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Road to Salvation a fermé ses portes.


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 01. Kings And Queens and guillotines [Alex&Sam]

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MessageSujet: 01. Kings And Queens and guillotines [Alex&Sam] Mar 4 Mar - 23:41



Kings And Queens and guillotines

Une semaine, une putain de semaine déjà que je suis coincé dans ce bled peuplé de gens un peu trop souriant et compatissant. Ils m’inspirent pas, bon ok y a que très peu de gens qui m’inspirent en général mais, eux je sais pas ils ressemblent à ces types qu'on peut voir dans les faits-divers, vous savez ceux à qui vous donneriez le bon dieu sans confessions et qui finissent par vous découper en morceaux dans leur sous-sol. Enfin de toute façon j’en connais un à Cleveland qui pour sûr me couperait bien un ou deux doigts alors je risque peut-être finalement moins ici, si évidemment j’occulte le fait que je vais sûrement finir par avoir envie de me pendre si je dois rester enfermer une journée de plus avec l’intégralité de la fratrie. Faut pas se méprendre, j’aime mes frangins mais, faut pas non plus déconner. Suffit de voir le Noël on ne peut plus glauque qu'on venait de passer, franchement entre les silences, le souvenirs des parents un peu trop présent et juste notre incapacité...bon ok mon incapacité à y mettre du mien, bref pas top, je chasse cette pensée d'un geste de la main, j'ai esquivé pour souffler par pour me prendre la tête après tout. C’est d'ailleurs comme ça que je me suis retrouvé dans cette…ville ? je crois que pour les gens du coin c’est ce qui ressemble le plus à une ville à proprement parlé non? J’avais réussi à négocier la bagnole sous un prétexte fallacieux, ouai bon j’ai dit que j’avais besoin de prendre l’air, j’ai pas vraiment attendu de réponse je doit bien l'avouer et puis j'ai de compte à rendre à personne, si ca ne plait pas à Aahron tant pis. En montant dans la bagnole, je me suis dit que j'allais vraiment investir dans une caisse si on squattait encore un moment le coin parce qu’un moyen de transport pour cinq c'est un coup à vraiment très vite se prendre la tête. C’est pas comme si on avait besoin d’une excuse supplémentaire.

J’avais garé la voiture de location à proximité d’une enseigne lumineuse, ca rendra les choses plus faciles quand il faudra que je la retrouve, c’est ce que je me suis dit en claquant la portière, les clés glissées dans la poche intérieur de ma veste, je me dirige vers le bar le moins tapageur du coin, la blague ! Je finis par rentrer dans un boui-boui à la devanture verte, la salle n’est pas trop pleine, pas vide non plus, ca fera l’affaire. Je me dirige vers le comptoir commande un verre de whisky puis me ravise et en demande deux, le barman un vieil homme, toujours du type qui inspire confiance m’offre un sourire.
« T’es pas du coin toi. »
Rien de plus, rien de moins, je suis même pas sûr d’être censé répondre, c’était une putain de question ? Dans le doute je lui adresse un signe de tête qui veut sans doute dire oui, à lui d’interpréter ça comme il veut, je suis pas venu faire la causette, j’allume une clope, jette mon paquet sur le bois ciré du comptoir devant moi et regarde le barman me servir mes verres. Lorsqu’il les dépose devant moi, je lui balance un billet et lui dit de garder le reste, si je dois rester dans le coin, vaut mieux me faire bien voir dans au moins un bouge et puis je sais pas j’aime bien sa tête, il a l’air réglo, il ne dit rien et retourne discuter avec un mec qui lui, est carrément pas le genre à qui tu va te frotter au vu de sa carrure de buffle, je m’attarde pas trop sur eux, je jette un œil alentour.

Y a deux-trois gonzesses potables, rien de transcendant, je suis déçu, je pousse un soupir et m’acharne sur ma clope en descendant mon verre, putain Cleveland m’a jamais autant manqué.

Mon téléphone à la main, j’essaye de répondre au message d’Adam un pote de chez moi mais la réception dans le coin est vraiment bien pourrie, du genre à rendre dingue, je crois que j’ai jamais autant secoué et jeté ce téléphone de toute ma vie, je finis par lâcher l’affaire et je le range, quand je relève la tête le vieux est devant moi, il me fixe, je lui fais un signe de tête avant de lui faire rouler mon poignet, un code plutôt efficace pour qu'il me resserve. Il perd pas de temps et revient, je paye et puis je tente le tout pour le tout, je connais pas grand monde et ca me soule. « Hey dites moi, vous savez pas ou on peut jouer aux cartes dans le coin, j’ai besoin d'un peu de...divertissement. » Il me toise de son mètre 70, mec si t’essaye de m’impressionner c’est pas gagné. Encore une fois il ne dit rien, déformation professionnel ou quoi ? Faut dire que quand je me retrouve de l’autre côté du bar d’habitude, je dois pas toujours paraître plus enclin à la communication, écoutez des pilliers de bar te raconter leurs déboires ca a rien de fun et je sais de quoi je parle. Il finit par s’approcher du comptoir un air un peu excédé sur la tronche.
« Ptêtre bien. »
Ouai merci de l’infos mais c’est pas vraiment le genre de réponse que j’attendais, je lui lance un regard interrogateur.
« Les mises commencent à 100 dollars. »
« Ca marche pour moi. »
Il se retourne et gribouille un truc sur un morceau de papier qu’il me tend, j’y jette un œil,je peux y lire une adresse. Pas même le temps de demander des indications qu’il ajoute que c’est dans la rue d’à côté, il me dit de dire que je vient de sa part. Parfait, je me lève lui adresse un signe de tête et me tire sans demander mon reste, je réajuste ma veste quand j’arrive dehors et tourne dans la ruelle qui fait l’angle du bar, l’endroit semble désert et silencieux, je m’avance, je me rallume une clope comme si ca allait me réchauffer et là je vois un type adossé contre le mur juste à côté de la porte qui m’a été indiqué quelques minutes plus tôt.

Il se redresse et me regarde bizarrement, je m’apprête à ouvrir la bouche mais, il à été plus rapide que moi, il me demande ce que je veux, je lui fais mon speech et il acquiesce d’un signe de tête, il jette sa clope, je fais de même et je rentre avec lui dans l’appart. Que la fête commence, je me sent chanceux ce soir, voyons voir quel type de joueur ils ont dans le coin.


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Dernière édition par Samuel J. Donnelly le Jeu 13 Mar - 18:30, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: 01. Kings And Queens and guillotines [Alex&Sam] Dim 9 Mar - 22:52

Je soulève la caisse avec un grognement d’effort pour venir la placer à l’arrière boutique. Noël était à peine passer mais le ravitaillement des rayons se faisaient quand même sentir. Putain, il caillait comme jamais et je regrettais bien vite de ne pas avoir poussé mes jours de congés jusqu’au 1er Janvier. Je dépose la caisse et extirpe mon portable de ma poche. Aucun Sms. Je serre les dents et continue ma tâche sans broncher. Deux jours que je n’avais plus aucunes nouvelles, du jour au lendemain. Je ne comprenais plus Bonnie. Depuis qu’elle était avec ce gros con, elle était devenu un vrai yo-yo de présence. Un coup je ne la voyais plus pendant plusieurs jours, un autre elle était là, plus… proche que jamais. Mon esprit divague à ce fameux soir où nos corps se sont de nouveau touché, sondé, soudé l’un à l’autre comme un mort à la vie. J’avais eu la spontanéité de prendre les choses en main, de faire des efforts avec elle, de me montrer moins… brutes. Plus présent aussi. Bonnie me manquait, depuis l’avortement tout n’était plus pareil malgré nos délires partagés. Nous sentions tous les deux cette pression silencieuse des non-dits. Les efforts n’avaient pas été bénéfiques qu’avec elle, mais aussi avec Tyler … Et ces deux cons s’étaient retrouvés à me déguiser comme une putain de tapette. Mais j’ai fermé ma gueule, parce qu’après ma connerie d’overdose, je leur devais bien ça.

Tout ça pour dire que depuis hier matin, plus de Bonnie. Plus de nouvelles… Je ne me faisais pas d’illusion sur le lieu où elle se trouvait. La petite gueule de Jay s’imprime dans mon cerveau et je n’ai qu’une envie c’est de lui foutre mon poing dans sa gueule. Pour deux raisons, dont une que je préfère taire et enterrer bien profondément au fond de moi. Ces sensations jusqu’alors inconnu se faisaient plus présente et pressentes lorsque je regardais Bonnie ou lorsque nos lèvres s’effleuraient. Et je préférais enterrer tout ça plutôt que d’y réfléchir. Durant 5 jours complets, nous avons été… H-24 ensemble. Putain, quand j’y repense, ça n’avait aucun sens. Pourtant, rien n’aurait du me choquer puisqu’avant l’avortement, ça avait toujours été comme ça entre elle et moi. Pas de question, on passait justement du temps ensemble comme deux bons potes améliorés. Et là, tout était … bizarre. Quelle merde putain.

« Gray, magne tes miches putain ! »

Je grogne. Ce gros con me fait tout autant chier et jouer les moutons obéissants aussi. Faire des efforts, c’est cool. Mais ce ramollir, ça ca l’est beaucoup moins. Et concernant la drogue… Je serre les dents. Ca me manque et certains jours de crise devenait intenable. J’ai cédé, plusieurs fois mais pas autant qu’avant. Qu’est-ce que ça change au fond puisque je m’en foutais toujours dans le nez. Je repense à l’appartement vide de la présence de Bonnie et une douleur sourde me tiraille le bide. Va pas m’la jouer à la Roméo putain. Ca ne change pas que j’ai pas envie de … rentrer. Je dépose violemment la caisse au sol avant de consulter ma montre. Cinq minutes et je me tire. Où je sais pas, mais je me tire. J’ai pas envie de rentrer parce que je sais que si j’fous un pied dans cet appart’, je vais me ruer sur le premier sachet de coke que je vais trouver. Pourquoi ? Parce que, j’en sais rien putain. Je retire mes gants de chantier avant de les balancer dans le tiroir et d’enfiler ma veste en cuir toute neuve que Bonnie m’avait offerte pour Noel. Il était déjà tard … Je réfléchis quelques minutes avant de me souvenir de la proposition d’un type avec qui j’avais « sympathiser » - on était pas pote, faut pas déconner non plus – a venir faire une partie de Poker à Gower. C’était pas la porte à côté mais peu m’importe, je serais toujours mieux que là bas. Je secoue la tête pour moi-même. C’est ridicule. Qu’est-ce que je m’en fou qu’elle soit là ou non de toute façon hein ? Fallait bien que ça arrive un jour… Et il fallait que ça arrive avec un gros connard comme lui.

« J’ai finis. A demain après midi. »

Je n’attends pas mon reste et même si ce boulot me faisait encore plus chier que celui que je tiens au bar j’avais pas trop le choix que de m’y tenir si je n’voulais pas me retrouver expulsé. San Fransisco me manque plus que jamais et j’donnerais n’importe quoi pour y retourner. De toute manière, vue comme c’est partie… Je risque d’y retourner plus vite que prévue.
Je glisse mes écouteurs dans mes oreilles, j’enfourche mon vélo et pédale jusqu’au lieu de rendez-vous, bien emmitouflé dans ma veste et mon écharpe, les gants me protégeant un peu du froid mordant de cette ville de merde. Elle n’a rien pour elle alors pourquoi Bonnie est venue poser son cul ici putain. Un appel et je l’aurai kidnappé pour aller ailleurs, mais non. Bref. Je sais pas combien de temps j’ai mis pour arriver à bon port mais au moins, pédaler comme un dérater pour être à l’heure m’a fait du bien. Et concernant le Poker, je déteste ce truc mais si ça pouvait me faire passer du temps ailleurs que dans un appart’ vide et froid qui porte la marque d’une chose que je ne veux pas voir et accepter, alors je prends. Et puis cette rumeur complètement … débile. J’ai eu le malheur de lire le journal il y a quelques temps pour voir que cette petite pute de journaliste colportait des conneries entre Carter et moi, des histoires de couple. Moi maqué avec une nana ? Je ris d’avance. Pourtant, j’dois avouer que j’appréciais particulièrement Carter et que dernièrement nous passions de plus en plus de temps ensemble, mais il n’avait jamais été question d’être en couple ou je ne sais quelles autres conneries.

Je m’arrête et attache mon vélo au poteau à côté de la porte, avec mon anti-vol avant de me présenter face au mec adossé à côté de la porte.

« Hep, j’suis invité par Karef. »

Pas un mot de plus, il me conduit à l’intérieur de l’appartement. La pièce est à demie-éclairé et je me rend compte qu’elle est dénuée de tout meuble.. Enfin, à part un canapé et une télé, il n’y avait rien d’autre que la table qui était dressée, les cartes au centre, un verre pour chaque mec et du wkisky à droite à gauche. Je me fais accueillir par une grosse accolade de Karef, qui me raidit net :

« Gray ! t’es venu mon pote ! J’pensais pas que t’allais ramener ta jolie p’tite gueule ! C’est 100 dollars la mise ce soir !
- Ca m’va, j’suis là pour passer l’temps de toute manière. Y a du monde ce soir ?
- Pour le moment 4 avec toi ! On attend encore 10 minutes pour voir si d’autres mecs viennent ou pas… Et tiens... t’aurais pas du stock par hasard ? »

J’hausse les sourcils. Karef était l’un de nos nouveaux clients. Jusqu’ici il avait toujours été réglo mais une langue bien pendu et c’est ce qui me tendait les nerfs parfois. Pas qu’il irait nous balancer, mais il était un putain de gaffeur… c’était un vrai accro de coke et il suffisait de le regarder renifler et se frotter le museau tout le temps pour s’en rendre compte. Mains dans les poches, je le sonde de mon regard froid :

« Pas là non. Et j’t’ai déjà dis de pas parlé de ça comme ça, hors lieux de rendez-vous Karef. Continue tes conneries et tu n’aura plus qu’à faire la pute pour avoir un rail.
- Ok ok désolé vieux ! J’pas fais gaffe, j’ai pas trop l’habitude tu sais… J’t’appellerais demain pour qu’on voit ça ensemble. Ou j’te laisserais un message, comme d’hab. J’espère que t’aura la main chanceuse ce soir mais fais gaffe, j’suis en forme ! »

J’acquiesce ne le lâchant pas des yeux. Il sait ce qu’il risque s’il ouvre trop sa gueule. Notre fournisseur ne blaguait pas et j’avais pour dernière envie que de me retrouver mort au fond d’un ravin. Il était réglo et nous offrait même parfois un sachet gratos, mais il ne fallait pas faire un pas de travers ou une boulette au risque de passer les pires dernières heures de ton existence. Ce Karef me rend nerveux parfois mais ma manière de le rembarre le calme et il ferme sa gueule. Il devait avoir à peine 25 piges et portait encore ce visage de gamin de 15 ans, sourire timide en coin. Il était sympa mais trop perché pour pouvoir avoir une conversation censée avec lui.

« Bref, installe-toi. J’te présente Franck et un ami, Pete. »

Je les salut d’un signe de tête et ils en font de même. Je suis encore étonné de voir que même dans cette ville de consanguin il existait le Poker. Il était difficile de s’imaginer quelconque débauche derrière leur sourire trop parfait. Mais comme on dit, il ne faut jamais dire jamais.
Des pas derrière moi agrippent mon attention et je me retourne. Un mec pas plus âgé que moi pénètre dans le « salon » de fortune et nous jauge du regard. Belle gueule, démarche de branleur, accoutrement du mec tranquille… Ce type me fait carrément penser à moi. Cherchez pas à comprendre, je l’comprends pas moi-même mais il dégage cet air de « j’m’en branle » qui m’ait propre. Il se présente, serre la main de chacun d’entre nous. Samuel donc. Puis je me focalise sur autre chose, me foutant de tous les mecs présents dans cette pièce. Faire ami-ami, c’est pas mon genre et honnêtement, je m’en branle. J’ai confiance en personne et je fais bien. Je m’installe à la suite des autres et Karef nous sert à tous un verre de Whisky que je lève en même temps qu’eux. L’alcool descend doucement le long de ma gorge et j’en apprécie la chaleur qu’elle dégage. Je sais pas comment allait tourner cette soirée et je m’en tape royalement, tout ce que je voulais c’était être loin de cette appartement. Et c’était chose réussite.
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MessageSujet: Re: 01. Kings And Queens and guillotines [Alex&Sam] Jeu 13 Mar - 20:48


Kings And Queens and guillotines


La pièce ne paye pas vraiment de mine, sommairement meublée et légèrement éclairée, elle fait presque clichée, vous savez un peu comme dans ces vieux films sauf que là le budget est plus que limité mais bon, je m’en tape pas mal, on aurait pu tout aussi bien jouer dans une cave sur une table bancale que j’aurai pas bronché. La population elle, a contrario n’a rien des stéréotypes que je rencontre d’habitude, il faut dire qu’en temps normal les mecs avec qui je joue ne sont pas aussi hum je sais pas trop comment les qualifiés, normaux ? non c’est pas le bon mot, disons plutôt proprets, le genre gentil voisin sans histoire. Je me surprends à espérer qu’ils savent au moins jouer correctement et puis de toute façon si c’est pas le cas, je me ferait au moins 400 dollars. Je finis par m’avancer vers la table où mes quatre futurs adversaires sont installés, je leur tend la main tour à tour et je les observe, j’aime bien me faire une idée dès le départ, cerner les gens avec qui je vais jouer a toujours fait la différence. Un vieux truc que le père m’avait appris quand j’étais gosse. C’est lui qui m’avait appris les subtilités du jeu, à l’époque il se serait sans doute pas douté qu’il allait m’introduire à l’un de mes plus gros vices, il l’a sans doute regretté, il me l’a jamais dit clairement mais, ses réflexions sur mes trop nombreuses parties parlaient à sa place. Je chasse l’image du paternel de mon esprit pour me mettre dans le moment, concentration, je suis pas là pour sociabiliser avec les péquenots du coin, tout ce que je veux c’est les plumer un bon coup. Je m’installe autour de la table et me présente sommairement, pour être précis je balance mon nom en retirant ma veste, je la balance sur le dossier de ma chaise et je les fixe, particulièrement le type qui est assis en face de moi. Il doit pas être beaucoup plus vieux, un peu le même genre pour tout dire, en moins beau-gosse et moins charismatique que moi cela va sans dire. Le plus jeune du groupe je présume, nous sert un verre de whisky, j’hoche la tête pour le remercier, le tour de table fait, on lève notre verre et j’l’avale d’une traite, ouai c’est pas de la qualité mais, ca a l’effet qu’on recherche sans doute tous alors aucun de nous ne se plaint. Cette petite mise en condition faite, la partie peut commencer.

Le premier tour est pas top enfin pas pour moi, je jette un coup d’œil à mes deux premières cartes et elles ne pouvaient pas être plus pourries, pas grave autant ne pas commencer trop fort, ça a tendance à porter préjudice d’avoir une bonne main dès le départ, ca peut être frustrant, intimidant, chacun vois un peu ca comme il veut. Je reste stoïque quand la première vague de carte est dévoilée sur la table, ce premier round sera pas pour moi alors au lieu de me concentrer sur un bon coup de bluff, je préfère analyser les têtes de cons autour de la table. Le dénommé Frank est vraiment une brêle, avec son petit sourire en coin et ses yeux brillants, il aurait pas pu être pu clair sur son jeu enfin si bien sûr il est pas au contraire en train de tous nous la mettre à l’envers. Mon regard glisse sur sa gauche, Karef lui reste plutôt impassible, peut-être que j’aurai pas dû m’enflammer et laisser son physique d’ado me berner après tout à son âge j’en avais déjà dépouillé plus d’un, le troisième quand à lui a l’air plus concentré sur son verre que sur son jeu, il finira pas sur le podium je peux déjà l’affirmer, reste que le dernier Alex je crois, celui là je le sens pas, je sais pas pourquoi il m’inspire pas, ptêtre parce qu’il me fait un peu penser à moi, qui sait. J’ai déjà relancé deux fois, juste histoire de tenir un peu dans le jeu mais, clairement ca vaut pas le coup de suivre encore une fois alors je passe. Je pose mes cartes faces contre table et en profite pour me resservir un coup, non sans continuer d’observer la suite du jeu, je remplis pas mon verre, je picole jamais plus qu’il ne faut quand je joue, aucun intérêt, un joueur bourré ne vaut strictement rien, je l’ai appris à mes dépends.

Les tours s’enchaînent, ca bouge plutôt pas mal sur la table, ca se corse aussi, je me suis jusqu’ici pas vraiment trompé sur l’idée que je m’étais faite des mecs présents, ca facilite en partie la tâche, on est que trois à vraiment se talonner, le quatrième n’a désormais plus que le quart de ses jetons de départ et le dénommé Pete à déjà fait tapis et se contente de laisser son regard vitreux analyser le fond de son verre. Ce genre de personne ca m’agace tout particulièrement. Le téléphone de Karef se met à sonner, sérieux mec ? Putain tu coupes ton portable en partie quoi, on est pas dans le salon de ta mère à jouer au bridge que je sache. Il propose évidemment de faire une pause, on peut très bien imaginer le regard noir que je lui lance, c’est quoi ce délire de merde sans déconner. Je soupire, bien fort, je suis soulé. Il ne nous laisse pas vraiment le choix de toute façon puisqu’il quitte la table pour s’éloigner un peu et prendre son appel, on reste donc là, à se regarder comme des cons, on est censé faire quoi ? la causette ? Le dernier joueur valide nous balance qu’il va pisser, super mec, content de le savoir, je jette un œil en direction d’Alexander qui est aussi impassible que moi, enfin plutôt que moi y a cinq minutes, là je ne cache pas mon exaspération.
« Ca leur arrive souvent ? Non parce que franchement c’est un peu anti-jeu sans déconner. » J’essaye de pas employer un ton trop irrité. J’attrape mon paquet de clope dans la poche de ma veste et en glisse une entre mes lèvres, je fais signe au type en face de moi, je suis d’humeur généreuse faut croire, il acquiesce je lui balance le paquet dans lequel il se sert avant de me le renvoyer. « T’es pas de ce trou toi, si ? » Je suis prêt à parier que c’est pas le cas, il a pas la dégaine du coin et par là j’entends ce côté consanguins-creepy-trop gentil pour être honnête qu’ils semblent tous portés sur eux aux alentours. Je me laisse tomber au fond de ma chaise et j’attrape mon verre, j’y crois pas je suis en train de faire la conversation, MOI quoi !

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MessageSujet: Re: 01. Kings And Queens and guillotines [Alex&Sam] Jeu 27 Mar - 20:09

Pete enchaine les verres plus vite que les cartes et je n’en tiens pas compte, même si ça a tendance à me faire chier. Si tu veux te bourrer la gueule il y a des bars pour ça du con… Mais bref, je n’suis pas chez moi donc si Karef le tolère alors soit. Le jeu se corse et plus les minutes passent, plus l’effet recherché se manifeste : J’oublie Bonnie. Ces derniers jours. L’appartement vide. Tout. Il n’y a plus que mon jeu de cartes, mes jetons et mes adversaires. Parfois un verre de whisky pour me procurer une douce sensation de chaleur le long de la gorge. La pièce est plongée dans une pénombre qui me rappel ces films clichés. Manquerait plus que la mafia débarque… Je jette un œil au nouveau qui se débrouille plutôt bien d’ailleurs. Je sais pas d’où il sort mais sous ses airs de petit branleur, il me fait trop souvent penser à moi. Dans ses manières de regarder et de bouger.

Un téléphone sonne et j’hausse les sourcils lorsque je vois Karef regarder l’écran de son téléphone et se lever en nous offrant son petit sourire d’excuse :

« Faut que je décroche, c’est un appel important. On fait une pause ?
- C’est pas comme si on avait le choix… grouille ton cul Karef. »

Il écoute à peine mon reproche que je lui glisse et s’échappe dans la pièce d’à côté en fermant la porte derrière lui.

« J’vais pisser. »

Franck se lève et se tire… génial. Soirée de merde à me retrouver en tête avec le petit con en face de moi. Je ne compte pas sur Pete pour quoi que ce soit parce qu’après avoir couché ses cartes tout à l’heure, c’est son corps massif qu’il étale sur le canapé de la pièce, comme une merde. L’organisation est un putain de bordel et le choix des joueurs encore plus, je ne me priverais pas de faire la remarque à ce petit con de Karef. On se croirait à une soirée pyjama putain. Il est cool mais là il m’emmerde. Je soupire et lève les yeux au plafond délabré à défaut de regarder le mec en face de moi.

« Ca leur arrive souvent ? Non parce que franchement c’est un peu anti-jeu sans déconner. »

Je baisse les yeux vers le gringalet qui tente de me faire la discussion avant de glisser mon regard sur Pete qui s’était mit à ronfler, puis sur les deux chaises vides à la table. Nouveau soupire de ma part. Je comprends l’exaspération de notre cher Samuel car je suis dans le même état… C’est entrain de me gonfler. J’aurais mieux fait d’aller chez Carter tiens. J’hausse les épaules, résigné :

« De toute façon on y est alors autant finir la partie... si ce petit con décide de raccrocher un jour. »

Je lui laisse mentalement cinq minutes pour rappliquer. En attendant, Samuel me tend son paquet de clope. Branleur mais généreux. Tu marques un point pour quelqu’un comme moi qui déteste les gens. Je lui fais signe de me le balancer et réceptionne le paquet en effectuant un petit mouvement de tête en guise de remerciement. J’en glisse une entre mes lèvres et accueille la nicotine avec soulagement, car même si c’était du shit ou de la coke dont j’avais besoin là maintenant, j’appréciais tout de même la clope que je considère comme un calumet de la paix.

« T’es pas du coin toi, si ? »

J’ai envie de ricaner de manière ironique mais je m’abstiens. Ca n’était pas contre lui, mais j’aurai donné n’importe quoi pour me tirer de ce bled pourri à souhaits et qui m’attirait que des emmerdes en permanence. Mais vie d’avant me manquait, le soleil, nos contacts, l’appart que j’avais là bas… Bref, tout. Je ne sais pas ce qu’il m’a prit de pas la ramener plutôt que de rester ici. Si je l’avais embarqué avec moi, qu’est-ce qu’elle aurait risquée à part le courroux de son père ? Et encore, j’aurais été là pour le démonter une bonne fois pour toute ce connard. Il avait tant de fois maltraité Bonnie que j’ai du me faire le scénario de son meurtre un bon paquet de fois.

Je tire une bouffée sur ma clope avant de chasser ma nostalgie mentalement. La nicotine apaise très peu le manque qui, souvent, me raréfie l’air et me brule les intestins, mais elle a tout de même un léger effet apaisant.

« Californie. Plutôt crevé que de venir d’ici. »

Si ça avait été le cas, j’aurai écopé de ce même petit sourire parfait qu’ils ont tous ici. Trop parfait. Ces gens là étaient trop étranges. Une fois à Grayson, leur regard trop affamés arrivaient même à me convaincre de ne pas trop chercher la merde. Il y avait quelque chose d’étrange dans leur façon de faire et loin de moi l’idée de comprendre pourquoi, tant qu’ils me foutaient la paix.

« Et toi ? J’ai pas souvenirs de t’avoir déjà vu par ici. Rassure moi que tu n’es que de passage parce que si c’est ici que tu compte passer les meilleurs moments de ta vie… tu risque d’être déçu. Faut vraiment avoir une bonne raison pour venir ici… »

Je tire de nouveau sur ma clope en fermant les yeux un instant. On se faisait plus chier que jamais à Grayson et j’en étais de plus en plus blasée. Même Bonnie prenait ses distances. Je repense à l’autre soir… Non. Ta gueule Ethan. Ca ne voulait RIEN dire. Je tire la manche de mon pull et regarde ma montre. Cinq minutes piles et l’autre con n’était pas revenu. Celui qui pissait non plus, à croire qu’il s’astiquait le manche.

« Putain, il m’emmerde celui là aussi. J’reviens. »

Je pousse ma chaise d’un geste rageur, le visage crispé. Il allait pas s’y mettre lui aussi pour pourrir ma soirée. Font tous chier à s’passer le mot. Je viens discrètement coller mon oreille contre la porte et la cuisine où la voix de Karef s’élevait, mielleuse comme jamais et tremblante.

« Mais non bébé… Je te jure que je rentre vite ! Oui… J’ferais tout ce que tu veux bébé… M’engueule pas arr… Mais j’aime pas… Ok ok ! Mais… »

J’ai le choix entre rire devant autant de pathétisme ou d’aller lui éclater sa sale petite gueule : Deuxième option. J’ouvre la porte à la volée et Karef manque de trébucher contre le tapis tant il sursaute. Je me précipite vers lui, saisis son téléphone, le visage crispé par la colère et le regard froid. Un rien me faisait rager et partir au quart de tour, et Karef en ferait les frais. J’étais venu ici pour jouer putain pas pour glander et me gratter les parties. J’envoi valser son téléphone contre le mur où il s’éclate en une multitude de débris pendant que je le saisis par le col en  le plaquant contre le mur.

« C’était CA ton appel important ? Ta gonzesse qui t’engueule pour rentrer ??
- Alex calme to…
- NON ! Tu fais chier Karef. Je le lâche avec force avant de reculer d’un pas. C’est ça ce que t’appel une partie de Poker ? Entre l’autre qui est déjà ivre mort et toi qui chouine comme une putain de tafiole au téléphone ?
- Oh ça va ! Ferme ta gueule ! T’as pas réussi à baiser ta rouquine ou… »

Mon poing s’écrase avec violence contre sa mâchoire. Son corps percute la table derrière lui et chute comme un pantin désarticuler. Deux pas me suffisent pour le rejoindre et le saisir de nouveau par son tee-shirt, le souffle court. Bonnie = Sujet sensible. Sujet qui commence à me rendre fou tant je n’y comprend plus rien à ses absences et à ses silences. J’avais fais des putains d’efforts pour rien et l’autre venait ramener sa gueule pour me parler d’elle comme si c’était ma putain. Je lève le bras pour lui décrocher un deuxième poing dans sa face de ras lorsque je sens qu’une pression m’en empêche. Je tourne vivement la tête et constate que Samuel est là, à côté de moi pour limiter les dégâts.

« Lâche moi. »

Je me dégage d’un geste sec, souffle court, les membres tremblants. Je lance un dernier regard méprisant vers Karef qui gémissait au sol, tenant son visage ensanglanté entre ses mains. Pauvre con. Je tourne les talons en enjambant la petite table, saisit ma veste qui se trouvait sur le dossier de ma chaise dans l'autre salle et quitte cet appartement de merde. Je cherche mon paquet de clope dans la poche de ma veste avant de m’en allumer une, inspirant à la fois l’air frais et vivifiant. Tout parfait en couille et je ne supporterais pas ce genre de chose très longtemps. J’le sais. Je boue, ne cessant de me ressasser cette fameuse soirée où ce « je t’aime » avait franchit ses lèvres. Mais comme des potes tu sais, t’es mon frère. Alors POURQUOI merde. Du jour au lendemain plus de nouvelle. Rien que dal. Je n’y comprenais plus rien.  

Je n’avais plus rien à foutre ici.

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MessageSujet: Re: 01. Kings And Queens and guillotines [Alex&Sam] Jeu 3 Avr - 18:21


Kings And Queens and guillotines


« De toute façon on y est alors autant finir la partie... si ce petit con décide de raccrocher un jour. »

J’acquiesce d’un geste de la tête, un air un peu désabusé sur la gueule, ce n’est pas vraiment le genre de partie auxquelles j’étais habitué, là où je jouais en temps normal c’était…comment dire pas vraiment de la rigolade, les mecs que j’avais en face de moi n’étaient pas du genre à rechercher du divertissement mais, plutôt à guetter l’appât du gain. Le but final n’était pas tout à fait du même acabit et c’est je dois dire un aspect que j’appréciais particulièrement c’était plus excitant et un tant soit peu plus dangereux. J’avais déjà du mal avec ce bled, l’idée de trouver une bande avec qui jouer de temps à autre m’avait un peu tranquillisé l’esprit, disons que j’y avais vu une parfaite échappatoire, évidemment vu ce que cela donnait, il était fort peu probable que la scène se reproduise en tous les cas pas avec moi.

J’balance mes clopes mais aussi une question du genre banale au dernier survivant de la partie en cours, je sais pas trop si c’est pour passer le temps ou parce que le type en face de moi a l’air d’être le moins con du lot, faut bien que je m’occupe après tout.

« Californie. Plutôt crevé que de venir d’ici. »
Un large sourire se peint sur mes lèvres, tu m’étonnes j’étais certes pas là depuis très longtemps mais j’en avais déjà plus qu’assez, heureusement je pouvais toujours me raccrocher à l’idée que je n’étais là que temporairement, une fois que mes frangins en auront marre et comprendrons enfin qu’on ne trouverait rien de plus que ce qui était déjà en notre possession alors on reprendrait la route direction Cleveland. Bon sang il me tardait déjà de voir ce jour arrivé, si ça ne tenait qu’à moi je serai déjà affalé dans le canapé de mon appart à boire une bière en regardant un match mais non, je me retrouvais dans ce trou avec des abrutis à faire la conversation avec un type que je connaissais pas, manquerait plus qu’il me serve un thé et je pouvais me tirer une balle.

« Et toi ? J’ai pas souvenirs de t’avoir déjà vu par ici. Rassure moi que tu n’es que de passage parce que si c’est ici que tu compte passer les meilleurs moments de ta vie… tu risque d’être déçu. Faut vraiment avoir une bonne raison pour venir ici… »
Pour avoir une bonne raison on peut dire que j’en avais une…enfin en théorie tout du moins. « Cleveland ! Je suis arrivée y a pas longtemps et non j’ai pas la moindre intention de m’enterrer dans ce bled, le genre creepy town c’est pas tellement mon trip. » J’ai pas vraiment le temps de lui demander comment il est passé de la Californie au Missouri, puisqu’il décide d’aller chercher l’autre con de Karef qui s’est enfermé dans la pièce d’a côté pour passer son coup de fil de merde, je porte ma clope à mes lèvres et tire une latte salvatrice, laissant mon regard traîné tout autour de moi et y a décidemment pas grand-chose pour retenir mon attention, j’aurais vraiment mieux fait de rester dans ce foutu bar, au moins là-bas y avait de quoi boire et une ou deux gonzesses pas trop dégueulasses à regarder. Je me surprends à me dire que si cet Alex se révèle pas trop emmerdant, je lui payerais peut être un coup, il doit savoir ce qu’il y a de fun à faire dans le coin et là maintenant j’ai pas encore trouvé mieux. Je jette un coup d‘œil à mon téléphone, le nom d’Adam est inscrit sur l’écran, je bidouille les touches pour accéder au message, ouai visiblement il se passe pas grand-chose de transcendant par chez nous mais, ce décérébré de Diouke n’a pas vraiment l’air de vouloir me lâcher les baskets. Damned je suis vraiment dans une merde pas possible, si il est toujours après moi après plusieurs semaines, je vais peut-être songer à payer mes dettes, histoire d’éviter de me faire péter les doigts une fois de plus.

J’étais en train de faire différents plans mentalement pour déterminer comment régler mes affaires sans que mon aîné vienne jouer les héros quand des bribes de voix vinrent capter mon attention, enfin quand je dis des bribes c’était plutôt des cris. Je regarde autour de moi pour m’apercevoir que personne ne bouge, pas le moindre sourcillement, je me dis que c’est peut-être monnaie courante entre eux mais quand cette fois c’est un bruit sourd qui capte mon attention, je me lève brusquement et me dirige instinctivement vers la cuisine. Le spectacle que j’y découvre est pathétique, Karef est lamentablement étalé sur le sol le nez en sang bredouillant péniblement, Alexander le maintient en position semi-assise par son t-shirt et s’apprête à lui remettre son poing dans la figure et là sans avoir la moindre idée du pourquoi, je m’interpose et l’attrape par le bras. Grossière erreur sans doute, je sais qu’à sa place j’aurais surement fait volte-face pour enfoncer mon poing dans la tronche de l’intrus mais, heureusement pour moi il n’avait rien à voir avec moi sur ce point.
« Lâche moi. » Je m’exécute pas vraiment puisqu’il se contente de se dégager sèchement par lui-même avant de se casser sans dire un mot de plus.

« Merci » me balance Karef en se relevant, je le regarde d’un air atterré, pauvre con si tu crois que j’ai fait ça pour sauver ton cul, tu ne peux pas être plus loin de la vérité.  « Oh ta gueule mec, sérieusement c’est la pire soirée de Poker que j’ai vue de ma vie, change de business. » je secoue la tête et amorce ma sortie puis me ravise finalement et fait quelques pas en arrière vers la table de jeu ou je me sers allègrement dans  les billets qu’on a balancés en début de partie « Oh et je prends ça, tu sais pour le dédommagement. » Je lui balance un clin d’œil attrape ma veste et mes clopes et prend à mon tour la poudre d’escampette avant qu'il n'est l'occasion de protester. J’arrive dehors un large sourire encore collé sur la tronche, notre cher ami aux nerfs visiblement facilement secoués tire une tronche de quinze mètres de long devant la façade ternie du bâtiment. Je ravale mon air de vainqueur et m’avance vers lui pas trop rapidement, histoire de mettre le maximum de chances de mon côté de pas me prendre son poing dans la gueule, j’enfile ma veste et je lui balance… « On t’a jamais dit que c’était pas des façons de finir une partie ? » je tente le trait d’humour sans vraiment avoir l’espoir qu’il y réagisse et effectivement l’air inexpressif qu’il me renvoie parle pour lui. « Ouai ok je vois…. » Visiblement il n’a pas vraiment envie de causer et encore moins de se détendre. « Allez tient je suis grand seigneur j’tai récupérer ta mise, t’auras pas entièrement perdu ta soirée comme ça. » je lui tends ses 100 dollars et me garde bien de lui dire que j’ai aussi récupéré celle des trois autres, après tout c’était mon initiative. Il attrape le billet et je me retourne avec l’intention ferme et définitive de retourner dans ce foutu bar dépenser une partie de ma récolte en whisky.


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MessageSujet: Re: 01. Kings And Queens and guillotines [Alex&Sam] Sam 12 Avr - 8:33

Ce mec me fou les nerfs. Petit connard avec sa gueule juvénile, il croyait faire sa loi et en plus avoir l’autorisation de me parler de Bonnie comme ça. Trou du cul. Une chance pour lui que Samuel était là, sinon c’était une gueule à la Bogdanov qu’il aurait récolté.  En plus j’ai perdu 100 dollars dans le vent. PUTAIN. Comme un con, j’ai rien récupéré. J’ai les nerfs en vrac et j’en ai surtout ras le cul. Ras le cul de ce trou paumé, ras le cul du petit jeu du Roi du Silence avec Bonnie. On avait passé un Noël super cool et il faut qu’elle se la joue à la fantomette maintenant. Toi aussi t’es un trou du cul tiens. Vous êtes tous des trous du cul. Je serre les poings, m’allume une clope et tire dessus comme un forcené. Je dois ressembler à un buffle comme ça mais j’m’en branle. Il fallait vraiment que j’fasse quelque chose et que j’prenne les choses en main une bonne fois pour toute. Sérieusement Alexander. Sauf que moi j’suis qu’un grand con qui ne réfléchis pas comme tout le monde, qui se fou généralement des conséquences, trop camé pour être vraiment réveillé dans cette réalité à chier. La soirée avait été à chiée d’ailleurs. Partie de Poker de merde qui n’en était même pas une avec des joueurs qui n’en étaient pas. Je tire de nouveau sur ma clope et je suis en train de prendre conscience que j’sais pas quoi faire. Ni ce soir, ni pour les autres jours. Est-ce que ça vaut vraiment le coup que j’reste dans ce putain de trou à rat ?

T’as bien changé Alex. Retourne deux mois en arrière et tu te serais tiré sans demander  ton reste, sur un coup de tête. Ouais, t’as changé. Tu t’es ramollis mon vieux et ça, c’est pas bon du tout. J’suis toujours le même niveau ‘j’fonce dans le tas et je vous emmerde jusqu’à la moelle’ mais j’sais pas, il manque un truc.

« On t’a jamais dit que c’était pas des façons de finir une partie ? »

Je me retourne à peine, accordant un regard froid au gringalet de tout à l’heure. Bravo mec, t’as sauvé une vie ce soir. Comme si ça ne m’avait pas suffis d’enlever la vie une fois… Et crois-moi que putain, j’oublierais jamais son visage même si ça n’était qu’un petit merdeux.  Mais la coke, l’alcool, l’énervement. Tout a été trop vite, trop loin. Je l’ai laissé comme un chien dans la ruelle pleine de pisse, sans me retourner, la boule au ventre. Même Bonnie ne le sait pas… Personne ne le sait à part ce connard de Bon Dieu s’il existe. Et encore, il devait sûrement être trop occupé à baiser ses nones qu’à me mater en train d’exploser la gueule de ce pauvre mec.

« Ouais ok je vois… »

Il essaie un trait d’humour, j’le vois bien mais là j’suis pas d’humeur. Comme souvent tu me diras mais en générale j’suis plutôt sociable avec des type comme lui qui me ressemblent un peu sur les bords. Et la sociabilité c’est pourtant pas mon truc, j’suis qu’un profiteur qui se force de montrer de l’intérêt à certain rien que pour en tirer ce que je veux. Sinon, le reste du temps je m’en branle, les ignores. Ce type vient d’ailleurs, comme moi et ça, ca fait plaisir, parce que bizarrement j’me sens moins seule dans cette ville de merde et de consanguins et vue sa manière d’être – pour le peu que j’ai vu- ca n’a pas l’air d’être un enfant de cœur… ou plutôt si, mais rien que pour aller mater le cul d’une bonne sœur qui est « bonne » justement.

« Allez tient je suis grand seigneur j’tai récupérer ta mise, t’auras pas entièrement perdu ta soirée comme ça. »

Je me retourne de nouveau vers, clope aux lèvres et cette fois de manière complète. Les 100 dollars dans sa main me font hausser les sourcils et mes yeux passent de lui à la petite liasse de billet. Ma colère se dissipe un peu car comme il le dit, j’ai pas entièrement perdu ma soirée, j’ai même un semblant de sourire qui apparaît sur ma gueule aux allures de porte de prison. Tout aussi aimable. En temps normal, j’aurais acquiescé et je me serais tiré comme ça. Mais j’sais pas si c’est le fait que j’me fasse chier et que ce type soit sûrement l’une des rares personnes avec qui je pourrais à peu près m’entendre mais je décide de rester et le détaille un peu plus. Il a la belle gueule typique aux goûts de Bonnie et si elle avait été là elle serait déjà entrain de jouer de son charme d’allumeuse, à minauder devant lui avec son regard de chagasse. Si ça s’passait pas de manière aussi étrange et tendu entre elle et moi, je crois que cette image aurait pu m’amuser.

Je replante mon regard dans le sien avec d’effectuer un petit signe de tête et de me saisir des billets.

« Merci… Mais j’suppose que t’as pas glissé le reste de la petite cagnotte dans la poche des autres mecs, hein ? »

Silencieuse mais pas con. Va pas m’faire croire que t’es un de ces types avec une « morale » et qui se tire sans profiter de la situation. J’hausse un sourcil :

« En tout cas, moi c’est ce que j’aurai pas fait. »

J’entends bien que si j’avais été à sa place, j’aurai tout fourré dans mes poches comme un connard avant de me tirer. Rien à foutre, ils avaient foutu en l’air la soirée, à eux d’en assumer les conséquences. J’aurai même pu le faire en partant mais les nerfs étaient tellement sur le point d’exploser que je n’ai réfléchis à rien. Ceci dit, il m’avait rendu les 100 dollars donc rien à foutre. J’avais rien perdu, c’était toujours ça. Je tire de nouveau sur ma clope, réfléchissant un instant. J’avais le choix. Soit j’me tirais maintenant et j’retournais à l’appart’ pour passer le reste de la soirée seul avec ma console et ce gros chat pataud d’Ea. Soit j’restais encore un peu avec Samuel… J’aurai pu appeler Carter mais après un coup d’œil à ma montre, je constate qu’il est peut-être un peu tard. Dommage.

Je sors mon portable… Aucun message. Ok, j’ai compris. J’ignore la lourde pierre qui s’éclate la tronche dans mon estomac avant de retourner mon attention vers Sam’ :

« Pour saluer ton geste digne de Mère Theresa, tu vas m’offrire un verre au bard d’à côté. Inutile de m’remercier, j’sais que j’suis trop bon. Tu pourras me lécher les orteils plus tard. »

Trait d’humour cette fois de ma part et tout ça, d’un ton détaché.

« M’regarde pas comme ça, c’toi qui a gagné le plus gros dans cette histoire ! »

J’attends sa confirmation et je commence à marcher jusqu’au Bar dans la rue d’à côté, mains fourrées dans les poches de ma veste. Je tire une dernière fois sur ma clope avant d’en jeter le mégot dans une petite flaque d’eau. J’donnerais n’importe quoi pour un shoot, un seul raie de coke.

« Et sinon t’es ici pour quoi en faite ? Si c’est là que tu compte lancer ta carrière de gogo danseur tu risque d’être déçu. Sauf si ton trip ce sont les rides et les bouches édentées… »

J’écrase un rire taquin. Il le prend comme il veut, moi j’m’en branle, j’allais pas changer mes façons de faire pour un mec que j’connais même pas. J’suis déjà bon Prince, je l’invite au Bar pour qu’il me paie un verre. Allez le noter sur le calendrier, ça serait sympa. Mais j’me suis dis que bon… il m’avait récupéré la thune, la moindre des choses c’était d’être sympa. Et puis, si ça s’passe bien j’suis pratiquement sûr que j’vais finir par sortir les billets moi aussi... L’ivresse rend souvent riche.

Quelques pas suffisent pour arriver à destination, un bar miteux mais qui fera l’affaire. L’enseigne lumineuse me transperce le crâne et j’entre, me prenant toutes les odeurs de sueurs, de clope voir de chiens et chiennes en chaleurs. Ca me dérange pas plus que ça pour être honnête, j’travailles déjà tous les soirs dans un bar alors bon, c’est le genre d’odeur quotidienne que je respire en plus de celle du vomis et du sexe. Regard alentour, je repères deux trois nanas pas dégueu à regarder, voir carrément plutôt bonne avant de venir m’installer au comptoir. J’avise le Barman d’un regard :

« Deux Whisky, c’est Monsieur qui offre ! »

Retard et geste vers Samuel avant de me retourner vers lui tout en m’asseyant.

« En faite mon but c’est de t’bourrer la gueule pour te dépouiller. »

J’attrape mon verre et le bois cul sec en grimaçant. Putain, ça fait du bien par là où ça passe. Bonnie s’efface peu à peu, tandis que je fais signe pour un deuxième verre pour moi, en glissant un billet sur le comptoir. J’suis pas là pour m’faire entretenir non plus… j’suis pas sa pute.
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MessageSujet: Re: 01. Kings And Queens and guillotines [Alex&Sam] Lun 21 Avr - 21:07


Kings And Queens and guillotines


« Merci… Mais j’suppose que t’as pas glissé le reste de la petite cagnotte dans la poche des autres mecs, hein ? »

Je m’arrête et je fais volte-face le sourire d’un gamin de cinq ans fiers de sa connerie sur les lèvres, finalement il était peut-être moins con qu’il en avait l’air celui-là.

« En tout cas, moi c’est ce que j’aurai pas fait. »
Et ensuite ? Tu me demandes de partager ? Tu me plantes ton poing dans la gueule en échange de quelques billets moi aussi ? Je passe une main dans mes cheveux avant de répondre « Peut-être bien qui sait ? » Il devrait déjà s’estimer heureux que je me sois pas tiré avec sa petite liasse sans rien dire, c’est sans doute ce que j’aurais fait en temps normal, je veux dire, je ne le connais même pas, on a échangé trois phrases et autant dire qu’il m’a pas vraiment fait grande impression jusque-là mais, faut croire qu’il y avait quelque chose chez lui qui m’avait poussé à jouer les grands seigneurs ou c'était les verres que j'avais bu toute ma soirée, j'en avais pas la moindre idée.

Il sort son portable tandis que je sors une clope de mon paquet, je sais pas pourquoi je suis encore là, j’attends sans doute qu’il me dise vraiment merci, je suis peut-être un peu con, ca n’a pas vraiment l’air d’être le genre et pour être franc je m’en cogne un peu. La flamme de mon briquet éclaire un peu l’espace entre nous mais ne réchauffe pas nécessairement l’atmosphère, quoiqu’il finit finalement par l’ouvrir.
« Pour saluer ton geste digne de Mère Theresa, tu vas m’offrir un verre au bar d’à côté. Inutile de m’remercier, j’sais que j’suis trop bon. Tu pourras me lécher les orteils plus tard.»
Je laisse échapper un rire qui se veut clairement ironique, il veut jouer au malin, le genre petit rigolo qui se croit tout permis et drôle de surcroit, moi…en d’autres termes alors je laisse passer, je répond rien, je me contente de tirer une latte sur ma cigarette et de laisser une vague de fumée s’échapper dans sa direction, le regard parlant, de celui qui n’est pas vraiment impressionné par ses traits d’humour
« M’regarde pas comme ça, c’toi qui a gagné le plus gros dans cette histoire ! »
Ouai pas faux, disons que même si je suis persuadé que j’aurais gagné beaucoup plus en jouant comme des grands et pas comme des tapettes, au moins j’ai rien perdu dans l’histoire. J’acquiesce d’un signe de tête et lui fait signe d’avancer d’un geste d’épaule. On se retrouve vite devant le bar, faut dire qu’on avait ni l’un ni l’autre cherché plus loin que le bouge où j’avais fait mon début de soirée, d’ailleurs je dirais bien un ou deux mots au vieux derrière le comptoir, va peut-être falloir qu’il revoie ses plans à deux balles. Au final je blablate grandement dans ma tête mais, j’en ferais rien, je tiens à ce qu’on continue de me servir.

« Et sinon t’es ici pour quoi en faite ? Si c’est là que tu compte lancer ta carrière de gogo danseur tu risque d’être déçu. Sauf si ton trip ce sont les rides et les bouches édentées… »
Je me stop dans mon mouvement et je lui lance un regard qui en dit long, j’ai l’air du genre à trémousser mon cul en short doré ou quoi ? Je n’ai pas nécessairement envie de blablater sur mes parents mais, de toute façon y a pas grand monde qui ne sait pas pourquoi moi et mes frères sommes ici, enfin en surface tout du moins parce que dans le fond même moi j’en sais foutrement rien…pour les retrouver ? Savoir ce qui s’est passé? Trouver un coupable ? Une certaine rédemption ? Je n’en ai pas la moindre idée…
« Business personnel on va dire et ca n’a pas le moindre rapport avec le fait de faire la pute en mini short, pas vraiment le style de la maison mon grand. »
Je glisse ma clope entre mon index et mon majeur et la fait valser à quelques mètres pour suivre Alexander qui entre déjà dans le bar, il ne s’est passé qu’à peine une heure mais l’endroit est nettement plus rempli qu’auparavant, je me faufile à la suite du grand brun qui se dirige directement vers le bar et commande deux Whisky en me désignant comme celui qui régale, sourire en coin, je m’avance et je balance un billet sur le comptoir avant d’avaler le contenu de mon verre d’une traite. La chaleur de l’alcool me brûle la gorge avec une certaine satisfaction, je repose un peu sèchement le verre sur le comptoir et fais signe au barman de me remettre la même chose à moi aussi, cette fois-ci je m’assois et le sirote un peu plus gentiment.

« En faite mon but c’est de t’bourrer la gueule pour te dépouiller. »
Je me marre, j’aimerais bien voir ca tient. Il me plaît bien ce type, un égo visiblement surdimensionné mais pour l’instant il n’avait pas l’air bien méchant. Et puis bon je connais personne ca me ferait pas mal d’avoir ne serait-ce qu’une connaissance avec qui boire des coup quand je ne supporterais plus les réflexions merdiques de mon ainé.
« Bon courage pour ca, j’espère que tu as un peu plus que cent billets sur toi sinon t’es vraiment mal barré. » Je lui adresse un sourire et prends l’air de petit malin que je maîtrise le mieux. Je me retourne et m’adosse contre le bar pour jeter un coup d’œil autour de moi, deux nanas sont attablés un peu plus loin et nous reluquent avec un manque de discrétion phénoménale, je leur adresse un petit sourire avant de reporter mon attention sur mon comparse de la soirée.

« Alors, et toi ? Parce que tu fais le malin mais qu’est ce que tu branles ici hein ? t’es venu là pour casser du merdeux ou t’as une vraie raison de t’être paumé dans ce bled pourri ? » Le barman me lance un regard un peu réprobateur les bras croisés sur sa poitrine, j’hausse les épaules et lève mon verre dans sa direction, pas de ma faute après tout si ce bled est creepy au possible, merci à ses habitants je présume,  bon exception faite des deux gonzesses qui gloussent juste en face, elle sont pas dégueulasse je le reconnais même si elles n’ont pas vraiment l’air d’avoir inventé l’eau chaude, en même temps là tout de suite je m’en cogne un peu de savoir leur niveau de QI.

Finalement, je me rappelle soudainement que non seulement je suis pas tout seul mais qu’en plus de ca j’ai posé une question. « Hein ? Excuse moi je ne t’écoutais pas, Blondie là-bas m’a distrait une minute. Tu disais quelque chose d’intéressant ? »


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MessageSujet: Re: 01. Kings And Queens and guillotines [Alex&Sam] Lun 28 Avr - 20:03

« Bon courage pour ca, j’espère que tu as un peu plus que cent billets sur toi sinon t’es vraiment mal barré. »

Il fait son petit malin et ça me fait plus rire qu’autre chose. Petit trou du cul va. Je prends un autre verre de whisky que je m’enfile aussi sec que le premier. Désolé, mais j’ai pas mal de truc que j’digère pas alors quoi de mieux que l’alcool pour enterrer tout ça l’espace d’une soirée ? La drogue. Qu’est-ce qui me retiens après tout de retaper VRAIMENT dedans ? Certainement pas Bonnie qui ne donne plus de nouvelles à ce jour, comme si je n’étais qu’un pote parmi tant d’autres. Pourtant, j’ai du mal à croire que j’en sois là avec la seule personne que j’avais dans ma vie. Elle était ma seule famille et il faudrait qu’elle aussi elle se tire ? Je n’y crois pas. Ou plutôt qu’à moitié. Pourtant les faits sont là. Ferme ta gueule Alex, tu réfléchis trop.

« Pas besoin de sortir les billets, t’aura qu’à donner ton cul pour avoir des verres gratos. »

Tout en finesse. J’ai décidé d’être sympa ce soir, j’ai pas dit polis. Le troisième verre arrive et cette fois, je le sirote. Ça serait trop con d’être déjà bourré, autant profiter un minimum de ce que ce trou du cul peut m’offrir. Le bar est limite crasseux, à moitié pleins et le barman est gras, transpirant ses calories comme un porc. Je ne m’en formalise pas puisque tout ce que je veux, c’est boire. Oublier que je suis peut-être prit pour un con. Non, Bonnie ne me prend jamais pour un con… Mais maintenant qu’elle a Jay je me sens comme un putain de torchon. Je fais pitié, fais chier. Le temps où je ne me posais pas de question me manquerait presque. La musique du bar est à chier, mais elle fait l’affaire pour certaines grognasses qui se dandinent le cul sur la piste où le lino est déchiré.

« Alors, et toi ? Parce que tu fais le malin mais qu’est ce que tu branles ici hein ? t’es venu là pour casser du merdeux ou t’as une vraie raison de t’être paumé dans ce bled pourri ? »

Je ricane amèrement. J’me pose encore la question tu vois … Ah non en faite, la question ne se pose pas parce que c’est pour ELLE que j’suis venu me perdre comme un pauvre connard dans ce trou de cul terreux de consanguins. Je bois une autre gorgée d’alcool que j’apprécie lorsque je sens une chaleur se diffuser au creux de ma poitrine. Le Barman lance un regard noir au trou du cul mais il s’en contre fou. J’aime bien ça. Aussi tête de con que moi, ça change de ses coincés du fion d’ici.

« J’dirais plutôt casser du consanguin, ici tu peux devenir un vrai chasseur de tête. »

Nouveau regard noir de la part du Barman. Qu’est-ce qu’il y a mon gros, tu te sens concernés ? Tu m’étonnes putain, avec ta gueule de travers, ton groin, tes oreilles de Hobbit et tes joues pendantes, on se demande quels membres de ta famille se sont croisés pour donner une face pareille. Même un Picasso est mieux structuré. Je lui lance un sourire plein de sous entendu avec un regard plus que narquois. Gros porc.

« Une pote avait des problèmes, j’l’ai rejoints pour la sortir de sa merde… Maintenant, j’me retrouve bloqué ici sans savoir pourquoi. Manque de thune sûrement, faut bien bosser. »

Faut bien rentrer dans ce foutu système à la con. La drogue m’aidait à voler loin de tout ça, à me dire que j’étais pas comme tous ces cons qui sont empâtés dans le métro-boulot-dodo. Je fais ce que je veux, quand je veux et je vous emmerde, le doigt bien haut. Nouvelle gorgée, nouvelle pensée. Tout ça je le clamais haut et fort avec une seule personne qui, désormais, me foutait le doute. Est-ce que je dois me tirer d’ici oui ou non ? Après tout, elle a Tyler désormais… Puis Jay. Elle n’est pas seule. Elle ne l’est plus. Je tourne ma tête vers le nouveau et constate qu’il ne m’écoute déjà plus. Je suis son regard qui est accroché à deux gonzesses qui gloussent en nous regardant. Je vois que Monsieur est un adepte des femmes…

« Et sinon, t’es qu’un petit pédé qui aime se faire défoncer par tous les trous. Reluquer des nanas c’est juste une couverture mais en faite, tu préfère les gros black biens baraqués avec ce qu’il faut… Après j’ai un pote qui s’appelle Tyler. Maigre mais avec une assez grosse pour te faire grimper au rideau. »

Ca c'était cadeau mon vieux.

Il se retourne et me regard, l’air hagard :

« Hein ? Excuse moi je ne t’écoutais pas, Blondie là-bas m’a distrait une minute. Tu disais quelque chose d’intéressant ? »

Je me tourne vivement et scrute de nouveau les deux nanas avant de m’insulter copieusement mentalement. Blondie. Il n’y avait qu’une personne que j’appelais comme ça et c’était Bonnie. Un instant j’ai cru qu’elle était derrière moi, à se joure de ma connerie. Il n’en était rien. Un poids lourd m’écrase la cage thoracique mais au lieu de tirer une gueule de 15.000 kms de long, j’esquisse un demi-sourire, dissimulant mon amusement :

« Oh non, rien qui vaille la peine d’être répété. »

Je bois la fin de mon verre cul sec et pose mon regard sur le Barman qui cette fois, affiche un air dégoûté. J’hausse les épaules :

« Bah quoi mon vieux, il faut de tout pour faire un monde. Y a bien des connards comme toi …
- Eh ferme un peu ta grande gueule avant que j’te la défonce. »

Je lève les mains en signe de paix. Ne foutons pas la merde, même si ça m’démange. Grand ours brun pas content. J’ai les phalanges qui craquent sous l’envie de les écraser sur sa déformation faciale, mais je n’en fais rien, je me contente juste de lui offrir mon sourire le plus narquois et froid au monde. Je déteste cette putain de ville, je déteste ces enfoirés. Un quatrième verre s’il te plait ? Il me le lance avec un air plein de rage, à se demander s’il n’a pas craché dedans. Pas grave, l’alcool éliminera tous les microbes. Je détourne de nouveau mon regard vers les deux nanas aux loin. Une blonde et une châtain. Elles sont plutôt pas mal, je l’avoue. Beauté basique, elles n’avaient pas non plus les atouts pour faire tenir une trique à un homo mais elles étaient suffisamment potables pour distraire une nuit. Je saisis mon verre et me met dans la même position que Samuel-le-trou-du-cul-sympa, c'est-à-dire, dos au bar, les deux bras en appuie dessus, complètement décontracté.

Coup de tête vers le Duo de gloussement qui ne fait de rire un peu plus, mouillant d’avance d’avoir nos corps en elle.

« Tu prends laquelle ? »

Regard de sa part.

« Quoi, t’es pas foutu d’accoster une nana ? Allez, fais honneur à la grande gueule que tu es. T’es aussi con, prétentieux et branleur que moi alors faisons les choses bien. »

Faut pas être un devin pour le comprendre.
Je me penche un peu vers lui, et d’un geste de la main je l’intime de s’approcher, comme pour le mettre dans la confidence.

« 50 dollars que tu n’arrive pas à lui faire faire 5 positions différentes cette nuit. »

Grand sourire plein de défi sur la gueule. J’étais un enfoiré de première, celui qui prenait son pied et laissait en plan une nana si l’envie l’en prenait. Un pur goujat mais je m’en tape. Je voulais juste obtenir ce que je voulais. Après ça, le reste m’importait peu. Bonnie faisait exception… Ta gueule avec elle, elle n’est pas là. Elle doit déjà être entrain de se payer une partie de plaisir avec l’autre gros connard de Jay. Putain je les déteste. Tous les deux. Je bois mon quatrième verre cul sec et tout le monde sait que le whisky ça monte vite à la gueule. Je tiens bien l’alcool mais je ne peux ignorer la chaleur qui remonte le long de mes membres. Comme je ne peux ignorer … cette haine ravageuse au creux du ventre. Des images, des flashs. De son corps dansant pour  lui, à moitié nu. De ses grands yeux bleus venant amoureusement se planter dans les siens, lui murmurant qu’elle en veut plus. Soupirer, gémir, de l’avoir en elle. La haine devient brasier et j’ai la sensation d’avoir un volcan au creux de moi, près à détruire chaque recoins de cette pièce. Je secoue la tête. A quoi tu joues putain ! Allez-vous faire foutre. Tous les deux. Elle m'avait dit je t'aime, merde. Ouais, je t'aime comme un frère, comme un pote. Ca voulait dire quoi ça. Ca veut dire ce que ça veut dire. Ouais mais pas quand on devient livide, presque transparente après avoir craché LE mot. Fais chier, ça devrait même pas me perturbé. Putain.

« J’prends la blonde. »

Un ordre plutôt qu’une demande. Je lutte et jette avec force la raison de mon choix contre le mur, ignorant tous les signaux qui viennent entacher mes pensées.
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MessageSujet: Re: 01. Kings And Queens and guillotines [Alex&Sam] Jeu 8 Mai - 18:22


Kings And Queens and guillotines


« J’dirais plutôt casser du consanguin, ici tu peux devenir un vrai chasseur de tête. »

Ouai j’avais bien cru remarquer que c’était pas l’éclate ici et j’imaginais mal qui que ce soit choisir ce coin en toute connaissance de cause et vu comme tout le monde semblait se connaître parfaitement, tout du moins à Grayson, j’étais intimement persuadé qu’ils avaient tous grandi ici et ce depuis des générations. Curieusement c’est pas les plus comment dire pauvre ouai on va dire ca comme ca qui me semblait les plus étranges mais les petit bourges du coin avec leurs manières, leur sourire et leur façon de vous regarder, eux à mon humble avis étaient ceux qui avaient le plus de merde dans leurs placards. Heureusement pour moi, on s’était installé dans une baraque pourrie, dans un quartier pourri, j’avais pas vraiment croisé de voisin encore, à part un couple et un espèce de biker à qui on a pas forcément envie de frotter vu la gueule aimable qu’il affiche. Je réagis pas vraiment parce que de toute façon je connais encore que très peu les environs et que j’aime pas parler pour rien dire, au lieu de ca je préfère m’enquérir de savoir qu’est-ce qu’il peut bien branler dans le coin.

« Une pote avait des problèmes, j’l’ai rejoints pour la sortir de sa merde… Maintenant, j’me retrouve bloqué ici sans savoir pourquoi. Manque de thune sûrement, faut bien bosser. »

Je hausse les sourcils, je comprends la situation, elle ressemble un peu à la mienne, disons que je n’étais pas vraiment là de mon propre chef, certes on ne m’avait pas mis le couteau sous la gorge, j’avais ramené mon cul devant chez mon frère parce que je le voulais bien enfin c’est tout du moins ce que j’avais cru dans un premier temps, j’en étais beaucoup moins sûr aujourd’hui. Je me demandais si moi aussi j’allais rester coincé ici, être obligé de bosser et de réellement construire un semblant de vie dans ce bled qui n’abritait que mes peurs les plus profondes, j’espérais que non mais dans l’immédiat je savais que la seule chose qui nous permettrait de mettre les voiles c’était de comprendre, d’avoir des réponses, des réponses que je n’étais pas vraiment sûr de vouloir en réalité.

«UNE pote hein! C'est toujours une histoire de gonzesse de toute façon.»
Ca me rappelais des souvenirs, pas nécessairement que les miens d'ailleurs. C’est sans doute à ce moment-là que j’ai décroché de la conversation, je regardais en face de moi sans vraiment voir ce qui se déroulait autour, un groupe de mec qui avait passé l’âge de traîner dans les bars riaient en picolant sans doute plus que de raison, des gonzesses jouaient les belles autour d’une table et d’autres étaient sans aucun doute déjà ivre mort et écroulé contre leurs tables. Mon regard finit par s’arrêter sur deux gonzesses qui glousse comme deux idiotes, elles ne sont pas dégueu, pas vraiment des morceaux de choix non plus, disons qu’elles avaient l’air particulièrement idiotes mais, c’est pas vraiment leur conversation qui m’intéressait de toute façon. La voix de mon compagnon me rappelle à l’ordre et je retourne mon attention dans sa direction, non sans adresser un petit sourire en coin aux deux nanas, histoire de les occuper cinq minutes, je les imagine déjà se demander à qui ce semblant de sourire s’adressait. Evidemment j’ai pas capté un mot de ce qu’il venait de me dire et il n’a pas l’air d’avoir envie de répéter, pas de problème c’est pas comme si j’étais accroché à ses lèvres pour connaître sa vie. Il finit son verre et j’en fais de même pendant qu’il commence à s’embrouiller avec le barman à son tour, y a de grandes chances pour qu’on ne fasse pas long feu dans le coin si ca continue et autant dire que j’aimerai autant repartir sur mes deux jambes, j’ai déjà assez de problèmes avec Aahron pour lui donner des raisons de plus de me traiter comme un moins que rien.

« Tu prends laquelle ? »
Je lui jette un regard amusé avant de reporter mon attention sur les deux nanas, le choix du roi enfin façon de parler. Je fais signe au barman de me remettre un  verre et je pose un billet sur le comptoir, j’ai pas envie de perdre mon temps en bavardage avec un con pareil, son air agacé et soulé me fais marrer mais je me retiens, il semble au bord de nous rentrer dans le lard et je suis pas venu là pour cogner.
« Quoi, t’es pas foutu d’accoster une nana ? Allez, fais honneur à la grande gueule que tu es. T’es aussi con, prétentieux et branleur que moi alors faisons les choses bien. »
Il me provoque ou me complimente j’en sais foutrement rien, je me marre et me retourne vers lui, un coude appuyé sur le dessus du bar.
« C’est qu’il a de l’humour en plus de savoir jouer de ses poings, t’inquiète pas pour moi mec, les gonzesses que j’ai sautées j’ai arrêté de les compter. »
« 50 dollars que tu n’arrive pas à lui faire faire 5 positions différentes cette nuit. »
Cette fois je me marre de bon cœur, ok mec t’a gagné on dirait bien que je commence peut-être bien à t’apprécier, pas compliqué quand on voit le choix qui nous est donné dans le coin. Je lui donne une tape dans l’épaule comme pour sceller le deal, aucun problème mon petit. « Deal ! Mais dis-moi tu comptes vérifier ca comment, parce qu’autant te dire tout de suite que tu t’approcheras pas de moi avec ton truc. »
J’exerce un mouvement de tête en direction de sa queue, je ne sais pas quelles mœurs ils ont dans le coin mais très peu pour moi. « Sans vouloir t’offenser bien sûr, chacun son truc… » Pour ma part, je suis pas du genre à me poser, pas nécessairement parce que je veux pas mais, jusqu’ici y a pas une seule gonzesse qui m’a donné envie de jouer les amoureux transis, en général je les sors, je les saute et éventuellement je réitère le process jusqu'à ce qu’une autre se rende plus intéressante à mes yeux mais quand ca se passe comme ca se passera sans doute ce soir, je me contente de tirer mon coup et de me tirer, j’annonce la couleur, je suis pas un connard, je vais pas lui faire croire qu’elle a décroché le bingo, j’estime que pouvoir m’avoir dans son pieu c’est déjà pas si mal..

« J’prends la blonde. »
Je hausse les épaules et plante mon regard dans celui de la brune en face de moi, c’est pas vraiment un souci, j’ai toujours été plus attiré par les brunes que les blondes, je trouve qu’elles dégagent un truc plus, je sais pas piquant que les blondes qui sont souvent un peu trop lisses mais c’est une question de feeling après tout. J’acquiesce d’un signe de tête, attrape mon verre et je m’avance vers la table d’en face sans vraiment regarder s’il marche dans mes pas, j’accroche ce putain de sourire sur ma tronche et m’assieds sans même en demander la permission, à côté de la brunette qui m’offre son plus joli sourire.

«Salut, je suis Sam et le grand timide là c’est Alex…vient donc t’asseoir mon grand, elle va pas te manger… » Je me retiens autant que je peux de pas exploser de rire, surtout quand je vois la tête qu’il tire, si il est pas trop con il va la fermer et venir poser son cul, d’autant que la blonde le regarde justement comme si elle allait le bouffer sur place, il serait bête de pas profiter du cadeau. « On peut vous offrir un coup ? » Qui a dit que je parlais de boire hein ?

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MessageSujet: Re: 01. Kings And Queens and guillotines [Alex&Sam] Lun 19 Mai - 9:47

Après lui avoir annoncé que je prenais la blonde, j’enchaine aussitôt pour répondre à sa petite réplique.

« Et ouais, j’serais là. Pour tout filmer surtout, après j’en ferais un film que je diffuserais sur le net. T’as rien contre ça non plus, j’suppose ? »

En ce qui concerne le paris, on va dire que je fais confiance à sa bonne foi, même s’il n’en a sûrement pas. Je vous l’ai dit, ce mec me ressemble un peu trop mais bizarrement ça ne m’agace pas plus que ça. Peut-être parce que j’étais en ce moment dans une période atone. Ses deux dernières semaines ont été un peu trop riches en émotion pour moi. Trop de question, trop de choses qui m’ont échappés. Et la personne au centre de tout ça, c’est Bonnie. Bonnie et son putain de clébard de mec. Bonnie et son absence. Bonnie et son silence. Je la connais depuis que j’ai un peu plus d’un an et la voilà qui se tire avec un type sans donner signe de vie. Habituellement, je l’aurai laissé faire, lui faisant confiance quant à son retour… mais cette fois, tout semble différent. Et c’est bien ce qui me dérange. Tout comme ce goût amer qui me colle encore au palais. J’ai l’impression que l’on joue sur des non-dits permanent et ça me fait chier, parce qu’on s’est toujours tout dit et là c’est comme si y avait un putain de mur invisible. Elle m’échappe, me revient. Je m’éloigne, je la cherche et elle s’est déjà tirée avec l’autre enculé. Je sais plus où me placer dans cette histoire… Plus j’y pense, plus je me dis que je devrais peut-être me tirer et que ça serait mieux. Non, ça ne serait pas mieux. Je ne suis accro de personne mais s’il y a bien une personne que j’peux pas laisser comme ça, c’est elle. On se l’est promis, quoi qu’il arrive, d’être dans l’ombre de l’autre.

Samuel attrape son verre et je reviens à la réalité. Bonnie n’est pas là ce soir, je suis là pour me changer les idées, alors merde. Ce petit con s’y prend bien, il sait parfaitement ce qu’il fait. Petit sourire en coin, regard mielleux au possible, démarche de celui qui sait ce qu’il fait mais pas trop non plus. Et ses deux idiotes tombent aussitôt dans le panneau. La brune offre un sourire qui en dit long sur ce qu’elle attend de Sam’ et la blonde me dévore des yeux. Mais je reste en retrait avec mon air renfrogner, pas pour jouer les gros associables qui n’a pas envie de profiter de ce que cette soirée nous offre mais parce que…

«Salut, je suis Sam et le grand timide là c’est Alex…vient donc t’asseoir mon grand, elle va pas te manger… »

Visiblement, nous sommes sur la même longueur d’onde. Jouer le rôle d’un duo de pote dont l’un est plus timide que l’autre, ça marche à tous les coups. Elles aiment quand nous sommes un peu en retrait, que nous sommes celui qui n’ose pas trop venir s’imposer et que nous les regardions de loin. Je parle de manière générale, ça va de soi. Autant dire que certaines préfère largement le « j’te rentre dedans » -sans vilain jeu de mot, bien entendu – sans question, ni réponse.

J’arbore mon air le plus timide et j’approche doucement de la table où je viens m’assoir juste à côté de Sam, c’est-à-dire en face de la blonde que je regarde furtivement, un demi-sourire aux lèvres. On est en train de mettre le paquet comme deux gros connards que l’on est… Parce que l’on sait tous les deux quelle sera la finalité de la soirée. On baise, on s’tire. Rien ne nous dit qu’elles ne sont pas dans le même état d’esprit.

« On peut vous offrir un coup ? »

Elles gloussent et moi je jubile d’avance. Elles sont foutues, toutes les deux. Nous aurions pu être deux Sérials Killers en cavale ça aurait été pareil. Ce qu’elles veulent, c’est nous avoir au pieu et vite.

« Ca dépend de ce que tu proposes, mon mignon. »

J’arque un sourcil face à au regard carnassier de la part de la blonde. Si ça, ça n’est pas être clair… Je glisse un regard vers Samuel avant d’esquisser un sourire à mon tour. Y a pas à chier, ses deux nanas ont les crocs. La brune ne lâche pas mon acolyte du regard, tout en passant son doigt sur le bord de son verre, un demi-sourire sur le visage. Les dés étaient lancés et ni lui ni moi allons s’en priver. Je me met un peu plus à l’aise tout en gardant bien cet air presque réservé sur la tronche, chose qui fait irrémédiablement son effet.

« Il n’est pas très bavard ton copain, est-ce qu’on l’impressionne ? »

J’ai tellement envie de lui rire au visage et de lui dire que nous sommes simplement en train de jouer aux grands cons pour mieux les sauter et les planter, mais c’est plus drôle de leur faire croire monts et merveilles. J’écoute Sam me faire passer par le grand timide qui a du mal à aller vers les femmes et j’esquisse un nouveau sourire, tout en me redressant. J’ai pas non plus envie de me faire passer pour le débile, même si mon air un peu en retrait à l’air de rendre la blonde encore plus désireuse de me choper.

« Désolé, j’ai tendance à perdre mes moyens quand je suis en si jolie compagnie. »

Elles gloussent de nouveau et s’attendrissent aussitôt. Comme c’est trop chou ! Ce grand gaillard qui a l’air si dur à l’extérieur est tout mou à l’intérieur… bande d’idiote. Elles sont aussi naïves que deux lycéennes en chaleur.

« Et est-ce qu’on a le droit de savoir quels prénoms portent ses deux jolies visages ? »

Elles ricanent, minaudent… c’est presque trop facile. La brune ouvre les présentations.

« Moi c’est Chloé et voici mon amie, Liza. On ne vous a jamais vu dans le coin…  »

Je laisse Sam parler pour nous, mes yeux déjà plantés dans ceux de la blonde. Je ne la lâche pas et je crois même la voir rougir. Je sens son pieds remonter le long de mon tibia et effectuer des allers et venues, l’air de rien. Le pari semble pouvoir s’exécuter bien plus facilement que je ne l’aurai cru, s’en ait presque ennuyeux de voir que la brune est déjà ouverte à toutes propositions. Mais soit, ni lui ni moi, avons envies de cracher sur la marchandise que cette soirée nous offre. Ca compensera cette partie de Poker de merde de tout à l’heure.
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MessageSujet: Re: 01. Kings And Queens and guillotines [Alex&Sam] Lun 19 Mai - 22:29


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« Et ouais, j’serais là. Pour tout filmer surtout, après j’en ferais un film que je diffuserais sur le net. T’as rien contre ça non plus, j’suppose ? »

J’esquisse un sourire et le regard en haussant les sourcils, c’est ça mon gars court toujours, enfin en attendant elles sont deux, on est deux et c’est un peu la seule chose qui m’importe, cette gonzesse c’est peut-être pas de la super came mais ça fera carrément l’affaire. Je m’installe à côté de la brune qui m’offre sans doute son plus joli sourire, de près elle n’est pas si mal en fin de compte, un visage fin, de jolis yeux verts, des lèvres bien pleines, non vraiment je m’en contenterai sans même rechigner, d’autant que la blonde qui l’accompagne bien qu’elle ne soit pas mal non plus à vraiment l’air stupide, typiquement le genre de truc qui me refroidit je dois le dire. Je suis peut-être un mec, je suis peut-être qualifié de coureur par certains mais les nanas affichant physiquement leur idiotie c’est juste pas possible, enfin visiblement ca gêne pas Alex, comme ca ne gênait pas la plupart de mes potes de Cleveland d’ailleurs. Très bien comme ça, ca arrange tout le monde je présume. Je balance un truc principalement pour faire chier Alex, après tout il faut rendre les choses un minimum intéressantes lorsqu’elles sont bien trop faciles mais ce petit con est bien plus malin que moi et rentre dans le jeu du grand timide, ce qui visiblement fait fondre la jolie blonde, ok bien joué mec, je m’incline et pour le coup pas de problème je vais te suivre dans ce petit jeu, je lui lance alors un regard qui en dit long et que nos deux copines prendront sans doute pour un encouragement, cette soirée est décidément pleine de rebondissements qui plus est des plus intéressants.

« Il n’est pas très bavard ton copain, est-ce qu’on l’impressionne ? »
J’adresse un sourire à celle qui est censée finir dans mon pieu, enfin en l’occurrence c’est plutôt moi qui finirais dans le sien.

« Ahah Ouai sans doute, c’est pas faute d’essayer de le décoincer un peu » puis je jette un coup d’œil dans la direction de mon acolyte « hein buddy » je ris de façon franche avant de passer ma main dans mes cheveux en lançant un regard plus que parlant à la nana assise juste à côté de moi, les gonzesses aiment ca en général.

« Désolé, j’ai tendance à perdre mes moyens quand je suis en si jolie compagnie. »

Elles gloussent encore, à dire vrai j’ai l’impression qu’elles n’ont pas fait autre chose jusqu’ici, autant dire que j’espère que la partie « conversation » ne va pas s’éterniser, j’ai jamais été un mec très patient.  Alex leur demande leurs prénoms, voilà déjà quelque chose d’un peu plus constructif.

« Moi c’est Chloé et voici mon amie, Liza. On ne vous a jamais vu dans le coin…  »
J’avale ce qui reste de mon verre d’une traite, je leur adresse un sourire et entreprends de répondre à sa question sans rentrer dans les détails, à dire vrai j’ai même plutôt envie de leur sortir une bonne petite histoire, une de celles qui demandent pas trop de réflexion, c’est pas comme si on comptait faire notre vie avec après tout, je pense même pas qu’on les reverra après ca enfin c’est pas mon intention en tout cas.

« Enchanté mesdemoiselles et non aucune chance, à dire vrai on a débarqué de Chicago il y a quelques jours et on repart d’ici après-demain, on espérait avoir le temps d’observer les charmes du coin, je pense qu’on est plutôt bien tombé… » Et ca mesdames et messieurs c’est ce qu’on appelle le talent. « Maintenant si vous voulez bien m’excuser mesdemoiselles, je vous laisse en bonne compagnie pendant que je vais nous chercher à boire. »

Je fais bouger Alexander, lui offre ma tête la plus satisfaite, hausse les sourcils et me dirige vers le bar. Je jette un œil vers la pendule qui laisse résonner son tic-tac au-dessus du bar, il n’est pas vraiment tard, mes frangins doivent probablement être en train de regarder un documentaire pourri sur la vieille télévision du salon, Aahron doit surement pester contre mes absences répétées, fuck him, je vais pas m’enterrer dans cette baraque de merde juste pour lui faire plaisir.
« Je vais prendre hum… » je me retourne et vois que les deux gonzesses sont en train de boire du vin, pas vraiment le truc le plus efficace si vous voulez mon avis mais bon. « 2 whisky, 2 verres de vin et 4 shooters de bourbon ! » Le barman souffle l’air exaspéré, t’es loin d’avoir fini avec nous mon grand alors garde ton air de chien battu pour toi, en tout cas tu peux te carrer tes pourboires au plus profond de ton…Des rires provenant de la table où j’ai laissé l’autre con me parviennent, le timide Alexander prendrait-il ses aises, la jolie Liza aurait-elle réveillé la bête ? Il était temps de s’en rendre compte par soi-même, j’appelle Alexander pour qu’il vienne me filer un coup de main, il ne met que quelques secondes à rappliquer.

«J’espère pour…Liza  que ta bite sera pas aussi timide que toi ! Rends-toi utile et attrape des verres. J’ai pas envie de leurs faire la conversation pendant trois heures et le prochain round est pour toi ! »


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MessageSujet: Re: 01. Kings And Queens and guillotines [Alex&Sam] Lun 26 Mai - 13:07

« Enchanté mesdemoiselles et non aucune chance, à dire vrai on a débarqué de Chicago il y a quelques jours et on repart d’ici après-demain, on espérait avoir le temps d’observer les charmes du coin, je pense qu’on est plutôt bien tombé… »

J’hésite entre l’applaudir pour cette finesse ou de vomir pour le niant niant de sa réplique.

« Maintenant si vous voulez bien m’excuser mesdemoiselles, je vous laisse en bonne compagnie pendant que je vais nous chercher à boire.»

En bonne compagnie… Tu m’étonnes. Si je le voulais, je pourrais me les serrer elles deux pour moi tout seul mais il semblerait que ce soir, je sois bon prince. Et puis, Samuel avait été relativement sympa en me refilant mon fric même si ce petit con avait sûrement récupérer tout le reste. C’est à la fois agaçant et amusant de rencontrer quelqu’un qui vous ressemble presque en tout point. Je le laisse aller chercher les boissons pendant que je mets les bouchés doubles à notre table. Je commence à prendre à mes marques, mes aises, balance deux trois blagues par-ci par-là et instaure ma présence doucement mais sûrement, si bien que j’accapare leurs attentions. C’est l’art et la manière, mon vieux. Ca amusait Bonnie de voir ce genre de cruche tomber dans le panneau. De belles paroles, de la subtilité et pour certaines, c’était dans la poche… Ou plutôt, dans le calbute. Je ne prête pas attention à Samuel qui est entrain de commander nos doux breuvages, trop occuper à leur raconter une énième histoire dont elles boivent les paroles.

L’excitation est à son comble, nous savons toutes et tous où se terminera cette discussion. Je prends plaisir à les avoir sous ma coupe comme un bon connard qui se respecte, puis j’entends la voix de Sam’ m’interpeller.

« Vous m’excuserez mesdemoiselles, mais il semblerait que si je suis le plus timide d’entre nous, mon acolyte à l’air d’être le plus maladroit… »

Elles ricanent et acquiescent d’un air entendu, me laissant le champ libre pour disparaitre quelques secondes.

«J’espère pour…Liza  que ta bite sera pas aussi timide que toi ! Rends-toi utile et attrape des verres. J’ai pas envie de leur faire la conversation pendant trois heures et le prochain round est pour toi ! »

J’hausse un sourcil. Dis donc mon grand, va falloir penser à baisser d’un ton.

« T’en fais pas pour ma queue, elle saura lui faire faire fermer sa gueule au moment venu. »

J’attrape deux verres de shoots et les deux verres de vins, lui laissant l’autre moitié à emporter avec lui.

« Et j’suis déjà Barman, c’est pas pour que tu me demander en plus de taffer pendant mes heures de congés. Mais vu que j’suis bon Prince, j’vais t’éviter de te rendre ridicule devant la paire d’yeux qui est déjà en train de mentalement te sucer. »

Autant éviter le drame d’un Samuel qui s’échoue comme un cachalot sur le sol, avec tous les verres par terre, ça serait du gâchis. Quoi que ça puisse attendrir Chloé, va savoir. Je me dirige d’un pas certains vers la table, dépose les verres en attendant Samuel qui me suit de près. Je donne un shoot à chacune, récupère le mien et lève le verre :

« A la rencontre des plus beaux paysages du coin. » J’accorde un œil appuyé à Liza et au balcon qu’elle me présente. « Et à cette soirée qui risque d’être riche en émotion. »

Je bois le liquide cul sec avant de claquer le verre sur la table. Ça fait du bien par là où ça passe. Je regarde les deux nanas grimacer puis jette un œil sur leurs verres de vins… Ça n’allait clairement pas nous aider à passer à la vitesse supérieure, même si elles ont l’air encline à nous accueillir là où il faut.

« Vous seriez bien partante pour un deuxième shoot ? Il parait que vous avez la descente facile par ici, vous n’allez tout de même pas faire faux bond à votre réputation ! »

J’agite la main vers le garçon de l’autre côté de la salle, qui se tapait la sale besogne du nettoyage de table et du ramassage de merde de la clientèle. Je lèvre le verre de shoot et lève 4 doigts à son attention. Il comprend et acquiesce avant de passer derrière le bar.  Il ne tarde pas à revenir avec les 4 verres qu’il pose sur la table après lui avoir tendu un billet. Je me retourne vers Chloé et Liza – des prénoms aussi banales qu’elles, autant le dire – et leur glisse leur dû.

« Allez, donnez-nous une bonne leçon ! Je suis sûre que vous êtes aussi coriace que vous êtes jolies.»

Elles se sentent porter par les compliments et ingurgitent en même temps que nous, le shoot. Et ça continue avec deux de suite et cette fois, l’alcool fait son petit effet. Leurs joues rosissent, leur rire se fait plus franc et spontanée. Même moi, je me sens ragaillardis et plus léger avec les verres de whisky que j’ai enchainé un peu plus tôt dans la soirée. J’oublie tout ce qui avait pu me faire chier jusqu’ici, le départ précipité de Bonnie, cette sensation que j’éprouvais lorsqu’elle se trouvait à proximité mais aussi la haine que m’inspire son enculé de petit copain. Rien que de le ressasser me fou les nerfs en vrac. Mais qu’est-ce que j’en ai à foutre, sérieusement ? Le pied de Liza contre ma cuisse me ramène bien vite à la réalité. Celle où Bonnie s’est fait la malle avec ce pauvre connard. Mais aussi celle où Samuel commence à s’impatienter, tout comme moi. J’ai envie de passer à la vitesse supérieur, parler c’est pas mon truc, je déteste ça. Sauf lorsqu’il s’agit de sortir les bonnes paroles pour berner des idiotes pareilles, mais là j’atteins mon quota.  J’arbore un regard froid mais profond que je plante directement dans celui de Liza :

« Comme vous l’a dit mon pote de route, on est pas là pour très longtemps… Et pour être honnête cet endroit ne mérite pas votre présence divine. Est-ce que vous seriez d’accord pour nous montrer l’antre de deux jolies créatures comme vous ? »

Par l’antre, j’entends leur appartement, ça va de soi.  Et en vue de l’éclat affamé de leur regard, je crois que c’est clairement dans la poche.
Qui aurait cru ? J’étais une heure voir deux heures plutôt en train de me dire que ce petit con était un merdeux et me voilà maintenant à l’avoir dans les basques comme comparses de trouvailles de baise d’un soir. Avec un pari à exécuter, sinon, c’est beaucoup moins drôle.
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MessageSujet: Re: 01. Kings And Queens and guillotines [Alex&Sam] Jeu 5 Juin - 17:55


Kings And Queens and guillotines


« T’en fais pas pour ma queue, elle saura lui faire faire fermer sa gueule au moment venu. »

J’esquisse un sourire et puis je me marre, ces gonzesses nous entendraient, elles prendraient leurs jambes à leurs cous dans la seconde, rien de très charmant ni même vendeur pour le coup mais, ce soir j’en avait rien à foutre, j’avais juste envie de me changer les idées, de rattraper cette soirée de merde et surtout, surtout de ne pas me prendre la tête, de toute façon cette gonzesse ne sera rien d’autre que quelques heures de brouillard dont j’aurais tout oublié demain. Je ne lui promettais pas la lune juste un peu de bon temps ce n’était pas non plus si répréhensible, c’est exactement ce que je me dis quand je croise le regard réprobateur du barman…j’ai envie de lui dire qu’il arrête de nous prendre pour des cons, comme s’il ne l’avait pas fait lui-même…quoique vu la race qu’il se paye ce serait fort possible. J’hausse les épaules plus pour moi-même que pour que les autres.

« J’espère pour toi qu’elle mord pas alors. » Je lève les sourcils dans une expression un peu moqueuse et provocatrice. Il s’arrête et me lance un regard blasé, ce qui me fait me sentir encore plus malin cela va sans dire, Alexander attrape une partie des verres et je fais de même.

« Et j’suis déjà Barman, c’est pas pour que tu me demander en plus de taffer pendant mes heures de congés. Mais vu que j’suis bon Prince, j’vais t’éviter de te rendre ridicule devant la paire d’yeux qui est déjà en train de mentalement te sucer. »

LA BLAGUE ! Non seulement ce type était agaçant de ressemblance avec moi dans son comportement, oui parce que physiquement il est évident que je suis beaucoup plus canon que lui mais en plus de ça il fallait qu’il fasse le même taf que moi, je souris en coin et pince mes lèvres pour pas me marrer en me disant vaguement que c’est une info a retenir,on sait jamais je pourrais bien en avoir besoin, au moins je venais de trouver une utilité de plus à ce type, avec un peu de chance il pourrait me filer un coup de main pour trouver un taf. « Ba écoute ca tombe bien moi aussi…je pourrais ptêt t’apprendre deux-trois trucs, et t’inquiète pas va je pourrais tout aussi bien m’étaler devant elle maintenant que ca l’arrêterait pas, regarde là elle en peut déjà plus. »

Mon regard s’illumine un peu, ouai c’est pas qu’un truc de gonzesse, j’aime bien plaire je m’en cache pas, bien au contraire j’en joue, peut-être même un peu trop, rien à foutre ca m’enflamme littéralement à chaque fois, c’est un défi de merde que je me lance constamment, parfois ca ne marche pas mais, ca reste rare, elles craquent toutes. On finit par se ramener à la table, elles sont en train de papoter, probablement de nous, je les comprends suffit de nous voir, surtout comparer aux spectacles navrant tout autour. Je dépose les verres au centre de la table et attrape un shooter pour rejoindre les autres qui s’apprêtent à trinquer à je ne sais quelle connerie qu’Alex avait bien pu débiter, je plante mon regard dans celui de la brune et lui fait un clin d’œil qui lui provoque un large sourire. J’enquille le verre qui me réchauffe gentiment la gorge et le repose sans douceur sur la table, je pose ma main sur l’épaule de mon pseudo pote pour qu’il se bouge et que je retrouve ma place initiale à côté de celle que je me suis attribué. Il a alors la bonne idée de les inciter à continuer de boire, des trucs un peu plus fort évidemment, histoire de s’éviter le récit de leur vie en quarante tomes, j’approuve grandement l’idée mais je ne dis rien, je me contente d’inciter Chloé à jouer les dures devant moi à grand coup d’œillade et de sourire encourageant et autant dire que ca fonctionne exactement comme prévu.

De mon côté j’encaisse les verres sans broncher, au contraire très franchement c’est pas du luxe vu les évènements de ces derniers jours entre les embrouilles répétées avec mes frangins et ces espèces de connards qui nous menacent à grand coup de peinture sur les murs de la baraque, je me demande encore pourquoi j’ai pas mis les voiles…Ca me gonfle parce qu’au fond je demande que ca, je pense qu’a ca mais j’ai pas envie de leur donner raison, j’ai envie de donner cette satisfaction à personne ni à ces consanguins, ni à mes frangins qui sont persuadés qu’on ne peut pas compter sur moi de toute façon. C’est sans doute pour ca que je suis encore là et c’est une raison supplémentaire de picoler. Heureusement pour ma gueule j’ai pas vraiment le temps de me laisser bercer par des pensées bien pourries comme celles-là, les shoots à répétitions semblent faire leur effet puisqu’un agaçant bruit de piaillement et de rire s’étend encore et encore et encore, je jette un regard un peu désespéré à Alex qui n’a pas l’air d’être emballé non plus et avant que j’ai pu ouvrir à bouche pour les inciter à continuer la soirée ailleurs c’est lui qui prend les devants. Le timide Alex est parti se coucher visiblement.

« Comme vous l’a dit mon pote de route, on est pas là pour très longtemps… Et pour être honnête cet endroit ne mérite pas votre présence divine. Est-ce que vous seriez d’accord pour nous montrer l’antre de deux jolies créatures comme vous ? »

J’hésite entre explosé de rire et pleurer, non seulement elles étaient visiblement exactement là ou elles devaient être c’est à dire un bouge sans classe mais en plus de ca si elles étaient loin d’être dégueulasse, divine était un euphémisme.

« On est des types bien promis. » j’ajoute ca avec un grand sourire charmeur et mon regard de petit chiot inoffensif, autant dire que c’est la technique purement infaillible, ca marche à tous les coups avec les nanas, certaines sont plus difficiles à convaincre c’est vrai et généralement c’est celle qui sont le plus intéressante mais ce soir ni moi, ni Alex n’avons l’air de vouloir faire la fine bouche de toute façon. Elles se jettent un regard et Liza glousse un peu trop fort pour mes pauvres oreilles qui n’en peuvent déjà plus, elle se lève et nous informe qu’elle doit d’abord allez aux toilettes, suivie de près bien évidemment par sa copine. J’ai jamais compris le besoin irrépressible des gonzesses d’aller pisser à deux m’enfin dans leurs cas à mon humble avis c’était juste histoire de combiner leurs deux cerveaux pour prendre une décision. Lorsqu’elles se trouvent suffisamment loin de nous je me tourne vers Alexander, l’air un peu soulé.

« Putain mec j’te jure si j’avais pas la dalle je serais déjà à des kilomètres…si je les entends encore glousser comme des dindes je me flingue. J’espère qu’elles habitent pas loin parce que j’ai qu’une hâte c’est de la faire taire. » Un sourire un peu immoral s’étend sur mes lèvres, j’attrape mon verre et le finis d’une traite avant de le reposer dans un bruit sourd. « Putain je compte plus le nombre de gonzesses de ce genre que j’ai attrapé au boulot c'est désespérant, enfin jt’apprend probablement rien, tu bosses où au fait ? Y a un bouge qui en vaut un minimum la peine dans ce coin de dégénérés ? » Je glisse ma main dans ma poche de façon machinale, mon paquet de clopes me fait soudainement de l’œil mais ma concentration est clairement fluctuante et je repense à ce qu’il m’a dit un peu plus tôt, un défi est un défi après tout et j’en laisse jamais passer un, pas le genre de Samuel Donnelly.

« Bon et au sujet de notre petit pari mon grand, soyons clair je remplis pas le deal, je te dois 50$ ca marche par contre dans le cas contraire, voilà ce qui va se passer, je me pointerais dans ton bar et tu auras le droit de me rincer à tes frais toute la soirée ! Non négociable. Maintenant parlons peu, parlons bien tu comptes t’y prendre comment pour valider les conditions ? »


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MessageSujet: Re: 01. Kings And Queens and guillotines [Alex&Sam] Mar 10 Juin - 21:04

Cette soirée est trop longue, elle s'éternise avec des conneries et ça commence à me gonfler. Le summum est que ce petit con me ressemble trop, parce qu'en plus d'avoir le même caractère, ce connard fait le même boulot que moi. Je n'arrive toujours pas à me dire si je l'aime bien ou s'il me tape sur les nerfs. En gros, quand j'suis avec ce mec c'est limite si j'suis pas bipolaire. Peut m'importe de toute manière, j'suis pas là pour me faire des copains mais pour oublier les événements passés et même si j'ai bien envie d'encastrer mes phalanges dans la sale gueule du Barman, je vais tenter de me contenter de me faire une des nanas qui gloussent comme un dindon. Affligeant. Elles n'ont pas l'air d'avoir inventée l'eau chaude et de toute manière, ça n'est pas ce qu'on leur demande comme critère. Ceux qu'on demande, elles les « remplissent » suffisamment, reste à savoir si ça sera pareille au pieu. Goujat ? Si peu, ce soir j'ai pas envie de jouer les mecs biens et attentionnés, ça j'en ai rien à foutre, j'veux juste oublié. C'est pas plus compliqué que ça. Ras le cul de faire le petit Alex sympa avec sa tête enfarinée, de garder son calme quand on s'fou « gentiment » de sa gueule. Tout ça pour quoi ? Des efforts pour du vent. Elle s'est tiré, sans demandé son reste. Tout ça après avoir bien profiter de son « pote » Alex. Voilà comment j'commence à voir les choses.

Putain, ce que ça peut me gonfler.

Alors, on accélère les choses parce que la soirée va franchement devenir ennuyante. Ma proposition de nous emmener chez elles commence à faire son petit bonhomme de chemin jusqu'à ce que Samuel renchérisse avec son sourire brillant de lover. Elles fondent mais pour pas se faire passer pour des filles faciles, elles décident d'aller se concerter dans les toilettes. J'ai envie de leur dire que ça n'est pas la peine de se donner un genre de femme qui ne couche pas avec n'importe qui puisqu'elles sont déjà prête à nous « accueillir » et ce, sans préambule mais inutile de gâcher nos chances de passer du bon temps. Elles s'éloignent, je m'affaisse sur ma chaise en poussant un soupire de lassitude. Bordel, qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour passer une a peu près bonne soirée...

« Putain mec j’te jure si j’avais pas la dalle je serais déjà à des kilomètres…si je les entends encore glousser comme des dindes je me flingue. J’espère qu’elles habitent pas loin parce que j’ai qu’une hâte c’est de la faire taire. »

J'esquisse un sourire aussi immoral que le sien avant de vider mon dernier verre d'une traite. J'étais complètement d'accord avec lui.

« Va bien falloir te contenter de ces deux là, des nanas potables comme elles ça ne coure pas les rues par ici. »

Je sors mon paquet de clope et m'en allume une.

« Et puis, active toi plutôt de lui faire chanter un Opéra qu'à la faire taire. On fait pas tout ça pour qu'en plus d'être capable de glousser pour l'histoire d'une cacahuète malade, qu'elles soient silencieuse au pieu. »

Ca serait frustrant de tomber sur une nana peu expressive et puis les vocalises, ça encourage toujours.

 « Putain je compte plus le nombre de gonzesses de ce genre que j’ai attrapé au boulot c'est désespérant, enfin jt’apprend probablement rien, tu bosses où au fait ? Y a un bouge qui en vaut un minimum la peine dans ce coin de dégénérés ?
- Disons que pour une raison inconnue, le métier de Barman est un pot de miel pour les abeilles de ce genre. Un clin d'oeil, un petit sourire bien glissé et c'est foutu, elles te tombent déjà dans les bras. »

Je tire sur ma clope tout en repensant à Carter. Je crois que c'est l'une des seules qui s'est montré plus ou moins caractériel. Et encore, je ne pouvais pas la classer dans la catégorie « Pouffe écervelé » puisqu'elle avait au moins une conscience qui lui permettait de réfléchir seul et de prendre des décisions avec un seul cerveau. Disons que Carter était une nana à part. Et si par malheur de je devais la prendre pour une de ces dindes, je crois que je ferais trois tours dans mon caleçon sans toucher l’élastique avec le pain qu'elle me collerait à la gueule. C' »tait dingue de voir que Carter et Bonnie se bouffer la gueule alors qu'au fond elles sont presque semblables.

Peut importe, c'est pas le moment de penser à ça.

« Je bosse à Trimble dans un petit bar de merde, un peu dans le même genre que celui-ci mais si tu veux bosser dans l'coin, faut pas espérer mieux.... Tout est merdique. Du bar aux supermarchés. Les gens sont cons et … Bizarres. J'sais pas comment t'expliquer. Certains sont TROP gentil, d'autre ont l'air carrément malsain. »

Un vrai décors de films d'horreur. Pourtant, il y avait des personnes qui avaient l'air plus ou moins de sortir du lot. Comme le mari de la cousine à Bonnie. Nathaniel. J'suis pas le genre a apprécier les autres mais j'dois avouer que celui-ci m'avait particulièrement amusé. Je ne vois pas ce que Bonnie lui trouve de mauvais à ce garçon.
Samuel m'accompagne en allumant lui même une clope. Je ne sais pas ce que foute les deux dindes mais il serait temps qu'elles reviennent avant que la température ne baisse et que je décide de foutre le camp.

« Bon et au sujet de notre petit pari mon grand, soyons clair je remplis pas le deal, je te dois 50$ ca marche par contre dans le cas contraire, voilà ce qui va se passer, je me pointerais dans ton bar et tu auras le droit de me rincer à tes frais toute la soirée ! Non négociable. Maintenant parlons peu, parlons bien tu comptes t’y prendre comment pour valider les conditions ? » 

J'esquisse un grand sourire. J'avoue ne pas avoir réellement réfléchis à la manière de comment je pourrais vérifier si oui ou non, Samuel effectuerai le pari. En revanche, en cet instant je comptais sur un seul et unique critère qui, à mon avis, sera largement suffisant pour valider le pari. Concernant le fait de boire à l'oeil, grand bien lui fasse... Je saurai m'arranger pour ne débourser aucuns billets. Vu le coureur de jupon qu'il est, je suis pratiquement certain qu'il passera plus de temps à regarder Bonnie à se trémousser le cul sur une bar plutôt que de venir se saouler la gueule au comptoir en jouant la parlante avec moi. Elle me fou peut-être les nerfs mais le fait qu'elle soit douée dans ce qu'elle fait, ça personne ne peut le lui enlever.

Je termine ma clope et l'écrase dans le cendrier au centre de la table avant de me pencher légèrement vers lui, comme pour lui intimer quelque chose.

« Il y aurait bien une solution : Celle de filmer. Mais c'est pas le genre de la maison et j'ai pas envie de voir ce carnage... En revanche, je fais suffisamment confiance en ton instinct de grande gueule et ton égo masculin surdimensionné pour venir te vanter de ce que tu auras fais. Et même si tu ne le tiens pas ce pari, j't'en voudrais pas... M'étonnerais pas que tu ai plutôt envie d'expédier le moment avec une nana qui à ce genre de rire. »

J'écrase un rire amusé. Fais pas celui qui ne comprends pas, tu es comme moi et faut pas être con pour s'en rendre compte. Quoi que je me suis bien ramolli depuis quelques temps, celui que j'étais avant me manque. Mes deals, mes combats de rue, mes journées à refaire le monde avec Bonnie. La belle vie, personne ne nous emmerdait, on vivait nos instants comme si c'était les derniers de notre vie. Comment j'en suis arrivé là hein.

« Bon, ça commence sérieusement à me les casser. J'espère que pendant l'action elles ne comptent pas passer aux chiottes à chaque fois pour prendre la décision ensemble de savoir quelles positions il faudra adopter au pieu. »

J'attrape mon téléphone et consulte vite fait mon écran. Pas de message. En même temps, qu'est-ce que j'attends ? Rien.

« Et toi, t'as déjà trouvé un job par ici ? T'es venue tout seul ? »

Il m'explique, je l'écoute pour faire passer le temps et au moment où je m'apprête à lui poser d'autres questions – l'alcool aide à être aimable -, Chloé et Liza reviennent, un grand sourire aux lèvres qui en dit long sur leur décision. Pour une fois, le départ ne se fait pas attendre. J'échange un regard entendu avec Samuel, les choses commencent ENFIN à devenir intéressante. Au bonheur la chance, elles habitaient à deux pas d'ici.... deux pas qui se révélaient être dix bonnes minutes de marches. Putain, ce mec à raison... Si j'avais pas autant la dalle, je les aurai envoyé se faire foutre comme il se doit. Elles nous traine, nous pose mille et une question. Qu'est-ce qu'on fait comme job, est-ce qu'on fait du sport pour entretenir toute ces magnifiques musculatures. Samuel nous invente une vie de petits branleurs qui parcourent le pays et qui font majoritairement des petits jobs, parce que vous voyez nous on aime l'aventure, ne rien devoir à personne, prendre nos propres décisions et ne pas attendre la vie. Et ça fait clairement son effet lorsque je vois cette lueur d'excitation dans leur regard. De mon côté, je nous nomme copains d'enfance, inséparables, faisant partie de la même équipe de football américain où nous avons tout déglinguer. J'ajoute sur un ton mélodrame que nous avons été tous les deux abandonnés par nos parents et que maintenant, c'était à la vie à la mort. Elles s'attendrissent et elles nous bouffent dans la main.

Qu'est-ce qu'il ne faut pas raconter comme putains de conneries pour pouvoir prendre du bon temps.

Nous arrivons dans leur appartement où elles font une colocation et je dois dire que les esprits se sont vite échauffer. Nous nous sommes laissés entraîner chacun dans une chambre et même si la situation pouvait paraître assez glauque, j'ai pas réfléchis. Rien à foutre, c'est pas ce que je veux ce soir, réfléchir. La blonde se trouve être très très convaincante et je maintiens qu'elle est beaucoup plus efficace lorsqu'elle ne parle pas. Elle claque la porte derrière moi et m'y plaque avec une nouvelle fougue, les yeux affamés. Je me laisse porter par les sensations qui se bousculent dans chacun de mes membres et décide de prendre les choses en mains. Nos lèvres s'entrechoquent, s'unissent et nos soufflent s'accélèrent. Elle se montre sauvage et surtout elle sait ce qu'elle veut : Moi. J'inverse les rôles, la plaque au mur. Elle pousse un gémissement de plaisir et les gestes s'accumulent à grande vitesse. Je me perds dans une danse que j'aurai cru, une heure plutôt, presque ennuyeuse et pourtant, je dois bien avouer qu'elle a sût me porter là où je le voulais. Certes, ça n'était pas le meilleur coup de ma vie, mais Chloé... ou Liza... bref, peut importe, elle savait où me mener. Et moi aussi. Nos corps se mêlent sous le draps, sa peau est douce et chaude. Je prends plaisir à la survoler de mes doigts et lorsque nos corps fusionnent, mes yeux se plantent dans les siens et un éclair de seconde, un seul, suffit à me mettre dans le doute et la confusion. Ses yeux, ses cheveux. Son sourire. Son souffle. Une seule putain de seconde, j'ai cru que c'était Elle, là, sous mon corps. Ses soupirs me reviennent en mémoire comme une énorme claque dans la gueule et je me sens exploser en un million de petit morceaux.

« Eh... ça va ? »

La jeune femme me ramène à la réalité, ses deux mains sur mes joues. Je me fais violence dans la seconde en l'embrassant fougueusement et en reprenant notre étreinte. Je chasse le plus violemment possible l'image de ma tête et surtout, le sentiment de malaise qui s'insinue en moi, grandit et me rend mal. Plus je le sens venir, plus je me fais sauvage et brusque. Ça ne dérange pas celle qui se trouve entre mes bras qui, au contraire, réclame encore de la force brute pour combler son appétit. Nos corps se tendent, se crispent, se libèrent. Une fois, puis deux. Une troisième fois. Mes muscles sont lourd de fatigue et lorsque le sommeil m'embarque dans son sillage, il me semble entendre une voix familière susurrer mon prénom.
..0..

J'ouvre les yeux et j'ai le crâne comme un ballon. J'ai l'impression d'avoir les paupières en papiers de verres et c'est encore pire quand je me les frottes avec le bout des doigts. Je tourne la tête vers ma gauche et aperçoit les fines épaules et le dos lisse de ma proie de cette nuit, mais au moment où je me souviens de nos combats, je sens une pointe se planter dans mon ventre. Comme si c'était pas suffisant à ce qu'elle m'ignore de son existence, il fallait en plus qu'elle vienne m'emmerder pour mes coups d'un soir. Je me relève très doucement et délicatement avec pour seule envie : Me tirer et ne pas la réveiller. Les bonjour, comment ça va, t'as aimé, et on se revoit quand ? C'est pas pour moi. Je suis plus du genre à me tirer comme un voleur et à ne jamais la revoir. Seule Carter a fait exception à la règle. J'atrappe ma montre tombée au sol : Presque huit heures. C'est déjà trop tard pour moi. Je glisse hors du draps en silence, enfile mes vêtements du bas, mes chaussures et empoignent ma chemise et ma veste en cuir avant de sortir très très doucement de la chambre, fermant délicatement la porte. Je soupire de soulagement de voir qu'elle ne s'est pas réveiller et lorsque je me tourne pour faire face à la seconde chambre, j'y vois un Samuel encore en caleçon, essayant le même stratagème : Être silencieux pour mieux fuir.

D'un signe de tête je lui montre la sortie et c'est d'un commun accord que l'on se retrouve sur le pallier, moi enfilant ma chemise, lui son pantalon et ses chaussures.

« Pas mal tes tatouages, j'espère qu'elle a appréciée ta cartographie. »

Je boutonne le vêtement et enfile ma veste en cuir, puis tend la main paume vers le ciel.

« 50 ou pas 50 ? »
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MessageSujet: Re: 01. Kings And Queens and guillotines [Alex&Sam] Dim 15 Juin - 15:11


Kings And Queens and guillotines


La soirée commençait à traîner un peu en longueur, pas que je m’ennuyais parce que ce n’était pas vraiment le cas, les rebondissements n’avaient pas forcément manqué surtout si je comparais son déroulement aux tristes soirées à la baraque où personne ne se parlait vraiment sans aucun doute par peur de voir une conversation banale tournée en dispute sonore. J’en avais juste assez de jouer les mecs sympas, de coller ce putain de sourire sur ma tronche, je voulais juste passer un peu de bon temps et rentrez-me pieuter dans ce lit pourri qui était devenu le mien et attendre de voir quel serait le prochain plan brillant des frangins. J’extériorise un peu ma pensée enfin plutôt mon ressenti concernant nos deux conquêtes auprès de mon nouveau comparse et il ne perd pas vraiment de temps avant de me répondre.

« Va bien falloir te contenter de ces deux là, des nanas potables comme elles ça ne coure pas les rues par ici. »

Sa réponse m’inquiète un peu, si CA c’est le meilleur du coin alors putain je donne pas cher de ma libido d’ici quelques semaines, comment ce type fait sérieusement ? Est-ce qu’on s’habitue à la pénurie de nana vraiment intéressantes ? L’idée ne me plaît pas vraiment et j’hausse les sourcils un peu interrogateur  mais garde finalement mes doutes pour moi puisqu’Alex est déjà repartie dans son discours de branleur. Cette fois-ci c’est un sourire qui s’étend sur mon visage, je me sens comme un gros connard mais curieusement ca me fait aussi du bien de juste penser à ma gueule et de pas regarder aux conséquences, de pas me poser de questions et de me laisser vivre ne serait-ce qu’une soirée tranquille parce que les dernières semaines ont été rudes et que peut-être que c’est exactement ce dont j’ai besoin pour relâcher un peu la pression et pouvoir assumer un peu plus ma place dans cette fratrie complétement brisée.

« T’inquiète donc pas pour elle mon grand, y a de grandes chances que même toi tu l’entendes chanter. » Je mets à rire, on est deux gros connards, heureusement pour nous les féministes courent pas les rues du coin ou en tout cas, elles n’ont pas choisi de s’enterrer dans ce bouge-là sinon on nous aurait déjà pendus haut et court sur la place publique. Tout ca me renvoie un peu dans le passé, les gonzesses que j’ai pu lever au bar de l’oncle, des nanas pas toujours intéressantes, parfois même un peu bizarres, faut dire qu’on ne sait pas toujours sur quoi on va tomber une fois la lumière rallumée et le contexte légèrement différent. La seule qui avait fait exception c’était Jude mais c’était différent, si je l’avais rencontré dans ce bar, c’était pas juste une nana bourrée accrochée au comptoir quoi que même si ca avait été le cas, je doute que ca ait été un problème pour moi. A entendre Alexander il avait pas une expérience bien différente de la mienne concernant le métier, c’était un avantage certain, on ne pouvait pas le nier et autant dire que lui comme moi, on semblait en profiter sans aucun problème, là où y a de la gêne y a pas de plaisir c’est pas ce qu’on dit ?

Je joue avec mon verre d’un air distrait pendant qu’il répond à ma question et me donne un peu plus de détails sur l’endroit où il bosse et par la même un brief rapide du coin, brief qui ne donnerait pas vraiment envie même aux plus téméraires.

« Je bosse à Trimble dans un petit bar de merde, un peu dans le même genre que celui-ci mais si tu veux bosser dans l'coin, faut pas espérer mieux.... Tout est merdique. Du bar aux supermarchés. Les gens sont cons et … Bizarres. J'sais pas comment t'expliquer. Certains sont TROP gentil, d'autre ont l'air carrément malsain. »

J’acquiesce régulièrement ses propos d’un signe de tête, l’image de la population du coin qu’il me décrit est exactement la première impression qu’ils m’avaient tous faite, ils étaient trop polis, trop souriants, pas vraiment le genre de personnes que j’avais pu voir jusqu’ici, Cleveland n’était peut–être pas une ville incontournable des Etats-Unis mais en tous les cas les gens ressemblaient déjà plus à l’image typique de la population lambda, ici j’avais juste l’impression d’être dans un mauvais film d’horreur. Cette idée n’avait été rendue que plus vrai par le saccage qu’avait subi notre baraque le jour de Noël…sans déconner de quoi avaient-ils peur ? Quel danger est-ce qu’on pouvait bien représenter pour eux, nous n’étions après tout qu’une bande de frangins à la recherche de quelques réponses, s’ils étaient au-dessus de tout soupçon comme ils se font chier à le laisser paraître alors pourquoi essayer de nous chasser de façon aussi peu intelligente ? Je me recentre sur la conversation, machinalement je me redresse et me cale contre le dossier de la chaise comme si ca allait m’aider, je croise les bras sur ma poitrine dans un dernier geste d’intérêt.

« Ouai c’est à peu près l’impression que j’ai eu, ils m’inspirent pas vraiment confiance dans le coin, heureusement que je suis pas là pour m’installer, l’horreur sinon… » Je priais intérieurement pour que ca prenne moins que quelques semaines, ma vie me manquait, j’avais l’impression d’être en suspens comme coincé entre deux périodes de ma vie, c’était un peu difficile à mettre en mots même dans mon esprit, alors je chasse cette idée de mon esprit et préféré renchérir sur quelques chose de plus léger et surtout de bien plus marrant. Le pari. Il propose de me faire confiance, je rigole subrepticement parce qu’il me connaît depuis même pas deux heures et que pour ma part je me serais jamais contenté de sa parole mais, je trouve ca amusant, de toute façon je suis bon joueur et pas vraiment à 50$ près alors deal, la solution me convient et de toute façon je trouverais bien un moyen de boire à l’œil quand je me déciderais à me pointer à son taf, parce que je le ferais, juste pour voir sa charmante petite gueule se décomposer à mon arrivée.

« Je renonce jamais devant un défi, qu’il ait un rire de merde ou une jambe de bois. Quant à ma parole, elle est en béton, t’inquiète donc pas mec, t’auras le droit à un compte rendu en détail…minute par minute. Ferme la bouche, je sais que je te fais rêver mais ça te donne l’air con. » Je lui lance ça sur un ton amusé mais je suis plus que sérieux, je manque jamais à une parole enfin presque tout du moins…comme tout le monde ? je présume ? J’appuie mes mots par un geste de tête et un sourire de petit con, lui de son côté me regarde d’un air proscrit, ce qui me fait d’autant plus rire. Il semble un peu agacé d’attendre les deux gonzesses dont je vais pas tarder à oublier les prénoms si elles ne se ramènent pas rapidement et je ne peut qu’approuver ce qu’il dit, je veux bien qu’elle se concerte mais au bout d’un moment on va pas les attendre jusqu'à demain matin.

« Et toi, t'as déjà trouvé un job par ici ? T'es venue tout seul ? »
« A dire vrai j’ai pas forcément l’envie de me trouver un taf comme je t’ai dit j’espère être parti d’ici quelques semaines tout au plus. M’éterniser dans un bled aussi charmant c’est pas trop dans mes projets immédiats, enfin même pas dans mes projets du tout en fait. Je te laisse ton trône et ta cours y a pas de soucis. » Je fais tourner mon verre désespérément vide entre mes doigts, imposant un bruit relativement insupportable de frottement contre la table de bois. « Et non je suis venu avec mes frères et ma belle-soeur, on a une affaire à régler à Grayson et… »

Et je m’arrête là parce que nos deux donzelles viennent de réapparaitre, un large sourire aux lèvres et les cheveux un peu moins en désordre, en plus de parler, elles s’étaient visiblement refait une beauté, ce qui nous indiquait clairement qu’elle serait la suite de la soirée, je lèverais bien les yeux au ciel en remerciant le seigneur que le calvaire de la drague à deux balles soit enfin terminé mais ça ferait désordre. Au lieu de ca je me lève, balance un billet sur la table et sors une clope de mon paquet que je me colle dans la bouche.

« Alors on y va ? »
C’est sans doute un peu cash mais elles gloussent encore…je prends une profonde inspiration que seulement Alex remarque, il me regarde d’un air plus que parlant, colle un sourire sur ses lèvres et se retourne sur les filles qui sont en train d’acquiescer. On finit donc enfin par quitter le bar et la conversation qui pimente le chemin jusqu'à leur appart me semble interminable. Bon faut dire que si Alex m’avait un peu aidé ça aurait sans doute été beaucoup moins chiant mais non ce connard m’a laissé m’embarquer dans des histoires inventées de toutes pièces et qu’elles gobent sans problème, finalement il met la main à la pâte sans mauvais jeu de mots et en rajoute dans le mélodrame de nos vies fictives. Lorsqu’on arrive enfin à destination, elles nous proposent de boire un verre, posent leurs manteaux chacune dans un coin de l’appart et puis finalement avant même qu’on ait eu le temps d’être servi là blondasse avait déjà attiré mon camarade de jeu dans sa chambre. Elle a visiblement particulièrement faim elle aussi, je me calle dans le canapé du salon en attendant que Chloé à moins que ce ne soit Zoé ne revienne de la cuisine, elle me tend mon verre, visiblement un peu mal à l’aise que sa copine l’ai laissé tomber si rapidement et vient s’asseoir à côté de moi. J’ai plus la force de lui faire la conversation pour être franc alors j’y vais au culot en espérant qu’elle n’allait pas me la faire à l’envers et se mettre à jouer les vierges effarouchées. J’avale une bonne gorgée de whisky, attrape le verre auquel elle s’accroche et le pose sur la table basse à côté du mien avant de passer ma main sur sa nuque pour l’attirer à moi et l’entraîner dans un baiser qui pour le coup n’avait rien d’innocent ou de romantique. Désolé mais là pour le coup et après une soirée comme ça, j’avais juste envie de tirer mon coup, c’est pas super glam, pas super bien vu dis comme ca mais c’était pourtant la réalité. Heureusement pour moi, elle se laisse facilement convaincre et entraîner dans mon petit jeu, elle ne m’arrête que pour se lever et m’entraîner à son tour dans sa chambre ou la température monte d’un cran.

Je ne sais pas si c’est sa technique perso de jouer les innocentes jusqu'à basculer du côté obscur de la force mais pour le coup je dois reconnaître que c’est plutôt efficace, je suis déjà bouillant quand elle referme la porte et ne lui laisse pas plus de vingt secondes avant de lui arracher toutes ses fringues, l’ambiance s’échauffe et la demoiselle se montre au final plus sauvage que je ne l’avais imaginé et cela à plusieurs reprises. Elle ne m’a au final pas vraiment laissé le temps de respirer et je m’en suis pas plaint, au moins je n’ai pas manqué d’occasion pour remplir mon pari.

..0..

Lorsque j’ouvre les yeux, j’ai l’impression de les avoir fermé l’espace de dix minutes, ce qui est peut-être le cas, je n’en sais trop rien, je me retourne vers le corps fatigué et encore chaud de la brune allongé près de moi. Elle dort visiblement paisiblement, j’aurai presque envie de lui dire merci avant de partir parce qu’au final elle a dépassé mes espérances. Bien évidemment je n’en ferais rien, le Samuel qu’elle a rencontré hier n’existe pas et on a vécu ce qu’on avait à vivre, pas de café, pas de jus d’orange merci. Je me glisse silencieusement hors du lit, essayant tant bien que mal de ne pas la réveiller mais la lumière est faible et autant dire que je n’ai pas vraiment eu le temps de faire du repérage, j’attrape mon caleçon, l’enfile rapidement, récupère mon jean, ma veste, mon t-shirt, chaussettes et chaussures et ouvre la porte, essayant de faire tenir le tout dans mes bras sans les faire tomber dans un bruit fracassant. Mission réussie je referme la porte et découvre un Alexander dans la même position, je souris et il m’indique la sortie. Une fois dehors j’enfile mes fringues un peu dans tous les sens et le plus rapidement possible, la situation est d’un comique pas possible. Le regard que je lui lance quand il me fait une remarque sur mes tatouages, lui fait clairement comprendre que oui elle a apprécié et lorsqu’il me tend la main en demandant…

« 50 ou pas 50 ? » Je tape dedans tout sourire.
« Prépare-toi à me servir toute une soirée mec. »


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01. Kings And Queens and guillotines [Alex&Sam]

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