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Road to Salvation a fermé ses portes.


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 02. Let the children come to me... burn the rest [DONNELLYS]

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MessageSujet: 02. Let the children come to me... burn the rest [DONNELLYS] Jeu 12 Juin - 21:32

Let the children come to me...
burn the rest

« 26 décembre 2013 »
Son propre frère. Son propre frère s’était retourné puis éloigné en l’abandonnant sans même jeter un regard dans sa direction. Il lui avait tourné le dos, avait tourné le dos au Seigneur. Son regard perdu dans le vague, Aidan n’entendait plus le brouhaha alentours, les pleures, les hurlements. Ils semblaient venir d’une autre pièce alors que lui était présentent enfermé au fond de sa propre tête, tentant vainement de comprendre comment ils avaient pu en arriver là, comment les choses avaient pu déraper à ce point en si peu de temps. Il avait pourtant tenté de les prévenir, il avait tenté de les raisonner, de les sauver d’eux-mêmes. En vain. A quel moment avait-il failli ? Avait-il seulement eu la moindre chance de lutter ? Il les avait perdus. Son propre frère s’était détourné, le livrant à la Bête, à une mort certaine. Lui et tous les autres. Il fut brusquement arraché à ses sombres pensées par une main qui venait de se refermer sans douceur sur son poignet.
« Que vont-ils faire ? » hurla Jessyca Hansen, son visage bouffi et larmoyant tourné vers lui, ses yeux globuleux écarquillés par l’effroi
« Vous devez faire quelque chose, Mon Père ! » renchérit Victor Westwick, sa petite voix effarée contrastant avec son imposante carrure
« Ma petite Isabel, mon Dieu, que lui a-t-il fait ? » pleura une femme à ses côtés
« Que va-t-il advenir de nous ? »
« Et nos enfants ! Seigneur, il a prit nos enfants ! »
« Que va-t-il faire de la petite Newman et de son père ? »
« Vous avez entendu ce qu’il a dit ? Ils ne peuvent pas vraiment faire ça, n’est-ce pas ? Ils ne peuvent pas VRAIMENT le faire ? »
Aidan ne savait plus où donner de la tête, ses voisins s’agglutinaient autour de lui, criant, pleurant, le suppliant de leur venir en aide. Comme s’il en savait plus, comme s’il avait des réponses à leurs questions. Il s’était toujours vanté d’être un chrétien irréprochable, un citoyen modèle, un homme cultivé, mais il n’était pas pour autant en communication directe avec le Seigneur et n’avait pas la science infuse ! Qu’attendaient-ils de lui ? Ils étaient tous dans la même galère et son propre frère lui avait tourné le dos ! Il ne pouvait rien pour eux ! Lui aussi était condamné, ne le voyaient-ils pas ? Ils étaient tous condamnés… Il n’y avait plus rien à faire.
« Prions » répondit-il simplement, d’une voix blanche
La solution à tous leur problème : la prière. Pathétique. En quoi prier pourrait-il leur être d’une aide quelconque ? Dieu ne les écoutait plus, ils étaient damnés… Pourtant, l’homme d’Église ne laissa aucune émotion le trahir. Il saisit les mains les plus proches des siennes, sans y faire attention. De toute façon, leurs visages n’avaient plus d’importances, leurs rêves, leurs espoirs, leurs projets allaient s’évanouir avec eux, il le savait. Ils iraient en Enfer. Tout droit en Enfer… Les paupières maintenant closent, le prêtre commença à réciter le « Notre Père », sa voix se mêlant bientôt à celles de ses fidèles apeurés. Ils avaient péchés mais aucun pardon ne leur serait accordé. Ils avaient laissé le Mal entrer dans Grayson. Il l’avait laissé s’installer, leur lancer sa poudre aux yeux, ils s’étaient laisser pervertir, ils étaient tous coupable… Les flammes les dévoreraient bientôt. Et Aidan était loin de se douter que ce moment arriverait bien avant sa mort ; ignorait à ce moment que c’était en fait de cette manière que lui et ses voisins périraient…

**

Une fine pellicule de sueur colle son teeshirt à sa peau tandis qu’il s’agite sur son matelas, marmonnant des paroles incompréhensibles à certains moments, gémissants à d’autres. Et puis tout à coup, son visage se crispe, ses muscles se tendent et sans en avoir conscience, Aidan commence à hurler. Il repousse encore davantage le drap dans lequel il s’est empêtré durant son sommeil agité, et se redresse subitement sur son séant, presque en même temps que Sam, qui vient d’être brusquement réveillé.
Et puis tout à coup, son hurlement déchirant s’interrompt, aussi brusquement qu’il a commencé à sortir quelques secondes plus tôt, en lui lacérant la gorge. Sa bouche reste ouverte mais plus aucun son ne s’en échappe. Il commence déjà à étouffer. Il suffoque. La fumée est trop épaisse, l’air est piquant. Il ne peut même plus respirer. Quelques minces filets d’airs parviennent à se frayer un chemin dans ses poumons qui lui donnent l’impression d’être en feu. Il a l’impression que quelque chose se déchire à l’intérieur de sa gorge, dans sa trachée.
Il referme ses mains sur son cou, pris de panique.

Mais quelqu’un les lui retire. Quelqu’un est à ses côtés à présent, et lui parle. Mais Aidan n’entend rien. Rien d’autre que le crépitement des flammes qui viennent lécher ses vêtements, qui commencent à dévorer ses voisins. Rien d’autres que les hurlements hystériques de ses paroissiens terrifiés et en souffrance. C’est Lui. C’est LUI ! Il est venu finir le travail en personne. Aidan tente de s’arracher à Son emprise mais il a trop de force. Il ne peut pas lutter contre Lui, il n’en a jamais eu les moyens…
Il essaye tout de même de se débattre, avec la force du désespoir, et après quelques interminables secondes de lutte, il reconnaît la voix de celui qui le secoue à présent fermement par les épaules.  
« Sam… » halète Aidan, papillonnant des paupières, fixant la silhouette à peine perceptible de son frère dans la semi obscurité.
Que fait-il ici ?
Ravalant un sanglot, le plus jeune des Donnelly tente de scruter les environs, et constate que le "ici" n’a tout à coup plus rien à voir avec l’endroit où il se trouvait il y a quelques secondes. Il n’est plus encerclé par un rideau incandescent et des corps embrasés et gesticulants. Il est à l’étage de la maison de location qu’il partage avec Samuel. Même village, bâtiment différent. Il n’est pas dans l’église. Il n’y a pas d’église à Grayson…
« Ils…ils ont fermés les portes et… Ils ont fermés les portes, Sam » s’entend-t-il prononcer juste avant de fondre en larmes et de venir trouver refuge dans les bras de son frère qu’il étreint avec force et auquel il s’agrippe.    
 

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MessageSujet: Re: 02. Let the children come to me... burn the rest [DONNELLYS] Dim 15 Juin - 18:28



Let the children come to me... burn the rest


J’étais sorti sans demander mon reste, je n’avais pas particulièrement prêté attention à Joleen et Isaac qui avait essayé de calmer le jeu et de me soutenir. Je ne peux pas prétendre que je n’ai pas apprécié mais je n’étais simplement pas sûr que leur but était vraiment de m’épauler plutôt que de simplement calmer les tensions. L’air était froid et me glaça immédiatement les poumons, je sortis une cigarette de mon paquet et l’allumai, prenant ensuite une profonde inspiration pour essayer de me calmer. Je ne voulais pas m’éloigner de la baraque, l’éclairage insuffisant du village me soulait à l’avance alors je me mis à arpenter East Jefferson Street dans un sens puis dans un autre, il faut dire que ce n’était pas très grand.

Ma joue me brûlait, je passai ma main précautionneusement sur mon visage en regrettant intérieurement de ne pas avoir répondu à Aahron mais ma conscience elle continuait à me crier que j’avais bien fait de prendre sur moi et de ne pas en rajouter encore. Je crois que ce qui m’agaçait le plus c’était l’aisance avec laquelle le reste de la fratrie percevait le fait que j’ai pu provoquer mon frère mais à aucun moment on ne prenait en compte qu’il avait été le premier a m’accuser de ce carnage. Il m’avait profondément vexé et j’en avais à présent assez de passer pour le branleur inconscient et opportuniste de service, je leurs avais donné des raisons de penser de la sorte sans aucun doute mais la position de vilain petit canard ne me convenait plus, je n’étais plus un gamin, je n’avais de compte à rendre à personne et si tout le monde avait oublié les conneries d’Aahron qu’est-ce qui rendait les miennes si difficiles à dépasser ?

Je n’étais pas le genre à me morfondre et à allez pleurer à qui voulait l’entendre que j’étais un incompris et tout le bordel qui va avec ce discours, loin de moi ce genre de comportement, non je me contenterais de mettre mes menaces à exécutions et faire mon sac dès le lendemain, Cleveland me manquait et cette histoire ne menait à rien, il sera toujours grand temps de poser les choses avec un peu plus de recul lorsqu’ils rentreront tous avec leurs réponses ou non…

Je restai sans doute une bonne heure dehors seul avec mes pensées ainsi lorsque je remis un pied dans la maison à présent plongée dans l’obscurité et silencieuse, je me sentais bien plus calme, je m’avançai lentement vers l’escalier et essayai de gagner ma chambre sans réveiller toute la baraque, il n’aurait manqué que ça. Je fis un bref passage par la salle d’eau et aspergeai mon visage d’eau, ma pommette était marquée par le poing de mon frère et j’étais à présent certains que je n’échapperait pas au bleue, je pousse un soupir un peu soulé parce que le bleu c’est pas ma couleur préférée. Finalement je me rend au grenier pour rejoindre mon pieu, j’ai qu’une hâte c’est de me jeter dedans et de finir cette putain de journée de merde et c’est exactement ce que je fais. Je jette un dernier coup d’œil en direction du lit d’Aidan qui dort à poings fermés. Petit con. J’esquisse un sourire et me dis juste avant de sombrer dans un profond sommeil que pour l’année prochaine va sans doute falloir travailler la partie « Joyeux » de Noël.

-#-


C’est en sursaut que je me réveille, je ne réalise pas tout de suite de quoi il s’agit, encore embrouillé par les restes de mes rêves et de sommeil, puis le bruit étrange résonne de nouveau à mes oreilles et j’en comprends enfin la provenance…le lit du gamin…encore. Une partie de moi n’est pas surpris, ce n’est pas la première fois qu’il cauchemarde mais ce hurlement me glace littéralement le sang et sans attendre je me lève un peu en trombe, manquant de me casser la gueule sur le sol pourri de la chambre. Finalement j’arrive jusqu'à son pieu et tente de le réveiller sans trop le brusquer, je m’assieds donc sur le rebord du lit et passe ma main sur son front et dans ses cheveux trempés d’un geste fraternel.

« Shhhhh Aidan, tout va bien c’est un rêve. »
Je continue à essayer de le rassurer même si je n’atteins probablement que son inconscient, ses mains sont serrées autour de sa gorge comme si, il cherchait de l’air, je les lui ôte un peu inquiet de ce qu’il pourrait se faire sans s’en rendre compte. Je continue à lui parler, répétant encore et encore qu’il est en sécurité et que ce n’est qu’un mauvais rêve. Il se débat avec un peu plus d’ardeur mais je ne lâche pas prise, le restreignant avec un peu plus de force, puis j’ai soudainement l’impression que cela fonctionne, il semble se calmer et cesse de s’agiter presque instantanément.

« Sam… »

« Hey, tout va bien, c’est terminé » Je passe ma main dans ses cheveux mais il semble désorienté et continue de tenir des propos incohérents. Il s’accroche ensuite à moi de toutes ses forces et je ressers mon étreinte pour le rassurer autant que je peux.
« Calme toi Aidan, c’était un cauchemar, tu es dans la chambre, il n’y a pas de danger, respire. » Je tente de m’écarter un peu mais il ne m’en laisse pas la possibilité, son souffle est haletant et il est plus que tendu. « Je vais aller allumer la lumière d’accord. » L’information semble finalement faire son chemin puisque ses bras se détendent un peu et j’arrive finalement à me séparer de lui pour me lever et aller allumer la faible lumière du grenier.

Je pense que ma courte nuit est possiblement finie.


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MessageSujet: Re: 02. Let the children come to me... burn the rest [DONNELLYS] Dim 15 Juin - 19:03

Let the children come to me...
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« 26 décembre 2013 »
Aidan déglutit péniblement, sa gorge encore douloureuse ne lui facilitant pas la tâche. Il a envie de se lever, envie d’arracher ses vêtements qu’il sent peser une tonne sur lui. Ils étaient en feu. Il y a quelques secondes ils étaient en feu. Il le sait aussi bien qu’il sait que c’est totalement irrationnel…
Ce n’est qu’un cauchemar. Seulement un cauchemar… C’est ce qu’ils s’évertuent en générale tous à lui dire quand il se réveille au beau milieu de la nuit, en sueur et terrifié. C’est facile à dire pour eux. Juste un innocent petit cauchemar, Aidan, ça n’a jamais tué personne. Sauf qu’il est certain qu’ils finiront par avoir sa peau ces putains de mauvais rêves... Il vient d’être brûlé vif, nom de Dieu ! Il vient de brûler vif et on va lui dire que ce n’est rien ! Rien qu’un putain de cauchemar parmi tant d’autres et qu’il n’a surtout pas à s’inquiéter ! Mais si ça ce n’est pas censé l’inquiéter alors de QUOI devrait-il s’inquiéter au juste ?
Mais le jeune homme sait pertinemment qu’il ne peut pas hurler ces mots au visage de Samuel, même si l’envie ne lui manque pas. Il ne comprendrait pas, il penserait simplement qu’il est un imbécile fragile, crédule et émotionnellement instable. Un gamin débile qui a encore peur du noir…
Mais ce n’est pas ça le souci. Ca n’est pas CA !

Aidan garde le silence et se contente de rester étroitement serré contre Sam. Il sent son cœur battre dans sa poitrine et se concentre dessus pour réguler les battements affolés du sien. Quand son frère tente de s’écarter, le petit blond cherche à le retenir et laisse échapper une protestation de panique. S’il le lâche : qui sait ce qui arrivera ?
Peut-être qu’en fin de compte, il a bel et bien peur du noir… Mais qui pourrait le blâmer ?  Aidan sait ce qui se tapi dans l’ombre. Il a conscience du danger, contrairement à ses frères. Une part de lui voudrait leur expliquer, mais il sait qu’il ne peut pas se le permettre. Ils le prendraient pour un fou. Et qui sait ! peut-être bien qu’il l’est en fin de compte.
Et si finalement ça valait mieux ? Parce que s’il n’est pas fou, ça veut dire…

« Je vais aller allumer la lumière d’accord. »
Aidan doit prendre sur lui pour accepter que son frère s’éloigne. Il a envie de baigner dans la lumière. Les ombres vont apparaître, mais ce sera toujours mieux que l’obscurité presque totale qui les englouti depuis son réveille…
Il laisse donc Sammy aller appuyer sur l’interrupteur, se cramponnant au tissu couvrant son matelas inconfortable. Il a la gorge sèche et son souffle est encore haletant. Il compte les secondes qui s’écoulent, priant pour que son frère fasse vite.
Quand la lumière s’allume enfin, il cligne des paupières et porte une main lourde à son visage humide de sueur. Il vient de brûler vivant, pas étonnant qu’il ait eu un peu chaud… Aidan se sent brûlant, fiévreux, fébrile. Un frisson le parcourt et il referme ses bras sur ses épaules pour les frictionner en commençant à claquer des dents. Sam le voit faire et approche pour l’aider à se couvrir de son drap, bouchonné au fond de son lit. Aidan essaye de l’aider mais ses gestes sont trop maladroits. Il tremble trop.
« A-arrête de-de m’regarder co-comme ça » articule-t-il en claquant des dents.
Et puis il détourne son propre regard encore embué de larmes pour éviter d’avoir à supporter le jugement dans celui de son frère.  

Il sait ce qui va suivre. Samuel va lui poser des questions. Il n’a pas envie d’y répondre. Il n’y répondra pas. La dernière chose que veut Aidan, s’est se lancer dans une explication, décrire à son frère ce qui s’est passé et ce qu’il a vu. C’est au-dessus de ses forces, il le sait. Il craquerait forcément et ne peut pas se le permettre. Physiquement et mentalement, il est au bord du gouffre et ouvrir la bouche le précipiterait dedans.
« J’ai soif » marmonne-t-il finalement, avant de se racler nerveusement la gorge.
Sam propose d’aller lui chercher un verre d’eau mais Aidan le coupe dans son élan, d'une voix agacée.
« J-j’veux pas d’flotte Sam. »
C’est de l’alcool qu’il veut. Un alcool fort. Il ne veut pas étancher sa soif, il veut faire taire ses angoisses.
   
 

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MessageSujet: Re: 02. Let the children come to me... burn the rest [DONNELLYS] Mar 17 Juin - 20:13


Let the children come to me... burn the rest


Je reste un long moment assis à essayer de calmer mon petit frère, c’est très étrange, ça fait bien longtemps que les câlins et tout le bordel c’est terminé entre nous, il n’a après tout plus cinq ans depuis un bail. Ca me fait de la peine de le voir dans cet état, ses cauchemars ont l’air de plus en plus fréquents et surtout de plus en plus violents et j’ai un peu de mal à me mettre à sa place, je ne me souviens pas vraiment en avoir fait d’aussi terrorisant que les siens enfin j’imagine vu les cris et la panique qu’ils lui provoquent. Pendant une seconde j’essaye de me rappeler du rêve duquel il m’a sorti, un truc un peu bizarre et pas vraiment cohérent de ce que je me souviens, j’étais dans un bar bizarre avec un type sans visage et une superbe brune probablement chaude comme la braise (elles le sont toujours), je ne me souviens pas vraiment ce qui s’y passait, ni ce dont on pouvait bien parler, tout ce qui m’est resté en mémoire c’est l’enseigne gigantesquement démesurée de l’endroit, le coco-bango un truc du genre, je crois que j’ai vu ca dans un film, ca me parle ou peut-être que je délire un peu…Je reviens soudainement à la situation réelle et beaucoup moins amusantes que mes délires nocturnes pour me concentrer sur le blondinet qui se raccroche désespérément à moi, je passe ma main dans ses cheveux dans un geste un peu répétitif, me disant que c’était sans doute un moyen efficace de calmer les battements affolés de son cœur. Après quelques minutes je me dis qu’un peu de lumière pourrait le faire sortir de sa stupeur mais quand j’essaye de prendre un peu de distance il resserre son étreinte de plus belle, je lui indique donc à voix haute que je vais seulement appuyer sur l’interrupteur et que je ne le laisse pas à son délire nocturne. Il finit par me lâcher et je me lève, mes yeux ont heureusement eu le temps de s’habituer à l’obscurité et je ne galère pas trop à trouver le bouton, la lumière moisie du grenier s’enclenche dans un bourdonnement particulièrement désagréable.
 
Je peux finalement voir que le gamin est littéralement blanc comme un linge, il tremble et tente de se couvrir mais semble un peu contraint par son corps qui ne cesse de s’agiter, il me fait de la peine et je m’approche pour l’y aider mais il prend ça comme une attaque semble-t-il.

« A-arrête de-de m’regarder co-comme ça »
« Et je te regarde comment ? » A quoi est-ce qu’il s’attend exactement, que je me marre et que je fasse comme si il n’était pas livide et paniqué ? Ce sera sans moi pour le coup, je suis crevé et inquiet et si ça ne lui plaît pas et ba tant pis. Je ne comprends pas pourquoi il a toujours l’impression que je vais le juger ou je ne sais quoi, je suis pas superman moi aussi il m’arrive de péter mon câble, bon ok peut-être pas devant lui mais je suis son frère bordel. Il ne répond pas à ma remarque, est-ce qu’il l’a seulement entendu, je n’en suis pas sûr à dire vrai. En lieu et place de cela il me notifie d’un air ronchon qu’il a soif, je lui propose sans attendre d’aller lui chercher un verre d’eau mais non visiblement l’idée semble stupide.

« J-j’veux pas d’flotte Sam. »
Le ton fortement agacé qui l’emploie ne plaît guère à Sam qui se sent on ne peut plus agressé alors qu’il essaye de bien faire, il veux juste aider son petit frère et celui-ci réagit de façon complètement débile. Il faudrait savoir, un coup il n’est pas assez présent et la minute suivante il l’est trop…faudrait peut-être que le monde arrête de tourner à l’envers ne serait-ce que l’espace de cinq minutes.

« Et tu veux quoi dis-moi ? Un chocolat chaud ? une assiette de pâtes ? du caviar ? des raviolis ? et me demande pas de te filer de l’alcool, parce que ça mon grand c’est fini, comme tu l’as justement dit plus tôt c’était stupide de ma part. » Je croise mes bras sur ma poitrine, je lâcherais pas l’affaire.
« Je vais aller te chercher de l’eau Aidan et arrête de ronchonner d’accord, y a rien de dramatique dans le fait de faire des cauchemars, essaye de te concentrer sur quelque chose de sympa, quant à moi je reviens et si tu veux on pourra discuter…de tout sauf de ça . » Je lui adresse un clin d’œil et tourne les talons pour me rendre en bas et lui ramener de quoi se reprendre un peu.


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MessageSujet: Re: 02. Let the children come to me... burn the rest [DONNELLYS] Mer 18 Juin - 9:54

Let the children come to me...
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« 26 décembre 2013 »
« Et tu veux quoi dis-moi ? Un chocolat chaud ? une assiette de pâtes ? du caviar ? des raviolis ? et me demande pas de te filer de l’alcool, parce que ça mon grand c’est fini, comme tu l’as justement dit plus tôt c’était stupide de ma part. »
La lèvre inférieure d’Aidan commence à trembloter, comme s’il s’apprêtait à fondre en larmes. Des larmes de frustration et d’agacement. Il n’a jamais su gérer sa rage autrement qu’en se mettant à pleurer comme un crétin. Ses frères se fichaient tout el temps de lui à cause de ça quand il était gamin.
Aidan serre donc les dents et essaie de se maitriser pour conserver le peu de dignité que son mauvais rêve et ses conséquences ont bien voulu lui accorder, ce qui l’empêche de traiter son frère de sale con… Ca lui donne un air buté, boudeur, qui va de paire avec celui de Sammy, qui a croisé ses bras sur sa poitrine et le toise sournoisement.
C’est un traitre. Avec tout ça, Aidan l’avait pratiquement oublié, mais ça lui revient maintenant.
« Je vais aller te chercher de l’eau Aidan et arrête de ronchonner d’accord, y a rien de dramatique dans le fait de faire des cauchemars, essaye de te concentrer sur quelque chose de sympa, quant à moi je reviens et si tu veux on pourra discuter…de tout sauf de ça . »
Là encore, il voudrait lui balancer une réplique bien cinglante, l’atteindre là où ça fera particulièrement mal, mais il sait que s’il ouvre la bouche, il n’arrivera qu’à couiner et avoir l’air d’un parfait imbécile. Alors il attend que Sam soit partit pour évacuer le trop plein.

Dès qu’il a disparu, le petit blond se détend et laisse quelques larmes rouler à nouveau sur ses joues, ravalant un deux sanglots qui lui écorchent la gorge. Il a encore l’impression qu’elle est (pleine de cendres) irritée par ses cris. Sam a sans doute raison, un peu d’eau plate lui fera sûrement du bien. C’était stupide de lui demander de l’alcool. Et puis dans l’état où il se trouve, Aidna sait que ça lui monterait directement à la tête et après, que se passera-t-il ? Il parlera. Il parlera sans doute… Si Samuel le question, il n’aura pas la force de lui mentir. Et i les mettra sûrement à chialer et ça devient trop répétitif.
Aidan expire longuement, tâchant de stabiliser les battements encore un peu affolés de son cœur et de réguler son souffle. Il frissonne encore et se frictionne les bras en essayant de suivre un autre bon conseil de son frère : celui de penser à des choses sympas…
Mais c’est difficile. Et puis il finit par en venir à la conclusion que cet enfoiré est bien mal placé pour lui faire la leçon et distribuer des conseils. Après le coup qu’il lui a fait il y a quelques heures à peine et son existence entière passée à défier l’autorité et suivre les mauvaises voies… Samuel n’a aucun conseil à lui donner. Et Aidan va le lui faire savoir dès qu’il réapparaitra.
C’est du moins là-dessus qu’il se concentre pour oublier tout le reste.

Quand son frère reparait enfin, l’air fatigué, il le fusille donc du regard. Le message qu’il fait passer est clair : si tu crois qu’aller me chercher un stupide verre d’eau va me faire oublier c’que t’as fais, tu te fourres le bras complet dans l’œil, Donnelly !
Encore une fois, c'est beaucoup plus simple que de ressasser ce que son inconscient vient de lui faire subir, ou de s'efforcer à chercher une pensée positive. Parce que franchement en ce moment, il n'en a pas des tas auxquelles se raccrocher. Tous ses bons souvenirs ont un goût d'absence, de manque et de solitude. Parce qu'ils sont pratiquement tous en lien avec sa famille qui vient d'être disloquée.  
 

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Dernière édition par Aidan S. Donnelly le Ven 20 Juin - 8:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 02. Let the children come to me... burn the rest [DONNELLYS] Mer 18 Juin - 21:28


Let the children come to me... burn the rest


Je descends silencieusement et gagne la cuisine où j’allume la lumière qui cette fois me brûle la rétine, je pousse un soupir et me frotte les yeux d’un air un peu hagard avant de venir faire ce pour quoi je suis là. Je remplis un verre de flotte et reprends le chemin du grenier, je suis un peu exaspéré pas par le fait qu’Aidan cauchemarde ou m’empêche de dormir, je sais pertinemment que ce n’est pas de sa faute et que qui plus est la situation dans laquelle nous l’avons fichue et la contrariété que nous avons pu lui imposer ce soir y est sans doute pour beaucoup. Non ce qui m’agace c’est sa façon de réagir, je ne sais pas vraiment ce qu’il attend de moi au final, que je me sente concerné par ce qu’il traverse ou que je fasse comme si de rien était au risque de passer pour celui qui n’en a rien à foutre, je ne sais plus vraiment sur quel pied danser et pour être franc, c’est pas à quatre heures du matin que je suis le plus à même de réfléchir à ce genre de chose.

Lorsque j’arrive dans la chambre, il me jette un regard noir et je me vois lever les yeux au ciel et pousser un soupir avant de lui tendre son putain de verre d’eau, il me regarde d’un air un peu défiant pendant quelques secondes et finit par s’en saisir. De toute façon c’était ça ou je le lui balançais à la tronche, je veux bien être sympa et essayer d’être patient mais j’ai mes limites et je suis fatigué et frustré par la soirée, pour être franc j’aurais préféré mettre les voiles sur une note un peu moins dramatique mais j’imagine que je n’ai jamais été très chanceux sur ce point. Peut-être que je ne peux blâmer que moi, j’en sais rien et je n’apprendrais probablement jamais.

Je m’assieds au pied de son lit, une jambe repliée contre mon torse et le regarde en prenant soin de ne pas avoir l’air trop froid mais plutôt avenant et compréhensif et autant dire que ça me demande de très gros efforts, c’est pas le truc le plus naturel chez moi toutes ces conneries.

« Écoute Aidan, je sais pas pourquoi tu le prends comme ça, je cherche juste à t’aider d’accord. Je peux pas faire grand-chose et peut-être que je m’y prends pas comme il faudrait mais si tu m’expliquais un peu ce qui se passe là-dedans… »

Je tape de mon index contre ma tempe pour désigner sa tête dans un effet de miroir.

« alors peut-être que je pourrais faire quelque chose de vraiment utile même si c’est juste écouter, je sais faire ça aussi tu sais »

Si y a bien un truc qui m’emmerderait vraiment c’est de partir en étant en froid avec lui, j’ai l’habitude de la distance avec Aahron, Isaac et moi on a arrêté d’être proche il y a un bail mais Aidan c’est le seul qui me rappelle encore la famille qu’on a pu être un jour et qui n’existe à présent plus. Il reste silencieux et moi je me décompose un peu, je laisse échapper un bâillement et finis par relever mes bras devant moi paume face à lui comme pour lui signifier que je le laisse tranquille, s’il ne veut pas parler alors je ne vais pas l’y forcer. Je me redresse et me dirige vers mon lit, j’attrape mon paquet de cigarettes, ouvre la lucarne sommaire qui nous sert de fenêtre et allume une clope, tant pis si ça le fait râler après tout il est celui qui m’a réveillé en sursaut et un tant soit peu sur les nerfs.


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MessageSujet: Re: 02. Let the children come to me... burn the rest [DONNELLYS] Ven 20 Juin - 18:37

Let the children come to me...
burn the rest

« 26 décembre 2013 »
Samuel accueil son regard assassin par un soupir désabusé, levant les yeux au ciel. Evidemment, cette attitude ne fait que renforcer la vexation de son cadet qui se retient de l’insulter. Au lieu de s’énerver, il va plutôt se taire et essayer de le déstabiliser à grands coups de silences pesants… Enfin c’est surtout parce qu’il sait qu’il ne sera pas capable de réellement être crédible s’il en vient à perdre son sang froid et se laisser aller à prendre la parole.
Il attrape donc le verre d’eau, après avoir fait mariner Sam durant quelques longues secondes (passée là encore à le dévisager d’un air buté), sans un merci. Ce sale con finit par s’asseoir à ses côtés et le fixer avec ce regard de chien battu compatissant qui l’agace encore plus que son allure désabusée précédente.
« Écoute Aidan, je sais pas pourquoi tu le prends comme ça, je cherche juste à t’aider d’accord. Je peux pas faire grand-chose et peut-être que je m’y prends pas comme il faudrait mais si tu m’expliquais un peu ce qui se passe là-dedans… alors peut-être que je pourrais faire quelque chose de vraiment utile même si c’est juste écouter, je sais faire ça aussi tu sais. »
Alors ça c’est la meilleure ! Monsieur ne comprend pas pourquoi il est traité de cette manière ! Monsieur est un Saint et c’est le mooonde entier en a après lui ! C’est trop injuste ! Non vraiment !
Aidan doit se mordre la lèvre pour ne pas craquer et rétorquer du tac-au-tac. Il trouve que Samuel a un culot ahurissant de lui sortir une réplique de ce genre après le sale coup qu’il a osé lui faire la veille seulement. Et c’est sans compter sur celui qu’il s’apprête à lui faire dans quelques heures à peine, quand le soleil se sera levé et qu’il sera prêt à reprendre la route.

Aidan cherche à se faire taire en avalant de longues gorgées (salvatrices, il faut bien l’avouer) de son verre d’eau, mais ça ne marche pas bien longtemps. Il a trop besoin d’évacuer ce qu’il a sur le cœur et au travers de la gorge. Il n’a jamais été capable de se murer dans le silence comme le font si bien ses frangins.
Il n’y a qu’un sujet qu’il a toujours tu et qu’il continuera de taire.
Il observe son frère qui paraît finalement plus doué que lui au jeu du Roi du Silence. Faut dire qu’il a de quoi s’occuper lui, puisqu’il fume comme un pompier. Aidan déteste ça et il le sait ! Ca pue et ça imprègne tout ! Mais il va falloir qu’il parle s’il veut le lui dire… En plus, ce sale connard se permet d’ouvrir la fenêtre juste au-dessus de son lit alors qu’il fait moins mille dehors et qu’il est déjà glacé.

« Alors ton plan, c’est que je parle, que tu te contentes de m’regarder en faisant comme si tu pouvais comprendre et puis quand j’aurai fini, c’est le moment où tu te lèveras, où tu me tapoteras l’épaule en me souhaitant bonne chance, avant de faire ta valise et de te tirer à Cleveland ? C’est ça ton plan génial Sammy ? » craque-t-il, le verre d’eau qu’il a en main l’empêchant de battre des bras au rythme de ses mots pour rendre son discours un peu plus impressionnant. Son père plaisantait souvent sur le fait que sa mère avait du fricoter avec un italien pendant qu’elle était enceinte de lui, et que c’était la seule façon d’expliquer qu’il parlait autant avec des gestes. « J’suis désolé de te l’annoncer aussi franchement Sam, mais ce plan là est complètement à chier ! C’est n’importe quoi. Toute façon, vous faites tous n’importe quoi ! Et quand vous ne faites pas n’importe quoi, vous dites de la merde ! »  
Il repousse son drap au bout du lit à nouveau, croisant les bras sur sa poitrine en toisant son frère du mieux qu’il le peut en étant assis sur le lit alors que lui est debout à la fenêtre.
« Et dis-moi, si j’essaye quand même de parler avec toi et de te confier des trucs persos, tu vas mettre combien de temps à aller les répéter aux autres hein ? Vingt minutes ? Une heure ? Ou alors tu le feras par téléphone, dès que tu seras bien à l’abri de la moindre retombée, planqué à Cleveland dans le bar de tonton ! Ouais, c’est plus ton style ça ! D’ouvrir ta grande gueule de loin pour éviter que les emmerdes te retombes dessus ! C’est ce que t’as fais quand t’es parti d’la maison, pas vrai ? T’as bien foutu ta merde, t’as failli tuer papa, et puis HOP t’as disparu comme par magie et c’est moi qui ait du ramasser les parents à la petite cuillère ! Vous êtes tous des connards et j’ai RIEN à vous DIRE ! Surtout pas à TOI ! »
Et bien évidemment, quand il termine son petit monologue enflammé, il chiale comme une gonzesse. C’est typique. Il essuie rageusement ses larmes et baisse les yeux pour s’éviter d’avoir à soutenir le regard de son frère.
Il a certainement été un peu loin là… C’est un sujet qu’ils n’ont que très peu évoqué à l’époque des faits. Ils ne l’ont fait qu’une fois en réalité… Quand il a vu la peine que ça provoquait dans le regard de son frère, Aidan n’a plus jamais osé aborder le sujet. Mais ce soir, il est trop sur les nerfs, trop en colère, trop bouleversé, et il a envie que Sam partage sa peine. C’est égoïste certainement, mais apparemment c’est de famille alors il a une excuse…
Il essaye du moins de s’en convaincre pendant les lourdes secondes qui le sépare de la réponse de son frère…  
 
 

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MessageSujet: Re: 02. Let the children come to me... burn the rest [DONNELLYS] Mar 24 Juin - 21:45


Let the children come to me... burn the rest


« Alors ton plan, c’est que je parle, que tu te contentes de m’regarder en faisant comme si tu pouvais comprendre et puis quand j’aurai fini, c’est le moment où tu te lèveras, où tu me tapoteras l’épaule en me souhaitant bonne chance, avant de faire ta valise et de te tirer à Cleveland ? C’est ça ton plan génial Sammy ? J’suis désolé de te l’annoncer aussi franchement Sam, mais ce plan là est complètement à chier ! C’est n’importe quoi. Toute façon, vous faites tous n’importe quoi ! Et quand vous ne faites pas n’importe quoi, vous dites de la merde ! »

Je ne dis rien et l’écoute patiemment bien que les mots ne me brûlent la gorge aussi sûrement que la fumée de ma cigarette se crée un chemin jusqu'à mes poumons, je roule des yeux ou tout du moins j’ai la vague impression de le faire, je doute que ce soit cependant le cas. Les accusations de mon frère ne sont certainement pas sans fondement c’est vrai mais, j’en ai marre de me laisser faire, d’être toujours celui qui a tort ou qui ne pense qu’à lui, parce que ce soir je n’avais rien demander à personne, je me suis retrouvé facilement et trop simplement accusé d’être l’auteur de ce carnage qui gisait encore au rez-de-chaussée et on osait encore me dire que c’était moi qui avais provoqué Aahron…foutaise au dernier degré. Il n’approuvait pas mon plan de partir, que voulait-il que je lui dise hein ? Que bien sûr j’allais rester pour leurs donner à tous l’occasion d’avoir sous la main un bouc émissaire de choix ? Non désolé cette fois c’était sans moi, je rendais mon tablier et qu’ils aillent tous au diable. Le sang me montait à la tête et je me surprenais à tirer comme un forcené sur ma clope qui se consumait bien plus rapidement que je ne l’aurais voulu, j’étais foncièrement agacé et ma patience avait des limites surtout en pleine nuit et tiré du lit par une vague d’angoisse.

J’esquisse un mouvement de lèvres pour prendre la parole et tenter de me défendre autant que je le peux sans froisser sa majesté Aidan bien que je ne sois pas vraiment sûre de garder mon calme, ma patience a déjà trop été mise à rude épreuve ces dernières 24 heures, n’abusons pas des bonnes choses n’est-ce-pas ? Je n’en ai malheureusement pas le temps puisqu’il reprend la parole après s’être redressé et avoir croisé les bras sur sa poitrine en signe de profond mécontentement.

Ce qui suit est loin d’aller en s’arrangeant et là il dépasse littéralement les bornes, je veut bien être sympa et lui passer la plupart des trucs mais CA, ça il n’a pas le droit et je ne peux pas lui laisser dire ce genre de chose. Je secoue la tête à la négative et me refuse à croire ce qu’il me dit, il sait qu’il touche une corde sensible et il en joue. Non seulement je m’en suis toujours voulu d’avoir plus ou moins provoqué la crise cardiaque de notre père et il le sait même si maman passait son temps à me dire que ce n’était pas ma faute et que le moment était juste mal tombé, que rien ne disait que ce ne serait pas arrivé si les choses s’étaient arrangés différemment. Je n’avais jamais cru à ses mots de réconfort et pourtant j’avais bien souvent eu besoin de les entendre pour une raison qui m‘échappait toujours. Ma mâchoire se crispe dans un réflexe qui devient une habitude ces derniers temps, je jette ma cigarette consumée jusqu’au mégot par la fenêtre et la regarde un instant disparaître dans la neige amassée en bas de la maison. Je retiens un soupir fatigué et énervé, claque la fenêtre dans un geste rageur que je n’avais pas réussi à ravaler et me tourne vers lui, près cette fois-ci à me défendre et il n’y avait pas de gamin ou de pitié qui tienne cette fois-ci, s’il voulait jouer au plus fin, on allait jouer, pas de problème c’est un pas de danse que je maîtrisais à la perfection maintenant, j’étais buté ? Il n’avait encore rien vu.

« Tu sais quoi Aidan, va te faire foutre. Peut-être qu’on fait n’importe quoi ouai mais au moins on le fait en essayant ! Ca te convient pas ? et ba c’est dommage parce que c’est comme ça et dans la vie on n’a pas toujours tout ce qu’on veut ! Et laisse-moi te dire une bonne chose, tu veut l’ouvrir ? vas-y mais peut-être que tu devrais réfléchir cinq minutes et le faire pour dire quelques-chose qu’en vaille la peine. C’est bien beau de me faire ton petit discours de pauvre petite chose trahie mais si tu voulais bien dire une bonne fois pour toute ce qui se passe dans ta putain de tête alors peut-être qu’on pourrait faire quelque chose. » Je m’exaspère et mon ton monte sans même que je m’en rende compte, les choses ont visiblement besoin d’être dites et c’est exactement ce que je suis en train de faire, les mots se frayent leur chemin difficilement, je crois que je veux dire beaucoup trop de choses, beaucoup trop vite et tout semble se mélanger sans que je puisse les contenir.  « Mais bon visiblement monsieur préfère jouer les durs, tu sait quoi grand bien te fasse, de toute façon tu te satisfais visiblement de rien alors moi j’arrête, t’auras cas te démerder avec Aahron ou Isaac, vous me fatiguez tous autant que vous êtes et t’avise plus JAMAIS de parler de cette histoire avec papa, tu m’entends JAMAIS ! »

Il m’aurait planté un poignard dans le dos que je n’aurais pas été touché plus durement que ça et si je pouvais excuser bien des choses, celle-ci n’en était pas une, il y a des choses qui sont bien mieux enfermées dans les non-dits et celle-là en faisait partie, c’était un coup bas que je ne cautionnais pas et bien que je sache au fond que c’était une façon de frapper un grand coup et que la colère devait y être pour beaucoup, j’étais un petit con buté sans doute encore plus que lui et cette facette complètement puérile de ma personnalité n’avait malheureusement pas disparu en vieillissant. Il avait voulu jouer avec le feu, félicitation il pouvait maintenant s’y brûler.

« Que ce soit clair, cette conversation est terminée maintenant je vais aller me pieuter j’ai de la route demain ! » Sur ces mots je lui jette un regard aussi glacial que possible et vais me jeter sur le lit grinçant qui abriterait ma dernière nuit dans ce village qui ne m’aura décidément rien apporté de bon.

Quelle connerie d’être venue.


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MessageSujet: Re: 02. Let the children come to me... burn the rest [DONNELLYS] Jeu 26 Juin - 16:24

Let the children come to me...
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« 26 décembre 2013 »
Aidan, les mâchoires scellées par un mélange de rancœur, de culpabilité et aussi par simple désir de contrôler les sanglots qui tiraillent sa gorge et menace de s’échapper, écoute son frère se décharger à son tour. Il déteste la manière qu’il a de retourner la situation… Samuel n’avait pas le droit de balancer ce qu’il a dit devant Aahron et les autres et il a encore moins droit maintenant de rejeter la faute sur lui et de le faire passer pour un chieur. S’il a abordé un sujet tabou à l’instant, il n’est pas le premier à le faire et Sammy n’a pas droit de l’oublier aussi facilement et d’inverser les rôles.  
Et puis ce connard vient lui faire croire qu’il essaye de faire quelque chose et de participer à l’effort de guerre alors que, tout ce qu’il a fait depuis qu’ils sont arrivés, c’est trainer les pieds, séduire des gonzesses qui passent sous son nez, les planter encore et encore pour faire son truc de son côté, chercher Aahron et finalement, décider qu’il va se tirer parce qu’il a été un peu contrarié. Bouh-ouh !
Aidan est tellement sur les nerfs qu’il en oublie finalement le remord qu’il a pu éprouver en osant sortir un vieux squelette du placard familial Donnelly. Samuel ne comprend rien à rien ! Tout ce qu’il veut, c’est rejeter la faute sur lui pour avoir une bonne raison de mettre les voiles. Tout ce qu’il veut, c’est une excuse pour ne pas avoir à se soucier de lui et de tout le reste. Et il l’avoue pratiquement en enchainant immédiatement qu’il n’aura qu’à se démerder avec Aahron et Isaac. Drôle pour un type qui, il y a une minute encore, disait être tout à fait prêt à l’écouter et lui reprochait la seconde précédente de vouloir jouer les durs et tout garder pour lui… Putain de lâche ! Enfoiré de traitre !
Ca l’écœure, ça le révolte, et son sentiment de trahison ne fait que croitre davantage.
« Que ce soit clair, cette conversation est terminée maintenant je vais aller me pieuter j’ai de la route demain ! » conclut-elle en le fusillant du regard, avant d’aller se mettre au lit.

Aidan n’en revient pas de son culot. Il reste immobile quelques secondes, après l’avoir suivit du regard, ses yeux rougis écarquillés de surprise. Il ouvre la bouche une première fois mais la referme, sans avoir trouvé quoi dire. Il a la gorge trop nouée pour ça et doit déglutir péniblement avant de parvenir à émettre le moindre son.
« Si tu crois qu’tu vas t’en tirer aussi facilement, tu RÊVES ! » vagit-il en se mettant en mouvement pour aller rejoindre Sam et le bousculer sur son lit.
Il sait que la situation va très certainement dégénérer et qu’un coup va sans doute partir, mais peu importe. Ils sont allés trop loin pour reculer maintenant. Et Aidan ne laissera pas Samuel fuir. Pas cette fois. Hors de question qu’il le plante là avec les deux autres. Hors de question qu’il les abandonne alors qu’ils sont à des centaines de kilomètres de chez eux, entourés d’ennemis.
« J’t’interdis de retourner à Cleveland ! J’t’interdis d’te dégonfler, t’entends ? C’est trop important ! » reprend le petit blond pendant que son frère finit par se redresser, conscient qu’il ne pourra pas le nier éternellement de toute manière. « Tu vois pas que c’est plus à propos de toi, moi ou les autres ? C’est pour papa et maman qu’on est là ! C’est pour EUX qu’on est là et qu’on s’démène ! Alors sors-toi les doigts du cul deux minutes, putain et aide-nous ! Tu le leur DOIS ! Et tu sais que si tu nous plantes là juste parce qu’on a un peu froissé ton égo, tu vas l’regretter ! Comme t’as regretté d’être parti d’la maison y a des années ! Et oui, j’en reparle, que ça te plaise ou non ! Parce que j’suis ton frère et que j’t’aime et que j’veux pas qu’tu ajoutes un truc à ta longue liste de conneries à ressasser ! » explose Aidan qui a de nouveau du mal à contrôler l’émotion dans sa voix et finit par arborer un ton plus suppliant. « Tu dois rester Samuel. On a besoin d’toi et qu’tu le veuilles ou non, t’as besoin d’nous. Arrête de t’trouver des excuses. »
Il continue d’afficher un air un peu buté et sa respiration est plus courte à cause de son énervement, mais son regard azuré, lui, a nettement perdu en assurance.


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Dernière édition par Aidan S. Donnelly le Mar 1 Juil - 19:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 02. Let the children come to me... burn the rest [DONNELLYS] Lun 30 Juin - 17:19


Let the children come to me... burn the rest


« Si tu crois qu’tu vas t’en tirer aussi facilement, tu RÊVES ! »
Sa voix porte et affiche clairement son mécontentement mais je m’en fiche enfin en tous les cas c’est ce que je me répète silencieusement, je suis énervé et particulièrement vexé par les propos qu’il a fait ressurgir gratuitement. Je peux tout à fait comprendre sa frustration et le fait qu’il m’en veuille de l’avoir pris au dépourvu un peu plus tôt dans la soirée mais ce n’était pas nécessairement fait pour l’afficher devant la famille entière, je doute même avoir surpris qui que ce soit par mes révélations, ses cris sont suffisamment intenses pour que toute la maisonnée soit au courant de ses cauchemars répétitifs alors quel est le point de toute cette colère ? Je n’en sais trop rien, je suis fatigué et mon esprit ne fonctionne pas aussi rapidement que je le souhaiterais et de toute façon, Aidan s’est déjà lever pour me secouer sans ménagement.

« J’t’interdis de retourner à Cleveland ! J’t’interdis d’te dégonfler, t’entends ? C’est trop important ! »

Je me redresse un peu brusquement et me dégage de son contact d’un geste sec, je n’ai pas envie de poursuivre cette conversation mais visiblement le petit blond en a décidé autrement et ne me laissera absolument pas le choix à en croire le regard noir qu’il me lance. Me dégonfler ? Est-ce vraiment ce que je suis en train de faire ? Je n’en suis pas tout à fait sûr, si ma première impression était justement de faire preuve d’intelligence, si je partais, j’évitais les conflits inutiles autant pour eux, que pour moi et qui plus est n’était-il pas tous constamment en train de dire que je n’étais d’aucune utilité ? Alors pourquoi faire un foin de mon départ maintenant ? J’en avais rien à foutre, si je voulais partir alors je le ferais et s‘il voulait vraiment me faire changer d’avis alors il allait falloir être plus convaincant que ça et me donner de vrais arguments. Il semble plus ou moins lire dans mes pensées puisqu’il ne s’arrête pas à cette simple demande mais commence une argumentation qu’il est difficile pour moi de réfuter. Il m’arrive d’ouvrir la bouche pour réagir mais je finis toujours par la refermer à mon grand désarroi, il tient des arguments sur lesquels je ne peux rien dire. La mémoire de nos parents m’importe tout autant qu’eux, c’est juste la démarche qui est à mon sens sans réelle portée parce que je ne suis pas sûr qu’il y ait quoi que ce soit à découvrir et quand bien même il y en aurait je n’étais pas certains que ce serait pour le bien de notre famille. Il y avait bien des façons d’honorer nos parents et autant dire que ce n’était pas celle que je j’aurais choisi mais personne ne semble partager mon avis trop obsédé par des détails morbides et douloureux. Quant à savoir si vraiment je pourrais regretter de partir, c’est une possibilité, je ne peux pas nier que si quoi que ce soit devait arriver, je me mordrais les doigts de ne pas avoir été là pour y assister de moi-même mais mon bon sens me criait que rien n’arriverait. Peut-être que je devrais suivre mon instinct, après tout il m’avait souffler de ne pas venir dans un premier temps et maintenant il hurlait afin que je mette les voiles…choix cornélien…

« Tu dois rester Samuel. On a besoin d’toi et qu’tu le veuilles ou non, t’as besoin d’nous. Arrête de t’trouver des excuses. »

Sa voix change un peu de ton et je plante mon regard dans le sien, il a toujours cet air ronchon mais affiche aussi une expression un peu désabusée. Je m’appuie sur mes coudes et puis finis par me redresser pour m’asseoir sur mon lit, je pousse un soupir et passe une main dans mes cheveux avant de la laisser mollement retombée sur les draps quand je m’en rends compte, stupide habitude, dès que je ne sais pas quoi faire de moi, je me retrouve à me coiffer comme une gamine de 12 ans. Je racle ma gorge, essayant de garder calme et ton posé pour ne pas envenimer plus encore les choses, disons que je ne voudrais pas que mon ton suggère plus que mes paroles, ce qui est souvent le cas malheureusement. Puis je reprends la parole.

« C’est si je restais que j’aurais l’impression de me dégonfler Aidan, j’ai jamais compris l’intérêt de se pointer ici dans un premier temps, on va faire quoi hein ? mettre nos vies en suspens pendant combien de temps ? maman et papa sont MORTS ok et oui je vais pas dire que j’aimerais pas avoir le fin mot de l’histoire parce que bien sûr que je le veux mais j’ai déjà perdu mes parents, je n’ai pas envie de voir le reste de notre famille se désagréger à cause de tout ça et dis-moi, toi qui as réponse à tout hein tu trouves que c’est le bonheur entre nous depuis qu’on a débarqué dans ce trou ? parce que moi je suis pas de cet avis ! »

Je dégage le drap d’un geste puissant et rageux.

« Besoin de moi POUR QUOI ??? hein je veux pas te décevoir Aidan mais visiblement personne a besoin de moi ici, je sers à rien c’est pas ca que vous passez votre temps à dire ? Je me trouve pas d’excuses ok, tu sais pourquoi, parce qu’à la base je suis pas là pour moi, je suis là pour vous bande d’abrutis et tu sais quoi la prochaine fois je pense que je m’abstiendrais. »

Ce n’était pas une façon de me plaindre, j’avais fait moi-même ce choix et je l’assumais mais je devais reconnaître que cela n’avait probablement pas été le bon c’est tout.


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MessageSujet: Re: 02. Let the children come to me... burn the rest [DONNELLYS] Mar 1 Juil - 20:12

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« 26 décembre 2013 »
« C’est si je restais que j’aurais l’impression de me dégonfler Aidan, j’ai jamais compris l’intérêt de se pointer ici dans un premier temps, on va faire quoi hein ? mettre nos vies en suspens pendant combien de temps ? maman et papa sont MORTS ok et oui je vais pas dire que j’aimerais pas avoir le fin mot de l’histoire parce que bien sûr que je le veux mais j’ai déjà perdu mes parents, je n’ai pas envie de voir le reste de notre famille se désagréger à cause de tout ça et dis-moi, toi qui as réponse à tout hein tu trouves que c’est le bonheur entre nous depuis qu’on a débarqué dans ce trou ? parce que moi je suis pas de cet avis ! »
Aidan ne répond pas, parce qu’il n’a pas franchement de réponse à fournir. Il ne sait pas combien de temps ça va leur prendre pour faire éclater la vérité. Il ne sait même pas trop après quelle vérité ils courent exactement ? Ils veulent le nom d’un coupable, d’une personne à blâmer pour tout ça ? Peut-être qu’ils vont droit dans le mur, peut-être que c’est Sammy qui a raison et qu’ils n’auraient pas du venir jusqu’à Grayson… Mais alors qu’est-ce qu’il s’attend qu’ils fassent au juste ? Qu’ils repartent avec lui à Cleveland comme si de rien était ? Qu’ils se dépêchent de faire leur deuil, reprennent chacun le cours de leurs petites vies ? Les autres pourraient sans doute finir par y arriver, mais lui ?
Ca paraît totalement impossible à faire pour Aidan. Sa vie c’était ses parents. Il vivait sous leur toit, mangeait avec eux, parlait de tous ses problèmes avec eux. Ils étaient ses points de repère… Qu’est-ce qu’il va faire maintenant ? Quel genre de vie l’attend à Cleveland ? Isaac et Joleen sont en ménage, Aahron a son fils et Samuel a construit sa vie en solitaire. Lui il n’avait qu’eux… Il ne peut pas retourner à Cleveland. Et même s’il obtient la vérité, il ignore s’il pourra…
Mais ce n’est pas le moment de penser à ça.
De toute façon, il ne peut pas parler de ça à Samuel. Il se ficherait de lui. Il passe déjà pour un gros naze avec ses cauchemars stupides et ses malaises à répétition, il ne va pas en rajouter une couche.

Et puis son frère est trop énervé pour avoir envie de comprendre quoi que ce soit là, tout de suite.
« Besoin de moi POUR QUOI ??? hein je veux pas te décevoir Aidan mais visiblement personne a besoin de moi ici, je sers à rien c’est pas ca que vous passez votre temps à dire ? Je me trouve pas d’excuses ok, tu sais pourquoi, parce qu’à la base je suis pas là pour moi, je suis là pour vous bande d’abrutis et tu sais quoi la prochaine fois je pense que je m’abstiendrais. »
Il lui faut réfléchir à quelque chose à répondre. Quelque chose de convainquant, sinon Sam va mettre les voiles. Essayer de le faire culpabiliser ne donnera aucun résultat, Aidan le voit bien. En même temps, il n’a pas envie de le caresser dans le sens du poil après le coup qu’il lui a fait, et il continue à voir tout ça comme une sorte de nouvelle trahison. Un nouvel abandon…
Il ne doit pas jouer sur la corde sensible. Il ne doit pas le faire… Mais il va le faire quand même, parce qu’il a besoin de vider son sac et que l’honnêteté paie toujours. Enfin c’est la rumeur qui circule.
« Tu vas m’obliger à supplier ou quoi ? »  finit-il par articuler avec ressentiment, appréhendant toujours que son mauvais choix de mot précipite le départ de son ainé. « [color:4b07=#seagreen]J’ai déjà perdu papa et maman, j’ai pas envie qu’on s’dispute et qu’tu te tires en plus. J’veux que tu restes, tu piges ? Et puis si tu t’en vas : qui va intervenir quand Aahron et Isaac pèteront les plombs et se prendront la tête ? Joleen ? Moi ? Putain si tu nous laisses on va s’entretuer, c’est sûr ! » essaie de plaisanter Aidan, avant de se rendre compte que c’est sans doute un peu déplacé de présenter les choses sous cet angle.

Le petit blond pousse un soupir et reprend sur un ton plus sérieux, frottant distraitement ses yeux cernés, brûlants de fatigue.
« On a tous…on a toujours eu nos rôles. Aahron c’est le rabat-joie susceptible, Isaac c’est l’intello moralisateur, moi j’suis le p’tit dernier qui sait pas faire grand chose et toi…toi t’es celui qui fait les erreurs à notre place, pour qu’on ait pas à les faire… Mais ça peut changer. J’sais bien qu’on est pas toujours cool avec toi et tout ça et…et j’aurai pas du te dire ce que j’ai dis parce que tu fais pas que foirer et t’as souvent été là quand j’avais besoin… J’ai encore besoin de toi. On a tous besoin de toi. Plus qu’on a jamais eu besoin de toi, tu comprends ? Parce que si tu t’en vas, tout se casse la gueule. Ca veut pas dire qu’on doit pas changer et faire des efforts mais pour le moment, on a que nous quatre, tu vois… ? »
Bon, la prochaine étape, c’est effectivement de le supplier parce qu’à ce stade, Aidan ne voit plus vraiment quoi dire ou faire.


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MessageSujet: Re: 02. Let the children come to me... burn the rest [DONNELLYS] Jeu 3 Juil - 8:49


Let the children come to me... burn the rest


« Tu vas m’obliger à supplier ou quoi ? »  
Je relève mon visage vers lui d’un geste un peu brutal, il ne comprend pas que ce ne sont pas des supplications que j’attends. A dire vrai je ne sais pas vraiment ce que j’attends, peut-être simplement qu’on me laisse prendre mes propres décisions, qu’on me laisse faire les choses à ma façon, je n’ai rien à apporter à leur recherche pour laquelle je ne partage pas leur intérêt, je ne me sens tout simplement pas à ma place ici avec eux et je ne saurais réellement expliquer pourquoi. La disparition de nos parents est un coup dur, un trou béant dans ma poitrine et il ne se passe pas une journée sans que je n’y pense, là n’est pas la question, il ne s’agit pas d’indifférence ou de retrait trop marqué, c’est juste que je ne me sens pas la force de remuer ciel et terre, peut-être que j’ai peur des réponses que l’on pourrait trouver où peut-être que je n’attend tout simplement pas la même finalité qu’eux. Cette situation me perd et me rend plus versatile que jamais.

Je secoue la tête à la négative, relâchant mes épaules de toute la tension qui s’y était accumulée.

« J’ai déjà perdu papa et maman, j’ai pas envie qu’on s’dispute et qu’tu te tires en plus. J’veux que tu restes, tu piges ? Et puis si tu t’en vas : qui va intervenir quand Aahron et Isaac pèteront les plombs et se prendront la tête ? Joleen ? Moi ? Putain si tu nous laisses on va s’entretuer, c’est sûr ! »

Il appuie sur la corde sensible, qu’est-ce que je peux répondre à ça ? Je n’ai pas la moindre envie de m’éterniser et si de mon côté je ne perçois pas mon départ comme un abandon de mes frères, ce n’est pas comme si j’allais disparaître dans la nature et les laisser à leur merde, non ce n’est absolument pas mon intention, ni la façon dont je voudrais les voir percevoir les choses mais visiblement c’est exactement l’image qu’Aidan s’en fait et ça ne me plaît pas beaucoup. Je voudrais le lui expliquer mais je ne suis pas sûr de savoir comment le faire. La suite aurait sans doute pu me tirer un sourire mais, ce n’est pourtant pas le cas cette nuit, parce que là tout de suite je suis un peu tiraillé entre l’envie de fuir cet endroit et cette situation et l’envie de me montrer responsable et d’offrir l’épaule que recherche mon petit frère.

Celui qui fait des erreurs à leur place, oui c’est sans doute ça mon rôle, ça la sans doute toujours été et j’ai clairement pris plaisir à me donner cette image de mec un peu libre et insouciant qui n’en avait que faire des conséquences, j’avais besoin de me sentir vivant et pour ça, j’avais toujours fait tout ce qui me passait par la tête parce qu’après tout je ne voyais pas de raison suffisante pour me brider pour une raison ou pour une autre. Les choses n’étaient plus les mêmes aujourd’hui, je ne sais pas ce qui a fait basculer ma façon de penser, je ne saurais resituer ce moment, peut-être que la mort de nos parents à entamer une prise de conscience instinctive dont je ne m’était jusqu’ici pas vraiment rendu compte. Il avait besoin de moi…je ne remettais pas en cause sa façon de percevoir les choses, je ne doutais pas de la sincérité de son discours, maintenant en ce qui concernait Isaac et Aahron c’était une tout autre paire de manches. Eux n’avaient pas besoin de moi, ils me le démontraient assez clairement et bien que je n’ai pas envie de l’énoncer à voix haute je n’avais pas une haute idée de leur opinion me concernant, peut-être à tort, peut-être pas…

Lorsque le silence résonne de nouveau dans le grenier je plante mon regard dans le sien avant de le laisser s’échapper vers les murs décrépis de la pièce, je racle ma gorge et me redresse pour venir appuyer mon corps contre le mur qui borde mon lit.

« Ecoute Aidan, je sais pas quoi te dire, je remets pas en cause ce que tu me dis mais je ne suis pas sûr que ma présence ici change quoi que ce soit. Je suis pas en train de dire que je vais disparaître de la circulation ok ? Je serai à des kilomètres mais je serais joignable, on pourra se téléphoner, jt’abandonne pas ok ? Je veux pas que tu voies les choses comme ça parce que c’est pas de ça qu’il s’agit. Regarde un peu les choses dans leur ensemble depuis qu’on est arrivé ici c’est de pire en pire, on fait que s’engueuler et se tirer dans les pattes et ça fait quoi ? une semaine…qu’est-ce que ca va donner dans deux ? trois semaines hein ? J’ai pas envie d’assister à la désintégration de la famille et c’est pas une fuite, j’essaye juste d’être plus intelligent que d’habitude, peut-être que je me trompe encore mais c’est comme ça que je vois les choses. »

Je pousse un soupir, je ne sais pas comment m’expliquer, je ne sais pas comment lui faire comprendre mon point de vue parce que je suis intimement persuadé de ce que je dis, je sais que j’ai raison sans pouvoir l’expliquer. Il affiche un air consterné et désespéré et je sens mes barrières tombées une par une parce que c’est une espèce de culpabilité qui s’insinue dans mon bide petit à petit.

« Je veux bien faire un effort Aidan mais si je suis le seul à en faire ça ne pourra pas fonctionner…Si vraiment t’as besoin de moi alors tu sais très bien que je serais toujours dans les parages et je veux bien essayer, je ne suis juste pas persuader de l’intérêt de la chose mais si vraiment c’est important pour toi alors je veux bien repousser mon départ de quelques jours histoire de voir si y a quelque chose à faire. »

C’est sortie comme ça, sans même que je le vois venir moi-même, c’est sa tête là aussi, il fait son malheureux et forcé de croire qu’il a réussi à m’apitoyer. Je suis peut-être bien plus faible que je le crois en réalité.


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MessageSujet: Re: 02. Let the children come to me... burn the rest [DONNELLYS] Ven 4 Juil - 10:51

Let the children come to me...
burn the rest

« 26 décembre 2013 »
« Ecoute Aidan, je sais pas quoi te dire, je remets pas en cause ce que tu me dis mais je ne suis pas sûr que ma présence ici change quoi que ce soit. Je suis pas en train de dire que je vais disparaître de la circulation ok ? Je serai à des kilomètres mais je serais joignable, on pourra se téléphoner, jt’abandonne pas ok ? Je veux pas que tu voies les choses comme ça parce que c’est pas de ça qu’il s’agit. Regarde un peu les choses dans leur ensemble depuis qu’on est arrivé ici c’est de pire en pire, on fait que s’engueuler et se tirer dans les pattes et ça fait quoi ? une semaine…qu’est-ce que ca va donner dans deux ? trois semaines hein ? J’ai pas envie d’assister à la désintégration de la famille et c’est pas une fuite, j’essaye juste d’être plus intelligent que d’habitude, peut-être que je me trompe encore mais c’est comme ça que je vois les choses. »

Aidan déglutit péniblement, n’aimant pas la tournure que prend cette conversation. Il n’a pas envie de comprendre son frère, ses motivations, et de se mettre à sa place. Parce qu’il sait que s’il le fait, il pourrait être tenté de le laisser partir… C’est vrai que les disputes se sont multipliées et ont gagnées (trop) rapidement en intensité, mais ils se sont toujours pris la tête, non ? Ca a toujours été comme ça, surtout entre Aahron et Samuel. Alors pourquoi est-ce que ça commence à le déranger maintenant ? Parce qu’il n’a nulle part où aller lécher ses plaies pour mieux revenir mordiller et titiller leur ainé ?
C’est vrai que ça ne doit pas être évident à gérer pour Samuel mais la plupart du temps : il cherche les ennuis. Lui et Aahron n’ont jamais su se parler normalement, ils sont toujours en train de se tourner autour, sont sur la défensive et se jauge constamment, comme deux mâles alphas débiles. Et quand Isaac est dans les parages, la compétition est pire encore. Et leur mère n’est plus là pour intervenir et voir venir les ennuis… Joleen a bien essayé de s’attribuer cette fonction, mais ça ne fonctionne pas aussi bien parce qu’elle ne les connait pas assez bien.
Aidan devrait certainement s’en mêler et lui servir d’appuie mais il a du mal à rester impartial et à être efficace lui aussi. Et cette faiblesse pourrait bien lui couter l’absence de son frère…et avoir des conséquences plus graves encore, étant donnée la situation dans laquelle ils se sont fourrés en venant à Grayson.

Il essaye de réfléchir à quelque chose à répondre mais son cerveau est désespérément vide. Il veut que Samuel reste mais peut-être que c’est simplement par égoïsme. Peut-être qu’il n’a pas le droit de lui imposer de rester et de le culpabiliser pour y parvenir. Peut-être que son départ va effectivement faciliter les choses ici et faire diminuer un peu les tensions… Mais le petit blond en doute très fortement. Samuel doit rester. Il est un pilier pour eux. Un pilier qu’il a peut-être trop pris pour acquis.
« Je veux bien faire un effort Aidan mais si je suis le seul à en faire ça ne pourra pas fonctionner… » reprend tout à coup Sam, ne lui laissant finalement pas l’opportunité de répliquer quoi que ce soit, ce qui vaut sans doute mieux. « Si vraiment t’as besoin de moi alors tu sais très bien que je serais toujours dans les parages et je veux bien essayer, je ne suis juste pas persuader de l’intérêt de la chose mais si vraiment c’est important pour toi alors je veux bien repousser mon départ de quelques jours histoire de voir si y a quelque chose à faire. »
Il n’arrive pas à y croire. Il se laisse envahir par le soulagement et sa gorge se noue. Il a envie de sauter au cou de son frère mais juge préférable de ne rien faire. Il ne veut pas tout gâcher.
« Merci » finit-il par coasser.
Dire qu’il était furieux après Samuel il n’y a pas cinq minutes… Maintenant il a l’impression qu’il pourrait chialer de bonheur tant il est content qu’il reste dans le coin. Il se sent prêt à faire tout un tas d’efforts pour le contenter et pour éviter que la situation se répète. Ca a été trop pénible. Tout ça est trop pénible et aucun d’eux n’a besoin d’en rajouter avec ce qu'ils vivent déjà depuis la disparition de leurs parents…
Une petite voix entêtante quelque part dans son esprit embrumé de fatigue lui crie qu’il ne devrait pas pardonner si facilement, qu’il devrait chercher un moyen de se venger plutôt. Si Samuel veut partir, il devrait le laisser faire et même l’aider. Comme on a aidé ses parents à disparaitre…
« C’est tout ce que je te demande. Laisse-nous une petite chance, ok ? Tu sais bien que personne veut que tu partes au fond. On était tous sur les nerfs à cause de ce qui s’est passé ce soir et tout ça… On va avoir besoin de toi demain pour parler à ce type au garage. Isaac va vouloir être trop poli et conciliant et sûrement passer à côté d’un truc, Aahron va vouloir rentrer dans l’mec et ça risque de dégénérer mais toi… Et puis après ce que t’as fait au shérif, tu dois avoir une sacré réputation, suffira que tu t’montres et le type déballera tout » tente-t-il encore de sourire, avant d’abandonner.
Le sujet n’a rien de risible et il n’a pas tellement envie de s’en amuser. Il appréhende déjà sa rencontre avec le garagiste. Quel rôle jouera-t-il sur place lui ? Il ne se débinera pas mais ce n’est pas l’envie qui lui manque…
« Tu crois qu’il va dire quoi ? » demande-t-il, avant de réaliser que cette question est débile. « Tu crois qu’il est arrivé quoi à papa et maman ? »
C’est bizarre mais il ne se souvient pas avoir déjà posé la question aussi directement. A aucun de ses frères. Il aurait peut-être dû commencer par là…



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MessageSujet: Re: 02. Let the children come to me... burn the rest [DONNELLYS] Lun 14 Juil - 14:33


Let the children come to me... burn the rest


« Merci »
Je lui adresse un signe de tête et tente d’esquisser un mince sourire mais je n’ai pas vraiment le cœur à ça. Je sais ce que je viens de lui assurer et très clairement je ne sais pas pourquoi je l’ai fait, je n’ai pas la moindre envie de rester ici. Tout ce à quoi j’aspire à présent c’est de retrouver ma vie, mes habitudes et oublier tout ce bordel, cette ville, ses habitants et la disparition pleines de questions de nos parents. Clairement je me fourvoie si je pense pouvoir y échapper et ce n’est pas les kilomètres que je pourrais mettre entre nous qui y changeront quoi que ce soit parce que tant que mes frères n’auront pas pris conscience de la triste vérité alors je n’aurais pas l’esprit plus tranquille que le leur. Je commence vaguement à me perdre dans mes pensées et mon regard lui se pare d’un vide intersidéral, je pourrais presque m’endormir comme ça, adossé contre le mur mais la voix de mon plus jeune frère me fait revenir à la réalité.

« C’est tout ce que je te demande. Laisse-nous une petite chance, ok ? Tu sais bien que personne veut que tu partes au fond. On était tous sur les nerfs à cause de ce qui s’est passé ce soir et tout ça… On va avoir besoin de toi demain pour parler à ce type au garage. Isaac va vouloir être trop poli et conciliant et sûrement passer à côté d’un truc, Aahron va vouloir rentrer dans l’mec et ça risque de dégénérer mais toi… Et puis après ce que t’as fait au shérif, tu dois avoir une sacré réputation, suffira que tu t’montres et le type déballera tout »

J’ai une envie irrépressible de rire et de lui dire qu’il devrait arrêter de se voiler la face comme ça, il n’a peut-être pas envie de me voir partir mais rien n’est moins sûr concernant le reste de la fratrie Aahron en tête de liste. Je ne fais rien, je ne dis rien, impassible et silencieux, je n’ai pas envie de relancer le débat car cela ne mènerait à rien c’est évident. Quant à avoir besoin de moi pour jouer le tampon entre mon frère bien trop sage et celui qui ne contrôle pas grand-chose, quel honneur…qui plus est comme Aidan le mentionne très bien par la suite, ça n’a pas vraiment fonctionné la dernière fois, je me trouve encore étonné qu’il n’ait pas voulu immédiatement soulager son égo froissé par mes poings, en m’embarquant dans le trou à rat qui lui servait de bureau. Je ne m’en plaindrais certainement pas, parce que bon aussi tordant  que ça ai put être de mettre une raclée à ce connard je préfère éviter tant que possible de rallonger mes « petites infractions ». Le silence perdure un petit moment et j’ai l’espoir que le gamin se laisse submerger par la fatigue et me laisse dormir parce que je n’ai pas envie de continuer cette discussion, après tout il a eu ce qu’il voulait, quant à moi je n’en sais rien, je me dis que je verrais ça demain, je vais probablement m’en mordre les doigts et regretter d’avoir cédé mais c’est trop tard n’est-ce pas ? Finalement tous mes espoirs s’effondrent lorsqu’il reprend la parole

« Tu crois qu’il va dire quoi ?.... Tu crois qu’il est arrivé quoi à papa et maman ? »
Je pousse un soupir, j’en sais rien bordel je suis pas devin. Ce que je crois en vérité c’est que ce type dont je ne connais absolument rien va sans doute nous dire exactement ce que tout le monde se tue à nous dire, il va nous soutenir ce petit discours bien rôder que toute la ville semble avoir appris par cœur mais ce n’est probablement pas ce qu’il a envie d’entendre là tout de suite, sur ce point je n’ai pas le moindre doute.

« Je crois qu’il va s’en tenir à ce qu’on a déjà entendu…après tout c’est lui qui s’est occupé de leur voiture il n’aurait rien à gagner à avoir un discours différent. »

Je laisse basculer ma tête en arrière et l’appui contre le mur qui borde mon pieu, le sujet de nos parents n’est pas vraiment celui sur lequel je suis le plus à l’aise, je suis probablement celui qui s’est le moins exprimé sur le sujet. Si j’ai tendance à bragué sur beaucoup de choses lorsqu’il s’agit de choses qui me touchent particulièrement ou qui revêtent une vraie importance je deviens complètement muet aussi je me sens particulièrement démunie face à l’interrogation à laquelle mon frère me confronte.

« J’en sais rien Aidan, je crois qu’ils ont eu un accident, je crois qu’ils ont manqué de chance, je ne sais pas ce que tu espères mais ne t’imagine pas trop de choses d’accord, je voudrais pas que tu te fasses de faux espoirs… » Je n’avais jamais eu l’espoir de les voir réapparaitre du jour au lendemain, je sentais au fond de mes tripes qu’ils étaient partie, je ne saurais expliquer pourquoi c’était juste comme ça, je le savais.

« Quant à savoir où leurs…où ils sont je crois que j’évite de me poser la question, j’aimerais qu’on puisse les ramener à Cleveland, qu’on puisse les enterrer comme il se doit mais je crois que ça n’arrivera pas, il faut se faire à cette idée j’imagine. »

Mes lèvres se serrent dans un pincement exagéré, une boule se forme dans ma gorge à mesure que les mots s’en échappent et je me surprend à rêver de mettre les voiles une fois de plus, pour faire comme si tout ça n’existait pas, la facilité avait toujours été mon choix de prédilection après tout.

« Tu en penses quoi toi ? »


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MessageSujet: Re: 02. Let the children come to me... burn the rest [DONNELLYS] Mer 16 Juil - 6:49

Let the children come to me...
burn the rest

« 26 décembre 2013 »
Aidan remarque que ses dernières questions agacent son frangin et regrette presque de les avoir enfin formulées à haute voix. Presque. Il savait bien que cette envie soudaine de Samuel de le voir s’exprimer sur le sujet et mettre des mots sur ce qui cloche n’était que de la poudre aux yeux, mais c’est quand même désagréable de se le faire ressentir aussi rapidement… Mais inutile de faire un nouveau commentaire à propos de trahisons et petites duperies : ils ont déjà largement fait le tour cette nuit.
Et puis au final, Sammy prend tout de même la peine de lui répondre (certes avec toute la mauvaise volonté du monde) alors il ne compte pas s’en plaindre et s’attirer sa colère une fois encore. Le petit blond sait qu’il risque gros et ne veut pas que son interlocuteur ait à nouveau l’idée de concrétiser ses envies de prendre la poudre d’escampette.
« Je crois qu’il va s’en tenir à ce qu’on a déjà entendu…après tout c’est lui qui s’est occupé de leur voiture il n’aurait rien à gagner à avoir un discours différent. »  commence-t-il par lâcher, appuyant sa tête au mur près de son lit, prenant visiblement sur lui. Mais Aidan ne compte pas trop s’attendrir étant donné qu’ils sont tous dans le même cas en ce moment. « J’en sais rien Aidan, je crois qu’ils ont eu un accident, je crois qu’ils ont manqué de chance, je ne sais pas ce que tu espères mais ne t’imagine pas trop de choses d’accord, je voudrais pas que tu te fasses de faux espoirs… »  
Il baisse les yeux, cherchant à fuir le regard de son frère, même si celui-ci ne pèse pas sur lui.

Aidan sait parfaitement qu’ils ne reviendront pas et n’espère absolument rien de ce côté-là. Il a su qu’ils étaient morts bien avant que le téléphone ne sonne pour prévenir Aahron de leur disparition. Il a tenté d’en parler à Isaac à ce moment, de lui expliquer la situation, mais le médecin s’était contenté de quelques tapes dans le dos et d’un sempiternel : ce n’était qu’un cauchemar Aidan, papa et maman vont très bien, tu ne dois pas t’en faire autant.
Alors le benjamin de la fratrie avait pris son mal en patience et attendu qu’un autre que lui leur apprenne la nouvelle. Et quand quelqu’un l’a enfin fait, il a pensé devenir fou.
Un accident de voiture. Un bala putain d’accident de la route.
Ca n’est pas ce qui est arrivé.
Il le sent. Il le sait. C’est inscrit quelque part dans sa tête. Il est incapable d’expliquer comment il peut en être autant persuadé, incapable de savoir (se souvenir de) ce qui leur est réellement arrivé cette nuit-là, mais il est intimement convaincu que tous ces enfoirés de graysoniens leur mentent… Sauf qu’il ne peut rien prouver et qu’il doute que ses frères se fient à sa simple intuition. Du moins il en était persuadé, jusqu’à ce qu’Aahron commence lui aussi à émettre des doutes sur la nature de leur étrange volatilisation.
Et voilà où ils en sont.    

« Quant à savoir où leurs…où ils sont je crois que j’évite de me poser la question, j’aimerais qu’on puisse les ramener à Cleveland, qu’on puisse les enterrer comme il se doit mais je crois que ça n’arrivera pas, il faut se faire à cette idée j’imagine. »
C’est le trémolo dans la voix de son frère qui le contraint à relever les yeux dans sa direction, plus que les propos en eux-mêmes. Ils devraient sans doute en rester là, arrêter de remuer le couteau dans une plaie encore sanguinolente et douloureuse au possible, mais Aidan n’en fera rien. Parce que s’ils veulent guérir, pour passer à autre chose, il va d’abord leur falloir le retirer ce putain de couteau que Grayson a planté dans leur chair à vif. Découvrir la vérité est leur seul salue, leur seul moyen d’espérer cicatriser. De ça aussi, Aidan en est certain. Le souci, c’est qu’il n’a pas l’impression que cette chance sera offerte à chacun d’eux…

« Tu en penses quoi toi ? »
Le petit blond ouvre la bouche mais la refermer presque aussitôt, conscient d’avoir la gorge trop nouée pour parler. Alors il commence par partir à la recherche du verre d’eau que son frère lui a apporté tout à l’heure. Sa main tremble lamentablement et il manque finalement de s’étrangler avec le liquide. Sam a au moins l’amabilité de détourner le regard et de faire comme s’il ne voyait pas. La spécialité des Donnelly : nier en bloque tout ce qui vous remue un peu le cœur…
Quand il se sent finalement apte à le faire, Aidan se lance, serrant le verre entre ses mains moites et toujours fébriles.
« J’crois que t’as raison… J’crois qu’on apprendra pas grand chose de nouveau du type et en même temps… C’est c’qui prouvera qu’on a raison de creuser, non ? …Ou alors ça prouvera qu’on est fous… »
Parce que c’est ça la définition de la folie, non ? Répéter la même action, encore et encore, en attendant un résulta différent. Et les Graysoniens n’étaient pas prêt à changer leur version des faits.
Une fois encore, Aidan sent les larmes envahir ses yeux et s’empressent d’essayer de les chasser. Avec la fatigue, la tension accumulée et le chagrin combiné, c’est plus fort que lui.
« Je crois pas qu’on les ramènera non plus. »
Il le sait. Il ne reste plus rien d’eux.
Je n’en ai pas laissé une miette ! »)
« J’veux qu’ils payent pour ça… J’veux qu’on les fasse tous payer pour c’qu’ils ont fait… » finit par ajouter le petit blond, resserrant sa prise autour du verre qu’il tient toujours.
Et si tu me laisses faire, je pourrai t’aider moi ! ship shop ! On s’amuserait teeellement tous les deux ! »)

Le verre éclate tout à coup entre les mains d’Aidan qui sursaute et les écarte vivement, alors que les morceaux ont déjà rejoints le sol. Le cœur battant, il observe ses deux mains toujours tremblantes mais intactes.
« Ca va, j’ai rien » s’empresse-t-il de lancer à Samuel qui s’est redressé lui aussi. Le choc a au moins eu pour effet d’assécher son flot de larmes. « Désolé. J’vais…j’vais nettoyer. »
Il cherche surtout la première excuse pour pouvoir fuir la scène de crime… Et il se doute que pour y parvenir tout à fait, il va lui falloir qu’il détende l’atmosphère.
« Faut croire que j’suis pas aussi faiblard que vous avez l’air de tous le penser ! » cherche-t-il à plaisanter. Et ça aurait certainement pu marcher s’il n’avait pas été pris de vertige en essayant de se relever trop vite la seconde suivante.  


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MessageSujet: Re: 02. Let the children come to me... burn the rest [DONNELLYS] Mar 29 Juil - 21:09


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« J’crois que t’as raison… J’crois qu’on apprendra pas grand chose de nouveau du type et en même temps… C’est c’qui prouvera qu’on a raison de creuser, non ? …Ou alors ça prouvera qu’on est fous… »

Je ne pense pas que l’on puisse nous qualifier de fou, les corps de nos parents ont tout simplement disparu, comme s’ils n’avaient jamais foulé le sol de la surface de la terre. C’est un sentiment étrange et particulièrement difficile que de se retrouver sans possibilités concrètes de pouvoir dire adieu à ces êtres qui nous ont toujours entourés, cela rend leur disparition tellement abstraite, immatérielle. Alors fou je ne crois pas, désespérés sans aucun doute. Quant au manque de réponse, si l’on me demande mon avis, je ne dirais pas que cela appuie les doutes qui peuvent ronger le reste de ma fratrie, même si le discours qui nous a été servie jusqu’ici était sans aucun doute trop rôdé, trop parfait et sans variations aucunes pour ne pas attirer des soupçons qu’ils soient justifiés ou non.

« Ou peut-être que ce ne sera qu’une énième impasse, je ne suis pas sûr que l’on réussisse à obtenir quoi que ce soit de quiconque, je t’apprend rien ! »

« Je crois pas qu’on les ramènera non plus. »
Sa voix se fait plus branlante et je ne peux m’empêcher de voir l’émotion qui perce sur son visage, nous revoilà au point de départ, je le comprends si nous avions chacun pris notre envol et nous étions détachés de l’étreinte de nos parents, lui s’y trouvait encore et la séparation ne devait en être que plus difficile à vivre, il n’était après tout encore qu’un enfant et il avait besoin de ses parents, quelle normalité y avait-il à se retrouver sous la coupe de ses frères ? La réponse était toute simple…aucune. Il n’était pas censé vivre ça, pas maintenant et surtout pas comme ça et nous étions tous complètement impuissant face à notre propre chagrin, rendant difficile pour chacun d’entre nous de faire face au sien. Je ne savais pas ni quoi faire, ni quoi dire pour tenter de l’atténuer et cela était on ne peut plus frustrant. Je reste immobile face à sa peine, les lèvres pincées, cherchant les mots qui pourraient rendre la situation plus facile, je doute de jusqu'à leur existence mais je continue pourtant de chercher.

« J’veux qu’ils payent pour ça… J’veux qu’on les fasse tous payer pour c’qu’ils ont fait… »

Je tique et fronce les sourcils, le ton qu’il prend et la violence qui se dégage de sa phrase ne lui ressemble pas beaucoup et je ne connais que trop bien les effets nocifs que peut avoir la colère sur l’esprit et clairement je redoute que cela s’ajoute au deuil difficile d’Aidan. Je comprends son désir de vengeance mais ce n’est pas contre le sort ou le destin ou n’importe quelle connerie de ce genre qu’il rage mais contre des gens, des personnes qui jusqu’ici ne nous ont laissé que des doutes et je me surprends à penser que ce genre de réaction est justement ce qui est ici le plus inquiétant et c’est moi qui dis ca…cette phrase serait sortie de la bouche d’Aahron, je pense sincèrement que ca ne m’aurait pas le moins du monde fait tiquer mais dans celle de mon plus jeune frère je m’en offusque bien plus que je ne l’aurait pensé. Puis dans un bruit sourd le verre qui se trouvait encore dans sa main vole en éclat et me tire un brusque sursaut. Je me lève sans attendre et me dirige précipitamment vers lui pour examiner ses mains qui comme il vient de me le dire sont complètement intacte, il a eu de la chance ce petit con.

« Bon va falloir se calmer je pense. »
« Désolé. J’vais…j’vais nettoyer… »
Je soupire et le pousse un peu pour l’éloigner des bris de verre
« Laisse ! » Je me penche pour commencer à ramasser les morceaux de verre les plus gros en prenant soin de ne pas me blesser.
«  Faut croire que j’suis pas aussi faiblard que vous avez l’air de tous le penser ! » Je m’arrête et relève les yeux vers lui mais je ne rigole pas, cette soirée est loin de me faire rire, je ne suis pas détendu et pas vraiment enclin à l’écouter plaisanter. Puis je le vois vaciller un peu et je laisse finalement tomber les morceaux de verre, pose ceux que j’avais déjà en main en tas sur le sol et me dirige vers Aidan pour le pousser à s’asseoir sur son lit.

« Bon allez c’est suffisant pour ce soir Aidan, va t’allonger, je vais ramasser ça et on parlera de tout ça demain d’accord, je pense qu’on a tous les deux besoin de dormir un peu, la soirée à été assez longue comme ca. » Sur ces mots, je me ré-accroupis sur le sol et reprends les morceaux un par un, en espérant qu’il ne protesterait pas mais je doute vraiment qu’il en ait encore la force.  

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MessageSujet: Re: 02. Let the children come to me... burn the rest [DONNELLYS] Sam 16 Aoû - 13:10

Let the children come to me...
burn the rest

« 26 décembre 2013 »

Aidan observe son frère s’accroupir devant lui pour ramasser ses bêtises, se mordillant nerveusement la lèvre inférieure. Il a l’impression qu’il devrait ajouter quelque chose, qu’il devrait confier quelque chose… Le problème, c’est qu’il n’arrive pas à trouver quoi dire. Il l’a sur le bout de la langue mais ça ne sort pas. C’est frustrant. Ça lui noue l’estomac.
Bien sûr, il a toujours eu des secrets pour ses frères, ce n’est pas une nouveauté. Il leur a caché qu’il suivait des cours de danse durant très longtemps, leur fait croire qu’il est un des types les plus populaires de son lycée alors qu’il s’est déjà retrouvé enfermé dans la benne à ordure de l’entrée deux fois, et puis il y a sa copine secrète, qu’il ne sait même pas trop pourquoi elle le reste. Mais ce sont des secrets sans conséquences, des secrets innocents. Ses frères en ont certainement des tas de ce genre eux aussi et leurs parents devaient en avoir accumulés deux fois plus encore.
Mais il en a un d’un tout autre genre en stock. Le genre de secret qui pourrait résoudre pas mal de leurs problèmes, permettrait de lever le voile sur certaines de leurs interrogations, mais qui le lèverait sur trop d’autres zones d’ombres. Aidan n’est pas certain que ses frères soient capables d’affronter ce qui s’y tapis... Lui-même ne se sent pas armé pour ça et a encore des tas de recoins à explorer. C’est le genre de secret avec de lourdes conséquences, le genre qui peut s’avérer dangereux…mortel…
Il sait que s’il commence à parler, s’il ouvre la porte : aucun d’eux ne sera plus jamais capable de la refermer. Sa mère a tenté de le convaincre qu’il avait été capable de le faire pendant longtemps, mais aujourd’hui, le plus jeune des Donnelly sait que c’était un mensonge. Un mensonge monté de toute pièce pour le préserver… Et aujourd’hui, elle n’est plus là pour le défendre, lui mentir et le protéger de lui-même et des choses qui sont tapies dans l’obscurité et le guette. Il est seul et il ne sait pas quoi faire.  
Et il lui en veut de l’avoir mis dans une telle situation. De les avoir tous mis dans la merde…

Il essuie ses yeux humides. Les larmes lui sont montées sans qu’il y prenne garde. Heureusement, Sammy est encore trop occupé à réparer les dégâts pour vraiment lui prêter attention. Aidan renifle discrètement et le regarde faire, cherchant comment lui dire ce qu’il meurt d’envie de lui dire, pendant qu’une petite voix lui intime l’ordre de la fermer.
Il n’est pas prêt. Ils ne sont pas prêts. Lui n’est pas prêt à parler et eux tous à l’écouter… Ils ont beau dire qu’ils veulent l’aider, ils en seront incapables, Aidan le sait. Il en est intimement convaincu. Il ne pourra pas les guider pour qu’ils lui viennent en aide et tout ce qu’il y gagnera, ce sera qu’ils le regardent comme s’il était un monstre…un fou. Leur mère aurait pu les convaincre, peut-être, mais lui seul n’y arrivera pas.
Aidan déteste déjà la manière qu’ils ont tous de le regarder, comme si quelque chose clochait chez lui, comme s’il était un genre de bombe sur le point d’imploser. C’est le cas, mais il veut leur laisser croire que c’est simplement le deuil qui le rend comme ça… C’est plus simple pour tout le monde de cette manière…

Aidan ravale ses larmes et serre les dents. Samuel en a terminé avec les morceaux de verre et il se redresse en baillant. Aidan ne tarde pas à l’imiter malgré lui et il frotte à nouveau ses yeux qui recommencent à le brûler.
Après s’être débarrassé des bris de verre, son frère l’observe en demeurant silencieux. Aidan sent que s’il ne détourne pas le regard, il va craquer et cracher le morceau. Et il ne peut pas se le permettre. Alors il détourne le regard et cherche une échappatoire.
« Faut que j’aille pisser moi aussi en fait. Tu peux éteindre, j’me débrouillerai pour retrouver mon pieu » lance-t-il à son frère en se redressant, plus précautionneusement que précédemment.
Il se sent encore un peu en vrac, mais ça devrait aller. Samuel lui marmonne de faire gaffe, au cas où il aurait oublié des morceaux et Aidan s’équipe donc de ses chaussures pour le rassurer. Ils se souhaitent une bonne nuit et le plus jeune s’éloigne en essayant de faire le moins de bruit possible.
Au moment de passer la porte, il se retourne tout de même une dernière fois vers la silhouette de son frère, qui vient de se glisser à nouveau sous ses couvertures.
« Merci. De rester… T’as une sale gueule mais t’es utile parfois » plaisante-t-il, histoire de ne pas faire trop dans le mélo. C’est mal vu chez les Donnelly.
Là-dessus, il referme la petite porte et descend les quelques marches le séparant de l’étage inférieur.

Aidan se rend discrètement dans la salle de bain et referme derrière lui avant d’aller s’installer sur le bord de la baignoire. Il pousse un lourd soupir et passe ses deux mains sur son visage avant de rejeter sa tête en arrière en s’agrippant au rebord pour ne pas basculer.
Bon… Il ne lui reste plus qu’à trouver un moyen efficace de lutter contre le sommeil qui le taraude jusqu’à l’aube. Jusqu’à ce que le reste de ses frangins se réveillent et décident qu’il est temps de se mettre en route et d’aller chercher des réponses auprès du garagiste… Il jette un coup d’œil sur son portable qu’il a glissé dans sa poche avant de s’éclipser.
« Putain… » soupire-t-il en constatant qu’il a plusieurs interminables heures à tuer avant que ça n’arrive…



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