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Road to Salvation a fermé ses portes.


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 02. The dog is black #carter&dorian

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MessageSujet: 02. The dog is black #carter&dorian Sam 31 Mai - 20:04

❝ The dog is black ❞
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When I feel you coming I stand up so I can attack
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The dog is black

Dorian est tiré de son sommeil réparateur par le vrombissement agaçant de son portable. Il s’éveille en sursaut et attrape l’appareil qui éclaire la pièce aux volets fermés et rideaux tirés, le cœur battant d’avoir été ainsi surpris. Il veut observer l’écran lumineux mais celui-ci lui donne l’impression de brûler sa rétine au quinzième degré, au moins et il renonce à cette idée. Il se laisse donc retomber sur son oreiller sentant encore l’Iphone vibrer dans sa main. Il découvrira bien assez tôt qui est l’imbécile qui a décidé que c’était une heure opportune pour le joindre.
Enfin en l’occurrence, l’imbécile, c’est surtout lui pour avoir oublié de couper son téléphone en rentrant de sa garde de vingt-quatre heures. Garde de vingt-quatre heures qui, comme bien souvent, s’est transformée en une garde de près de vingt-huit heures… Entre la paperasse, les suivis de patients (pour cette partie, c’est sa faute, il est un peu trop consciencieux) et les retards dans l’effectif de la seconde équipe : ses gardes se prolongent quasiment à chaque fois, et comme il est encore à l’essai, Dorian doit se taire subir et surtout, le faire avec le sourire.
Il frotte ses yeux, soupir, et après un instant, sent le portable vibrer une ultime fois sous ses doigts gourds. Un message. C’est donc peut-être important…

Dorian se décide à consulter l’écran de son portable mais il lui fait plusieurs tentatives pour parvenir à s’acclimater à sa luminosité agressive. Quand il y parvient enfin, son cœur manque un battement. C’est le numéro de téléphone du bureau du shérif. Et l’espace d’une seconde, d’une interminable seconde, il se figure que c’est son père qui l’a appelé et lui a laissé un message d’outre-tombe.
« Salut fils, ça fait une paye ! Je voulais m’assurer que tu t’occupes bien de ta mère pour moi. Ici, comme tu t’en doutes, j’ai un peu chaud aux miches ! D’ailleurs, profite bien de cette vague de froid qui vous tombe dessus parce que quand tu passeras l’arme à gauche toi aussi, c’est en Enfer que tu atterriras… »
Il est parcourut d’un frisson et se redresse sur son matelas, la bouche sèche mais les mains un peu moites. Il déglutit péniblement, essaye de se chasser ce message stupide de la tête et d’écouter celui qui est réellement sur sa boite vocale.
« Dorian ? C’est Will. J’ai une faveur à te demander, c’est assez urgent… J’pourrai faire appelle à Clyde – je vais sûrement le faire pour l’autre d’ailleurs, ou bien si tu me rappelles pas – mais j’aimerai assez que ce soit toi qui te charge de ça… Tu peux me rappeler dès que tu auras ce me… »
Le médecin ne prend pas la peine d’écouter la suite. Il se lève et, s’éclairant grâce à l’appareil, et va allumer la lumière de sa chambre. Il n’a vu filtrer aucune lumière de l’extérieur et en a déduit qu’il fait nuit et qu’ouvrir ne lui servira plus à rien à cette heure. La lumière lui vrille le crâne et Dorian frotte une fois encore ses yeux malmenés de sa paume, avant de pousser un soupir et de s’éclaircir la voix.

Il porte l’appareil à son oreille, après avoir appuyé sur la touche de rappelle et patiente.
« Bureau du shérif, j’écoute ? »
Joan, évidemment…
« Hey, c’est Dorian. Est-ce que William est dans le coin ?»
« Oh ça alors, Dorian ! C’est drôle que tu appelles parc… »
« Pas tant que ça. William m’a demandé de le rappeler alors c’est ce que je fais » soupire-t-il, avant d’entendre une voix masculine s’adresser à la réceptionniste du bureau du shérif. L’instant d’après, Joan lui signale avec une évidente déception qu’elle lui passe l’adjoint.
« Dorian ? Merci de me rappeler aussi vite. J’te dérange pas ? »
« Non » juge-t-il moins fatiguant de répondre.
« OK, bon… J’t’aurai pas appelé si ça m’avait pas paru…important. »
« Je t’écoute… »
« Voilà, y a une heure, on a interpelé Carter dans le centre. Elle était en train de se… »
« Tu as quoi ? »
Cette fois, le shérif adjoint a toute son attention. Dorian est à présent parfaitement alerte…
« On a interpelé Carter et Bonnie, la cousine de Lucinda Redd parce qu’elles étaient en train de se battre au beau milieu du centre-ville. De vraies tigresses ! Elles n’y ont pas été de mains mortes… »
« Hadley va bien ? »
« Tu l’appelles toujours Hadley ? Plus personne l’appelle comme ça ici » le questionne simplement William, et à sa voix, Dorian peut deviné qu’il sourit, amusé.
« Est-ce qu’elle va bien, Will ?  » s’impatiente le médecin qui a déjà commencé à aller fouiller dans ses tiroirs pour prendre de quoi se rhabiller, sans trop savoir pourquoi. Enfin disons qu’il n’est pas totalement stupide et qu’il se doute de la raison pour laquelle son vieil ami l’a contacté…
« Ouais, ça pourrait aller mieux je crois. J’ai fait ce que j’ai pu mais ce serait pas mal que tu jettes un œil. Puis…enfin disons que si elle veut pas passer la nuit au trou, faudrait que je puisse la confier aux bons soins d’un honnête citoyen… Si tu vois ce que je veux dire… »
Là encore, Dorian peut percevoir son sourire. Lui n’est pas très amusé par la situation en tout cas.
« J’arrive. »
Pendant que l’autre lui répond, il raccroche sans prévenir et se débarrasse de son portable qu’il jette en direction de son matelas. Les mains à nouveau libres, il enfile un jean noir, le premier tee-shirt qu’il trouve, des chaussettes, et quitte sa chambre en emportant sa sacoche. Il descend les escaliers en quatrième vitesse et, alors qu’il enfile ses chaussures, installé sur le petit banc en bois de l’entrée, sa mère fait irruption dans son champ de vision.
« Mais…qu’est-ce que tu fais déjà debout ? » le questionne Suzanna Spelling, avant de noter la mallette à ses côtés. « Une urgence ? »
« En quelque sorte. Je te raconterai. »
« Bien. Fait attention à toi » réplique-t-elle simplement, avant de se pencher pour déposer un baiser sur sa joue, attrapant son visage entre ses deux mains. Elle a vécu avec un shérif pendant des années et a appris à ne pas poser de questions…
Dorian lui adresse un sourire, enfile son manteau, attrape l’écharpe qu’elle lui tend, et puis il quitte le domicile familial à pied, direction East Jefferson Street.

Lorsqu’il arrive sur place, Joan l’attend, seule. Elle lui sourit de toutes ses dents parfaitement blanches et s’approche pour venir l’enlacer et déposer un baiser comme sa mère l’a fait. Mais ce bécot là le dérange un peu et Dorian referme un peu plus fort sa main sur la poignée de sa sacoche pour ne pas s’autoriser à essuyer sa joue…
« Tu as le bout du nez tout rouge ! » le taquine-t-elle en venant tapoter son nez de son index. Cette familiarité aussi le dérange, mais il ne dit rien.
« Il fait froid. William est par là ?»
« Il est allé chercher Calamity Carter » sourit-elle en lui adressant un petit clin d’œil, s’agitant comme une gamine sur ses pieds, les mains croisées derrière son chemisier impeccable. « Elle s’est mise dans de beaux draps ! Une chance qu’elle ait le numéro du fils de l’ancien shérif dans son répertoire, pas vrai ? »
« Est-ce qu’elle sait seulement que William m’a appelé ? »
« Oh… Je pensais qu’elle avait demandé à ce que tu sois contacté… »
La porte donnant sur le couloir menant aux cellules s’ouvre à ce moment sur Carter et William. La première réflexion qu’il se fait est qu’effectivement, elle pourrait aller mieux et a l’air de s’être fichu dans de beaux draps… La seconde est qu’assurément, William ne l’a pas prévenue qu’il l’avait appelé. Ca ne va pas arranger ses affaires.
Mais au lieu d’être contrarié par cette idée, de compatir à la situation dans laquelle sa présence place Hadley, il pense à lui. Si elle est agacée, eh bien elle n’est pas la seule et il le lui fera savoir si elle le cherche. Dorian n’a pas demandé à être réveillé au beau milieu de sa nuit de récupération pour aller chercher l’ex fiancée qui le déteste au bureau du shérif où son père récemment décédé a travaillé durant des années. Se trouver là est pénible en soi et si Carter veut en rajouter une couche, elle devra en assumer les conséquences.
 

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MessageSujet: Re: 02. The dog is black #carter&dorian Jeu 5 Juin - 22:15

 

 The Dog is black





Carter avait fini par s’allonger sur le banc plus que sommaire de la cellule dans laquelle elle était confinée, elle appréciait le silence qui l’entourait, à dire vrai, elle aurait pu apprécier n’importe quoi, tout plutôt que les réflexions un peu trop faciles que Bonnie n’avait eues cesse de lui envoyer en pleine tête. A présent l’adrénaline qui la maintenait sur ses deux pieds avait totalement disparu de ses veines, de même que la rage et la colère qui lui empoisonnait l’esprit…tout s’était progressivement dissipée, elle pouvait désormais sentir ses tempes battre à une allure vertigineuse et la douleur constante et lancinante qui lui déchirait les côtes de part et d’autre. Tout son corps était douloureux et le moindre geste lui était pénible, cela aurait  été un moment de choix pour remettre en question ses agissements, pour regretter de s’être emporté mais ce ne fut à aucun moment le cas car si elle était pleinement consciente de la bêtise dans laquelle elle s’était engouffré, elle éprouvait toujours ce besoin malsain de se sentir exister autrement, pas à travers quelqu’un, ni cachés derrière des responsabilités devenues trop lourdes pour ses frêles épaules et malheureusement elle n’avait pas trouvé mieux pour y parvenir aujourd’hui.

Muette et immobile, elle resta ainsi pendant un long moment, elle n’aurait su dire combien de temps, les yeux ouverts rivés sur le plafond de la bâtisse elle essayait de remettre ses idées en place, de reprendre le dessus comme elle avait l’habitude de le faire, elle aurait aimé s’endormir et se laisser le temps de digérer le mal qui se dispersait dans la moindre partie de son corps mais, cela aurait été sans doute bien trop facile. La voix de William la rappela de toute façon à la réalité, suivi de près par celle de Bonnie, elle grimaça au premier signe de présence de la rousse et préféra ignorer tout de son retour. De toutes les manières à peine Bonnie avait-elle mis un pied dans sa cage que William l’interpella pour qu’elle vienne à son tour faire enregistrer sa déposition, elle tourna la tête dans sa direction et après quelques secondes, tâcha de se redresser sans trop appuyer sur les endroits qui lui faisaient mal. Elle n’était guère enchantée par l’idée de relater tout ce qui venait de se passer, surtout pas à son meilleur ami, elle le connaissait suffisamment pour savoir qu’il serait bien le dernier à la juger (s’il avait dû le faire, ce serait le cas depuis bien longtemps après tout) mais, elle n’avait pas trop envie de sentir son regard réprobateur ou de le sentir déçu de son comportement. Elle s’avança vers lui et se laissa guider vers le bureau pour donner à son tour sa version des faits, cela lui prit un certain temps, il était difficile de décrire exactement qui avait fait quoi, tout c’était passé tellement vite et elle n’avait pas les idées tout à fait claires.

« Je sais plus Will et de toute façon c’est pas comme si j’allais porter plainte ou quoi, on peut pas juste en rester là ? »
« Tu vas rien faire ? Je veux dire d’après ce que tu me dis, elle est en tort. Elle t’a sauté dessus pour pas grand-chose quand même !! »
« Laisse tomber ok, disons qu’on avait déjà des petits problèmes elle et moi, c’est pas important et j’ai pas envie d’en parler d’accord ? »
« Ok comme tu veux mais tu sais que si tu veux je suis là… » Un collègue à lui était passé près d’eux et il avait donc finit par ajouter sur un ton un peu plus bas.
« On ne s’est pas beaucoup vu ces derniers temps je sais mais… »
« Laisse tomber Will, c’est moi je suis un peu asociale en ce moment, on en parlera plus tard tu veut bien… »
Elle était fatiguée et le moment était plutôt mal choisi, elle n’aspirait qu’à ce qu’on la laisse tranquille, elle voulait juste rentrer chez elle.
« Ok. » Carter s’était relevé une nouvelle fois sans réussir à ne pas se faire mal et alors qu’elle se tournait dans la direction qui la ramenait à sa cellule, son ami reprit la parole.
« Hum…attend!...suis-moi. » lui lance-t-il en passant une main dans ses cheveux un air un peu maladroit sur le visage. Carter qui ne le connaît que trop bien, sent immédiatement que quelque chose se prépare et qu'il y a de fortes chances que ca ne lui plaise pas vraiment. Elle lui lance alors un regard interrogateur mais fait tout de même volte-face pour le suivre. « Will ? »

Il ne répond bien évidemment pas et se contente d'ouvrir la porte qui mène dans la direction opposée. Lorsque celle-ci s’ouvre, la jeune femme à la désagréable surprise de voir apparaître la silhouette familière de son ex petit ami. « Will… t’es sérieux là ? » Son ton s’est tout à coup fait froid et son visage se referme aussi sec, les poings serrés le long de son corps, on peut sans difficulté dire rien qu'en la voyant qu’elle n’apprécie que moyennement l’initiative stupide de l’adjoint du shérif. William la regarde avec un air de gamin pris en faute, il pensait sans doute bien faire c'est certain mais, il lui semblait quant à elle avoir été suffisamment claire sur le sujet, elle lui avait bien dit qu’elle ne voulait pas voir de médecin...Bon sang il était bien placé pour savoir que Dorian était sans doute le choix le plus idiot qu’il pouvait faire non?

La brune rageait intérieurement, son ami avait été aux premières loges lorsque que celui-ci était parti et qu’elle avait complètement pété les plombs, comment pensait-il sincèrement qu’elle allait réagir en le voyant ici?? Si il lui avait peut-être pardonné de s’être barré comme un lâche, ce n’était pas son cas et il le savait parfaitement, il n’avait pas le moindre droit de lui imposer sa présence et ce pour quelques raisons que ce soit. La jeune femme était littéralement en train de bouillir, sa mâchoire crispée elle ne savait ni comment réagir, ni quoi faire. Une part d’elle-même s’inquiétait...elle n’avait pas vraiment envie que Dorian la voit dans cet état pour une raison qui lui échappait, la fierté probablement...une autre part d'elle au contraire avait juste envie de le secouer et de lui demander pour quelle raison il n’avait pas lui-même pris la décision judicieuse de renvoyer Will vers Clyde ou l’hôpital de Trimble, il était après tout censé être le rationnel entre eux deux, ça n’avait Ô grand jamais été Carter.

« Merci d’être venu Dorian » avait lâché William avec un sourire un peu forcé sur la tronche, son regard passant de l’un à l’autre comme si, il s’attendait à ce que le sol se désagrège soudainement sous leurs pieds. « Hum désolé Carter mais, je peux pas te laisser comme ça, c’est les règles… » Foutaise ! C’était un peu facile de se cacher derrière son putain de boulot, elle ne répondit rien et se contenta de lui lancer un regard glacial qui se voulait plus parlant que bien des discours.

Il se racle nerveusement la gorge avant de reprendre. « Je, je vais allez m’occuper de finir la paperasse pour que tu puisses sortir le plus vite possible. » Encore une fois, elle ne lui adresse pour réponse qu’un silence pesant et il finit par tourner les talons avec précipitation, ce n’est qu’à ce moment-là que Carter se rend compte de la présence de Joan Porter, avec tout ça elle avait presque oublié qu’elle bossait ici et encore une fois,pour ne pas changer cette dernière était accroché aux basques de Dorian comme une véritable sangsue. Le sourire triomphant qui trône sur ses lèvres lui déplait. Cette petite peste devait littéralement jubiler de la voir dans cet état et cette situation. Carter serre les dents pour ne pas lui envoyer une réflexion bien placée, elle était déjà suffisamment dans la merde comme cela, elle reporta donc son attention et son regard sur le fils Spelling.

« C’était pas la peine de te déplacer, je vais bien. »

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MessageSujet: Re: 02. The dog is black #carter&dorian Ven 6 Juin - 16:19

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C’est tellement typique. Au fond, Dorian savait que l’adjoint du shérif ne comptait pas mettre Hadley au courant de ce qu’il manigançait. Elle n’aurait jamais accepté qu’il lui vienne en aide ou la voit dans une situation de ce genre. Pas une seconde fois du moins, puisqu’il s’était déjà déplacé quand elle avait heurté Hunter Pendleton avec sa voiture le mois dernier…
Le médecin sert les dents, se tait, et maintient sa mallette un peu plus fermement que précédemment, histoire d’occuper ses mains autrement qu’en allant étrangler William. Ce dernier n’a pas trop l’air de savoir quoi faire de lui-même et ne se sent clairement pas à l’aise, que ce soit vis-à-vis de Carter ou de lui. Dorian ne compte pas lui venir en aide et, visiblement, son ex-fiancée n’est pas prête à se dévouer davantage.
« Je, je vais allez m’occuper de finir la paperasse pour que tu puisses sortir le plus vite possible. »
Pour toute réponse, le grand brun lui adresse un sourire faux, suintant de reproche. C’est ça, va donc te planquer pendant que je vais subir les dommages collatéraux de tes décisions foireuses, Willy. Mais il paraît qu’avec ce qu’il a osé faire, il est censé se taire et encaisser tous les mauvais coup qu’on lui assènera jusqu’à la fin des temps. C’est en tout cas ce que Carter et quelques autres de ses voisins ont l’air d’estimer juste.

Ils suivent l’adjoint s’échapper la queue entre les jambes, puis Dorian redonne don attention à Hadley qui paraît furieuse. Et est clairement en mauvais état. Vu sa démarche et sa posture, il soupçonne qu’elle souffre à cette seconde même. Ceci dit, elle tâche de ne rien montrer puisque, comme il s’en doute : son égo malmené doit probablement la faire souffrir plus que tout le reste en ce moment…  
« C’était pas la peine de te déplacer, je vais bien » le cingle-t-elle d’ailleurs en daignant enfin croiser son regard.
Ce qu’elle peut être butée ! Ca fait partie de son charme et il l’a toujours aimée autant pour ses qualités que ses imperfections et autres petits défauts, mais quand elle se braque de cette manière, il aimerait la gifler.
« Ouais, je peux voir à quel point tu vas bien, Hadley » ironise Dorian avant de laisser échapper un soupir las.
Il sait parfaitement que s’il commence à la provoquer en retour, les choses vont dégénérer. Et elle a besoin de soins. Qu’elle le veuille ou non, elle a besoin de quelqu’un comme lui à cette seconde et il ne veut pas qu’elle prenne de risque uniquement par fierté. Le souci, c’est que lui aussi à une fierté et elle a été grignotée un peu plus tous els jours depuis son retour à Grayson. Et il est à cran et fatigué de se laisser marcher sur les pieds.
« Mais puisque j'ai pris la peine de me déplacer quand même, je vais faire mon job et j’aimerai que tu me laisses faire. »
« Il a raison, Carter, tu devrais le laisser t’examiner. Tu as une tête à faire peur… » s’en mêle bien entendu Joan, qui a apparemment du mal à masquer son plaisir.
« Joan ? »
« Je t’ai déjà demandé de m’appeler Jo. »
« Jo. J’ai besoin d’examiner Carter dans un coin tranquille. Est-ce qu’on peut utiliser la salle d’eau ou le bureau de mon père… D’Hippolyte. Le bureau d’Hippolyte ? » se reprend-t-il, serrant les mâchoires et essayant de chasser les pensées parasitent qui tentent de le submerger. Il ne peut pas se permettre de flancher ici et maintenant.
« Oh… Oui, bien sûr… Tu es chez toi ici ! Mais je ne crois pas que ce soit très prudent de rester seule avec elle. Elle s’est montrée très violente et… »
Evidemment, elle va tout faire pour lui pourrir la vie, c'est apparemment le thème du mémo que tout le village à reçu à l'occasion de son retour.  
« Je crois que je vais pouvoir m’en sortir, merci » rétorque Dorian, cynique, avant de s’approcher de Carter pour l’entrainer avec lui dans la salle de bain. Tout compte fait, il n’a aucune envie de se retrouver enfermé dans l’ancien bureau de Declan.  
Mais au moment où il s’apprête à refermer son bras sur celui de la brune, il réalise que c’est une mauvaise idée et s’abstient.
« Si tu veux bien te donner la peine » se sent-il obligé de proposer, son ton teinté de défi.


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MessageSujet: Re: 02. The dog is black #carter&dorian Sam 7 Juin - 21:16

 The Dog is black





« Ouais, je peux voir à quel point tu vas bien, Hadley » Lui lance-t-il sur un ton qui se veut clairement ironique, elle ne peut décemment rien dire, imaginant bien dans quel état il la trouve, non seulement les bleues commencent à apparaître clairement sur son corps mais elle est encore à moitié couverte non seulement de son propre sang mais aussi partiellement de celui de Bonnie. Il lâche un soupire, agacé ou dépité elle ne saurait vraiment le dire, sa concentration est de toute façon au plus bas et elle n’arrive à penser à rien d’autre qu’au sort qu’elle compte réserver à son ami William, autant dire que ce coup-là, elle ne le laissera pas passer. La brune n’a pas la moindre envie de suivre son ex petit ami et essaye vainement de se trouver une excuse mais rien de suffisamment brillant ne lui vient en tête et elle sait pertinemment que Dorian ne se laissera pas convaincre facilement de lâcher l’affaire, d’autant qu’il a déjà l’air à cran. Ainsi lorsqu’il lui laisse entendre que maintenant qu’il est ici, il compte bien faire son boulot et aimerait tout autant qu’elle ne fasse pas sa comédie habituelle, elle ne répond rien, pas que l’envie lui en manque mais, elle ne sait tout bonnement pas quoi dire. En lieu et place de sa propre voix, c’est celle de Joan qui résonne contre les murs de l’étroit couloir, elle s’était tenue jusqu’ici mais si cette dernière commençait à la chercher autant dire que ça allait mal finir, il ne fallait pas chercher Carter en temps normal mais là, après tout ce qui venait de se passer, un rien pouvait la pousser à réagir de façon complètement disproportionnée. Les lèvres serrées, carter fixe la jeune femme d’un air mauvais si ses paroles pouvaient passer pour sensées et normales, le sourire qu’elle affichait lui, était clairement empreint de réjouissance à la vue de son état physique. Carter croise le regard de Dorian qui interpelle alors Joan, cette pie a de la chance….L’échange qui suit lui donnerait presque envie de vomir, cette nana n’était vraiment pas croyable elle dégoulinait littéralement d’œillades et sa voix mielleuse ne rendait le tableau que plus pitoyable aux yeux de la jeune femme. Elle poussa un profond soupir et leva les yeux au ciel. Le lapsus du jeune homme était plus que révélateur, Carter n’avait pas une seule seconde pensée au fait que cela devait être difficile pour lui de revenir ici, les souvenirs de son père devaient y être on ne peut plus présents et si elle était la cause de sa présence dans ses locaux pour une fois ce n’était pas vraiment de sa faute…il réglerait ça lui-même avec l’adjoint du shérif qui de l’avis de la jeune femme, n’était pas prêt de faire la même erreur deux fois.

« Oh… Oui, bien sûr… Tu es chez toi ici ! Mais je ne crois pas que ce soit très prudent de rester seule avec elle. Elle s’est montrée très violente et… » Là s’en est trop, si cette connasse veut de la violence elle va en avoir.

« Oh toi… » Carter s’avance brusquement vers Joan mais Dorian s’avance au même moment l’empêchant d’obtenir la proximité espérée avec cette pétasse, la rembarrant encore trop gentiment à son gout en lui disant qu’il saurait se débrouiller. Il s’approche alors un peu plus et esquisse un geste vers elle mais se rétracte presque aussitôt, judicieux…sans doute…

« Si tu veux bien te donner la peine »

Il s’avance et elle fait mine de le suivre avant de faire volte-face pour se rapprocher de Joan qui a encore ce putain de sourire enjôleur sur la tronche.« J’serais toi, c’est pas pour lui que je m’inquiéterais. » Son ton est calme, posé et surtout très sérieux, la brune a parler suffisamment doucement pour que ses menaces ne parviennent qu'a la principale concerné, elle lui adresse ensuite un sourire un peu malsain et se retourne pour suivre le médecin qui la regarde sans visiblement savoir s’il doit s’interposer. Elle n’a pas vraiment l’intention de mettre ses menaces à exécutions, quoi que si celle-là continue sur cette voie, c’est exactement ce à quoi elle se confrontera.

Ils pénètrent dans la salle d’eau, la tension qui s’insinue entre eux est palpable, c’est toujours la même, un mélange de colère de manque d’aisance et surtout beaucoup de non-dit. Il dépose sa sacoche et elle se positionne presque à l’opposé de la pièce, appuyée contre le mur pour soutenir le poids de son corps qui commence vraiment à être douloureux. « Cette nana est pas croyable de conneries, comme si j’allais me jeter sur toi…sérieusement. » Bon, elle n’aurait peut-être pas dû le formuler comme cela même si c’était au final vrai dans les deux sens mais c’était sans doute plus déplacé dans l’un que dans l’autre, elle préfère donc se taire, les yeux rivés sur ses mains dont les doigts sont marqués par les coups qu’elle a pu porter sur la rousse.

« Ecoute vraiment, je t’assure que ce ne sont que des bleus, c’est pas nécessaire.»

La situation la mettait particulièrement mal à l’aise, la proximité que cela impliquait, le fait qu’il soit encore là à s’occuper d’elle…elle aurait vraiment préféré croupir dans sa cellule jusqu’au lendemain et pour cela elle aurait été prête à raconter n’importe quoi, tant que cela lui permettait d’y échapper. Le regard que lui adressa Dorian quant à lui ne laissait que peu de doute sur la suite des évènements, à croire qu’elle n’y couperait pas cette fois.

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MessageSujet: Re: 02. The dog is black #carter&dorian Dim 8 Juin - 8:24

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Il ne faut que quelques secondes à Dorian pour décider de ce qu’il fera si jamais Carter vient à craquer et se jette sur Joan pour lui refaire le portrait. Il la laissera faire. Elle est dans un sale état et ça ne serait pas prudent, mais ça ne ferait franchement pas de mal à Joan d’en prendre une et elle ne mérite pas qu’il s’interpose. Pour tout un tas de raisons auxquelles il ne préfère pas songer. Sa soirée est assez pénible sans qu’il s’impose de penser aux raisons de son départ. Même si le simple fait de voir Hadley l’y fait penser…
De toute façon, Carter finit par lui emboiter le pas avec une évidente mauvaise volonté, mais en épargnant le joli visage de l’assistante du shérif. Essayant de se vider la tête et de se concentrer sur le but premier de sa visite, il referme la porte sur le passage de la brune et croise l’espace de quelques secondes le regard de Joan.
Un regard qui n’a plus rien de candide ou rieur. C’est le regard d’une femme dure, calculatrice, qui prend plaisir à être témoin de la misère humaine et de la souffrance d’autrui. Un vautour, avide de sang frai, de sensation, qui n’est finalement à cette place que pour tout voir de plus près et obtenir les détails sanglants… Le vrai visage de Joan Porter. Dorian s’empresse de faire disparaître cette image en refermant le battant.

Et puis il se tourne pour faire face à un autre regard, peut-être plus désagréable encore à supporter, mais pour d’autres raisons. La tension est palpable et malgré les radiateurs qui diffusent une douce chaleur dans la pièce, Dorian est parcourut d’un frisson.
Il dépose sa sacoche et garde ses distances, essayant d’évaluer un peu la situation. Il marche à nouveau sur des œufs. Enfin en l’occurrence, chaque fois qu’il se trouve aux côtés de son ex-fiancée, il a surtout l’impression d’entreprendre la traversée de deux canyons sur un fil, sans harnais ou filet de sécurité. Ca lui paraît périlleux et, lorsqu’elle, parait lire dans ses pensées, elle lui sort un « Cette nana est pas croyable de conneries, comme si j’allais me jeter sur toi…sérieusement. » agacé, il lui répond par un air un peu plus sceptique qu’il ne l’aurait certainement fallut.  
Le second sens de sa remarque ne l’effleure même pas. Il se dit simplement qu’en fin de compte, l’idée qu’elle lui en décolle une ne le surprendrait pas tellement. Ca ne lui paraît pas être une idée si saugrenue que ça et elle a déjà porté la main sur lui au moment de son retour. Rien de bien méchant, mais vu son état actuel…

« Ecoute vraiment, je t’assure que ce ne sont que des bleus, c’est pas nécessaire. »
« Ca ce n’est pas un bleu » lui rétorque-t-il simplement, désignant sa propre arcade pour faire référence à celle d’Hadley, qui a pas mal saigné. William a tenté de limiter les dégâts et de nettoyer le gros, mais il est adjoint du shérif, pas médecin. « Et au cas où tu l’ais oublié, je suis pas mal buté dans mon genre. Pas autant que toi, c’est certain, mais assez pour te pourrir la vie un petit moment si tu ne me laisses pas juste faire mon boulot » lui explique-t-il en s’accroupissant pour commencer à fouiner dans sa sacoche, avant de laisser un sourire amusé poindre « Si en revanche, le souci c’est que tu as peur d’avoir mal… Je vais faire très doucement, c’est promis. »
OK, c’était une remarque stupide et ça n’amuse pas tellement Carter. Quelque chose lui dit qu’elle a surtout trop mal pour se laisser aller à se détendre.
« Arrête de jouer les dures, plus tu lutteras et plus ça fera mal. Je pense à tes côtes » lui glisse-t-il sans plus lui adresser un regard, préparant le matériel qu’il estime nécessaire, avant d’aller déposer le tout sur un petit meuble d’appoint qu’il débarrasse un peu. « Assieds-toi sur la lunette. Je vais me laver les mains. Si tu te laisses faire, on aura vite terminé et on pourra tous les deux rentrer chez nous. »
Et continuer à faire comme si l'autre n'existait pas... n'est-ce pas ?


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MessageSujet: Re: 02. The dog is black #carter&dorian Dim 8 Juin - 14:58

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Le regard qu'il lui jette en dit long, bon ok il lui est déjà arrivé de se montrer un tant soit peu violente avec lui…violente étant sans doute un mot un peu fort mais avec un caractère comme le sien, il y avait évidemment eu des moments un peu limites au cours de leurs relations et puis c’est après tout comme ça que tout avait commencé entre eux. Un léger sourire marque son visage lorsque de vieilles images refirent surface dans sa mémoire mais la coupure qui fendait sa lèvre le fit disparaître presque aussitôt. Elle se sentait particulièrement mal à l’aise et ne savait pas trop sur quel pied danser, non seulement la situation était particulièrement difficile pour son petit égo démesuré mais, le comportement de Dorian était complètement différent de celui qu’il avait adopté depuis son retour. Bien. C’est après tout ce qu’elle lui avait demandé encore et encore. Elle essaya donc une fois de plus de minimiser ses blessures dans l’espoir idiot qu’il se contenterait de la laisser partir sans insister, ce qui était une idée clairement utopique mais qu'elle tenta quand même parce qu’en s’y prenant bien, elle se disait qu'il y avait peut-être moyen de le laisser se faire convaincre.

« Ca ce n’est pas un bleu » lui dit-il en désignant sa propre arcade, Carter esquisse un geste maladroit vers la sienne, effet miroir sans doute mais à peine l’a-t-elle effleuré qu’elle se ravise et préfère finalement croiser ses bras contre sa poitrine, l’air un peu rabougri. William lui avait donné de quoi ôter le plus gros du sang qui recouvrait son visage et ses poings lors de sa déposition mais, elle n’avait pu se nettoyer que sommairement et à présent qu’elle pouvait apercevoir son reflet dans le miroir, autant dire qu’elle déchantait un peu, elle avait l’air d’un véritable zombie, des cernes marquaient le dessous de ses yeux, des traces de sangs séchés pointaient de part et d’autre de son visage et les coupures qui traversaient son arcade et sa lèvre inférieure n’étaient pas très jolies à voir, sans parler des zones rougissantes qui avaient été marquées par les coups de la pétasse d’Alexander. Elle n’avait vraiment pas fière allure et se sentit soudainement comme une gamine de six ans prise en faute

« Et au cas où tu l’ai oublié, je suis pas mal buté dans mon genre. Pas autant que toi, c’est certain, mais assez pour te pourrir la vie un petit moment si tu ne me laisses pas juste faire mon Son regard se reporte immédiatement sur lui, elle reste un peu pantoise et retient un sourire, elle a juste envie de se frapper pour s’éclaircir les pensées mais elle a déjà assez donné dans le genre là tout de suite, elle n’a pas envie de le voir, elle n’a pas envie qu’il l’approche mais le comportement qu’il adopte lui donne aussi envie de lui sauter dessus et pas pour le frapper cela va sans dire. Elle passe sa langue sur ses lèvres et s’adosse contre le mur sur lequel son épaule s’appuyait jusqu’ici. Evidemment qu’il était buté comment pouvait-elle l’avoir oublié quand il se raccrochait de la sorte à elle alors qu’elle faisait tout ce qui était en son pouvoir pour le tenir à distance, enfin visiblement sa dernière visite avait eu plus d’impact qu’elle ne l’aurait pensé, le Dorian mielleux et soustrait n’était clairement pas de la partie cette nuit. De toute évidence, il n’y avait pas grand-chose qu’elle puisse faire pour échapper au docteur Spelling sauf si elle décidait de jouer les harpies et de le pousser suffisamment à bout pour qu’il parte de lui-même mais elle n’en avait pas vraiment la force ni physique, ni mentale. Le visage tourné vers lui, elle le regarde chercher dans la mallette qu’il avait amenée avec lui, il affiche un sourire amusé, sourire qu’elle n’arrive pas vraiment à interpréter jusqu'à ce qu’il rouvre la bouche. Ahahah elle par contre n’a pas vraiment envie de rire là tout de suite et reste donc de marbre face à la remarque de son ex, reportant son regard sur le mur en face d’elle. Quand est-ce que Grayson la laisserait tranquille ? Quand est-ce que la présence de Dorian Spelling cesserait-elle donc d’être aussi pénible ? « C’est bon, j’ai bien compris que de toute façon j’avais pas trop le choix, alors fais ce que tu as à faire que je puisse retourner dans cette foutue cellule…et t’en fais pas pour moi va ! je crois que moi aussi je devrais pouvoir m’en sortir…  »

« Arrête de jouer les dures, plus tu lutteras et plus ça fera mal. Je pense à tes côtes » Il commençait sincèrement à l’agacer, il était venue pour s’assurer qu’elle n’avait rien qui nécessitait un passage par l’hôpital pas pour lui dire ce qu’elle devait faire et que ça lui plaise ou non, elle essayait de garder un minimum de dignité, peu importait si cela impliquait un petit peu plus de souffrances, au point ou elle en était, elle ne sentait pas vraiment la différence de toute façon. Sa posture avait dû trahir la douleur qui lui sciait les côtes, à dire vrai c’était la seule partie de son corps qu’elle sentait encore vraiment et de cela, elle se serait bien passé, cette garce lui avait sans doute cassé une côte si ce n’est plus à renfort de grands coups de pied.La brune passa une main sur son estomac qui lui aussi avait pris cher, elle n’avait pas encore regardé mais imaginait sans peine un hématome de la taille du Brésil, elle s’était particulièrement acharné sur cet endroit lorsqu'elle était à terre.La voix de Dorian la fit sortir de son inventaire des coups qu'elle avait pris, il lui intimait à présent de s’asseoir afin qu’il puisse l’ausculter, elle n’aimait pas vraiment ce ton directif, non en réalité ce qu'elle n’aimait pas c'était qu’on lui dise ce qu’elle devait faire surtout quand elle n’en avait pas la moindre envie, elle reste donc appuyée contre le mur comme pour le défier. Puis Dorian s'était figé et l'avait regarder froidement. Bon très bien autant en finir, il avait raison plus vite ils s’acquittaient tout deux de cette tâche plus vite il partirait. Elle s’assit donc et poussa un profond soupir qui lui arracha une grimace, même ça elle n’était pas capable de le faire sans douleur, bordel !

« Pourquoi tu fais ça? »
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MessageSujet: Re: 02. The dog is black #carter&dorian Dim 8 Juin - 16:27

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« Pourquoi tu fais ça ? »
Il se retourne vers elle, surpris par sa question. Est-ce que ça n’était pas évident ? Mais apparemment, ça ne l’est pas… Elle attend une réponse, le fixant avec ce petit air renfrogné et défiant qui par moments l’agace et à d’autres, le fait craquer. Inutile de préciser que ce soir, il est loin de trouver sa moue adorable…  
« Qu’est-ce que tu crois au juste ? » lui réplique-t-il, sentant la colère le gagner et la tension s’accumuler.
Il déteste être ici. Cet endroit ne lui rappelle que de bons souvenirs, et c’est encore plus douloureux. Dorian se revoit enfant, jouant avec ses dinosaures dans le hall d’accueil, près du bureau de l’ancienne standardiste jusqu’à ce que son père vienne l’appeler de sa voix rocailleuse ; il se voit installé sur le porche, un bouquin entre les mains en attendant que son père ait terminé sa journée et vienne le chercher en l’accusant d’abimer ses yeux sur des conneries au lieu de prendre l’air ; il se revoit adolescent, en train d’essayer de rendre dingue Logan Redd, à quelques mois de sa retraite méritée, puis revoit très nettement le regard réprobateur de son père qui le surprend, avant de savourer sa victoire lorsque le vieux flic prend finalement sa défense au moment où la punition menace de tomber...  Il se souvient de la première fois qu’il a piqué les clés de la voiture de service de son père sur le tableau pour amener Carter en virée et se rappelle de la nuit où il a tenté de la convaincre que ce serait cool de faire l’amour dans une des cellules, avant de réaliser à quel point c’était une idée complètement nulle.
Il déteste être ici et c’est sa faute à elle…
« Je fais ça pour pouvoir te peloter sous couvert de te prodiguer les premiers soins, Hadley, évidemment ! » ironise le médecin en écartant les bras, un sourire faux accroché à ses lèvres.
Cette attitude ne plait évidemment pas à la brune, et alors qu’elle s’apprête à lui rétorquer quelque chose de très agréable certainement, il la coupe. Dorian n’a aucune envie de se lancer dans une dispute maintenant.
« Je suis là parce que William m’a demandé de venir t’ausculter, et je comprends pourquoi il l’a fait maintenant que je t’ai sous les yeux. Je suis médecin, Hadley, c’est mon travail. J’ai prêté serment et quand on me dit quelqu’un a besoin de soins : je rapplique. Ca te va ? Parce que si c’est pas le cas, je peux demander à Joan d’appeler Gower pour qu’il nous envoie leur détecteur de mensonges… Ou alors, on passe directement à la suite et on en finit avec cette soirée qui n’est agréable pour personne. »

Sur ces mots, Dorian allume le robinet à fond et glisse ses mains au-dessous. Il utilise le savon et frotte énergiquement pendant trois bonnes minutes, histoire de se calmer plus que par réel souci d’hygiène… Il se chante une chanson de Springsteen autant pour se chronométrer que pour occuper ses pensées un peu trop dispersées à son goût et pour son propre bien.
Carter doit trouver le temps un peu long mais c’est le cadet de ses soucis.
Il finit par couper l’eau avec son coude et grimace en constatant qu’il n’y a qu’une serviette unique pour s’essuyer les mains. Un véritable nid à microbes ces trucs là… Il vient de perdre du temps pour rien du tout. Dorian soupir et se dit qu’après tout, puisque Madame ne souffre que de simples bleus… ça n’a pas d’importance.
Il retourne près d’elle et enfile une paire de gants en latex avant d’utiliser son pied pour ramener à lui le tabouret que les agents utilisent pour surveiller les prisonniers pris d’une envie pressente… Pas d’intimité pour les délinquants. Il s’installe dessus, et cherche à croiser le regard obstinément détourné d’Hadley pour obtenir sa permission de la manipuler pour observer l’étendu des dégâts.
« Je vais commencer par le visage. Je ne crois pas que tu ais besoin de points mais je vais quand même nettoyer et examiner ça de plus près » la prévient-il avant de se mettre au travail, en silence, concentré.
Enfin essayant de se concentrer. C'est la première fois depuis un moment qu'il se trouve si proche d'Hadley et dire que ça ne lui fait rien serait mentir. OK, peut-être qu'il est aussi un peu venu là ce soir pour la tripoter avec professionnalisme... Il retient son souffle au début, le coeur battant, mais finit par se détendre un peu. Un peu.


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Dernière édition par Dorian A. Spelling le Dim 8 Juin - 22:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 02. The dog is black #carter&dorian Dim 8 Juin - 22:05

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« Qu’est-ce que tu crois au juste ? »
Ce qu’elle croit ? Elle ne croit rien du tout pour la simple et bonne raison qu’elle ne comprend pas pourquoi il continue de l’aider, elle n’a rien fait pour mériter ça ou pour lui donner envie de lui accorder son aide alors pourquoi continue-t-il ? Surtout quand il semble loin d’avoir envie d’être là ? Est-ce qu’il y voit une façon de se racheter ? Est-ce qu’il s’y sent obligé ? Ce n’est en tout cas, pas juste de la gentillesse et l’envie d’aider son prochain, Dorian à beau être quelqu’un de bien, ça n’a jamais été le genre à se démener de la sorte pour des gens dont il n’a rien à faire.

« Je fais ça pour pouvoir te peloter sous couvert de te prodiguer les premiers soins, Hadley, évidemment ! » Son sang ne fait qu’un tour et tout son corps se crispe soudainement, elle sert les poings et ouvre la bouche pour lui dire d’aller se faire foutre. Ce n’est clairement pas ce qu’elle lui demandait mais le dialogue ne semblait pas vraiment possible, il prenait tout ce qu’elle disait avec une hauteur agaçante et abusait un peu trop de sarcasme. Carter ne s’en rendait pas encore compte mais c’est exactement le comportement qu’elle lui infligeait depuis qu’il avait fait son retour à Grayson, c’était absolument insupportable et imbuvable et pourtant il continuait de s’accrocher malgré tout, ce qu’elle aurait probablement été incapable de faire, dix minutes lui avait suffi jusqu’ici. Il fallait croire que contrairement à ce qu’on pourrait penser, elle n’était peut-être pas celle qui avait la plus grande force de caractère entre les deux, ou peut-être n’avait-t-elle pas autant de patience. Elle ne put cependant pas exprimer son mécontentement comme elle l’aurait voulu c’est-à dire à grands coup de cris et d’insultes pour changer puisqu’il reprend presque immédiatement la parole pour l’envoyer chier avec toute la distinction et le tact qui convient, si bien qu’elle ne voit plus vraiment quoi dire.

Chose assez rare pour être soulignée, il lui a clairement fait fermer sa gueule enfin en tout cas pour quelques minutes.

Il se détourne d’elle pour aller se laver les mains pendant de longues minutes, l’attente est interminable et la jeune femme ne sait tout bonnement pas quoi faire ou dire. Pour peu, elle aurait juste envie de se lever et de se tirer, qu’est-ce qu’il pourrait bien y faire après tout ? Ils ne pouvaient pas la forcer à voir un médecin si elle ne le voulait pas. Bien sûr elle n’en fit rien, parce qu’au fond elle savait qu’elle en avait besoin et qu’il avait raison, c’était juste particulièrement difficile à admettre. Cela aurait sans doute été plus facile si c’était Clyde qui était venu ou n’importe qui d’autre à vrai dire, la situation était rendue difficile par les liens qui les unissaient ou plutôt ceux qui les avaient unis un jour. Il finit par revenir vers elle l’air renfrogné et agacé, il s’assoit sur le tabouret laissé là et elle se débrouille pour éviter son regard bien qu’elle sente qu’il le recherche, elle se fait violence pour rester rivé sur ses mains abimées parce qu’elle ne sait plus trop ou elle en est. Il finit par laisser tomber et lui indique pour la forme qu’il va se mettre au travail et s’occuper des plaies qui recouvrent son visage, là encore elle ne répond pas.

Lorsqu’il pose ses mains sur son visage, son cœur rate un battement, cette proximité là ils ne l’avaient pas expérimenté depuis tellement longtemps qu’elle en avait oublié les sensations. Le contexte est certes différent mais ce que cela provoque chez elle est fortement similaire à ce que cela avait été, elle essaye de se concentrer sur autre chose mais les divertissements autour sont limités voire inexistants, elle déglutit difficilement espérant presque qu’il lui fasse mal pour détourner son attention sur quelque chose de plus facilement gérable mais ce n’est pas malheureusement pas le cas. Aussi elle finit par poser sa main sur celle qui encadre et maintient son visage pour la repousser lentement et relève son regard vers lui.

« C’est pas ce que je voulais insinuer, je sais que t’es pas comme ça. Je comprends juste pas pourquoi tu continues à vouloir m’aider…»

Ses yeux sont plantés dans les siens et sa main toujours refermée sur la sienne, lorsqu’elle s’en rend compte elle relâche la pression et referme son poing qu’elle pose sur ses cuisses, ses yeux suivant le mouvement, elle relève ensuite la tête et lâche un soupir.

« Pourquoi tu compliques les choses ? »
Pourquoi il l’obligeait à ressentir, à se rappeler et à le regretter ? Pourquoi provoquait-il autant de colère et de rage dans le creux de son ventre. Elle avait envie de se jeter sur lui pour le sentir contre elle mais en même temps elle avait envie de le rouer de coups, d’extérioriser toute la souffrance et les contradictions qu’il provoquait sciemment ou non chez elle. Parce qu’elle ne voulait pas être comme ça et qu’elle ne voulait pas qu’il gravite autour d’elle.

« Tu crois pas que t’en a assez fait ? »
Celle-là elle ne passerait sans doute pas mais elle l’avait dit d’une voix calme et posée comme toutes les précédentes parce que la force de crier et de s’énerver elle avait l’impression de ne plus l’avoir ce soir.

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MessageSujet: Re: 02. The dog is black #carter&dorian Lun 9 Juin - 9:02

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Il essaie de se montrer le plus délicat, de ne pas trop entrer en contact avec elle. Le médecin se félicite de porter des gants, parce que si leurs peaux étaient entrées en contact… Dorian n’aurait plus répondu de rien. Il se concentre sur ce qu’il a à faire pour essayer d’oublier où il se trouve et qui il est en train d’ausculter. Mais à cette distance du visage d’Hadley, même tuméfié, c’est difficile de faire abstraction. Chaque fois qu’il se met à se demander si elle sent son souffle sur elle, si elle parvient à capter les battements un peu trop intense de son cœur en émoi, il perd un peu ses moyens et doit se reconcentrer.
Quand tout à coup, la brune écarte sa main, il est persuadé qu’elle va lui dire quelque chose comme : arrête d’essayer de lutter Dorian, tu vois bien que ça ne sert à rien… Et avec un peu de chance, elle ajoutera qu’elle-même a décidé d’arrêter de se battre et est prête à rendre les armes et renonce à sa rancœur pour lui donner une seconde chance. Mais il n’a jamais été bien chanceux, contrairement à ce que les apparences laissent penser. Encore que ce que Carter a à lui dire n’est pas si négatif que ça. Ils n’en sont pas encore là où l’urgentiste aimerait qu’ils en soient, bien évidemment, mais ça le remue quand même et sa colère s’apaise enfin un peu.
« C’est pas ce que je voulais insinuer, je sais que t’es pas comme ça. Je comprends juste pas pourquoi tu continues à vouloir m’aider…»
Son regard plongé dans celui de son ex fiancée, sa main dans la sienne (et à présent il maudit les gants de latex qu’il porte), il boit ses paroles. Il devrait lui répondre, mais Dorian n’y arrive pas, trop subjugué qu’il est par le visage d’Hadley qui l’hypnotise. Même dans cet été, il arrive à la trouver séduisante. Et vulnérable. Les marques sur sa peau lui donne envie de la protéger, de la venger… Mais c’est cette même envie de la préserver qui les a détruit il y a cinq ans.
Et comme pour faire écho à cette pensée, Hadley relâche sa main subitement. Dorian déchante un peu et baisse les yeux vers son poing, à présent étroitement serré sur sa cuisse, luttant contre lui-même pour ne pas chercher à la rattraper.

« Pourquoi tu compliques les choses ? » lui soupire-t-elle ensuite avec plus de lassitude que de colère.
Il ouvre la bouche pour répondre, pour se justifier, mais l’expression de son regard le dissuade de prononcer le moindre mot. Il la referme donc et termine de redescendre du petit nuage sur lequel il venait tout juste de se hisser lorsqu’elle reprend d’un ton calme et assuré. C’est ce ton qui le blesse plus que les mots eux-mêmes. C’est cette distance dans ses intonations, ce détachement, ce mépris…
« Tu crois pas que t’en as assez fait ? »
Il ne répond rien pendant quelques secondes, le temps de digérer l’information et de ravaler sa déception. Elle cherche à le provoquer. Elle cherche à se donner des raisons valables de le détester parce qu’il ne lui donne pas suffisamment matière à le faire. Dorian ne veut pas la satisfaire, mais c’est difficile. De plus en plus difficile à chacun de leurs échanges.
« Et toi, Hadley ? Tu ne crois pas que tu en as assez fait ? » finit-il simplement par lâcher, les mâchoires crispées par la frustration qui le gagne peu à peu et s’accompagne d’une bonne dose de ressentiment. « Tu n’en as pas assez de ce petit jeu stupide ? Parce que moi si ! Je me sens déjà comme une merde, Hadley, c’est pas la peine d’en rajouter à chaque fois qu’on se croise, j'ai compris le message. Tu veux savoir pourquoi je continue de vouloir t’aider malgré ça ? Je vais te le dire alors ! C’est simplement parce que tu en as besoin, même si tu es trop fière pour l’admettre, et que c’est une sale habitude de laquelle je refuse de me débarrasser parce que je tiens à toi, que ça te plaise ou pas. Je n’ai pas été là pour le faire ces dernières années et je le regrette. Mais avant ça, cite-moi une seule fois où je n’ai pas été là quand tu avais besoin d’aide. Tu ne pourras pas alors ne te fatigue pas » ajoute-t-il avant qu’elle ne puisse répliquer. « Est-ce que ça complique les choses ? Sans doute, oui ! Mais c’est comme ça que je fonctionne et on a déjà évoqué la question de mon obstination et de la tienne ! Tu peux me détester, tu pourras faire et dire ce que tu voudras, tant que tu auras besoin d’aide, je viendrai. Parce que je suis un foutu connard de prince charmant, d’après la rumeur » conclut-il en écartant les bras dans un signe trahissant son impuissance et son irritation face à toute cette situation.  


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MessageSujet: Re: 02. The dog is black #carter&dorian Lun 9 Juin - 15:47

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Cela aurait été sans doute beaucoup plus simple si elle s’était penchée cinq minutes sur son propre comportement mais jusqu’ici elle ne l’avait pas une seule seconde remis en question, ce n’était pas une question d’orgueil ou de vanité loin de là, c’est juste que Dorian était un sujet auquel elle  se refusait de penser, c’était devenu une habitude difficile à changer et ce malgré son retour. Cela étant dit lorsque leurs entrevues lui revenaient en tête, elle ne se posait jamais vraiment la question de savoir si elle n’allait pas trop loin, si elle ne devrait pas changer de tactique pour la simple raison qu’elle s’estimait dans son bon droit, la souffrance qu’il avait insinuée en elle était toujours présente, toujours aussi forte, la seule différence notable avec l’état dans lequel elle s’était retrouvé cinq ans auparavant était que toute cette peine était enfouie sous des couches de protections rendues plus solides et plus immuables avec le temps. Personne ne se demandait jamais ce que le revoir lui faisait, tout le monde n’envisageait et ne parlait que de la façon dont elle l’avait reçu, de ses réactions aux allures sans doute disproportionnées mais personne ne s’était penché sur ses sentiments, parce que oui cinq ans avaient passé, tout ce temps, tous ces changements, plus rien n’était pareil, cinq ans c’était presque une vie à leurs âges respectifs mais malgré cette distance elle, éprouvait toujours le même vide et toujours le même chagrin…elle ne voulait juste pas le voir reprendre possession d’elle-même comme cela avait pu être le cas.

C’était tout cela, tous les efforts qu’elle avait dû faire, tous les ragots qu’elle avait dû entendre jour après jour sur son couple et ce silence interminable qui lui laissait penser que c’était son tour à lui de souffrir et s’il se l’infligeait volontairement comme il le faisait depuis son retour alors il n’était pas en droit de le lui reprocher. Ainsi oui, elle lui servait le même regard froid, les mêmes mots sans âme à chaque rencontre mais, c’était SA façon à elle de gérer la situation, c’était la manière qu’elle avait choisie de le garder à raisonnable distance, juste au cas où parce que bien qu’elle affirme intérieurement toute la haine qu’il lui inspire, elle est aussi pleinement consciente de l’attraction qui la retient encore lorsqu’elle est face à lui. Il est tellement facile de se persuader de tout et n’importe quoi tant que l’objet de sa convoitise n’est qu’une illusion profondément ancrée. Et cet instant en est un parfait exemple, elle peut sentir sans une once de doute ce qui est justement en train de se passer, à quel point cette proximité est difficile et pour elle et pour lui, parce qu’il s’agit de quelque chose d’étrangement familier, de presque naturel mais qui ne peut plus l’être. Son odeur, son souffle contre elle, la façon dont il la regarde, tout ça la fait complètement perdre pied, si elle n’était pas dotée de cette force de caractère presque trop forte, elle ne donnerait pas cher de ses principes et résolutions.

« Et toi, Hadley ? Tu ne crois pas que tu en as assez fait ? »
Ses yeux s’écarquillent et elle recule sa tête dans un geste de surprise, pendant une seconde elle n’est pas sûre d’avoir bien compris les mots qui sortent de sa bouche, pardon ? Elle n’a pas vraiment le temps de trouver quoi répondre à ça, elle reste hébétée par cette réponse, à dire vrai elle aurait pu avoir tout le temps du monde devant-elle, elle n’aurait pas su comment réagir à cette attaque dénuée de sens. Dorian continu sur sa lancée son ton se fait plus véhément et plus sec, son regard ne laisse maintenant plus transparaitre que de la colère et de lassitude, il enchaîne les propos assassins et ne lui laisse même pas le temps d’assimiler quoi que ce soit, son cerveau semble opérer un tri plutôt grossier. Oui bien sûr qu’elle est elle-même fatiguer de ce combat incessant qu’ils sont visiblement voués à se jouer encore et encore mais il ne semble pas comprendre que c’est exactement la raison pour laquelle elle souhaite qu’ils se tiennent tous deux à distance l’un de l’autre pour éviter des confrontations inutiles et toujours plus douloureuses. Il semble apparemment croire qu’elle y trouve une satisfaction malsaine mais il ne pourrait pas être plus loin de la vérité, le voir est toujours une épreuve difficile, une lutte de tous les instants pour oublier le trou béant qu’il a laissé dans sa poitrine et qui ne semble pas vouloir cicatriser malgré tout les efforts qu’elle a pu vouloir y mettre. Sa gorge se serre soudainement parce qu’elle est fatiguée, parce qu’elle est tout bonnement incapable de se blinder et de faire la part des choses là maintenant mais, elle ravale ses faiblesses parce qu’elle se refuse à lui montrer encore, il l’a déjà expérimenté par deux reprises et cela est à son sens déjà deux fois de trop, elle reste silencieuse, son regard braqué sur lui, les lèvres serrées et les poings fermement posés sur ses genoux, elle n’a pas bougé d’un iota alors que lui s’agite de colère. Le monde à l’envers…

Ces mots ont un sens dans une certaine mesure, elle reconnaît qu’il est bien une de seule personne à avoir été là pour elle sans exception aucune et toujours sans rien demander en retour mais, elle n’arrive pas à remettre cette vérité dans le contexte présent parce qu’il n’est plus l’amour de sa vie et qu’il n’a plus cette place privilégiée qui lui donnait ou lui incombait ce droit-là et c’est cette différence qui les sépare encore aujourd’hui, parce qu’il n’a pas la même perspective de tout ça, c’est désormais une évidence.

« Tu peux me détester, tu pourras faire et dire ce que tu voudras, tant que tu auras besoin d’aide, je viendrai. Parce que je suis un foutu connard de prince charmant, d’après la rumeur »

La brune finit par tourner la tête, son regard fuit à présent le sien et se fixe sur un point d’accroche, un détail presque imperceptible qu’elle a bien voulu trouver sur le mur qui se trouve sur leur droite, les lèvres closes, elle hésite une fois de plus à se lever et à sortir en silence, sans dire un mot, elle pourrait le planter là comme ça, elle pourrait…la laisserait-il faire? elle ne se pose pas vraiment la question, elle n’a pas le cœur de se battre ce soir, ce qu’elle voit émaner de lui, lui fait mal, bien plus que les poings de Bonnie contre son visage, bien plus que les côtes sans doute brisées qui gisent à l’intérieur d’elle. Elle déglutit et humecte ses lèvres oubliant un instant la coupure qui s’y trouve et qui lui provoque une légère grimace de douleur. Elle finit cependant par se retourner vers lui parce qu'elle ne peut décemment pas lui répondre sans lui faire directement face.

« J’ai pas envie que tu m’aides d’accord, j’ai jamais dit que tu n’avais pas été là, je sais très bien tout ce que tu as pu faire pour moi mais ce temps-là il est révolu Dorian tu m’entends, parce que t’es plus celui qui partage ma vie d’accord, t’es plus personne et d’autres que toi peuvent m’aider…j’ai pas besoin de prince charmant, j’ai pas non plus besoin de toi pour t’occuper de moi. » Ses mots elle les dits, elle les pense aussi, en tous les cas un minimum mais ses mots la brisent aussi un peu plus à mesure qu’elle les laisses s’échapper…Cette journée n’aurait pas pu être plus difficile même en s’y efforçant, cela lui semblait impossible.

« Apparemment j’ai juste besoin d’un médecin pour aujourd’hui alors fait ce pour quoi tu es venu et la prochaine fois laisse-moi me débrouiller. Je m’en sors très bien toute seule. »

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MessageSujet: Re: 02. The dog is black #carter&dorian Lun 9 Juin - 16:42

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« J’ai pas envie que tu m’aides d’accord, j’ai jamais dit que tu n’avais pas été là, je sais très bien tout ce que tu as pu faire pour moi mais ce temps-là il est révolu Dorian tu m’entends, parce que t’es plus celui qui partage ma vie d’accord, t’es plus personne et d’autres que toi peuvent m’aider…j’ai pas besoin de prince charmant, j’ai pas non plus besoin de toi pour t’occuper de moi. »
Dorian ne se prive pas de lever les yeux au ciel, arborant une expression blasée au possible. Elle ne le voit pas faire de toute manière, elle est trop occupée à se montrer fuyante, sa nouvelle manière d’appréhender la vie apparemment ! Et en même temps, c’est tellement typique qu’il aurait presque pu scripter cette réplique !
« Oui, Hadley Wuornos n’a besoin de personne, c’est bien connu » ironise-t-il avec écœurement, à voix basse.
Elle l’a entendu, il n’en doute pas, mais elle ne réagit pas comme il l’aurait finalement espéré. Parce qu’à choisir, il préfère la haine à l’indifférence. Il déteste ce ton détaché qu’elle prend, cette manière qu’elle a de ne pas le regarder dans les yeux, comme s’il ne le méritait même pas. Hadley le rend tout simplement dingue. Dorian ne sait plus à quoi s’attendre, ne sait plus ce qu’il veut obtenir d’elle et se sent totalement impuissant et perdu.
Non, en vérité, il se sent blessé par les propos qu’elle vient de tenir. Pourtant, une part de lui a l’impression qu’elle essaye de se convaincre elle-même autant qu’elle tente de le convaincre lui. Une part de lui est persuadée que cette attitude et ses répliques vexantes ne sont que ça. De la comédie, de la fierté. Mais ça reste douloureux à recevoir et il la sait assez butée pour s’en tenir à son rôle de femme forte, indépendante et qui en a terminé avec lui.
Pourtant c’est faux. C’est ce qu’il a envie de lui hurler et qu’il lutte pour garder pour lui. Il a envie de l’attraper par les épaules et de la secouer en lui hurlant qu’elle ment, qu’elle se ment à elle-même et qu’elle est en train de leur faire mal à tous les deux inutilement. Il en est convaincu. Il faut qu’il le soit… Sinon à quoi bon ?
 
« Apparemment j’ai juste besoin d’un médecin pour aujourd’hui alors fait ce pour quoi tu es venu et la prochaine fois laisse-moi me débrouiller. Je m’en sors très bien toute seule. »
Il serre les dents, serre les poings. Dorian veut protester, se battre, s’expliquer, mais il ne fait rien d’autre que la contempler. Il sait que la meilleure des choses à faire pour l’épargner elle : c’est de la laisser filer, de faire comme s’il croyait à son petit discours, de considérer que d’autres vont la rendre plus heureuse que lui et de simplement faire ce pour quoi on l’a appelé. Mais et lui ? Est-ce qu’il n’a pas suffisamment sacrifié pour exiger plus que ce qu’elle veut bien lui donner ce soir ? Est-ce que savoir que d’autres vont la combler à sa place et qu’elle sera certainement bien portante encore des années est son lot de consolation, gentiment offert par Grayson ?
Le souci, c’est qu’elle n’est PAS comblée à l’heure actuelle ! A l’heure actuelle, elle a le corps en miette et le cœur en lambeau. Dorian sait qu’il est en partie responsable mais ce qu’il sait surtout, c’est qu’il a les moyens de la réparer. Il a les moyens mais il ne peut pas les utiliser parce qu’elle ne le laisse pas faire… Et parce qu’une part de lui n’arrête pas de lui hurler de faire demi-tour et de lui foutre la paix.
C’est insupportable.

« J’ai presque terminé avec ton arcade. T’auras sans doute une petite cicatrice. je vais m'assurer que tu n'as rien de casser » finit-il simplement par lâcher, d’une voix un peu éraillée par l’émotion.  
Il se remet ensuite au travail, en silence, maudissant sa proximité avec Hadley. Il sent son parfum. Il sang l’odeur du sang, de la sueur, mais il s’en délecte aussi. Parce qu’il aime Hadley dans sa globalité, dans tout ce qu’elle est et ce qu’elle n’est pas. Il fait son travail en essayant de ne pas se dire que c’est un moyen comme un autre de continuer à faire partie de sa vie. Ca n’est pas la partager, mais c’est quand même bien. Il ne faut pas qu’il se raccroche à ce genre de chose, c’est stupide et douloureux. Il faut qu’il arrête de penser.
Alors il se répète les étapes qu’il a suivies lors d’une intervention bénigne réalisé durant sa dernière garde à l’hôpital de Trimble. Il en vient à penser à Evan, sans trop savoir pourquoi. Evan dont le corps a été retrouvé la veille, à Grayson… Est-ce que Carter le connaissait ? Est-ce que c’est pour cette raison qu’elle s’est laissée aller à se battre en pleine rue aujourd’hui ? Est-ce qu’il est en droit de lui poser la question ? Et qu’est-ce que ça veut dire ? Qu’est-ce que ça veut dire pour eux tous ? Est-ce que c’est le début d’une nouvelle série de disparitions et autres accidents ? Est-ce qu’il va devoir…
Dorian abaisse ses mains et ferme les yeux quelques secondes pour s’empêcher de divaguer. Il a la nausée. Il prend une longue inspiration et puis expire lentement par la bouche, comptant jusqu’à cinq.
C’est à ce moment que quelques coups sont frappés à la porte.
« Tout va bien là-dedans ? » demande William, sans oser pénétrer dans le local.
« Tout va bien » confirme-t-il en croisant un instant le regard d’Hadley. Il ne cherche pas à la ménager. Son regard est dur, un peu accusateur. Elle lui a fait mal et elle l’a fait exprès… « J’ai terminé avec ton visage. Tu veux bien soulever ton tee-shirt et me montrer tes côtes ? »


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MessageSujet: Re: 02. The dog is black #carter&dorian Lun 9 Juin - 22:33

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« Oui, Hadley Wuornos n’a besoin de personne, c’est bien connu »
Il l’agace, il ne comprend pas ce qu’elle essaye de lui dire enfin de son point de vue c’est surtout qu’il ne VEUT pas comprendre, il est buté tout comme elle peut l’être à la différence qu’ils vont tous deux dans des directions diamétralement opposées. Le dialogue est de toute façon impossible, ils n’y arriveront jamais c’est évident et ca ils ne veut visiblement pas l’entendre sinon il ne serait pas là ce soir. Elle braque son regard sur lui, la mâchoire serrée par la colère, elle n’a même plus envie d’essayer, elle a juste envie de le voir s’éloigner encore une fois…peu importe que cela lui soit difficile ou non, si ce qu’il faut c’est le pousser à bout pour que la distance vienne de lui alors c’est ce qu’elle fera… alors elle termine son laïus, réponse ultime a son discours qui lui a serrer le cœur et fait battre les tempes de colère une minute auparavant. Il ne répond pas, il se contente de la regarder avec cet air à la fois brisé et plein de défi, elle se sent un peu stupide, un peu perdue et très certainement impuissante.

Carter se sent complètement tiraillé, une partie d’elle-même n’a pas envie de lui faire du mal, voir la peine qu’elle peut lui infliger se refléter dans son regard est une torture, elle ne l’a que trop bien connue pour ne pas s’en rendre compte ou pour fermer les yeux sur cette vision et ce réflexe stupide de vouloir enrouler ses bras autour de son cou pour se blottir contre lui et absorber ce qui le touche dort encore au creux de son ventre elle le sent en ce moment même mais lorsque la seconde d’après elle se souvient de l’impression de vide et d’étouffement qu’elle a ressenti quand il est parti, quand il l’a laissé derrière lui comme si elle n’avait jamais rien été de plus qu’une passade, qu’une occupation provisoire alors elle ne peut s’empêcher de se dire que ce n’est que peu de chose comparer à ce qu’elle a dû traverser…il y survivra…

« J’ai presque terminé avec ton arcade. T’auras sans doute une petite cicatrice. je vais m'assurer que tu n'as rien de casser » Elle ne répond plus et se contente de hocher la tête, il se remet comme il le dit au travail et elle essaye de se concentrer sur tout autre chose, il ne lui faut qu’à peine une minute pour refaire l’entièreté de la journée dans sa tête, elle sait qu’elle ne pourra probablement pas sortir de cet endroit avant demain et que quand ce sera le cas, la moitié de la ville sera déjà au courant de ce qui s’est passé entre elle et la cousine de la bien-aimée Lucinda Redd, pas besoin d’être devin pour savoir que Carter serait encore présenté comme la sale gamine du coin, a moins que certains d’entre eux ne connaissent déjà Bonnie et soient prêt à reconnaître quelle n’était en rien semblable à sa respectable cousine. Il y avait bien évidemment peu de chances que cela se produise. La jeune femme eut une pensée pour Alexander et se demandait comment il allait réagir, probablement mal, elle sait qu’à sa place elle n’aurait pas apprécié de se retrouver entre deux feux de cette façon, face à cette constatation elle prit la résolution de l’appeler dès le lendemain matin pour lui donner sa version des faits avant le reste de la ville et ainsi éviter une situation qui ne soit plus compliquée qu’elle ne le devrait. Les gestes de Dorian sont précis et minutieux mais il finit par appuyer là où il ne faut pas et elle tressaute, cette furtive douleur la ramène au moment présent et à celui qui lui fait face, elle ferme les yeux et prend une profonde inspiration, elle est épuisée et pourrait presque s’endormir ce n’est finalement que lorsqu’elle sent les mains de son ex-fiancé se détacher de son visage qu’elle rouvre les yeux, Dorian ne semble pas très bien…elle s’apprête à lui demander ce qui se passe lorsque quelques coups résonnent de l’autre côté de la porte et attirent son attention tout comme la sienne.

« Tout va bien là-dedans ? »
« Tout va bien » réponds Dorian juste après avoir croisé son regard, cette fois-ci il est froid et dur et lui glace littéralement le sang, les pas de William s’éloignent de la porte sans qu’il n’ait ajouté un mot, de son humble avis il n’avait pas envie de se retrouver au milieu de la pagaille qu’il avait involontairement ou non provoquée.

« J’ai terminé avec ton visage. Tu veux bien soulever ton tee-shirt et me montrer tes côtes ? » L’idée ne lui plaît pas beaucoup, elle est particulièrement mal à l’aise à l’idée de se déshabiller même en partie en face de lui, ce qui pourrait sembler ridicule, ce n’était après tout pas comme si il ne connaissait pas par cœur les moindres détails de son corps.  Malgré cela elle n’émit pas un seul mouvement dans cette direction avant une bonne poignée de secondes puis finalement elle attrapa le bas de son t-shirt entre ses doigts et entreprit de le remonter avant de s’arrêter net, elle allai lui demander si cela était vraiment nécessaire mais se retient au dernier moment, se doutant pertinemment de la réponse qu’il allait lui faire. Elle continua donc à relever le tissu dévoilant son ventre et ses sous-vêtements à son ex petit-ami, le geste lui arrachant un gémissement de douleur, qu’elle essaya de retenir entre ses dents.

Dorian l’air sérieux lui adressa un regard avant de se rapprocher pour exercer de légères pressions sur ses côtes afin de vérifier leur état, elle leva sa tête vers le haut essayant de se focaliser sur la lumière qui émanait du plafond plutôt que sur le contact de ses mains sur elle, ce qui n’était en soi pas si facile que ça. Elle pouvait sentir son cœur s’emballer progressivement et priait intérieurement pour qu’il ne s’en rende pas compte…cette réaction physique était en totale contradiction avec ce qu’elle pouvait dire et afficher jusqu’ici mais lorsque il appuya sur une de ses côtes visiblement endommagée elle se contracta presque instantanément de douleur et posa dans un réflexe soudain sa main sur la sienne, plongeant son regard dans le sien et resta comme figée dans cette position.

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MessageSujet: Re: 02. The dog is black #carter&dorian Mar 10 Juin - 11:54

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Dorian essaie de garder un ton détaché en formulant sa demande, mais il n’en mène pas large. Il sait ce qu’il est en train de demander à Hadley de faire et est mal à l’aise à l’idée de la voir se dénuder devant lui. Certainement pas autant que la jeune femme elle-même, mais quand même… Il a besoin de l’examiner et si elle lui en laisse l’occasion, le jeune homme se montrera professionnel jusqu’au bout… Mais il n’insistera pas si elle refuse de le faire. En revanche, il la contraindra à aller faire un tour du côté des urgences de Trimble. Pas question de laisser Clyde Redd l’examiner. Il est vétérinaire, pas médecin, et il serait temps que tout le monde s’en rende compte et cesse de faire appel à ses services. Et hors de question de contacter sa belle-sœur, Lucinda. Pas après ce qu’elle a osé dire lors de leur dernière entrevue…
Dorian guette la réaction de son ex fiancée, retenant son souffle sans même en avoir conscience. Il ne veut pas penser à ce que ça va lui faire de la voir à nouveau lui révéler ses formes. Il imaginait cette scène dans un tout autre contexte, pour être honnête, mais il ne doit pas penser à ça maintenant. Ce n’est ni le lieu, ni le moment. Il est médecin et elle est sa patiente.
Elle n’est pas la femme de ses rêves, celle sur laquelle il n’a jamais cessé de fantasmer malgré les années et la distance. Elle n’est pas la gamine qui l’a reçu avec un bon coup de poing quand il a été chargé de la baby-sitter, celle qui gloussait dans ses bras pendant qu’il la dévorait de baisers. Elle n’est pas la Hadley à qui il a maladroitement passé une bague au doigt en étant un peu pompette, pas celle à qui il a tenu les cheveux au-dessus de la cuvette quand elle était malade. Elle n’est pas sa Hadley et ne le sera peut-être plus jamais. Il faut qu’il reste concentré. Mais c’est difficile.
Les battements de son cœur s’affolent un peu dans sa poitrine pendant que Carter révèle la sienne.

Et tout à coup, la colère qu’il a pu éprouver contre elle change de cible. Celui qui a osé lui infliger ces marques va le lui payer. Il s’était juré de se montrer professionnel et d’examiner à la fois Carter et son adversaire, mais il y renonce à cette seconde. Hors de question de venir en aide à la personne qui  est responsable de ce carnage. Il a mal pour elle. Au moins, se concentrer sur les hématomes inquiétants de la brune lui évite de réellement songer au fait qu’elle vient de se déshabiller face à lui.
Il lève un instant les yeux vers son visage, encore grimaçant pour contenir la douleur, pour croiser le regard d’Hadley. Il est tout de même encore un peu fâché après elle, parce qu’il se doute qu’elle n’a certainement rien fait pour tempérer la situation. Elle a dû foncer tête baissée dans les ennuis, comme à son habitude…
Après cela, il se met au travaille, la palpe pour s’assurer que les dommages internes ne sont pas trop importants. Il aimerait lui faire faire des examens plus poussés, histoire d’être certain qu’elle ne souffre pas d’une hémorragie interne, mais pour le moment, il va se contenter de ses mains. Elle se raidit à son contact, mais il poursuit sans un mot.
Jusqu’au moment où elle l’en empêcha, saisissant tout à coup sans main en cherchant à croiser son regard. Il s’immobilise et se soumet à l’emprise de ses grands yeux chocolats, braqués dans ses prunelles claires.

Son cœur manque un battement et, la bouche entrouverte, il respire un peu plus fort, tout comme Hadley. Ils se fixent en silence durant un long moment, sa main près de sa poitrine, celle d’Hadley par-dessus. Dorian finit par oublier où ils se trouvent, oublier le contexte de leur rencontre et de leur proximité. Parce que ça n’a plus d’importance.
Il n’y a qu’elle et lui. Elle et lui contre Grayson et le reste du monde. Elle et lui envers et contre tout. C’est comme ça que ça doit se passer. Les cinq années qui viennent de s’écouler ne représentent plus rien. Elle a l’air fatiguée, elle a été amochée par la vie et lui aussi s’est un peu écorché, mais ils sont toujours les mêmes. Elle doit le savoir. Lui, il le sait. Il sait que c’est bien. Il sait que ce qui est en train de se passer est juste. C’est comme si le rouage qui avait été perdu ces dernières années venait de réintégrer sa place… Le monde tourne à nouveau rond.

Carter l’arrache brusquement à sa torpeur. Dorian s’écarte dans un sursaut, réalisant qu’il s’apprêtait à venir embrasser les lèvres tuméfiées d’Hadley. Elle relâche sa main sèchement et il lève les bras au ciel, en signe de paix, se relevant maladroitement de son tabouret.
« Désolé ! Excuse-moi, je sais pas… J’aurai pas dû faire ça. C’était stupide ! »
Mais elle ne l’écoute pas vraiment et est déjà en train d’essayer de se couvrir le torse à l’aide de son teeshirt.
Quel con, putain !
« Hadley, excuse-moi. J’ai dérapé. Laisse-moi terminer, s’il te plait, ça ne se reproduira plus. Je sais pas ce qui m’a pris » ment-il effrontément.
Mais ils savent tous les deux ce qui lui a pris. Et ils savent que si elle lui en avait laissé l’opportunité, il l’aurait embrassée à pleine bouche. Et alors que se serait-il passé ? Est-ce qu’elle l’a repoussé parce qu’elle a tourné la page ou parce qu’au contraire, elle avait peur d’avoir trop envie de rouvrir le livre de leur histoire pour continuer à l’écrire ?
« Hadley, tu as un hématome de la taille d’un ballon de football américain et des côtes fêlées, laisse-moi regarder… »


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MessageSujet: Re: 02. The dog is black #carter&dorian Mar 10 Juin - 21:45

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Dorian se fige à son tour lorsque la douleur la pousse à l’arrêter brutalement dans son examen, il reporte son regard sur le sien et cesse de bouger, il ne dit pas un mot, il n’en a surement pas besoin pour comprendre qu’il a appuyé là où ça fait mal et cela dans bien des sens. Il lui fait mal physiquement mais aussi dans ses sentiments, parce qu’elle se sent sombrer secondes après secondes, complètement égarée dans le flot de pensées qui la submerge. L’épuisement qui lui retombe dessus ne l’aide pas vraiment à se contrôler ou même à se concentrer, elle s’agace intérieurement contre elle-même de ne pas être indifférente à son contact, de ne pas donner le change face à lui et surtout d’avoir cette boule dans la gorge dont elle n’arrive pas à se débarrasser. La jeune femme ne saurait vraiment expliquer ce qui se passe à ce moment-là mais son esprit semble s’éteindre pendant de longues secondes, son souffle s’accélère et elle a envie de s’effondrer là maintenant, tout de suite, comme ça…sauf qu’elle ne le peut pas, elle l’a déjà bien trop fait dans le passé et se conditionne maintenant à ne jamais craquer et à tout renflouer sous des couches d’indifférence montées de toute pièces. C’est une façon comme une autre de se blinder contre tout ce qu’elle a dû affronter depuis sa plus tendre enfance, elle n’a pas été épargner c’est vrai mais, elle a pris pour partie de se dire que d’autres ont eu encore moins de chances qu’elle, son ami Hunter en est un parfait exemple…elle ne veut plus se donner le droit de craquer comme elle a pu le faire dans le passé parce que contrairement à ce que l’on pourrait penser évacuer son chagrin et sa douleur ne l’a pas aidé une seule seconde, cela n’a fait que l’enfoncer un peu plus profondément encore dans l’abîme de solitude qu’elle pensait mérité.

Elle avait cru que les choses allaient s’arranger avec le temps, à force d’entendre tout le monde dire que le temps était une solution immuable mais ils se voilaient la face tout autant qu’ils étaient et elle l’avait bien compris à présent parce que si le temps lui avait laissé croire qu’elle s’était remise de sa rencontre avec Dorian Spelling, le présent lui avait renvoyé cette vérité comme un mensonge en pleine figure et autant dire que le retour de flamme était particulièrement difficile à accepter et on ne peut plus douloureux, surtout maintenant. Parce que la latence de cet instant lui permettait de se rendre pleinement compte qu’elle n’avait fait le deuil de cette relation et qu’elle n’avait pas autant de force qu’elle voulait bien le penser ou le laisser croire, parce que la faiblesse de son état laissait des pensées qu’elle se refusait totalement prendre possession de son esprit, parce que quand il s’était approché d’elle elle n’avait pas reculé…elle n’avait pas esquissé le moindre mouvement parce qu’une partie prédominante d’elle voulait sans doute que cela arrive.

Mais parce qu’elle était Carter et qu’elle était au final pleine de ressources inattendues, sa conscience réagit soudainement à sa place et repousse violemment Dorian, le regard assassin et les mâchoires crispées au possible, elle est incapable d’émettre le moindre mot, elle relâche brusquement sa main et l’envoie valser contre son torse. Le médecin reste un instant interdit comme si il n’était pas conscient de ce qui venait de se passer mais la colère brûle à présent les tempes de la jeune femme qui se sent complètement flouée, il lui avait assuré être là pour l’aider, il lui avait envoyé son blabla de professionnel a la tronche quant au final tout ce qu’il avait su faire c’était d’essayer de tirer avantage de la situation et de l’abattement dans lequel elle se trouvait et ça la mettait complètement hors d’elle-même.

Il s’était subitement réveillé et s’était redressé presque instantanément levant ses mains comme pour se défendre mais elle ne voyait rien, aveugler par la colère et la déception.

« Désolé ! Excuse-moi, je sais pas… J’aurai pas dû faire ça. C’était stupide ! »

Elle remet prestement son t-shirt en place sans demander son reste, elle est un peu blessée dans son égo sans vraiment savoir pourquoi, peut-être parce qu’elle n’était pas vraiment loin de se laisser allez et de se laisser faire, elle se sentait un peu idiote mais c’était plus facile de rejeter la faute sur lui et lui seul que d’affronter ses doutes et les questions qui allaient avec.

« Ouai stupide c’est le mot…c’est quoi que tu disais que t’était pas là pour me peloter ? »
Elle se lève pour s’éloigner autant qu’elle le peut de lui mais le geste est un peu brutal et lui arrache un gémissement de douleur, elle rabat son bras contre ses côtes meurtries comme pour maintenir la douleur et l’empêcher de se répandre dans le reste de son corps mais ce n’est pas vraiment marqué par le succès. Elle passe à côté de lui et le bouscule sans ménagement avant de se retourner lorsqu’elle l’entend lui dire que ça ne se reproduira pas et qu’il ne sait pas ce qu’il lui a pris, la blague, non seulement il n’avait aucune parole mais en plus de ca il était incapable d’assumer ses actes, ça la rendait encore plus folle de rage. Toutes ses pensées étaient maintenant dirigées dans cette direction, les sentiments et les sensations dont elles s’étaient rappelées encore quelques secondes auparavant s’étaient évanouie aussi sûrement que ses lèvres avaient tenté de rejoindre les siennes.

« Hadley, tu as un hématome de la taille d’un ballon de football américain et des côtes fêlées, laisse-moi regarder… »

« T’espère quand même pas que je vais te laisser t’approcher de moi Dorian…Putain mais pourquoi t’étais obligé d’essayer de profiter de la situation hein ? Tu me prends pour qui ? Pour une de ces pétasses qui se sentent plus à la vue d’une blouse ? » Elle parle, elle s’agite, elle continue de malmener ce corps qui ne va bientôt plus pouvoir la maintenir debout, de grands coups d’électricité semblent la traversée et bien que la douleur soit intense, elle ne l’affiche plus vraiment, à la place elle agite ses bras et le rouge lui monte aux joues.

« Tu me toucheras plus, c’est terminé, tu m’entends : terminé. »
Elle se met à rire l’espace d’une seconde, un rire un peu brisé et forcé, un rire qui l’empêche sans doute de se mettre à pleurer. « J’ai bien failli croire que t’étais juste là pour faire ton boulot, que tu voulais juste m’aider mais en réalité tout ce qui t’intéresse c’est…laisse tomber ! Je vais retourner dans ma putain de cellule, ce sera toujours mieux que de passer une seconde de plus avec toi. »


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MessageSujet: Re: 02. The dog is black #carter&dorian Mer 11 Juin - 9:38

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The dog is black

Il ne sait pas si c’est le trop plein d’émotions, la fatigue due à sa garde ou simplement sa fierté qui entre en ligne de compte et le fait réagir de cette manière, mais lorsque Carter se révolte, Dorian voit rouge. Il n’aurait jamais dû essayer de l’embrasser, c’est un fait, et ça pour plusieurs raisons évidentes : ce n’est pas professionnel, ça le fait passer pour un pervers profiteur, et pour finir, il était certain que les choses allaient mal tourner… Rien que pour cette dernière raison, Hadley devrait se douter qu’il n’a rien prémédité, non ? Elle sait qu’il n’est pas un débile mental (ou du moins il l’espère) et qu’il ne commettrait jamais un faux pas aussi évident simplement pour satisfaire une envie longtemps refoulée. Il n’aurait jamais pris un tel risque en connaissance de cause, juste pour goûter à nouveau ses lèvres et il n’aurait jamais profité d’elle sciemment !
Mais apparemment, elle n’a pas envie de voir plus loin que le bout de son nez ce soir, et pas envie de lui trouver la moindre excuse. Mais ça, ça ne date pas de ce soir. Et qu’est-ce qu’elle fait de sa propre attitude ? De cette façon qu’elle a eu à deux reprises de prendre sa main dans la sienne et de plonger son regard dans le sien, arborant cet air si vulnérable, si… Mais Dorian sait qu’il ne vaut mieux pas aller par là. S’il commence à accuser la tension entre eux et à sous entendre qu’elle l’a plus ou moins aguichée, il finira par donner raison à tous les violeurs et obsédés du coin d’agir à leur guise en rejetant la faute sur ces aguicheuses de saleté de bonnes femmes.
N’empêche qu’il a cru que c’était ce qu’elle voulait à cette seconde… Ou peut-être pas. Dorian n’en sait rien, il ne réfléchissait pas vraiment au moment où c’est arrivé, il n’avait même pas conscience de ce qu’il était en train de faire. Ca a été comme un vieux réflexe… Comme si son corps avait pris le pas sur son cerveau pour répondre de lui-même, par instinct, à la proximité d’Hadley.
Quand il aura décoléré, certainement qu’il se mettra à sa place, de la jeune femme et se sentira affreusement coupable, mais pour l’instant, il se sent blessé et las.

« T’espère quand même pas que je vais te laisser t’approcher de moi Dorian…Putain mais pourquoi t’étais obligé d’essayer de profiter de la situation hein ? Tu me prends pour qui ? Pour une de ces pétasses qui se sentent plus à la vue d’une blouse ? »
Ca l’agace prodigieusement qu’elle lui sorte un truc pareil ! Il n’a pas délibérément profité de la situation, mais comment lui faire comprendre ? Elle n’écoute rien de ce qu’il peut dire et, après ce qu’il vient de faire, il y a peu de chance qu’il parvienne à s’attirer à nouveau ne serait-ce qu’une once de confiance ou de crédibilité de sa part…
« J’porte même pas de blouse » s’entend-t-il répliquer d’un ton boudeur, comme si c’était l’argument ultime.
Elle lui fait perdre ses moyens et sa dignité par la même occasion… C’est affreusement frustrant !
« Tu me toucheras plus, c’est terminé, tu m’entends : terminé. »
Ca pour l’entendre, il l’entend. William et Joan aussi ne doivent rien manquer du spectacle, vu l’épaisseur des murs. Et comme s’il ne se sentait pas assez humilié, la voilà qui se met à rire mesquinement. Le genre de rire qui pourrait parfaitement sortir de la bouche d’une adolescent qui vient de refuser au loser du lycée de l’accompagner au bal de promo et vient de ruiner sa vie (ou du moins c’est l’effet que ça produit à cet âge).
« J’ai bien failli croire que t’étais juste là pour faire ton boulot, que tu voulais juste m’aider mais en réalité tout ce qui t’intéresse c’est…laisse tomber ! Je vais retourner dans ma putain de cellule, ce sera toujours mieux que de passer une seconde de plus avec toi. »
Mais avant qu’elle ait pu le dépasser pour mettre ses menaces à exécution, Dorian se déporte de manière à lui barrer la route. Et puisqu’elle refuse tout contact, elle aura bien du mal à se frayer un chemin jusqu’à la porte…
« Arrête ! Arrête de me faire passer pour ce que je n’suis pas ! » l’accuse-t-il avec une colère mal contenue. « Pourquoi est-ce que tu ne peux pas me laisser rien qu’un peu de crédit, hein ? Comment tu veux que je ne fasse pas la moindre connerie alors que tu me laisses si peu d’espace pour manœuvrer ? Je ne suis pas un type parfait, Hadley ! Je n’ai aucune solution miracle, je n’ai pas de mode d’emploi intégré pour savoir comment me comporter avec toi et tu me rends complètement dingue ! Est-ce que tu as essayé de te mettre à ma place une petite seconde ? Rien qu’une putain de petite seconde, Hadley » jure-t-il, le visage rougi par la colère et l’insatisfaction de ne pas réussir clairement à faire passer ses idées et lui exposer ce qu’il ressent. Encore que quelque chose lui dit qu’il s’y prend mal et qu’Hadley n’en a rien à faire de ce qu’il peut éprouver… Elle veut se venger après tout, non ? Elle a cinq à lui faire payer et pourquoi se priverait-elle ? C’est certainement ce qu’elle se dit… « Je ne suis pas venu pour faire ça, ça s’est juste fait ! Dire que je n’y ai jamais pensé serait mentir parce que tu sais ce que j’éprouve pour toi et je pense à nous constamment depuis mon départ ! Mais je ne suis pas venu pour CA, Hadley ! Pourquoi est-ce que tu ne peux même pas m’accorder le bénéfice du doute ? Ca ne t’arrive jamais à toi de te tromper, de déraper ? Le simple fait qu’on soit là et que tu sois dans cet état prouve que ça t’arrive ! La différence, c’est que moi je t’ai pas jugée en me basant sur ce détail. J'en ai assez de m'excuser constamment ! Je suis fatigué de me sentir coupable dès que j'me trouve près de toi et... »

Des coups sont à nouveau frappés à la porte mais cette fois, William ne se contente pas de les héler depuis l’autre côté. Il ouvre la porte et pénètre dans la pièce. Peut-être pour éviter qu’ils se donnent davantage en spectacle, ou peut-être parce qu’il a peur que les choses dégénèrent et que ça lui retombe dessus. Peu importe.


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MessageSujet: Re: 02. The dog is black #carter&dorian Mer 11 Juin - 23:45

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« J’porte même pas de blouse »

Elle lève les yeux au ciel et prend une inspiration, elle a vraiment l’impression qu’il se moque d’elle, c’est tout ce qu’il trouve à répondre sérieusement ? Elle n’est même plus sûre de savoir qui se trouve en face d’elle, l’homme qui lui fait face, elle ne le reconnaît pas en cet instant, il a tout de celui qu’elle a connu et aimé mais sa façon d’agir ne lui semble pas naturelle, quelque chose ne colle pas avec ce qu’elle pensait savoir de lui, elle ne le connaît plus, la triste vérité est là. Elle chasse cette idée pas parce qu’elle ne veut pas y trouver de réponse mais parce qu’elle n’arrive pas à se concentrer sur quoi que ce soit d’autre que sa colère et sur les mots qui sortent de sa bouche sans même qu’elle ai eu besoin de les agencer dans sa tête. Elle ne veut pas qu’il l’approche, elle ne veut plus envisager de proximité quelle qu’elle soit avec lui parce qu’elle se sent trahie. Alors elle le lui envoie violemment en pleine figure, plus que ses mots, plus que le ton qu’elle emploie ou la sonorité de ses cries qu’elle ne contrôle plus vraiment c’est son regard qui en dit encore bien plus. Il ne peut plus faire autrement que de voir, que de comprendre ce qu’il vient de provoquer. Il reste silencieux face a son discours assassin, l’air un peu dépassé par les évènements, c’est cet air en particulier qui l’agace, à tel point qu’elle n’attend pas plus longtemps avant de faire volte-face et de se diriger vers la sortie avec pour ferme intention de renier l’existence de son ex-fiancé et cette fois-ci pour de bon, il était hors de question d’avoir à faire face à ce genre de situation de nouveau, c’était trop éprouvant et trop douloureux quoi qu’elle puisse laisser penser à cet instant précis.

Mais contre tout attente, Dorian finit par sortir de sa stupeur et vient se positionner aussi rapidement qu’il le peut entre elle et la porte, l’empêchant alors de quitter les lieux.
« Arrête ! Arrête de me faire passer pour ce que je n’suis pas ! »
Elle s’arrête et le regarde, tout ce qu’il peut certainement lire sur son visage c’est un agacement certain et du dépit, elle hoche la tête a la négative et il continue son laïus interminable. Pour peu il laisserait presque entendre que c’est de SA faute, il a du culot elle doit le reconnaître mais il le laisse percevoir au moment le moins opportun, elle n’est clairement pas en état de recevoir quelconque informations, elle est complètement aveuglée par la colère, la frustration et la douleur qui creuse sa poitrine, celle qui ronge ses côtes ne lui semble alors qu’un vague souvenir. Se mettre à sa place ? non ce n’est pas quelque chose qu’elle a eu le loisir de faire parce qu’elle en est tout simplement incapable parce qu’elle ne peut pas occulter sa propre personne dans cette histoire, parce qu’elle ne pourra jamais comprendre Dorian pour la simple et bonne raison qu’elle ne sait plus du tout a quel certitudes se vouer, elle est incapable de déterminer ce qui est vrai, ce qui n’a été que jeu et mensonge et de ce fait elle ne sait plus qui il est, elle ne sait plus ce qu’ils ont été dans leur globalité parce que de son côté à elle, elle n’a jamais prétendu, n’a jamais changé sa trajectoire et s’est toujours tenue aux promesses qu’elle avait pu lui faire. Alors non elle ne s’était pas mise à sa place et ce n’était pas quelque chose qu’elle pouvait faire, parce qu’elle n’en avait pas les éléments indispensables, elle ne pouvait pas remettre les pièces du puzzle en place toute seule et cela il ne semblait même pas s’en rendre compte. Une pensée vint scinder les réflexions qui fusaient dans son esprit mais qu’elle ne dévoilaient pas à son ex-fiancé, s’était-il lui-même mis à sa place ? il pensait savoir de quoi il en retournait, ce dont il était coupable mais s’était-il seulement demandé s’il avait toutes les cartes en main pour cela ? probablement que non car c’était tout bonnement impossible, il n’en avait pas la moindre idée.

« Je ne suis pas venu pour faire ça, ça s’est juste fait ! Dire que je n’y ai jamais pensé serait mentir parce que tu sais ce que j’éprouve pour toi et je pense à nous constamment depuis mon départ ! Mais je ne suis pas venu pour CA, Hadley !... »

Elle le savait, oui elle ne pouvait pas prétendre le contraire, tout ce qu’il avait fait, tout ce qu’il avait dit depuis son retour allait dans ce sens et elle en était pleinement consciente et c’est aussi ce qui rendait les choses bien plus compliquées à gérer parce qu’il n’en démordait pas, parce qu’il s’accrochait à l’image qu’il avait gardé d’une relation qui pour elle n’avait plus la même saveur,  il l’avait ternie, abîmé et lui avait fait perdre de sa valeur en partant et en mentant parce qu’elle, elle savait que derrière cette fuite se cachait quelque chose…des idées certainement non assumées, des non-dits et du mensonge qu’il soit par omission ou délibéré. Ainsi du point de vue clairement altéré de la brune les sentiments qu’il pensait avoir n’avaient pas plus de sincérité que celle qu’il avait donnée à leur relation.

« …Pourquoi est-ce que tu ne peux même pas m’accorder le bénéfice du doute ? Ca ne t’arrive jamais à toi de te tromper, de déraper ? Le simple fait qu’on soit là et que tu sois dans cet état prouve que ça t’arrive ! La différence, c’est que moi je t’ai pas jugée en me basant sur ce détail. J'en ai assez de m'excuser constamment ! Je suis fatigué de me sentir coupable dès que j'me trouve près de toi et... »

Elle avait eu tellement de temps pour se poser des milliers de questions, pour refaire en long, en large et en travers tout ce qui avait bien pu se passer, ce qu’elle avait pu faire ou ne pas faire, qu’elle en était arrivé à  se monter la tête, à trouver un sens à tout et n’importe quoi mais ce genre de processus interminable, il n’avait pas eu à y faire face et n’était donc pas en mesure de le comprendre, quand bien même elle aurait eu l’envie de lui expliquer. C’est sans doute pourquoi elle n’avait pas eu ne serait-ce que la moindre intention de lui exposer, c’était peut-être là son plus grand tort. Sa dernière phrase eut un peu l’effet d’une bombe sur elle.

« ALORS ARRETE ! tu crois que je ne suis pas fatigué d’avoir à me rappeler à quel point tu m’as brisé le cœur, à quel point j’ai pu te pleurer et les milliers de messages que j’ai pu te laisser et auquel tu n’as jamais pris la peine de répondre ?? tu crois pas que je préférais laisser ça derrière moi, plutôt que de m’en souvenir à chaque fois que je te vois… »

Elle recula un peu mais n’eut pas le temps d’exorciser une quelconque réaction plus poussée des coups retentissent de nouveau contre la porte mais cette fois elle s’ouvre soudainement sur William qui affiche une mine presque aussi déconfite que la leur.

« Hum, je pense qu’il vaudrait mieux… »
Il ne sait pas trop quoi dire visiblement et pour être tout à fait franche, il vaudrait mieux pour lui qu’il fasse attention à ses propos car ni Carter, ni Dorian ne sont apparemment en état de relativiser ou d’être courtois.
« Vous avez fini ? »
La jeune femme jette un coup d’œil un peu déchirant à son ancien amant avant de se retourner vers William.
« Ramène-moi la-bas Will s’il te plait. »
« Je pensais que Dorian… »
« Ramène-moi. » Elle n’attend pas vraiment qu’il réponde et se plante devant Dorian pour qu’il la laisse passer, cette fois-ci il n’avait plus vraiment le choix.

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MessageSujet: Re: 02. The dog is black #carter&dorian Jeu 12 Juin - 11:22

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C’est un dialogue de sourds. Ils sont tous les deux trop submergés par leurs propres douleurs pour parvenir à être réellement attentif à celles de l’autre. Ils sont trop commotionnés, il y a eu trop de choses… Et Dorian doute à nouveau que chercher à percer les défenses de Carter pour l’atteindre et la toucher enfin soit une si bonne idée. Peut-être qu’il doit la laisser cicatriser et arrêter de s’épuiser à la tâche. Il a été relégué au rôle de couteau, remuant dans une plaie suintante, infectée… Il est peut-être temps qu’il arrête, même si ça veut dire que lui-même gardera des séquelles. Peut-être que c’est sa punition : de voir Carter guérir et être capable de marcher à nouveau quand lui restera cloué dans un fauteuil jusqu’à la fin de ses jours, prisonnier de son propre cœur défaillant, perclus de douleurs impossibles à soulager.  
« Hum, je pense qu’il vaudrait mieux… »
Dorian ne lui adresse pas un regard, continuant de fixer son ex-fiancée avec désarroi. Il ne sait plus contre qui il doit être en colère ou même s’il est censé l’être. Il veut la comprendre, se mettre à la place de Carter, mais s’il le fait, il perdra pied. Elle ne lui renvoie plus une belle image de lui-même… Autrefois elle le soutenait, il avait l’impression d’être un dieu à ses yeux et il l’était, tout autant qu’elle était le centre de son univers également. Et maintenant, ce qu’elle lui renvoie… Si Dorian se laisse aller à réellement se mettre dans sa peau, il se méprisera trop pour continuer à avancer, se battre ou même à respirer. Il sait qu’il ne supportera pas une immersion totale dans le cœur et l’esprit de la jeune femme. Parce qu’il sait à quel point il lui a fait du mal. Il l’a brisée.
Si un type avait infligé le quart de la souffrance qu’il lui a fait endurer au moment de son départ : Dorian l’aurait certainement défiguré à coup de poings. Il n’aurait pas supporté que quiconque lui fasse le moindre mal…
« Vous avez fini ? »
Hadley soutient son regard quelques secondes encore et le désarme tout à fait.
« Ramène-moi là-bas Will s’il te plait. »
« Je pensais que Dorian… »
« Ramène-moi. »
Elle s’avance et Dorian n’a pas d’autre choix que de la laisser passer en se sentant absolument minable. D’ailleurs, il détourne le regard et baisse les yeux quand elle passe finalement devant lui pour rejoindre l’adjoint du shérif. Elle quitte la pièce et Dorian s’y attarde encore quelques instants, sonné.
« Attends » hèle-t-il Will avant qu’il ait fait disparaitre Hadley derrière la porte menant aux trois cellules du poste. « Donne-lui ça. Pour la douleur… Surveille-la toute la nuit. Réveille-la toutes les heures pour, s’il y a le moindre… »
« Ouais, t’inquiète » le coupe-t-il, l’air penaud. L’air coupable. « Et tu veux pas jeter un œil sur l’autre ? Elle est dans un s… »
« Elle peut aller se faire foutre. » se surprend-t-il à répondre et penser. Comme il l’a dit, n’importe qui faisant souffrir Hadley ne méritait pas le moindre soin. NI son adversaire de la journée, ni même lui… « Appelle Clyde pour elle si ça te chante. »
« Et la prochaine fois… »
« Non, tu m’appelles moi. Clyde est vétérinaire au cas où tout le monde l’aurait oublié. Mais vu ce que cette fille lui a fait, c’est d’un véto qu’elle a besoin » conclut-il avant de glisser un tube de comprimés dans la main de William. « Pas de plus de deux toutes les quatre heures. Uniquement si la douleur est trop insupportable. Et je pense qu’elle l’est. Les côtes sont fêlées, pas cassées, mais ça va demander du ménagement et beaucoup de repos. Et même avec ça, ça va faire mal. »
Évidemment, c’est plus à Carter qu’il s’adresse. Elle ne se retourne pas pour l’écouter et continue à faire face à la porte qu’elle rêve certainement d’ouvrir elle-même pour lui échapper. Mais sans les clés que William a encore en main, ce sera difficile.
« Si tu as besoins de quoi que ce soit, tu m’appelles. Je ne pense plus réussir à dormir » ajoute finalement Dorian, avant de faire volte-face pour retourner dans la pièce qu’il vient de quitter, donnant ainsi son feu vert silencieux à l’adjoint pour exaucer les prières silencieuses de Carter.

Le médecin va récupérer sa mallette d’un pas lourd, se débarrasse du matériel qu’il a utilisé, range le reste et jette ses gants avant de sortir pour de bon de la pièce d’eau. Avant de rejoindre le hall, il jette un dernier regard accablé en direction de la lourde porte qui s’est refermée sur Will et Hadley, et puis se dirige d’un bon pas vers la sortie. Joan se tient près de la porte, l’air ennuyée.
Il lui adresse un simple signe de tête avant de sortir du bureau du shérif sans plus se retourner.
L’air frai lui fait un peu de bien et, une fois les quelques marches du perron descendues, Dorian s’immobilise et ferme les yeux, le visage tourné vers le ciel. Cette soirée a été un véritable fiasco. Mais il n’aurait pas pu refuser de venir apporter son aide. Si c’était à refaire, il referait la même chose. En évitant d’essayer de l’embrasser bien sûr…
« Dorian ? »
L’intéressé se retourne, surpris de trouver Joan dans son dos. Elle termine de passer une veste sur ses épaules et dégage ses longs cheveux bruns de son col.
« Qu’est-ce que tu veux ? »
« J’ai terminé ma journée et je voudrai faire un bout de chemin avec toi… »
« Je suis venu en voiture. »
« Tu veux vraiment aller t’enfermer dans ta voiture, là tout de suite ? » lui demande-t-elle d’un air entendu.
Et il réalise qu’effectivement, il n’a pas envie de reprendre le volant pour rentrer chez lui. Le silence se prolonge un peu et elle sort une lampe électrique de sa poche de manteau.
« Marchons un peu, tu veux bien ? »
« J’en sais rien, Joan… Je crois que j’ai envie d’être tout seul là. »
« N’importe quoi » rit-elle sans pour autant avoir l’air de se moquer de lui. « Je te laisse trente seconde pour ranger ta valise de Super Doc, et ensuite on va marcher. »
Et contre tout attente, il s’exécute. Il se muni lui aussi d’une petite lampe qu’il attrape dans sa boite à gant puis referme sa portière et se rapproche de la standardiste. Cette dernière attrape son bras et il la laisse faire, apparemment encore un peu sonné par son entrevue avec Carter. Ils marchent en silence durant quelques instants, jusqu’à ce que Dorian finisse par le rompre.
« Qu’est-ce que tu attends de moi au juste, Joan ? Est-ce qu’ils t’ont demandé de… »
« Personne ne m’a rien demandé de faire, Dorian. Je te l’ai dis l’autre fois : je veux simplement être ton amie. Je…je suis désolée que les choses aient tournées comme ça pour toi et que tu sois obligé de te battre si fort. Je sais ce que tu as fais et je sais pourquoi tu l’as fait et…et c’est la chose la plus courageuse qu’il m’ait été donné de voir. Je travaille dans une station de shérif censée produire des héros, mais tu ais le seul que je connaisse à en avoir réellement l’étoffe. »
« T’es sûr que c’était pas de la lâcheté ? Plus j’y pense, plus je me dis que j’ai simplement été le plus grand trouillard de l’histoire de Grayson… »
« C’est ce que tu penses ? Ou c’est ce que ses reproches incessant te font penser ? »
« Ne mêle pas Hadley à cette conversation » la prévient Dorian d’une voix plus lasse que réellement irritée.
« Alors je vais te donner mon avis à moi.  Et mon avis à moi, Dorian, c’est que tu es un garçon courageux et que tu mérites mieux que ce que ce village a à t’apporter… Tu t’es dressé quand tout le monde se taisait, tu as pris des risques… »
« Des risques inconsidérés. J’aurai pu tous les faire tuer. Et puis regarde où ça m’a mené ? La seule femme que j’ai jamais aimée me déteste, mon père est mort – très certainement à cause de moi – en étant persuadé que je le méprisais et ma mère…n’est plus que l’ombre d’elle-même » soupire-t-il, les épaules voutées, la tête basse.
Joan l’oblige à s’arrêter et vient se placer face à lui. Il peut voir la fumée blanchâtre de son souffle chaud disparaitre sur son torse et finit par relever les yeux pour croiser le sourire désarmant de la jeune femme. Il se tait et se met à chercher un peu de chaleur et de compréhension dans son regard et trouve exactement ce qu’il cherche. C’est ce qu’il attend de voir dans les yeux de Carter depuis son retour, en vain… La standardiste appose doucement ses deux mains sur ses épaules, continuant de lui sourire.  
« Tu n’es pas responsable de tout ce qui arrive de mal aux gens d’ici. Et ne te blâme pas pour ce qui est arrivé à ton père. D’après ce qu’on dit, il n’a pas souffert, il est mort dans son lit.  »
« Il a souffert. Il n’était pas dans son lit et il se trouve que je connais très précisément les effets d’une crise cardiaque, Joan… »
« Je suis désolée, Dorian… C’était un homme bien et il t’a bien élevé… Et tu sais, je crois qu’il était fier que tu sois parti… »
Le médecin déglutit péniblement. Sa mère lui a dit la même chose mais…mais ça ne le fait pas sentir moins coupable. Et s’il se raccroche à cette idée, s’il se fie au jugement de certain et commence à penser qu’il a bien fait de mettre les voiles et d’assumer ses convictions, alors qu’est-ce que ça signifie pour lui et Carter ? Et maintenant qu’il est revenu…ça fait de lui un lâche ?
« Tu veux un verre ? Je crois que j’ai besoin d’un verre… Après ce qui est arrivé à Evan et tout le reste… »
Il avait presque oublié cette sombre affaire.
« Tu le connaissais ? »
« Moui… Plus ou moins… C’est toujours triste quand quelqu’un d’aussi jeune meurt dans des circonstances aussi… »
Sans trop y réfléchir, le médecin passe un bras autour des épaules de Joan qui frissonne. Elle lui adresse un petit sourire contrit et il l’attire contre lui en reprenant sa marche.
« Va pour un verre » conclut-il en éclairant leur route, prenant la direction du drugstore.


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I need to know now, know now
can you love me again ?
know I’ve done wrong, left your heart torn, took you so low where only fools go, it’s unforgivable, I stole and burnt your soul, is that what demons do? They rule the worst of me, destroy everything, they bring down angels like you. Now I’m rising from the ground, rising up to you, filled with all the strength I've found
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02. The dog is black #carter&dorian

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