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Road to Salvation a fermé ses portes.


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 03. Because when I'm alone, the only thing I want to see is your smile. (Sumey)

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MessageSujet: 03. Because when I'm alone, the only thing I want to see is your smile. (Sumey) Lun 1 Sep - 10:03

Because when I'm alone, the only thing I want to see is your smile.
Summer & Casey - 6 janvier.



Cette fois, c'est décidé. Je vais le faire, je vais aller la voir. Assise sur un des fauteuils du salon, enroulée dans une couverture de laine miteuse et son carnet posé sur les genoux, Casey relisait inlassablement ses notes. Cette phrase, elle l'avait écrite, lue et relue une bonne cinquantaine de fois. Pourtant, dans sa tête, ça sonnait creux. Aurait-elle le courage de lui parler, une fois arrivée devant elle ? Bien sûr qu'elle en aurait le courage, Summer était tout de même sa meilleure-amie. Ou tout du moins l'avait-elle longtemps été... Que lui dirait-elle ? Elle allait lui demander des explications, oui, voilà. Il fallait qu'elle sache pourquoi la Hickok avait décidé de l'ignorer du jour au lendemain, laissant en plan leurs projets d'évasions comme s'ils n'avaient jamais existé. Mais peut-être était-ce le cas, d'ailleurs, en tout cas aux yeux de Summer. Casey en était sûre, elle allait se faire remballer bien gentiment et elle rentrerait chez elle les yeux rouges et bouffis, autant fatiguée par ses propres pleurs que par la succession de nuits blanches qui s'annoncerait, à se dire qu'elle ne valait rien et que ce n'était qu'une idiote qui pensait qu'elle vivait dans un monde de Bisounours. Son père allait lui tapoter le dos comme un père tapoterait le dos de sa fille, sa mère essaierait de savoir ce qui se passait avant de se prendre un vent monumental, Edward allait promettre de ne plus l'embêter pendant le quart-d'heures qui suivrait, Jodie allait se mettre à pleurer avec elle et Jonah tenterait tant bien que mal de la consoler. La Ferguson commençait à en avoir l'habitude, et ça l'énervait plus qu'autre chose. Elle aurait dû en tirer des leçons, mais non, pas du tout. Toutes les autres fois, je me suis dégonflée. Je n'ai pas eu le courage d'aller jusqu'au boût. Cette fois c'est la bonne, je vais y arriver. Une chose était sûre : elle avait rarement été aussi motivée pour accomplir ce genre de trucs qui tenaient plus de l'héroïsme que toute autre chose à ses yeux, et elle comptait bien en profiter. Le hic dans l'histoire ? Les parents étaient absents, Ed se faisait garder par la mère d'un copain à lui - dont Casey oubliait le nom à chaque fois que sa demie-portion de frère le lui rappelait - et l'adolescente se retrouvait seule à la maison avec Jodie, gardant celle-ci par alternance avec son frère jumeau qui était parti traîner avec ses amis dans les parages - avait-il dit - et qui aurait dû rentrer depuis une bonne heure déjà. Quand il reviendrait, elle allait le massacrer. Par bonheur, ils étaient en début d'après-midi et la petite dernière faisait bien sagement la sieste dans sa chambre. Aucun risque, donc, d'être dérangée. Mais c'était sans compter la chance légendaire qui semblait habiter Casey depuis un certain temps déjà. « Cas' ? » Oh non. « J'arrive pas à dormir, tu veux bien me faire la lecture ? » Un léger sourire plana sur les lèvres de la deuxième aînée de la famille tandis que sa petite-soeur escaladait le canapé pour venir se blottir dans ses bras. Jodie était la seule à avoir le droit d'entendre ce qu'écrivait la brune à ses heures perdues. Peut-être parce qu'elle était sa seule soeur, ou que malgré son jeune âge, Jodie était la parfaite copie de Casey. Enfin, avec les pleurnicheries en moins - quoique... « J'suis désolée Jod, mais j'vais devoir m'absenter un peu. Jonah devrait pas tarder à arriver, t'as qu'à aller chercher ton livre préféré et lui demander de t'le lire. » proposa-t-elle à la petite chose fragile qui avait élu domicile dans ses bras. « Oh non, pars pas. Jonah est pas gentil avec moi, quand il s'intéresse à moi c'est pour aller lui rendre service ou me reprocher quelque chose. Il acceptera jamais de me lire une histoire. Et j'aime pas rester seule avec lui. S'il te plait, reste. » l'implora-t-elle en levant vers elle ses yeux d'ange déjà brillants de larmes qui n'allaient pas tarder à couler. Avec ce regard, il était facile de craquer, et Casey faillit accepter les supplications de sa jeune soeur pour veiller sur elle. Ce n'était un secret pour personne que Jonah avait du mal à s'entendre avec les autres membres de la famille. Il trouvait Jodie pénible, leur mère lourde, leur père chiant et il supportait très mal le caractère d'Edward. Il ne s'entendait qu'avec Casey, et c'était là une triste vérité, d'une certaine façon. Non, ne flanche pas. Tu dois y aller, il le faut. Après avoir déballé des tonnes d'excuses et lui avoir fait maintes et maintes promesses, la jeune Ferguson parvint enfin à obtenir le consentement de la petite Jodie. Quelques minutes plus tard, les pas de Jonah résonnèrent sur les gravillons de l'entrée. Casey se pencha pour chuchoter quelque chose à l'oreille de sa soeur qui sauta à bas du canapé et revint un quart de seconde plus tard, un album imagé dans les bras. Pendant ce temps, Cas' avait eu le temps de mettre ses bottes fourrées, de s'affubler d'un manteau bien chaud et d'enfiler des gants, un bonnet et une écharpe. L'hiver était très froid, par-ici. La porte s'ouvrit avec une lenteur déconcertante, et quand les boucles blondes de Jonah apparurent enfin dans l'encadrement, le petit comité féminin l'attendait de pied ferme. Casey, qui avait pris le livre des mains de sa jeune soeur, le fourra sans ménagement dans les bras de son double masculin, levant vers lui ses yeux électriques. « Il était temps. » lâcha-t-elle avec sarcasme, le sourire de quelqu'un qui avait préparé un mauvais coup lui étirant les lèvres. « Jodie a du mal à s'endormir, j'lui aurais bien lu une histoire, mais tu vois, j'ai autre chose à faire, et comme t'es bloqué ici... » Cette phrase fut accompagnée d'un haussement d'épaules moqueur et avant que son frère ne puisse exprimer son mécontentement, elle ajouta, son sourire ayant entièrement disparu : « Jo, t'as une heure de r'tard, alors t'as intérêt à lui lire c'te putain d'histoire. Je s'rai pas longue, promis. » Elle pressa une dernière fois l'épaule de la gamine, déposa un baiser sur la joue de son frère et referma la porte derrière elle. Jonah n'allait sûrement pas s'abaisser à faire la lecture à Jodie, il ne fallait pas rêver. En fait, Casey n'avait pas vraiment cherché à le lui obliger, elle avait juste voulu éviter la dispute. Elle n'en avait pas besoin, du moins, pas maintenant. La porte s'ouvrit une nouvelle fois. La Ferguson fit volte-face. « Je sais où tu vas, et c'est pas une bonne idée. » Pour la première fois depuis longtemps, Casey vit de la désapprobation dans le regard de celui qui ne l'avait jamais contredite ou influencée dans ses choix. Et ça lui fit peur. Très peur. Pourtant, elle se força à baisser les yeux et, tout en restant muette, s'en alla, à pieds, seule, dans la ville.

Grayson devait être un des plus petits villages au monde, et la maison de Summer n'était vraiment pas loin. Malgré le souffle glacé du vent sur ses joues rosées, Casey marchait d'un pas vif et pressé sur le trottoir, saluant de la main toutes les personnes qui croisaient son chemin. Car, bien évidemment, elle les connaissait toutes. Elle ne mit pas longtemps à arriver chez les Hickok, et elle remarqua bien vite, avec à la fois du soulagement et de l'appréhension, que la voiture du père de Summer manquait à l'appel. D'un seul coup, elle était moins sûre, comme à chaque fois qu'elle arrivait là et qu'elle faisait demi-tour sans demander son reste. Ses pensées commençaient déjà à s'embrouiller. Elle ne savait plus quoi faire, elle était perdue. D'un seul coup, elle se mit à douter de tout et de rien. Le père Hickok avait-il seulement une voiture ? En avait-il jamais eu une ? Si c'était le cas et qu'elle n'était plus là, ça signifiait qu'il était absent et qu'elle parlerait seule à seule à Summer, si tant est qu'elle ait le courage pour venir toquer à la porte. Mais ça pouvait aussi dire qu'elle était partie quelque part avec lui et que la maison était vide. Dans ce cas, devait-elle retourner au chaud, chez elle, et se taper une bonne crise de nerfs, ou devait-elle rester là, dans le froid, à attendre le retour d'une personne qui n'avait sûrement pas envie de la voir ? Sa tête lui disait de fuir tandis qu'elle esquissait un pas vers la demeure des Hickok. Puis un deuxième et un troisième, et ainsi de suite jusqu'à qu'elle se retrouve devant la porte de sa meilleure-amie. Enfin, de son ex-meilleure-amie, apparemment. Alors, sans qu'elle puisse savoir comment, sa main gantée se mit à taper trois petits coups contre le battant. Au début, ils étaient légers et mal-assurés, puis ils devinrent plus forts et violents, comme si elle les nourrissait avec l'énergie du désespoir - et c'était peut-être le cas, d'ailleurs. Réponds, je t'en prie, réponds. Elle allait répondre, c'était certain. Elle allait ouvrir la porte et... Et quoi ? Putain... Casey n'avait strictement aucune idée de ce qu'elle dirait à son amie une fois qu'elle serait en face d'elle. À vrai dire, elle ne pouvait même pas concrètement prévoir si elle daignerait seulement ouvrir la porte. T'as intérêt. Dans son état actuel, la Ferguson se voyait pousser des ailes, et elle se demandait sérieusement si elle n'était pas capable de rentrer par effraction dans la maison pour avoir ses réponses. Ouvre cette putain de porte, allez.

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