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Road to Salvation a fermé ses portes.


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 02. Hold me, wrap me up Ft Alex

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MessageSujet: 02. Hold me, wrap me up Ft Alex Dim 15 Juin - 22:52

Hold me, wrap me up

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La nuit lui avait semblé interminable, il était difficile de trouver le sommeil dans la cellule sommaire du bureau du shérif et ses côtes lui faisaient un mal de chien, elle était épuisée et contrariée mais ce n’était plus vraiment à cause de Bonnie à présent… Sa rencontre impromptue avec Dorian lui avait laissé un gout amer dans la bouche, elle ne savait plus vraiment ou elle en était. Est-ce qu’elle était frustrée ? en colère ? déçue ? ou tout simplement attristée, elle-même n’en était plus vraiment sûre mais la question tournait sans cesse dans son esprit. Tout ce qu’il avait pu lui dire lui restait indéfiniment en tête et elle n’arrivait pas pour autant à y donner un véritable sens. La frustration était extrême, elle finit cependant par enfin s’assoupir sans avoir pour autant répondu aux nombreuses interrogations qui se battaient pour trouver une réponse.

Lorsque le jour avait pointé sur Grayson, Carter avait déjà rouvert les yeux et restait silencieuse les yeux fixés sur le plafond jauni, son ami William était finalement venu la trouver vers 07:30. Lorsqu’il avait ouvert la lourde porte de la cellule, elle avait esquissé un mouvement de tête pour se retourner vers lui, ne prenant pas vraiment la peine de se lever, l’acte était assez douloureux comme ca, elle ne tenait pas à le faire pour rien, il fit quelques pas vers elle et l’interpella d’une voix relativement basse. Elle ne répondit pas et se contenta de le fixer d’un air interrogateur, il s’en rendit bien rapidement compte et lui adressa un sourire un peu forcé et passa ensuite sa main dans ses cheveux, le signe incontournable d’un William mal à l’aise, elle ne le connaissait que trop bien pour ne pas s’en rendre compte mais hors de question de la jouer copine sympa et de passer sur ce qu’il avait fait aussi facilement, elle comptait bien lui faire comprendre qu’il n’avait pas intérêt à lui refaire un coup pareil.

« C’est bon Carter tu peux rentrer chez toi… »
Elle ne lui laisse pas le temps de continuer et se lève pour se diriger vers la sortie, il la retient par le bras et tâche comme il le peut de se faire entendre. Elle s’arrête donc et lui lance un regard pas vraiment très amical mais le laisse pourtant continuer...
« Ecoute je suis désolé pour Dorian, vraiment…est-ce que tu veux que je voie pour te raccompagner. »
Elle le croit, elle se rend bien compte qu’il est un peu dépassé par les évènements et ne s’était sans doute pas imaginé que ça se terminerait de cette façon, bien qu’il ne sache pas vraiment de quoi il retourne et ce qui a bien pu se passer dans la salle d’eau mais, ce n’est ni le moment, ni l’endroit de lui en parler, Bonnie est encore allongé juste à côté et sa langue de vipère n’a pas vraiment besoin d’être alimentée en ragots de ce type.
« Me refait jamais un coup pareil Will, on en reparlera de toute façon et non c’est bon je vais me débrouiller, ça va. » Il finit donc par relâcher son étreinte et la laisse passée devant, elle se dirige directement vers son bureau afin de récupérer ses effets personnels à savoir sa veste, ses clés, son portable et sa carte de crédit, une fois derrière il sort tout ses affaires et les lui tend l’air désolé avant de lui faire signer un papier dont elle ne regarde même pas les inscriptions, elle n’a qu’une envie à présent, prendre l’air et regagner son domicile sans demander son reste.  
« Ma voiture ? je la récupère où au juste ? »
« Elle est toujours là où tu l’as laissé, un des gars l’a garé correctement ne t’en fais pas. »
Elle tique légèrement mais ne dis rien, elle déteste l’idée qu’un étranger ai put se servir de sa caisse mais, elle est plutôt mal placée pour se plaindre dans les circonstances actuelles, elle se contente donc d’hocher la tête en glissant ses affaires dans ses poches.
« A plus tard. » Elle tourne les talons mais l’adjoint du shérif la rappelle soudainement, elle se retourne et le voit sortir un flacon du tiroir de son bureau.
« Tiens, euh Dorian m’a donné ça pour la douleur, pas plus de deux toute les quatre heures si vraiment tu as mal et ménage toi ok ? »
Elle attrape le flacon et le glisse dans la poche de sa veste, adressant par la même un signe de tête reconnaissant à son ami avant de quitter les lieux sans un regard pour la rousse encore derrière les barreaux.

Assise à la table de sa cuisine, une tasse de café entre les mains elle essaye de s’éviter de refaire la soirée dans sa tête une fois de plus et se concentre plutôt sur ce qu’elle allait de voir affronter dans les jours à venir et elle ne pensait pas seulement au commérage à son sujet mais aussi à ce qui l’attendait avec son père…elle jeta un coup d’œil dans le salon et entraperçut le corps endormi de son père sur le canapé, comme à son habitude il était ivre mort et ne se réveillerait sans doute pas avant plusieurs heures. L’air frais ce matin lui avait fait du bien et le chemin jusque chez elle s’était révélé plus agréable que ce qu’elle aurait pensé, il était encore bien tôt et personne n’arpentaient encore les rues, lui évitant ainsi les regards réprobateur et curieux mais à présent elle se sentait de nouveau épuisée. Elle déposa donc sa tasse dans l’évier, prit le chemin de l’étage et se dirigea vers la salle de bain pour prendre une douche.

Lorsqu’elle gagna sa chambre elle attrapa un short et un t-shirt et les enfila en grimaçant avant de se saisir de son téléphone pour appeler Alex, elle ne savait pas vraiment ce qu’elle allait lui dire mais, elle voulait tout de même pouvoir lui parler avant qu’il n’entende les possibles rumeurs et autres mensonges que Bonnie pourrait sans vergogne lui confirmer. Elle s'assit sur le rebord de son lit pris une profonde inspiration et composa le numéro.

« Hey, C'est Carter. Ecoute la nouvelle a sans doute dû faire le tour du coin déjà et...disons qu'il faut sans doute pas croire tout ce qu'on dis.

Bref tout ça pour dire que si tu voulais passer aujourd'hui, ce serait pas de refus... »


Après avoir raccroché, elle jeta son portable à côté d’elle en se disant qu’elle avait probablement l’air pathétique sur ce message mais, elle n’avait plus vraiment le courage de batailler, elle attrapa donc le flacon que Dorian lui avait fait passer et fit glisser deux comprimés dans sa main tandis qu’elle attrapait la bouteille d’eau près de son lit pour les faire passer. Ce n’est qu’après cela, qu’elle se laissa retomber avec précaution sur son oreiller et s’endormie enfin.

-##-


Lorsqu’elle rouvrit les yeux, son portable affichait 14H30 et un nouveau message qu’elle lança en se frottant les yeux, Alexander la fit sourire et elle en conclut qu’il ne savait pas encore que c’était avec Bonnie qu’elle s’était battue, la tâche n’allait sans doute pas être évidente et elle sentait poindre une énième migraine, elle se rallongea pour une minute mais n’eut pas vraiment le courage de se relever, elle prit donc la décision d’attendre que la sonnette de la maison l’y oblige.

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"I hurt myself today to see if I still feel. I focus on the pain,the only thing that's real. The needle tears a hole, the old familiar sting, try to kill it all away...But I remember everything. What have I become? My sweetest friend. Everyone I know goes away in the end"

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MessageSujet: Re: 02. Hold me, wrap me up Ft Alex Lun 23 Juin - 20:29

« J’peux t’expliquer Alex, je ..
-          Non, Nico. Tu fermes ta gueule. Je t’ai avancé deux sachets de coke, tu me dois 300 billets. Ça fait deux semaines que tu me balade comme un connard.
-          Arrête, tu sais bien que j’vais te le donner ton fric ! J’t’ai juste demandé d’attendre un peu que j’règle de trois merdes.
-          J’en ai rien à foutre putain ! Tu fais chier avec tes histoires à la con. Tu m’fou dans la merde et j’suis pas ta babysitter !
-          Fais pas chier putain ! Ça fait deux mois que tu deal avec moi, sois cool merde ! »

Je suis à deux doigts d’exploser mon téléphone contre le mur de rage. Mon poing se serre autour de l’appareil que j’entends craqueler.
 
« Écoute-moi bien, Nicolaï. Il est … 9h48. Tu as exactement jusqu’au 1er Janvier, même heure pour me rapporter le blé. Si à 9h49, tu n’es pas là je te jure que ta gueule ira rejoindre ton trou du cul en deux secondes trente. On est clair là ? Où tu veux un avant-goût ? »
 
Mon ton est tranchant, froid et menaçant. Il soupire, capitulant à contre cœur.

« Ok. Tu les auras avant tes 300 foutu dollars.
- J’y compte bien. Et tu peux dire adieu à la cam, c’est la dernière fois que j’fais affaire avec toi, du con. »

Je raccroche, en rage. Il sait que je ne plaisante pas et que si d’ici 48 heures il ne me ramène pas la totalité de ce qu’il me doit, il se retrouvera mort avant qu’il n’ait eu le temps de dire quoi que ce soit. J’ai dû avancer moi-même l’argent que ce connard me doit si je n’avais pas envie de me retrouver en morceaux dans l’un des fossés du coin, comme un pauvre rat. J’ai été trop con d’avoir accepté un délai avec sa gueule de gamin pas trop tranquille mais qui paraissait honnête. Pourtant, je suis le premier à dire que l’honnêteté n’existe pas. Seule l’hypocrisie persiste. C’était pas le jour, c’était pas la semaine, ni le mois d’ailleurs.
Quatre jours sans nouvelles de Bonnie. Quatre putain de jours. En soi, ça n'est pas si grave, chacun fait sa vie comme il l'entend mais ces derniers temps, tout était différent. Trop différent. Jay, son je t'aime, nos coucheries puis son silence. Mes textos sans réponse, mes appels sans qu'elle ne décroche. Rien, que dal. Du vide, un néant. J'avais donc raison depuis le début ? Elle s'est tiré, sans un mot. Me plantant comme un connard. Moi, Ethan son meilleur pote amélioré, sa seule famille depuis qu'elle porte des couches. On a tout fait ensemble.. Et visiblement, nous rajoutons l'absence et l'ignorance a notre actif. C'était bien la dernière chose que je voulais faire avec elle...

Je suis nerveux, ça me rend dingue. Entre l'incompréhension et le refus d'accepter, je suis prêt à péter une pile. Putain, elle peut pas m'faire ça bordel de merde. PAS BONNIE. Blondie, Bonnie. La gamine que j'ai trimballé toute ma foutue jeunesse jusqu'à aujourd'hui. Le pire est de constater que le matin, la première chose qui me manque n'est pas la clope, mais de ne pas apercevoir sa chevelure rousse au levée et de l'entendre râlé comme Grincheux. Quatre jours qui me semblent trop long. La blessure laisse place à la rancune. Je crois que je ne l'ai jamais autant détesté qu'aujourd'hui.

Le drugstore est vide à mourir et c'est le visage appuyé contre ma main que je sors mon portable de ma poche afin de checker une énième fois. Un appel manqué, un message vocale. Carter. Je ne peux m'empêcher de sourire et de sentir une pointe de … de quoi ? Bah j'sais pas en fait, j'suis juste content je crois. Au moins une qui prend la peine de prendre de mes nouvelles...

« Hey, C'est Carter. Écoute la nouvelle a sans doute dû faire le tour du coin déjà et...disons qu'il faut sans doute pas croire tout ce qu'on dis. Bref tout ça pour dire que si tu voulais passer aujourd'hui, ce serait pas de refus... »

J'hausse un sourcil. De quoi elle me parle ? Je fouille rapidement dans mes souvenirs pour me rappeler de cette fameuse baston qui a eu lieu juste devant le drugstore et la nouvelle a fait rapidement le tour... très rapidement. Dommage, je ne travaillais pas ici ce jour là car si j'en crois Carter, elle y était peut-être impliquée, d'une manière ou d'une autre. A moins que je ne me plante totalement, chose qui est fort probable. Mes doigts parcourent rapidement l'écran pour lui répondre en SMS, tentant une petite blague pour la déridée un peu parce qu'elle ne me semble pas au mieux de sa forme. Qui aurait cru que je prendrais autant plaisir à être avec une nana comme elle, sincèrement. Nous ne nous voyons pas tous les jours mais suffisamment régulièrement pour partager un peu plus que du sexe. C'est à dire : Films, pizza et autre connerie. L'un appelait l'autre lorsqu'il se faisait chier, lorsqu'il se sentait « seul » ou même parfois pour … d'la merde. Pour la compagnie de l'autre. C'était bizarre mais étrangement ça m'posait pas de problème. On couchait souvent ensemble, plus qu'on ne parlait et c'était cool. Bref, pas besoin de faire une thèse, avec Carter s'était jamais compliqué et j'avais exactement besoin de ça : Simplicité. En plus, elle sous entendait avoir besoin de me parler et c'était chose rare avec la fierté qu'elle avait.

14 heures 15

J'enfourche mon vélo sans perdre de temps. Il caille, je grelotte presque. Quel con d'avoir mit qu'un pull et ma veste en cuir... Clope aux lèvres, je pédale tranquillement, quelques bières dans mon sac à dos. Rien de tel pour remonter un peu le moral. Je me fais klaxonner par un connard que j'ignore avec une royauté digne de Tyler – mais avec le majeur levé en plus – pour finir par continuer ma route. J'ai l'air d'un petit branleur à pédaler sans les mains jusqu'au jour où je me péterais la gueule sans vergogne. Je mets bien une bonne demie-heure avant d'arriver devant chez Carter. Je dépose mon vélo contre le mur de la maison avant de venir sonner. Je jette mon mégot, l'écrase avec le bout de ma basket et la porte s'ouvre que quelques instants plus tard, me laissant entre-voir une Carter avec des cernes jusqu'aux seins, les cheveux en vrac et surtout … le visage presque défiguré. J'exagère mais les bleus et les entailles qu'il comporte lui, n'a rien d'exagéré.

« Wow... tu t'es battu avec mur ou quoi ? »

Inquiet, j'hausse les sourcils et lorsque je vois qu'elle ne me réponds pas tout de suite, je n'insiste pas. J'entre et fais vite le rapprochement avec la baston. Peut-être que tout compte fait, c'était elle l'une des catcheuses tant adorés du petit peuple de ce bled pourrie. Je traverse le hall et mon regard se détourne vers ma droite où la carcasse de son père semble être avachie devant la télé. Comme souvent me semble-t-il, mais je ne m'en mêle pas plus qu'il ne m'ait permit de le faire.

« Tu préfère qu'on monte directement pour parler ? »

Cette fois j'avoue que ma première envie n'était pas de "jouer aux cartes" avec elle, pas quand j'assistais au spectacle inquiétant qu'elle m'offrait. Je la laisse me guider là où elle le souhaite, mon sac à dos toujours sur mon épaule. Je réajuste la lanière, mains dans les poches avant de m'installer. Je détails cette fois un peu plus le visage de Carter. Pommette bleuie, lèvres entaillées et légèrement gonflés, arcade ouverte maintenue avec une sorte de sparadrap pour fermer la plaie... Ouais, c'était pas jolie à voir putain. Ça, ajouté à la mine déconfite et fatiguée qu'elle affiche, j'ai toutes les raisons du monde de m'inquiéter.

« Eh, sérieusement il t'est arrivé quoi là. Qui t'a fait ça ? Un mec ? »

Ouais parce que ça s'trouve ça n'a rien à voir avec la baston. Qui me dit que ça n'est pas un putain de taré qui s'est défoulé sur elle ? Je sens déjà un volcan bouillir au creux de moi. Avant de m'emporter comme un malade mentale, j'attends sa réponse, ma main posée gentiment sur son épaule en signe de présence mais aussi de réconfort.
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MessageSujet: Re: 02. Hold me, wrap me up Ft Alex Jeu 26 Juin - 9:04


Hold me, wrap me up

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Ses yeux s’étaient refermés sur ce qui lui sembla être plusieurs longues minutes lorsque son téléphone sonna et la tira du pseudo sommeil dans lequel elle essayait de repartir. Elle tandis le bras pour s’en saisir machinalement sans pouvoir cependant mettre la main dessus, elle se redressa donc et ouvrit les yeux pour apercevoir son mobile un peu plus loin. Elle se pencha pour l’attraper non sans émettre un gémissement pénible, tout ça pour découvrir sur l’écran un message de William, qui essayait de s’enquérir de son état de santé. La jeune femme roula des yeux et poussa un soupir agacé avant de jeter de nouveau le téléphone un peu plus loin. Elle n’avait pas la moindre envie de lui répondre, toujours bien trop remontée contre lui, il allait devoir prendre son mal en patience, ce n’était après tout pas comme s’il ne connaissait pas son caractère difficile.

Maintenant réveillé et se doutant de l’arrivée imminente de son amant, elle prit la résolution d’aller se shooter au café avant qu’il ne la rejoigne mais lorsqu’elle tenta de se relever et bien qu’elle y eut mis toutes les précautions nécessaires pour éviter de ne souffrir des blessures qui lui avaient été infligées et  rencontra un échec cuisant. La douleur rendait son corps lourd et pénible a mouvoir et elle ne put s’empêcher d’afficher une grimace lorsqu’elle se retrouva sur ses pieds. Elle se traîna jusqu'à son placard et enfila à la hâte un pull gris léger par-dessus son t-shirt qui lui, ne suffisait à cacher l’énorme hématome qui couvrait la moitié de son ventre, elle n’eut ceci dit pas le courage après réflexion de se tortiller pour remplacer son short par un jean. La brune se dirigea ensuite vers l‘escalier et gagna la cuisine non sans avoir jeté au préalable un coup d’œil sur son père qui avait visiblement trouvé son chemin jusqu’au sofa ou son corps reposait dans une position un peu disloquée. Elle venait tout juste de terminer la tasse de café qu’elle s’était réchauffé lorsque la sonnette de l’entrée retentie, elle se leva sans hâte pour se diriger vers la porte, pas qu’elle ne fut pas contente de voir Alexander mais, elle appréhendait un peu sa réaction lorsqu’il saurait que son adversaire n’était nul autre que sa précieuse Bonnie si ce n’était bien évidemment pas déjà le cas, les heures s’étaient écoulé depuis son appel et les ragots ne demandaient pas de délai bien plus long pour faire leur chemin jusqu’aux oreilles de la ville. La porte fut ouverte à la volée et Carter eut tout le loisir d’observer le visage du brun littéralement se décomposer à la découverte du sien.


« Wow... tu t'es battu avec mur ou quoi ? »
Ca aurait pu la faire rire mais elle n’était juste pas vraiment en état de le faire, elle ne répond donc rien et se contente donc d’esquisser un vague sourire en ouvrant un peu plus la porte pour lui signaler implicitement qu’il ferait mieux de rentrer, l’air était glacé et elle était habillée relativement court il ne fallait pas l’oublier. Il finit par pénétrer dans le hall d’entrée et elle referme la porte sur Grayson et ses environs. Lorsqu’elle fait volte-face elle capte le regard qu’il lance vers le salon et se sent un peu mal à l’aise, il lui était déjà arrivé d’entrapercevoir son père mais elle n’avait jamais vraiment abordé ce sujet avec lui et fort heureusement les deux hommes n’avaient jamais eu à vraiment se croiser à proprement parler.

« Tu préfère qu'on monte directement pour parler ? »
Elle passe devant lui et acquiesce d’un signe de tête avant de prendre la direction de sa chambre, il la suit sans dire un mot et lorsqu’ils pénètrent dans la chambre elle referme soigneusement la porte en poussant un soupir fatigué et va se laisser tomber sur son lit où Alexander est déjà assis.

« Je suis contente de te voir. » Elle lui adresse un sourire mais lui ne laisse paraître qu’un air inquiet en retour. Elle est bien consciente que le laisser dans le doute n’est pas particulièrement judicieux mais elle ne sait pas vraiment comment amener le sujet de Bonnie sur le tapis. Il glisse sa main sur son épaule et son contact est plus réconfortant qu’elle n’aurait pu le croire, elle se rend alors compte que ce dont elle a besoin là maintenant c’est d’un ami sur lequel s’appuyer. Ces dernières heures, elle peut difficilement dire qu'elle ai pu trouver un quelconque soutien surtout pas venant de William ou Dorian bien que pour ce dernier elle n’ai pas vraiment attendu quoi que ce soit de sa part en tous les cas pas ce qui s’était passé entre eux cette nuit.

« Eh, sérieusement il t'est arrivé quoi là. Qui t'a fait ça ? Un mec ? »
Elle se racle la gorge un peu nerveusement et plante son regard dans le sien avant de secouer la tête à la négative.« Non. C’est… » Elle passe une main sur son visage et cherche comment continuer pendant une seconde qui lui semble interminable. «…l’accrochage dont tu as entendu parler, c’était stupide et j’ai perdu pied, je…c’était Bonnie… »

Elle ne le quitte pas du regard guettant la moindre réaction et il n’en présente aucune pendant quelques secondes, elle n’ose pas vraiment imaginer ce qui peut bien se dérouler dans son esprit et craint un peu le retour de manivelle, si elle est dans un tel état, il doit probablement imaginer le sien et elle n’est pas vraiment sûre que contre sa précieuse Bonnie, elle ai quoi que ce soit à gagner. Alors sans trop réfléchir elle continue et dépeint le contexte brièvement, espérant ainsi lui donner les éléments nécessaires pour ne pas qu’il se braque ou ne s’inquiète outre mesure.

« On a eu un accident, enfin un abruti est rentré dans ma voiture qui a terminé dans celle de ta copine et elle a complètement pété les plombs. Elle m’a sauté dessus avant même que j’ai eu le temps de dire quoi que ce soit…je me suis défendu et c’est là que les choses ont dérapé… »

Elle se tait parce qu’elle est épuisée et que l’inquiétude la gagne progressivement, elle n’a pas envie de le voir lui tourner le dos, elle a besoin de lui et son égo l’empêche pour le moment de le lui dire. Il serait peut-être temps que Carter taise sa fierté et accepte de devoir se reposer un peu sur ceux qui l’entourent mais rien n’est moins évident quand on a un caractère comme le sien.

"Dis quelque chose Alex."

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MessageSujet: Re: 02. Hold me, wrap me up Ft Alex Mer 2 Juil - 9:41

Qu’elle soit contente de me voir, je n’en suis pas insensible même si venant d’une autre conquête, ces mots ne m’aurait en aucun cas touché. J’aurai même fais semblant de ne rien entendre. Les coups d’un soir menant à une amourette, ça n’est pas pour moi et je ne considère pas Carter comme une « liaison amoureuse ». Je l’apprécie beaucoup, plus que je ne l’aurai dû mais au final, personne n’est déçu dans l’histoire puisque nous nous en tenons à ce que nous nous étions « promis ». Sexe et moments entre potes. Ca nous suffit. Mais de voir Carter avec la gueule sacrément amoché m’inquiète quand même. J’imagine déjà les menaces que j’vais aller coller au cul du p’tit merdeux qui lui a fait ça. On frappe pas les nanas putain, même si certaines méritent une bonne grosse claque dans la gueule où je serais presque le premier à le faire, mais faut pas abuser.

J’attends à ce qu’elle m’explique, ma main désormais dans son dos. Elle secoue la tête en signe de négation lorsque je lui demande si c’est un mec qui lui a fait ça.

« Non. C’est… »

Sa main glisse sur son visage et moi j’patiente autant que je le peux, sachant que ça n’est pas ma principale qualité…

«…l’accrochage dont tu as entendu parler, c’était stupide et j’ai perdu pied, je…c’était Bonnie… »

J’ai subitement envie de rire en voulant lui balancer que OK elles ne peuvent pas s’voir en peinture et que j’l’avais compris, qu’il n’y avait pas besoin de me le rappeler. Mais quand je la vois qui ne me lâche pas du regard, attendant que je réagisse, je comprends qu’elle ne blague pas. La personne qui l’a salement amoché n’est pas un mec mais une nana qui se bat COMME un mec. Bonnie. Putain. Ça m’fait un coup au ventre quand ça fait déjà plusieurs jours que j’ai pas de nouvelles de sa part malgré mes messages et appels. Je ne réagis pas, trop … surpris ou j’sais pas. Je me souviens de ce que ça avait pu donner elles deux dans la même pièce et encore, une chance que j’avais été là sinon je les aurai retrouvé morte ou en partie démembrer. Alors j’imagine sans mal que ces deux folles alliées lâchées dans la rue, face à face, avait dû faire un carnage… Le visage de Carter en était le témoin et je suppose que l’ensemble du corps l’était aussi. Mais si elle-même était amochée.. j’avais aucun doute sur l’état de Bonnie. En soi, j’en ai rien à foutre qu’elles ce soient battue, ce sont des histoires de gonzesses à la con. Ouais, j’aurai pu m’en foutre comme de la dernière nana que j’me suis tapé, mais là le problème est que visiblement, la faute était mienne, indirectement. Parce que Bonnie peut pas voir Carter en peinture parce qu’elle a décrété qu’elle n’avait pas le droit de foutre les pieds dans l’appartement de son Alexander. Du moins, c’est comme ça que j’ai finis par le prendre.

« On a eu un accident, enfin un abruti est rentré dans ma voiture qui a terminé dans celle de ta copine et elle a complètement pété les plombs. Elle m’a sauté dessus avant même que j’ai eu le temps de dire quoi que ce soit…je me suis défendu et c’est là que les choses ont dérapé… »

Je ne relève pas le terme « Ta copine » parce que ça n’est pas le moment, même si l’envie de lui dire pour la 50ème fois que NON Bonnie n’était pas ma COPINE, me brûlais les lèvres. J’imagine sans peine cette malade sautée sur la gueule de Carter pour lui faire la peau. Elle avait trouvé en cet incident un moyen de parfaire sa vengeance. Parce que la dernière fois, ça ne lui a visiblement pas suffit. Non, bien entendu il fallait qu’elle aille foutre sa merde d’une autre manière et à un autre moment. L’occasion avait dû être trop belle pour elle. C’était quoi son putain de problème ! Je n’ai aucune nouvelle de sa part, elle joue la morte, m’ignore comme si j’étais le dernier de ses amants pour ensuite foutre sa merde dans mon dos ? J’enrage, ma mâchoire se crispe et je ne sors pas un mot. Je suis en colère contre elles deux mais là, clairement, c’est Bonnie qui remporte la palme. Putain de petite branleuse. Je regarde le vide à côté de Carter, fulminant contre la rouquine. Décidément, même quand elle décide de me tourner le dos, elle trouve encore le moyen de m’emmerder.

"Dis quelque chose Alex."

Je suis ramené à la réalité et mes yeux froids se braquent sur Carter et ses contusions. Plus je la regarde, plus je me dis que Bonnie n’a pas eu la main leste. Le problème, c’est que j’sais justement pas quoi dire parce que je suis déjà pas quelqu’un d’un genre bavard mais là que voulez-vous que je sorte ? A part que toute cette merde commence sérieusement à me courir. J’aimerais m’en foutre mais j’peux pas parce que c’est Carter et accessoirement Bonnie qui sont en cause. Je détaille de nouveau le visage de la brune et mes mains viennent écarter quelques mèches lui barrant son visage meurtris. Je glisse mes doigts sous son menton afin de le relever et de l’examiner.

« T’as été voir un médecin ? T’as rien de cassé au moins ? »

Je m’inquiète sincèrement et surtout, je me focalise sur ce point pour éviter de m’énerver pour tout ça. Mon égo est énorme mais la douleur que me provoque Bonnie, l’est aussi. Et là, elle frappe fort. J’ai presque l’impression d’avoir subis une lâche trahison. Je continue mon inspection en lâchant un soupir de lassitude. De vraies gonzesses enragées. Je comprends plus ou moins la portée de son message vocale maintenant. Avait-elle peur que Bonnie me raconte une toute autre version ? Bref, j’préfère pas y penser. Pas quand je sens ce fameux volcan qui menace de tout exploser en moi, ma raison avec.

« J’suis désolé. Pour ça. » Je désigne ses bleus d’un signe de tête. « J’lui en toucherais deux mots à l’occasion. Et me regarde pas comme ça, j’sais que t’es une grande fille et tout ça mais c’est pas une raison. Bref, laisse tomber, j’vais m’en occuper. »

Ouais et quand ? Quand j’la recroiserais au taff, je manquerais pas d’lui dire que la prochaine fois, qu’elle règle ses comptes à la loyale. Putain… j’en reviens toujours pas. J’aurai dû n’être qu’à moitié surpris mais là …

« Non en fait, ça m’gonfle. Putain, elle a complètement déconné ou quoi, fais chier ! » Je me lève, tendu comme un arc, passant une main dans mes cheveux. « J’sais pas ce qu’il lui a pris, merde. J’suis désolé qu’elle t’ai fait ça … J’étais même pas au courant. Vous avez finit chez les flics ? »

Ouais, le problème c’était ça : J’étais pas au courant. Signe supplémentaire que Bonnie se faisait la malle et qu’elle se foutait royalement de ma gueule. Chaque garde à vue, l’un appelait l’autre. Pour prévenir ou pour dire « Viens m’chercher, ça craint ici, ça pue la pisse ». Mais là, que dal. Je tourne le dos à Carter, les mains sur les hanches, chacun de mes muscles contractés. Contrarié au possible, j’ai clairement envie de débarquer chez son enculé de Jay où elle doit sûrement s’y faire sauter et de lui hurler dessus comme un pitbull. De lui dire que j’en avais ras le cul qu’elle se foute de ma gueule et qu’en plus de ça, qu’elle vienne foutre sa merde.

J’écoute Carter sans rien dire avant de pousser un nouveau soupire et de me tourner face à elle.

« J’sais pas quoi te dire de plus… à part que j’comprends pas ce qu’il s’est passé. J’irais lui en toucher deux mots, ok ? » Je lui prends le visage entre mes deux mains et y déposer un baiser sur ses lèvres, en guise de réconfort. « En attendant, le médecin ici c’est moi.. et j’suis sûr que j’suis plus efficace que ces incompétents du coin. »

Demi-sourire aux lèvres, un peu d’humour pour détendre le truc, alors que je suis moi-même au bord de l’implosion.

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MessageSujet: Re: 02. Hold me, wrap me up Ft Alex Jeu 3 Juil - 21:35


Hold me, wrap me up

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Elle reste immobile, le regard rivé sur lui, attendant une réaction quelle qu’elle soit mais les secondes s’étirent indéfiniment et il reste silencieux et immobile, Carter ne dit rien prenant son mal en patience, la nouvelle est sans doute un peu délicate à assimiler et elle s’en veut dans un sens de le mettre dans une telle position, il aurait été sans aucun doute beaucoup plus facile de le voir arriver en pleine connaissance des faits mais pour une fois les ragots n’avaient pas voyagé aussi vite qu’elle ne l’aurait voulu. Il finit par planter son regard dans le sien et il n’a plus rien de compatissant enfin c’est tout du moins l’impression qu’elle en retire, son air est froid et ses traits crispés par l’émotion, de la colère ou de l’agacement, elle ne saurait vraiment le déterminer. Alexander finit par se mettre en mouvement et dégage quelques mèches de cheveux qui barrent son visage meurtri avant de glisser ses doigts sous son menton pour inspecter les dégâts qui couvrent son profil. Elle ne se sent pas particulièrement à l’aise et n’aime pas vraiment se montrer sous un jour comme celui-là mais elle se laisse pourtant faire sans broncher parce qu’elle a sans doute plus besoin de contact de ce genre qu’elle ne l’imagine surtout après les dernières quarante-huit heures qu’elle vient de passer et qui ne se sont que révéler que violence et déception.

Il finit par prendre la parole et s’enquiert de son état au-delà du saccage physique qu’elle présente.

« T’as été voir un médecin ? T’as rien de cassé au moins ? »

Elle glisse sa main sur la sienne et l’ôte de son visage, gardant ses doigts serrés tout autour et secoue la tête à la négative. « Non, enfin oui j’ai vu un médecin… » Elle n’a pas vraiment envie de se remémorer les instants qu’elle a passé avec Dorian parce qu’elle sent toujours cette tension, cette frustration et cette colère endormies au creux de son estomac. Elle marque une pause dans sa phrase parce qu’elle s’égare un instant dans ses pensées, elle a l’impression qu’elle tourne littéralement au ralenti mais pour être tout à fait franc ce n’est prestement pas qu’une impression. Ses yeux perdus dans le vide reprennent soudainement vies et elle reprend sa phrase là où elle l’avait laissée. « Euh non, des bleues, des ecchymoses et des côtes fêlées, je devrais survivre apparemment. » Elle esquisse un vague sourire censé sans doute dédramatiser la chose.  « Même si je dois reconnaître que j’ai l’impression atroce d’avoir la moitié des os brisés. » Sourire supplémentaire qui ne donnait probablement pas le change mais il lui donnait au moins bonne conscience. La douleur était intense, Dorian n’avait pas menti et si les pilules qu’elle avait prises en rentrant avaient légèrement atténué sa souffrance, elles ne faisaient à présent plus effet.

« J’suis désolé. Pour ça. » Il désigne son visage d’un geste de tête. Elle va pour ouvrir la bouche pour lui dire qu’il n’a pas à être désolé parce que ce n’est pas sa faute si cette tarée psychotique s’est jeté sur elle, sa seule faute c’est de ne pas savoir s’entourer à la rigueur, seulement de tout cela elle n’a pas l’occasion de l’énoncer à voix haute puisqu’il poursuit en lui laissant entendre qu’il parlerait à Bonnie, son regard se fixe et ses traits se figent, cette fois elle ouvre la bouche mais il la coupe avant même qu’elle est le temps de dire un mot sachant visiblement très bien qu’elle s’apprêtait à lui dire qu’elle n’avait pas besoin d’un messager. Il commençait à la connaître et à anticiper ses réactions, elle ne savait pas trop quoi en penser pour être tout à fait sincère.

« Non en fait, ça m’gonfle. Putain, elle a complètement déconné ou quoi, fais chier ! » Il s’énerve et ça elle avait pu le voir venir de loin, son calme apparent ne lui ressemblait pas et sa présente réaction n’avait pour le coup rien d’étonnant. Sa main se dégage de la sienne et il se lève brusquement, elle le regarde lui tourner le dos et ne sait pas quoi dire ou quoi faire pour calmer le jeu, elle a déjà sa propre colère à gérer à dire vrai.

« J’sais pas ce qu’il lui a pris, merde. J’suis désolé qu’elle t’ai fait ça … J’étais même pas au courant. Vous avez finit chez les flics ? »

Elle se lève pour le rejoindre et retient une exclamation de douleur, son visage affichant une grimace expressive. Elle se place derrière lui et passe ses bras autour de son torse, venant se coller à son dos.

« C’est pas de ta faute Alex, t’as pas à t’excuser pour elle…ouai s’ils nous avaient pas séparé j’ose pas imaginer comment ça aurait fini… » Elle pousse un soupir à la fois fatigué et blasé, elle a l’impression d’être une gamine prise en faute et ne peut s’empêcher de vouloir s’expliquer pour éviter de se retrouver discrédité par ses réactions aux provocations de Bonnie et qui pourraient sans aucun doute passer pour disproportionnées.

« J’sais pas quoi te dire de plus… à part que j’comprends pas ce qu’il s’est passé. J’irais lui en toucher deux mots, ok ? » Il n’y a rien à comprendre mis à part l’esprit tordu de la rousse auquel il doit maintenant être habitué, bien qu’il se montre agacé et décontenancé par ce qu’il s’est passé, il ne paraît pas vraiment choqué, ce qui la conforte dans cette idée. Il se retourne vers elle sans trop la brusquer et encadre son visage de ses mains avant de déposer un baiser sur sa bouche, elle a un léger mouvement de recul quand ses lèvres rencontrent les siennes mais, elle le rejoint tout aussi vite pour lui rendre son baiser, tant pis si cela lui fait mal, elle a juste besoin de le sentir avec elle et de partager quelque chose d’agréable pour changer un peu.

« En attendant, le médecin ici c’est moi.. et j’suis sûr que j’suis plus efficace que ces incompétents du coin. »

Elle lui décroche un large sourire et retient son rire, c’est une offre qu’elle n’a pas le moins du monde envie de refuser et fort heureusement pour elle, son esprit ne fait pas l’amalgame entre ses propos et l’incident avec Dorian, il n’aurait manqué plus que ça que cette situation ne cesse de lui revenir à l’esprit, elle n’aspirait qu’à l’oublier et c’était exactement ce que lui offrait le grand brun.

« Me donne pas de mauvaise idée comme ça alors que je suis pas en état. » Ses lèvres se parent d’un sourire séduit et elle glisse ses mains sur sa poitrine, il semble toujours tendu et elle ne sait pas vraiment comment lui faire oublier tout ça. Elle n’arrive déjà pas à le faire pour elle-même alors ce serait sans doute prétentieux d’imaginer pouvoir le faire dans l’autre sens. L’idée de terminer cette conversation le plus vite possible lui semble le plus judicieux, elle se doute qu’au-delà de ce qu’elle lui présente, il doit aussi s’inquiéter du sort de sa petite copine et force est de reconnaître que ça la désappointe un peu, une partie d’elle-même voudrait être au centre de son inquiétude actuelle aussi elle reprend la parole mais mentionner Bonnie n’est peut-être finalement pas l’idée du siècle, elle n’a de toute façon pas vraiment le choix.

« Si ça peut te rassurer elle tenait sur ses jambes et sa langue de vipère fonctionnait toujours à merveille quand je suis partie du bureau du shérif. Je suis désolé Alex, je voulais pas te mettre dans une situation comme celle-là. » Elle le dit, elle le pense mais au fond d’elle-même, elle ne s’estime pas vraiment responsable et espère sans doute que lui non plus ne rejette pas la faute sur elle. La brune laisse alors ses mains glissées dans le dos de son amant et laisse reposer sa tête sur son torse. Elle n’en a plus rien à faire de l’image qu’elle peut renvoyer, elle veut juste elle aussi sa part de réconfort.

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MessageSujet: Re: 02. Hold me, wrap me up Ft Alex Lun 7 Juil - 12:37

Forcément qu’elles ont fini en garde à vue et forcément que Bonnie ne m’ait rien dis. Pourquoi j’en serais surpris avec ce qu’il se passe aujourd’hui ? Même Carter a eu ce réflexe de m’appeler moi pour s’expliquer même si en soit, elle ne me devait rien mais le geste était là. De la rousse, je n’ai rien eu. Le fait d’avoir la haine envers elle n’exclut pas l’idée que j’aurai apprécié à ce qu’elle m’appelle, même si c’était juste pour me dire « Viens m’cherchez, j’suis chez les flics. ». J’l’aurai fait sans réfléchir et pourtant, je n’ai eu que comme présence un néant profond et amer. Tout ça me fait chier et me prend la tête, c’est bien la dernière chose dont j’ai envie ces derniers temps. Les histoires de gonzesses n’amènent qu’à la merde et nous en avions la preuve ici. Si d’habitude ça m’éclatait de savoir ou de voir Bonnie se boxer avec une nana, là l’effet est complètement différent. De l’agacement, de la lassitude. Voilà ce que je ressens. Je n’imagine même pas dans quel état se trouve Bonnie mais il suffisait de regarder le visage de Carter pour en avoir une petite idée.

Quoi qu’il en soit, j’me sens foutrement mal à l’aise par la situation maintenant. J’essaie de détendre tout ça avec une petite once d’humour « lubrique », ce qui lui arrache enfin un sourire. J’ai du mal à m’extirper Bonnie de la tête mais je suis bien décidé à le faire de la même manière qu’elle a pris la décision de m’évincer subitement de son existence. Pour me remplacer par quoi ? – oui pas pas par qui, ce Jay n’est pas un homme – Par un caniche. Ouais, j’l’ai carrément de travers et j’vous emmerde.

« Me donne pas de mauvaise idée comme ça alors que je suis pas en état.
- C’est vrai qu’il serait dommage de pas pouvoir profiter d’une osculation gratuite du grand Dr Gray. En plus, j’suis polyvalent, je te fais tous les services médicaux en une visite. »

Sans déconner…

J’essaie de la prendre entre mes bras sans lui faire de mal et englobe sa taille de mes mains qui glissent le long de sa légère cambrure. Je soupire légèrement, essayant de me détendre comme je peux. Inutile de continuer à ruminer ce que je ne pouvais pas comprendre, la meilleure solution étant de confronter Bonnie et ça, c’était un tout autre combat. Pour le moment ma priorité était Carter et de prendre soin de la jeune femme. J’étais un réel connard mais pas avec elle, elle ne méritait pas mon caractère à la con. N’empêche que Grayson fait de moi un gars trop mou et faut que ça change. A croire que les sourires trop parfait de ses connards de consanguins m’endormaient sans que je ne m’en rende compte. C’est le genre de ville où vous sentez sans vraiment en avoir la preuve formelle, que les étrangers ne sont pas les bienvenus et c’est pas pour rien que je balance un coup d’œil par-dessus mon épaule à chaque angle de rue. J’suis pas à l’abri de quoi que ce soit, pro du combat de rue ou pas. Même si cogner quelques petites gueules me ferait pas de mal pour me détendre.

« Si ça peut te rassurer elle tenait sur ses jambes et sa langue de vipère fonctionnait toujours à merveille quand je suis partie du bureau du shérif. Je suis désolé Alex, je voulais pas te mettre dans une situation comme celle-là. »

Je tique un peu sur le terme « langue de vipère » même si je sais que Bonnie peut être une vraie mitraillette à horreur lorsqu’elle s’y mettait, une vraie charretière, j’en ai eu plusieurs fois la preuve et je dois dire que souvent, ça me faisait marrer. Mais là, la situation était différente et même si je ne doute pas de la parole de Carter concernant une Bonnie qui a complètement péter les plombs, ça ne m’enchante pas tellement d’entendre ce genre de propos. Pourtant, je ne dis rien. Parce que ça n’est pas le moment et parce qu’elle avait mille et une raison de lui en vouloir. Je dépose un baiser sur son front, comme chaque fois que j’essaie de me montrer tendre avec elle – et ça, c’est un luxe que je lui accorde juste parce que je l’aime bien – en esquissant un sourire.

« Eh c’est pas ta faute donc arrête de te faire du soucis, ok ? »

Je l’écarte doucement pour pouvoir la regarder dans les yeux, lui accordant un demi-sourire.

« Le principal c’est que vous n’ayez « rien » toutes les deux… et c’est juste que moi, elle ne m’a pas appelé. C’est pas dans ses habitudes mais je suppose qu’elle sait se gérer, c’est une grande fille de toute façon. Elle a dû appeler son mec pour venir la chercher. »

J’attire Carter contre moi en douceur, toujours en prenant grand soin de ne pas lui faire de mal. Autant éviter de la casser plus qu’elle ne l’est déjà, non ?

« En attendant, j’suis avec toi et j’vais m’occuper de toi… et t’as d’la chance, c’est pas tous les jours que j’suis aussi sympa ! T’as besoin d’un truc en particulier que j’peux aller te chercher ? Des médocs ou j’sais pas. »

J’attends sa réponse patiemment. Si je pouvais lui venir en aide pour palier à ce qu’elle venait de subir, autant que je le fasse si ça pouvait permettre à quelques blessures de se refermer. Je garde ma rancune pour moi et ne lui en fait pas part, parce que bien évidemment, jamais je n’irai avouer que ça me ronge de savoir que celle que je considérais comme ma seule famille foutait le camp avec le premier venu comme si je n’étais qu’un mouchoir que Tyler avait jeté après avoir forniquer avec son mec.

Je relève le menton de Carter et la scrute quelques secondes. Malgré ses ecchymoses, sa beauté atypique n’était que plus présente et c’est avec une fougue qu’elle me connaissait bien que je joins mes lèvres aux siennes pour un échange passionnel. J’y mets toute mon ardeur – toujours avec précaution – et je sens nos deux corps s’enflammer comme une flaque d’essence effleurer par une étincelle. Je profite encore quelques secondes de ses lèvres fraiches avant de rompre le baiser, en douceur et de lâcher dans un souffle :

« Oups… J’avais oublié que tu n’étais pas en état ! »

Un grand sourire et je m’écarte légèrement en riant. Quel connard …
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MessageSujet: Re: 02. Hold me, wrap me up Ft Alex Mer 16 Juil - 21:10


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Il essaye de se montrer détendu mais elle sent bien qu’il ne l’est pas. Sans avoir la prétention de le connaître particulièrement bien au point de pouvoir juger ses non-dits, elle peut pourtant cette fois affirmer que ce n’est qu’apparence. En même temps cela n’a rien de surprenant et elle ne peut décemment pas s’étonner qu’il paraisse contrarié par la situation. Ce qui la froisse un peu en revanche c’est qu’elle est persuadée que c’est Bonnie et elle seule qui occupe ses pensées et cette garce ne mérite pas le moins du monde que quiconque s’inquiète de son sort mais à bien y réfléchir c’est sans doute aussi valable pour elle.

Après tout elle n’a pas cherché à calmer le jeu et elle a savouré ce rush, cette adrénaline qui s’emparait d’elle lorsque les poings de Bonnie meurtrissaient son corps. Parce qu’elle avait besoin de se punir d’une façon ou d’une autre, parce qu’il était temps qu’elle arrête de se comporter comme une victime parce que c’était le rôle facile à endosser qu’on lui avait laissé porter pendant trop longtemps. Non au final elle est tout aussi coupable ou presque que la rousse, alors quand Alexander dépose un baiser sur son front, elle commence à se sentir un peu coupable, parce que présenter comme ça elle était encore la pauvre petite chose noyée sous les évènements qui lui tombaient dessus les uns après les autres mais peut-être était-il temps d’ouvrir les yeux et de se demander pourquoi le sort s’acharnait-il sur elle. Peut-être parce qu’elle était la première à le provoquer. Les yeux clos elle apprécie le contact réconfortant du jeune homme, ne rouvrant son regard sur son visage un peu moins soucieux que lorsqu’il prend la parole en l’écartant précautionneusement.

« Eh c’est pas ta faute donc arrête de te faire du soucis, ok ? »

Elle prend l’air d’une gamine sans vraiment le vouloir, elle a envie de lui adresser un sourire mais ses lèvres ne se parent que d’une moue pas vraiment convaincue et de toute façon il est déjà reparti sur le sujet de Bonnie qui il n’est pas nécessaire de le dire n’est pas vraiment son préféré, elle ne comprend pas ce qu’il lui trouve mais encore une fois, elle n’a pas vraiment toutes les cartes en main pour comprendre ce qui peut bien les rapprocher et ce n’est pas son business n’est-ce pas ? C’est probablement plus facile à dire qu’a vraiment mettre en application quand on éprouve une haine viscérale pour quelqu’un, parce que sans vraiment savoir pourquoi si ce n’est leurs accrochages successifs, la jeune femme n’éprouve qu’un profond mépris pour la rousse, ce qui accroît nettement son agacement lorsque Alexander prend ce ton particulier pour parler d’elle.

Son corps se raidit un peu bien malgré elle et elle ressert sa mâchoire en pestant un peu intérieurement, c’est le moment que choisie son amant pour la ramener un peu plus contre lui et elle se laisse encore faire comme un pantin que l’on pourrait manipuler à sa guise. Elle a la dérangeante impression de n’avoir la force de rien, elle se sent dans un sens rassuré par la présence du jeune homme avec elle et de ce fait son esprit relâche les dernières défenses qu’elle s’impose inconsciemment pour laisser place à une lassitude et une fatigue qui la laisse sans véritable contrôle sur quoi que ce soit.

« En attendant, j’suis avec toi et j’vais m’occuper de toi… et t’as d’la chance, c’est pas tous les jours que j’suis aussi sympa ! T’as besoin d’un truc en particulier que j’peux aller te chercher ? Des médocs ou j’sais pas. »

Elle n’est pas vraiment contre que l’on s’occupe d’elle il faut bien l’admettre surtout si la personne en question est Alexander mais cette petite voix particulièrement ennuyante continue son laïus dans son esprit pour lui répéter encore et encore que ce n’est pas tout à fait juste et qu’elle ne fait que profiter une fois de plus de la situation. C’est idiot et peu réaliste à dire vrai la jeune femme n’a fait qu’enchaîner les déconvenues et les problèmes sous lesquels elle s’était retrouvé submergée mais pour une raison plus qu’étrange elle se persuade que tout cela n’est que conséquences de ses propres choix et actions. Elle reste tout d’abord silencieuse et proscrite, fermant les yeux un peu plus fort pour étouffer cette voix qui ne la pousse qu’un peu plus vers la noirceur de sa conscience avant de finalement prendre sur elle et ouvrir la bouche en se forçant à taire ce qui l’absorbe au profit d’un ton plus détendu.

« Ah ouai ? j’ai pas eu l’impression d’avoir déjà eu à faire avec le côté pas sympa pourtant…ça va, merci je crois qu’il faut juste que j’assume ce qui va avec le fait d’avoir voulu jouer les dures. » Un mince sourire s’étend sur son visage mais il s’efface aussi rapidement qu’il a fait son apparition, en réalité elle apprécierait grandement un ou deux cachetons supplémentaires pour faire taire les élancements qui parcourent silencieusement son corps. Il glisse ses doigts sous son menton et l’observe l’espace de quelques secondes, elle n’aime pas beaucoup ça pour l’unique raison que cela la fait se sentir plus que vulnérable, pour peu elle aurait presque peur d’exploser en sanglots, ce qu’elle s’était promis de ne plus jamais faire devant lui, une fois avait été suffisante et elle n’avait pas envie que ce genre de chose fasse partie intégrante de leur relation tant et si bien que l’on puisse qualifier de relation ce qu’ils partageaient. Ou peut-être qu’ils devaient arrêter de se voiler la face et de prétendre qu’ils n’utilisaient l’autre que dans un but précis et rien d’autre car plus le temps passait et plus cette vérité s’effritait lentement.

Elle sait exactement ce qui va se passer ensuite parce qu’ils arrivent rarement à se contenir, c’est de cette façon que tout à démarrer et c’est évidemment de cette façon que toute à continuer, curieusement cependant l’ardeur de leur attirance ne s’était pour l’instant jamais affaiblie ce qui était sans doute un exploit en tous les cas pour Carter, qui se lassait plus que rapidement de ces prétendants ces dernières années.

Et comme elle l’avait anticipé les lèvres du barman viennent se sceller aux siennes avec fougue, elle se laisse prendre au jeu comme elle le fait à chaque fois et cette fois les sensations qui traversent son estomac ne sont pas dus à l’hématome gigantesque qui le recouvre. Elle réduit la distance entre leurs deux corps et laisse sa main le long de son visage accentuant leur baiser, occultant complètement la douleur que la pression de ses lèvres exerce sur sa blessure. La tension monte progressivement mais rapidement ce qui n’est pas vraiment bon signe pour le coup étant donné que son état de santé ne leur laisse que peu de marge d’action. Comme un écho à ses pensées, il finit par s’écarter d’elle avec un sourire.

« Oups… J’avais oublié que tu n’étais pas en état ! »

Pour peu elle lui aurait bien balancé un bon coup de poing dans l’épaule comme elle avait l’habitude de le faire pour répondre à ses provocations mais elle n’en avait pas la force au moment présent, elle se contenta donc de lui adresser une grimace avant de se diriger vers la table de nuit qui bordait son lit pour attraper le flacon d’antidouleurs.

« T’iras te plaindre à ta copine pour ça mon grand. » lui lança-t-elle avant d’en extirper deux comprimés et de les avaler avec un peu d’eau.

« Tu pourras aussi lui dire de garder ses distances avec moi parce que c’est pas jolie à voir mais la prochaine fois ça le sera encore moins. » Son ton n’était n agressif, ni accusateur parce que ses griefs n’étaient pas dirigés contre lui mais elle ne pouvait s’empêcher de laisser échapper des pics à l’encontre de Bonnie, c’était plus fort qu’elle.

« Je sais que tu vas lui en parler et je te demande pas de te positionner ou quoi parce que sur ce point j’ai pas vraiment de doute sur le fait que je serai sans doute la perdante dans l’histoire mais tiens la à distance d’accord. »

Elle continue de parler parce que c’est ce que cette petite voix lui souffle cruellement de faire mais elle sait que c’est une erreur qui va sans aucun doute lui retomber dessus si ce n’est pas maintenant, ce le sera à un moment ou à un autre mais pourtant elle le fait en écho à son désir de se retrouver dans un contexte qu’elle ne connaît que trop bien, celui des problèmes et de l’abandon parce que c’est elle qui le provoque n’est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: 02. Hold me, wrap me up Ft Alex Dim 27 Juil - 21:18

J'échauffe son esprit et c'est pas tellement fair-play en vu de son état mais il paraît que c'était un bon moyen de guérison alors autant lui en faire profiter, non ? Plus sérieusement, je suis pas sûr que ça soit très plaisant de faire l'amour avec des côtes cassés ou j'sais pas quoi d'autre. N'empêche que je ne me prive pas pour l'embrasser plusieurs fois, glisser mes mains dans le creux de son dos et d’éveiller en elle des choses qu'elle ne pourra pas faire. Vilain Alex. Suite à ma dernière réflexion, je lâche un rire amusé.

Elle grimace et moi je la nargue sans gêne et retenu.

« T’iras te plaindre à ta copine pour ça mon grand. »

Elle avale ses médicaments – probablement ses anti-douleurs – et moi je déglutis l'amertume. Okay, Bonnie à merdé sur ce coup là. Elle en a conscience, j'en ai conscience, je suis en colère et tout ce qu'on veut mais la petite réplique acerbe n'est pas de mise. Pas comme ça, pas maintenant. J'suis pas l'genre de mec à rester sur cette histoire pour les 15 années à venir et Bonnie reste... Bonnie. Je suis même compréhensif pour Carter et à sa place j'aurai été tout aussi amer mais là ça me gonfle.

« Tu pourras aussi lui dire de garder ses distances avec moi parce que c’est pas jolie à voir mais la prochaine fois ça le sera encore moins.
Oui bon, pas la peine d'en rajouter, j'ai compris. »

Mon ton est ferme et froid malgré moi mais je commence à être un peu gaver de toutes ces conneries. Encore une fois j'comprends et tout ça mais faut pas non plus pousser mémé dans les orties. Ouais c'est vieillot et j'vous emmerde. C'est juste qu'on en a parlé, ce qui est plutôt cool mais j'ai pas envie de m'éterniser sur cette histoire qui, au fond, ne regarde qu'elles deux. Ca m'fait chier qu'elles en soient arrivé là mais honnêtement, est-ce que c'était inévitable ? Non. Ces deux nanas sont limite nées pour se bouffer la gueule et même si Bonnie est coupable de bien des choses, elle reste Bonnie. Même si elle m'ignore. Même si elle m'oublie... Même si elle s'est tirée.

« Je sais que tu vas lui en parler et je te demande pas de te positionner ou quoi parce que sur ce point j’ai pas vraiment de doute sur le fait que je serai sans doute la perdante dans l’histoire mais tiens la à distance d’accord. »

J'étais partie pour aller ramasser ma veste tombée sur le sol mais je m'arrête net dans mon geste. La colère grimpe, j'ai chaud et je serre avec force la mâchoire. Je me relève, très lentement avant de me tourner vers Carter. Sa petite gueule couvert de bleu aurait dû m'adoucir mais c'est pas le cas, pas en cette seconde.

« Attends, t'insinue quoi là ? Toi aussi tu vas m'la jouer scène de jalousie comme Bonnie l'autre fois ? Putain, mais vous en avez pas assez d'me faire chier avec vos conneries sans déconner ? »

C'est trop tard, je sens déjà la rage grimper, se décupler et la chaleur augmentée à vitesse grand V. c'est pas bon. NI pour elle, ni pour moi, ni pour personne. Mais en même temps, elles espèrent quoi ?

« Vous commencez à m'les briser, toutes les deux. Et c'est pas mon clébard, okay ? J'la tiens pas à distance avec une laisse comme un pauvre cabot de rue et enragé. Elle a peut-être tous les tords de cette putain de planète à t'avoir démonter la gueule et même si je cautionne pas ce qu'elle t'a fait, j'ai pas envie d'en entendre parler jusqu'à Noël prochain, d'accord ? Alors si t'as quelque chose à lui dire, va l'faire à elle, pas à moi. Merde. »

Ouais, merde. Putain, vous vous êtes passé le mot ou quoi pour me faire chier comme ça ? Sérieusement, déjà que j'ai envie d'me tirer de cette putain de ville d'enculé mais là, c'est la goutte d'eau.

« J'étais là pou quoi en fait, pour que tu viennes me dire que NON c'est pas TA faute à TOI ? Ca okay, j'veux bien le comprendre mais Bonnie n'est pas comme ça. Tu la connais pas, elle est peut-être qu'une tarée qui a beaucoup de tord mais elle assume toujours ses actes. »

Jamais elle n'a déformée la réalité même lorsque c'était sa faute à elle. Quand j'venais la chercher chez les flics, pas une fois elle ne m'a menti sur le « pourquoi » elle y avait été amené même lorsque c'était elle qui avait cherché la merde. Et puis putain, ça commence à me gonfler toutes leurs conneries.

« J'étais là pour … putain, j'étais juste là pour t'apporter un peu de réconfort, pas pour entendre ton mépris pour elle. Vous faites chier, bordel de merde. »

Carter était jusqu'ici mon seul point positif dans toute cette merde mais voilà qu'elle s'y mettait. Je sais que son état fait chier et que Bonnie est vraiment trop conne d'avoir fait ça mais... j'suis pas là pour jouer les intermédiaires ni pour les entendre se plaindre de l'autre. Ça aurait pu être amusant à une époque mais vu comment les choses tournent, ça commence à devenir lourd et …

Je pousse un long soupire de lassitude, les nerfs en vrac et sentant la culpabilité pointer le bout de sa lame. Si Carter avait des kalachnikov à la places des pupilles, je serais déjà entrain de me vider de mon sang à l'heure actuelle. Mais tant pis, même si au fond ça me bouffe de m'prendre la tête avec elle.

Ce qui aurait pu être un agréable moment venait de se transformer en une pièce de théâtre tragique où il y aura sûrement un mort dans l'histoire. Et là, j'aimerais que ç a soit moi. Pour qu'enfin ce poids se libère. Pourtant, avec ce que Carter pouvait me raconter parfois et avec ce qu'elle m'a raconté, elle était la plus à plaindre dans l'histoire. Mais connard un jour, connard toujours. La diplomatie, c'est pas mon truc et je sais déjà que les dégâts causés risque d'être conséquents.
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MessageSujet: Re: 02. Hold me, wrap me up Ft Alex Ven 8 Aoû - 13:34


Hold me, wrap me up

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« Oui bon, pas la peine d'en rajouter, j'ai compris. »
Elle s’immobilise une seconde avant de lever les yeux au ciel, il valait sans doute mieux protester silencieusement plutôt que d’en rajouter sur ce qui visiblement commençait sincèrement à l’agacer. Carter finit par reprendre mouvement et pose sa bouteille d’eau sur la table de nuit qui lui fait face, comme d’habitude ses bonnes résolutions s’effondrent aussi rapidement qu’elles sont apparues bien qu’elle tâche de poser le ton de sa voix, afin de ne pas aggraver son cas. Il s’arrête cependant presque instantanément dans ses gestes ce qui ne lui semble pas vraiment bon signe et elle se rend bien vite compte qu’elle a plutôt bien perçu la chose.

« Attends, t'insinue quoi là ? Toi aussi tu vas m'la jouer scène de jalousie comme Bonnie l'autre fois ? Putain, mais vous en avez pas assez d'me faire chier avec vos conneries sans déconner ? »

Elle émet un début de rire qui n’en est pas vraiment un, en tout les cas il n’a absolument rien de sincère, il est sérieux ? Vraiment ? il lui demande ce qu’elle insinue, comme s’il existait ne serait-ce qu’un doute quand au faite que Bonnie avait sur lui cette espèce d’emprise tordue. Il n’y avait pour ca pas besoin d’être devin, il suffisait de l’observer un tant soit peu et dieu sait qu’elle en avait eu l’occasion. Elle n’avait pas vraiment pu manqué de notifier sa façon de parler d’elle, les sourires en coin qu’il esquissait quand son nom apparaissait sur son mobile, sa façon de toujours la défendre même sans s’en rendre compte et aujourd’hui plus encore…l’inquiétude et la colère qui peignait son visage, ce n’était pas pour elle, Carter Wuornos, non c’était encore et toujours pour Bonnie elle en était bien consciente, probablement pas lui…

« J’insinue rien Alex ! Tu le sait, je le sait, elle le sait, on va pas commencer à faire semblant…ET NON ! Je ne vais pas te faire une crise de jalousie, je te demande juste de tenir ton Rottweiler en place cinq minutes, parce que me faire tabasser juste pour tes beaux yeux je suis pas sûre que ca soit un prix que je soit prête a payer tu voit. »

BAM ! Et voilà on parle, on ne réfléchie pas, c’est toujours la même rengaine, elle s’enfonce comme d’habitude, elle continue, aveuglé par son impétuosité, celle la-même qui la pousse dans des situations dont elle ne se dépêtrent jamais. Parce que c’est ca Carter, la gamine qui ne retiendra jamais rien de ses erreurs parce qu’au fond ca doit bien lui plaire de se laisser bouffer par tout les maux du monde. Comme on pouvait le prévoir, le jeune homme ne se laisse pas faire une seule seconde, son caractère devait être au moins aussi fort que celui de la jeune femme, ils avaient beau s’entendre, leur dispute promettait autant de fougue que leurs étreintes. Bon la réflexion sur le clébard okay, c’est sans doute plus que justifier, disons que ce n’est pas la comparaison la plus flatteuse du monde même si elle ne démord pas quand au faite que c’est plus que représentative de l’image que la rousse a pu lui renvoyer. Par contre il ne se foutrait pas un peu de la gueule du monde, il y a cinq minute, il était là à lui dire qu’il s’en occuperait, qu’elle devait le laisser faire et maintenant il l’envoyait régler ses affaires toute seule ? Il allait falloir se décider une bonne fois pour toute et arrêter de naviguer à sa guise entre le noir et le blanc. Si elle avait espérer pouvoir en placer une après ca, elle s’était visiblement fourvoyer, il avait repris la parole presque immédiatement, ne lui laissant pour seul possibilité que celle de ravaler les mots qui s’apprêtait à passer la barrière de ses lèvres, de prendre son mal en patience  et d’écouter.

« J'étais là pour quoi en fait, pour que tu viennes me dire que NON c'est pas TA faute à TOI ? Ca okay, j'veux bien le comprendre mais Bonnie n'est pas comme ça. Tu la connais pas, elle est peut-être qu'une tarée qui a beaucoup de tord mais elle assume toujours ses actes. »

Cette fois-ci elle ne lui laisse pas le temps d’en rajouter une couche supplémentaire dans la mesure ou elle entreprend de lui répondre du tac au tac sans vraiment prendre le soin de peser ses mots. Erreur.

« NON ! SI ! Peut-être bien, si tu veux tout savoir j’en ai pas la moindre idée, j’avais besoin de te voir c’est tout. »

Elle agitait ses mains comme elle avait l’habitude de le faire quand elle s’énervait ou parlait avec un peu trop d’enthousiasme de quelque chose, c’était une manie qui avait toujours eu tendance à faire rire Dorian. Finalement elle laisse retomber ses bras le long de son corps avant de remonter des mains pour tirer ses cheveux en arrière d’un geste machinal mais c’était une très mauvaise idée considérant l’état de ses côtes.

« Elle est pas comme quoi ?? hein Alex ? c’est pas une putain de psycho? une brute peut-être? Parce que tu m’excuseras mais elle m’a pas laissé d’autre impression. Depuis le premier jour c’était voué à finir comme ca, voir pire bordel. Putain mais je comprend pas il te faut quoi pour ouvrir les yeux ?? Elle est exactement comme ca… et je peux rien pour toi si tu veux continuer à fermer les yeux là-dessus.  Et qu’elle assume ou non j’en ai rien à foutre tu vois. »

Elle pousse un soupir, elle n’essaye même plus, c’est de toute façon voué à l’échec, cette histoire va mal finir comme toutes les autres auparavant et il n’y a rien qu’elle puisse faire, enfin en tout cas c’est ce dont son esprit la persuade dans l’instant. Elle ne se connait que trop bien et réalise sans vraiment le faire, qu’elle n’est à présent plus en contrôle du tout.

« J'étais là pour … putain, j'étais juste là pour t'apporter un peu de réconfort, pas pour entendre ton mépris pour elle. Vous faites chier, bordel de merde. »

« Mon mépris Alex ? Mais tu t’attendais à quoi au juste hein ? Je t’ai pas fait venir pour faire le procès de ta petite princesse t’en fait pas, tout ce que j’avais espérer c’est un peu de soutien de ta part, pas m’entendre dire que j’ai pas le droit d’être en colère contre Bonnie, putain mais tu réalise ou pas ? » Elle marque une pause épuisé par  ces dernière 24 heures, par le fait de devoir encore être là à se défendre. « Je sais pas à quoi vous jouer tout les deux mais c’est pas un putain de jeu auquel j’ai envie de participer tu m’entend. »

Sur ce, elle se laisse tomber sans délicatesse sur son lit, assise sur le rebord, elle plante ses prunelles qui semblent avoir virer au noir dans les siennes.

1-1 Balle au centre. A ton tour Alexander.
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MessageSujet: Re: 02. Hold me, wrap me up Ft Alex Mer 13 Aoû - 23:20

Elle me balance un discours à chier, à me dire que Bonnie est une psycho, une brute ou je ne sais quelle autre connerie. Non mais sérieusement, est-ce qu'elle se souvient de qui je suis ou non ? Putain, j'suis le premier à savoir que c'est une putain de tarée lorsqu'elle a quelqu'un dans le collimateur. Carter ne m'apprends rien et surtout, elle ne comprends rien de ce que je lui raconte en disant que Bonnie n'était pas le genre de nana à la foutre à l'envers, à mentir et à ne pas assumer ses actes. Et puis merde … Mains sur les hanches, les nerfs en vrac, j'ai envie de tout foutre en l'air et de me tirer. J'adore Carter, j'peux pas le nier. C'est une nana avec qui j'aime passer du temps, avec qui j'aime même parlé et ça c'est pas chose courante chez moi. Elle a été l'exception à toute mes règles sur bien des plans, mais là en cet instant, elle me les brise. Et nous savons pertinemment tous les deux que lorsqu'on se fou sur la gueule, l'explosion est similaire à celui d'un volcan.  


« J'étais là pour … putain, j'étais juste là pour t'apporter un peu de réconfort, pas pour entendre ton mépris pour elle. Vous faites chier, bordel de merde.
Mon mépris Alex ? Mais tu t’attendais à quoi au juste hein ? Je t’ai pas fait venir pour faire le procès de ta petite princesse t’en fait pas, tout ce que j’avais espérer c’est un peu de soutien de ta part, pas m’entendre dire que j’ai pas le droit d’être en colère contre Bonnie, putain mais tu réalise ou pas ? Je sais pas à quoi vous jouer tout les deux mais c’est pas un putain de jeu auquel j’ai envie de participer tu m’entend. »

Je me stoppe net dans la marche qui, j'espérais, allait me calmer avant de me retourner brutalement contre elle. La haine, la rage, c'est comme une envie de vomir son dégoût. C'est spontané, imprévue et violent.


« T'es entrain de te foutre de ma gueule Carter ? » Mes yeux s'assombrissent et se braque sur elle, qui est assise sur le lit.  « Parce que je n'apporte peut-être pas assez de soutient à Madame ? Putain mais c'est qui qui a prit ton partie il y a peu de temps lorsqu'elle est venue gueuler comme un putois dans mon appart' hein ? Qui l'a foutu dehors parce qu'elle dépassait les bornes ? C'est le Curé de cette putain de cambrousse de merde?! Viens pas me parler de soutien putain, j'ai toujours été là pour toi alors me fais pas chier avec ton discours à la con tu veux ? Mais peut-être que c'est pas suffisant pour Mademoiselle ? Que t'as un manque d'attention ? T'en as jamais assez ? »

Je m'agite, ma voix porte et tonne tel l'orage qui m'éclate le torse avec violence. Tout ça me dépasse, m'épuise et me rend las. Est-ce qu'elles ne pouvaient pas se servir de cette baston pour enterrer la rancune ? Non, bien sûr que non, pourquoi faire si simple...

Je deviens mauvais, acerbe et amer. Ses mots me blessent, me vexent. Oui, Bonnie à son importance pour moi et le fait qu'elle me le rappel aussi bien, me ramène surtout à ce que la rousse me fait subir actuellement de part son absence, son silence et son enculé de petit copain qui s'prend pour le roi des bottes de foin du coin. Les mots sortent avec violence et je ne retiens rien, me laissant porter par la colère que tout cela me provoque.

« C'est pas ma putain de princesse, tu m'fais chier avec ça. Tu m'parles que tu m'fais pas venir pour faire son procès mais t'es la première à insister sur ton mépris pour elle ! Alors faut savoir ce que tu veux toi aussi, si t'as pas envie que ça s'produise, ferme là putain et arrête de m'emmerder avec ça, avec elle. J'étais pas là pour ça mais pour t'apporter du réconfort comme tu dis alors arrête de m'faire chier avec toute ces conneries ! Faut que je te le dise en combien de langue que je SUIS DESOLE POUR CE QUI EST ARRIVE ! »

Mon pieds part dans la porte d'une armoire qui claque avec violence. Ma voix s'accentue de mépris, de colère. L'envie d'abattre mon poing dans le mur me démange et je ne sais pas encore ce qui me retiens ici à lui faire face. A faire face à son regard noire qui me hait plus que jamais. Je regretterais sûrement ces mots demain mais en cette seconde, je suis hors de moi.

« Et ton mépris tu te le carre où je pense, compris ? J'ai rien demandé et encore moins à ce que vous veniez vous foutre sur la gueule en pleine rue, cherche pas un prétexte ou une excuse. Tu vaux pas mieux qu'elle visiblement. »

C'est peut-être la parole de trop, mais j'en ai rien à foutre. Elle le prendra comme elle le voudra. Mains sur les hanches, je lui fait face, mon regard de glace braqué dans le sien, le souffle court et la mâchoire crispé.


1-2 Balle au centre. Viens me coller ton revers, Wuornos.
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MessageSujet: Re: 02. Hold me, wrap me up Ft Alex Sam 16 Aoû - 11:41


Hold me, wrap me up

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Ses mots volent dans la direction d’Alexander les uns après les autres mais ils semblent s’effondrer les uns après les autres contre un mur impassible jusqu'à ce que le trop-plein ne laisse plus aucune possibilité au jeune homme désormais agité, que de répondre à son tour.

« T'es entrain de te foutre de ma gueule Carter ? »
Au-delà de la colère, c’est la déception qui commence à gronder au creux de son estomac, elle est fatiguée et agacée de devoir justifier son animosité et son aversion pour Bonnie, non seulement elles lui semblent amplement justifiées mais qui plus est la proximité de leur rencontre justifie sans doute encore plus sa rancune. C’est tout du moins ce qu’elle se dit tandis qu’Alexander continue de la descendre un peu plus encore à chaque phrases. Son ton est froid et dur et ses mots percutants et bien qu’elle y trouvât du sens, ils n’en étaient pas moins blessants. Oui il s’était rangé de son côté la première fois qu’elles s’étaient rencontrée, oui il avait mis la rousse dehors mais est-ce qu’il était en droit d’en déduire qu’il avait pris son parti ? Rien n’était moins sûr, ce n’était que des arguments faciles, en l’occurrence elle n’avait alors rien demandé à personne, n’avait en aucun cas attaqué Bonnie, non, elle n’avait fait que se défendre des attaques injustifiées qu’elle avait subie.

« Mais peut-être que c'est pas suffisant pour Mademoiselle ? Que t'as un manque d'attention ? T'en as jamais assez ? »

La phrase de trop, celle qui remplace l’intégralité de sa colère par une profonde blessure, pas de celles qui lui ont été infligés la veille mais plus de celles qu’on ne guérit pas vraiment mais qu’on enfoui profondément pour éviter d’y faire face, espérant innocemment qu’en réfutant jusqu'à leurs existences, elles disparaitrons alors dans le néant dans lequel nous les jetons sans ménagement. Si cette réflexion la blesse plus que de mesure c’est parce qu’elle fait écho à un véritable problème pour Carter, de l’attention elle en a toujours voulu, elle a souvent été à la recherche de cela pour combler bien des vides, elle en a parfaitement conscience mais elle n’a jamais vraiment rencontré de victoire sur ce terrain là, peut-être en a-t-elle eu l’illusion certaines fois mais, la finalité a toujours été la même, cette attention se révélait volubile et illusoire à chaque fois.

Elle voudrait répondre, elle voudrait démentir mais elle n’y arrive pas, pas le moindre son ne fait son chemin dans sa gorge, pas le moindre mot ne se forme dans son esprit. En lieu et place de cela, elle reste immobile, le regard fixé sur celui qu’elle avait naïvement espéré voir la sauver un peu d’elle-même. Une boule se forme dans sa gorge, douloureuse et malvenue, elle tâche de faire bonne figure comme elle le fait si bien tous les jours que Dieu fait, un petit jeu qu’elle a appris à maitriser avec le temps mais qu’elle a bien du mal à mettre en place aujourd’hui et pour couronner le tout, lui, ne semble plus pouvoir arrêter son laïus acerbe qui n’en finit plus. Son pied rencontrer finalement violemment la porte de son armoire et la fait sursauter, les choses prennent un chemin qui ne lui plaisent pas du tout. Qu’il soit en colère très bien, qu’il s’énerve passe encore mais les accès de violence très peu pour elle surtout pas après ce qui s’est passée avec son père quelques jours auparavant. Elle lui lance un regard noir qu’elle espère suffisant pour qu’il comprenne qu’il commence à dépasser les bornes, elle n’a jamais eu beaucoup de patience mais ce serait complétement idyllique de lui demander d’en avoir maintenant, le moment est particulièrement mal choisi.

« Et ton mépris tu te le carre où je pense, compris ? J'ai rien demandé et encore moins à ce que vous veniez vous foutre sur la gueule en pleine rue, cherche pas un prétexte ou une excuse. Tu vaux pas mieux qu'elle visiblement. »

Ca, ca faisait mal, sans doute pas autant que sa petite pointe sur son manque d’attention mais suffisamment pour la pousser à se lever et à s’avancer vers lui, elle commençait à perdre patience, si c’était pour lui balancer des trucs comme ca, alors il ferait sans doute mieux de mettre les voiles maintenant, elle en avait assez subi dans les dernières 24H, elle avait compris le message, il lui fallait le digérer à présent mais ce serait bien trop facile si elle en était capable, se raisonner n’était et n’avait jamais été son point fort et dans l’instant elle était aveuglée par la colère et sans même qu’elle le prémédite sa main rencontra avec violence la joue de son amant.

« Va te faire foutre Alex ! » Sa voix était elle aussi ferme et froide que la sienne désormais.

« Tu sais quoi de moi hein ? Pas grand-chose et ça t’arrange plutôt bien aux dernières nouvelles alors vient pas me dire que je manque d’attention ou que je cherche des prétextes d’accord, tu sais rien du tout. T’as un problème avec mon mépris et ba faudra faire avec parce que jte rappelle qu’elle m’a pas laissé d’autres possibilités. »

Elle pousse un soupir agacé, c’est encore a elle de se défendre, peut-être qu’elle devrait en tirer des conclusions, peut-être qu’elle devrait se remettre un peu plus en question et c’est une situation dont elle est extrêmes proche sans en avoir encore conscience. Carter n’a certainement jamais prétendu être complétement hors de cause mais il n’a pas le moindre droit de lui dire ce qu’elle doit penser ou comment elle est censée réagir, ce n’est pas lui qui s’est retrouvé sous les assauts injustifiés de Bonnie. Elle s’agite toujours un peu plus et les mots sortent de sa bouche sans même qu’ils se soient formés dans son esprit.

« Mais encore une fois, visiblement faut pas toucher à MADAME Bonnie, et vient pas me dire que c'est pas vrai, écoute toi un peu parler putain! non parce que de toute façon je pourrais avoir toutes les raisons du monde d’être en colère rien ne sera jamais suffisant pour que t’ouvre tes yeux si je comprends bien. Après tout je devrais peut-être pas oublier que c’est ta "copine d’enfance" hein et moi je suis juste la nana que tu sautes quand t’en as envie! Le choix est vite fait hein! »

Elle laisse échapper un rire ironique et il lui balance un regard qui en dit long et elle sait que rien de bon ne sortira de cet échange mais il est a présent beaucoup trop tard pour faire machine arrière, les dés sont jetés et la tension ne redescendra pas, elle le sait et lui, en est probablement tout aussi conscient mais certaines choses doivent être dites, la machine est lancée à pleine vitesse et il est improbable de la voir s’arrêter dans l’immédiat.

- Jeu set et match -

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MessageSujet: Re: 02. Hold me, wrap me up Ft Alex Dim 24 Aoû - 10:56

Je connais Carter depuis déjà plusieurs semaines et je sais à quel point elle peut être une véritable furie – c'est bien la peine de critiquer Bonnie quand on est comme elle – mais la gifle que je viens de me recevoir en pleine gueule, j'l'ai pas venue venir. Le son est sec et la geste violent. La douleur s'estompe au bout de quelques secondes mais ma joue chauffe avec force. Ma colère éclate en force mais j'encaisse en silence, trop surprit par ses 5 doigts sur ma gueule. Cette petite conne a autant d'élan que deux Bonnie réunie.

« Va te faire foutre Alex ! Tu sais quoi de moi hein ? Pas grand-chose et ça t’arrange plutôt bien aux dernières nouvelles alors vient pas me dire que je manque d’attention ou que je cherche des prétextes d’accord, tu sais rien du tout. T’as un problème avec mon mépris et ba faudra faire avec parce que jte rappelle qu’elle m’a pas laissé d’autres possibilités. »

Mais putain LACHE MOI MERDE. Lâchez-moi toutes les deux, j'en ai rien à foutre de ce qu'il s'est passé car si ça à pu m'inquiéter il y a un quart d'heure, là ça me gonfle, toute leur merde. Je serres les poings à m'en faire mal aux phalanges et la seule envie que j'ai c'est d'aller l'envoyer chier et me tirer, loin d'ici, loin de cette ville de merde.

« Mais encore une fois, visiblement faut pas toucher à MADAME Bonnie, et vient pas me dire que c'est pas vrai, écoute toi un peu parler putain! non parce que de toute façon je pourrais avoir toutes les raisons du monde d’être en colère rien ne sera jamais suffisant pour que t’ouvre tes yeux si je comprends bien. Après tout je devrais peut-être pas oublier que c’est ta "copine d’enfance" hein et moi je suis juste la nana que tu sautes quand t’en as envie! Le choix est vite fait hein!
Ferme ta PUTAIN DE GUEULE WUORNOS ! »

Je suis à deux doigts de tout ravager dans sa chambre. Ses propos me foutent hors de moi et mon doigts pointés devant elle est plus menaçant que jamais.

« Tu me fais chier ! Putain ouais tu me fais carrément chier ! MADAME Bonnie t'emmerde et moi avec ! Putain j'vais te le répéter en quelle langue que j'suis pas là pour t'entendre la descendre ?! Ouais MADAME Bonnie a merder, MADAME Bonnie fait chier et est un putain de teckel mais que tu l'as déteste, que tu fornique avec ou que tu sois sa meilleure pote : Je-m'en-branle. Tu fais ce que tu veux de ta vie Carter, t'as compris ? »

Mes mains s'agitent dans tous les sens, mes bras avec. Je suis hors de moi, j'ai l'impression d'avoir un volcan qui explose littéralement au creux de ma poitrine, à tel point que ma vue se brouille, tremble. Je ne peux plus rien arrêter, comme un train en pleine vitesse sans train … Je fonce droit dans le mur.

« Qu'est-ce que tu comprends pas dans le mot amie d'enfance putain ! C'est le mot « ENFANCE » que tu pige pas ? J'dois en plus te donner des justifications ? Tu veux que j't'explique que ouais, c'est ma pote d'enfance parce qu'elle était la seule à être là quand mes parents se sont plantés en bagnole et qu'ils sont morts quand j'étais gamin ? C'est ça que tu veux entendre pour que tu comprenne que non BONNIE N'EST PAS MA MEUF! Ouais j'ai baisé avec mais tu vas m'faire croire que Sainte Wuornos n'a jamais couché avec un pote ? Sainte Wuornos couche qu'avec des mecs qu'elle connaît pas  et qu'elle pêche dans des bars de merde !! »

Mon souffle est court et je réalise mon aveux, lâché en plein milieu de phrase. Je me prends le visage entre mes deux mains et me les passe dans mes cheveux courts, mâchoire serrée. J'ai le cœur qui bat trop fort.. J'voulais pas qu'elle sache, balancer ça comme une bombe, cette chose que je garde au fond de moi depuis que j'ai 8 ans... Je déglutis en silence, la respiration saccadée et le regard fuyant. J'ai plus rien à foutre ici, ni avec elle, ni avec Bonnie, encore moins à Grayson.

J'entends au loin un crissement de pneus qui ne se trouve pas dans la réalité mais bien au fond de mon crâne. Une froissement de tôle, des hurlements. Le pire a été le silence. Sourd. Lourd. Pesant. Où seul mon cœur battait pour une vie. Fais chier.

« J'me casse, ça vaut mieux. »

Je me précipite d'un pas rapide vers le lit où j'attrape ma veste d'un geste rageur, prêt à franchir la porte.
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MessageSujet: Re: 02. Hold me, wrap me up Ft Alex Lun 25 Aoû - 17:44


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And, the worst part is there's no-one else to blame  




« Ferme ta PUTAIN DE GUEULE WUORNOS ! »
Son ton s’enflamme et les traits de son visage se déforment de colère, il pointe un doigt vers elle suffisamment violemment pour la pousser machinalement à faire un pas en arrière. Sa réaction l’arrête tout net et elle déglutit péniblement, elle a probablement été trop loin mais il ne fait pas non plus d’efforts pour essayer de comprendre ce qu’elle essaye de dire. Elle n’a pas envie de se laisser faire mais elle n’a pas non plus envie de voir la situation s’envenimer plus qu’elle ne l’est déjà, c’est la dernière chose qu’elle avait voulu provoquer mais il était visiblement trop tard pour faire machine arrière. Une colère sourde grondait au milieu de la pièce et elle promettait encore de briser bien des choses. Elle reste un peu interloquée quelques secondes mais s’apprête bien vite à reprendre la parole, elle entame une phrase mais il ne l’écoute plus et débite un laïus déchainé pour défendre la rousse envers et contre tous, prenant soin par là même de lui faire comprendre plutôt clairement qu’il n’en a pas la moindre chose à foutre de la façon dont elle régit sa vie ou ce qui peut si passer si elle comprend bien ce qu'il veut dire tout du moins.

Elle tombe un peu d’un étage même si elle ne veut pas vraiment le reconnaître, elle est blessée par ses propos, elle savait clairement sur quoi leur relation était basée et elle en avait été la première instigatrice. C’était un fonctionnement qui la satisfaisait c’est en tout cas ce qu’elle croyait mais forcé de croire qu’elle s’était un peu voilé la face, elle ne le prendrait pas de cette façon sinon. Il faut dire qu’ils s’étaient rapproché plus qu’elle ne l’avait planifié à la base et elle s’était peut-être un peu trop raccroché au jeune homme ces derniers temps, ce qui était de toute évidence une grossière erreur qui ne lui confirmait que plus encore qu’elle ne pouvait croire personne. Les relations émotionnelles étaient  une supercherie sans nom, un feu incandescent qui finissait toujours par se tarir lorsque l’on s’y attendait le moins. Ce n’était pas quelque chose à laquelle on pouvait se fier, elle le savait et pourtant elle se retrouvait encore victime de ses décisions maladroites.

Son discours enflammé continue et elle se décompose progressivement, elle n’essaye même plus d’intervenir et prend tout cela dans la face comme une gigantesque gifle. Pas sur que la scène avec Bonnie soit la plus douloureuse au final, ils se valent autant qu’ils sont, ils se sont bien trouvé c’est une évidence, si Bonnie l’a terrassé de ses poings, Alexander lui le fait avec ses mots et rien ne semble pouvoir l’arrêter.

« Qu'est-ce que tu comprends pas dans le mot amie d'enfance putain ! C'est le mot « ENFANCE » que tu pige pas ? J'dois en plus te donner des justifications ?... »

Non, en réalité elle n’est pas vraiment à la recherche d’explications, elle n’a pas la moindre envie de savoir ce qui se trame entre eux, ce qui a pu être ou pourquoi. Parce que ça ne l’intéresse pas dans le fond et elle réalise maintenant que c’est un sujet qui n’aurait jamais dû être abordé et surtout sur lequel elle n’aurait jamais dû s’engager aujourd’hui.

« Tu veux que j't'explique que ouais, c'est ma pote d'enfance parce qu'elle était la seule à être là quand mes parents se sont plantés en bagnole et qu'ils sont morts quand j'étais gamin ? C'est ça que tu veux entendre pour que tu comprenne que non BONNIE N'EST PAS MA MEUF! Ouais j'ai baisé avec mais tu vas m'faire croire que Sainte Wuornos n'a jamais couché avec un pote ? Sainte Wuornos couche qu'avec des mecs qu'elle connaît pas  et qu'elle pêche dans des bars de merde !! »

La révélation est choquante et inattendue, elle n’aurait pas pu se sentir plus stupide qu’à l’instant, la culpabilité prend soudainement le dessus sur la colère et la frustration, elle ne sait plus quoi faire, ni quoi dire. L’approché n’étant même pas envisageable tant il s’agite et la dénigre du regard, elle avait voulu jouer, elle avait visiblement perdu. Ainsi les mots qui suivent s’immiscent plus durement dans son esprit et elle n’envisage même plus d’y répondre, peut-être que finalement elle mérite sa colère et son mépris, parce que à aucun moment, elle ne s’est posé la question de savoir ce que ça signifiait pour lui, elle n’a jamais cherché à en savoir plus et elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même. Il la prenait pour une putain comme tous les connards du coin, tout ce qu’elle aurait à lui dire en l’occurrence sur le sujet c’est qu’il était plutôt mal placé pour l’ouvrir ou pour se plaindre mais elle n’en fera rien parce qu’elle n’a plus la force de continuer cette conversation. Elle a tort, il a raison ou peut-être pas mais ça n’a plus vraiment d’importance, elle en a encaissé suffisamment et elle ne se sent plus de le faire.

« J'me casse, ça vaut mieux. »
Il ne perd pas de temps, pas une seconde à dire vrai, il se dirige dans sa direction sans lui adresser un regard pour attraper sa veste qui avait fini son chemin sur son lit et fait volte-face pour mettre les voiles à une allure qui dépasse l’entendement. Elle le regarde faire silencieuse et attristée et ce n’est que lorsqu’il passe la porte qu’elle se remet en mouvement.

« Alex ! Part pas comme ça, attend ! »
Mais il n’avait pas attendu et ne s’était pas non plus retourné, il s’était simplement contenté de claquer la porte.


FICHE ET CODES PAR BROADSWORD.

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"I hurt myself today to see if I still feel. I focus on the pain,the only thing that's real. The needle tears a hole, the old familiar sting, try to kill it all away...But I remember everything. What have I become? My sweetest friend. Everyone I know goes away in the end"

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02. Hold me, wrap me up Ft Alex

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