une dernière fois.

Le junkie relève lentement les yeux sur le grand blond, ne sachant trop comment réagir. Ce n'est sûrement pas le moment de faire une nouvelle esclandre, et après tout, le type vient de demander de la glace pour son nez... Il sait que ça va le soulager.

Il ne peut pas s'empêcher de fusiller Pendleton du regard ; mais l'instant d'après, il réalise qu'il devrait peut-être juste se contenter de prendre la poche de glace .

Lorsque Calvin s'approche de lui pour la lui tendre, le brun reste immobile et tendu un moment, avant de tendre une main hésitante. Puis, il attrape vivement la glace et la porte aussitôt à son visage, braquant ses yeux sur le mecano au sol, cette fois d'avantage dans l'optique qu'il y lise un remerciement silencieux...

Après quelques secondes, Evan finit par pousser la table et avancer tout doucement vers le centre du bar. En voyant le regard menaçant de Calvin, le brun tente de le rassurer.

-J'vais rien faire ! J'me bouge juste un peu, promis, j'déconne pas...

Inutile de rester planqué comme un animal acculé ; plus personne ne tapera personne, enfin c'est ce qu'il espère. Il va alors s'asseoir sur une chaise, à environ 2 mètres de Pendleton.
Posant ses coudes sur ses cuisses, il soupire en se massant l'arrière de la nuque, dépité... Puis, il tourne son visage vers le mecano, demandant d'une voix basse.

-Hé..? Toi, t'es sûrement plus habitué que moi. On risque quoi avec le shérif ? Va falloir genre... Payer une amende ou quelque chose comme ça ?

Il a sérieusement envie de savoir ; ne pas connaître la suite des événements lui tord le ventre en deux....
Et en même temps, c'est l'occasion de parler avec Pendleton comme deux êtres humains normaux devraient être capable de le faire; puis ça fera sûrement meilleure impression quand le shérif arrivera.
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MessageSujet: Re: 00. "Cause you don't know me, I don't know you" [Hunter et Evan ] Jeu 21 Nov - 12:16

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Pour une fois, les choses se passent plus ou moins comme il en a envie. Le junkie ne se met pas à hurler au scandale et parvient à se maitriser, comprenant peut-être que ce qu’il cherche à faire, c’est lui venir en aide sans trop avoir à se rabaisser et non pas à l’insulter gratuitement ou le faire passer pour un faible. Il ne présentera jamais d’excuse à un type pareil pour lui avoir mis une raclée, et il est persuadé que l’inverse est vrai, et c’est le maximum qu’il puisse faire pour faire amende honorable. Donc non seulement cette partie se passe plutôt bien, mais en prime, Calvin fait preuve de magnanimité et répond positivement à sa requête.  
Sauf que rien n’est fait pour durer et que ce connard de gringalet décide d’arracher le bras au lieu de se contenter de la main tendu. Ce petit con fait du zèle et remue malgré la menace du fusil de Calvin. Hunter est pourtant étonné de constater que le gérant du drugstore le laisse faire et le suit simplement du regard aller s’asseoir plus loin. Ce type est une blague… Un putain de gringalet culotté comme pas permis.
Hunter sourit, sans trop savoir pourquoi. Un petit sourire en coin qu’il s’empresse de ravaler.

« Hé..? Toi, t'es sûrement plus habitué que moi. On risque quoi avec le shérif ? Va falloir genre... Payer une amende ou quelque chose comme ça ? »
« C’est censé vouloir dire quoi cette connerie ? » commence-t-il par demander, faisant référence à la remarque sur le fait qu’il soit plus habitué que lui à se faire ramasser par les autorités locales.
C’est possiblement vrai ceci dit, donc le garagiste ne s’engage pas davantage sur cette pente glissante et décide de laisser couler. Il soupir avant de reprendre.
« D’jà à c’t’heure-ci, c’est sûrement l’adjoint qui va s’ramener. Will. Un gros connard un peu lent, genre….gendre idéal, animé par la soif de justice et ces conneries. Il nous f’ra passer la nuit au trou sans doute. »
Hunter porte la main à son arcade meurtrie, grimace de douleur, puis laisse retomber sa main déjà poisseuse de sang.
« Vous vous croyez à Disney Fucking Land ou quoi ? » s’agace Calvin en les observant tour à tour. « Fermez vos gueules. »
Hunter lève les mains en signe de reddition, marque un temps de silence, puis fouille dans les poches de sa veste en cuir pour trouver son paquet d’clope.
« Hey Cal ? J’peux m’en griller une ? »
L’autre répond par un grognement puis marmonne quelque chose de bien senti qui doit contenir plus d’insultes qu’autre chose, puis il retourne derrière son comptoir. Apparemment, il a décidé de laisser tomber l’idée de les braquer et de jouer les nounous. Il garde évidemment un œil sur eux et ils ont plutôt intérêt à filer droit, mais hors de question pour le tenant de se fatiguer en attendant l’arrivée des autorités. Et d’ialleurs, Calvin ne les apprécie pas tellement les autorités…surtout William en fait.
Les autres clients, eux, se sont réinstallés à leur table respective mais continuent de les observer du coin de l’œil, comme des bêtes de foire. Y a que Smith qui reste debout et fixe Hunter, dans l’attente de quelque chose.  Le garagiste finit d’ailleurs par lui faire signe qu’il n’a qu’à accoucher, sa clope fumante entre les doigts.

« T’as vu qu’j’t’ai aidé ? »
Putain quel trou du cul…
« Quoi t’veux une médaille ? »
« Baaah… Nan. C’la dit, tu pourrais plutôt m’payer un verre. »
« Va chier Smith. J’récompense pas la lâcheté » marmonne Hunter avant de redonner son attention au gringalet, fuyant surtout le regard courroucé de Smith.
Il devine son majeur pointé dans sa direction, l’entend l’insulter et décide de s’en foutre royalement. D’ici deux jours, ce crétin aura tout oublié de l’incident.
« J’serai toi, c’la dit… j’essaierai d’avoir les poches vides quand Will arrivera pour nous faire la morale. Sinon t’auras droit à un beau jeu d’empreintes à ton nom en plus du sermon… » glisse Hunter à l’attention de Davis, l’air de rien, tapotant sa propre poche de veston en cuir. « M’enfin ça t’ferait pt’être pas d’mal. »
Foutu junkie.

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Dernière édition par Hunter D. Pendleton le Sam 23 Nov - 16:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 00. "Cause you don't know me, I don't know you" [Hunter et Evan ] Sam 23 Nov - 14:44


Malgré ses petites magouilles illégales, Evan n'a encore jamais fréquenté les autorités de trop prés. A ce sujet, il a conscience de sa chance et sait qu'il ne devra pas trop jouer avec le feu dans le futur. Quand il regarde le mécano en coin, il a le pressentiment que lui, par contre, c'est autre chose. Il trouve ça ironique, baisse la tête sur ses genoux en songeant à cette idée ; le type est un intolérant chronique des addictions, lui pète la gueule sans vergogne, mais il y a de grandes chances pour qu'il se soit d'avantage retrouvé en face du shérif qu'Evan lui-même. Finalement, le brun n'est peut-être pas le méchant garçon du duo. Il a presque envie de lui glisser à l'oreille ; dire que c'est moi le junkie et c'est toi qui connaît par cœur les autorités locale... Drôle non ?

Mais il rabat son caquet, se contente de hausser les épaules d'un air de dire : « ça veut dire c'que ça veut dire... » lorsque Pendleton lui demande c'est que censé vouloir dire sa précédente allusion.
Aucun des deux ne s'arrêtent la dessus, sûrement calmés par leur bagarre toute fraîche.
Le garagiste se décide à répondre à sa question, et commence par lui déballer le prénom de l’adjoint, ainsi qu'un résumé plutôt précis sur le type.

Pendant son petit topo, Evan ne le lâche pas des yeux, sourire en coin. Ça le fait franchement rire cette situation, à quel point le grand blond connaît tout ça, c'est plutôt incongru. Il hoche la tête, jusqu'à ce que l'annonce de la nuit au trou tombe. Tout à coup il rigole moins, son visage pâlit même un peu alors qu'il se prend la tête dans les mains en pestant.

-Putain, c'est pas vrai... J'ai un taff moi, si j'me présente pas demain je suis viré, illico ! J'ai aucune autre chance ! Si tu dis la vérité, j'peux dire adieu à mon salaire.

A moins que Will les relâche au petit matin...
Visiblement ses inquiétudes bruyantes ne sont pas du goût du patron, qui leur ordonne de la fermer. Evan se tait aussitôt, ne souhaitant pas empirer son cas. Lui qui voulait se faire petit dans la ville, pour continuer ses conneries dans son coin... On repassera pour la discrétion.
Il coupe court à ses pensées, et dirige son regard fatigué vers le comptoir. Calvin est sur les nerfs, ça le fait pas du tout marrer que deux mecs se refassent le portrait, détruisent son bar, pour au final taper la causette trois minutes plus tard. On peut comprendre, songe Evan en se redressant sur sa chaise.
Tout en se massant douloureusement la nuque, le brun jette un œil à son camarade de baston. Celui-ci sort une clope de sa poche pour s'en griller une. Soupirant, Evan lui jette un regard volontairement envieux. En tout cas assez pour que le grand blond puisse sentir deux yeux braqués sur lui et sa cigarette. Il meurt d'envie de fumer, lui aussi, ça le détendrait un peu. Mais il ne va évidemment pas demander explicitement à son compère de baston de lui faire la charité.
Il se contente d’espérer que son expression de chiot mouillé sera convaincante et qu'il n'aura pas besoin d'ouvrir la bouche.

Soudain, alors qu'il se concentre pour avoir l'air tout à fait malheureux, le type qui lui a écrasé les doigts tout à l'heure se rapproche légèrement, déclenchant chez Evan un mouvement de recul sur sa chaise. Il n'y peut rien, il est plutôt craintif et le mec le dégoûte. Ce qui ne l'empêche de grincer entre ses dents des insultes inaudibles, visage crispé et à nouveau baissé sur ses genoux. Le mec veut visiblement parler à Pendleton, alors le brun ouvre grand ses oreilles, curieux de ce que se pauvre type à a dire.

« T’as vu qu’j’t’ai aidé ? »

Non mais il rêve. Il ne se gêne pas pour relever vivement la tête, la secouant lentement de gauche à droite d'un air de total ecoeurement. S'il s'écoutait, il se lèverait pour lui en foutre une bien sentit, à ce connard en manque de reconnaissance sociale. Mais Smith ne s'arrête pas la et réclame un verre au grand blond.

Evan imagine déjà la scène ; le type qui lui a pété le nez et le mec qui l'a aidé en train de trinquer ensemble à la lutte contre les junkies qui erre dans les bars. S'il continue d'y penser, il va vomir.
Mais la réponse de Pendleton lui décrispe les traits et lui fait relever la tête vers le mecano. S'il s'attendait à ça ; à ce qu'il l'envoie chier comme ça... Franchement, ça lui fait une sacrée impression, et d'ailleurs c'est tellement flagrant qu'il s'empresse de fixer un point derrière l'épaule de Pendleton , dans le vide, avant d'avoir l'air trop satisfait.

Il tente d'avoir l'expression le plus impassible possible, mais il ne peut s'empêcher d'avoir l'impression d'être puni. Interdit de bouger et de trop parler, coincé sur une chaise... Comme au lycée. La voix de Pendleton le tire de sa rêverie, et ce qu'il lui conseille le fait sursauter immédiatement.
Le sachet de coke !! Il faut absolument qu'il vire ça de sa poche, comment a t-il pu oublier ? Il entrouvre la bouche, halluciné par sa propre inconscience et se lève de sa chaise, cherchant du regard les toilettes. Il entend ce que le mecano lui dit en dernier. Il se tourne vers lui, rétorque d'une voix mordante ;

-Sérieux, arrête tes répliques de sale con à chaque fois que tu dis un truc cool... T'es pas obligé, j't'assure. C'est pas parce que j'prend d'la drogue que j'comprend pas un langage sympa.

Au contraire.
Sur ces mots, et pour le laisser méditer sans avoir à se confronter à lui, Evan s'adresse à Calvin d'une voix bien plus douce, voir caressante.

-Calvin, faut que j'aille aux toilette... C'est urgent. J'te jure que je ferai pas de connerie, si tu me fais pas confiance t'a qu'à demander a quelqu'un de rester derrière la porte, j'en sais rien...

Le patron le fusille du regard et gronde, tout en pointant du doigt sa carabine.

-Hors de question de t'accompagner aux toilettes. Si t'es pas sortit dans 5 minutes, j'tire à travers la porte et tant pis pour toi.

Evan frémit à cette idée et avance lentement vers les toilettes, histoire de montrer qu'il ne va tenter aucune feinte. Une fois arrivé face à son but, il s'empresse de vider ses poches, jetant toute substance aux toilettes avant de tirer la chasse dans un soupir se rapprochant d'un gémissement de soulagement. Avec le même empressement, il retourne à sa place le plus sagement possible, se rasseyant lourdement sur sa chaise.
A cet instant, un homme rentre dans le bar, habillé de telle façon qu'Evan en déduit qu'il est l'adjoint en question. Il baisse la tête, la gorge serrée par le stress, et murmure à Pendleton.

-Hé, merci quand même, pour la coke...
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MessageSujet: Re: 00. "Cause you don't know me, I don't know you" [Hunter et Evan ] Dim 24 Nov - 9:25

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Ouais, pt’être que c’est pas pour ça qu’tu comprends pas un langage normal, en tout cas c’est bien parce que tu t’drogues qu’on en est là.
C’est c’qu’il a envie de lui répliquer, pourtant il s’abstient. Parce qu’il sait que s’il ouvre la bouche pour dire ça, l’autre va commencer à le faire chier. Il va lui dire que c’n’est pas lui qui a donné le premier coup, jouer les victimes et Hunter va se sentir obligé de lui refoutre son poing au milieu du nez… Alors pour une fois, il va tâcher de se maitriser, de garder son sang froid, et de jouer les adultes responsables. Parce qu’être face à un junkie, c’est comme être face à un enfant demeuré et capricieux qui n’est pas encore tout à fait capable de tracer une limite très nette entre le bien et le mal.
Foutus junkies.

De toute façon, l’autre trouve une excuse pour se tirer et aller se débarrasser de sa came. En parlant de se débarrasser d’ailleurs, Cal a l’air très pressé de le faire avec leurs carcasses, parce qu’il en oublie d’être un trou du cul et de laisser Davis se compisser… Enfin il le fait en le menaçant de lui ajouter quelques trous du cul dans la peau avec son flingue, mais le gringalet devrait tout de même s’estimer heureux…

Hunter profite de sa disparition pour se remettre sur ses pieds, non sans un effort. Il est déjà un peu courbaturé et le rush d’adrénaline disparu, il se sent un peu cotonneux. Vaseux à cause de tout l’alcool qu’il a ingurgité avant l’arrivée de son adversaire pathétique aussi. Lorsqu’il veut passer une main dans sa nuque pour la masser une fois encore, ses doigts rencontrent un des morceaux de verre encore dans ses cheveux et il tique. Le grand blond porte son doigt à ses lèvres et lorsqu’il l’observe, il constate une infime coupure.
« Enculé d’merde… »
« C’est exactement c’que j’étais en train d’penser d’toi, Pendleton. »
« Oh ça va, y a pas autant d’casse que quand Larry et Jimmy se sont mis sur la gueule l’autre fois » marmonne Hunter, son orgueil toujours à vif.
« Tu m’dois un verre. »
« C’pas moi qui l’ai cassé. »
« Il me doit deux verres. »
« Mouais… »
Le garagiste préfère ne pas trop insister et prendre le risque d’aggraver sa situation. La dernière chose qu’il veut, c’est être interdit d’entrée au drugstore. Calvin serait très capable de lui faire ce coup-là, au moins pour quelques temps.
Le regard azuré d’Hunter se porte d’ailleurs sur l’écriteau maison installé sur la pompe à bières qui dit : je me réserve le droit de refuser de servir les connards. Ca l’a sacrément fait marrer quand il l’a vu la première fois mais là, tout de suite, il a peur d’être considéré comme un connard par le patron des lieux…

Du coup, lorsque le silence revient, il va remettre un peu d’ordre dans la salle. Il vient de relever la dernière chaise lorsque le gringalet ramène son cul osseux dans la salle principale pour s’asseoir sur la chaise qu’il a quittée. Et comme il le pressentait, c’est Will qui fait son entrée à cet instant, son uniforme impeccable sur le dos. Un connard parfait et un parfait connard. Il doit pas venir boire un coup très souvent dans le coin.
« Hé, merci quand même, pour la coke... »  
« Putain, m’remercie pas pour ça. »
Et il espère que le message passera comme il l’entend. Pas comme un « pas la peine de t’excuser, man, c’est tout naturel entre amis », mais bel et bien comme un « m’associe pas à tes saloperies mec, j’ai juste voulu m’épargner des emmerdes à cause de tes conneries d’junkie de merde »…

« B’soir les gars. »
Quelques saluts s’élèvent, mais la plupart des clients gardent leur nez dans leur pinte de bière.
« Débarrasse-moi d’ces connards et rent’ chez toi Armstrong. »
« Y a pas eu trop de dégâts apparemment... A part leurs tronches... »
« J’te d’mande pas d’jouer les assureurs, j’te d’mande de les virer d’là ! C’est dans stes capacités ou pas ? »
« Pas la peine de s’énerver » rumine William en s’approchant de Pendleton et le gringalet qui n’en mène décidément pas large. « Il s’est passé quoi cette fois ? »
« I’m’faisait des avances et j’étais pas intéressé. Ca l'a mis en pétard » sourit Hunter en désignant l’autre du pouce.
L’adjoint du shérif soupir et les observe tour à tour.
« J’vais avoir des problèmes avec vous ou pas ? J’vous sors avec ça ou vous allez vous t’nir tranquille et grimper à l’arrière gentiment ? » les questionne-t-il en agitant ses menottes.
« C’est bon, on va t’suivre sans faire d’histoires, grand chef. Pas vrai, gringalet ? » demande Hunter en se tournant vers lui, affichant toujours son air moqueur.  
Ce p’tit con a intérêt de suivre son exemple s’il ne veut pas s’attirer des ennuis. Parce qu’il a beau dire, Armstrong n’est pas tellement un connard. Il est même plutôt cool, surtout dans ce genre de situation. Il a bien vu que la situation est désamorcée et que l’usage de la force ne parait pas nécessaire. Inutile de lui donner des raisons de devenir un petit flic modèle.
Davis n’a pas intérêt à jouer au con et à tenter de se faire la malle ou une connerie du genre.    

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MessageSujet: Re: 00. "Cause you don't know me, I don't know you" [Hunter et Evan ] Dim 24 Nov - 14:19


Lorsqu'Evan glisse un remerciement sincère à l'oreille du mécano, celui-ci l’envoi chier dans les règles, mais pas réellement méchamment. L'intonation sur laquelle il lui répond ne laisse aucun doute sur le message de sa réplique ;  juste histoire de lui rappeler qu'il n'a rien à voir avec cette histoire de cocaïne et qu'il ne sont sûrement pas du même monde. Le brun soupire d'agacement et siffle entre ses dents, tête baissé.

-T'arrête de faire ta sainte-nitouche. Tu crois que c'est mieux de se biberonner à l'alcool tous les week-ends ? Hein ?

Il dit ça au hasard, mais il imagine très bien le grand blond faire ce genre de choses.
De toute façon, ils n'auront pas le temps de s'envoyer chier éternellement puisque Will est maintenant en face d'eux, demandant ce qu'il s'est passé. Evan s'enfonce dans sa chaise, mains crispées sur ses genoux.
Il est clair qu'il n'a pas la conscience tranquille, alors il s'imagine des tonnes de choses improbables, du genre fouille dans sa cabane ou chien détecteur de drogue. Il fait de son mieux pour ne pas rencontrer le regard du shérif, frottant maintenant ses mains l'une contre l'autre, coude posés sur ses jambes.
Il tente de se raisonner et bénit le ciel que Pendleton prenne les rennes de la situation au moment ou il y en a besoin.
Mais la réplique du blond irrite Evan, qui, ne réflechissant pas, tourne sa tête lentement vers lui avant d'aboyer d'une voix éraillé :

-Hé, pédale toi-même pauv'con !

Il se redresse vivement et lève les yeux sur Will, oubliant son précédent malaise.

-M'sieur, il m'a explosé le visage contre la table avant d'me péter le nez, voilà ce qu'il s'est passé.

Il reporte alors son attention sur Pendleton et plante son regard dans le sien.

-T'as d'la chance que j'me chope pas un avocat pour te ruiner.

A peine à t-il terminé sa phrase qu'une idée le percute soudainement. Maintenant qu'il vient de balancer ce qu'a fait Pendleton -et de le menacer en prime-, il se pourrait qu'il le balance également... Et ses accusations seraient autrement plus grave.
Vu sous cet angle, peut-être que sa première réplique n'était pas nécessairement dans le but de le faire sortir de ses gonds.
Il espère qu'il se trompe ; que le mécano est juste un pauvre type et qu'il n'a absolument pas essayé de le sortir de la.
Parce que sinon... Il peut commencer à se bouffer les doigts de s'être excité sans réfléchir, comme un idiot, au lieu de gentiment la fermer.
Dans le doute, il jette un regard à Will et ajoute plus calmement :

-Enfin... J'ai répliqué hein, c'est 50/50 cette histoire...

Hé ben, c'est pas beau à voir. Il réalise qu'il réagit de façon tellement lunatique qu'il pourrait vraiment être pris pour un taré ; alors pour éviter de quelconque problème, il décide de se comporter correctement à partir de maintenant. Il manquerait plus qu'il sorte d'ici les poignets menottés...

Lorsqu'ils doivent partir, le mécano se tourne vers lui pour lui demander s'il compte suivre sans faire d'histoire, Evan ravale le « gringalet » -qui décidément, ne passe pas-  et hoche la tête.

Il se lève alors, suivant son aîné, et avance avant d'entrer à l'arrière de la voiture sans faire d'embrouilles. Pendleton ne tarde pas à s'asseoir également, à coté de lui. La situation est telle que le brun ne peut s'empêcher de lâcher un rire nerveux, posant lourdement son front encore un peu ensanglanté contre la vitre.

-Toi t'auras vraiment été la cerise sur le gâteau d'ma journée de merde...

Il tourne son visage vers le mecano, ne le lâchant plus des yeux pour l'observer des pieds à la tête. Il a l'arcade dans un de ses états... C'est presque aussi moche que son propre nez. Il ne peut se retenir de sourire en coin, fixant la blessure.
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MessageSujet: Re: 00. "Cause you don't know me, I don't know you" [Hunter et Evan ] Dim 24 Nov - 15:58

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Est-ce qu’il était aussi incroyablement culoté et stupide au même âge que Davis ? Non. Il devait l’être quand il avait une petite quinzaine d’années, et puis il a changé… Pas vrai ?
Plus Hunter l’entend, plus il doit supporter ses sourires mièvres et ses airs de gros dur qu’il troque d’un instant à l’autre pour une attitude de poule mouillée, plus le garagiste regrette de ne pas l’avoir tué pour de bon. Sérieusement, on lui aurait peut-être remis une médaille… Ce sale trou du cul ne paie rien pour attendre. Il l’a peut-être cogné sur la table, mais en attendant, le grand blond lui a également permis d’obtenir un sac de glace pour son nez de junkie de merde, il lui a évité de se faire coffrer pour possession de drogue et il fait le mariole pour que l’attention de Will se focalise sur lui et qu’il foute la paix à l’autre trou du cul qui se chie dessus.  
Y a pas de putain d’justice dans ce monde de merde, c’est certain à présent.

Armstrong se contente de soupirer face au scandale que le plus jeune tente de provoquer. Il tente de croiser le regard du motard pour obtenir sa version et Hunter hausse une épaule et détourne le regard, les mâchoires crispées par l’agacement. Rien à foutre fais c’que tu veux d’moi, Will le Bègue, semble-t-il dire. L’adjoint du shérif n’en obtient pas plus de la part du gérant du bar et il finit par laisser tomber. D’autant que le gringalet semble revenir sur ce qu’il disait et par partager les charges.
Trop peu trop tard d’après Hunter, mais il l’entend quand même et le note quelque part dans son cerveau encore un peu embrouillé.
« En route. »
Et c’est ce qu’ils font. Will salue Calvin qui lui répond par un majeur levé dans sa direction que l’adjoint fait mine de ne pas voir. Hunter doit lutter contre lui-même pour ne pas se laisser aller à sourire. Il lui suffit d’un seul regard sur la silhouette de son compagnon d’infortune pour perdre toute envie de se marrer. P’tit con.
Pourquoi c’est sur lui que ça retombe en plus ? Pourquoi est-ce qu’il s’évertue à le défendre après lui avoir mis une raclée, alors que c’est lui l’honnête citoyen ? Il était tranquillement installé à sa table quand ce trou du cul est venu le déranger et lui agiter son sachet de coke sous les yeux… Enfin ça c’est pratiquement passé comme ça.

Hunter tique d’agacement et se faufile sur la plage arrière, jetant un regard courroucé à l’adjoint du shérif qui referme derrière eux puis s’installe à l’avant. Et l’autre con qui se met à ricaner. Qu’est-ce que tout ça a de drôle au juste ?  
« Toi t'auras vraiment été la cerise sur le gâteau d'ma journée de merde... »
« Et toi t’es le plus gros trou du cul qu’j’ai rencontré dans ma vie entière » réplique Pendleton avec ressentiment. « J’oublierai pas qu’t’as essayé d’tout m’mettre sur l’dos… »
« Commencez pas derrière ! Silence radio jusqu’au bureau, c’est compris ? »
« Compris grand chef » confirme Hunter en jetant un regard chargé de menace au gringalet, histoire de lui faire comprendre que s’il a quelque chose à dire, il ferait mieux de tourner sept cent fois au minimum sa langue dans sa bouche de merdeux…

Le reste du trajet (qui leur prend moins de trois minutes) se fait dans un calme rébarbatif. Hunter s’est rapproché de sa vitre et observe l’extérieur, vaguement éclairé par les phares de la bagnole de l’adjoint et la pâle lueur de la lune.
William sort du véhicule, va ouvrir la porte du bureau, puis retourne auprès d’eux pour leur ouvrir la portière.
« Tu connais l’chemin Pendleton » lance-t-il au grand blond qui maronne un ‘va t’faire’ bien senti, avant de se diriger vers l’intérieur. « Vous avez l’choix : j’prends vos dépositions maintenant et vous cuver ensuite, ou bien on remet ça à demain et vous commencez par aller roupiller ? »
« Paraît qu’le gringalet a un job qu’il peut pas s’permettre de perdre alors… »
« Alors fallait y réfléchir avant d’se battre en plein nuit dans un bar et m'obliger à interrompre ma sieste. Chacun ses problèmes. »
Hunter sourit de toutes ses belles dents blanches. Et toc, junkie de merde.

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MessageSujet: Re: 00. "Cause you don't know me, I don't know you" [Hunter et Evan ] Dim 24 Nov - 19:11



« J’oublierai pas qu’t’as essayé d’tout m’mettre sur l’dos… »

Pour le coup, Evan se sent réellement idiot. Il ouvre la bouche pour parler, hébété, mais ne sait pas quoi dire qui pourrait ne pas ébranler son orgueil.
En même temps, il se sait plus fort que toutes ces conneries d'ego, et maintenant qu'il a réalisé que Pendleton avait réellement fait ça pour ne pas empirer la situation, il ne voit aucunes raisons de ne pas tenter des excuses. Après tout, il lui a peut-être pété la gueule, mais il vient de lui éviter de sérieux problèmes concernant sa possession de dope.
Il lève la main comme pour arrêter le mécano et se lance, à voix basse.

-Ouais justement à ce sujet... J'suis désolé, sérieux, j'avais pas bien compris que...

« Commencez pas derrière ! Silence radio jusqu’au bureau, c’est compris ? »

Evan soupire d'exaspération en fermant les yeux un instant, évitant dans le même coup le regard de tueur qui vient de se poser sur lui et qu'il peut sentir même en fixant droit devant.
Il a bien l'impression qu'il ne marque pas beaucoup de points auprès du mécano, ce qui est compréhensible au regard de ses sautes d'humeurs précédentes.
Durant le reste du trajet, le brun se garde donc de tout commentaire et reste immobile, mordillant compulsivement ses ongles tout en jetant plusieurs regards furtifs vers Pendleton.
Lui reste tranquille également, observant le paysage de la nuit tombante.

Une fois arrivé, c'est le blond qui sort en premier, alors qu'Evan passe quelques secondes à observer le poste, réticent au possible. S'il pouvait, il se tirerait la maintenant, mais il serait retrouvé en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Et il a son quota de décisions stupides journalières.

Il finit par sortir et rejoindre le mécano qui lui, se dirige vers l'intérieur sans hésitation.

« Tu connais l’chemin Pendleton » 

Tiens, encore une remarque qui sous-entend que le type connaît bien le poste de police. Le brun ne se prive pas de lever la tête vers son aîné pour lui adresser un sourire éclatant, évidemment teinté de moquerie. Il ajoute en prenant l'air le plus détaché possible, marchant à moins d'un mètre de lui.

-Voyez vous ça... Et je parie que c'est pour des bagarres sous alcools, pas vrai ?

Il mettrait sa main à couper que c'est ce genre de choses qui apporte des soucis au mécano. Hmph, et après ça vient faire les moralisateurs. songe t-il en soupirant.

-Sais-tu que l'alcool est considéré comme une drogue par les spécialistes ? insiste t-il d'une voix se rapprochant volontairement de celle d'un exaspérant petit monsieur-je-sais-tout.

Une fois installé, Will propose de prendre soit leurs dépositions maintenant, ou plutôt le lendemain.
Evan ne sait que répondre ; dans tous les cas, rien ne l'arrange.
Il ouvre la bouche pour protester et parler de son travail, mais Pendleton prend les devants, à sa grande surprise. Il a vraiment du mal à le cerner, celui-la... Est-ce qu'il tente de l'aider, encore cette fois ?

Dans le doute, le brun hoche la tête pour appuyer ses propos, mais Will les balaie de la main sans y prêter une véritable attention.
Evan n'a plus envie de faire le malin, à l'idée de perdre son job .
Et cette saleté de garagiste qui remue le couteau en lui adressant à son tour un sourire colgate dans les règles de l'art.
Mouais, c'est de bonne guerre, passe pour cette fois... grince t-il intérieurement.
De toute façon, il faut qu'il tente quelque chose pour sauver son job, alors il se rapproche de l'adjoint.

-Il faut vraiment que je puisse y aller M'sieur. Sans rire, j'bosse aux espaces verts et ils sont... Tolérance zéro avec ça. Si on fait la déposition ce soir, demain j'pourrais être reparti à la première heure ? Le boulot, c'est à 8h.

Il essaie d'avoir l'air le plus convaincant possible, mais ce coup la, il le sent plutôt très mal. Ca suffit pas toujours de prendre sa voix implorante, et c'est pas vraiment crédible avec le reste de ses actes alors... Il y a plus qu'a croiser les doigts. Il retourne près de Pendleton et ajoute :

-Toute façon, moi j'préfere faire la déposition ce soir.

Il tourne alors son regard vers le mécano pour avoir son approbation, espérant qu'il ne lui mette pas trop de bâtons dans les roues.
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MessageSujet: Re: 00. "Cause you don't know me, I don't know you" [Hunter et Evan ] Lun 25 Nov - 10:32

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L’autre commence à sérieusement l’irriter avec ses histoires d’alcool et d’arrestations répétées. Hunter assume parfaitement tout ce qu’il fait et jusque là, il peut se vanter de n’avoir connu que le banc de la cellule de dégrisement du poste de police de Grayson. Contrairement à ce que tout le monde pensait, il n’a pas si mal tourné et n’a jamais eu à foutre les pieds dans une prison d’Etat, ce pour quoi il se sent plutôt fier. Il n’a jamais touché à des drogues dures, jamais violé de gonzesse, jamais tué ou blessé grièvement qui que ce soit, il paie ses impôts et participe activement à la vie de sa communauté en se rendant utile chaque fois que nécessaire. Alors entendre ce sale merdeux de parasite venir se foutre de lui, minauder et puis finalement pleurnicher pour son job… Ca lui donne juste envie de lui éclater une fois encore la tronche quelque part. N’importe où pourvu que son sang de junkie gicle à gros bouillons.
Et puis s’il connaît si bien l’endroit et les méthodes de travaille de Bob et Will, c’est surtout parce qu’il est ami avec le shérif et lui rendait fréquemment visite par le passé. Depuis l’accident de Matt, il a pris un peu ses distances avec lui… Surtout pour éviter de s’afficher sous son nez avec chaque fois plusieurs grammes d’alcool dans le sang. Ca ne se fait pas de pavaner ivre mort sous les yeux d’un ancien alcoolique.  C’est aussi pour ça que depuis quelques temps, c’est Armstrong qui est de veille en soirée et se charge d’aller récupérer les poivrots dans leur genre.

« Faut pas un casier vierge pour bosser aux espaces verts ? » demande William, les sourcils froncés, affichant son petit air de fouine qui s’apprête à essayer de foutre le bordel innocemment dans la vie de quelqu’un.
Qu’il se fasse plaisir tien.
« T’façon, d’ici demain soir, toute la ville s’ra au courant d’c’qui s’est passé alors si tu crains pour ta réputation, gringalet… »
William lui adresse un rapide coup d’œil avant de redonner son attention à Davis qui affirme une fois encore qu’il préfère déposer ce soir. Il l’observe un moment, se tourne vers Hunter qui se contente d’hausser une épaule, l’air de dire qu’il s’en tape royalement.
« Va pour ce soir. Et j’vous libère à 6h. »
« Putain, moi j’commence qu’à 9h. Tu veux pas m’réveiller à 8h plutôt ? Puis j’veux un d’ces trucs français là… Un croissant ! Avec un bon jus d’orange pressé par Joan. »
« Va t’faire voir Pendleton » soupir William qui a bien comprit qu’il se fiche de sa tête, avant d’aller trainer les pieds jusqu’à son bureau, dans le renfoncement. Il n’y qu’Hippolyte qui a droit a un peu d’intimité et un bureau fermé à lui. « Installez-vous et j’vous préviens : si vous m’ennuyez trop, si vous hurlez, si vous recommencez à vous taper dessus, j’arrête tout, j’vous enferme en cellule et j’vais m’coucher. Et le réveille, ce sera quand je le vouderai bien et je le voudrais sûrement pas avant un lonnng moment. Entendu ? »
« Entendu. »
Une parfaite occasion de tester le gringalet et de savoir s’il souhaitait réellement garder son job ou pas.
Hunter s’installe sur la chaise la plus proche, rapidement imité par Davis. Pendant qu’ils sont assis, William va fouiller dans les dossiers pour sortir les leurs. Enfin au moins celui d’Hunter. Le junkie sera ravi de constater qu’il en a un, à n’en pas douter. Il n’est pas aussi étoffé qu’il le devrait ceci dit, Hippolyte étant un ami et les choses se passant à Grayson ayant tendance à rester à Grayson… Sa délinquance juvénile a ainsi été pratiquement entièrement passée sous silence. Merci shérif !
Ses dossiers en main, William vient s’asseoir face à eux et agite la souris de son ordinateur. Un truc totalement démodé qui fait un boucan infernal et n’est même pas équipé d’une connexion.
« C’est pour quand le wifi ? »
« J’sais pas. T’sais bien qu’ça a du mal à fonctionner dans l’coin… J’suppose qu’on doit déjà être reconnaissant de plus avoir à tout s’taper à la main. »  
« Tu m’étonnes… »

William tapote sur sa machine antique pendant qu’Hunter et Gringalet prennent leur mal en patience. Ou pas. Après quelques instants à peine, le plus âgé soupir et reprend la parole.
« Y a moyen qu’j’aille me rafraichir un peu ? Puis j’aurai besoin d’un strip ou deux pour ça » explique-t-il en désignant son arcade amochée.
« T’es pas dans un hôtel. »
« J’suis pas au goulag non plus. »
« Bon vas-y. Grouille-toi. »
Encore une fois, cette attitude désinvolte prouve bien qu’ils sont dans une petite ville. Ailleurs, l’officier aurait tenu à accompagner Hunter partout où il se rendait, surveillé qu’il ne se fasse pas la malle, ne se blesse pas ou ne trouve pas quelque chose pour les blesser… Mais William et Hunter se sont vus grandir l’un et l’autre de loin. Et ça change tout. Même s’ils ne s’apprécient pas spécialement, ils sont voisins et ça veut dire beaucoup dans un bled comme Grayson.
Et puis ils sont juste là pour se faire taper un peu sur les doigts.  
« Merci grand chef. »
Et là-dessus, Hunter se remet debout et se dirige vers la pièce d’eau près des archives fermées à clés. Faut dire que c’est là que se trouve la réserve de flingues du village. Ils font confiance, mais ils ne sont pas fous non plus…  

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MessageSujet: Re: 00. "Cause you don't know me, I don't know you" [Hunter et Evan ] Ven 29 Nov - 23:48


« Faut pas un casier vierge pour bosser aux espaces verts ? »

Le cœur d'Evan rate un battement, alors qu'il marmonne quelque chose d'inaudible qui ressemble plus à un grognement qu'autre chose. Il faut surtout pas qu'une merde lui arrive à ce sujet ; son casier judiciaire est bien la dernière chose qui lui reste pour prouver au monde qu'il n'est pas descendu plus bas que terre.
Il a la vague sensation que tant que son casier est vide de toutes traces, rien est concret ; alors tout va bien, il est clean et peut continuer ses conneries. Ha, le déni.
Il frotte ses mains moites sur son jean à plusieurs reprises, avant de lâcher d'un air faussement désinvolte ;

-Figurez vous qu'il est vide, mon casier, vous pouvez vérifier. Sûrement plus vide que celui d'Pendleton.

Ouais, il parle comme si l'autre avait disparu. Faut dire qu'il commence à lui courir sur le haricot, a force de l'appeler Gringalet et de lui parler comme à un crétin. Évidemment, qu'Evan tient au peu de réputation qui lui reste ; et la réplique du grand blond n'apaise décidément pas ses angoisses.
Ville pourrie. Il peut déjà imaginer les gens jacqueter entre eux, élaborant des thèses idiotes sur le pourquoi du comment le mécano du coin et le paumé de service en sont venus aux mains.

-Figure toi que j'men fous de ce que disent ses abrutis. Ment-il d'une voix se voulant agressive mais ressemblant d'avantage à un camouflage de crainte.
Il voudrait avoir l'air d'un doberman mais ressemble à un chiot mouillé.

Il croise les bras et soupire, fixant son attention sur un point du sol. Lorsque Will accepte de les lâcher à 6h, il se retient de sourire de soulagement, encore trop vexé par la situation. Au moins, le licenciement, c'est pas pour tout de suite.
De toute façon, sa réaction crispée et plutôt bizarre passe inaperçu, puisque Pendleton est trop occupé à faire le malin en demandant à être réveillé tranquillement avec croissant et jus d'orange.

Evan, toujours bras croisées et tête d'enterrement, secoue la tête d'un air de dire : «Il a pas finit celui-la ? Intenable... » .
Il doit bien avouer qu'il n'arrive pas à cerner son compagnon d'infortune, qui a l'air d'aimer l'humour un brin provocateur. A vrai dire, s'il ne l'avait pas dans le collimateur, ça le ferait plutôt rire. Mais la, il force ses zygomatiques à rester sagement stoïque, pour le principe d'être une tête de con jusqu'au bout.
De toute façon, l'adjoint l’envoi se faire voir avant de leur demander de s'asseoir, leur expliquant bien qu'au moindre débordement, ça chaufferait pour eux.

-Ouais, plus qu'entendu, j'tiens à mon salaire.

Une fois tous trois installés, il prend son inspiration, comme pour se préparer à ce qui va venir. Il craint la déclaration du mécano, plus qu'il ne le voudrait. S'il avait su... Il serait gentiment resté chez lui.
Comme il le pensait, Pendleton à un dossier. Mais bon, ça y est, il a assez fait la remarque et se contente de hausser un sourcil sans dire un mot.
De toute façon, au fond, il n'y porte aucune importance. Ce n'est pas à ça qu'il juge véritablement les gens. Le gars aurait pu avoir un casier judiciaire à faire peur, Evan ne l'aurait pas spécialement regardé de travers.
C'est juste que dans le cas du blond c'est... Particulier. Le type ne s'est pas gêné pour le mépriser ostensiblement, à la simple vue de la dope. Alors, immature et emporté, il se contente de l'imiter sans même s'en rendre compte. C'est même pas véritablement méchant, il cherche seulement à ne pas passer pour un faible. Et comme d'habitude, ça ne fait que l'enterrer.

Les deux hommes échangent quelques mots concernant la wifi, et un silence de court instant s’installe avant que le mecano ne demande à aller aux toilettes.
Evan se reconnait un point commun avec son ainé; la difficulté à rester en place trop longtemps.
L'adjoint accepte sans véritablement d'hésitations.
Pour le moment, Evan le trouve plutôt cool et croise les doigts pour que ça continue dans ce sens la. Ce qui lui fait craindre pour la suite, c'est qu'il n'a pour ainsi dire jamais vu Will auparavant, alors que Pendleton, si.
Qu'on le veuille ou non, ça lui donne un certain avantage.

Une fois le mécano partit, le brun, affalé sur sa chaise, tente une approche sympathique mais hésitante, pour marquer quelques points. Il s'imagine que la vie se passe comme ça, toujours.

-Hé.. Sinon vous... Il est cool votre taff ?

Will relève lentement les yeux de ses papiers, l'air de dire « Non mais tu déconnes ? ». Visiblement, il n'est pas être dupe. Il reste impassible, infligeant à Evan l’échec de sa question, avant de baisser à nouveau les yeux sur ses papiers.
Celui-ci dédramatise comme il peut, l'air toutefois gêné. Bon, la tentative pour faire copain-copain, c'est mort.

Il soupire alors profondément, tournant la tête vers la salle d'eau, en venant presque à espérer que le mécano se ramène rapidement. Irrationnellement, il trouvait le malaise moins lourd lorsque le grand blond était la.

Il n'y a pas à dire, le silence, il ne supporte pas. Il se redresse alors un peu et tapote des doigts sur le bureau.

-Bon, on pourrait pas commencer ? Moi je veux bien, qu'on en finisse.
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MessageSujet: Re: 00. "Cause you don't know me, I don't know you" [Hunter et Evan ] Dim 1 Déc - 8:54

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Il prend un malin plaisir à utiliser l’essuie mains de la pièce pour tamponner son visage sur lequel son sang a commencé à sécher et qu’il vient de mouiller en en fichant évidemment partout. Y a peu d’chance que Will le Bègue lui demande de nettoyer ça... De toute manière, maintenant que l’adrénaline est retombée et même s’il a un peu dessoûlé, Hunter sait que dans une demi-heure, maximum : il roupille comme un bébé. Que le gringalet soit ok ou pas avec l’idée et que leurs dépositions soient effectivement déposées sur le bureau de l’adjoint ou pas.
Fallait réfléchir à son boulot avant de se pointer dans un bar avec un sachet de drogue qu’il s’apprêtait à consommer. Ou à vendre. Bref, en tout cas, quand on transporte de la merde, il faut s’attendre à ce que quelqu’un réalise que ça pue. L’attitude de Davis à ce sujet l’agace prodigieusement. Les gens qui jouent les victimes d’une manière générale l’agace prodigieusement.

Hunter pousse un soupir et dépose l’essuie tâché de son sang sur le bord de l’évier pour ouvrir la petite trousse à pharmacie normalement mise sous clés, mais Hunter est suffisamment passé par ici pour savoir que la clé est cachée sous le premier classeur de l’étagère la plus proche. Il fouille à l’intérieur de la sacoche, prenant là encore beaucoup de plaisir à détruire l’ordre établi par Joan. Joan qui trie les pansements par taille… Qui fait ça, sérieusement ?
Bref, après quelques instants, il parvient à trouver son bonheur et utilise une compresse pour nettoyer sa plaie d’un peu plus près (à l’eau seulement, rien à foutre de ces histoires d’infections, ça arrive toujours qu’aux autres)  puis il place trois pansements de suture, observe le résultat et, satisfait, va vider sa vessie sans autre forme de cérémonie. William aura qu’à ranger tout ça. C’est la soubrette du shérif après tout, non ?

Sa vessie allégée, Hunter se rince les mains et les essuient sommairement sur son pantalon avant de sortir de la pièce pour rejoindre les deux autres qui sont en train de papoter comme deux gonzesses. Il lui faut quelques secondes pour comprendre qu’ne réalité, ils ont commencé sans lui.
« Putain, grand chef, tu déconnes à pleins tubes ! T’es sérieux, tu l’laisses raconter sa version sans même que j’puisse me défendre ? »
« Fallait bien qu’l’un d’vous commence » soupire l’adjoint.
« Bah il va sagement recommencer l’gringalet, parce que j’veux pas ne perdre une miette? »
« Va te faire voir, Pendleton. Ma patience a des limites et tu viens de les atteindre. Viens t’asseoir et fais-toi tout petit surtout. Parce que d’après ce que j’ai compris, c’est toi qui a donné le premier coup. »
Bah tiens, il avait pas perdu de temps. Hunter porte son regard glacé vers le gringalet qui est celui qui, pour le coup, tente de se faire tout petit. Sale merdeux.
« Et alors ? » finit par répliquer Hunter en haussant une épaule, se laissant retomber sur son siège. « Il est venu m’emmerder. Il voulait me parler de Notre Seigneur Jésus Christ pendant que j’sirotai mon whisky sans rien d’mander à personne. Il a frappé à la mauvaise porte, j’l’ai frappé tout court, c’est tout. Il a rendu les coups, Calvin a pété les plombs et nous voilà. J’sais même pas pourquoi tu t’emmerdes à faire un rapport, William. On pourrait pas juste… Se serrer la main et aller dormir ? Ca fera moins d’paperasse pour toi, le gringalet arrêtera de nous embaumer la pièce à force de s’chier d’ssus et j’pourrai pioncer peinard. »
« Oh bah oui, t’as raison, je ne vis que pour te faciliter la vie, Hunter… »
« Non mais, sérieusement… C’est bon, on est pote maintenant avec le gringalet. Tu sens pas tout l’amour qu’émane de nous ? »
« Je sens que t’essaye de te payer ma tête et ça commence à me courir… »
« Si tu continues à prendre ce ton menaçant, je demande à parler à un avocat. »
« Arrête ton char deux minutes. »
« Sinon quoi ? Tu vas m’mettre au trou ? »
« Hunter… »
« Vas-y, sois cool ! Puis r’garde-le ! Il fait autant pitié qu’un d’ces p’tits africains affamé qu’on voit sur les panneaux au bord de la route. On n’a pas fait trop d’casse, Calvin portera pas plainte, aucun d’nous a besoin d’soins. Tout ce dont on a besoin, c’est d’un p’tit peu d’repos et d’solitude pour réfléchir à nos bêtises. »
William pousse un lourd soupir et s’enfonce dans son siège, les observant otur à tour. Ce connard va craquer. Hunter en est certain. Parce qu’il arrive toujours à le faire craquer… Mais si Gringalet pouvait l’aider un peu, ça serait pas du luxe.

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MessageSujet: Re: 00. "Cause you don't know me, I don't know you" [Hunter et Evan ] Dim 1 Déc - 23:00


Parce qu'au fond, il est un peu fourbe, il saute sur l'autorisation que lui donne Will pour commencer la déposition. Et puisque le mécano prend tout son temps dans la salle d'eau, il n'hésite pas à se longuement faire passer pour la victime, usant et abusant d'un regard innocemment rougis, comme s'il allait à tout moment se mettre à pleurer de rage. En vérité, quand il y pense bien, cette histoire l'énerve véritablement, et s'il était seul chez lui, sûrement qu'il aurait pleuré de frustration pour son nez, sa réputation et sa fierté en morceau.
Mais dans le cas présent, il est inhibé par la situation -qui requiert avant tout de sauver un minimum sa peau- et joue de cette insensibilité temporaire pour  se contrôler et en rajouter une couche.
Il s'arrête immédiatement de parler lorsque Pendleton revient, râlant contre le fait qu'ils aient commencé sans lui.
Evan soupire bruyamment, regardant ses ongles en haussant les sourcils ;

-Sérieusement, tu chouines tout le temps comme ça ? Fallait pas passer trois plombes à te recoiffer.

Ha et en plus, il veut qu'il recommence tout son récit ? Ben voyons. Si Pendleton entendait tout ce qu'il venait de dire, il lui arracherait les yeux sans réfléchir. Mais à défaut d'avoir la supériorité physique, c'est sa manière de se venger d'avoir autant mangé la poussière.
De toute façon, Evan s'imagine que le mécano risque toujours moins que lui, sans raisons particulière. Sûrement une histoire de conscience pas tranquille, et la vague impression que Pendleton sait se tirer d’à peu près toutes situations... Qualité qu'il aurait rêvé d'avoir.
De toute façon, Will refuse, au grand soulagement d'Evan qui se serait vu pratiquement obligé de perdre toute crédibilité en changeant de version.
Parce qu'il se trouve qu'il n'a pas vraiment dit toute la vérité... Oh, pas vraiment mentit non plus ; juste une légère modification comme quoi Pendleton l'aurait frappé sans raisons particulières.

Il a omit de parler des provocations verbales et s'est contenté de jouer l'étonné, appuyant sur la notion d'incompréhension, du style : « J'ai pas compris ce qui arrivait, mais son taux d'alcoolisation semblait assez important, alors... C'est peut-être juste ça ».

Pour le moment, rien ne le trahit, Will ne faisant que rappeler qui a porté le premier coup dans cette histoire. Le brun garde les yeux rivés sur le sol, tournant lentement la tête à l'opposé du mécano, pour éviter de se transformer en pierre étant donné le regard qu'il pose sur lui.
Tant que Pendleton n'était pas la, il vivait plutôt bien avec sa conscience ; mais il doit avouer qu'il a honte de jouer au lâche, lorsqu'il se sait observé comme ça. Alors il se crispe et s'efforce de rester stoïque. Ce rustre de mécano lui fait vraiment jouer à l’ascenseur émotionnel.
Une fois rassit, il se lance dans un monologue racontant une aberrante version de la scène, aussi fausse qu'elle sauve encore une fois la peau du junkie.

Lorsqu'il l'écoute parler, il ne sait pas s'il a envie de rire, d'être reconnaissant ou de se jeter sur lui pour lui terminer le portrait.  Evan tourne la tête et pose son regard sur lui, pratiquement fasciné par tout ce que débite son aîné. Et c'est quoi cette référence à Jesus Christ, sérieusement ? Ce type est un fou. Evan secoue la tête en soupirant, d'un air de totale lassitude.
Pour fignoler le tableau, il est obligé de l'écouter l'insulter de nouveau, sous entendant vulgairement qu'il est en train mourir de trouille.
Certes, son anxiété dégouline pratiquement de sa peau, mais il est incapable de contrôler ces émotions. Cette fois, il ne peut s'empêcher de s'agiter brusquement, s'emportant dans un glapissement bruyant :

-Ouais bha j'ai juste pas l'habitude d'être au poste! Ok ?!

Tant pis pour le serrage de main. Non mais sérieux... râle-t-il intérieurement en croisant les bras, rentrant sa tête entre ses épaules pendant que le rustre continue de jouer avec ses nerfs... Il l'entend claironner ; « Puis r’garde-le ! Il fait autant pitié qu’un d’ces p’tits africains affamé qu’on voit sur les panneaux au bord de la route. » .

Il inspire profondément, se demandant honnêtement si c'est la vérité. Involontairement, il se courbe d'avantage sur sa chaise, pour la première fois trop vexé pour répliquer, alors que Pendleton continue de jouer du violon à l'adjoint.

Et on dirait que ça commence à marcher... Will soupire, les regardant à tour de rôle. A cet instant, Evan réalise que c'est à lui de jouer. Soit il en rajoute, histoire d'aller dans le sens du mécano, soit il va totalement à l'inverse.
Évidemment, ce ne serait pas à son avantage et cela pourrirait la soirée, mais avec tout ce qu'il encaisse depuis tout à l'heure, il sait qu'il serait capable d'empirer la situation...
Juste pour frustrer Pendleton. Juste pour voir la tête qu'il ferait, absolument dégoutté.

Mais depuis le début, il se tait concernant la drogue, et ça, Evan sait que ça a plus de valeurs que les remarques qu'il prend dans les dents depuis leur rencontre. Alors, il lève un peu le nez tout d'abord, regardant en direction de Pendleton d'un air de dire qu'il sait qu'il a le choix entre tout foutre en l'air ou les sortir de la.
Puis il se redresse complètement, se positionnant presque au bord de sa chaise, et tente de capter le regard de l'adjoint.

-Ca m'ennuie d'le dire mais il a raison... On est pas obligé d'en faire toute une histoire. En plus, devoir écouter nos dépositions va faire qu'envenimer la situation, alors... Ça vaut pas l'coup.
C'qui compte, c'est qu'on se tapera plus jamais d'ssus, pas vrai ? Moi j'paierai c'que j'dois à Calvin et basta, vous entendrez plus jamais parler d'Evan Davis et de...


Il réalise qu'il a entendu le prénom de l'autre tout à l'heure, prononcé par Will. Il le désigne du menton.

-Et d'Hunter Pendleton. On sera des citoyens modèles.

Il tente un demi-sourire, pour montrer qu'il sait qu'il en rajoute, mais qu'il dédramatise, pour le moment.
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MessageSujet: Re: 00. "Cause you don't know me, I don't know you" [Hunter et Evan ] Mar 3 Déc - 12:25

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Il va craquer. C’est certain qu’il va craquer. Pas parce qu’ils ont appris à se connaître et qu’au fond, William sait que le pompiste mécano à un bon fond et qu’ils pourraient être de bons amis : simplement parce qu’il le connaît suffisamment pour savoir que c’est un véritable chieur. Des deux (voire des trois, mais Hunter ne veut pas trop s’avancer sur ce terrain là), c’est certainement Armstrong qui est le plus intègre, le plus conciliant et celui qui a le caractère le plus appréciable. C’est pour ces raisons qu’il est adjoint du shérif et qu’ils vont passer la nuit en cellule.
Histoire de prouver une fois encore qu’il n’est qu’un bouseux et que William ferait bien de simplement en rester là, quand le gringalet à terminé son petit laïus allant enfin dans le même sens que son propre discours, il ajoute :
« Là il va un peu loin. J’aime trop foutre le bordel pour terminer ma carrière de rebelle de Grayson sur cette note lamentable. »
Grand sourire.

Et gros soupir pour William qui continue de les observer tour à tour et finit par faire dévier son regard azuré sur l’écran de son ordinateur qui fait un boucan de tous les diables.
« De toute manière, ce fichu ordi pose encore problème » finit-il par grogner, se redressant sur son siège pour se pencher légèrement au-dessus de son bureau afin d’être certain d’obtenir leur attention.
Si Evan fait mine d’être vraiment prêt à l’entendre, son compagnon, lui, arbore évidemment un air détaché. Cause toujours grand chef, tu m’intéresses.
« Vous avez de la veine que je sois trop fatigué pour avoir envie de gérer vos histoires de gonzesses. Je vous rappelle qu’on a un couple de disparus et quatre types sûrement déjà orphelins, tristes et en colère, qui veulent des réponses, ou au moins des corps à enterrer... Alors vos disputes de bar… »
« Tu sais quoi Armstrong ? T’as foutument raison. C’qu’arrive à ces vieux et leurs gosses c’est moche et j’sens qu’ton discours moralisateur va l’être tout autant alors économise tes forces et envoie nous croupir. J’commence à être fatigué moi aussi. Puis merde, le p’tit a largement dépassé son couvre-feu en plus ! T’sais bien qu’c’est important une bonne nuit de sommeil à cet âge. Vu comme il est ridiculement p’tit… »
« Ca suffit ! J’t’ai déjà demandé d’arrêter ton char, Pendleton ! Pousse pas trop l’bouchon. D’ailleurs lève-toi, j’en ai marre de voir ta tronche. »
« Amen. »
Hunter s’exécute et se redresse. Il manque de perdre l’équilibre mais se rattrape l’air de rien au bord du bureau.
« Toi aussi, gring… Davis » se rattrape l’adjoint, ce qui provoque évidemment l’hilarité d’Hunter.

Il rit encore lorsque le député referme la porte de sa cellule, adjacente à celle d’Evan Davis. Il les a placé dans les deux premières, face à la porte. Deux cellules séparées par des barreaux métalliques, alors que la troisième et dernière cellule du couloir jaunâtre est quant à elle isolée du reste par un mur de brique épais. La cellule d’isolement. Hunter n’y a jamais eu droit à celle-ci.
Il va directement s’installer sur la couchette inconfortable de son chez-lui provisoire et tire la polaire censée le maintenir au chaud cette nuit. Il l’examine, soupir puis se laisse tomber sur son lit de fortune, observant comment réagit le gringalet.
« Vos lacets et ceintures » ordonne l’adjoint après avoir verrouillé les deux portes, se tenant près des trappes.
Hunter se débarrasse des deux en un temps infini et les lui file avant de retourner s’installer sur sa couchette.
« J’vous laisse une petite veilleuse les gars » leur lance William Armstrong avec un sourire satisfait, en quittant le couloir après quelques recommandations d’usages.
Hunter regarde la porte se fermer puis, installé sur son flan, il fait porter son regard azuré sur Gringalet.
« Hey. Ca va comment ton pif ? »

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MessageSujet: Re: 00. "Cause you don't know me, I don't know you" [Hunter et Evan ] Dim 8 Déc - 21:35


Sauvé.
Ils n'auront pas besoins de faire de dépositions et ça, c'est la première bonne nouvelle de la journée. Evan ne cherche pas à camoufler son soulagement, soupirant bruyamment en se jetant pratiquement au fond de son siège. Durant les minutes qui suivent, il hoche la tête avec un air concerné à peu près à chaque fois que l'adjoint ouvre la bouche, bien décidé à vite filer en cellule et à se tirer à la première heure.
Hunter arbore pour sa part une toute autre attitude, au bord du je m'en je-m’en-foutisme insolent, coupant même court à la tirade de Will.
Le brun ne peut s'empêcher de le regarder avec une expression entre l’étonnement et l'amusement, se demandant s'il arrive à son compagnon de se faire petit. Il fait de son mieux pour passer au dessus de la remarque sur sa taille « ridiculement petite », se contentant de serrer les dents en fusillant Pendleton du regard, en même temps que celui-ci se redresse en manquant de se ramasser. Non mais au secours. C'est un boulet.

Evan le toise avec un air consterné, même s'il ne peut s'empêcher de rire franchement en son for intérieur. Rire rapidement interrompu par l'injonction de Will qui lui demande de se lever, sur le point de l'appeler « gringalet ».
Evan en ouvre involontairement la bouche de surprise et écarquille les yeux, halluciné que l'adjoint en soit à se tromper sur son prénom. Et comme si l'humiliation n'était pas suffisante, il faut qu'il supporte l'autre blondasse qui se met évidemment à rire comme un dégénéré. A croire qu'il va se faire pipi dessus.
Le brun doit avoir l'air le plus blasé au monde, trop abattu pour protester.
« Gringalet »... Sérieusement ? C'est le pire surnom qu'on ne lui ai jamais attribué.

Il grogne et donne un coup de pied dans le bureau, avant d'aller droit dans sa cellule d'un pas frustré.
Il n'a jamais vu de cellule avant cette fois, et hésite sur la façon d'agir durant un instant.
Il jette un coup d’œil en coin et observe son compagnon qui s'installe aussitôt sur sa couchette.
Il reste planté un instant au milieu de sa cellule, avant de retirer ses lacets et sa ceinture à la demande de Will.
Puis, il va s'asseoir à son tour et tire sur ses jambes ce qui lui fera office de couverture pour cette nuit. Il pose ses mains sur ses genoux recouverts, et fixe son attention dessus.
Il s'imagine qu'Hunter ne compte plus lui adresser la parole et préfère avoir un partenaire de cellule silencieux, alors il s'apprête à passer une soirée sans bruit.

Il a presque l'air sage, installé comme ça, et reste même muet jusqu'à ce que son aîné prenne la parole pour lui demander comme va son nez.

Tiens, une question. Ça change des moqueries et des provocations, songe t-il.
Bien que ce soit lui qui ait commencé à le chercher au bar, il note qu'Hunter ne lui fait pas de cadeau depuis leur arrivée au poste.
Il se demande si celui-ci porte un véritablement quelconque intérêt à l'état de son visage et hésite à répondre.
Finalement, il prend sur lui; ça lui donnera l'occasion de désamorcer un peu le conflit entre eux et de baisser sa propre tension.
Il lève les yeux et les plante dans ceux du mecano tranquillement installé sur sa couchette.

-J'ai un peu mal... Mais ça va mieux que tout à l'heure, à vrai dire.

Il hausse les épaules, se demande quel genre de conversation est d'usage avec un type comme celui-la. Surtout après un cassage de gueule en règles. Tout ce qu'il sait, c'est qu'il ne veut pas passer pour un con et veut éviter toutes paroles malheureuses.

-Et...Toi...Ton arcade ?

Il laisse un silence, avant d'ajouter aussitôt d'une voix empressée :

-Hé, désolé pour t'avoir explosé la chaise dans le dos, hein ! Ça c'était, vraiment un coup en traître.

Il le pense.
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Tatouages - dos complet (une faucheuse accompagnée des mots "son of anarchy" ) ; avant-bras droit (pierre tombale sans nom, encadrée par un arbre mort, une lune et quelques corbeaux)
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MessageSujet: Re: 00. "Cause you don't know me, I don't know you" [Hunter et Evan ] Lun 9 Déc - 21:09

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Il sait même pas trop pourquoi il lui demande ça. C’est débile après lui avoir lui-même explosé le nez contre la table et en avoir tiré tant de plaisir… Encore qu’Hunter n’est plus si certain que ça d’avoir réellement pris son pied à cogner Gringalet. Tout ce qu’il sait, c’est que maintenant il a mal partout et qu’il va pioncer dans une cellule. C’est pas la première fois et Hunter s’en tire plutôt bien, il le sait, mais c’est tout de même pas quelque chose dont il pourra se vanter…
Le mécanicien n’est plus très sûr que le jeu en valait la chandelle à présent qu’il est inconfortablement installé, courbaturé et que la fatigue commence doucement mais sûrement à le gagner. Il a vu rouge, comme souvent, et n’a pas été capable de se maitriser. Il ne sait plus si c’est vraiment le comportement provocateur d’Evan qui est à l’origine de tout ce merdier, ou s’il cherchait juste un prétexte pour se défouler. Sans doute un peu des deux. Gringalet n’est pas tout blanc non plus.
D’ailleurs, il est le premier à le reconnaître et Hunter apprécie le geste. A sa manière, bien entendu.

« Va t’faire foutre, c’était pas l’seul coup en traitre qu’tu m’as balancé » grogne Hunter en se redressant sur sa couchette, poussant un soupir d’effort. « C’est c’putain d’verre qui va m’faire chier… J’en ai putain d’partout… »
Et pour appuyer ses dires, il passe une main à l’arrière de son crâne blondin dans l’espoir de se débarrasser de quelques morceaux de verre qui s’y trouvent encore. Mais il sait qu’il n’arrivera pas à grand chose tout seul. Déjà parce qu’il n’a pas d’yeux derrière la tête et ensuite parce qu’il n’a jamais été du genre patient ou méticuleux et que retirer les morceaux de verres va réclamer un peu de dextérité.

Nouveau soupir. Il redonne son attention à Gringalet, affichant une moue de reproche avant de se radoucir un peu.
« Smith aurait pas dû intervenir. J’aurai fini par t’avoir de toute manière alors… »
Quoi ? Il s’attend tout de même pas à obtenir des excuses de sa part ou quoi que ce soit de ce genre ? Il s’est battu à la loyal, lui. Du moins il en a l’impression. En plus de ça, il a protégé son petit cul maigrelet face à Calvin ET William. Il mérite une putain de médaille… OU quelque chose comme ça.
Il mérite surtout une bonne nuit de sommeil.

« Tu bosses dans quoi au fait ? » demande-t-il plutôt que de se rallonger pour roupiller tranquillement.  
Il l’a peut-être déjà expliqué quand ils étaient face à Armstrong, mais Hunter n’a pas vraiment écouté. Faut dire que selon lui, y a beaucoup trop de conneries qui sortent de son claque merde de junkie… Pas envie de s’amuser à faire le tri des informations.  
 
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MessageSujet: Re: 00. "Cause you don't know me, I don't know you" [Hunter et Evan ] Mer 11 Déc - 19:38


Evan se redresse brutalement sur sa couchette, exactement au même instant qu'Hunter.
S'il s'attendait à cette réponse ? Non. Il a l'impression de cauchemarder; le mec vient vraiment de lui répondre « va t'faire foutre » alors qu'il tentait une approche diplomatique ?
A moitié sur ses pieds, il le fusille du regard et ouvre la bouche, s'apprêtant à déverser une bordée d'insultes incohérentes, mais il finit par se raviser.
La seconde réplique du rustre patenté le calme; Evan avait pratiquement oublié les morceaux de verres dans les cheveux. Il se rassoit lentement au fond de son lit de fortune, croisant les bras sans dire un mot et tournant la tête à l'opposé d'Hunter.
C'est mort mon gars, parles à mon cul songe-t-il en rongeant son frein.

Il peut bien secouer sa crinière blonde sous son nez en geignant, Evan s'en cogne. Du moins, c'est ce dont il tente de se persuader, juste avant qu'une vague de culpabilité l'assaille. Il a beau être incapable de s'en rendre compte de lui-même, c'est un bon gars et les remords lui viennent facilement. Il ne peut s'empêcher d'imaginer la nuit que va passer le mécano, avec des bouts de verres un peu partout. Le cerveau du jeunot s'emballe, imaginant toutes sortes de blessures graves pouvant être provoquée par un bout de verre qui se déplace malencontreusement.
Le front plissé, il ferme les yeux une demi-seconde et soupire profondément, avant de pivoter en direction d'Hunter, pointant vaguement du doigt les barreaux de leurs cellules :

-Ouais bha à ce sujet, j'peux toujours essayer d'te les enlever... T'as qu'à te... coller aux barreaux et j'essaie de passer ma main. Y a moyen, non ?

Il essai de prononcer sa phrase d'un ton assuré, mais il sait que si le type l’envoi chier méchamment, il aura vraiment du mal à l'avaler cette fois. Il attend la réponse en frottant nerveusement ses mains l'une contre l'autre. Mais à peine a t-il finit sa phrase qu'Hunter enchaîne en prétendant qu'il aurait fini par avoir sa peau, si Smith n'était pas intervenu. Décidément, ce mec à le pouvoir magique de le rendre fou.
Cette fois, porté par ses premières impulsions et entendant à peine la question qui suit sur son boulot, Evan se relève complètement, envoyant balader sa couverture et faisant deux grands pas vers les barreaux de Pendleton.

-Ha ouais, c'est facile de dire ça maintenant qu'tu peux plus m'approcher, mais j'te rappelle que quand Smith nous a arrêté, tu te traînais au sol. Et pas fièrement.

Il se force à détacher ses syllabes sans hurler, histoire que Will ne débarque pas.
Court silence, il reprend sa respiration accélérée par son énervement débile.

-Pauv' con. Crache t-il en guise de conclusion.

Puis, il va se rasseoir après avoir asséné un coup de pieds dans les barreaux. Cette fois, il reste sur le bord de la couchette et poses ses coudes sur ses genoux, enfouissant sa tête dans ses mains en inspirant. A chaque fois qu'il commence à se calmer, le blond le sort de ses gonds.
Sa frustration déversé, il se force à se reprendre doucement et entreprend de répondre en grommelant à la précédente question d'Hunter, relevant à peine la tête.

-Agent d'entretien des espaces verts.

Il aime bien dire le titre en entier, c'est plus valorisant à son oreille.

-J'te retourne pas la question, je sais où tu bosses. J'tai reconnu direct. Tu sais que c'est mal de tabasser les clients potentiels ?
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MessageSujet: Re: 00. "Cause you don't know me, I don't know you" [Hunter et Evan ] Ven 13 Déc - 20:41

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C’est vraiment un trou du cul ce type. Hunter se demande pourquoi il fait encore l’effort de lui parler alors que, depuis le début de leur rencontre, Gringalet n’arrête pas d’essayer de lui faire perdre la boule. Il le provoque, il lui aboie dessus comme un parfait connard et il le tackle auprès de leurs interlocuteur. Putain d’merde, il a tenté de lui foutre toute cette sale affaire sur le dos alors qu’à la base, c’est lui le trou du cul qui s’est approché de sa table avec son putain de sachet de poudre.  C’est LUI qui est responsable de la manière dont tout ça a tourné. Si Calvin lui interdit l’entrée, c’est pas avec un simple nez abimé qu’Evan s’en sortira.
Mais pour le moment, pour une raison qui tient du miracle, Hunter parvient à garder son calme. Malgré toutes les piques de Davis, il reste plus ou moins stoïque, continue de plaisanter et revient toujours vers lui. Il doit être plus alcoolisé qu’il ne le pense…
Pas assez pour céder aux avances de l’autre enculé toujours.
« M’coller aux barreaux ? Putain t’es genre un pédé ou quoi ? Chacun sa cellule mec ! Tu touches pas mes tifs, t’es con ou tu l’fais exprès ? » s’interloque Hunter, réellement surpris et mal à l’aise face à cette proposition.
Il n’aurait même pas laissé Matt faire un truc de ce genre, pourtant ils ont comparés la taille de leur bite pendant l’enfance. Ce type est décidément super bizarre…
« T’es chelou comme mec, la vache… »
Et il le dit avec franchise et curiosité, contemplant la silhouette du gringalet dans sa cage.

Du coup évidemment, Sa Seigneurie se vexe, se fâche tout rouge et recommence à l’insulter. Hunter lève les yeux au ciel et le laisse faire chier. Toute façon qu’est-ce qu’il pourrait faire maintenant qu’ils sont chacun de leur côté, enfermés comme deux cons ? Il ne va tout de même pas pisser à travers les barreaux en espérant l’atteindre... T’façon après la proposition louche du type, il est hors de question qu’il approche quoi que ce soit de lui. Surtout pas sa bite.
Du coup tout ce qui lui reste à faire, c’est attendre que le temps passe, d’être assez crevé pour s’endormir sur la couchette inconfortable du bureau du shérif. Du coup, il fait la conversation.

« Agent d'entretien des espaces verts. J'te retourne pas la question, je sais où tu bosses. J'tai reconnu direct. Tu sais que c'est mal de tabasser les clients potentiels ? »
« C’pour ça qu’j’suis pas chargé d’l’accueil des clients, crétin. Et j’t’emmerde. Puis on a pas besoin d’clients dans ton genre, mec. On a une clientèle d’un genre un peu plus sophistiqué. »
C’est faux. Du moins, ce n’est pas entièrement vrai.
Mais parce qu’il n’est pas certain d’avoir cogné assez fort sur les doigts de ce p’tit merdeux arrogant qui a pourri sa soirée, Hunter ajoute :
« Et du coup en fait, tu tonds la pelouse et tu ramasses les feuilles mortes, c’est ça ? »
C’est gratuit et méchant, le grand blond en a conscience. D’autant qu’au fond, son boulot n’est pas tellement plus glorieux. Il se salit les mains au moins autant que son interlocuteur et sa paie est absolument à chier…  

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MessageSujet: Re: 00. "Cause you don't know me, I don't know you" [Hunter et Evan ] Mar 17 Déc - 22:39


Evan reste hébété durant plusieurs secondes, le regard écarquillé. Il ne bouge pas, interloqué par la réaction d'Hunter. Il plisse le front, tente de comprendre ce qu'il a fait pour mériter le doux titre de « pédé ». Il sait qu'il n'est pas un ange depuis leur arrivée ici, mais sa proposition venait tout droit de sa conscience, c'est pourquoi il met un moment à avaler ce qu'il entend.
Il vient de tenter de lui proposer son aide pour retirer les bouts de verres des cheveux, et l'autre réagit en le gratifiant d'insulte... Sérieux ?
Evan entrouvre la bouche de surprise, honnêtement halluciné qu'un tel comportement soit possible. Il en oublie que lui aussi a joué les ingrats, depuis le début.

C'est l'irritation qui le gagne finalement, énervé que l'autre ait pu imaginer qu'il veuille le tripoter alors que son geste partait d'une véritable bonne intention.
Ça lui apprendra a vouloir jouer les gentils.
Il s'enfonce dans sa couchette en s’efforçant de se contenir, ne pouvant retenir des bribes de phrases, mâchoire serré :

-C'est ça, bien sûr... Bha ouais, reste avec tes morceaux d'verre dans les ch'veux, princesse Raiponce.
Hé, tu pleureras pas si tu t'blesses dans la nuit. Au moins j'aurai la conscience tranquille.


Il se regarde fixement les cuticules, maudissant le ciel d'être tombé sur un type pareil.
Pour ne rien arranger, celui-ci continue dans sa lancée, lui balançant au visage que les clients du garage étaient généralement plus classe qu'Evan.
Il doit avouer qu'il en doute fort, en tout cas ce n'est pas l'impression qu'il avait en passant devant le garage. Mais peut-être qu'Hunter le considère vraiment comme le numéro 1 des ratés, au point de le trouver pire que sa clientèle habituelle.
Le brun considère cette option, jetant un œil à ses fringues en se demandant s'il fait pauvre mec à ce point. Il soupire et lève les yeux sur le mécano :

-C'est dingue, à chaque fois que t'ouvres la bouche c'est pour juger. Tu te calmes un peu ou t'es toujours aussi psychorigide ? Bordel, mais qui est-ce qui t'a éduqué...

Il se masse le front et rejette la tête en arrière, la posant contre le mur froid tout en encaissant la réplique sur son job.
Ha ça, il commence à avoir l'habitude, mais il doit admettre que son interlocuteur vise juste lorsqu'il s'agit de le blesser. En même temps, il est aussi mystérieux qu'un livre ouvert.
Pour une fois, il tente de ne pas tomber dans l'énervement débile.

-Hé ouais, j'ramasse des feuilles, mais j'ai un taff et ça évite aux mecs comme toi de m'traiter de clochard.

Et encore, c'est visiblement pas suffisant.

-Parlons d'ton glorieux boulot à toi. tu bosses pour... Nathaniel Redd, c'est ça ?

Il en a déjà entendu parler et a été amené à le voir quelquefois, et sans vraiment savoir pourquoi, ce type lui inspire le respect. Il pense à haute voix:

-Il a la classe, ce type. Ça doit être cool de taffer pour lui.
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MessageSujet: Re: 00. "Cause you don't know me, I don't know you" [Hunter et Evan ]

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00. "Cause you don't know me, I don't know you" [Hunter et Evan ]

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