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Road to Salvation a fermé ses portes.


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 02. Twelve lonely steps #alex&hunter

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MessageSujet: 02. Twelve lonely steps #alex&hunter Mer 20 Aoû - 21:22

Twelve lonely steps

Toast one last puff and two last regrets
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Il ouvre un œil et tend l’oreille. Les coups recommencent à pleuvoir sur sa porte et Hunter pousse un lourd soupir et lève son bras pour en couvrir son visage. Ils vont se lasser, se dit-il. Et c’est sans doute ce qui se passe, mais le garagiste n’en saura rien puisqu’il retombe quasiment aussitôt dans un sommeil de plomb.

Lorsqu’il émerge à nouveau, il n’est plus dérangé par la lumière filtrant au travers des stores. Il fait nuit. Le garagiste resterait bien vautré dans son canapé, mais sa vessie le rappelle à l’ordre. Prenant sur lui, le grand blond tente donc de se redresser. Il doit s’y reprendre à plusieurs fois. Il n’a pas mangé depuis longtemps et la tête lui tourne très rapidement. Il va falloir qu’il remédie à ce problème, même si pour l’instant, ses nausées lui coupent un peu l’envie de faire entrer quoi que ce soit dans son organisme… Hunter se concentre donc sur la partie évacuation et, dès qu’il en trouve la force, il se hisse sur ses jambes cotonneuses pour rejoindre sa salle de bain.

Une fois vidé, il décide de se prendre une douche pour se réchauffer un peu. Il fait un froid de canard et il n’arrête pas de trembler. Mais ce n’est peut-être pas qu’à cause des températures foutument basses de ces derniers jours. Peu importe.
Sa douche prise, Hunter se sent un peu mieux et il se convainc qu’après avoir avalé quelque chose de solide, il se sentira encore mieux. Ca n’est pas exactement vrai et il a du mal à avaler ses deux tranches de pain grillé, mais au moins, son estomac cessera de le torturer pendant un moment. Il fait passer le tout avec une bière survivante et compte avaler quelques pilules pour le dessert.
Sauf que sa boite est vide. Rien à se mettre sous les dents.  Rien pour lui donner le véritable coup de fouet dans il a tant besoin.
« Putain… »
Il passe une main sur son visage et pince l’arrête de son nez, amoché dernièrement par… Bah, il ne sait plus trop et il s’en moque un peu. Il s’en moquerait tout de même un peu moins s’il avait de quoi faire passer la douleur. Plus il y pense et plus l’ensemble de son corps lui donne l’impression de se réveiller dans le seul but de le torturer.
Il lui fait quelque chose. De l’oxy ou un truc de ce genre.

Hunter croise ses bras sur la table de la cuisine et fait reposer un moment sa tête dessus, essayant de réfléchir. Avec un cerveau en compote comme le sien, ce n’est pas évident. Il commence à somnoler. Lorsqu’il rouvre les yeux, le garagiste sait où il doit se rendre. Le visage de Bonnie lui est apparut dans ses rêveries.
Pas que son visage d’ailleurs. Et il a une foutue trique.
Hunter se relève, attrape sa veste et se dirige vers le garage où est garée sa Harley. Il tire son portable de sa poche et envoie un message à la rouquine pour lui donner rendez-vous dans son bled de merde et se faire livrer. Il n’a pas à attendre longtemps pour qu’elle lui réponde qu’elle est OK et, dès réception de la confirmation, Hunter se met en selle. Il ne prend pas la peine d’enfiler son casque qui reste sur l’établi près de lui et se contente de mettre les gaz en direction de Trimble.  

Le trajet lui paraît interminable et rébarbatif à souhait. Il essaye pourtant de se concentrer dessus plutôt que de penser à d’autres choses, encore plus chiantes. Comme Baby. Ou Carter… Plus précisément : sa dispute récente avec Carter, dont quelques flashs remontent malgré lui à la surface de son cerveau embrumé. C’est ceux-là qu’il a tenté d’enterrer ces temps-ci, sous une bonne couche d’alcool. Il s’en veut de la manière dont il l’a traitée. Il s’en veut pour ce qu’il a fait, dit et pour s’être pointé tout court dans ce foutu cimetière. Il n’aurait jamais dû faire ça putain !
Mais c’est fait. C’est trop tard. Il va falloir qu’il vive avec. Et il vivra plus facilement avec quand Bonnie lui aura filé quelques pilules magiques pour dormir, rêver, oublier.

Il arrive sur le lieu de rendez-vous, près de l’église de Trimble, déserte à cette heure-ci. Aucune trace de la rouquine ou de sa caisse. La salope ne compte pas le faire attendre quand même ? Putain de diva ! Ca l’étonnerait même pas.
Hunter coupe le moteur et se penche sur sa Harley, prenant son mal en patience. Il voit quelques types passer, qu’il ne connaît pas et ne lui accorde aucune attention. Et puis finalement, il remarque un mec qui a l’air de venir dans sa direction, encapuchonnée, les mains enfoncées dans les poches de son sweater.  Le genre de type qui veut passer inaperçu… Le genre de type qui vient vous refiler de la merde au milieu de la nuit, près d’une église… Hunter lui prête une attention particulière et finalement, leurs regards se croisent.
Le mec s’immobilise et ils se reconnaissent en même temps. C’est ce connard de fils de pute… Le putain de chien que Bonnie a en laisse.
« La salope » peste-t-il entre ses mâchoires. Elle lui envoie son putain de dauberman.  

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MessageSujet: Re: 02. Twelve lonely steps #alex&hunter Lun 1 Sep - 13:30



Twelve lonely steps
Hunter & Alex


Lundi 5.01.14

Bonnie et Carter sont là, en face de moi, me hurlant dessus comme deux furies. D'ailleurs, leurs têtes sont greffées sur des corps de corbeaux géants et moi je suis assis sur la bagnole de Bonnie je crois. En caleçon avec l'air le plus normal du monde. Posées sur des branches d'arbres, elles gueulent encore et encore. Avec des voix bizarres et déformées.

« T'es qu'un enculé Alex, tu la préfères elle à moi !
Alex ! Comment t'as osé me planter comme ça et en plus insinué que j'étais ta putain !
Mais tu es sa putain, pauvre conne !
C'est toi qu'il a foutu dehors !
Alex, pourquoi t'as fais ça ? On est potes depuis qu'on est gosse, comment t'as pu m'oublier comme ça ! »

Quand j'ouvre la bouche pour parler, aucuns sons ne sort. Je  porte ma main à ma gorge et essaie de nouveau mais c'est comme si j'avais la gorge sèche ou que j'avais un bloc de glace qui me bloquait tous les sons que j'essaie de produire.

« Oui forcément t'as rien à dire ! Comme toujours le grand Alexander se fout de tout ! T'es vraiment qu'un connard ! »

J'ai envie de lui dire de fermer sa grande gueule mais j'y arrive pas, rien ne sort et ça me gonfle. D'ailleurs, je sens une colère sourde grossir à l'intérieur de moi, une colère qui menace d'exploser à leur gueule qui continue de jacter mais que je n'entends plus. Leurs voix s'étiolent, s'éloignent puis… Changement complet de décors. Toujours en caleçon, debout en plein milieu d'une forêt et bizarrement, j'ai pas froid alors qu'on est en plein milieux de la nuit. Puis, une lueur apparaît face à moi et je vois apparaître un corps petit à petit... Celui de Bonnie que je reconnais aux premiers coups d’œil. Elle est là, nue face à moi, un sourire aux lèvres qui en dit long sur ce qu'elle attend de moi. J'attends pas plus longtemps pour plaquer mon corps contre le sien, chaud... non, bouillant littéralement sous mes doigts. Elle m'embrasse avec fougue et je sens déjà le désir me prendre le cœur et m'emporter loin, mes mains glissent partout sur sa peau que je n'ai pas touché depuis des jours et des jours. Même son parfum m’enivre. Ses soupires me font perdre la raison. J'en veux plus, elle en veut plus. Je m'écarte quelques secondes pour reprendre mon souffle mais aussi pour la regarder, ne serait-ce qu'une seconde et là...

« Tyler ?!?!
- Bah alors Alex, je t'avais dis que t'étais fou amoureux de moi et que j'suis plus bonasse que Bonnie-Bitch! »

Sonnerie violente du réveil.

« Putain ! »

Je sursaute, ventre contre le matelas, relevant la tête les yeux encore collés par le sommeil. Ma main fouille la table basse pour éteindre le réveil, chose que je réussis à faire de justesse avant que ma patience expédie cette merde contre le mur d'à côté. Je replonge ma tête dans l'oreiller, étouffant un râle réprobateur.

« Putain de cauchemar... »

Carter, Bonnie, Tyler … tout ça n'avait aucun sens bordel. Finalement, si. Ca en avait un : Elles me faisaient toutes les deux chier. Ma culpabilité était plus énorme chaque jours et c'était à chaque fois un violent combat pour pas rappeler Carter suite à son message d'excuse. Je suis qu'un gros connard mais mon ego m'interdit formellement de rappeler. Parce que j'en ai ras le cul de leurs conneries. A toutes les deux. Entre une qui m'a complètement oublié pour son connard de petit copain et l'autre qui passe son temps à descendre la première plus bas que terre... Ouais, j'exagère et je m'en fou. Parce que j'ai rien à foutre ici et que je suis fatigué de tout ça. J'ai l'impression d'avoir perdu tout repères et ça, ça me déplaît.

Je reste encore quelques minutes sur le ventre, tête collée à l'oreiller, couverture remonté jusqu'au milieu du dos. Si Bonnie me manque ? Ça m'écorche la langue de le dire. Même son gros sac de chat me … Ferme ta gueule. T'es pas un nounours mais un connard. Garde ça en tête, la sensiblerie ne mène à rien. T'es pas devenu une putain de tapette comme Tyler. Tyler... qu'est-ce qu'il venait foutre dans mon rêve celui-là ? Sûrement le traumatisme de son anniversaire qui reste.

Je tourne mon visage vers l'oreiller : 19 h

Long soupire de lassitude.

J'ai fais le videur toute la nuit pour ensuite enchaîner au Drugstore jusqu'à midi. Autant dire que je suis rentré, douché et couché. Pour ensuite faire quoi... J'me souviens même plus pourquoi j'ai programmé le réveil pour 19h. J'hausse les épaules et me laisse de nouveau tomber. J'sais pas combien de temps j'reste là, allonger à trifouiller mon portable mais je n'y prête pas attention. Jusqu'à ce qu'il vibre entre mes doigts et que je vois apparaître en haut une petite enveloppe avec le nom de l'expéditeur « Bonnie ».

Mon cœur s'accélère après avoir eu un loupé. J'appuie sur la messagerie et ouvre son message

Dsl, rdv client à 21h devant église trimble, mais pas en état d'y aller. Morphée lui manque. Ok pour toi ? 

… J'ai pas de nouvelle depuis Noël, je la revois au nouvel an puis toujours rien et elle me contacte pour un foutu rendez-vous pour d'la came ? Mais putain, va te faire foutre Bonnie ! Je balance le portable en dehors du lui, énervé et parfaitement éveillé. J'ai soudainement la gerbe et j'ai envie de l'appeler pour l'engueuler comme jamais. Mais jamais j'ferais ça. Plutôt crevé que de me rabaisser à passer ce coup de fil. Je laisse passer plusieurs minutes, fou de rage, désormais assit en caleçon sur mon lit. Sérieusement … Elle se fait pas chier.

Ouais, mais les affaires sont les affaires. Je soupire et me lève, faisant craquer mes articulations au passage pour aller ramasser mon portable dont la batterie s'était défaite durant la chute. Je la replace, le rallume et perd patience devant la lenteur du cellulaire à bien vouloir me laisser entrer le code PIN.

« Allez, tu vas pas t'y mettre toi aussi enculé. »

Amen. Je rentre le code à 4 chiffres et envoi un simple « Ok » à Princesse de Jay-l'enfoiré. Oui parce que les rôles ont changés maintenant hein. Le petit Ethan a été écarté et renvoyé à la rue comme un sale chien bâtard qu'il est.

Je bouffe un morceau, enfile un jean et un sweater avant de me poser devant la console histoire de 1) me détendre les nerfs en butant quelques pirates sur une île de timbré et de 2) pour faire passer le temps.

20h45

« Merde... »

Ouais, j'vais être en retard si je me bouche pas les miches rapidement. Je vais fouiller dans mon tiroir et y retire le double fond. « Morphée lui manque ». Traduction : Besoin de dormir => Somnifère, voir quelque chose d'un peu plus lourd. Je prends une poche de pilule blanche et la fourre dans ma poche avant de sortir.

L'Eglise n'est pas très loin mais je crois que je suis en retard de cinq bonnes minutes. Peut-être dix. J'en sais foutrement rien. Capuche sur la tête, mains dans les poches, je pourrais presque avoir l'air de Desmond Miles dans Assassin's creed. Si seulement j'pouvais être aussi doué, j'me tirerais d'ici pour aller buter deux trois mecs et faire quelque chose de ma vie plutôt que de pourrir dans ce bled de merde.

C'était la session « On en a rien à foutre. »

Je lève les yeux : Un biker. Je continue ma route, je ne vois pas encore qui c'est puisqu'il est trop loin et qu'en plus de ça, il fait nuit. Mais chaque pas qui me mène vers notre client me fou l'ombre d'un doute. J'connais qu'un seul Biker dans le coin et c'est ce gros connard de Pendleton. Je sais que Bonnie a déjà commercé avec lui de temps à autre mais qu'elle le déteste tout autant que moi. Enfin j'crois, du moins d'après ce que j'entendais de sa langue bien aiguisée.

C'est lorsque je le vois plus en détail que je lâche un juron entre mes dents serrées. Putain, cette conne s'est bien gardé de me précisé que c'était lui le client en question. Hunter est l'un des mecs que je peux pas cadrer dans les environs avec sa gueule de petit pédé des champs, formant un Boy's Band à l'abri des regards par frustration de pas pouvoir s'en faire quelques uns derrière les bottes de foin. Il m'a déjà cassé la gueule, j'lui ai déjà cassé la gueule. On s'est mutuellement cassé la gueule en fait et c'est celui qui cogne le mieux dans les environs. Du moins, aux dernières nouvelles. N'empêche qu'il ma redonné goût au combat de rue et que cette pratique me manque. Au moins, j'gagnais de l'argent un peu plus facilement, même si ça m'a valu des os fracturés et des hématomes un peu partout sur la gueule.

Je m'approche un peu plus et esquisse un sourire lorsqu'il me reconnaît derrière ma capuche. Ouais hein, à toi aussi elle t'a rien dit. C'est du Bonnie tout craché, j'serais pas étonnée qu'elle l'ait fait exprès. Quoi qu'il en soit, elle a réussit à me foutre de mauvaise humeur pour les trois prochains jours. La gueule d'Hunter en face de moi, n'arrange rien. Le jour où Bonnie m'a dit qu'elle avait fait une transaction avec ce trou du cul, j'ai ris. Ce type lutte depuis je ne sais combien de temps contre nous, contre ce que l'on vend parce qu'il ne veut pas de ces merdes sur son territoire et il vient quémander comme un pauvre clébard affamé de quoi mieux dormir? L’hôpital qui s'fou de la charité.

« Salut Alice, paraît que le pays des merveilles te manque ? »

Je reste les mains bien dans mes poches, le sachet se trouvant dans celle de mon jean. Une bonne vingtaine de pilules plus efficace que de simple somnifères qui l'emmèneront tout droit vers un sommeil lourd, profond et sans rêve. Exactement ce dont il a l'air d'avoir besoin. Car le Hunter que j'ai vu il y a quelques mois n'a rien à voir avec celui de maintenant. Le visage creusé, la barbe de croc-magnon, des cernes aussi longue qu'une phalange... Ouais, t'es dans un sale état vieux.

« Vu ta gueule, j'comprends mieux pourquoi t'as besoin de ces petites pilules... Chose d'ailleurs assez hypocrite de ta part. J'croyais que tu luttais contre la drogue dans ton village de consanguins. »

Alexander cherche la merde ? Si peu. Elle n'avait qu'à pas m'envoyer dans ce merdier. Pourtant, elle sait qu'avec lui on peut pas rester l'un en face de l'autre sans s'envoyer un tas de saloperie à la gueule et que ça finit toujours mal. Même si ça n'est arrivé qu'une fois, elle devait bien se douter que c'était la mauvaise idée du siècle que de m'envoyer faire une transaction avec ce mec sortie de la préhistoire.

« Apparemment, toi et moi on est pas si différent. » Camé en herbe tu es. « 50 dollars pour les pilules. »

Je ne les sors pas de ma poche, pas tant qu'il ne me montre pas les billets et qu'il ne mes les déposent pas dans le creux de ma paume. Avec un autre client, je lui aurai montré la marchandise. Avec un gars comme lui, hors de question que je me fasse enfler. Si je ressens de la satisfaction personnelle à le voir ici? Si peu.
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MessageSujet: Re: 02. Twelve lonely steps #alex&hunter Lun 1 Sep - 17:17


Twelve lonely steps

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Il aurait du parier de l’argent sur le fait que la rouquine l’enculerait à sec. S’il n’était pas si épuisé, il en rirait peut-être, mais dans la seconde, il n’y arrive même pas. L’ironie de son existence ne le distraie même plus.
Il devrait parier de l’argent sur ce qui va suivre également… Le clebs de Bonnie va certainement fanfaronner devant sa gueule, faire son malin, essayer de le charier en pensant l’atteindre. Il va peut-être même tenter de l’arnaquer ou lui sortir qu’il ne lui filera ce dont il a besoin qu’à la condition qu’il s’excuse platement pour la manière dont il l’a traité l’autre fois. S’il pense que ça va arriver, ce fils de chienne se fourre le doigt dans le cul. Remarque, c’est peut-être le genre à aimer ça… Il en a connu des junkies qui étaient prêt à changer de bord et à sucer des pines juste pour avoir leur dose. Il en a connu près à faire pire que ça…
L’espace d’une seconde, il se revoit, tout gamin, assis sur un banc à côté d’un distributeur, un casque sur les oreilles, un lecteur K7 dans une main et un paquet de chips dans l’autre, ses jambes ne touchant pas le sol et battant l’air devant lui. Pendant ce temps, Helen se fait tringler dans la chambre de motel qu’elle s’est fait offrir pour la nuit. Elle lui a fait promettre de ne pas s’éloigner et lui a collé de la bouffe dans les mains avant de l’embrasser sur la joue en gloussant parce que Hank collait sa main dans sa culotte. Qu’est-ce que ça a de drôle, ça il n’en sait foutrement rien. Il doit avoir la marque de son rouge à lèvre. Il n’aime pas ça. Elle puait la cigarette et l’alcool quand elle lui a fait ses recommandations. A cette époque, il s’était juré de ne jamais boire, fumer ou consommer la moindre petite pilule.
Et le voilà, les poumons encrassés de nicotine, les veines saturées d’alcool, sur le point de se fournir auprès du dealer débile du coin.

« Salut Alice, paraît que le pays des merveilles te manque ? »
Voilà la petite phrase d’accroche qu’il trouve surement très drôle et pertinente. Ce type doit se prendre pour un genre de génie… Comme la plupart des drogués. Ils se pensent tous absolument hilarants…
« Vu ta gueule, j'comprends mieux pourquoi t'as besoin de ces petites pilules... Chose d'ailleurs assez hypocrite de ta part. J'croyais que tu luttais contre la drogue dans ton village de consanguins. »
Jackpot ! Ah merde, non…Hunter n’a pas parié.
Il ne répond rien non plus. Il n’a pas que ça à foutre, il n’est pas là pour ça. Le type lui tape déjà sérieusement sur le système. Et le garagiste a la migraine. Tout ce qu’il veut, c’est en finir une bonne fois et pouvoir rentrer chez lui, au calme. Enfin avant, il faudra qu’il aille acheter de quoi se souler encore un peu plus.
A cette heure-ci, il ne voit pas trop à quelle porte il pourrait aller sonner pour avoir un crédit. Baby l’a dépouillé, il n’a plus un sous en poche et son compte bancaire fait toujours plus ou moins la gueule…
S’il ne trouve rien, il forcera la porte de l’épicerie. Ces connards ont toujours pas de système de surveillance. Et puis s’il se fait prendre, qu’est-ce qu’il risque ? Il aura qu’à essayer de culpabiliser le shérif ou son adjoint débile et ça devrait le faire.
« Apparemment, toi et moi on est pas si différent. 50 dollars pour les pilules. »
« Toi et moi on est complètement différents, sac à merde » réplique-t-il d'un ton parfaitement égal, en sortant quelques billets froissés qui doivent faire le compte. Et parce que ça l’enchante de foutre la merde, il ajoute en tendant le billet : « Enfin non, on a au moins une chose en commun depuis que j’ai culbuté ta meuf. Trois ou quatre fois... »

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MessageSujet: Re: 02. Twelve lonely steps #alex&hunter Mar 9 Sep - 12:26

C’était une journée de merde mais finalement, peut-être qu’elle peut s’embellir un peu. Pas que cette face de con me fasse plaisir à voir mais passer mes nerfs sur lui pourrait être un miracle du petit Jésus si ce trou du cul existe. Ce connard a tenté de m’humilier l’autre fois en me foutant une raclée que je lui ai bien rendu. La seule chose que je peux complimenter chez lui, ce sont ses droites qui sont tout aussi balèze que les miennes. Sinon pour le reste, c’est à chier. Sa gueule, sa façon de faire, toute son existence est à chier. Hunter à la gueule de ceux qui n’ont plus rien ou qui ont tout mais qui ne sont pas satisfait. Il put l’alcool et il fait penser au clodo du coin. Aujourd’hui, celui qui a l’air plus Junkie que l’autre, c’est bien lui.

D’ailleurs, je lui fais remarquer que lui et moi, on est pas si différent finalement. Il y a quelques temps il me prenait pour un sac à merde à vendre ma drogue mais c’est lui qui revient comme un chien affamé pour obtenir quelques pilules. L’hôpital qui se fou de la charité. De toute manière, c’est pas mon problème, tant qu’il me paie c’est tout ce qui compte. Mais qu’il ne vienne pas me faire chier comme l’autre fois pour le même problème car je me ferais une joie de lui faire connaitre l’overdose en lui faisant bouffer quelques pilules un peu trop magique.

« Toi et moi on est complètement différents, sac à merde.
- Ouais je sais, j't'ai manqué, n'en fais pas tout un fromage tu veux? »

Bah tiens… Je laisse échapper un petit ricanement qui en dit long sur ma manière de penser mais je ne prononce pas un mot. J’suis pas sûr qu’il soit capable de comprendre quelque chose d’intelligent l’attardé du village.

Il tend les billets qu’il sort froissés de sa poche d’un air maussade et d’un regard rempli de crétinerie.

« Enfin non, on a au moins une chose en commun depuis que j’ai culbuté ta meuf. Trois ou quatre fois... »

Je mets deux secondes à comprendre et au même instant où mes doigts saisissent l’argent, une violente douleur me transperce. Cet enculé vient de me dire quoi ? Que Bonnie et lui se sont mutuellement sautés ? Non, il est en train de se foutre de ma gueule, ce connard dit ça pour me foutre les nerfs … Le pire serait que ça marche. Et ça marchera si c’est la vérité ? Parce que putain, comme trahison tu fais pas mieux. Cet enflure me tape sur la gueule pour nos activités et elle le saute derrière ? Comme ça, en toute normalité. Oui, parce que tout est normal avec Bonnie. Comme de plus m’adresser la parole ou de complètement m’ignorer. Putain mais c’est quoi ce bordel.

Pourtant, plane encore le bénéfice du doute. Hunter est un véritable connard et j’le sais. Il sera prêt à dire n’importe quelle merde pour me foutre en rogne. Bonnie ne se serait jamais rabaissé à coucher avec cette interprétation humaine du porc.

Je range les billets dans ma poche, tenant encore quelques secondes le sachet de pilules entre mes doigts, tout en lâchant un ricanement moqueur.

« Bonnie, coucher avec toi ? Putain, t’as pas trouvé mieux pour essayer de me faire chier sans déconner ? Prends pas tes rêves pour la réalité mon vieux, t’as déjà l’air de souffrir assez comme ça… »

La tringler ?... Ça c’est être gentleman, j’te le fais pas dire. Je dis pas que j’suis mieux mais autant dire qu’il la prend pour sa pute et ça par contre, ça m’plait beaucoup moins. Parce qu’en plus de fantasmer sur l’envie de la toucher, il se permet de la dégrader comme une merde. Sauf que malgré tout, elle reste Bonnie et que même si elle m’emmerde profondément … Bref. Peu importe.

« Tiens prends tes pilules et casse-toi, ok ? Peut-être qu’elles te feront voir Bonnie dans ton pieu, va savoir. Mais si un jour ça arrive vraiment, appelle moi, ça pourrait être marrant. »

Un jour c’est-à-dire : Jamais. Okay, Bonnie aime les mecs baraqués – quoi que, quand tu regardes Jay tu te poses de sérieuse question – mais là… J’pense qu’il faut pas abusé non plus. J’suis pas tout le temps derrière son cul mais elle sait pertinemment ce qu’il s’est passé avec Hunter et comment ce connard à clairement menacé de foutre en l’air tout notre plan. Et sans ce plan, pas de came. Pas de came, crise de manque et là, j’suis pas certain que Blondie et moi-même soyons prêt pour ça. Depuis mon overdose, j’ai clairement freiné ma quantité et même si parfois c’est compliqué – voir souvent – j’essaie au mieux de pas craquer trop souvent. Mais m’en passer totalement ? Non, très peu pour moi. Les licornes et autre illusion en tout genre finirait par me manquer.

Je lui balance le sachet de pilule qu’il attrape avec ses grosses pattes maladroites. J’hausse les épaules en secouant la tête d’un air faussement désolé. Pauvre mec, on dirait que t’es plus foutu que moi.
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MessageSujet: Re: 02. Twelve lonely steps #alex&hunter Mar 9 Sep - 16:32


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Le mec ricane bêtement pour toute réponse. Il n’y croit pas apparemment. En même temps c’est logique : une camé qui ment ça n’existe pas…
Hunter le trouve pathétique avec ses remarques de merde. Parce qu’il voit bien qu’il a semé le doute dans son esprit et que le dealer essaie simplement de garder la face et d’enfoncer la sienne dans la merde la plus proche. Sauf que le garagiste baigne déjà dans une putain de fosse sceptique depuis sa naissance. Il n’y a rien que ce trou du cul puisse dire qui pourra l’atteindre. Le clébard de Bonnie n’a aucune carte dans sa manche, contrairement à lui qui s’est fait astiquer le manche par sa nana y  pas si longtemps.
Alexander ne connaît pas Helen. Il ne connaît pas Baby. Il ne connaît certainement pas Ana et sans doute pas Hadley non plus. Matt était déjà mort depuis un moment quand il a pointé le bout de sa trogne de gargouille dans les rues de Grayson pour essayer d’y refiler ses merdes. Le junkie n’a donc rien sur lui mais la réciproque n’est pas vraie : Bonnie lui a filé un atout. Reste à savoir s’il veut prendre le risque de s’en servir. Au moins pour faire fermer sa grande gueule à ce péquenaud qui se croit supérieur à lui sous prétexte qu’ils font des affaires.  
« Tiens prends tes pilules et casse-toi, ok ? Peut-être qu’elles te feront voir Bonnie dans ton pieu, va savoir. Mais si un jour ça arrive vraiment, appelle moi, ça pourrait être marrant. »
Hunter rattrape de justesse le sachet de pilules que le type lui tend. Il a plutôt pas intérêt d’avoir coupé sa merde avec quoi que ce soit. Sinon il aura à faire à lui…

Le grand blond reste planté devant lui et décide d’examiner la marchandise de plus près. Il ouvre le sachet et fait tomber deux pilules dans sa paume ouverte. Le bulldog ne prend pas la peine de lui faire la moindre recommandation comme sa rouquine l’avait fait.
Hunter gobe les deux cachets et déglutit, relevant ses yeux délavés et éteints vers son interlocuteur. Ca le démange d’évoquer les tatouages de Bonnie. De lui décrire la manière dont il les a embrassés, caressés, dont il les voyait onduler pendant qu’elle s’agitait sur lui…
« Bah t’sais, si j’avais envie d’voir son cul en chair et en os, j’aurai qu’à m’pointer au nightclub. C’est là qu’tous les mecs vont pour la mater et la tripoter contre quelques foutus billets, nan ? » finit-il par lâcher, conscient que ça ne va pas plaire à ce connard, qui s’apprêtait à se tirer et le planter là.
Il pourrait s’arrêter là, mais il n’en fait rien. Son bas ventre commence à le titiller. Il aime ce genre de moment. Ces secondes d’éternité où il sent que tout pourrait bien basculer… Ces moments où il joue avec le destin, parfois avec sa propre vie.
Faudrait vraiment qu’il se mette à la roulette russe…

« Au fait… Comme tu lui sers apparemment d'larbin, tu lui fileras ça d’ma part. Elle peut l’garder finalement, j’en ai plus besoin. Elle comprendra » ajoute-t-il en sortant le zippo qu'elle lui a volé lors d'une de leur entrevue de sa poche, pour le tendre au dealer, un sourire mesquin aux lèvres.  

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MessageSujet: Re: 02. Twelve lonely steps #alex&hunter Mer 10 Sep - 7:55

Il rattrape le sachet maladroitement et je lâche un dernier sourire moqueur. J’ai pas envie de faire dans la clientèle et dans le relationnel, d’habitude c’est pas moi qui fait les deals mais Bonnie. J’suis là pour jouer les gardes du corps et c’est tout, ça va pas plus loin. Les seuls moments où ça arrive c’est quand elle n’a pas le temps. Sauf qu’en ce moment … elle n’a souvent pas le temps. Trop souvent même. Peut m’importe, ça rapporte de la thune et c’est tout ce qui compte. Que ça soit Hunter ou un autre acteur porno du coin, je m’en tape. Et j’sais pas pourquoi mais ça m’fait penser à Tyler et au fait que j’ai plus aucune nouvelle. Sûrement en train de faire copine-copine avec Bonnie pour cracher sur le méchant Alex qu’est pas sympa avec elle.

Et c’est en partie vraie… Car si j’ai été voir Carter après leur baston, j’ai pas fait la même pour Bonnie. Tout simplement parce qu’elle avait son petit Jay’ pour prendre soin d’elle. Mais j’aurai pu … prendre des nouvelles. Lui demander si ça allait. Fierté masculine oblige, j’ai rien envoyé. Pourquoi je le ferais alors qu’elle a déjà la personne qu’il faut pour lui remonter le moral ? Mais y a un truc qui m’chiffonne depuis cette soirée du nouvel an. Cette promesse qu’elle m’avait faite et qu’elle n’a pas tenue, parce qu’elle en a brisé une autre ? J’ai rien compris, j’sais pas de quoi elle parlait et au lieu de lui demander, de lui poser la question, je l’ai regardé partir sur scène sans rien dire, sans rien faire… Comme un con, un connard. Alors peut-être que si on en est là, c’est aussi en partie ma faute. Putain c’est pas la question là Alex.

Non pour le moment j’fais face au Cro-Magnon du coin qui a l’air d’avoir dans sa vie uniquement du « rien ».

Je suis prêt à faire demi-tour, les mains plantées dans les poches de mon sweat. Inutile de m’attarder ici, j’ai rien de plus à faire. J’ai la thune, il a sa came, fin de l’histoire. Tout ce que je veux c’est me tirer pour retrouver mon appart’, ma console et pourquoi pas appeler Jim’ qui avait tant besoin de me parler au nouvel an. D’ailleurs, je l’ai pas revu depuis…

« Bah t’sais, si j’avais envie d’voir son cul en chair et en os, j’aurai qu’à m’pointer au nightclub. C’est là qu’tous les mecs vont pour la mater et la tripoter contre quelques foutus billets, nan ? »

Je suis de dos et je m’arrête aussitôt. Cet enculé est en train d’insinuer que c’est une pute ? Je serre les poings et la mâchoire, évitant de lui rentrer dans le bide pour lui éclater sa gueule. Je tourne mon visage de moitié avant de lâcher, provocateur.

« Ouais, c’est là que vont tous les mecs comme toi. Ceux qui n’ont rien dans leur pieu et qui n’arrive plus à bander correctement. »

Donc qui essaie de faire face à de la viande fraiche réelle pour espérer pouvoir toucher un orgasme dans les chiottes d’à côté ou dans le pantalon en matant ces nanas comme si elle n’était qu’un morceau de viande sur un étalage. J’ai jamais cautionné le job que faisait Bonnie mais quand cette nana a une idée dans la tête, tu peux toujours espérer à ce qu’elle change d’avis.

« Au fait… Comme tu lui sers apparemment d'larbin, tu lui fileras ça d’ma part. Elle peut l’garder finalement, j’en ai plus besoin. Elle comprendra »

Je me retourne cette fois complètement, très lentement. Mes yeux se posent sur le Zippo puis se plantent dans ceux du Biker. Je sens une rage sourde naitre en plein creux de ma poitrine à la seconde où je comprends la vérité. Bonnie et lui se sont vus, ils ont baisés ensemble. Ouais, parce que j’appelle pas ça autrement entre eux deux. La trahison est immonde et violente.

« ‘spèce d’enculé. »

J’ai pas réfléchi et en une fraction de seconde je suis déjà sur sa gueule, mon poing s’abattant violemment contre sa tempe. Je suis surpris d’en ressentir un profond soulagement et un putain de plaisir, comme si finalement, je n’avais attendu que ça depuis le début. Qu’il me provoque et qu’il me fasse comprendre que lui et Bonnie avaient couché ensemble. Et ça, elle s’était gardée de me le dire. Elle qui avait été furieuse de voir comment il m’avait amoché, elle qui avait juré sur je ne sais quoi qu’elle le tuerait s’il recommençait à foutre son nez dans notre business. Putain de menteuse.

Les coups résonnent dans la rue, contre les murs de l’Eglise, la nuit étant notre seule spectatrice. Je pourrais aussi bien le tuer que personne ne le remarquerait. Le Biker est au sol et je continue de lui affliger un deuxième coup sur la mâchoire qu’il me rend aussitôt avec un putain de crochet dans le menton. Je tombe en arrière, la douleur venant m’électriser le cerveau et m’assommer quelques secondes. Des secondes trop précieuses pour le Biker qui se lève et en profite pour me foutre un coup de pied dans l’estomac. La bile remonte aussitôt le long de ma gorge et je suis prêt à gerber. Putain d’enculé, ce qu’il cogne bien. Et j’aime ça bordel. J’aime cette adrénaline qui me consume entièrement et qui me rend fou de rage, prêt à le dégommer à la première occasion. Et plus je pense à Bonnie nue sur lui, plus la haine et la colère montent en puissance dans mon bas ventre.

D’un mouvement de bassin, je me tourne et mets toute ma force pour porter mon coup au hasard et atterrît direct derrière son genou où j’entends un grognement sourd de sa part avant qu’il ne tombe sur les rotules, juste à côté de moi.

Alors qu’est-ce que tu attends espèce de merdeux, c’est tout ce que t’as dans le bide ?
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MessageSujet: Re: 02. Twelve lonely steps #alex&hunter Mer 10 Sep - 15:30


Twelve lonely steps

Toast one last puff and two last regrets
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Le fourmillement s’accentue, ses cheveux se dressent sur sa nuque et sa bouche s’assèche subitement. Hunter sait ce qui va suivre et il n’attendait franchement que ça. Il a l’impression de s’éveiller après un long somme, de se retrouver enfin lui-même… De se sentir enfin à nouveau en vie. Un psy se régalerait avec lui, c’est certain, mis le garagiste n’en est pas à s’analyser. Il va seulement vivre l’instant présent et profiter de chaque seconde.
Le rush d’adrénaline ne va pas tarder à se manifester. Son cœur cogne déjà plus intensément dans sa poitrine et sa vue lui donne l’impression de se faire plus perçante. L’atmosphère se charge d’une électricité de laquelle le grand blond compte bine se gorger pour donner la bonne impulsion à son corps.
Pour le moment, son corps est rejeté en arrière par les coups puissants mais revigorants que lui assène le brun encapuchonné qu’il a provoqué. Il encaisse. Il ressent la brûlure des coups mais ça ne durera pas. Il savoure chaque décharge de douleur. S’il en était capable, il prendrait quelques instants pour remercier ce foutu junkie de merde de lui donner enfin ce qu’il a cherché au fond de toutes ces bouteilles ces derniers jours.
Chaque fois, le chien de garde de Bonnie tombe à pic. C’est encore mieux que de baiser sa meuf en réalité. La baston, se contact violent de la peau contre la peau… C’est de ça qu’il a besoin. C’est de violence qu’il a besoin de s’abreuver, pas d’alcool, de pilules ou de sexe.

Et c’est à son tour de jouer. Il a laissé quelques coups à ce sale merdeux de fils de pute, mais à présent, il faut qu’il se réveille pour de bon. Et c’est ce que fait Hunter en assénant un crochet dans le menton de son adversaire, pour se donner une chance de reprendre l’avantage. Le garagiste ne perd pas une seconde et, son coup asséné, sans prêter attention à la morsure de ses bagues dans sa propre chair, il se redresse et donne un coup de pied au hasard.
Il atteint l’estomac du junkie qui se contracte sous l’impact. Il aurait pu enchainer s’il n’avait pas bêtement perdu l’équilibre après cet assaut. Le junkie en profite pour lui filer un mauvais coup dans le genou. Le genou que Carter lui a flingué en le renversant il y a…un moment maintenant.
Hunter serre les dents et laisse échapper un grognement de frustration et de douleur mêlé.

Il s’écarte un peu du type, boitillant pour éviter d’appuyer sur sa jambe électrisée par la souffrance qui irradie, et éviter que l’autre en profite pour lui faire une balayette et le foute au sol. Hunter sait que s’il tombe maintenant, avec sa blessure, il aura beaucoup de mal à se relever… Trop de mal. Ce serait donné un gros avantage à ce foutu connard.
Mais la douleur est trop forte et le garagiste, déjà bien en peine de maintenir son équilibre à cause de l’alcool qu’il a ingurgité, chute lamentablement. Il retient un cri et prend sur lui. Dans un moment, l’adrénaline fera correctement son boulot et l’anesthésiera un peu mieux mais, à l’heure actuelle : il douille sérieusement.
Il ne peut cependant pas se permettre une pause. L’autre ne lui accordera aucune trève  et si les rôles étaient inversés, Hunter ne lui ferait pas non plus de cadeau. Se sentant incapable de passer à l’offensive, il se contente d’étudier les gestes de son adversaire pour le cueillir et inverser la vapeur. Il sait qu’il n’aura pas une manœuvre d’action très large dans son état…
Il parvient à parer le premier coup du mec de Bonnie et lui assène un nouveau coup dans la mâchoire. Mais ce chien tiens bon et se jette sur lui. S’ensuit un échange confus de coup. Hunter frappe au hasard, sans réellement parvenir à mettre un coup décisif à son adversaire qui l’enchaine de son côté.
Malgré la fraicheur de la nuit, ils dégagent tout deux de la fumée et Hunter se sent déjà moite de sueur.

Sans trop savoir comment, il parvient à prendre l’avantage sur le brand brun et se stabiliser au-dessus de lui. Il en profite pour lui donner un nouveau coup dans le nez, savourant le bruit qui s’élève et de voir apparaître un flot de sang. Lui-même n’est pas au meilleur de sa forme et ses dents, qui apparaissent lorsqu’il se met à sourire malgré lui, son maculée de son propre sang. Il tente de stabiliser son emprise mais l’autre se débat comme un beau diable et finit par le renverser. Encore une fois, c’est son genoux qui prend et Hunter ne parvient pas à retenir son cri cette fois, qui vient déchirer le calme rébarbatif de la nuit.

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MessageSujet: Re: 02. Twelve lonely steps #alex&hunter Mer 24 Sep - 9:55

Le combat fait rage et ni lui ni moi ne laissons de répit à l’autre. Parce que tout ce qu’on veut c’est se battre, porter les coups, saigner, faire saigner, avoir mal, faire du mal. Et plus j’imagine le corps de Bonnie au-dessus du sien, plus j’ai envie de lui faire bouffer le sol, écrasant son visage tuméfié avec mon pieds, hurlant comme un dément. Pourtant, j’ai pas le temps de faire tout ça, parce que ce connard sait se battre et même si je le déteste comme jamais, il se bat bien et me rend un putain de service à vouloir me cogner.

Je ne réfléchis plus tellement à ce qu’il se passe, mon seul but est que mon poing s’abatte sur sa sale gueule. Et j’y arrive, mais lui aussi. Je me sens basculer en arrière, un poids lourd sur mon ventre. J’ai juste le temps d’ouvrir les yeux pour voir les phalanges d’Hunter foncer droit sur moi.

Craquement sec. Douleur fulgurante. Hurlement. Mes doigts se portent aussitôt vers mon nez et un flot de sang en jaillit. J’ai mal, putain ouais, j’ai atrocement mal. Comme si un million d’aiguille venaient de me transpercer les os. J’ai envie de vomir et je gémis de douleur, toujours dos au sol. J’entends l’autre gros connard de mes deux rires et ça a été la goutte d’eau de trop. La rage et l’adrénaline grimpent en flèche et la douleur s’estompe le temps que ma colère s’expulse. Je mets tout mon poids sur mes hanches et bascule Hunter. J’suis pas un boxer, j’suis pas un expert mais j’me suis suffisamment battu dans la rue pour avoir l’œil et la faiblesse de son genoux ne m’a pas échappé. Hunter est allongé et tente de se relever. Quelques secondes me suffisent pour me mettre debout, prendre de l’élan et frapper un grand coup sur sa rotule et ce, sans retenue, sans me ménager. Craquement.

A son tour d’hurler. A son tour de souffrir.

« Vas-y gueule comme un porc enculé. »

Chiale ta douleur et dégueule là.

Mon nez pisse le sang et la douleur revient en double, venant me soulever l’estomac. Je n’ose pas le toucher tant il me fait mal. Cet enculé me la probablement cassé, voir déplacé. Et tout ça pour quoi ? Pour elle. Fais chier, putain d’merde. Mon souffle est court et plus je respire, plus la douleur s’intensifie. J’ai chaud, mon sweat me colle à la peau malgré le froid qu’il fait. Je prends le bas du tissu et m’essuie délicatement la bouche. Je calcule mal mon coup et frôle mon nez…

« Putain d’merde. »

Je serre les dents de douleur, retenant un râle de rage. J’entends Hunter gémir, insulter, j’en sais foutrement rien mais j’m’en branle. Je me retourne vers lui et le voit se tenir le genou.

« J’espère que t’as la rotule broyée connard. » Je me baisse, la douleur cogne, je me crispe. Je ramasse le zippo qui, dans la bagarre, est tombé par terre. « Et ça, c’est pour moi. T’en fais pas, j’manquerais pas de lui donner et peut-être qu’un beau jour, vous pourrez baiser de nouveau tous les deux, contre l’échange d’un petit sachet de pilule. Faire la pute à deux, ça devrait aller. »

J’ai la haine qui me monte au corps et qui ne me lâche pas. J’ai envie de cracher mon venin sur lui, sur elle, sur eux deux et sur cette putain de trahison. Je balance mon pied dans la poussière pour le lui jeter à la gueule, d’un geste maladroit et un peu désordonné. J’ai encore envie de le frapper, de lui faire pleurer toute sa vie jusqu’à ce qu’il supplie sa mère de venir l’aider mais j’le ferais pas. Il est au sol, incapable de bouger. J’suis pas un lâche.

Je ne fais que cracher à ses pieds et me retourne d’un pas rapide pour me tirer d’ici, mains dans les poches. J’ai le corps endoloris, la nausée, le nez qui me fait un mal de chien et surtout, j’ai la déception qui me hante. Plus ça allait, plus les évènements me poussaient à penser que Bonnie m’échappait. Il ne manquerait plus qu’elle me rende les clefs de l’appartement pour signer pour de bon son départ loin de moi, de ma vie. Et cette idée me creuse le cœur, comme l’on creuse sa tombe.

- FIN POUR MOI -

HRP:
 
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