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Road to Salvation a fermé ses portes.


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 02. We won't take no for an answer [DONNELLYS]

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MessageSujet: 02. We won't take no for an answer [DONNELLYS] Lun 9 Juin - 13:16

Le regard brillant de Nathaniel se pose sur les formes peu généreuses de sa compagne. Bien qu’il trouve du charme à la femme qui est devenue la sienne, il n’arrive plus à la trouver vraiment jolie ou même attirante. Il connait sa silhouette par cœur, l’emplacement de chacune des particularités de son corps blafard et parsemé de tâches de son. Si dans ses jeunes années il a aimé embrasser et caresser chacun de ces petits défauts, aujourd’hui, il y est indifférent. Il est indifférent à la rousse dans sa globalité. Il en va de même pour elle d’ailleurs. Ils ont arrêtés de se toucher par plaisir depuis des mois, qui ont finis par se transformer en années… Ils baisent à présent, pour assouvir des pulsions animales, pour se faire mal, pour évacuer leurs frustrations. Elle fait la vaisselle et Nath s’approche par derrière sans prévenir, la plaque tout à coup contre le meuble et la saute en espérant qu’elle ne lui retourne pas un coup de couteau. C’est intense, sauvage, mais c’est tout. Après cela, sans avoir échangée une parole, ils reprennent le cours de leur existence monotone mais certainement pas terne.
Nathaniel aime son train de vie, son quotidien. Il lui permet de mieux savourer ces quelques jours où tout s’accélère en ville et où sa vie devient mouvementée, où tout a une saveur différente. C’est alors encore mieux que prendre sa femme frigide sur le meuble de cuisine.

Et son quotidien s’apprête justement à être à nouveau bousculé. Un cadeau du destin. Son bas ventre fourmille depuis qu’il a entendu parler de l’arrivée de cinq crétins de la ville. Un mélange d’excitation, d’appréhension et de colère. Les Donnelly. Ces chers petits Donnelly qu’il s’attendait honnêtement à croiser bien plus tôt, pour un petit face à face certainement peu agréable. A croire qu’ils sont lâches…
Il prend son mal en patience et guette chaque jour leur arrivée avec espoir, et jusque là, ces imbéciles se sont montrés très décevants. Il les a aperçu dans le parc la veille, mais n’est pas allé leur faire la conversation. C’est à eux de faire le déplacement, pas à lui. Il est un homme important après tout ! Il est la clé qui leur permettra d’ouvrir la boite de Pandore et de découvrir toute la précieuse vérité qu’ils disent vouloir obtenir…
Enfin techniquement, ils n’ont rien dit de tel, ils parlent d’un pèlerinage à qui veut bien l’entendre, mais Nath entend un tout autre son de cloche. Il s’est un peu renseigné auprès de ses voisins. Ces cons là veulent comprendre ce qui est arrivé à « papa et maman », savoir pourquoi les corps n’ont pas été retrouvé et ce genre de connerie. A quoi est-ce que ça pourrait bien leur servir ? Les gens disparaissent, c’est comme ça et c’est tout. Ça arrive tous les jours, qu’est-ce que ça peut bien leur foutre ?
« Je ne rentre pas déjeuner. »
La voix de Lucinda tire le garagiste de ses songes. Il lève son regard vers le visage pincé et hausse une épaule. Qu’est-ce que ça peut bien lui foutre ça à lui aussi ?
Il porte sa brique de lait à ses lèvres et en avale une longue gorgée pendant que sa femme quitte la cuisine pour terminer de se préparer et sortir rejoindre Clyde au cabinet, très certainement. Pas de baiser, pas de « bonne journée mon amour ». Elle vit sa vie, il vit la sienne et ils baisent de temps en temps.

Quelques minutes plus tard, le trentenaire s’est lui-même mis en route pour rejoindre son lieu de travail. Façon de parler puisqu’il ne fiche rien la plupart du temps. Les voitures des habitants de Grayson ne tombent jamais en panne, n’ont pas besoin de révision et consomment deux fois moins de carburant que n’importe quel automobile du pays. Le garage ne tourne qu’une fois tous les 36 du mois, quand un touriste passe par là ou que la dépanneuse est appelée à l’extérieur. Mais alors c’est Hunter qui se charge de tout.  Mais son oisiveté forcée ne dérange pas Nathaniel le moins du monde. Il aime passer ses journées à ne rien faire.

Mais aujourd’hui, les choses vont être différentes. Durant quelques temps du moins, il aura une occupation. Une occupation qui l’agace d’avance et le réjouit dans un même temps. Il peut sentir les fourmillements familiers au niveau de son bas ventre et son envie de sourire est permanente. Ce qui l’agace en réalité, c’est de devoir se contenir, de jouer la comédie alors qu’il meurt d’envie de les narguer tous les quatre. Les Donnelly. Quatre petits enfoirés sortis du même moule. Sortis du con de la vieille bonne femme naïve et pleurnicharde qui a eu le malheur de croiser sa route un mois plus tôt avec son débile de mari.
Ils sont là, sagement alignés devant son garage, comme il a prévu qu’ils finiraient par le faire. Ils l’attendent de pied ferme depuis il ne sait quand, la mine sombre, comme des chiots perdus. C’est qu’on n’est pas pressé d’ouvrir à Grayson. A quoi bon se bouger le cul alors qu’aucun client intéressant ne pointera son nez ? C'est la campagne ici, pas la ville. C’est jouissif de les faire poireauter. Ces quatre enculés de la ville qui viennent foutre leur nez là où ils ne devraient pas.

S’armant d’un sourire poli, il termine de s’approcher d’un pas nonchalant, sortant les clés du local de l’arrière de sa poche pour les faire tourner autour de son index.
« Je peux vous aider messieurs ? » demande-t-il mielleusement en les observant tour à tour.

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MessageSujet: Re: 02. We won't take no for an answer [DONNELLYS] Ven 13 Juin - 22:10

« Et vous vous souvenez de ce qu'on a dit hein ? La diplomatie avant tout, les phalanges uniquement si il se fout complètement de notre gueule. 
- Oui Monsieur. »

Isaac me fusille presque du regard et je lève les yeux au ciel. C'est chiant mais je sais qu'il a foutrement raison. On arrivera à rien si on bourre dans le lard, les poings en avant. Pourtant, ça n'est pas l'envie qui m'en manque de cogner deux trois têtes ici mais nous allons faire ça bien, comme il faut. J'avoue être encore un peu … pas énervé, ni humilié, mais presque. Ce qu'il s'est passé avec Samuel tout à l'heure m'a coupé net et j'aurai aimé que ça se passe autrement mais visiblement, Aidan avait prit les devants pour le persuader de rester. Ca n'était pas totalement pour ça que je me suis décider à venir le voir … mais bref. Ca m'a travailler toute la nuit pour savoir comment j'allais faire pour lui dire ça en face et même si mon coup de téléphone avec mon fiston hier m'a fait le plus grand bien, ça ne m'a pas aider à avoir une idée d'approche. Je me suis décidé pour y aller au feeling et résultat... Je me suis pris un vent presque mémorable.

Peu m'importe, l'important était qu'il reste non ? N'empêche qu'il faudra quand même que j'lui présente mes excuses.

Joleen est restée à la maison en faisant la gueule de ne pas pouvoir prendre part à l'interrogatoire improvisé et elle passera sûrement ses nerfs à essayer de nettoyer le petit message personnel qu'on nous a adresser. Quand à nous 4, nous sommes en route pour rendre une petite visite au garage et je suis partagé entre la pression de savoir comment tout ça va se dérouler et l'excitation du moment. Les raisons de notre venu sont glauque mais je ne peux pas empêcher une certaine lueur d'adrénaline grimper à l'idée de foutre un peu de piment dans nos existences mornes. Même si j'aurai préféré être là pour autre chose que la mort de nos parents... Putain, j'arrive toujours pas à croire qu'ils ne sont plus là. Je jette un œil à Aidan... a lui aussi, il faut que je lui parle. De ses cauchemars. Peut-être que je pourrais lui en toucher deux mots durant une après midi entre frangins, genre un truc à la con, une sortie au bowling ou un truc dans ce goût là. J'étais peut-être là pour élucider la mort de nos parents mais je pouvais aussi bien rattraper le coche avec mes frères. Je sais que j'ai clairement foiré mon rôle avec eux à me tirer à l'autre bout du pays pour des idées de jeunesse – idées qui m'ont permise de faire les deux plus belles rencontres de ma vie – mais rie n'était perdu. J'avais du boulot pour me faire valoir de nouveau à leurs yeux.

« Teller & Redd … M'étonnerais pas qu'ils soient tous homos là dedans.
- Aahron !
Quoi ? Tu ne veux pas m'en vouloir de les soupçonner d'utiliser leur petites clés à molettes pour autre chose que de la bricole de bagnole. Ils doivent avoir quoi... Un client par mois. Faut bien qu'ils trouvent de l'animation quelque part.
- T'es chiant, c'est du sérieux là. »

Je laisse échapper un ricanement, sourire aux lèvres. Grand frère certes, mais ça n'exclue pas de pouvoir se détendre un peu. Isaac est d'un chiant à vouloir toujours rester sérieux dans son petit caleçon blanc. Je secoue la tête et cherche un moyen d'attirer l'intention du garagiste qui, visiblement, a complètement déserté les lieux.

« Eh oh ! Y a quelqu'un ? »

Ma voix porte loin mais aucun signe de vie. Je lance un coup d'oeil à Isaac qui tente sans succès, ainsi que Samuel qui, jusque là était rester presque silencieux. J'sais pas combien de temps on attends, mais suffisamment longtemps pour me foutre les nerfs en boule. J'suis pas du genre patient et ça commence à sérieusement me chauffer de poireauter comme des cons comme ça.

« Putain mais ils foutent quoi là.
- Peut-être qu'il y a personne.
- Mon cul qu'il y a personne, cet enfoiré doit être trop occupé à mater un porno dans son bureau. »

Je m'apprête à entrer en force dans le garage lorsque j'entends des pas résonner. Et ce que je vois débarquer a le don de me foutre un peu plus les nerfs en vrac. Un gars presque aussi maigre qu'Aidan débarque, en sifflotant, avec sa gueule enfarinée, un jeu de clef tournant autour de son index. Il affiche un sourire presque trop …. content. Si je n'avais pas attendu comme un con avec mes frères j'aurai presque pu me laisser aller à la sympathie avec ce mec mais c'était connu que même avec le mec le plus sympa, quand ma patience a atteint sa faible limite, j'suis aussi agréable qu'un ours.

« Je peux vous aider messieurs ? »

Un peu que tu vas nous aider du con.

« On était là pour admirer le paysage, mais maintenant que vous êtes là, autant en profiter. »

Un regard furieux d'Isaac m'intime de fermer ma gueule et me rappelle qu'on avait dit : PAS DE CONFLIT, qu'il faut y aller en toute diplomatie. Je retiens tout ce que j'ai envie de lui claquer dans sa tronche de nabaud de garagiste lorsqu'Isaac tente de rattraper le coup.

« Désolé de vous déranger mais … » Déranger de quoi, c'est aussi désert que la calvitie d'un de nos oncles. « Nous sommes les frères Donnelly, je suppose que vous avez déjà entendu parler de nous. Nous voudrions savoir si vous aviez du temps à nous accorder pour que nous discutions de leur passage ici, dans votre garage. »

Isaac tout craché, tout dans la finesse et la politesse.
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MessageSujet: Re: 02. We won't take no for an answer [DONNELLYS] Sam 14 Juin - 11:42

We won’t take no for an answer

« 26 décembre 2013 »
Aidan a évité de croiser le regard de Samuel depuis qu’ils ont rejoint les autres au rez-de-chaussée. Il se sent bête, pour ne pas changer. Il se maudit d’avoir été faible et de s’être assoupi. Ca aurait dû lui faire du bien de fermer les yeux, recharger un peu ses batteries, mais il se sent encore plus mal que la veille… Joleen a bien tenté de le dérider un peu en lui servant un copieux petit déjeuner (dont l’odeur à elle seule suffit à l’écœurer…), mais elle a changé rapidement d’attitude lorsqu’Isaac lui a fait comprendre qu’il n’avait toujours pas changé d’avis et qu’elle ne les accompagnerait pas au garage. Aidan a profité des éclats de voix pour migrer vers le salon, leur laissant la cuisine pour faire ce qu’ils avaient à faire en emportant son bol de céréales pour que Joleen ne fasse pas chier. Il a échangé quelques mots avec Aahron avant que celui-ci ne le prévienne qu’il devait appeler Sallanders. L’inspectrice n’étant pas disponible, il avait finit par raccrocher, contrarié. Ils allaient devoir prévenir les autorités de Grayson maintenant s’ils voulaient faire fonctionner l’assurance et ne pas avoir à payer la caution… Faire appel à ce connard de shérif pour gérer un bordel qu’il avait peut-être lui-même provoquer. Mais ils le feraient après leur visite au garage. Chaque emmerde en son temps.
Alors qu’ils se mettaient en route, Joleen les a prévenu d’un ton cassant qu’elle ne serait peut-être pas là à leur retour. S’ils l’excluaient de leur plan elle ne voyait pas de raison de les mettre au courant des siens. Isaac s’est donc attardé un peu en arrière pendant qu’ils s’engouffraient dans la voiture pour l’attendre. Ca n’avait pas pris plus de trois minutes et finalement, Aidan les avait vu échanger un baiser avant qu’ils ne se séparent. Personne n’avait fait de commentaire sur la scène ou posé la moindre question, et ils s’étaient enfin mis en route.  

Tout ça pour poireauter comme des andouilles devant le Teller & Redd durant une petite éternité. Aahron, certainement le moins patient d’entre eux quatre, finit par rompre le silence tendu qui règne. Aidan ne l’écoute que d’une oreille distraite. Il n’a pas envie de plaisanter et préfère rester concentrer sur ce qui va suivre.
Son estomac est noué et il a la nausée. Il appréhende leur face-à-face avec Nathaniel Redd, le garagiste qui a examinée et soi-disant réparé la voiture de leurs parents la veille de leur disparition. A-t-il joué un rôle dans celle-ci ?
Aidan aimerait ne pas y penser pour le moment. D’ailleurs, il s’escrime à repousser toutes les hypothèses qui lui viennent pendant qu’il piétine devant l’établissement pour se réchauffer un peu. De toute manière, il est incapable de raisonner depuis qu’il ne dort plus, alors à quoi bon ? Tout ce qu’il y gagnera ce sera un mal de crâne pire encore que l’actuel, ou bien il commencera à glisser vers un état paranoïaque, voire carrément : sombrera vers la folie pure et simple. Il la sent le guetter depuis quelques temps… Il y a d’abord eues les apparitions mystérieuses dans son champ de vision, puis les voix qu’il entend parfois alors qu’il est seul… Non, vraiment, mieux vaut se contenter d’observer et de se vider l’esprit pour l’instant.

Finalement, alors que sa tête commence à dangereusement dodeliner entre ses deux épaules voutées,  un homme d’une trentaine d’années vient à leur rencontre. Sa démarche est nonchalante et un sourire un peu niais étire ses lèvres, leur révélant une rangée de dents d’un blanc étincelant. Aidan sent un frisson le parcourir. Il ne voit pas là un sourire bienveillant, cordial. Il voit une grimace affreuse, malsaine. Il voit une bouche pleine de dents acérées.  Il voit le Nathaniel de ses rêves, celui qu’il s’est imaginé dévorer leurs parents… Le jeune homme tente de chasser ces pensées de son esprit, détournant son regard des billes sombres du garagiste qui semblent le sonder et vouloir le transpercer. Lentement, il se recule pour se dissimuler un peu mieux derrière l’épaule de Samuel. Son cœur cogne férocement dans sa poitrine et sa gorge est sèche.
Il a l’impression que le regard de l’homme qui leur fait face pèse des tonnes sur lui. Il se met à penser que l’homme sent sa peur et s’en réjouit. Pourquoi sourirait-il de cette manière sinon ? Aidan en est persuadé : Nathaniel peut lire en lui comme dans un livre ouvert. Il s’attend presque à entendre sa voix dans sa tête ; l’entendre lui dire qu’il sait tout ; peut-être même l’entendre lui raconter comment il s’y est pris pour tuer ses parents... Et personne d’autre que lui n’entendra. Il sera le seul à connaitre les détails sordides. Ses frères le penseront fou lorsqu’il tentera de leur expliquer qu’ils font face au meurtrier de leurs parents.
Mais heureusement, avant qu’une telle chose ne se produise (et Aidan en est rendu à réellement penser que ce n’est plus qu’une question de secondes), Isaac prend la parole et oblige l’homme à se détourner pour l’écouter. Le cadet des Donnelly pousse un imperceptible soupir de soulagement et recommence à respirer. Il n’avait même pas réalisé avoir retenu son souffle jusque là.

« Désolé de vous déranger mais nous sommes les frères Donnelly, je suppose que vous avez déjà entendu parler de nous. Nous voudrions savoir si vous aviez du temps à nous accorder pour que nous discutions de leur passage ici, dans votre garage. »
« Oh, oui… Oui, bien sûr. Je veux dire…j’ai entendu parler de votre venue et j’ai du temps à vous accorder. Mais faisons ça à l’intérieur si vous voulez bien. Il fait un froid de canard dehors ! »
Il leur adresse un dernier sourire à tous puis leur tourne le dos pour enfoncer sa clé dans la serrure de la petite porte rouillée avoisinant les deux grandes portes de garage. Il l’ouvre puis fait signe aux garçons de le suivre à l’intérieur.

Aidan est tenté de rattraper la manche de la veste en cuir de Sam pour l’empêcher d’avancer, mais se retint. Ses frères s’entreregardent puis emboîtent le pas au garagiste, Aahron en tête. Le jeune homme les observe s’éloigner, restant en retrait un instant encore, hésitant à passer la porte menant à l’intérieur du garage. Son estomac est affreusement noué et il ne peut s’empêcher d’avoir un mauvais pressentiment.
La voix d’Isaac puis celle de Monsieur Redd lui parviennent depuis l’extérieur et une fois encore, un frisson le parcourt.
« Nous ne voulons pas vous faire perdre du temps ou perdre le notre, alors si vous le permettez, je vais aller droit au but… D’après le rapport qu’on nous a fait parvenir, c’est vous qui vous êtes occupé personnellement de leur voiture, juste avant l’accident… »  
« Je m’souviens de cette voiture…et de vos parents bien sûr. Des gens charmants je dois dire !  Ils m’ont fait une grande impression. Surtout la femme. Enfin votre mère… »
Malgré lui, Aidan sent son poing valide se fermer avec colère. Il n’aime pas le ton de l’homme. Il n’aime pas la manière dont il parle de sa mère.  C’est cette rancœur soudaine qui le pousse à suivre ses frères à l’intérieur du garage. L’endroit est sombre, désordonné, sale. L’atmosphère lui parait lourde et son sentiment d’insécurité se renforce. Instinctivement, il se rapproche d’Aahron et lui jette un rapide regard interrogateur. « Tu es sûr qu’on a bien fait de le suivre ? » veut-il lui dire, son frère ne le voit pas faire, gardant son regard obstinément dirigé vers Nathaniel qui s’affère derrière son comptoir. Quelques instants plus tard, il actionne un interrupteur et les nombreux néons du hangar s’allument dans un bourdonnement désagréable.
« Quelles sont vos questions alors ? » demande innocemment Nathaniel, son sourire déplacé et malsain éclairant toujours son visage rieur, pendant qu’il les regarde tour à tour, terminant par transpercer Aidan de ses deux billes sombres.  

© Chieuze

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MessageSujet: Re: 02. We won't take no for an answer [DONNELLYS] Lun 16 Juin - 18:43


 We won't take no for an answer


Je ne sais pas vraiment pourquoi j’avais cédé, pourquoi j’avais choisi de rester. La nuit avait été particulièrement difficile pour Aidan et je crois que je n’avais pas vraiment eu le courage d’argumenter quand il m’avait demandé de rester ne serait-ce qu’encore quelques jours supplémentaires. Il était dans un sale état et je me sentais toujours un peu coupable, surtout après ce qu’il m’avait dit hier, alors j’avais acquiescé, je ne suis pas à quelques jours près après tout, j’espérais juste que cette prolongation ne serait pas une occasion supplémentaire de voir mes relations avec mes frères se dégrader encore un peu plus. Je pense que ce qui me gênait le plus dans cette histoire c’est qu’Aidan avait fait des pieds et des mains pour me voir rester et que dans la minute qui a suivi, il a commencé à m’éviter autant qu’il le pouvait, je ne comprends vraiment pas comment ce gamin fonctionne, je pense qu’il va falloir qu’on ait une véritable discussion, pas une de celle qui finit autour d’un  verre ou à programmer des conneries pour oublier que des choses importantes méritent notre attention. Je me promets alors d’essayer de lui en imposer une, entre quatre yeux, j’ai de nombreuses nuits dans le grenier devant moi et ce ne sera certainement pas les occasions qui risquent de manquer.

Je reporte mon regard sur Aahron qui avait ce matin esquisser un semblant de discussion mais je n’étais pas vraiment en état de me battre et même si je me doutais bien que ce n’était pas de cela qu’il s’agissait, je nous connaissais trop bien pour ne pas envisager qu’une conversation à la base prévue pour être calme et posée ne puisse dégénérer rapidement. J’avais donc écourté la chose au maximum, l’arrêtant avant même qu’il n’ait eu le temps d’approfondir pour lui dire que je restais…du moins pour le moment. Je tenais à ce qu’ils comprennent tous autant qu’ils sont que cela ne voulait pas dire que je plantai mon cul dans la région et ce jusqu'à ce qu’ILS décident qu’il était temps pour nous de repartir, non la vérité c’est que je restais aujourd’hui pour eux mais que mon départ n’était que partie remise, je me réservait encore ce droit. Pour ma santé mentale et pour la leur.

Le départ s’était fait dans une entente plutôt appréciable si on occultait bien sûr la déception de Joleen d’être reléguée au second plan, elle avait clairement affiché le fait qu’elle n’appréciait guère de ne pas pouvoir venir avec nous mais, sur ce point je soutenais mes frères, ce n’était pas une place pour elle car aujourd’hui il s’agissait de tenter d’avoir enfin de quoi avancer sur cette histoire et la manière douce n’était a priori qu’une première étape, nous n’avions aucune idée de la façon dont allait se dérouler notre rencontre avec Nathaniel Redd dont nous ne connaissions rien encore. Son garage était du genre typiquement rural, rien de tape à l’œil, rien de très recherché, juste un commerce pourri comme ils semblent en avoir à foison dans le coin, est-ce qu’il avait au moins des clients ? Nous prenions notre mal en patience, enfin Aahron pas tant que ça mais la patience n’a jamais été son fort, on le sait tous. Quant à moi je commence aussi a ne plus savoir quoi faire de moi-même, je jette un œil par-ci, par-là, écoute la conversation animée qui s’échafaude entre mes frangins sans dire un mot, j’ai pas envie de rentrer là dedans, je suis d’accord avec notre aîné, c’est évident que ce connard sait pertinemment que nous somme là et il se fait surement un plaisir malsain à nous faire poireauter, espérant sans doute que nous finissions par rebrousser chemin sans chercher beaucoup plus loin…C’était bien mal connaître les Donnelly. D’un autre côté je comprends Isaac, ce n’est pas en étant agressif qu’on risque d’avoir des réponses, faut la jouer fine avec ce type de personne, moi le premier si on me sautait à la gorge, croyez-moi que je préfèrerais crever avec mes réponses que de me rendre utile et de les balancer à des gros cons. Je m’impatiente, j’allume une clope et ai largement le temps de la fumer, à dire vrai j’aurai certainement eu le temps d’en fumer 4 avant que du bruit ne nous fasse taire enfin.

« Je peux vous aider messieurs ? »
Je jette ma clope sur le sol et l’écrase du pied, d’un geste un peu brusque avant de me retourner pour découvrir le visage accroché à cette voix de branleur. L’archétype même du bon voisin, qui se rend régulièrement à la paroisse et aide ses voisins dès qu’il le peut, il a pas l’air d’un mauvais type, y a peut-être moyen d’obtenir quelque chose de lui.

« On était là pour admirer le paysage, mais maintenant que vous êtes là, autant en profiter. »

Enfin ca c’est sans côté sur les interventions stupides d’Aahron. Isaac s’interpose presque immédiatement et reprend le dialogue, histoire de se donner plus de chances, je me contente de fixer l’homme sans rien dire, ca ne sert a rien que nous nous mettions à parler tous en même temps. Je remarque cependant le mouvement de recul du gamin, il n’a pas l’air particulièrement rassuré, sans doute des restes de sa nuit mouvementée, je ne dis rien et fais comme si je n’avais rien remarquer, il a l’air assez gêner comme ça.

Nathaniel finit par nous inviter à entrer, ce que nous faisons presque immédiatement et sans vraiment réfléchir, il a raison il fait un froid monstrueux et je vais sans doute devoir investir dans un manteau un peu plus chaud, je me caille littéralement le cul et je surprendrais personne en disant que j’ai pas trop envie d’avoir a faire au médecin du coin qui je suis sûr est certainement boucher à mi-temps.

« Je m’souviens de cette voiture…et de vos parents bien sûr. Des gens charmants je dois dire !  Ils m’ont fait une grande impression. Surtout la femme. Enfin votre mère… »
Je tique un peu lorsqu’il mentionne ma mère, notre mère, bien que ses propos soient plutôt élogieux, je n’aime pas trop son choix de mots, heureusement il se reprend et je me détend un peu, juste un peu. Je regarde alentour mais l’obscurité ne me permet pas de me faire une véritable idée de l’espace ou de ce qui s’y cache, puis Redd finit par enclencher un interrupteur qui allume progressivement tous les vieux néons accrochés au plafond, cette lumière artificielle est particulièrement agressive et désagréable et dévoilent un garage aussi classique que je l’avait imaginé. Mes yeux se baladent partout et je ne peut pas m’empêcher d’imaginer les silhouettes de nos parents un peu partout, ca me fend le cœur mais j’essaye rapidement de faire abstraction de ces images qui s’imposent à moi pour me reconcentrer sur l’homme qui semble enclin à nous donner quelques informations.

« Quelles sont vos questions alors ? »
Je prends une profonde inspiration et me lance avant que mes frangins n’en ai eut le temps.
« Vous pourriez commencer par nous dire ce qui a nécessité des réparations et… » Je me stop parce que ce que j’aurai envie de lui dire là tout de suite c’est « et pourquoi nos parents ont eu un putain d’accident s’il venait de réparer leur foutue bagnole. » mais Isaac me regarde l’air un peu inquiet et je finis par ravaler mes mots pour rester poli et avenant. «  ce qui pourrait expliquer l’accident ? »


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MessageSujet: Re: 02. We won't take no for an answer [DONNELLYS] Mar 17 Juin - 11:43

Le grand brun observe tour à tour les Daltons devant lui, sagement alignés. Les deux plus âgés ont apparemment hérités des traits de papounet et les deux autres sortent clairement du vagin de leur petite maman chérie qui, à l’heure actuelle... et bien n’est même pas poussière puisqu’Il ne laisse jamais aucune trace de son passage.
Nathaniel n’a pas à produire le moindre effort pour se forcer à leur sourire, mais il doit s’arranger pour ne pas avoir l’air trop amusé par tout cela. Pourtant, les faire mariner pour servir des mensonges à leurs questions débiles va être absolument jouissif. Réussir à les faire sortir de leur gonds serait encore plus agréable ceci dit…et Nath s’en savait capable. Il sait à quel point ses airs innocents peuvent se révéler insupportable à endurer.  

Le plus vieux a l’air détendu et se permet de faire de l’humour, mais le garagiste est certain que sa remarque déplacée est simplement un leurre. Un leurre qui ne dupe personne, certainement pas lui, et qui lui attire l’agacement d’au moins un de ses frères. Celui qui sort clairement des bourses de Sean Donnelly. Lui, son arme, c’est apparemment le self-control et la courtoisie. Certainement le médecin, Isaac. Nathaniel a travaillé son sujet bien entendu…  
« Vous pourriez commencer par nous dire ce qui a nécessité des réparations et… ce qui pourrait expliquer l’accident ? » se lance l’un des fifils à sa môman.
« On ne vous a pas déjà transmis ces informations ? »
« On aimerait assez les entendre sortir de la bouche même du garagiste qui s’est occupé de leur voiture » articule Isaac, prenant visiblement sur lui pour continuer de sourire et avoir l’ai aimable, malgré la tension qui émane de lui.
Brave petit…
« Oui, évidemment, je peux le comprendre… » répond Nath en prenant soin d’avoir l’air intimidé par les quatre trou du cul. Il n’est plus question de sourire à présent mais d’être humble et de paraitre contrarié par toute l’affaire. Des gens sont morts après tout… « Comme je vous le disais, je me souviens bien de vos parents et de leur voiture. Enfin voiture… le terme n’est sans doute plus approprié depuis une bonne décennie, si vous voulez l’avis d’un pro. Parce que…enfin je suppose que vous avez dû…enfin il est logique que vous ayez envisagé de remettre en doute mes compétences après ce qui s’est passé mais je suis plutôt bon dans ce que je fais. Tout le monde vous le confirmera ici… Ils sont tombés en panne un peu plus haut sur la 169. D’après ce que m’a dit votre père, il avait un souci avec son embrayage et le démarreur depuis un moment déjà et les choses ont empirées. Pas étonnant vu comme il avait forcé. C'est très imprudent de rouler dans de telles conditions et vos parents venaient d'assez loin. Enfin bref, j’ai passé une bonne partie de ma nuit à travailler sur l’engin. J’ai démonté le moteur, remplacé la cloche, quelques autres pièces en piteux état, puis je l’ai remonté pour que leur bébé soit prêt à l’aube. C’est que votre père était pressé de reprendre le volant ! » fit-il remarquer à son public crispé, sceptique et plein d’animosité… « Votre mère un peu moins par contre. Elle a tenté de l’en dissuader et s'inquiétait pour son cœur, fragile d'après ce que j'ai compris. C’est à dire qu’il avait l’air aussi épuisé que son épave… Mais c’était un têtu votre vieux, pas vrai ? » tente de leur sourire Nathaniel, conscient de s’attirer les foudres des quatre jeunes et s’en réjouissant indécemment derrière son masque de gêne. « Je lui ai conseillé de rester quelques temps à Grayson, histoire de se reposer et pour que je puisse passer plus de temps sur la voiture, ou en faire venir une autre à leur louer, mais il a refusé. Je lui ai donné l’adresse d’un garage plus équipé que le mien à quelques kilomètres d’ici par précaution et pour, je l'avoue, qu'un autre garagiste le persuade de se débarrasser de cet engin de mort. Il s’est peut-être dit que j’essayais de l’arnaquer ou quelque chose de ce genre, mais s’il avait eu un deuxième avis… Enfin vous comprenez. Mais malheureusement, comme nous le savons tous, ils ne sont jamais arrivés jusque là. Et j’ai dans l’idée que de toute manière, il n’y aurait pas été. En tous cas, c’est bien triste tout ça ! Comme je vous l’ai dis, c’était de braves gens qui m’avaient fait très bonne impression » conclut-il dans un sourire compatissant. « Mon assistant pourra confirmer que j’ai correctement fait mon travaille si vous souhaitez lui poser quelques questions. Il m’a aidé à poser le diagnostique et nous avons évoqué la marche à suivre ensemble… Il ne devrait plus tarder maintenant. Ce que j’essaye de vous dire, c’est que l’accident ne provient pas d’un problème mécanique. Comme l’a démontré le rapport d’expertise effectué sur l’épave repêchée dans le lac… »

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MessageSujet: Re: 02. We won't take no for an answer [DONNELLYS] Mer 25 Juin - 18:21

La femme. Notre mère. Sa manière de nommer celle qui nous a mit au monde ne me plait pas du tout. Il est arrivé avec son air sympathique et hors contexte, j'suis sûr qu'à aucun moment je n'aurai éprouver de l'amertume pour ce mec. Sam essaie de s'en mêler un peu mais je ne manque pas de remarquer qu'Aidan est plus blanc que jamais, caché derrière Samy. Un vague instant je me demande de quoi il a peur puisque ce nabaud de garagiste est tout, sauf effrayant. Non, il a même l'air sympathique au possible et c'est justement ça qui me gêne dans ces circonstances. Pour être plus exact, c'est le fait que la bagnole de nos parents soient passés entre leurs mains juste avant leur « accident ». Corps introuvable. Mon cul. Comment est-ce qu'un corps peut disparaître comme ça dans la nature ? Ca arrive pourtant un paquet de fois, suffit de zapper sur la chaîne des infos pour s'en rendre compte. Mais là, on parle pas des autres mais de notre père et notre mère, putain.

« On ne vous a pas déjà transmis ces informations ? » 
« On aimerait assez les entendre sortir de la bouche même du garagiste qui s’est occupé de leur voiture » 

Isaac formule nos pensées de la manière la plus aimable possible même si sa contracture au niveau de la mâchoire me laisse penser qu'il fait un gros effort pour ça. Je reste en retrait, bras croisés sur la poitrine, laissant pour l'instant le temps de répondre au nabaud.

« Oui, évidemment, je peux le comprendre… »

Il a l'air de chier dans son froc.

« Comme je vous le disais, je me souviens bien de vos parents et de leur voiture. Enfin voiture… le terme n’est sans doute plus approprié depuis une bonne décennie, si vous voulez l’avis d’un pro. Parce que…enfin je suppose que vous avez dû…enfin il est logique que vous ayez envisagé de remettre en doute mes compétences après ce qui s’est passé mais je suis plutôt bon dans ce que je fais. Tout le monde vous le confirmera ici… Ils sont tombés en panne un peu plus haut sur la 169. D’après ce que m’a dit votre père, il avait un souci avec son embrayage et le démarreur depuis un moment déjà et les choses ont empirées. Pas étonnant vu comme il avait forcé. C'est très imprudent de rouler dans de telles conditions et vos parents venaient d'assez loin. Enfin bref, j’ai passé une bonne partie de ma nuit à travailler sur l’engin. J’ai démonté le moteur, remplacé la cloche, quelques autres pièces en piteux état, puis je l’ai remonté pour que leur bébé soit prêt à l’aube. C’est que votre père était pressé de reprendre le volant ! »

Je l'écoute sans en perdre une miette, enregistrant chaque mot dans ma cervelle de demeurer. De 1) il a l'air bien sur de lui, ce petit con. Bon ou pas, quelque chose à merder avec cette bagnole et si problème il y avait eu, il l'aurait vu si ce connard était aussi bon que ça, non ? De 2) Il les juge ou c'est moi ? C'est glissé subtilement mais qu'il ne joue pas à ce petit jeu du j'dis ça, j'dis rien. Qu'est-ce que ça peut lui foutre de savoir si oui ou non ils étaient imprudent ? Là n'était pas la question.

« Votre mère un peu moins par contre. Elle a tenté de l’en dissuader et s'inquiétait pour son cœur, fragile d'après ce que j'ai compris. C’est à dire qu’il avait l’air aussi épuisé que son épave… Mais c’était un têtu votre vieux, pas vrai ? »

3) Il insiste sur l'entêtement de mon père. Je sais qu'il était plutôt du genre buté mais je sais aussi que JAMAIS il n'aurait prit le risque de mettre leur vie en danger. Si il a prit la route, c'est par confiance, pas par imprudence. Ce que je comprends là c'est que ce petit connard insinue que l'entêtement de mon père les à conduit à leur perte et ça...ça me plait moyen.

« Je lui ai conseillé de rester quelques temps à Grayson, histoire de se reposer et pour que je puisse passer plus de temps sur la voiture, ou en faire venir une autre à leur louer, mais il a refusé. Je lui ai donné l’adresse d’un garage plus équipé que le mien à quelques kilomètres d’ici par précaution et pour, je l'avoue, qu'un autre garagiste le persuade de se débarrasser de cet engin de mort. Il s’est peut-être dit que j’essayais de l’arnaquer ou quelque chose de ce genre, mais s’il avait eu un deuxième avis… Enfin vous comprenez. Mais malheureusement, comme nous le savons tous, ils ne sont jamais arrivés jusque là. Et j’ai dans l’idée que de toute manière, il n’y aurait pas été. En tous cas, c’est bien triste tout ça ! Comme je vous l’ai dis, c’était de braves gens qui m’avaient fait très bonne impression. Mon assistant pourra confirmer que j’ai correctement fait mon travaille si vous souhaitez lui poser quelques questions. Il m’a aidé à poser le diagnostique et nous avons évoqué la marche à suivre ensemble… Il ne devrait plus tarder maintenant. Ce que j’essaye de vous dire, c’est que l’accident ne provient pas d’un problème mécanique. Comme l’a démontré le rapport d’expertise effectué sur l’épave repêchée dans le lac… » 

Je fulmine et je sens déjà que mes frangins en sont au même point. Sa manière de parler et exposer le truc, me donne la gerbe.

« Nous sommes ici pour comprendre ce qu'il s'est passé, pas pour recevoir un putain de cours sur l'entêtement de notre père, d'accord ? Vous êtes entrain d'insinuer quoi là au juste, qu'il a été trop con de pas écouter vos précieux conseils et de ne pas être resté dans votre trou paumé ? »

Les nerfs s'échauffent et je les sens éclater, un à un. La douleur est encore bien trop vive pour que je puisse en contrôler quoi que ce soit. Si au départ je me suis dis que PEUT-ÊTRE ce nain aurait pu nous aider avec son grand sourire de niais, désormais c'était plus le cas. Ses petites phrases bourrées de jugement glissé entre quelques mots compatissant me foutent la gerbe et me hérisse le poil.

« Si le père s'est permit de reprendre la route c'est parce qu'il avait confiance en votre main d’œuvre, jamais il n'aurait prit le risque de rouler s'il n'était pas sûr que la bagnole tiendrait, pigé ? Donc vos petites réflexions à la con, vous vous les gardez. »

Et puis merde, ils étaient mort putain. Qu'est-ce qu'il croit ? Qu'on va tout gober comme des gentils connard et se tirer sans rien demander ? Une chance que le regard sombre d'Isaac me fixe sinon c'était mon poing dans sa gueule qu'il allait prendre. Et puis sa petite dernière petite phrase, insistant bien sur le mot « épave » repêché dans le lac. Ce gros con manque de délicatesse parce que je n'oublie pas qu'Aidan est là, juste avec nous. C'est plus un gamin mais il reste quand même le plus fragile de nous quatre et c'était franchement pas le moment d'entendre ce genre de propos, ni pour lui, ni pour nous.

A part un problème mécanique, je ne vois pas d'autres causes de l'accident. Notre père était du genre vigilant. Surtout avec maman. Jamais il ne se serait permit de mettre sa vie en danger, j'en suis certain.

« Peut-être qu'une chose vous a échappez ? L'erreur est humaine non ? La possibilité que vous ayez oublié d'inspecter correctement une pièce n'est pas à négliger... pas que je ne remette en question votre main d’œuvre Monsieur, mais mon frère à raison. Notre père n'aurait jamais prit la route si il sentait que la voiture n'allait pas tenir. »

Isaac tente de reprendre les rennes d'un ton plus calme mais Samuel et moi étions tendu au possible, les poings serrés. Deux brasiers prêt à exploser en morceaux.
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MessageSujet: Re: 02. We won't take no for an answer [DONNELLYS] Dim 29 Juin - 14:24

We won’t take no for an answer

« 26 décembre 2013 »
Il faut qu’il se détente. Pourquoi est-ce qu’il se sent aussi mal ? Aussi oppressé ? Ce n’est qu’un type. Un type qui ne lui inspire pas confiance, d’accord, mais qu’est-ce qu’il pourrait bien lui faire ? La présence de ses trois frères le rassure un peu, mais ça n’est pas suffisant. Il a l’impression que le regard du garagiste le transperce, qu’il peut lire en lui comme dans un livre ouvert, qu’il est en train de farfouiller dans sa cervelle, à la recherche de ses points faibles, de toutes ses failles. Il baisse les yeux, mais ça ne suffit pas.
Ce type ne lui plait pas. Il n’a pas du plaire à sa mère. Aidan en est persuadé. Elle n’a pas pu faire confiance à un homme qui dégage quelque chose d’aussi… Le seul mot qui lui vient est "pourri". Nathaniel Redd est un fruit pourri de l’intérieur, avec une peau encore impeccable mais susceptible d’éclater à tout moment pour répandre son poison un peu partout. Mais la vraie question c’est : qu’en est-il du reste du panier ?

Aidan se tient le plus possible en retrait et essaye de se faire tout petit. Mais au fur et à mesure que le garagiste prend la parole, il n peut s’empêcher de relever les yeux, ses mâchoires de plus en plus crispées, ses poings serrés. La manière dont cette infâme pourriture parle de ses parents le révolte. Ses mots ne sont pas particulièrement offensifs, son ton reste humble, presque chagriné, mais il a ce truc dans le regard de dérangeant. Cette petite étincelle… Et puis il y a ces sous-entendus, plutôt subtiles pour un redneck de son genre. Il pourrait faire passer ça pour de la maladresse mais Aidan est certain que c’est de la provocation pure et simple, à cause de cette lueur dans ses yeux de fouine.
Mais malgré sa colère, il ne peut s’empêcher de le craindre. C’est pour cette raison qu’il n’ose pas intervenir et le faire taire. Pourtant le petit blond a de plus en plus de mal à se contenir et à rester sans bouger pendant qu’il jacasse et essaye de leur faire comprendre qu’il n’est pas responsable de l’accident. Pire : il tente de faire porter le chapeau à leur père.

« Nous sommes ici pour comprendre ce qu'il s'est passé, pas pour recevoir un putain de cours sur l'entêtement de notre père, d'accord ? Vous êtes entrain d'insinuer quoi là au juste, qu'il a été trop con de pas écouter vos précieux conseils et de ne pas être resté dans votre trou paumé ? »
Le garagiste sursaute presque, arborant une expression blessée. Il observe Aahron de haut en bas sans rien dire, trop estomaqué pour répliquer. A moins qu’il craigne  que recevoir un coup en pleine face soit la prochaine étape de cet échange s’il l’ouvre…
Ca irait parfaitement à Aidan en tout cas.
« Si le père s'est permit de reprendre la route c'est parce qu'il avait confiance en votre main d’œuvre, jamais il n'aurait prit le risque de rouler s'il n'était pas sûr que la bagnole tiendrait, pigé ? Donc vos petites réflexions à la con, vous vous les gardez. »
« Je…je suis navré que vous preniez les choses de cette manière mais je peux vous assurer que… »
« Peut-être qu'une chose vous a échappez ? L'erreur est humaine non ? La possibilité que vous ayez oublié d'inspecter correctement une pièce n'est pas à négliger... pas que je ne remette en question votre main d’œuvre Monsieur, mais mon frère à raison. Notre père n'aurait jamais prit la route si il sentait que la voiture n'allait pas tenir. »
L’expression du garagiste change tout à coup. Il semble reprendre un peu confiance et gonfle sa poitrine pour se donner un peu plus de constance et leur tenir tête. Et l’espace d’une seconde, Aidan se met à sa place et s’imagine face à quatre gaillards en pétard, endeuillés et en recherche de réponses. Peut-être qu’il se fait des films. Peut-être qu’il veut juste un coupable et que ce Nathaniel Redd en fait un idéal… Peut-être qu’il le rend monstrueux dans son esprit pour se déculpabiliser…
« Écoutez, je comprends que vous soyez en colère et que vous vouliez des réponses, mais je ne me laisserai pas malmener de cette manière. Vous avez de la chance d’avoir à faire à moi, parce qu’un autre de mes voisins pourrait vous répondre en sortant sa carabine. »
« Monsieur Redd, nous… »
« Inutile de vous justifier. Je vous l’ai dit, je comprends votre démarche, même si je n’approuve pas vos manières. Et je suis contre les armes à feu » répond-t-il en tiquant d’agacement. « Je suis désolé de la tournure qu’ont pris les évènements et, étant moi-même orphelin, je comprends quelles épreuves vous traversez aujourd’hui. Mais je vous le dis une fois encore et le rapport le confirme : le souci ne vient pas de la mécanique, messieurs. »
« Alors il vient d’où ? »
Aidan aurait aimé que sa voix soit puissante, qu’elle traduise son agacement, mais ce n’est pas le cas. Il parait angoissé, presque implorant.
« Il n’y avait aucune trace de freinage sur les lieux. Votre père n’a pas tenté d’arrêter le véhicule et…comme je vous l’ai dis, il était fatigué par toute cette route et… Ce que j’essaie de vous dire, c’est que la cause la plus probable de cet accident est... Nous pensons que votre père a été victime d’une crise cardiaque, a simplement perdu le contrôle du véhicule et l’a envoyé à l’eau. Je suis désolé, mais tout porte à croire que c’est ce qui s’est passé. »
 

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MessageSujet: Re: 02. We won't take no for an answer [DONNELLYS] Mar 1 Juil - 20:43


 We won't take no for an answer


« On ne vous a pas déjà transmis ces informations ? »
Je tique et ouvre la bouche mais Isaac prend la parole encore une fois. Je ne m’en formalise pas pour la simple et bonne raison que je comprends qu’il puisse avoir peur que moi ou Aahron ne nous montrions un peu trop désagréables avec le garagiste et pour être tout à fait franc pour une fois je suis plutôt d’accord avec sa façon de vouloir faire, les cris et le forcing ne nous amèneront pas à grand-chose j’en ai bien peur, notre rencontre avec le shérif n’en a été qu’un exemple parlant. Aussi et malgré le fait que je puisse donner raison à mon frère, je dois dire que ma patience n’est pas sans limite et qu’il me faut faire preuve d’un retrait particulièrement marqué pour ne pas me laisser aller à secouer l’homme qui nous fait face en quête de réponse. Redd affiche un air un peu contrarié et grave, j’espère silencieusement qu’il est intimidé par notre présence et que nos airs impatients lui délieront bien vite la langue car quand bien même je puisse être intimement résolue à faire preuve de constance je connaît aussi mes faiblesses et je ne suis pas prêt à me montrer indéfiniment courtois. Aussi quand il commence son petit laïus sur les souvenirs visiblement fort détaillés que lui ont laissés nos parents, mon visage se marque d’un air attentif mais peu convaincu, je n’aime pas vraiment sa façon de présenter les choses, de se décharger aussi facilement de toutes responsabilités comme si l’erreur n’était pas une chose qui pouvait lui être associé ou attribué. La suite ne fait que monter une pression difficile à contrôle, mes poings se resserrent sur eux-mêmes et ma mâchoire se crispe de façon brutale, je tente de contrôler mon souffle qui s’accélère au rythme des battements de mon cœur qui s’emballe de colère. Je ne lui permets pas, nous ne le laisserons pas agir comme si notre famille s’était désassemblée d’elle-même, comme si mon père avait conduit ses enfants à se retrouver orphelins de façon délibérée, comme s’il avait choisi de mettre un terme à la vie de leur mère consciemment.

Visiblement je ne suis pas le seul à prendre le moindre de ses propos comme une attaque dissimulée puisque Aahron sans grande surprise prend la parole pour défendre la mémoire de notre père. Cet homme ne sait pas de quoi il parle, il ne connaît rien de notre père et je ne peux que rejoindre mon aîné dans ce qu’il dit car il a raison et nous ne pouvons décemment pas le laisser affirmer de pareilles calomnies.

« Si le père s'est permit de reprendre la route c'est parce qu'il avait confiance en votre main d’œuvre, jamais il n'aurait prit le risque de rouler s'il n'était pas sûr que la bagnole tiendrait, pigé ? Donc vos petites réflexions à la con, vous vous les gardez. »

La tension se fait plus présente et bien plus palpable au fur et à mesure que les secondes s’écoulent et je commence à me demander comment tout cela va finir, je ne donne pas cher de la peau de ce type s’il continue à ouvrir de la sorte sa putain de grande gueule enfariné. L’échange se poursuit et je me déconnecte de la réalité qui se peint devant mes yeux pour imaginer ce qui a bien pu se produire, j’essaye d’imaginer mon père dont l’entêtement et l’optimisme étaient légendaires mais je n’arrive pas pour autant à l’imaginer prendre des risques inconsidérés surtout en sachant que la carcasse de sa voiture abritait aussi notre mère, il ne l’aurait jamais mis en danger, le garagiste pouvait bien dire ou penser ce qu’il voulait, je savais qu’il cachait quelque chose, il ne pouvait en être autrement.

« Alors il vient d’où ? »
La voix d’Aidan me fait revenir les deux pieds dedans presque instantanément et mon regard se tourne vers lui avant de glisser lentement sur les visages de mes frères, tous semblent tirés par l’exaspération et l’irritation, quand à moi c’est une hargne acide qui prend racine dans mon estomac lorsque le parfait petit voisin reprend la parole.

« Il n’y avait aucune trace de freinage sur les lieux. Votre père n’a pas tenté d’arrêter le véhicule et…comme je vous l’ai dis, il était fatigué par toute cette route et… Ce que j’essaie de vous dire, c’est que la cause la plus probable de cet accident est... Nous pensons que votre père a été victime d’une crise cardiaque, a simplement perdu le contrôle du véhicule et l’a envoyé à l’eau. Je suis désolé, mais tout porte à croire que c’est ce qui s’est passé. »

Après la colère c’est une once de culpabilité qui s’empare de moi, lorsqu’il parle de crise cardiaque je me retrouve quelques années auparavant et je ne peux m’empêcher d’espérer qu’il se trompe et que nous avons raison, que la raison de leur disparition est technique et pas dû à la santé fragile de mon père, fragilité pour laquelle je me sens un peu responsable. Je relâche un peu la pression qui parcourait encore quelques minutes auparavant mes avant-bras mais cet affaiblissement ne dure pas et cette fois-ci c’est moi qui prends la parole, prenant le parti d’exorciser ma colère par les mots plutôt que par les poings comme je l’avais assuré à Isaac.

« Vous avez réponse à tout on dirait, bravo… » J’applaudis rapidement des mains pour accompagner mes paroles. « Non vraiment, votre petit discours est parfaitement rôdé, vous avez bien dû le réfléchir, il faut dire que vous avez sûrement eu le temps de le peaufiner non ? Et dites-moi vous qui semblez avoir une explication pour tout, vous allez sans doute pouvoir nous dire où sont passé les corps de nos parents ? » Mon regard est planté dans le sien et le fusille littéralement, un courant glacial pourrait tout à fait passer entre nos deux corps que nous ne le sentirions même pas en l’instant. Je m’avance d’un ou deux pas mais Isaac s’interpose et me jette un regard qui en dit bien plus que n’importe quels mots, je serre les dents et avance un doigts accusateur vers le visage de Nathaniel.

« Vous vous donnez beaucoup trop de mal pour être honnête dans cette foutue ville, vous n’allez pas vous en tirer comme ça je vous le garantis. » Isaac pose une main sur ma poitrine pour me faire reculer un peu plus encore et je finis par m’en dégager en détournant le dos pour m’éloigner de quelques pas, histoire de retenir mes ardeurs dévastatrices. Je donne un coup de pied dans un caillou imaginaire et marmonne des insultes bien salées que personne n’a le loisir d’entendre couverte à présent par a voix de mon frère qui enchaîne.


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MessageSujet: Re: 02. We won't take no for an answer [DONNELLYS] Lun 7 Juil - 12:48

« Écoutez, je comprends que vous soyez en colère et que vous vouliez des réponses, mais je ne me laisserai pas malmener de cette manière. Vous avez de la chance d’avoir à faire à moi, parce qu’un autre de mes voisins pourrait vous répondre en sortant sa carabine."

Vas-y sors là espèce de connard.

"Monsieur Redd, nous…
- Inutile de vous justifier. Je vous l’ai dit, je comprends votre démarche, même si je n’approuve pas vos manières. Et je suis contre les armes à feu . Je suis désolé de la tournure qu’ont pris les évènements et, étant moi-même orphelin, je comprends quelles épreuves vous traversez aujourd’hui. Mais je vous le dis une fois encore et le rapport le confirme : le souci ne vient pas de la mécanique, messieurs.
- Alors il vient d’où ? »

Un léger silence s’installe et je suis à deux doigts de lui sauter à la gorge parce que ce trou du cul se permet d’employer un ton qui me déplait. Qu’il nous sorte son voisin avec sa carabine que je lui fasse ravaler par l’orifice le plus douloureux. Il commence à me faire chier, je perds déjà patience à courir après des réponses qui ne tombent pas et je sens que Sam’ est aussi tendu que moi. Aidan n’est pas vaillant et j’ai la sensation qu’il va nous tomber dans les bras. Tout ça est trop d’épreuve pour nous tous et les nerfs vont pas tarder à péter les uns après les autres si tout n’avance pas très vite.

« Il n’y avait aucune trace de freinage sur les lieux. Votre père n’a pas tenté d’arrêter le véhicule et…comme je vous l’ai dis, il était fatigué par toute cette route et… Ce que j’essaie de vous dire, c’est que la cause la plus probable de cet accident est... Nous pensons que votre père a été victime d’une crise cardiaque, a simplement perdu le contrôle du véhicule et l’a envoyé à l’eau. Je suis désolé, mais tout porte à croire que c’est ce qui s’est passé. »

Je suis prêt à lui rentrer dans le tas tellement il me donne l’impression de RIEN comprendre à ce qu’on essaie de lui dire mais un applaudissement lent et sarcastique me coupe dans l’élan de l’Ours que je suis :

« Vous avez réponse à tout on dirait, bravo… Non vraiment, votre petit discours est parfaitement rôdé, vous avez bien dû le réfléchir, il faut dire que vous avez sûrement eu le temps de le peaufiner non ? Et dites-moi vous qui semblez avoir une explication pour tout, vous allez sans doute pouvoir nous dire où sont passé les corps de nos parents ? »

Samuel est tendu et tout va partir en vrille, je le sens. Il le point du doigt, je suis moi-même tendu et à cran. Je ne peux qu’être d’accord avec les propos du frangin, propos qu’il m’a enlevé de la bouche.

« Vous vous donnez beaucoup trop de mal pour être honnête dans cette foutue ville, vous n’allez pas vous en tirer comme ça je vous le garantis. »

Isaac le repousse gentiment d’une main sur le torse et avant que l’autre nabaut n’ait le temps de réagir je m’approche d’un pas vers lui, le dominant de toute ma hauteur. Ma mâchoire est crispée sous l’agacement et l’impatience. J’en ai ras le cul qu’on se foute de notre gueule mais l’ombre d’un doute vient assombrir mon élan. Et si ce connard avait raison ? Si nos parents avaient tout simplement eu un accident ? Non putain, ça pouvait pas être si simple. Les corps auraient été retrouvés, ils n’ont pas pu disparaitre comme ça dans la nature nom de dieu !

Je l’attrape subitement par le col de sa chemise, le soulevant presque du sol.

"Je vais être très clair..."

Je ne le lâche pas du regard, mes yeux aussi sombres et glacials que deux gros Iceberg menaçant de lui éclater sa petite gueule.

"Si par je ne sais quel hasard on apprend quoi que ce soit qui porte à croire que vous nous avez sortie des conneries depuis le début, vous aurez à faire à nous personnellement et là j’peux vous assurez que nos manières paraitrons beaucoup plus déplacés que jusqu’à présent. Mon frangin a raison, vous allez pas vous en tirer à si bon compte, espèce de trou du cul. Et la carabine de ton voisin je vais te la faire avaler avec sel et poivre et surtout, à sec.»

Je sens la main d’Isaac sur mon bras et je relâche avec force le mécanicien qui chancelle sous l’élan. Je ne le lâche pas du regard durant quelques secondes, cherchant à appuyer mes mots. Je ne sais pas ce qui me retient de le démonter sur place et de le mettre en pièces détachées, mais faut croire qu’un éclair de lucidité a réussi à se frayer un chemin dans ma cervelle de bourrin. Si j’fais ça, les ennuies ne feront qu’augmenter.

Je me tourne vers Isaac et mes deux autres frangins.

« On s’casse, j’en ai ras le cul d’entendre son disque rayé. Il dira pas autre chose que son baratin à la con. »

Je serre les poings, saoulé au possible par les évènements. J’ai l’impression de me retrouver dans un vieux film où t’es là, comme un con, à dire au « héros » que NON faut pas abandonner et donner quelques coups dans la gueule pour obtenir une réponse ou alors qu’il faut pas qu’il y aille dans cet entrepôt au risque de se faire découper en rondelles. Sauf que là, c’était la réalité et que nos parents étaient réellement mort et disparu. Et surtout, que quelque chose ne tournait pas rond sans savoir quoi. C’était le plus frustrant.

Je commence à faire demi-tour, attendant que la fratrie décide de suivre ou non.

HRP:
 
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MessageSujet: Re: 02. We won't take no for an answer [DONNELLYS] Mar 8 Juil - 20:23


we won't take no for an answer


« Y a un problème ici ? » demande Hunter, même si la question lui paraît inutile. C’est juste une manière de se manifester auprès des trous du cul qui sont en train de s’en prendre  à son patron, sous le toit de son propre établissement.
Il a sentit que cette journée serait à chier dès l’instant où il a ouvert les yeux. Baby a dévalisé le réfrigérateur et il n’a rien eu à se mettre sous la dent au réveille, son paquet de clopes était désespérément vide et sa bécane a eu des ratés et l’a contraint à venir bosser à pied malgré le temps menaçant. Et dès qu’il s’est approché du bâtiment, il a entendu les éclats de voix en provenance de l’intérieur.
Jusque là, il a tenté de se mettre à la place des Donnelly, a essayé d’imaginer leur souffrance et a compatis à leur malheur. C’est lui qui a été chargé de récupérer la carcasse de la bagnole de leurs parents au fond du lac après l’accident et ça l’a fait pas mal réfléchir. Il était aux premières loges quand les plongeurs ont réalisés que la voiture était vide, avant de la lui faire remonter et ramener à Gower pour une expertise.
Mais être triste n’autorise pas tous les comportements. Le garagiste est bien placé pour le savoir…

« Hunter, ce n’est rien, ces gentlemen… »
« Te fous pas d'ma gueule, i' sont aussi gentlemen que moi » le coupe le grand blond, qui n’a pas le même tempérament que son patron et ne supporte pas l’idée qu’un type aussi réglo que Monsieur Redd se fasse malmener de cette manière.
« Vous êtes qui ? » demande le plus jeune, le défiant du regard.
« Un type qu’aime pas tellement voir des lâches se mettre à quatre sur un type honnête. Et toi t’es qui ? »
Le gamin répond pas et jette un coup d’œil à ses frangins. Hunter continue de les observer tour à tour, sans se démonter le moins du monde. S’il a l’impression de mettre le plus jeune un peu mal à l’aise, les autres ont l’air plutôt sereins. Ca ne l’étonne pas des masses. Connards.
« Nous étions sur le point de partir. Mes frères et moi avions des questions à poser à Monsieur Redd à propos de l’accident de nos parents. Vous devez en avoir entendu parl… »
« Ouais, ouais, tout l’foutu village a entendu parlé d’vos parents et j'sais qui vous êtes. On s’est tous mobilisé pour les chercher dans les bois vos parents. Certains, dont Monsieur Redd, les ont même cherchés encore pendant les premières nuits alors que les flics préféraient rentrer se foutre au chaud et disaient que ça servait à rien et qu’on allait juste créer d’autres soucis. »
Hunter sent bien que les gars n’aiment pas sa manière de parler de leurs parents, mais qu’est-ce que ça peut bien lui foutre ? Ils sont venus remuer la merde, faut pas s’étonner maintenant d’être un peu éclaboussés.    
« J’suis désolé d'c'qui vous arrive, vraiment, c’est super moche tout ça, mais c’était un accident et on n'est pas responsable. Et si vous manquez encore une fois d’respect à M’sieur Redd devant moi… J’vais devoir vous apprendre la politesse. Vous l’savez pas encore mais l’fait qu’ce soit un type comme moi qui vienne vous apprendre le respect, ça en dit long… »

Hunter s’apprête déjà à les recevoir. Il n’est pas encore tout à fait remis de sa baston avec le père de Baby mais il n’hésitera pas une seule seconde à se lancer tête baissée dans les emmerdes si il faut en arriver là. Il a pris de bonnes résolutions avec l’arrivée de sa demi-sœur à Grayson et il compte les tenir, pour la plupart. Mais déjà, il ressent ce titillement dans les entrailles, ses poings se ferment et s’ouvrent d’eux-mêmes, tout son corps le picote dangereusement… Il peut presque déjà sentir le goût âpre du sang envahir sa bouche. L’adrénaline. Cette foutue drogue de laquelle il a toujours été accro. Le goût du risque…
« Inutile d’en arriver là. J’ai répondu à ces messieurs et ils n’auront aucune raison de revenir » tente d'intervenir Nathaniel, vraisemblablement angoissé par la tournure que pourrait prendre cette conversation.

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MessageSujet: Re: 02. We won't take no for an answer [DONNELLYS] Mer 16 Juil - 18:16

« Y a un problème ici ? »

Je me retourne lentement pour faire face à un mec aussi baraquer que moi mais en beaucoup plus délabré, proche du style SDF essayant de s'habiller correctement un jour de Noël avec les cartons du coin.

« Hunter, ce n’est rien, ces gentlemen… »
« Te fous pas d'ma gueule, i' sont aussi gentlemen que moi.
- Attention, le garde du corps débarque. »

Je reste de marbre même si j'ai l'impression d'avoir un volcan qui crache toute sa colère au creux de mon thorax. Ca brûle et surtout, je sens que tout ce bouscule. Ma vue tremble et ça, c'est clairement pas bon signe.

« Vous êtes qui ? » Risque Aidan.
« Un type qu’aime pas tellement voir des lâches se mettre à quatre sur un type honnête. Et toi t’es qui ? »

Je me vois déjà entrain de lui faire avaler une clé de 8 et de lui exploser sa gueule entre un moteur et son capot pour avoir parler à mon petit frère comme ça, je suis d'ailleurs à deux doigts de lui sauter à la gorge pour lui faire fermer son clapet d'acteur porno – ouais, c'est ce qu'il inspire avec son air dégueulasse – mais Isaac sauve encore une fois la mise, si on peut appeler ça comme ça.

« Nous étions sur le point de partir. Mes frères et moi avions des questions à poser à Monsieur Redd à propos de l’accident de nos parents. Vous devez en avoir entendu parl… » 
« Ouais, ouais, tout l’foutu village a entendu parlé d’vos parents et j'sais qui vous êtes. On s’est tous mobilisé pour les chercher dans les bois vos parents. Certains, dont Monsieur Redd, les ont même cherchés encore pendant les premières nuits alors que les flics préféraient rentrer se foutre au chaud et disaient que ça servait à rien et qu’on allait juste créer d’autres soucis. »

Je compte jusqu'à dix et s'il ne ferme pas sa grande gueule, je le démonte.

« J’suis désolé d'c'qui vous arrive, vraiment, c’est super moche tout ça, mais c’était un accident et on n'est pas responsable. Et si vous manquez encore une fois d’respect à M’sieur Redd devant moi… J’vais devoir vous apprendre la politesse. Vous l’savez pas encore mais l’fait qu’ce soit un type comme moi qui vienne vous apprendre le respect, ça en dit long… »

Dix.

« Inutile d’en arriver là. J’ai répondu à ces messieurs et ils n’auront aucune raison de revenir .
Vous croyez ? Moi j'pense qu'on a tout un tas de raison pour revenir vous voir. »

Mes phalanges me démangent et même si je suis trop en pétard pour m'en rendre compte, c'est presque de l'excitation qui agite mes entrailles. L'excitation à l'idée de venir donner quelques coups et d'en prendre. Je ne donne en rien le meilleur exemple de grand frère mais c'est clairement pas à ça que je pense. Non, je pense à mes parents MORTS dans des circonstances qui n'ont ni queue ni tête à mon sens et pour qui nous n'avons même pas pu enterrer les corps et donc, faire notre deuil. Je me tourne vers le fameux Hunter, haussant les sourcils :

« Alors, comme ça Monsieur veut m'apprendre la politesse ? Le respect ? » J'écarte grand les bras, prêt à le recevoir. « T'insinues que nos parents, en plus d'être visiblement assez cons pour prendre la route dans de mauvaises conditions, nous aurait mal éduqué ? »

La colère grimpe, ma vue se brouille de haine et j'suis clairement à deux doigts de lui exploser à la gueule. J'ai des fourmis dans les doigts et mon cœur est en train de se faire un trip de tachycardie. Je sens que Sam commence sérieusement à s'agiter à côté de moi et qu'Aidan, recule toujours un peu plus, mi-enragé, mi-paniqué.

« Moi j'vais déjà t'apprendre à te mêler de ton cul d'accord ? Et tu diras à ton maître Redd de mieux éduquer le gentil petit toutou que tu es. On a jamais remit question l'aide de qui que ce soit et je crois qu'on vous a suffisamment remerciés pour ça, alors vient pas nous la jouer à la putain de leçon de morale...
Aahron..
Non Isaac, ça commence à faire chier leur connerie okay ? On vient pour avoir des putains de réponses, pas des foutues leçons à la con de la part d'un acteur porno tout droit sortie de son champ de blé et d'un trou du cul qui nous parles comme si on était des débiles mentaux ! »

Si Redd à l'air angoissé par ce qu'il se passe, c'est pas le cas du grand blond qui, je pense, ne va pas tarder à se ruer comme un ours. Et je me ferais un plaisir de l'accueillir avec un bon gros coup de poing dans la gueule.
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MessageSujet: Re: 02. We won't take no for an answer [DONNELLYS] Lun 21 Juil - 9:43


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Il insinue que dalle. Hunter n’est pas un homme qui insinue des choses, il dit ce qu’il pense, comme il le pense, un point c’est tout. Mais ce connard ne peut pas le savoir et le mécanicien n’a pas envie de le lui expliquer. Il n’a pas envie de perdre son temps. Ce qu’il va tout de même certainement devoir faire parce que ces quatre là vont le faire chier, il le sent bien…
Ils sont mal éduqués, ça lui paraît plutôt évident à lui, mais il n’est pas certain que els parents soient à blâmer. Y a qu’à le voir lui… Sa mère a peut-être été complètement à chier niveau éducation, son géniteur été absent (et certainement pas au courant de sa paternité), mais ses grands-parents ont fait un putain de super boulot. Pourtant, il est grossier, borné et enclin à casser des gueules. Ca n’a donc rien à voir. Mais il ne va pas chercher à discuter avec ce mec qui, clairement, aime autant que lui chercher la merde.

« Moi j'vais déjà t'apprendre à te mêler de ton cul d'accord ? Et tu diras à ton maître Redd de mieux éduquer le gentil petit toutou que tu es. On a jamais remit question l'aide de qui que ce soit et je crois qu'on vous a suffisamment remerciés pour ça, alors vient pas nous la jouer à la putain de leçon de morale... »
Suffisament remercié ? Il n’a pourtant pas reçu de petit panier garni, de petit mot doux ou quoi que ce soit du genre. Mais c’est un type de la ville. Ce genre de type estime que tout lui revient de droit, naturellement… Hunter déteste ce genre de connard condescendant putain…
« Aahron… »
« Non Isaac, ça commence à faire chier leur connerie okay ? On vient pour avoir des putains de réponses, pas des foutues leçons à la con de la part d'un acteur porno tout droit sortie de son champ de blé et d'un trou du cul qui nous parles comme si on était des débiles mentaux ! »
Et voilà qu’il recommence à le prendre de haut, sous prétexte qu’il habite dans un petit village. Enfoiré de merde… Hunter ne peut pas laisser passer des remarques pareilles. Tant pis pour ses bonnes résolutions. Il a sa fierté et il ne laissera pas ce sale merdeux le rabaisser sans rien dire.
« Vous venez pour des réponses ? » reprend Hunter, les mâchoires crispées par la rancœur. Il parvient à faire apparaitre un sourire faux sur ses lèvres, fixant haineusement son interlocuteur. « C’est l’mensonge le plus énorme qu’on m’ait servi c’t’année ! Non vous v’nez pas pour ça. Vous v’nez juste foutre la merde et nous insulter gratuitement ! Des réponses ont vous en a donné ! Si c’est pas celles que vous vouliez entendre, c’est franchement pas not’ problème ! T’façon on a qu’celles-là à vous donner parce que c’est la putain d’vérité, tu piges sac à merde ? Mais t’inquiète, si t’es dur d’la feuille, j’connais un moyen d’faire rentrer l’info dans ta cervelle étriquée d’citadin d’mes deux ! »
« Hunter, non ! » s’en mêle Nathaniel, qui semble au bord de l’apoplexie. « Je vais vous demander de partir maintenant messieurs. Si vous n’le faites pas, j’appelle le shérif ! »

Hunter serre les dents et ne quitte pas le Donnelly qui l’a provoqué du regard, attendant de voir jusqu’où il est prêt pour obtenir ses soi-disant réponses… S’il est prêt à en découdre, alors Pendleton est clairement son homme.
« Aahron, s'il-te-plait ! On a eu ce qu'on voulait, restons-en là ! »

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MessageSujet: Re: 02. We won't take no for an answer [DONNELLYS] Mer 13 Aoû - 16:59

Tout ça commence à me gonfler sérieusement et j'ai qu'une envie c'est de me tirer loin de ce garage avant que je ne viennes lui refaire le portrait et que j'imprime sa sale petite gueule sur le capot d'une de leur vieille bagnole. Si Nathaniel à l'air d'être précieux avec ses airs de Princesse Transsexuelle, le SDF sorti de nul part me fait penser à un vieux crado des temps modernes. Et autant dire que le langage va avec …
L'ambiance est tendu au possible et mes phalanges sont douloureuses sous l'étreinte de mes poings. Je m'étonne même que Samy n'ait pas déjà claquer le beignet de ce pauvre type.

« Vous venez pour des réponses ? 
Non non, on vient pour prendre le thé et des p'tits gâteaux. »

Du con. Il fait preuve d'une perspicacité à mourir et je soupire de lassitude. Allez, abrège nous tes petites paroles de sainte marie mère de dieu que Monsieur très cher Redd est trop gentil et trop géniale pour faire une bourde, qu'on puisse se tirer et vite avant que nous ne fassions un carnage.

« C’est l’mensonge le plus énorme qu’on m’ait servi c’t’année ! Non vous v’nez pas pour ça. Vous v’nez juste foutre la merde et nous insulter gratuitement ! Des réponses ont vous en a donné ! Si c’est pas celles que vous vouliez entendre, c’est franchement pas not’ problème ! T’façon on a qu’celles-là à vous donner parce que c’est la putain d’vérité, tu piges sac à merde ? Mais t’inquiète, si t’es dur d’la feuille, j’connais un moyen d’faire rentrer l’info dans ta cervelle étriquée d’citadin d’mes deux ! 
Hunter, non ! Je vais vous demander de partir maintenant messieurs. Si vous n’le faites pas, j’appelle le shérif ! » 

Je m'approche d'un pas rapide, les nerfs à bloc, prêt à lui exploser à la gueule, mais la poigne de Samuel me retient avec force tandis qu'Isaac  me somme d'arrêter. Putain, non j'peux pas arrêter face à cette réplique de ce petit enculé. J'ai la rage, j'ai les nerfs. Nos parents sont décédés et ces connards viennent nous emmerder avec leur discours à la mort moi le nœud. J'ai le souffle court, le cœur qui bat comme un diable et l'envie furieuse de le démonter en pièce détaché.

« Tu sais ce qu'il te dit le sac à merde, espèce de tapette consanguine tout droit sortie des boyzbandes du purin du coin ? Il t'emmerde, ouvre encore ta gueule et je te jure que je refais le logo du garage aux allures de plateau d'un porno avec ta gueule amochée. »

Je me dégage de la poigne de Samuel, pointant mon doigts sur Monsieur Redd, le regard noir, le visage crispé par la colère.

« On n'va pas en rester là et tâcher de garder votre chien des rues loin de nous, la prochaine fois. »

Je me retourne sans attendre, voulant couper court à cette conversation voué à l'échec. La seule chose que nous réussirions à tirer de tout ça serait des gueules fracassés et je ne pense pas que ça soit le bon moment pour ça. Je sens ma fratrie suivre et je ne sais pas si Hunter réplique quoi que ce soit car je suis déjà loin dans mes pensées, brouillés par la colère et l'envie de vomir. Trop de chose arrive d'un coup, en trop peu de temps. La mort de nos parents, notre arrivée ici, cette intrusion chez nous et maintenant ça... Je pousse un soupire et accorde un regard à Samuel, comme un merci silencieux de ne pas m'avoir laisser éclater la tête au blond de garagiste, ce qui nous a sûrement éviter plus d'emmerde que nous n'en avons déjà.

- FIN -
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