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Road to Salvation a fermé ses portes.


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 02. Leaving is not an option [SIBLINGS]

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MessageSujet: 02. Leaving is not an option [SIBLINGS] Ven 16 Mai - 23:36

Leaving is not an option

« 25 décembre 2013 ; aux alentours de vingt-et-une heures »
Il frotte ses yeux fatigués, sa jambe agitée de soubresauts nerveux. Ils ont l’air d’agacer Aahron mais son frère ainé ne dit rien. Il a d’autres raisons d’être sur les nerfs il faut dire… Ils ont tous des raisons de l’être. Quelqu’un (une ou plusieurs personnes, ils n’en savent encore rien) s’est introduit dans leur domicile pour tout saccager. Leurs affaires n’ont pourtant pas été touchées, l’étage est resté intact à priori, mais ça reste une violation de leur intimité. Et puis le message écrit en lettres rouges capitale sur le mur rend tout ça personnel. Très personnel…
On veut qu’ils partent. Qui ? La réponse n’est malheureusement pas évidente parce que tous les cinq savent qu’un maximum de gens souhaitent leur départ, même si l’accueille des graysoniens a été plus que correct. Leur présence dérange, c’est un fait avéré maintenant. Peut-être que tout le monde ne partage pas cette opinion (Aidan est prêt à parier que leur venue à Grayson ne dérange pas Charlie par exemple), mais cette minorité ne va pas employer de mesures aussi drastiques que leurs détracteurs pour les convaincre de rester.
De toute manière, personne n’aura besoin de le faire. Hors de question qu’ils mettent les voiles. Plus maintenant. Le crétin responsable de tout ce carnage s’est enfoncé le doigt et le restant de son bras dans l’œil s’il a cru leur faire peur ! Ils ne vont plus bouger maintenant. C’est un des premiers trucs qu’Isaac a dit, une fois qu’ils ont pleinement réalisés ce qui venait de se passer.
« S’ils pensent que quelques meubles retournés vont nous détourner de notre but : ils se fourrent le doigt dans l’œil ! »
Là-dessus, Joleen, encore tremblante de peur, lui a demandé ce qu’était exactement leur fameux but, parce que depuis qu’ils étaient arrivés, ils n’avaient pas fait grand chose… Elle avait raison, Aidan et tous les autres étaient forcés de le reconnaître. Mais Isaac, en bonne tête de mule qu’il est, a alors répondu en désignant le désordre alentour : Sous prétexte qu’on est plus subtile que ça, tu considères qu’on ne fiche rien ? Puis ça avait commencé à gueuler dans tous les sens et, après avoir tenté d’intervenir et s’être fait insulter par son frère, Aidan a simplement renoncé et s’est assis dans le sofa défoncé en attendant que la tempête se calme.
Samuel était arrivé une petite minute plus tard, la bouche en cœur, d’ils ne savaient trop où. Personne ne lui avait encore posé de questions à propos de son emploi du temps. Aahron s’était contenté de l’accuser directement d’avoir très certainement oublié de fermer la porte derrière lui, permettant ainsi au connard qui les avait vandalisé de s’introduire chez eux. Plus de cris avaient suivis, bien entendu…

Et ils en sont là à présent. Tous à cran et gênés à cause des mots qu’ils ont employés il y a un instant. Tous fatigués surtout. A commencer par Aidan qui frotte à nouveau ses yeux brûlants de fatigue qui le torturent. Joleen, assise sur l’accoudoir près de lui doit le remarquer parce qu’elle l’incite à venir s’appuyer un peu plus contre elle. Le blondinet lève ses yeux clair vers elle et lui adresse un faible sourire avant de tapoter a main qu’elle a depuis un moment posée sur son épaule. Et puis il fait retomber son bras plâtré sur ses cuisses.
« Ca suffit » lance tout à coup Isaac, s’attirant l’attention des quatre autres. « Joleen a raison, on ne peut pas rester là sans rien faire alors qu’ils viennent jusqu’à l’intérieur de cette baraque nous humilier. Je veux tout autant que vous connaître la vérité, mais on n'a pas avancé depuis qu'on est là. En fait, on a rien fait de plus ici que ce qu’on aurait pu faire depuis Cleveland… Alors soit on se décide enfin à se bouger, soit on repart et on reprend enfin le cours de nos vies. »
Aidan relève ses genoux devant lui et les entourent de son bras invalidé par son récent accident. Cet effort lui a couté. Bordel, ça devrait pas être aussi laborieux de simplement lever des jambes… Mais chaque mouvement lui paraît difficile à effectuer ces temps-ci. Il a besoin de dormir. Urgemment besoin. Mais la dernière fois qu’il s’est laissé aller à s’endormir, il a réveillé Samuel en hurlant comme un dément. Il n’ose même plus vraiment le regarder dans les yeux depuis, tellement il a honte, et il n’a pas envie de réitérer.
Il sait qu’il ne va plus tenir longtemps à ce rythme, son malaise en plein milieu du parc cet après-midi le lui confirme, mais tant qu’il peut tenir…
« Tu proposes quoi ? »
« J’en sais encore rien. Tout ce que je sais, c’est que la manière douce, les grands sourires et les politesses ne nous ont pas menés bien loin… »
« Alors quoi ? On va foutre le bordel maintenant ? » demande Aidan, esquissant un sourire.
Ca ne le dérangerait pas tant que ça…


© Chieuze

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MessageSujet: Re: 02. Leaving is not an option [SIBLINGS] Lun 19 Mai - 18:20


Leaving is not an option


J’avais réussi à esquiver la petite balade de Noël, perso allez boire du mauvais café dans un parc quand il fait moins quinze et surtout avec des gens qui ne m’intéressent pas le moins du monde c’était pas mon trip, non, franchement y a peu de choses qui seraient moins motivantes que ça. C’est pourquoi je me suis esquivé juste après le déjeuner prétextant un rendez-vous à Trimble, la vérité c’est que j’avais rencontré cette petite brune deux jours avant et que je l’avais invité à boire un verre pour fêter comme il se devait la nativité enfin en tout cas d’une manière qui moi me parlait plus que celle que mes frangins avaient prévu, pas que je ne voulais pas passer du temps avec eux mais, l’ambiance de Grayson me sortait par les yeux et l’ambiance entre nous n’était pas vraiment mieux. Cette nana en tout cas n’avait pas semblé avoir beaucoup mieux à faire que moi ce jour-là ou en tous les cas ce n’était visiblement pas le genre de nana à porter la famille aux nues. On s’était donc retrouvé dans un café de la ville, on avait discuté de tout et de rien, je ne lui ai pas dit pourquoi j’étais là, elle ne m’avait pas vraiment raconté sa vie en détail mais cela avait été plutôt sympa. Inutile de préciser comment c’était terminé la journée mais j’affichais un grand sourire en rentrant dans notre taudis de location. Un sourire qui s’est très vite affadie quand j’ai pénétré dans la maison, non seulement mes frères étaient visiblement en train de gueuler mais visiblement la baraque avait été saccagé.

« Hey, il se passe quoi ici ? »
Bien évidemment ça avait tout de suite tourné au vinaigre, tout le monde était sur les nerfs et moi je comprenais rien, Isaac avait essayé d’expliquer plutôt calmement enfin moi que d’habitude c’était certain mais Aahron ne l’avait pas vraiment laissé en placer une avant qu’il vienne me chercher, en laissant entendre que c’était de ma faute, que je n’avais pas fermé la porte. Il me prenait pour qui sérieusement ? un putain d’abruti incapable de verrouiller une porte.

« Va te faire foutre Aahron, j’ai fermé cette putain de porte, tu pourrais au moins avoir la décence de me poser la question avant de sauter sur tes conclusions de merde. Vous savez quoi allez tous vous faire voir, je me casse. »


Isaac avait tenté de calmer le jeu enfin c’est l’impression que j’avais eu, il nous avait rappelé à l’ordre suffisamment fort pour qu’on finisse par la fermer quelques secondes. Lorsque le silence s’était fait, j’avais esquissé une tentative de reprendre la parole mais
Joleen m’avait lancé un regard qui en disait long, du genre «  là c’est le moment de te taire Sam » et comme d’habitude j’arrivais jamais à rester très longtemps en colère quand ça venait d’elle parce que bon c’était Joleen quoi, y avait pas plus adorable et maline qu’elle pour gérer ce genre de truc, alors je me la ferme et j’écoute ce que mon frère avait à dire.

C’est bien beau de dire qu’on ne peut pas se laisser traiter de cette façon, je suis plutôt d’accord mais, qu’est-ce qu’on est censé faire, c’etait censé être eux qui avait un plan bien défini en venant ici, moi je me suis rajouté à la dernière minute, je suis même pas sûr d’être là pour la même chose qu’eux, je sais plus, ca me dépasse.

Je finis par me laisser tomber dans un des fauteuils en face du canapé dans lequel est assis Aidan qui n’a pas vraiment l’air au mieux de sa forme comme d’habitude, je commence vraiment à me dire qu’il y a peut-être un problème avec le gosse, non seulement son sommeil est agité voir inexistant mais en plus il a l’air de traîner de grosses casseroles qui aggravent le truc, je sais pas, peut-être que je me fais des films, personne ici n’est venue lui parler de ca alors bon.

« Alors quoi ? On va foutre le bordel maintenant ? »

Aidan n’est peut-être pas si endormi que ça finalement, en tout cas il me fait décrocher un sourire, ce qui n’était pas vraiment gagné il y a encore tout juste une minute. Pour une fois j’ai envie de répondre que je ne crois pas que ce soit la solution la plus judicieuse, en même temps cela ne faisait qu’une semaine que nous étions arrivé dans le coin, est-ce qu’ils espéraient vraiment que toute la ville allait s’ouvrir à nous comme ca ? Nan ce qu’il fallait faire s’était se rapprocher des bonnes personnes et peut-être qu’alors ils pourraient obtenir des informations…peut-être…rien n’était moins sûr.

« Je pense qu’il faut qu’on repère les gens qui pourraient nous être utiles, il faut jouer au plus malin, ils nous faciliteront pas la tâche.» Je pousse un soupir, ça part beaucoup trop loin tout ça. « Mais faudrait peut-être déjà déterminer ce qu’on veut exactement…enfin vous voyez quoi. » Les mots ne voulaient pas vraiment se faire un chemin, j’avais jamais été le plus doué pour m’exprimer, tant pis, ils comprendrait.

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MessageSujet: Re: 02. Leaving is not an option [SIBLINGS] Mer 21 Mai - 19:39



“Leaving is not an option”


Même pas une semaine qu’on était arrivé ici que nous rencontrions déjà des emmerdes. Même pas une semaine qu’on était là que j’en avais déjà plein le cul. Je tourne en rond comme un lion en cage, je me prends la tête avec Isaac et les phalanges me démangent. J’ai envie de cogner contre une porte pour libérer ma frustration. La frustration de savoir qu’un putain de connard était rentré par effraction chez nous pour nous laisser un message aussi glauque que ceux d’un film d’horreur. Les pièces étaient sans dessous dessus et après avoir fait un rapide tour du lieu, rien ne manquait. Pourtant, à fouiner comme ça on aurait pu croire qu’il ou elle cherchait quelque chose de précis. « Partez ». En rouge, couleur sang. De la peinture ? Encore heureux oui, manquerait plus que ça qu’il soit peint avec le bras arraché d’un pauvre gars. J’avais bien senti qu’on voulait pas d’nous ici, j’suis peut-être le moins intelligent de nous tous mais je ne suis pas encore complètement con. La manière de parler du Shérif est déjà un bon exemple pour voir qu’ils sont aussi emballé de nous voir que des croquemorts voyant arriver des vivants. Et Isaac qui nous fait chier avec sa subtilité à la con. J’suis le moins doué pour ça et il le sait. Je cogne et après on parle. Et là, ma patience est déjà bien entamée, mais lorsque Sam débarque l’air de rien, mains dans les poches, avec ce même air nonchalant de branleur, j’explose presque.
 
« Hey, il se passe quoi ici ?
- C’qu’il se passe ? C’qu’il se passe ? Espèce de p’tit con, t’as pas été finit à la naissance ou quoi putain ! On t’a SEULEMENT demandé de fermer cette putain de porte à clé derrière toi et t’as même pas été foutu de faire ça correctement ! »
- Va te faire foutre Aahron, j’ai fermé cette putain de porte, tu pourrais au moins avoir la décence de me poser la question avant de sauter sur tes conclusions de merde. Vous savez quoi allez tous vous faire voir, je me casse. »
 
J’vais lui en décoller une, c’est tout ce qu’il mérite. Ce p’tit con arrive comme une fleur, l’air de rien et il croit que je vais en plus le laisser faire. Il en branle pas une, se fou de tout et malgré mes remontrances pour qu’il se bouge et qu’il se remette là où il doit être il s’en tape comme de la dernière nana qu’il a pu sauter. Mais avant que ça ne dérape de nouveau, Isaac s’impose et réussit à nous faire taire. J’ai toujours cru qu’il avait pris ma place d’ainé de manière naturelle lors de mon départ et plus je le regardais faire, plus j’en étais convaincu. Je devais prendre les choses en main, j’étais responsables d’eux tous après la mort de nos parents… Et Joleen avait raison : On en avait pas branlé une. Quelques questions par-ci, par-là mais rien de précis, de concret. Pas de vrai plan à part de comprendre ce qu’il s’est vraiment passé. Pas de doute, on était dans le faux et le flou total.
 
Mains sur les hanches, je tourne encore en rond balançant mon regard aux alentours de la pièce, dépité. Bande de connard. Puis, mes yeux se posent sur le « PARTEZ ». Partir…
 
 « Tu proposes quoi ? » 
« J’en sais encore rien. Tout ce que je sais, c’est que la manière douce, les grands sourires et les politesses ne nous ont pas menés bien loin… »
« Alors quoi ? On va foutre le bordel maintenant ? »

Je m'arrête en levant la tête vers lui. Pour foutre le bordel, y a pas à dire on a de la matière mais est-ce que c'est vraiment la solution ? Isaac a raison, la politesse ici ne sert à rien qu'a faire face à leur putain de gueule d'hypocrite. Je sens pas ce village, je sens pas ces gens trop parfait. Les nerfs sont a vif et j'ai du mal à retrouver mon calme. C'est ici que nos parents sont morts, c'est ici que ce trame une histoire pas net.

« Je pense qu’il faut qu’on repère les gens qui pourraient nous être utiles, il faut jouer au plus malin, ils nous faciliteront pas la tâche. Mais faudrait peut-être déjà déterminer ce qu’on veut exactement…enfin vous voyez quoi. »

Sam est un p'tit con mais faut dire qu'il a peut-être raison. Sauf qu'ici j'ai pas tellement envie de réfléchir pour savoir qui nous devons aborder de manière subtile. Et j'suis plutôt surprit de voir mon frangin penché pour la manière la plus responsable... Ca change des autres fois.

Ce qu'on veut exactement? Oui Aahron, qu'est-ce que tu veux exactement? La vérité. Et après?

« C'pas con mais visiblement, ça marche pas. Regarde avec le Shérif, ça c'est terminé en échange de coup dans la gueule. Non, visiblement ces connards ne comprennent pas quand on demande les choses gentiment. Alors on va changer de méthode. Pour ce qui est de ce qu'on veut... »

Je croises les bras, le regard droit dehors, la mâchoire serrée. S'ils croyaient qu'ils allaient s'en sortir comme ça, ils pouvaient se le carrer au cul et bien profond. Joleen tente de me calmer et de me dire que Sam a peut-être raison, qu'il faut tenter une approche plus subtile. Subtile... désolé, ce mot est inconnu à mon vocabulaire. Je ne connais pas la subtilité, j'suis plutôt connu pour être un gros bourrin qui ne réfléchit pas. Pourtant ici, je devrais leur montrer l'exemple. Surtout à Aidan... il est encore tout jeune et j'ai une nouvelle chance de prouver que j'suis pas raté ou du moins, pas autant qu'on ne peut le croire. Il est pâle comme un mort... Est-ce je devrais pas l'emmener chez le toubib ? Il a l'air complètement crevé.
Depuis que nos parents sont mort, j'ai l'impression d'avoir un remorque pleine de brique sur les épaules. Trop de responsabilités d'un coup.

« Ce qu'on veut c'est connaitre la vérité, non? On est tous d'accord pour dire qu'il y a un truc qui tourne clairement pas rond. Quoi qu'il en soit, s'ils croient nous faire partir de ce village, ils peuvent toujours courir, car a chacune de leur messes du Dimanche où ils supplieront leur petit bon dieu de nous faire partir, on sera encore là. Ils ne savent pas encore ce que c'est que d'avoir à faire aux Donnelly.. Je partirais pas d'ici sans savoir ce qu'il s'est VRAIMENT passé. »

Non, ils ne savent pas mais ils vont comprendre. Tout en parlant, je réarrange deux trois choses dans le salon. La lampe, l'oreiller éventrer que je pose au milieu de la pièce suivit de tout ce qui était amoché. Puis, un déclic ce fait. C'est pas souvent, mais ça arrive... Une petite lumière s'allume quelque part au coin de mon crâne. « PARTEZ »... Je tourne mon regard vers Sam. Où est-ce qu'il était fourré durant tout ce temps ? Il n'était pas avec nous ni là bas, ni en revenant. Il se ramène avec la bouche en cœur, me parle de subtilité. Chose qui ne lui ressemble pas. Non, il serait pas capable de faire ça lui même...

Justement si

Il nous avait bien fait comprendre qu'il ne voulait pas venir ici et qu'il ne voulait pas rester. Et en vrai Donnelly, ça ne m'étonnerait pas qu'il y mette les moyens pour nous pousser à partir... Je devrais avoir honte de penser comme ça envers mon propre frangin mais à ce stade, aucune piste n'est à ignorer.

« Au faite Sam... t'étais où toi pendant qu'on jouait les gentils avec les consanguins de ce bled ? »

Faussement désinvolte, ma voix sonne fausse mais tant pis. Autant être clair sur le sujet dès le départ mais s'il s'avère que c'est un sale coup de ce petit con, frère ou pas frère, je donne pas chère de sa peau.
(c) Myuu.BANG!
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MessageSujet: Re: 02. Leaving is not an option [SIBLINGS] Mar 27 Mai - 10:51


Leaving is not an option


Aahron parle tout seul comme d’habitude, il fait son laïus et on est tous là à écouter comme des cons, je suis agacé, j’essaye de pas vraiment le montrer parce que je sais que même sans rien dire, j’ai laissé entendre à Joleen que j’allais faire un effort alors j’essaye mais là tout de suite c’est plutôt difficile. Je regarde autour de moi, le salon est dans un état que l’on pourrait clairement qualifier de pitoyable et pourtant j’imagine que de l’ordre y a déjà été remis, mon regard se pose ensuite sur les lettres inscrites en capitale, en rouge…un cliché comme j’en ai rarement vu, aucune imagination mais une efficacité non contestable à en croire la tension qui règne dans cette pièce. Que l’on parte…clairement je ne demande que ça depuis qu’on a franchi l’entrée de ce bled et encore plus maintenant…partez…volontiers vraiment volontiers.

Je réponds tout de même à Aahron qui ne me jette curieusement pas mon idée dans la gueule mais qui la réfute quand même, évidemment quand ça vient pas de lui ça peut jamais faire l’affaire…le shérif parlons-en du shérif tient, je suis pas sûr que subtilité soit le terme approprié pour parler de nos échanges avec lui, il ne faut pas se méprendre, ce type ne m’inspire aucune confiance, il a l’air pourri de l’intérieur mais, si mon aîné croyait appuyé son refus par cet exemple-là c’était raté parce que nous et le shérif c’était tout sauf habile. A mon sens si l’on voulait des infos, il fallait aller les chercher ailleurs que chez les gens dont l’implication était évidente, ce n’était pas le shérif, ni même le garagiste qu’il fallait aller secouer c’était le petit monde qui gravitait autour, c’était les oreilles qui trainaient, ceux qui n’avaient rien à gagner, ni à perdre à parler. J’avais envie de répondre mais, il avait laissé sa phrase en suspens, juste au moment où ça devenait intéressant, parce que j’attendais que ça de savoir ce qu’il voulait, ce qu’ils voulaient tous autant qu’ils sont parce que moi je savais pertinemment ce que j’attendais de tout ça et je doutais fortement que nous étions là encore, sur la même longueur d’onde. Je referme ma bouche et croise mes bras contre ma poitrine, ma ligne de sourcil se fronce quand d’autres prennent la parole que je n’ai pas prise. Tout le monde tourne en rond, tout le monde se répète et j’en ai marre, j’ai envie de claquer la porte, de prendre le premier train, le premier bus peu importait mais je voulais fuir ce merdier et vite.

On y était…la vérité… si tu savais ou tu pouvais te la foutre ta vérité Aahron, la vérité c’est que nos parents ont eu un stupide accident de voiture comme ça arrive tous les jours partout dans le monde, la vérité c’est qu’ils nous ont laissés dans la merde et la vérité c’est que ce putain de voyage est en train de nous diviser encore plus qu’on ne l’est déjà. Je pousse un soupir clairement soulé, qu’on le remarque ou pas je m’en tape sincèrement, je laisse tomber mon cul dans le fauteuil qui fait face au canapé où sont installé Aidan et Joleen et m’affale littéralement contre le dossier.

« La vérité… c’est bien mignon de vouloir la vérité mais personne ici ne nous la donnera on le sait tous autant qu’on est, on va se voiler la face combien de temps hein ? Je pense que cette merde de message est assez claire ! Tu veux quoi exactement Aahron hein ? Allez leur péter les dents un par un ? c’est ça ? Qui commence ? Aidan ? Ah ouai c’est une bonne idée ça, pourquoi on enverrai pas le gamin casser du consanguin, ça l’aiderait surement à se sentir mieux! » Je sers la mâchoire et les poings avant de jeter un œil vers mon petit frère et sa mine de mort-vivant, putain ça m’énerve, il a l’air complètement à la ramasse et personne dis rien mais c’est nous qui provoquons ça, personne d’autre. J’avais pas fini, j’étais parti dans mon élan, c’était trop tard mais, Aahron qui fait les cent pas dans la pièce n’as pas l’air de percuter et balance exactement ce qu’il ne fallait pas. Mauvais, très mauvais choix de timing.

« Au faite Sam... t'étais où toi pendant qu'on jouait les gentils avec les consanguins de ce bled ? »

Sérieusement ? C’est moi ou ça pue l’accusation pourrie ? Evidemment qu’il m’accuse, c’est toujours la solution facile, blâmons Samuel, je suis celui qui fait toutes les conneries, celui qu’il faut remettre dans le droit chemin, le seul abruti capable de prendre sa famille en traître hein ! Ouai peut-être qu’à un moment j’aurai été capable de faire un truc pareil mais sérieusement dans la situation actuelle, je n’aurais jamais fait ça. Je me redresse machinalement et je me crispe davantage, jetant un regard foudroyant à mon frère.

« T’es sérieux Aahron ? T’es en train d’insinuer que MOI j’ai fait CA ? » Je désigne d’un geste large les lettres rouges sur le mur et puis dans une espèce de pulsion emplie de fureur je me lève et m’avance vers lui d’un pas décidé et provocateur. Je le pousse en arrière, pas assez fort à mon gout ceci-dit.

« C’est facile hein, t’as pas de réponse alors tu me jettes tous à la gueule comme tu l’as toujours fait hein, Je t’emmerde ok, j’ai peut-être pas envie d’être là mais si j’avais dû me barrer je l’aurais fait comme un grand et j’aurai certainement pas attendu ton avis sur le sujet ! » Je m’avance de nouveau vers lui mais il ne se laisse pas décontenancer, on a toujours été un peu pareil sur ce point alors je ne suis pas vraiment étonné, c’est même curieux qu’il n’est pas encore essayé de me coller son poing dans la tronche. Je me mets à rire, un rire nerveux et forcé, un rire énervé.

« Aaaaah il est bien beau le discours de fraternité et de cohésion contre les cons du coin, je serais toi je regarderais autour de moi parce que ta jolie idée de la cohésion je la vois pas dans cette pièce alors avant d’ouvrir ta gueule la prochaine fois, regardes-toi bien parce que c’est avec TES réflexions et TES humeurs à la con qu’on en est là maintenant, est-ce que t’as au moins une idée de ce qui se passe ici ? T’as remarqué dans quel état est le gamin ? Non évidemment t’es trop concentré sur le fait de me pourrir l’existence. »

Je laisse tomber les bras le long de mon corps, je ne lui donnerai pas le plaisir d’appuyer l’image qu’il dépeint déjà de moi mais, puisque le sujet est sur la table alors allons-y. Je me tourne vers Aidan et…

« Tu vas nous le dire Aidan, c’est eux ou le merdier dans lequel on t’a traîné et qu’on te fait vivre qui te font hurler à la mort la nuit hein ? »

A peine les mots on-t-ils franchi mes lèvres que je les regrette déjà, prendre notre cadet à partie c’est pas ce que j’avais eu l’intention de faire, je suis con, je vaux certainement pas mieux qu’Aahron au final. Joleen me jette un regard noir et Isaac ouvre sa bouche une nouvelle fois pour tenter de tempérer l’histoire mais c’est un peu tard pour ça.

« OH ! Ca suffit tous autant que vous êtes, on est pas là pour se taper dessus, c’est pas nous l’ennemi dans l’histoire alors fermez vos putain de grandes gueules. »

Isaac ne parle jamais comme ça, enfin quand il le fait autant dire que ça calme un peu, c’est lui le mec qui tempère, qui calme le jeu, c’est lui qui a toujours le discours posé dans la fratrie mais, là il n’a plus grand-chose du type tranquille. Le silence s’installe mais Aidan n’a visiblement pas l’intention de passer une minute de plus à se taire et c’est lui qui prend la parole et vu sa tête je suis pas sûr que ça va beaucoup me plaire.


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MessageSujet: Re: 02. Leaving is not an option [SIBLINGS] Mar 27 Mai - 17:03

Leaving is not an option

« 25 décembre 2013 ; aux alentours de vingt-et-une heures »
Les gens qui pourraient leur être utile ? Utile à quoi au juste ? Plus le temps passe, plus Aidan a du mal à savoir ce qu’ils font encore ici…A du mal à comprendre pourquoi ils sont venu dans un premier temps. Après quelle genre de vérité courent-ils au juste ? Peut-être que le shérif avait raison…Peut-être que ses frères, au moins deux d’entre eux, espèrent encore trouver leurs parents en train de camper dans les bois… Aidan n’y croit pas. Il sait que ses parents ne sont plus. Il a senti…Il a senti sa mère disparaitre. Il a su avant même que les autorités de Gower contactent Aahron pour le prévenir de l’accident.
Alors qu’est-ce qu’il fout là au juste ? Qu’est-ce qu’il fiche dans ce salon, dans cette maison qui le terrifie ? Qu’est-ce qu’il fiche là, sachant que ni lui ni les siens ne sont les bienvenues ou à leur place ?
Apparemment, il n’est pas le seul à se poser ces questions. Il savait déjà que Sam se les posait, il n’a jamais approuvé leur départ, mais quand Aidan croise le regard d’Isaac, qui s’empresse de le détourner, il comprend que lui aussi n’a aucune idée de ce qu’il fabrique. Il n’y a qu’Aahron qui s’entête, comme à son habitude, et fait mine d’y croire encore. Mais cette fois, Aidan ne se laisse pas convaincre. Il est trop fatigué. Et le décor chaotique n’arrange rien à sa mauvaise humeur et son envie de baisser les bras…
« La vérité… c’est bien mignon de vouloir la vérité mais personne ici ne nous la donnera on le sait tous autant qu’on est, on va se voiler la face combien de temps hein ? Je pense que cette merde de message est assez claire ! Tu veux quoi exactement Aahron hein ? Allez leur péter les dents un par un ? c’est ça ? Qui commence ? Aidan ? Ah ouai c’est une bonne idée ça, pourquoi on enverrai pas le gamin casser du consanguin, ça l’aiderait surement à se sentir mieux ! »
Le petit blond soupire. Les choses sont encore une fois sur le point de dégénérer et il n’a pas la moindre envie de se mêler à ça non plus. Il n’a pas envie d’essayer de calmer le jeu, pas non plus envie d’entendre Isaac le faire pour eux. Il n’a plus envie de les entendre. Il voudrait dormir. Dormir une nuit. Une seule nuit, parfaitement reposante, c’est tout ce qu’il veut. Quelques heures de silence, quelques heures d’oublie…
Mais tout ce qu’il a, c’est un salon en désordre, des frères sur les nerfs et une migraine qui pointe le bout de son nez. Et pour couronner le tout : il fait froid.

Et comme si ça ne suffisait pas, plutôt que de devoir défendre son point de vue à propos de leur hypothétique plan pour apprendre la vérité sur l’accident de leurs parents, Aahron change de tactique…
« Au faite Sam... t'étais où toi pendant qu'on jouait les gentils avec les consanguins de ce bled ? »
Cette fois au moins, il capte toute l’attention d’Aidan. Pas que la sienne d’ailleurs, tout le monde se tourne vers l’ainé de la fratrie avec surprise, puis vers Samuel qui ne tarde pas à se défendre, avec véhémence.
« T’es sérieux Aahron ? T’es en train d’insinuer que MOI j’ai fait CA ? »
Aidan déglutit et essaye de sonder l’expression tendue de son visage. Est-ce qu’il arbore cette expression par colère, déception ou…culpabilité ? Maintenant que le jeune homme y pense, ça n’est pas si dénué de sens que ça. Samuel n’a jamais voulu venir et il passe le plus clair de son temps à le faire savoir à tout le monde, quand il n’est pas parti en vadrouille pour s’aérer l’esprit. Comme cet après-midi. Le jour de Noël. Un jour qu’ils auraient dû passer tous ensemble… Quelle avait été son excuse déjà ? un rendez-vous à Trimble ? Avec une fille qu’il avait rencontrée comment déjà ? Samuel n’était pas du genre à avoir une copine régulière…alors pourquoi cette fille méritait deux rendez-vous ? Qu’est-ce qu’elle avait de si spécial ?
Le petit blond tente de se raisonner. Ce n’est pas la première fois que Sam voit plusieurs fois une même fille. Ce n’est pas la première fois qu’il essaye d’échapper à un repas de famille… N’empêche que c’est étrange.
« C’est facile hein, t’as pas de réponse alors tu me jettes tout à la gueule comme tu l’as toujours fait hein, Je t’emmerde ok, j’ai peut-être pas envie d’être là mais si j’avais dû me barrer je l’aurais fait comme un grand et j’aurai certainement pas attendu ton avis sur le sujet ! »
C’est vrai ça aussi ! Mais alors pourquoi son cœur s’est accéléré dans sa poitrine ? Pourquoi son estomac est si noué et ses sourcils crispés d’incertitude ? Pourquoi est-ce qu’il n’arrive pas à se laisser convaincre par le discours de son frère, à qui il a pourtant toujours fait aveuglément confiance. Un peu trop d’ailleurs…
Et sa suspicion se change subtilement en colère quand Samuel le mêle tout à coup à cette histoire et utilise son état contre Aahron.

Il ouvre la bouche pour répliquer mais reste sans voix. C’est trop fort ! C’est un sale con, putain !
« Tu vas nous le dire Aidan, c’est eux ou le merdier dans lequel on t’a traîné et qu’on te fait vivre qui te font hurler à la mort la nuit hein ? »
Les yeux écarquillés, le cœur au bord des lèvres, il fixe Samuel sans parvenir à formuler la moindre réponse. Il n’arrive pas à croire qu’il vient de dire ça. Il n’arrive tout bonnement pas à y croire ! Comment est-ce qu’il a pu lui faire un coup pareil ? Pourquoi est-ce qu’il l’humilie de cette façon ? Pour faire chier Aahron ? Il fait tout ça juste pour fermer son clapet à leur frère ?
Frère qui lui assène un bon coup dans la mâchoire. Aidan ne cille pas. Il se contente de voir ce qui se passe. Il n'éprouve aucune satisfaction, aucune compassion non plus. Et le discours d'Aahron ne l'atteint pas. Il ne l'écoute même pas vraiment, trop absorbé par ses propres pensées. Sombres.
«Écoute-moi bien petit merdeux : Si y a aucune cohésion dans cette pièce c’est parce que tu viens foutre ta merde alors que j’essaie de savoir... Si pour toi ça change rien à ce qu’ils soient mort, moi ça m’change quelque chose de savoir COMMENT.»
« OH ! Ca suffit tous autant que vous êtes, on est pas là pour se taper dessus, c’est pas nous l’ennemi dans l’histoire alors fermez vos putain de grandes gueules » tente de s’en mêler Isaac, conscient de la bourde que vient de commettre son cadet. Plus conscient que les autres peut-être, puisqu’il subit tout ça depuis plus longtemps que les autres…
Mais ni son ton autoritaire, ni le regard d’excuse qu’il lui adresse juste après ne l’apaise. Au contraire. Ils le traitent tous comme un putain de cancéreux ! Comme s’il était en sucre et qu’il allait se mettre à fondre sous leurs yeux d’une seconde à l’autre. Il déteste ça. C’est exactement ce qu’il ne veut pas. Ils sont censé faire comme si tout allait bien, c’est le deal, putain ! Lui fait semblant et eux marchent dans la combine. Ils ne doivent pas parler de ça, ils ne doivent PAS !
« T’es qu’un sale connard, Samuel » crache-t-il entre ses dents, sentant déjà des larmes de frustration monter. C’est plus fort que lui, il n’a jamais su s’énerver sans verser deux ou trois larmes. Et ça le rend plus furieux encore. Sam l’oblige à se ridiculiser. « Tu veux vraiment qu'on parle de ce qui me fait hurler la nuit ? Ou tu veux juste comptabiliser les points avec Aahron et puis comparer la taille de vos queues, comme d'habitude ? Elles sont aussi p’tites l’une que l’autre ! Tu veux qu’on parle de qui m'a fait subir quoi ? Parce qu'on peut parler de mon poignet pété à cause de toi avant l’départ de papa et maman ! Tu veux qu’on parle des fois où j’ai menti pour te couvrir parce que tu préférais filer que veiller sur moi ? Tu veux vraiment que j’te renseigne sur lequel de vous a été le meilleur de mes frangins ? Lequel a pris mes p’tits sentiments le plus en considération ces dernières années, ces derniers jours ? Parce que si tu penses que m’emmener me souler et fumer des joints fait de toi le frère de l’année : tu peux y penser à nouveau ! J'avais envie qu'tu sois là cet aprèm, avec nous pour Noël, et tu t'es tiré comme la petite ordure égoïste que t'es ! Mais te réjouis pas trop vite Aahron parce que vous êtes TOUS des gros nazes ! Tous des lâches et des égoïstes » crache le petit blond avec rancœur.
« Aidan, peut-être que… »
« Ta gueule, Isaac ! Arrête de toujours vouloir calmer l’jeu ! Papa et maman sont morts, tu piges ? Ils sont MORTS et tout est FOUTU, alors ARRÊTE PUTAIN ! Si j’veux m’énerver : laisse-moi m’énerver ! Si Aahron veut cogner  l’shérif : laisse-le cogner le connard de shérif ! » s’emporte-t-il en se remettant sur ses pieds, ses phrases hachées par les sanglots qui lui brûlent la gorge.
« Je ne vais pas vous laisser faire n’importe quoi sous prétexte que vous êtes tristes et en colère ! »
« Parce que t’es un sale trouillard ! T’as juste peur qu’on t’attire des emmerdes et de te retrouver avec un foutu casier qui nuirait à ta brillante carrière de brillant chirurgien ! Alors tires-toi, personne te retient ! Parce que c’est comme ça que ça va s’finir et tu l’sais ! »
« On ne va pas aller casser la gueule de qui que ce soit ou… »
« Mais tu t’attends à quoi ? Tu crois que tout ça va bien se terminer ? Ouvre les yeux bordel ! Est-ce que t’as la moindre foutue idée d’où on est ? Est-ce qu’un seul d’entre vous a la MOINDRE IDÉE d’OU on EST ? »
La gifle vient de Joleen. Il ne s’y attendait pas et reste con, planté au milieu du salon, les yeux écarquillé et la main portée à sa joue. Elle le fixe de ses grands yeux noirs qui n’expriment pourtant rien d’autre que de la tristesse. Elle n’est pas en colère contre lui et il se sent tout à coup à nouveau épuisé. Il se laisse retomber sur le sofa, penaud.
« Quelqu’un d’autre à envie de tester mes nerfs ce soir ? » demande-t-elle en observant tour à tour les trois garçons. « Isaac a raison sur un point au moins : l’ennemi – si c’est comme ça que vous voulez le considérer – est dehors, pas ici. Alors arrêtez un peu votre cinéma, tous autant qu’vous êtes ! Votre mère aurait honte… »
C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase trop plein d’Aidan. Il remonte ses genoux devant son visage et enserre ses jambes pour pleurer en silence dans la petite bulle qu’il vient de se créer. Et après quelques secondes, pendant qu’un silence encore plein de tension se prolonge, Joleen se rassoit à ses côtés et l’entour de ses bras, lui caressant les cheveux en douceur.
« Ce que je voulais dire, c’est qu’on obtient plus en étant poli avec un flingue, que poli tout court… Je ne parle pas au sens propre évidemment, mais on peut les menacer autrement. On peut leur dire qu’on va faire appelle à un autre service pour rouvrir l’enquête parce que des choses nous paraissent étranges. On peut leur dire qu’on va faire appel à la presse aussi. Notre présence les gêne, c’est clair maintenant, et ça prouve qu’on a eu raison de venir.  Je suis désolé, Sam, mais c’est évident ! Pourquoi se donner tout ce mal sinon ? Aahron a raison : un truc ne tourne pas rond ici et je veux savoir de quoi il s’agit. Papa et maman méritent qu’on tape à quelques portes et qu’on pose quelques questions. Personnellement, j’aurai du mal à me regarder en face si je ne faisais rien… Mais je sais qu’ils ne voudraient pas qu’on gâche nos vies pour ça non plus » glisse-t-il à l’adresse d’Aidan qui, sans le voir, peut sentir le regard perçant et un peu froissé de son frère peser sur lui. « Ils ne voudraient pas que ça te rende malade non plus, Dan… »
« Ils sont morts, c’est ça qui m’rend malade » articule-t-il en osant enfin relever vers eux son minois détrempé, avant d’essuyer sommairement son visage dans sa manche.  


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MessageSujet: Re: 02. Leaving is not an option [SIBLINGS] Lun 2 Juin - 19:43



“Leaving is not an option”


Tout part en couille, littéralement. J’en ai plein le cul des disputes, des non-dits, des doutes et des questions. Putain, j’vois pas ce qui est compliqué dans ma quête aux infos. Tout le monde est tendu, fatigué, à bout. Parce que nos parents sont morts il y a peu et que personne n’a réellement eu le temps de gérer sa douleur jusqu’ici, de la cuver et de faire avec. Aidan est blanc comme un mort et je me demande encore comment ce gamin fait pour tenir. Isaac prend sur lui, je prends sur moi et Samuel fuit. Et c’est justement ça le problème, il fuit mais on sait pas où. La seule chose que nous savons c’est qu’il n’a jamais voulu venir et qu’il n’aime pas être ici. Alors qu’est-ce qui exclue le fait que ça soit tout simplement lui nous a griffonné en rouge sang l’ordre de partir ?

« T’es sérieux Aahron ? T’es en train d’insinuer que MOI j’ai fait CA ? »
 
Il me pousse et un voile de colère assombrit mon regard. Ce petit con, je vais finir par l’encastrer dans le mur et c’est ce qu’il va se passer d’ici quelques secondes s’il continue à jouer à ce petit jeu avec moi. J’ai un goût amer dans la bouche et je sens mes phalanges craquées sous la pression de mes poings. Continue comme ça, Samuel. Vas-y.
 
« C’est facile hein, t’as pas de réponse alors tu me jettes tous à la gueule comme tu l’as toujours fait hein, Je t’emmerde ok, j’ai peut-être pas envie d’être là mais si j’avais dû me barrer je l’aurais fait comme un grand et j’aurai certainement pas attendu ton avis sur le sujet !
- Ferme ta gueule Sam. Je te jure, ferme ta gueule. Arrête deux secondes de jouer ta putain de victime. »
 
Il s’approche vers moi mais je ne me démonte pas. Je reste droit, le regard brûlant planté dans le sien. Je n’attends qu’une chose : Qu’il me lève la main dessus parce que je sais que ça lui crève les tripes de le faire. De me coller une belle droite dans la gueule, parce que moi c’est ce que j’aurai fait. Lui et moi, on était pareille. Peut-être un peu trop au point qu’aujourd’hui, il ne me supporte pas et moi j’suis collé à son cul à être encore obligé de le rappeler à l’ordre, alors qu’il a 26 ans. Je ne vais pas lui faire le plaisir de porter le premier coup, ça serait une trop belle occasion pour lui d’aller encore chialer que c’est toujours après lui qu’on en a.
 
Il rit, je me tais. Un froid et un silence plombant plane. Ca sent pas bon du tout.
 
« Aaaaah il est bien beau le discours de fraternité et de cohésion contre les cons du coin, je serais toi je regarderais autour de moi parce que ta jolie idée de la cohésion je la vois pas dans cette pièce alors avant d’ouvrir ta gueule la prochaine fois, regardes-toi bien parce que c’est avec TES réflexions et TES humeurs à la con qu’on en est là maintenant, est-ce que t’as au moins une idée de ce qui se passe ici ? T’as remarqué dans quel état est le gamin ? Non évidemment t’es trop concentré sur le fait de me pourrir l’existence. »
 
Il appuie là où ça fait mal et rien que pour ça, il va le regretter mais à la seconde où je suis prêt à me jeter sur sa sale petite gueule – ça a beau être mon frère, j’vous assure que là j’ai clairement envie de lui faire avaler son égo de la taille du brésil par chaque orifices de son corps, étroits ou non.-, il baisse les bras et enchaine :
 
« Tu vas nous le dire Aidan, c’est eux ou le merdier dans lequel on t’a traîné et qu’on te fait vivre qui te font hurler à la mort la nuit hein ? »
 
Un instant la pression retombe et mon regard se braque sur Aidan qui devient un peu plus blanc chaque seconde si c’est encore possible. A aucun moment je n’ai entendu parlé de ses crises et évidemment ça expliquerait pourquoi il a l’air d’un cancéreux sur le point de mourir dans la minute. Les parents sont morts. Les circonstances sont floues. Cette ville est pas toute nette. Je parle même pas de leur habitant. Le shérif est un gros connard qui se touche plus qu’il n’exerce. On vient de se faire menacer dans notre PROPRE MAISON et maintenant mon p’tit frère fait des crises d’hystérie la nuit…

A quel moment je dois péter une pile. Et encore, j’suis sûr que j’en oublie. Je ne loupe pas le regard brillant d’Aidan et encore moins la rage qui lui bloque le visage. Il se sent trahis et moi je suis à deux doigts de défoncer Samuel.
 
Mon poing s’abat sur sa mâchoire. Oups, trop tard.
 
Il chancèle, je pointe mon doigt sur lui, plus menaçant que jamais.
 
« Écoute-moi bien petit merdeux : Si y a aucune cohésion dans cette pièce c’est parce que tu viens foutre ta merde alors que j’essaie de savoir le fin fond du VRAI PUTAIN DE PROBLEME. Si MES réflexions et MES humeurs te font chier alors tire toi. » Mon ton est froid et ma main montre désormais la porte de l’entrée. « Vas-y ! Casse-toi et va continuer de sauter tes petites putes, mais là tu commences à me courir Samuel à jouer tes putains de victimes. C’est jamais toi ? On est tout le temps sur ta gueule ? Mais si t’étais un peu présent pour nous filer un coup de main, peut-être que ça changerait tout ! Putain. Si on vient à découvrir ce qu’il s’est VRAIMENT PASSE, tu seras bien content de le savoir, MERDE ! Si toi ça te plait de rester ici à rien foutre et à rien comprendre alors j’en ai rien à foutre. Si pour toi ça change rien à ce qu’ils soient mort, moi ça m’change quelque chose de savoir COMMENT. »
- OH ! Ca suffit tous autant que vous êtes, on est pas là pour se taper dessus, c’est pas nous l’ennemi dans l’histoire alors fermez vos putain de grandes gueules. »

Isaac l’ouvre et je me tais. Je respire comme un bœuf et je recule avant que je ne vienne coller une deuxième droite à Samuel. Je sais que je suis pas le mieux placer pour parler de présence mais j’fais déjà ce que je peux pour rattraper le coche c’est pas pour qu’en plus il vienne ramener sa science. Pour qu’Isaac emploi enfin les mots insultants c’est que nous l’avions poussé à bout. Il a toujours été celui qui parle bien, correctement et qui se comporte comme le premier de la classe. J’suis un charretier à côté de lui. Maintenant que j’ai vidé mon sac – si on peut dire ça comme ça -, je m’inquiète pour le gamin parce que je suppose qu’en vu de la gueule qu’il tire, Samuel n’a pas dû inventer ce genre de chose… Ça pue la trahison ici.

« T’es qu’un sale connard, Samuel. Tu veux vraiment qu'on parle de ce qui me fait hurler la nuit ? Ou tu veux juste comptabiliser les points avec Aahron et puis comparer la taille de vos queues, comme d'habitude ? Elles sont aussi p’tites l’une que l’autre ! Tu veux qu’on parle de qui m'a fait subir quoi ? Parce qu'on peut parler de mon poignet pété à cause de toi avant l’départ de papa et maman ! Tu veux qu’on parle des fois où j’ai menti pour te couvrir parce que tu préférais filer que veiller sur moi ? Tu veux vraiment que j’te renseigne sur lequel de vous a été le meilleur de mes frangins ? Lequel a pris mes p’tits sentiments le plus en considération ces dernières années, ces derniers jours ? Parce que si tu penses que m’emmener me souler et fumer des joints fait de toi le frère de l’année : tu peux y penser à nouveau ! J'avais envie qu'tu sois là cet aprèm, avec nous pour Noël, et tu t'es tiré comme la petite ordure égoïste que t'es ! Mais te réjouis pas trop vite Aahron parce que vous êtes TOUS des gros nazes ! Tous des lâches et des égoïstes »
« Aidan, peut-être que… »
« Ta gueule, Isaac ! Arrête de toujours vouloir calmer l’jeu ! Papa et maman sont morts, tu piges ? Ils sont MORTS et tout est FOUTU, alors ARRÊTE PUTAIN ! Si j’veux m’énerver : laisse-moi m’énerver ! Si Aahron veut cogner  l’shérif : laisse-le cogner le connard de shérif ! 
« Je ne vais pas vous laisser faire n’importe quoi sous prétexte que vous êtes tristes et en colère ! »
« Parce que t’es un sale trouillard ! T’as juste peur qu’on t’attire des emmerdes et de te retrouver avec un foutu casier qui nuirait à ta brillante carrière de brillant chirurgien ! Alors tires-toi, personne te retient ! Parce que c’est comme ça que ça va s’finir et tu l’sais ! »
« On ne va pas aller casser la gueule de qui que ce soit ou… »
« Mais tu t’attends à quoi ? Tu crois que tout ça va bien se terminer ? Ouvre les yeux bordel ! Est-ce que t’as la moindre foutue idée d’où on est ? Est-ce qu’un seul d’entre vous a la MOINDRE IDÉE d’OU on EST ? »
 
Avant que qui que ce soit ne réagisse, Joleen gifle Aidan qui semble se réveiller d’une transe. Elle parle mais je ne l’écoute pas vraiment. J’suis complètement paumé entre ce que dit le gamin et entre ce qu’il se passe. Je sais juste pas quoi dire. Son histoire où Samuel l’emmenait fumer etc alors que nos parents ou même moi le croyait sous bonne garde, me donne la gerbe. Il chie jusqu’au bout et ça me rend malade. Qu’est-ce qu’il a été lui faire faire comme connerie. Je vois Aidan se rouler en boule sur le canapé et j’ai mal au bide de le voir si mal. J’ai juste un gros bordel dans mon crâne qui me donne une migraine carabinée. Trop de chose se passe et rien n’est ordonné. En même temps, faire les choses dans l’ordre c’est pas trop mon truc. Je m’adosse au mur derrière moi, soupirant et me passant une main sur le visage. Le gamin a raison, on s'fou en danger d'être ici tellement ils n'ont pas l'air net. Rien ne nous garantis que nous ne sommes pas tombé sur des malades mentales près à nous découper à la moindre occasion. La culpabilité d'avoir embarqué Aidan là dedans m'étreint.
 
« Ce que je voulais dire, c’est qu’on obtient plus en étant poli avec un flingue, que poli tout court… Je ne parle pas au sens propre évidemment, mais on peut les menacer autrement. On peut leur dire qu’on va faire appel à un autre service pour rouvrir l’enquête parce que des choses nous paraissent étranges. On peut leur dire qu’on va faire appel à la presse aussi. Notre présence les gêne, c’est clair maintenant, et ça prouve qu’on a eu raison de venir.  Je suis désolé, Sam, mais c’est évident ! Pourquoi se donner tout ce mal sinon ? Aahron a raison : un truc ne tourne pas rond ici et je veux savoir de quoi il s’agit. Papa et maman méritent qu’on tape à quelques portes et qu’on pose quelques questions. Personnellement, j’aurai du mal à me regarder en face si je ne faisais rien… Mais je sais qu’ils ne voudraient pas qu’on gâche nos vies pour ça non plus. Ils ne voudraient pas que ça te rende malade non plus, Dan…
- Ils sont morts, c’est ça qui m’rend malade »

Ca jette un froid et quand il relève sa tête pleine de larme et complètement accablé, j’ai l’impression de voir mon propre fils. Et si mon départ l’avait rendu dans cet état ? C’était sûrement le cas, lui et moi étions aussi proches que les doigts d’une main. Comment il prendrait le fait que je sois mort ? Je n’ose pas imaginer et je balaie rapidement ce genre d’idée de ma caboche. Même si Isaac est casse-couille avec ses grands airs, je suis content qu’il soit là et surtout : qu’il comprenne. On a besoin d’une tête froide dans la famille et c’est lui qui est le mieux placé pour ça. Idem pour Joleen, je ne lui ai jamais vraiment causé, mais il fallait dans toute cette testostérone un peu de féminité pour calmer les gorilles que nous étions.  Elle était en train de s’occuper d’Aidan comme une mère le ferait et je me dis que nous sommes vraiment des frères à chier.
 
Personne ne sait quoi répondre parce qu’il n’y a rien à répondre. Ca le rend malade, ça nous rend malade. Je m’approche d’Aidan et m’assoit à côté de lui, posant maladroitement une main sur son genoux.
 
« Écoute bonhomme… On est là nous, même si on est pas les meilleurs frangins du monde tu pourras toujours compter sur nous. »
 
Je le fixe, je sais que j’suis maladroit et que j’suis pas doué pour ce genre de chose mais c’est toujours mieux que de rien faire et que de le laisser prostré comme ça.
 
« Maman voudrait pas t’voir comme ça ‘Dan, tu l’sais. On va tout faire pour comprendre ce qu’il s’est passé. J’te le promets. »
 
Je passe ma main dans ses cheveux d’un geste fraternelle avant de le lui ébouriffer doucement. J’ai jamais été là pour lui et il serait peut-être temps que je me rattrape. Par contre, deux choses me gênent : Ses terreurs nocturnes et sa manière insistante de dire qu’on n’sait pas où nous sommes. Comme si LUI le savait. Il avait l’air tellement persuadé de ce qu’il criait que je l’ai trouvé clairement flippant. Je balance un regard vers Samuel. Avec lui aussi, il serait temps que nous réglions nos comptes, on pourra jamais avancer dans cette merde si on se tire tout le temps dans la tronche. Je m'appuie sur les genoux avec mes coudes et me passe les mains sur le visage avant de remonter jusqu'à mes cheveux.

« Bon, on est tous crevé et à cran. Joleen a raison... Maman aurait honte de voir les animaux qu'on est à se gueuler dessus comme des putois. »

Joleen ou la femme que je ne connais pratiquement pas. Elle reste la dulcinée d'Isaac et quand je vois les deux caractères qu'ils ont, ils se sont bien trouvés... pas comme moi avec elle. Bref. C'est pas le sujet.

« On va d'abord déposer plainte chez les flics pour tout ça. » J'englobe d'un regard la maison qui est encore en bordel mais aussi l'inscription en gros et en rouge.  « J'viens à me demander si c'est pas ce connard de Shérif qui n'est pas venu faire ça avec sa menace de l'autre fois. »

Prenez garde, cette ville n'aime pas beaucoup les étrangers. Non sans déconner.

« D'ailleurs, on va appeler Sallanders. Elle s'est occupée de nous dès le début. J'ai pas confiance en l'autre gars, il m'inspire rien de bon avec ses airs de Saint Nitouche hypocrite. »
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MessageSujet: Re: 02. Leaving is not an option [SIBLINGS] Ven 6 Juin - 22:09


Leaving is not an option


« Ferme ta gueule Sam. Je te jure, ferme ta gueule. Arrête deux secondes de jouer ta putain de victime. »

Jouer ma victime ? Non mais dans quelle immense blague suis-je tombé, qu’on ne vienne pas me dire que cette question était innocente, je connais mon frère, je connais ce ton, il en use et en abuse avec moi depuis des lustres. Je lève les yeux au ciel excédé, je sais exactement ce qui se passe dans sa tête et je sais qu’il choisit la facilité et il le sait aussi mais, il est bien trop fier pour ne serais-ce que se l’avouer et là dessus je ne peux que comprendre, je suis pareil, pas besoin de chercher très loin pour deviner d’où je tiens mon sale caractère, Aahron a après tout été mon tout premier modèle. Mon cœur bat à tout rompre, la colère semble y prendre son point d’ancrage et se diffuse à une allure vertigineuse dans les veines qui parcourent mon corps, c’est cette espèce d’adrénaline un peu malsaine qui me pousse à continuer, oubliant à partir de ce moment-là les conséquences de mes paroles. Je finis par intégrer mon plus jeune frère au blabla qui sort de ma bouche et que je ne contrôle plus vraiment, ainsi au moment ou je balance sans tact aucun les petits soucis qu’il rencontre la nuit, je me sens coupable mais il est trop tard pour faire machine arrière, la bombe est lancée et je sais que je vais le payer cher. Je ne crois pas si bien dire à peine me suis-je rendu compte de ce que je venais de faire que le couperet tombe mais il ne vient pas de celui que je pensais. C’est le poing d’Aahron qui s’abat sur ma mâchoire, ce coup me déséquilibre mais contre toute attente je réponds pas, j’envoie un regard glacial à Aahron et serre les dents, je lui donnerais pas le plaisir de me battre avec lui, pas devant le reste de la famille.

« Écoute-moi bien petit merdeux : Si y a aucune cohésion dans cette pièce c’est parce que tu viens foutre ta merde alors que j’essaie de savoir le fin fond du VRAI PUTAIN DE PROBLEME. Si MES réflexions et MES humeurs te font chier alors tire toi…Vas-y ! Casse-toi et va continuer de sauter tes petites putes, mais là tu commences à me courir Samuel à jouer tes putains de victimes. C’est jamais toi ? On est tout le temps sur ta gueule ? Mais si t’étais un peu présent pour nous filer un coup de main, peut-être que ça changerait tout ! Putain. Si on vient à découvrir ce qu’il s’est VRAIMENT PASSE, tu seras bien content de le savoir, MERDE ! Si toi ça te plait de rester ici à rien foutre et à rien comprendre alors j’en ai rien à foutre. Si pour toi ça change rien à ce qu’ils soient mort, moi ça m’change quelque chose de savoir COMMENT. »

Et voilà, on était reparti, j’étais encore la raison pour laquelle rien ne fonctionnait correctement, le maillon faible de la famille, pour peu j’aurais même pas été étonné qu’il m’accuse d’être responsable de la mort de nos parents, j’en avais ras le cul de tout ça, il oubliait peut-être un peu vite que j’avais peut-être mes défauts mais que moi j’avais jamais quitté le navire, j’avais jamais abandonné ma famille comme le chien qu’il était. Je me contrôle, j’essaye en tout cas mais là, la seule chose que j’ai envie de faire c’est de l’écouter, de prendre mes affaires et de me barrer et à bien y penser, c’est probablement ce que je vais faire. On verra ensuite si ce sera aussi facile de trouver un pigeon sur qui faire peser tous ses doutes.

« Tu sais quoi Aahron va te faire foutre, j’ai pas envie d’être là, je comprends pas votre entêtement c’est vrai mais jusqu'à preuve du contraire j’ai quand même traîné mon cul jusqu’ici pour être avec vous mais ça, ça t’en a rien à foutre, tu prends ce que tu veux ou plutôt ce que tu peux retourner contre moi. Tu sais quoi ? Bravo… » J’accompagne mes paroles de gestes et tape deux ou trois fois dans mes mains pour marquer mes dires. « Je mets les voiles demain, maintenant ce sera sans moi et à t’écouter de toute façon ca changera pas grand-chose. » Je laisse mes bras retomber mollement le long de mon corps, un peu découragé par l’ampleur de la situation mais j’en ai rien à foutre ma décision est prise, ils n’auront cas faire avec. Tous autant qu’ils sont.

« OH ! Ca suffit tous autant que vous êtes, on est pas là pour se taper dessus, c’est pas nous l’ennemi dans l’histoire alors fermez vos putain de grandes gueules. » Je soupire parce que ça ne fait que m’agacer un peu plus d’entendre Isaac relativiser tout et n’importe quoi, peut-être qu’on a besoin de tous se dire le fond de notre pensée pour avancer mais ca, c’est visiblement bien trop lui demander. Je me sens me refermer comme une huitre, plus aucunes informations sensées ne semblent vouloir franchir les barrières que mon esprit dresse contre eux. Alors quand Aidan s’énerve et me répond de façon sèche et ce à juste titre, je reste là, stoïque et presque froid. Je peux pas dire que ce qu’il dit ne me fait rien, ni que la façon dont il les dit ne me donne pas envie de baisser les armes et d’aller le réconforter et m’excuser mais, je suis juste incapable de bouger ou de répondre. Ca me brise le cœur, ca brise aussi mon petit égo et l’image que j’avais de notre relation qui à dire vrai était la seule qui avait encore une vraie valeur à mes yeux. Je déchante littéralement, je sais pas si mon visage laisse paraître quoi que ce soit, tout ce que je sais c’est que j’ai l’impression de me décomposer très lentement.

Le bruit est sec, le geste sûr et rapide, la main de Joleen s’écrase sur la joue du petit blond qui s’arrête net dans son monologue et se calme instantanément avant de se laisser lourdement retomber dans le canapé du salon. Voilà maintenant je culpabilise un million de fois plus, je finis par me remettre en mouvement et quand je regarde autour de moi c’est pour me rendre compte que visiblement je ne suis pas le seul, les visages de toute la famille sont sans dessus-dessous, la colère et la haine ont laissé place à la résignation et à la tristesse. Je ne saurais pas dire ce qui est mieux dans l’instant.

« Quelqu’un d’autre à envie de tester mes nerfs ce soir ? »  Non merci sans façon, j’ai déjà des problèmes avec tous mes frangins, si je pouvais m’épargner les foudres de Joleen ca m’arrangerait et je crois que tout le monde est dans ce cas, cette nana est la personne la plus adorable du monde mais autant dire que quand elle en arrive là, plus personne ne bouge. « Isaac a raison sur un point au moins : l’ennemi – si c’est comme ça que vous voulez le considérer – est dehors, pas ici. Alors arrêtez un peu votre cinéma, tous autant qu’vous êtes ! Votre mère aurait honte… »  Je sais que ses mots ont du sens, je sais qu’elle a raison, notre mère nous aurait calmé il y a bien longtemps, parce qu’elle savait exactement quel comportement adopté avec chacun d’entre nous, elle trouvait toujours une parade pour nous obliger à nous réconcilier et pour en plus le faire en nous faisant croire que l’idée venait de nous, cette femme était tout bonnement exceptionnelle et aujourd’hui elle n’était plus là…elle ne le serait plus jamais. Aahron finit par s’avancer vers Aidan pour le réconforter et moi comme un con je reste au même endroit, je bouge toujours pas, je me la ferme parce que je sais plus quoi dire, pas après ce qu’il m’a dit…je ne lui en veux pas que cela soit clair, je sais pertinemment qu’il a raison et que tout ce qu’il a pu dire est la stricte vérité, j’ai jamais prétendu être le frère de l’année, j’ai jamais prétendu être responsable et je pensais que c’est pour toutes ces raisons-là que le gamin recherchait ma présence, visiblement ca cachait tout autre chose. Il y a à présent plein de choses que j’aimerais lui dire, plusieurs sujets que j’aimerais aborder avec lui, je pense qu’on a clairement des choses à nous dire mais, j’ai pas envie de le faire devant les autres, ca ne regarde que nous deux. Je me dis que je le ferais plus tard, surement demain avant de partir, histoire de pas lui laisser l’impression que je l’abandonne même si c’est un peu ce que je vais faire.

« Écoute bonhomme… On est là nous, même si on est pas les meilleurs frangins du monde tu pourras toujours compter sur nous…Maman voudrait pas t’voir comme ça ‘Dan, tu l’sais. On va tout faire pour comprendre ce qu’il s’est passé. J’te le promets. »

Lorsqu’Isaac reprend à son tour la parole pour faire suite au discours de Joleen et Aahron je baisse carrément les bras et viens m’écraser à mon tour dans le fauteuil que j’avais quitté quelques minutes auparavant. Je passe une main sur mon visage comme pour reprendre constance mais autant dire que ca ne fonctionne pas vraiment. Je peux pas m’empêcher de me dire que de toute façon personne ne prend mes menaces au sérieux, on ne me prend de toute façon jamais au sérieux, tant pis, de toute façon ils se rendront bien compte que je ne plaisante pas demain. J’écoute sans entendre ce qui suit parce que j’ai plus vraiment la force la tout de suite.

« Ce que je voulais dire, c’est qu’on obtient plus en étant poli avec un flingue, que poli tout court… Je ne parle pas au sens propre évidemment, mais on peut les menacer autrement. On peut leur dire qu’on va faire appelle à un autre service pour rouvrir l’enquête parce que des choses nous paraissent étranges. On peut leur dire qu’on va faire appel à la presse aussi. Notre présence les gêne, c’est clair maintenant, et ça prouve qu’on a eu raison de venir.  Je suis désolé, Sam, mais c’est évident ! Pourquoi se donner tout ce mal sinon ? Aahron a raison : un truc ne tourne pas rond ici et je veux savoir de quoi il s’agit. Papa et maman méritent qu’on tape à quelques portes et qu’on pose quelques questions. Personnellement, j’aurai du mal à me regarder en face si je ne faisais rien… Mais je sais qu’ils ne voudraient pas qu’on gâche nos vies pour ça non plus…Ils ne voudraient pas que ça te rende malade non plus, Dan… »
« Ils sont morts, c’est ça qui m’rend malade »

« On va d'abord déposer plainte chez les flics pour tout ça. J'viens à me demander si c'est pas ce connard de Shérif qui n'est pas venu faire ça avec sa menace de l'autre fois.  D'ailleurs, on va appeler Sallanders. Elle s'est occupée de nous dès le début. J'ai pas confiance en l'autre gars, il m'inspire rien de bon avec ses airs de Saint Nitouche hypocrite. »

Blablaba, j’ai décroché, après tout ils peuvent prévoir ce qu’ils veulent je ne serais pas là pour leur mettre des bâtons dans les roues et je me refuse donc  à réagir à de quelconque plans, plus maintenant…Je me referme sur moi-même et cesse complètement d’interagir, à ce stade je me dis que j’ai même plus ma place au milieu de ce salon, alors dans un geste irréfléchi et presque machinal je me lève sans rien dire et prends la direction de l’escalier. Il aurait sans doute été un peu présomptueux de penser que cela passerait inaperçu, avant même que j'ai eu le temps d’arriver dans l’entrée, une main me retint par l’épaule.

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MessageSujet: Re: 02. Leaving is not an option [SIBLINGS] Sam 7 Juin - 7:32

Leaving is not an option

« 25 décembre 2013 ; aux alentours de vingt-et-une heures »
Il retient son souffle en voyant Aahron s’approcher tout à coup du canapé. C’est stupide d’appréhender de cette manière, mais pendant une seconde, il a l’impression que son frangin se rapproche pour lui en décoller une à lui aussi. Peut-être qu’il mériterait une autre bonne claque pour se montrer si faible… Mais au lieu de le cogner ou de lui faire la morale, l’ainé des Donnelly s’installe simplement à ses côtés, posant une main sur son genou. Aidan se crispe, plus pour contrôler ses nerfs et ne pas se mettre à chialer tant il est ému et soulagé, que parce que ce contact le dérange.  
« Écoute bonhomme… On est là nous, même si on est pas les meilleurs frangins du monde tu pourras toujours compter sur nous » lui assure le trentenaire, vraisemblablement embarrassé par cette attitude un peu étrangère qu’il adopte pour l’occasion.
Le petit blond lui en est reconnaissant et doit lutter contre lui-même pour ne pas craquer et se laisser aller à fondre en larmes dans ses bras. Ca deviendrait vraiment trop gênant… Et puis il a l’impression de ne pas mériter ce qu’Aahron lui dit et d’être le dernier des salopards. Parce que ses frangins, aussi maladroits soient-ils par moments, sont tout ce qu’il a et il regrette déjà les propos qu’il a tenus à Sam. Même si c’est souvent un sale con, il n’hésiterait pas à lui filer un rein s’il en avait besoin et tout le monde le sait. Et puis le soir où il s’est fameusement rétamé et fracturé le poignet à cause des conneries qu’ils faisaient avec ce stupide chariot de supermarché : son frère a agit exactement comme il le fallait. Il a appelé les secours, est resté avec lui tout du long, à lui tenir l’autre main, ne s’est pas fichu de sa gueule parce qu’il pleurait (et ne l’a d’ailleurs répété à personne) et quand est venu le moment de faire face à leur mère pour lui expliquer comment c’était arrivé, Sammy ne s’est pas dégonflé et a reconnu et assumé sa part de responsabilité.
Mais est-ce que ça compense sa trahison de ce soir ? La réponse est oui en fait, Aidan ne tarde pas à s’en rendre compte. Samuel s’est peut-être servi de son nom pour titiller Aahron, mais au final, il l’a fait pour son bien, en pensant aussi en grande partie à son intérêt. Tout ça doit le travailler et Aidan n’avait peut-être pas droit de lui demander de garder le secret, même s’il ne l’a pas fait explicitement.
Il est à deux doigts de présenter ses excuses à Samuel lorsqu’Aahron reprend la parole, évoquant leur mère avant de lui promettre pour la énième fois de découvrir ce qui est vraiment arrivé. Et quand il passe sa main dans ses cheveux, le plus jeune de la fratrie n’arrive plus à contenir son émotion. Mais au lieu de venir mouiller la chemise de son frère de larme, il se tourne vers Joleen qui l’entoure toujours de ses bras et le berce doucement tandis qu’il pleure en silence.

Aahron finit par reprendre la parole, d’un ton bien moins animé que précédemment. La tempête commence à passer et ils vont très vite pouvoir constater l’ampleur des dégâts. La pommette de Sam va bientôt rougir et le bruler, Joleen va certainement regretter la gifle qu’elle a asséné à Aidan et s’excuser platement deux ou trois fois, Aahron va se maudire de s’être encore une fois emporté, Isaac se repassera la scène en se demandant à quel moment tout à dérapé et ce qu’il aurait pu faire pour l’éviter et Sam… Aidan frotte ses yeux brûlants de fatigue pour jeter un œil sur son frère, prostré sur un fauteuil à présent, le regard perdu dans le vague. Il se laisse à nouveau gagner par la culpabilité mais se sent trop fatigué pour aller jusqu’à lui pour présenter ses excuses.
Et puis il ne préfère pas interrompre Aahron qui continue sur sa lancée.
« …D'ailleurs, on va appeler Sallanders. Elle s'est occupée de nous dès le début. J'ai pas confiance en l'autre gars, il m'inspire rien de bon avec ses airs de Saint Nitouche hypocrite. »
« Je suis complètement d’accord » s’en mêle Isaac dans un raclement gêné de voix, surveillant ses frères du coin de l’œil. Soit il craint de les voir recommencer à se taper dessus…soit il a peur qu’ils se lient à nouveau contre lui et sa morale… Un peu des deux peut-être. « Et je ne te cache pas que l’idée que le shérif puisse être responsable de ça ne m’étonnerait pas le moins du monde ! Personnellement, je ne l’ai pas vu dans le parc cet après-midi et pourtant je l’ai cherché… Ca lui a laissé des heures pour venir ici et tout saccager. Il a les moyens de faire quelque chose comme ça et de s'en tirer. Si on en venait à sa parole contre la notre, on nous rirait au nez, c'est sûr. En plus, il avait de bonnes raisons de nous en vouloir, à cause de la manière dont on l'a traité l'autre fois et des raisons qui l'ont poussé à venir en premier lieu. Parce que personne n’est dupe, pas vrai ? Son petit numéro de l’autre fois, c’était juste une façon plus proprette de nous demander d'éviter de fouiner et de retourner d'où on venait. »
Et lorsqu’il veut imager son propos en désignant les deux lettres tracées sur le mur, il remarque que Samuel s’est levé de son fauteuil et s’apprête à les quitter. Aidan renifle et le suit du regard aller rattraper son frère par l’épaule.
« Sam ? A moins que tu n’ais une envie pressente, je crois qu’il serait plus sage que tu restes avec nous. »

Aidan déglutit et guette la réaction de son frère. Quelque chose lui dit qu’il ne partage pas l’avis d’Isaac. Il n’est d’ailleurs pas le seul et c’est pour cette raison que Joleen s’empresse d’intervenir. Tout le monde sait qu’elle a une certaine emprise sur Sam. De là à être capable de l’expliquer…
« Ce n’est pas chez vous et vous n’êtes pas obligés d’apprécier cet endroit – Dieu sait que je ne l’aime pas - mais comme tu l’as fait remarquer, tu as pris la peine de trainer ton cul jusqu’ici, et quelqu’un s’est permis de rentrer et de tout saccager. Et je suis pratiquement certaine que la tâche dans l’entrée, c’est de l’urine. Tu ne te sens pas concerné ? »
« On sait que tu n’aurais jamais fait un truc pareil, Sammy. Tu n’aurais jamais fait peur à Aidan ou Joleen juste pour repartir. Aahron était énervé et tu l’avais provoqué, c’est tout. Ne fais pas ta mauvaise tête et reviens pour en discuter. On a besoin de toi. C’est quand même toi l’expert en délits mineurs de la famille » tente de le dérider le médecin avec une évidente appréhension.


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MessageSujet: Re: 02. Leaving is not an option [SIBLINGS] Ven 13 Juin - 22:01

Aahron J. Donnelly a écrit:


“Leaving is not an option”


La pression redescend doucement et la fatigue vient alourdir nos épaules déjà endolories. Je me passe le visage entre mes mains, cherchant un dernier élan de volonté pour clôre ce débat. Au lieu de ça, je passe en revu toute la pièce : Le salon est sans dessus dessous, Samuel serre les dents sans l'ouvrir mais je commence à voir sa joue gonfler légèrement. Joleen console Aidan ce dernier étant encore plus pâle et fébrile que d'habitude et Isaac à l'air...dépourvu. On a foutu un putain de bordel à se gueuler dessus comme des putois et je commence déjà sincèrement à regretter tout ce que j'ai pu balancer à Samuel même s'il y avait une part de vérité dans ce que je disais. Mais le problème c'est que nous étions tous tendus et à bout de nerfs. Trop de chose à gérer nous étaient tombées dessus trop vite, on sait même plus par quoi commencer tellement c'est le bordel.

Je propose de voir avec Sallanders pour déclarer tout ce merdier. Hors de question que je consulte ce Shérif de merde aux airs bizarres. Il m'inspire rien de bon et je le soupçonne en premier d'avoir foutu son bordel ici. Ce village est étrange, il me colle des frissons dans le dos quand je les regarde et c'est une raison suffisante pour moi de pas lâcher le morceau et de rester ici voir ce qu'on peut dénicher comme info.

« Je suis complètement d’accord. Et je ne te cache pas que l’idée que le shérif puisse être responsable de ça ne m’étonnerait pas le moins du monde ! Personnellement, je ne l’ai pas vu dans le parc cet après-midi et pourtant je l’ai cherché… Ca lui a laissé des heures pour venir ici et tout saccager. Il a les moyens de faire quelque chose comme ça et de s'en tirer. Si on en venait à sa parole contre la notre, on nous rirait au nez, c'est sûr. En plus, il avait de bonnes raisons de nous en vouloir, à cause de la manière dont on l'a traité l'autre fois et des raisons qui l'ont poussé à venir en premier lieu. Parce que personne n’est dupe, pas vrai ? Son petit numéro de l’autre fois, c’était juste une façon plus proprette de nous demander d'éviter de fouiner et de retourner d'où on venait. »

Inutile de commenter, j'étais de son avis. Je me souviens encore de sa petite « recommandation » avant qu'il ne se tire. Si ça, ça n'était pas une petite menace dissimulée sous une mise en garde à la con, alors j'suis pas un Donnelly. Il se fout de notre gueule, il sait des choses j'en suis certain mais je me vois mal arriver avec mes grands sabots pour venir lui péter sa petite gueule pour le faire parler... Pourtant, si ça ne tenait qu'à moi, j'irais moi même faire l'interrogatoire de ce type.

Et pendant que je suis plongé en pleine réflexion, Sam se lève, mettant les voiles jusqu'à ce qu'Isaac le rattrape par l'épaule. J'avoue avoir presque eu un mouvement pour faire de même, mais je me ravise, les deux coudes sur les genoux, les poings devant la bouche.

« Sam ? A moins que tu n’ais une envie pressente, je crois qu’il serait plus sage que tu restes avec nous. 
- Ce n’est pas chez vous et vous n’êtes pas obligés d’apprécier cet endroit – Dieu sait que je ne l’aime pas - mais comme tu l’as fait remarquer, tu as pris la peine de trainer ton cul jusqu’ici, et quelqu’un s’est permis de rentrer et de tout saccager. Et je suis pratiquement certaine que la tâche dans l’entrée, c’est de l’urine. Tu ne te sens pas concerné ?
-  On sait que tu n’aurais jamais fait un truc pareil, Sammy. Tu n’aurais jamais fait peur à Aidan ou Joleen juste pour repartir. Aahron était énervé et tu l’avais provoqué, c’est tout. Ne fais pas ta mauvaise tête et reviens pour en discuter. On a besoin de toi. C’est quand même toi l’expert en délits mineurs de la famille »

Je lève les yeux vers Sam', nos regards se croisent mais je ne dis rien. Pourtant, j'ai un tas de chose à lui dire parce que même si c'est un petit emmerdeur et un petit merdeux à midinettes, ça reste mon frangin et de le voir partir me donnerait la boule au ventre. Je préfère qu'il reste avec nous plutôt qu'il mette les voiles parce que, même si j'aurai préféré que cela se passe dans d'autre circonstances, nous n'avions pas été réunis depuis longtemps. Trop longtemps pour une fratrie. Je donnerais n'importe quoi pour eux, même si je ne le montre pas de la bonne manière. Mais si demain Sam avait besoin d'un poumon, j'lui filerais sans même réfléchir une seconde. Je l'ai sortie plus d'une fois de la merde, ça ne m'empêchera pas de continuer si un soir il vient me voir pour me dire qu'il a encore besoin de moi, même si sur le coup je vais sûrement le renvoyer chier et l'engueuler comme un gamin de 10 ans.

Je commence à me lever pour renchérir sur ce que dit Isaac, pour lui dire qu'il faut qu'il reste et que sans lui c'est pas pareil quand même. Si on veut arriver à se sortir de cette merde et à connaître la vérité, on y arrivera mieux à quatre, mais avant que je n'ai pu ouvrir la bouche il dit qu'il va juste aller fumer une clope dehors, sans rien ajouter de plus. Isaac me fusille du regard, je lève les yeux au ciel et laisse tomber mes bras le long du corps avant de poser les mains sur les hanches.

« Bon, je pense que le mieux c'est qu'on aille tous ce coucher. On est tous tendu, à cran... On réfléchira mieux demain, à tête reposée.
Je me disais qu'on pourrait peut-être rendre une petite visite au garage Teller & Redd, non ? C'est là que nos parents ce sont arrêtés pour le problème de voiture, on peut essayer d'en tirer quelque chose. »

- J'suis plutôt d'accord. On ira tous les quatre histoire d'annoncer la couleur tout de suite.
Attends, commence pas à partir sur tes grands chevaux Aahron. On va d'abord y aller en toute diplomatie, tranquillement. Par contre, si on en tire rien et qu'ils se foutent de notre gueule... Je te laisse gérer. »

J'esquisse un large sourire. Lui et moi savions très bien ce que voulait dire le « Je te laisse gérer ». J'aquiesce, concluant ainsi la conversation. J'envoie tout le monde se coucher et regarde ma montre. J'aurai dû appeler Joshua il y a 10 minutes déjà et j'imagine qu'il doit être en train de harceler Karole pour savoir quand est-ce que je vais finir par l'appeler. Sa petite bouille ronde et blonde me manque, mon gamin me manque. Je revois encore ses grands yeux bleus me suppliant presque de pas partir mais il a jouer les grands garçons et même si il a insisté pour venir il n'a presque pas pleuré. Je ne sais pas comment j'ai fais pour réussir à pondre un gamin aussi futé quand je vois le décérébré que je suis. Il tient de sa mère, ça c'est certain.

J'essaie de remettre un peu d'ordre dans le salon pendant que Joleen emmène Aidan se coucher. Mon frangin me donne l'impression d'avoir perdu 5 à 10 ans, complètement perdu et encore les yeux rougis de larmes. Je le gratifie d'une petite tape dans le dos au passage, me voulant réconfortant. J'ai quand même l'impression d'avoir sacrément foiré ce soir et j'sais toujours pas comment on va faire pour réussir à quelque chose ici. Je regarde par la fenêtre et y trouve l'ombre de Sam qui est sûrement en train de cuver sa rage contre moi, contre nous et contre tout ce bled de merde.

« Tu y as été un peu fort avec lui ce soir.
- C'est bon Isaac pas de leçon de morale ce soir, je sais que j'ai merdé. »

Il lève les mains en l'air comme pour me dire qu'il ne voulait rien faire de tel.

« Tu devrais peut-être aller lui parler ? »

Je ricane en relevant la grande lampe qui était étendu sur le sol. Parler ? C'est pas le genre de la maison, en tout cas, pas du notre à Sam et à moi.

« J'verrais ça demain matin... Quand on sera tous un peu plus reposé. C'est un grand garçon, c'est plus un gamin. Il serait peut-être temps qu'il grandisse un peu. Celui qui m'inquiète pour le moment c'est Aidan... La perte de nos parents, le changement brutale de quotidien, cette histoire de cauchemar. Peut-être qu'il a besoin de parler ou j'sais pas.
- Je vais voir avec Joleen si elle en sait plus. Ça fait sûrement trop pour lui tout ça, on devrait peut-être le ménager un peu.
- Sûrement ouais... »

Je secoue la tête, blasé au possible. Comme si ma vie n'était pas suffisamant compliquée à gérer, je me retrouvais maintenant avec le mystère de la mort de nos parents sur les bras, les cauchemars d'Aidan, un Samuel menaçant de se faire la malle, un village remplit de gens complètement déboussolés et cette histoire de cambriolage ? Putain, quel beau merdier qu'on se traînait au cul bordel. Le silence me choquerait presque par rapport aux cris de tout à l'heure.

« Bon, j'vais me coucher. On mettra un peu d'ordre demain avant d'aller au garage et voir Sallanders. Bonne nuit !
- Eh Isaac ! »

Il se stoppe dans son élan et j'hésite une fraction de seconde. Tout en remettant un meuble contre le mur et en lui tournant le dos, je lâche :

« Merci de m'avoir suivit dans tout ça … J'suis content que tu sois là. »

Un silence bref où je devinerais presque son petit sourire en coin, un sourire à la Donnelly.

« On est encore une famille non ? Tu sais toi même qu'entre frangins, on laisse tomber personne chez les Donnelly.
-Ouais, je sais. »

Je l'entends monter les escaliers sans un mots de plus. Les trucs touchants à la con n'étaient pas pour nous, pas besoin d'en rajouter une autre couche. Il sait très bien que même s'il me les brises avec ses airs de « Monsieur je sais tout », je suis contente qu'il soit présent avec nous. On avait besoin de son gros cerveau remplit de matière grise encore utilisable. J'arrange le salon encore quelques minutes, m'aidant ainsi à prendre sur moi pour aller faire mes excuses à Sam dès demain, mais en attendant, j'ai un fils qui doit attendre devant le téléphone.
(c) Myuu.BANG!
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MessageSujet: Re: 02. Leaving is not an option [SIBLINGS]

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02. Leaving is not an option [SIBLINGS]

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