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Road to Salvation a fermé ses portes.


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 01. We Come in Pieces • Bonnie & Tyler

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MessageSujet: 01. We Come in Pieces • Bonnie & Tyler Mar 4 Mar - 20:14

« Plus de nouvelles, ça va ? Il faut que tu passes ce soir d’urgence.
-Ok. Pk ? »

J’hausse les sourcils face à ce texto bref et froid. Elle faisait vraiment la gueule et pour de bon. Je ne sais pas qui a le plus de raisons entre nous deux de faire la tronche. Moi pour le scandale qu’elle m’a piquée et la crise de jalousie qui va avec lorsque Carter était là ou Bonnie pour le fait que je l’ai jeté sans ménagement dehors. Son regard plein de douleur, de tristesse et de mépris me transperce encore de part en part lorsque j’y repense. On s’était tant de fois disputés qu’honnêtement je serais foutrement incapable d’en faire le compte mais il y avait bien une chose que je n’avais jamais faite jusqu’ici : La foutre dehors. En même temps, elle avait vraiment cherché la merde et encore aujourd’hui je n’comprends toujours pas pourquoi elle a fait ça. C’était pas ma meuf, j’étais pas son mec, elle avait le sien, ce gros connard de Jay et moi j’étais libre comme l’air.

« T’es qu’un putain de menteur en plus d’être un gros connard. »

Je suis assis sur le canapé à regarder le vague, la télé crachant son lot de connerie sans que je n’y fasse attention. Ea est assis sur la table et me regarde de ses grands yeux caramel. Il a pris vachement de poids celui-là… Un vrai patapouffe. Mais force était de constater que je m’étais pris d’affection pour ce gros lard. Il miaule, comme pour approuver mes dires. C’était moi le menteur… parce que je luttais depuis déjà plusieurs jours contre une sensation qui m’étais inconnue et qui était aussi agréable que désagréable. Une sorte de poignard dans le cœur lorsqu’elle me faisait le récit de ses ébats avec l’autre enflure et une douce sensation de chaleur lorsque je la regardais. C’était étrange mais Bonnie me manquait. Putain, c’était ma pote quoi, depuis qu’elle porte des couches. On s’était toujours disputé pour de la merde mais là c’était vraiment trop con. Puis j’l’aimais bien moi Carter, elle était cool comme nana. Quand Bonnie va voir Jay, je ferme ma grande gueule et fin de l’histoire.
Je tiens la télécommande entre mes mains que j’agite et tapote sur ma paume. Je sais que je foire sur un tas de truc, mais depuis l’overdose j’avais fait beaucoup d’efforts. Du moins à mon sens. Je saurais même pas expliquer pourquoi… Peut-être que je m’étais pris une gifle monumentale de voir que j’ai failli passer l’arme à gauche mais aussi que la réaction de Bonnie et apparemment  celle de Tyler. Arrêter de jouer les cons, c’était clairement pas mon genre… Mais peut-être que j’pouvais être au moins un peu plus cool avec tout ce qu’ils avaient subis par ma faute. Je me passe les deux mains sur le visage en poussant un long soupire. J’étais ce que j’étais et Bonnie m’adorait pour ça, seulement parfois c’était peut-être un peu trop, abusant du gros connard que je suis. Je l’étais sûrement avec les mauvaises personnes.

Putain, je déteste ce genre de remise en question. J’sais pas faire, j’ai toujours du me débrouiller seul pour avancer, me construire et m’inculquer mes propres valeurs. Certes il y avait eu Bonnie du début jusqu’à maintenant, mais visiblement rien ne remplaçait complètement la présence de deux parents. Foutaise. Je m’en sortais très bien comme ça. Je me penche en avant et Ea se remet à miauler comme s’il lisait dans mes pensées :

« Quoi, t’crois que j’devrais faire ça ? Font chier, j’suis toujours celui qui doit dire pardon, faire des efforts et tout le pack qui va avec. »

Il me fixe et miaule. Il insiste ce con. Qui a dit que les chats ne comprenaient rien hein ! Je lui caresse la tête et ce petit con ronronne de plaisir. C’était d’ailleurs étonnant que Bonnie ne soit pas revenu le chercher… je crois que ces derniers temps elle était prête à tout pour pas revoir ma gueule. Si ça s’trouve je lui manquais même pas maintenant qu’elle avait ce connard. Il était beau gosse mais c’est tout ce qu’il avait pour lui. Il était stupide, soumit et j’suis presque certain que c’était un putain de mauvais coup au pieu. Et rien que cette idée me redonne le moral. Haha pauvre type va. Manquerait plus que sa bite soit  de la taille d’un tampon et là je REVIS ! J’en ricane même déjà… Il faudrait que j’lui demande s’il « chatouille » bien tiens. Ea se demande pourquoi je rigole autant à imaginer ce trouffion essayant de venir en Bonnie… Et surtout, j’imagine déjà tellement sa tête blasée, dépitée et tout ce qui est possible.

Je m’affale et je me dis qu’elle et moi, nous ne nous étions pas touché depuis… longtemps. Avant l’overdose. Voir, son annonce d’avortement. Et on ne pouvait pas nier que parfois la tension s’en faisait ressentir. Comme à l’anniversaire de Tyler où j’ai cru qu’elle et moi allions dévaster nos fringues dans les premières chiottes que nous trouverions.

Ea saute sur mes genoux et je sursaute pour ensuite poser distraitement ma main sur son crâne qui réclame mille et une caresse.

« Eh ça va hein, j’suis pas mère Theresa non plus. Tu réclameras des calins à ta maitresse quand elle reviendra pour tous ceux qu’elle ne t’a pas donnés depuis 4 jours. Maman indigne qu’elle est ! »

Je me lève brusquement, le faisant sauter sur la table. Direction le drugstore le plus proche. J’enfile ma veste en cuir et dévale les escaliers pour enfourcher mon vélo. Au moins, la météo est avec moi, il ne pleut pas malgré ce temps de Décembre. Je crois qu’il me fallut vingt bonnes minutes pour faire l’aller-retour avec un petit sac de courses. A la maison lorsqu’elle venait très souvent, les règles étaient simples : Je faisais la bouffe et elle s’occupait de ranger la baraque. J’étais pas un grand chef cuistot mais j’me débrouillais pas mal… Je regarde ma montre : 18h. Et je m’attaque aux tomates, à la viande, aux oignons, à l’ail et tout ce qui va avec. Ea me tourne autour, déjà affamé par l’odeur qui se dégage de la poele.

« T’es vraiment un gros porc hein ! »

Je lui déballe deux sachets « fraicheurs » pour Monsieur le Prince avant de retourner aux fourneaux. Bientôt, il ne pourra même plus se faire la toilette de ses bourses ! Je chope mon portable et là …

’With the lights out it's less dangerous
Here we are now, entertain us
I feel stupid and contagious
Here we are now, entertain us’


Quoi de mieux que mon bon vieux Kurt – un putain de dieu pour moi - pour m’accompagner dans ma lourde tâche qui est de faire à bouffer pour Queen B ? Oui parce que Mademoiselle est extrêmement difficile et à des goûts raffinés. Pas pour rien qu’elle se prend pour la Princesse de je n’sais quoi. Mes gestes ne sont peut-être pas aussi précis et délicat que ceux de Tyler lorsqu’il doit cuisiner mais j’y mets en tout cas toute la volonté possible. Aujourd’hui c’est le changement … et si même après ça on me prend toujours pour un connard, alors il faudrait que je songe à une solution plus radicale. Après tout, elle avait Jay. Lui, Aël … Carter n’était pas ma petite amie et inversement. Je soupire, c’est pas le moment de penser à ça. Je me laisse porter par la guitare et la voix rauque de Kurt qui me transporte comme un putain de shoot… Drogue. Non, tu n’en prendras pas ce soir . Surtout pas ce soir.

Je dépose la salade au frigo pendant que je laisse mariner les légumes dans la poêle, profitant de ce petit temps pour me doucher.  Chemise bleu pâle, jean propre et j’mets même un peu de parfum.. Putain j’suis en train de jouer à quoi là.

« T’es juste entrain de rattraper tes conneries Alex. »

Je me regarde dans le miroir. Oui, c’était juste ça…

En dix minutes, le peu d’affaires qui trainaient était désormais rangées à leur place, la table était mise … Et quand je dis la table, je pars de la petite que nous avons dans le salon. Hors de question d’en faire trop, ça ferait trop cliché et là j’me sens déjà au bord du ridicule.  Bref il ne manquait plus que la principale concernée. C’est con mais je me sens nerveux, comme si… Comme si j’avais peur qu’elle me crache à la gueule. Non, c’était pas de la peur par rapport à elle et ses agissements, mais la peur d’être déçu. Si jamais elle me renvoi chier cette fois et si elle me trouve toujours être qu’un gros connard sans tact alors je n’aurai pas dix milles choix. Bref, ça n’était pas le moment de penser à ça.

Pour faire passer le temps, je saisis la manette de ma console et dégomme quelques zombies jusqu’à ce que j’entende ses talons claquer dans l’escalier. Et Ea, ne tarde pas à venir chouiner devant la porte… Il reconnait l’arrivé de sa maîtresse et si lui se fait une joie de la revoir, moi j’ai bizarrement une tension artérielle supérieur à la moyenne.
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MessageSujet: Re: 01. We Come in Pieces • Bonnie & Tyler Ven 14 Mar - 19:25


“I want you to hear me baby,
Tell me why, sometimes darling “ ∞



Bonnie sent son téléphone vibrer. Elle n'a pas envie de regarder, se dit que, de toutes façons,il ne s'agit de rien de bon et de constructif.  Son regard s'attarde sur les épaves de sa soirée de la veille, et s'attend a voir le visage de Jay émerger des couvertures. Un tas informe et disloqué comme un amoncellement de cadavres. Parfois des jambes bougent ou des soupirs s'élèvent des poitrines engourdies, mais ce sont les seuls gestes et bruits qui les séparent de cadavres, psychiquement morts et  enterrés six pieds sous draps. Bonnie, allongée a son aise dans le lit, sur le ventre, pose ses yeux sur,le réveil qui lui indique dix heures. Un grognement sourd, rauque, s'échappe de sa gorge, rendu animal par les excès de la veille, alcool cigarette et shit. Son visage glisse sur l'oreiller pour se renfermer dans sa poitrine nue mais le portable vibre a nouveau, a plusieurs reprises sur la table de chevet en bois, ce qui réveille une des participantes de la soirée organisée a l'improviste. Elle grogne, Bonnie aussi, et c'est ainsi qu'elle finit par rageusement choper l'appareil posé sur  la table. Son visage de nouveau tourné vers la droite, la rousse fait un focus sur l'écran saturé du portable, un rayon de soleil lui barre le visage en plein dans les yeux. Un instant la jeune femme les ferme pour attraper cette énergie divine dirigée sur son visage tiré par les événements éreintants, ce qui ne concerne pas seulement la veille, mais depuis qu'on l'avait fichue hors d'un endroit quelle considérait sien également. Visiblement, elle s'est trompée, et la vérité lui semble amère maintenant qu'elle en apprecie toute la saveur, loin des langueurs acides et délicates des illusions. La rousse pousse un soupir pour chasser cette idée de son esprit et ouvre les yeux à nouveau, plissés et rétractés par tant de lumière en ce jour de décembre. Elle peine a trouver  ce qui a pu la faire sonner et tarde a découvrir que c'est en fait des appels de Jay, l'acide lui monte alors à la gorge et la rousse se mord l'intérieur de la joue. Il est dix heures et demi et Bonnie de rappelle avoir dit a Jay « J'arrive dans une heure », a peu près douze heures plus tôt. Elle n'est pas rentrée et il est désormais trop tard pour aller au boulot. Bonnie décide malgré tout de ne pas répondre aux messages désespérés de Jay qui lui dit avoir déjà appelé son patron pour savoir si elle est arrivée saine et sauve au boulot. Un mélange de rage et de satisfaction se forme dans sa poitrine. Cette chienne de Bonnie ne devient qu'une garce. Elle est contente que ce type se morde les sangs pour elle, qu'il aille jusqu'à appeler son patron pour se demander si sa bien aimée princesse est toujours en vie. Mais justement son erreur est d'avoir appelé Stew, alors Bonnie s'imagine déjà lui piquer une scène pour avoir fait ce geste ô combien méprisable. Un sourire mauvais se dessine sur ses lèvres accompagné de la mince aiguille culpabilité mais, Bonnie à l'habitude des  aiguilles et par conséquent elle ne traite pas le pincement comme une douleur a prendre en compte. Elle se dirige dans le menu de ses messages et continue de parcourir l'écran des yeux, ne s'arrêtant pas  pour ouvrir et lire ceux de Jay. Un instant son oeil capte une configuration différente des lettres du nom de l'émetteur et revient sur ses "pas". Ethan. Ethan ? La rousse clique sur son message et lit lentement chaque mot, comme s'il s'agissait de ses derniers, et sans savoir pourquoi. Urgence ? Non s'il y avait eu une urgence, Alexander l'aurait appelée, plusieurs fois, l'aurait cherchée avec Tyler, sans relâche dans Grayson ( car c'est la qu'elle se trouve ) et puis aurait appelé Stew pour savoir si la rousse était en vie. Donc ça n'était pas urgent. Néanmoins la junkie ne peut s'empêcher de répondre, froidement bien sur. Elle ne compte pas lui faire la conversation, ne compte pas s'affoler, il ne tient plus a elle comme avant, c'est une évidence qu'elle a tenté d'enterrer toute la nuit. Visiblement, la seule urgence dont elle peut se souvenir et percevoir, c'est celle de la foutre dehors, dans les yeux d'Alexander. Bonnie ne remet pas ses agissements en cause, sa peine a été trop lourde à assumer ces derniers jours pour qu'elle puisse s'en vouloir ne serait-ce qu'un tout petit peu. Après sa réponse, la rousse réduit le portable au mode silencieux, et le balance presque adroitement pour son état, dans son sac ouvert béant et vomissant la moitié de ses affaires et des petites gélules blanches de prozac. Elle soupire et un gémissement tortueux s'élève à côté d'elle. Un faible sourire se pose sur ses lèvres. Bonnie tente de se remémorer les événements de la veille, mais ce qu'elle arrive a replacer, c'est deux nanas qui montent dans sa voiture, le reste, elle ne se souvient plus. La plus jolie des deux pousse du pied un mec presque mort au bord du lit qui tombe dans un bruit sourd mais ne s'éveille pas pour autant.

«Hey..»

Bonnie tourne sa tête sous le joug d'un mal puissant vers la brune qui s'est déjà rapprochée d'elle, une main posée sur son épaule diaphane. Ça y est, la rousse se souvient maintenant, lorsqu'elle plonge ses yeux dans ceux chocolatés de Soledad. C'est d'elle dont elle se souvient le plus, et pour de bonnes raisons: il n'y a pas une parcelle de peau qu'elle n'a pas vue, embrassée, mordue ou griffée. La brune pose ses lèvres sur l'épaule de Bonnie tandis que son regard sillonne les corps éprouvés des fêtards nus. L'appartement est grand, la rousse sait que d'autres participants jonchent le sol des autres pièces. Pourtant, la soeur blonde de Soledad est allongée nue sur le sol, le mec insensible aux chocs n'a toujours pas ouvert les yeux. Bonnie ne se souvient que par bribes, émotions, couleurs et lumière. Elle se rappelle que le jeu avait vite tourné au corps a corps avec Soledad, et uniquement Soledad, et qu'elles s'étaient plus intimement entretenues dans la chambre. La suite ? Elle n'en sait rien, en cause : alcool et prozac.
Des frissons parcourent sa peau et la tire de sa rêverie. Soledad est hargneuse, demandeuse. Ça tombe bien, Bonnie est partante pour un énième round au pays des délices.    

Treize heures. La rousse nue enjambe le corps de la soeur pour attraper son sac et courir vers la salle de bain de Soledad encore couchée dans le lit, endormie une fois de plus. Bonnie lui adresse un sourire que la brune ne verra pas, plongée dans mes méandres d'un sommeil sous endorphines. Lorsque Bonnie sort de la douche en serviette, une qui couvre son corps mince et une autre dans ses cheveux roux, Soledad est dans la cuisine et a eu le temps de coucher sa soeur, virer les mecs et nanas du salon. Bonne hôtesse, celle-ci lui a préparé un grand bol de café et des tartines, ce qui adoucit un instant les peines de Bonnie. Cette nana qu'elle ne connait que depuis quelques heures a prit le temps de lui faire un déjeuner, sommaire, simple mais suffisant. L'intention la fait sourire. Bonnie n'est, à l'ordinaire,  pas  le genre de nana qui se formalise de ce genre de geste, plutôt occupée a décamper a la première heure et elle ne comprend pas pourquoi le geste lui extirpe un certain bien être, un calme qui tarit la rage matinale au néant. Bonnie ne s'en ira pas comme une voleuse ce matin, elle croit avoir trouvé un soutien éphémère, une aide à court terme, quelqu'un de sincère l'espace d'une journée. Presque sans s'en rendre compte, la rousse finit par déblatérer tranquillement sur ce qu'elle vit, chose qu'elle ne fait jamais et sous aucun prétexte. L'idée qu'elles ne se  reverront surement jamais l'aide à s'étendre sur ce qui la tracasse.

« Bon, c'est ton mec ?
- Non ! Ça va pas, on est juste ... Potes améliorés ? Nous avons étés deux depuis la maternelle, j'étais seule, et lui allait perdre ses parents. On forme une sorte de réunion de...famille brisée ou un truc du genre.  Des bouts de rien ou de laissé à l'abandon. Mon... Mec, c'est l'autre, Jay. »

Bonnie tique à cette idée, baisse la tête et s'aperçoit que la brune n'a pas seulement un piercing sur le sein, mais un autre au septum, ce qu'elle n'avait pas remarqué.    

« Faut pas s'embêter avec des mecs comme ça... Tu vas pas foutre une amitié pareille en  l'air pour un petit beau gosse de boite, non ? Tu devrais y aller ce soir. Qu'est ce que t'y perds ?
- Un bout de ma fierté.
- Écoute j'ai rien à faire aujourd'hui,  alors on sort on mange dehors, on fait les boutiques, et ensuite t'y vas, tranquille, sans préjugés. Peut être qu'il a quelque chose à te dire ? Ronchonne pas, Miss J, t'es pas jolie.
- Enfait, mon vrai prénom, c'est Bonnie. »

La suite de la journée s'est exactement passée comme Soledad l'avait énoncé. Elles ont, ensemble, été faire les magasins, Soledad lui a même offert un petit bracelet argenté, de la pacotille, mais celle-ci superstitieuse ( a cause de ses parents disait-elle ) venait à l'instant de dire à la rousse qu'elles se verraient a nouveau. Pas parce qu'elles habitent dans deux patelins paumés mais proches et pas parce qu'elles aiment toutes les deux le monde de la nuit, mais bel et bien parce que quelque part c'est écrit et que Soledad savait lire ces choses là.  Bonnie ne su que dire et n'avait osé lui dire qu'à cette heure ci, normalement, elle était déjà partie comme une voleuse, couchée dans le canapé d'Alexander à lui conter sa folle nuit et de vanter de la beauté de sa ou ses conquêtes. Mais aujourd'hui elle ne va pas accourir chez lui et la jeune femme est restée avec cette fille d'une nuit, ce qui est contraire à toutes ses règles de vie de fêtarde droguée a l'éphémère. Bonnie s'est donc juste appliquée à suivre la journée et la patience de la brune, enveloppée dans un ailleurs irréel qui lui soumettait d'autres saveurs plus agréables.
La junkie ne saisit l'heure qu'il est seulement lorsque sa compagne lui demande de la ramener.

« J'vais finir par croire que tu me fliques. Ça m'intéresse pas mal comme idée.»

Petit sourire en coin, et un éclat de rire ensoleillé pour la brune.Le trajet  fut agréablement court, Bonnie ne redoute plus de se retrouver face a la porte de l'appartement, cette même porte qu'elle a vu se refermer, sans tenir compte de son regard disloqué entre la colère et la douleur sourde. Cet après-midi a réussi a la requinquer un peu et il lui semble respirer un peu mieux depuis ces trois derniers jours. Avant de sortir de la voiture, Soledad embrasse  Bonnie dans un geste spontané, un rictus peint sur ses lèvres rouges. Bonnie est persuadée qu'elle la voyait pour la dernière fois, ne sachant pas si ca lui plaisait ou déplaisait. Soledad savait bien sur mais n'en pensait pas moins.
Le dernier trajet fut tout aussi court et voie Trimble aussi calme lui fait plaisir. Jusqu'à ce qu'elle pénètre dans le parking de la résidence. Son corps se crispe imperceptiblement lorsqu'elle tire le frein à main brutalement. Mais pourquoi diable s'est elle décidée à débarquer ici. Bonnie ne sait pas si c'est l'influence de Soledad qui l'a faite faiblir, mais elle s'en veut immédiatement dès lors qu'elle pose sa main sur la poignée de la portière. La rousse pousse un juron à faire pâlir un marin en sortant sa carcasse sensibilisée hors de la voiture. Elle se dit que ça n'est pas grave, au pire elle viendra juste prendre ses affaires pour... Mais oui pardi, ses fringues. Bonnie se stoppe un instant dans le hall de l'immeuble. Ce sont les fringues de Soledad qu'elle porte, des sous vêtements noirs dentelés, un jean 7/8ème noir et une chemise transparente sans manche, au col opaque. Ses chaussures et sa fameuse veste en cuir, voila ce qui lui appartient vraiment et qui lui reste de cette nuit. Bonnie se mord l'intérieur de la joue. Tant pis, elle perdra des vêtements mais ne retournera jamais voir une conquête de nuit, à qui en plus elle s'est bêtement confiée. En échange elle récupéré les fringues de la brune, ça n'est pas bien grave.

Lorsqu'elle monte les escaliers, ses sacs lui tombent sans cesse sur les cuisses, Bonnie se concentre sur cet agacement pour ne pas sentir la colère affluer dans ses veines et gémir de douleur. Son absence  de doutes s'est envolée. La revoilà désormais face a ses pensées chaotiques et Bonnie se dit qu'elle ne changera jamais, n'évoluera qu'en mal, et quelle ne devrait surtout pas être la. Elle n'a pas pardonné, ni à elle même ni à Ethan. La rancœur est amère et Bonnie n'aime que l'acidité de la coke. Un petit rail, rien qu'un petit shoot pour remettre son mensonge sur pieds. En parlant de ça, la rousse se maudit de porter des talons aussi bruyants.

Arrivée devant la porte, Bonnie ne sait pas si elle doit toquer ou prendre ses clefs et ouvrir de son propre chef. Quelque chose lui fait sentir qu'elle ne s'y sent plus chez elle, d'ailleurs c'est bien ce qu'il lui a dit et la rousse a ses mots gravés dans la chair. La californienne reste un instant la, incapable de bouger. De l'autre côté de la porte, elle sait  qu'Ea est la à l'attendre. La rousse entend ses miaulements plaintifs et ses griffes gratter la porte en bois. Bonnie pousse un soupir et s'exerce à afficher un air impassible, ce qu'elle réussit avec un franc succès. Puis elle attrape ses clefs et les enfonce sans faire attention à sa gestuelle agressive.

«Bonjour mon chaton

La rousse entre, dépose son sac sur le comptoir comme elle avait l'habitude de le faire quand elle se sentait chez elle puis attrape son chaton qu'elle gave de câlins, ce qu'il redemande sans cesse. Bonnie est contente qu'il soit la, au moins, elle ne sera presque pas seule  avec Alex. Une douce odeur se dégage de la cuisine, et Bonnie se rappelle soudainement qu'elle a vraiment faim mais ne dit rien, préfère le silence à l'hypocrisie, chose qu'ils n'ont jamais partagée. Elle s'avance vers le salon, Ethan fixé dans un demi-état de conscience le regard posé sur elle. Sa main droite se pose sur sa hanche tandis que l'autre glisse sur le comptoir.
«Salut.» Silence. Bonnie se rend compte qu'elle ne sait pas quoi lui dire, du coup la seule phrase quo émerge de sa gorge qu'elle tente d'éclaircir c'est :

«C'est quoi l'urgence  ? Ea est malade ?»

A son nom, le mini-tigre à bedaine grimpe sur le comptoir, se colle au bras de Bonnie et tente vainement de cogner son crane contre son épaule  puis sa joue pour récupérer des câlins que sa maîtresse lui donne machinalement. Ses yeux se posent sur la table basse,des couverts sont disposés.

«L'urgence c'est que tu t'es servi de ta main droite pour faire à manger cette fois ? T'as quelqu'un à me présenter ?»

La rousse tente un brin d'humour, un sourire qui se veut mignon malgré elle se pose sur ses lèvres tandis que le reste de son visage reste figé puis dissimulé dans la rousseur du chat.


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MessageSujet: Re: 01. We Come in Pieces • Bonnie & Tyler Ven 21 Mar - 14:54

Je dépose la manette doucement sur la table, aux aguets. Les talons ont résonnés jusqu’ici, puis plus rien. Silence totale. Elle se trouvait derrière la porte, j’en étais certain, l’hésitation palpable au travers le bois. Ea insistant en miaulant, griffant avec force ce qui dissimulait encore sa maitresse. Je reste figé et les secondes qui s’écoulent me semble être de très longues minutes. J’aurai très bien pu aller lui ouvrir… Mais je connais Bonnie comme personne et c’était là le meilleur moyen pour la faire fuir ou la faire gueuler. Je sais qu’elle n’avait pas du tout appréciée la manière dont je l’avais foutue dehors il y a quelques jours, tout comme moi je l’avais détesté d’avoir piqué un scandale de nana jalouse et possessive. Mais jalouse de quoi putain ? Jamais je n’avais été aussi relou qu’elle ne l’avait été lorsqu’il s’agissait de Jay…. Et pourtant, je n’hésitais pas en termes d’insulte à son sujet.

Les clefs s’enfoncent, la porte s’ouvre avec une telle agressivité que j’ai envie de rire en lui sortant une vanne mais avant que les mots ne franchissent mes lèvres, je me retiens. C’est pas tellement le moment de faire une boulette…

Je me lève et la regarde entrer, ressentant une gêne lourde au creux du ventre mais aussi une satisfaction de la revoir.

« Bonjour mon chaton. »

Ea miaule à plein régime, se frottant déjà de bonheur contre les jambes de Bonnie. Je la regarde jeter son sac sur le comptoir, comme avant. Elle porte des fringues que je ne lui connais pas mais je n’en tiens pas compte. Elle saisit Ea et le crible de papouilles…. Et moi je me demande ce que je fou là. Si mes efforts me paraissaient tout à l’heure judicieux, ici je n’étais plus sûr de rien. Je me sens d’un coup trop grand et trop con, regardant cette nana que je connais depuis les couches culottes et avec qui tout devrait être naturel. Mais nous étions deux grands cons trop fiers pour avouer que nous avions de travers le geste de l’autre, alors qu’il y a deux mois nous nous serions gueulés dessus comme des putois pour ensuite passer nos nerfs au pieu. Là, rien. Blocage. Comme si nous devions réapprendre.

Elle se tourne vers moi, main sur la hanche :

« Salut.
- Hey, ça va ? » Petit geste de la main de ma part qui retombe maladroitement sur ma cuisse, petit sourire en coin.

Putain Ethan. Pete un coup merde ! Je suis tendu au possible, je passe une main dans mes cheveux avant de reprendre contenance. Allez, un peu de couille merde.

« C’est quoi l’urgence ? Ea est malade ? »

Le chat en question est déjà sur le comptoir à protesté et entrain de réclamer son dû. Première gifle dans la gueule : Elle ignore complètement ce que je lui ai demandé. Bon, ne t’énerve pas vieux. Prends sur toi. Je me sens encore plus con d’avoir prévu tout ça. J’avais imaginé une myriade d’efforts et là, je n’avais qu’une envie : Foutre le camp ou de me ruer sur elle, lèvres contre les siennes pour rétablir le naturel entre nous et détendre cette putain d’atmosphère. C’est simple, si rien ne fonctionne ce soir je n’aurai plus qu’à faire ma valise et me tirer de ce trou paumé qui nous attire que des merdes depuis qu’on y est. J’aurai du la ramener en Californie, tout ça ne se serait jamais passé si j’avais écouté mon instinct.

« La seule maladie qu’il peut avoir c’est une indigestion ce gros patapouf. »


Et pour cause, il ne cessait de grossir et de manger toujours plus. Je la regarde jeter un œil à la table qui présentait nos couverts et une boule me crispe l’estomac. Détends-toi putain… La pression grimpe ses échelons et je n’arrive pas à lutter contre ce malaise qui me tenaille. Tout était devenue étrange depuis l’avortement et encore plus depuis l’arrivée de Jay dans son existence, sans compter mon overdose qui laissait planer le doute d’un foutu suicide ou non. Je sais qu’une ambiance amère plane entre nous mais j’essaie de parfaire mes efforts en lui glissant un sourire tendre. Que je le veuille ou non, j’étais content de la revoir.

« L'urgence c'est que tu t'es servi de ta main droite pour faire à manger cette fois ? T'as quelqu'un à me présenter ?
- Oui. Ea s'est trouvé une petite copine des gouttières. Il va s'marier et l'a déjà engrosser... »

Ea ou le sujet qui permet d'avoir une discussion plus ou moins saine…

Petit trait d’humour et à laquelle je ris doucement en baissant la tête, gêné. Alexander Ethan Gray, gêné d’avoir fait la bouffe pour une nana avec qui il voulait enterrer la hache de guerre car tout ça, c’était rien que des conneries. Mais putain, si on m’avait dit il y a 6 mois que j’étais près à me plier en 4 pour que tout s’arrange, j’aurais tellement ris. Je glisse mes mains dans mes poches et d’un mouvement de hanche, je désigne la petite table :

« T’as faim ? Ca va refroidir si on tarde trop. »

Léger sourire et je la laisse s’installer sur le coussin que je venais de lui tendre. Comme avant. Comme ces soirées où, complètement défoncés par le shit, nous engloutissions des plats chinois ou des pizzas devant des films de merde. Les soirs où nous refaisions le monde, à s’illusionner sur une vie qui n’était pas si cool que ça. Où l’esprit proche de l’atmosphère, elle me faisait promettre que je continuerais de la protéger contre les méchants de ce monde. Et moi j’acquiesçais, avec une évidence certaine : Bien sûr que je la protègerais. C’était Bonnie. Ma Blondie. Le feu de mon enfance. Cette putain d’étoile rousse qui m’avait empêché de devenir dingue à la mort de mes parents. Et nous étions là à nous engueuler pour des conneries alors que nous avions tout affronté ensemble. Les coups de son père jusqu’aux angoisses de l’après Paradis que nous donnait nos gélules colorées. Et même si j’avais encore au creux du ventre cette colère sourde par rapport à l’autre fois, je la taisais. Parce que j’suis fatigué de devoir me battre et me prendre la tête pour rien.

Elle valait le coup de tous mes efforts.

Je me dirige vers le frigo et y sort une bouteille de vin ainsi que la salade de crevette que j’avais faite. J’ai une pensée furtive pour Tyler qui me traiterait de fiotte s’il me voyait faire. Je ne laissais rien paraitre mais la nervosité faisait son chemin au point de me ronger et de me remettre en question avec violence. Je dépose le contenu sur la table, toujours un léger sourire fracassé accroché à mes lèvres :

« Voilà ! Fais par le chef Cuistot et son assistant grassouillet ! Je désigne Ea du doigt. D’ailleurs, les p’tites boules marron que tu vois, c’est sa petite surprise qu’il a ramené de sa litière. »

Son regarde me sonde avec un air de « tutfoudmagueule ? » pendant que je ricane… Je toussote.

« Hum, j’plaisante. Ce sont des croutons. »

Je lui décoche mon plus beau sourire avec un air innocent. Je la laisse déguster son plat, attendant l’air de rien son verdict. Quant à moi, je joue avec mes crevettes du bout de ma fourchette. La faim c’était envolé à la seconde même où elle avait pénétrée l’appart. Je savais ce que je comptais lui dire et rien que l’idée me donnait la nausée. C’était beaucoup d’efforts. Trop d’efforts. J’avale quelques bouchées après avoir mit le film Pulp Fiction et là s’en suit un échange de réplique, et ce naturellement. Ce film nous l’avions vu une bonne trentaine de fois et nous en connaissions les dialogues par cœur. Les rires s’installent, l’imitation des acteurs, les fourchettes servant de flingues, le vin coule à flot. Et de l’alcool, il m’en fou. Pour me donner du courage. Pour assumer mes mots mais surtout, pour les cracher. Nous en étions au plat de résistance (Blanc de dinde au vin blanc et légume en tout genre sauté à la poêle. I’m the winner ! ) quand je décide d’engager la conversation :

« Sinon, ça s’passe avec Jay ? »

Ses mots deviennent des ronces entre mes lèvres. Qu’est-ce que j’en ai à foutre de savoir comment ça s’passe avec cet enculé de mes deux ? Honnêtement, il pourrait bien crever que je m’en branle. Ce mec est une tare de la nature, il ne sert à rien, ne vaut rien, est refait de A à Z et n’a aucun caractère. Je la laisse me répondre d’un air surprit et bois encore un verre de vin, essayant de vaincre cette boule au creux de mon estomac.

« Faut que j’te parle. »

Les mots m’échappent et franchissent mes lèvres. Il était trop tard pour reculer, trop tard pour faire croire que tout compte fait, je n’avais rien à lui dire. Les nerfs sont à fleur de peau et je me sens complètement envahis par une vague de timidité. Putain, c’te loose. Coude sur la table, je me passe une main nerveuse dans mes cheveux. Je soupire, ne sachant pas par où commencer, ni comment lui lâcher ça. J’ai un tas de truc à lui dire, des choses importantes, d’autre peut-être moins. Et j’suis un mec avec un ego plus gros que cette putain de planète qui nous porte. J’évite de la regarder, mes yeux s’accrochant à tout sauf à son regard à elle. Je cherche mes mots, mes tournures de phrases. Putain de merde.

« Bon. Me demande pas d’explication, ni de justification… Mais, j’voulais… Enfin, tu sais avec tout ce qu’il s’est passé, j’sens bien que c’était plus trop pareil entre nous deux. »

Maladroit au possible, j’essaie d’être le plus clair que je peux. Une main sur la nuque, je laisse mes doigts courir dans la fourrure d’Ea qui vient réclamer des caresses à foison. Et ça m’arrange, parce que j’ai pas envie d’affronter ce regard qui me transperce de part en part. Je soupire de nouveau avant de glisser de nouveau ma main dans mes cheveux :


« Je .. Putain. Désolé. L’overdose, tout ça. Je sais que ça n’a pas du être facile pour toi, j’te connais tu dis jamais rien. Mais tu sais qu’avec moi t’as pas forcément besoin de parler pour que je comprenne. J’voulais pas me… foutre en l’air, ou quoi que ce soit d’autre. J’ai joué aux cons, désolé. Pour ça, mais aussi pour le reste. Bref, voilà. J’trouve ça trop con qu’on s’parle plus comme avant. Surtout pour des conneries pareilles. »

Un poids énorme se soulève de ma poitrine et il me semble pouvoir respirer de nouveau. J’ai sortie toutes ces choses comme elle venait et venu de ma bouche, c’était comme une tige de ronce qui m’écorchait la gorge. Les premiers efforts étaient rude mais si c’était le prix à payer pour que tout s’arrange, alors je n’en avais rien à foutre.
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MessageSujet: Re: 01. We Come in Pieces • Bonnie & Tyler Dim 23 Mar - 21:36

“I want you to hear me baby,
Tell me why, sometimes darling “ ∞


« La seule maladie qu’il peut avoir c’est une indigestion ce gros patapouf. »

Bonnie lui adresse un regard réprobateur du genre, t’aurais du te la fermer, mon chaton est super mignon. Puis elle enchaîne, avec un brin d’humour pour détendre l’atmosphère alors qu’elle même est surement à bout. Et stressée. Bêtement, après tout, ils sont toujours été amis alors pourquoi ça changerait ? Parce qu’il l’a foutue dehors comme une malpropre, et qu’il lui a refermée la porte au nez ? La rancœur émerge de nouveau et forme une boule dans sa gorge. Elle ne veut pas y penser même s’il va falloir qu’elle lui dise sa façon de penser. La garce ne remet toujours pas ses agissements en cause. Putain.

« Oui. Ea s'est trouvé une petite copine des gouttières. Il va s'marier et l'a déjà engrosser...
- Quoi !! Ea ! »

La rousse s’adresse à son chat et lui adresse le même regard accusateur et pointe un index autoritaire vers lui.

« Ta grognasse ne foutra pas un pied ici, ok chat ? »

Le chat accoure de nouveau vers elle et la rousse ricane tendrement en le prenant dans ses bras. Ea ou le chat qui permet d’apaiser l’ambiance histoire qu’ils ne se jettent pas dessus. Bonnie n’est pas stupide, elle sait que malgré la colère qu’elle renferme, une autre forme de tension émane des deux amis d’enfance. Mais de ça non plus, elle ne veut plus entendre parler. Ils courent à leur perte s’ils continuent en ce sens. Bonnie réprime un faible sourire, et se retient de soupirer histoire de ne pas gâcher le calme présent. Alexander attire son attention alors qu’il lui montre mollement la table avec un petit air gêné. Ethan gêné. Quelque chose que la rousse n’a pas l’habitude de voir, c’est même carrément inédit même si avec elle il avait toujours eu plus de facilités qu’avec les autres. Bonnie ne sait pas trop comment régir alors elle ne pipe mot et se contente de prendre le coussin qu’il lui tend et elle s’installe tranquillement. Se pourrait-il qu’il ai fait tout ça pour elle ? Bonnie affiche un petit sourire pas encore serein, mais dans la bonne direction. Il sait qu’il a quelque chose à se reprocher. Bonnie ne veut pas se dire qu’elle aussi, et lui rejette effrontément la faute en pleine face. Elle attend la suite, elle veut des excuses mais n’y tient pas. Alexander ne s’excuse jamais. Et elle ne préfère pas qu’il le fasse, d’un autre côté, car cela veut dire que ce qu’il se passe est grave. Qu’il l’a blessée dans son petit cœur cristal. La dernière qu’il a émit des suppliques honteuses c’est lorsqu’il a failli lui lever la main dessus. La rousse chasse cette pensée d’un moulinet inconscient du poignet. Ce n’est pas le genre d’événement auquel elle a envie de penser. Penser manque veut dire drogue, veut dire overdose et puis avortement. Tout ce qui les a fait basculer dans cette indifférence l’un envers l’autre, dans cette rage amère et impulsive qui les lie par-dessus l’amitié. Bonnie ne se rend pas compte que son visage reste crispé, figé dans une impression d’indifférence pour ne pas lui montrer la colère qu’elle ressent pour lui, qu’elle ressent pour elle, pour eux et leurs conneries. Pour la déchéance programmée qui les lie.

« Voilà ! Fais par le chef Cuistot et son assistant grassouillet ! D’ailleurs, les p’tites boules marron que tu vois, c’est sa petite surprise qu’il a ramené de sa litière. »

Un seul regard et il toussote. Elle le sonde pour comprendre ses motivations mais n’arrive pas à y voir clair. Bonnie n’arrive pas à ricaner avec lui et ça la dérange. Mais il ne se démonte visiblement pas et s’explique avec un sourire à tomber, qui retombe sur le mur glacé de la gueule de la junkie. Elle a envie de l’insulter, de s’insulter et de se laisser aller mais n’y arrive pas, c’est plus fort qu’elle, ça voudrait dire qu’elle a perdu son combat et que sa fierté en prendrait un putain de coup. Mais quel bordel. La rousse déglutit difficilement et puis entame son plat en silence, murée dans une réserve incroyable pour l’hyperactive qu’elle est. Bonnie parle tout le temps, saute, crie, grogne et ronronne en même temps, d’habitude. Mais pas ce soir. Son instinct lui intime de rester droite, et diffuse la fureur dans son sang.

Malgré tout, ce sale con sait y faire avec elle. Il a sortit le grand jeu : vin et salade. D’habitude c’est bière et pizza. Mais Bonnie est bien contente car non seulement ça lui fait plaisir, ça laisse sa ligne en l’état et en plus, l’alcool est bon. Et il a fait ça pour elle. Une lueur de compassion se profile dans ses veines sans même qu’elle ne s’en rende compte. Et elle ne veut pas, s’en rendre compte. Et encore. Pulp Fiction. Alexander est un grand malin. Il lui a sortit son Tarantino préféré, celui qu’ils ont regardés un nombre incalculable de fois, ensemble, à répéter les répliques et à refaire les scènes comme deux grands nigauds complètement défoncés. Du coup, Bonnie se détend un peu et l’alcool aidant, la rousse se met à rire et à imiter Uma Thurman tandis qu’il fait son Travolta. Bonnie adore quand il fait John Travolta et ses sourires redoublent au fur et à mesure des verres. Les couverts deviennent des jouets, et ses épaules sont secouées dans tous les sens, elle manque de s’étouffer avec une crevette tant il la fait rire. Il a toujours su faire naitre des sourires sur son visage, Bonnie ne peut pas lui enlever ça quand encore maintenant il se plie en quatre pour ça. Le plat est délicieux, mais Bonnie n’ira pas le couvrir de compliment malgré tout. Il a fait ce qu’elle aime, tout en légèreté et Bonnie s’étonne du délicat des saveurs quand c’est une grosse brute comme lui qui l’a préparée. Alors que Bruce Willis est en train de se faire torturer dans une cave, Ethan décide de causer et ramène la rousse sur terre.

« Sinon, ça s’passe avec Jay ? »

La rousse toussote, une main refermée contre ses lèvres, les traits tirés. Elle tente de cacher son malaise en continuant de tousser. C’est stupide. Elle n’a pas envie qu’ils parlent de lui. Elle ne veut pas entendre son prénom et regrette son existence mais n’en dira rien. Putain. Voilà ce à quoi elle pense et a juste l’envie de lui répondre ce joli mot dans la bouche d’une fille superbe. Mais la rousse laisse seulement passer un sourire et enchaine.

« Ouais. »

O-k. Ça c’est grand art Bonnie. Tu sais bien t’exprimer. Chouette. La rousse ne peut s’empêcher de rouler des yeux, complètement exaspérée par son monosyllabe bien loin d’être quelque de valable. Mais, ainsi, il comprendra qu’elle ne veut pas insister plus sur le sujet. Ça ne l’intéresse pas et ça risque de gâcher la soirée. Néanmoins la question si solidement prononcée la surprend, tout autant que le sujet qu’il veut aborder. Alexander, parler de Jay ? Mais soit, qu’il soit content, elle ne veut pas aller plus loin là dessus. Plus loin tout court, mais ça, elle n’en mentionnera pas le moindre mot et se renferme sur elle-même immédiatement avant qu’il reprenne la parole.

« Faut que j’te parle. »

Instantanément la rousse reprend son verre qu’elle tire d’un trait et se ressert. Il commence à faire chaud, et Bonnie ressent un profond malaise. Ces mots ne sont jamais sortis de la bouche d’Ethan. Oh si, peut-être, pour un fournisseur mal-baisé ou une transaction compliqué, mais jamais avec cet air grave et terriblement docile. Bonnie n’aime pas ça, elle préfère voir son air fier et solide, sa carrure et sa démarche de bad boy à tomber. Bonnie n’aime pas lorsqu’il paraît fragile et pourtant c’est ce qu’il donne à voir surement malgré lui. Sa nervosité et sa gêne sont palpables, mais Bonnie décide de ne rien lui dire. Elle ne veut pas le couper, pourtant son regard posé sur lui est carrément stupéfait. Décidément il ne lui aura pas tout fait. La rousse reboit une gorgée du doux breuvage alors qu’il recommence à parler, et elle l’écoute comme s’il prononçait un évangile tout en piochant dans son assiette. Même si son regard reste posé sur lui, elle essaie de faire comme si elle continuait de manger sans soucis. C’est un échec assez franc.
Ses mains ne savent pas où se foutre tandis qu’il lui demande de ne rien dire et c’est ce qu’elle va faire, ne comptant pas l’ouvrir à ce moment précis. Bonnie ne veut pas l’empêcher de s’exprimer, chose qu’il ne fiat que très rarement en dehors de leurs anciennes parties de jambes en l’air. Chut Bonnie.

« Je .. Putain. Désolé. L’overdose, tout ça. Je sais que ça n’a pas du être facile pour toi, j’te connais tu dis jamais rien. Mais tu sais qu’avec moi t’as pas forcément besoin de parler pour que je comprenne. J’voulais pas me… foutre en l’air, ou quoi que ce soit d’autre. J’ai joué aux cons, désolé. Pour ça, mais aussi pour le reste. Bref, voilà. J’trouve ça trop con qu’on s’parle plus comme avant. Surtout pour des conneries pareilles. »

La fourchette suspendue en l’air, Bonnie reste un instant figée dans l’espace temps, incapable d’émettre le moindre son, le bouche entrouverte et le regard bloqué sur lui alors qu’il passe une main dans ses cheveux, gênés. Elle n’en revient pas, tellement pas que le morceau de viande et les légumes sur sa fourchette tombent et s’éclatent sur le jean noir de Soledad.

« Merde, merde, merde, pardon, je… »

La fourchette lâchée, la rousse attrape une serviette et récupère les morceaux pour ensuite essuyer les tâches sur le jean. Elle jure dans sa barbe et se sent stupide alors que le chat a déjà accouru pour avoir sa part. Et comme un filou il récupère un légume et se casse avec en sautillant gaiement. Deux secondes, juste deux secondes lui ont suffit à sentir son cœur se soulever, son air se raréfier, un poids sur les épaules s’efface : il n’a pas voulu l’abandonner. La rousse s’active sur son pantalon avec un sourire béat aux lèvres, sans se rendre compte que de ce fait, son geste est devenu inutile car il n’y a plus aucunes traces. Elle essaie d’articuler un mot mais rien ne sort et ses deux mains ne veulent lâcher le tissu. Il doit la prendre pour une folle. Pour une tarée psychopathe et maniaque. Au moins deux sur trois sont corrects. Et puis son visage se relève, stupéfait.

« Je t’aime. »

Son cœur se serre, son ventre se crispe, elle le sent se raidir de loin et elle se sent blanchir. Blanchir au-delà de la raison, il la connaît et son regard lui indique que là, elle est à deux doigts de s’étaler par terre. Toutes ses forces l’ont quittés, les deux mains restées figées nettes dans son geste de nettoyage. Bonnie a le souffle coupé. De longues secondes durant elle n’arrive pas à ouvrir ses voies respiratoires, et de petites étoiles se forment sur sa rétine. Bonnie va tourner de l’œil quand elle se met à tousser et à aspirer l’air à grandes bouffées. La rousse s’écarte de la table, l’appétit coupé et en train de s’étouffer. Lorsqu’elle arrive à reprendre son souffle, elle articule enfin des explications.

« Enfin, tu vois, comme mon pote quoi, fin, t’es mon meilleur amie. T’es mon frère Ethan. »

Son visage est transparent et Alexander peut presque voir Pulp Fiction à travers elle. Elle ne se sent pas bien, ne sait pas quoi lui dire, et ne veut pas insister sur ça. Bonnie veut continuer à se mentir et espérer qu’il n’ait pas saisi l’extrême franchise de ses paroles. La première fois dans toute une vie que la rousse ne se ment pas impunément. La première fois qu’elle est elle-même face à un type droit dans ses pompes, désormais, visiblement en paix avec lui-même mais à l’air dérangé.

« … J’reviens. »

La rousse attrape son sac et se dirige vers la salle de bain. Celle qu’elle connaît si bien et qui a un nouveau miroir depuis qu’elle l’a cassé lors de son test de grossesse positif. Elle ferme la porte un peu trop précipitamment et passe une main sur son visage puis se dirige vers la vasque. Un grand soupir s’échappe de ses poumons enfin réhabilités à l’air ambiant. L’eau glacée lui filent un grand coup de chaud, paradoxe mais réalité profonde. Ses joues reprennent des couleurs, mais c’est tout de même en tremblant que la junkie attrape les prozac dans son sac et en gobe deux cachets. Une petite dose pour une droguée comme elle, mais qui suffira à faire détendre ses nerfs. Le vin et les antidépresseurs feront leur effet surtout que la rousse a dans son sac deux ou trois joints roulés maladroitement. Elle se gifle doucement histoire de se remettre les idées en place et tire la chasse d’eau dans le vide. Le sac au bras, les joints dans sa main, la rousse ressort avec un grand sourire. Lorsqu’elle pénètre dans le salon à nouveau, la table est débarrassée et Alexander a ramené une sorte de mini-framboisier, ce qui la fait sourire. La rousse a la vision floue et croit déjà sentir les effets des cachets, ce qui n’est bien sur pas possible. Mais elle y croit. Le Prozac ait tranquillement tandis que l’effet placebo la rassure.

« Tu me croiras pas si j’te raconte d’où je reviens, Eth, j’te jure. Une nana aux courbes à crever que j’ai rencontrée cette nuit, je me souviens pas de tout, mais putain. Une espagnole, ou j’sais pas quoi. Elle m’a filé ces vêtements ben parce que j’avais plus rien à me mettre. »

La rousse fait un tour sur elle-même avant de venir s’affaler dans le canapé, à l’autre bout alors qu’il est en train de découper la part de gâteau, visiblement mal assuré. Bonnie attrape le joint, pose les deux autres sur la table et l’allume en attrapant la petite assiette. Ses jambes repliées sur le côté, Bonnie glisse ses pieds nus dans les coussins. Et tandis qu’il a le regard rivé sur l’écran, elle parle, parle, parle. Et elle lui fait passer le joint. Lorsqu’il revient à elle, Bonnie s’imagine un baiser par procuration et blanchit de nouveau.

Putain de bordel.
Seul le rire réussit à la détendre un peu, le périmètre de sécurité respecté. Sa rancœur s’est évanouie, et Bonnie se déteste d’être aussi faible. Elle n’arrive pas à s’empêcher de parler sans cesse pour éviter de penser. Penser à ce qu’elle dit, à ce qu’elle ressent, à sa chaleur non loin d’elle. Le joint aidant, la rousse finit par se déstresser et à ricaner bêtement. Ne pas penser.

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MessageSujet: Re: 01. We Come in Pieces • Bonnie & Tyler Jeu 3 Avr - 20:33

C’est comme si un camion me roulait sur le corps et m’écrasait chaque partie avec force. Avouer des excuses, avouer que j’ai foiré avec mon overdose, avec elle, mais aussi avec Tyler parce qu’il n’est pas non plus à exclure de cette histoire. Avouer tout ça me brûle la trachée et me donne mal au bide. Parce qu’Alexander Ethan Gray ne s’excuse JAMAIS. Pas comme ça, pas avec un putain de dîner à la con fait par ses soins, pas de but en blanc, pas habiller comme un merdeux. Je me passe une main sur le visage, tremblant. Dire pardon était comment être en manque de coke. Ce manque qui me défonce le corps, me le met à l’épreuve, me rendant parfois dingue. Me mettant le feu aux veines, au ventre, aux muscles. Mes yeux cherchent un point d’ancrage, un qui ne me fera pas flancher et qui me donnera la sensation d’être moins con mais ils finissent par se braquer sur une Bonnie en pleine stupéfaction, comme si je venais de lui dire que j’étais complètement clean, que j’allais me marier et que j’adorais les fleurs. Ma main glisse dans mes cheveux face à cet atmosphère pesante, gênante… Elle est là, la bouche entre-ouverte, la fourchette en suspension dont les aliments viennent s’écraser sur son jeans.

« Merde, merde, merde, pardon, je… »

Je bloque, je ne prononce pas un mot de plus. J’en ai déjà sortie trop et ce, même si c’était d’une putain de maladresse. Mais c’est sortie et lorsque je vois son sourire de défoncé sur ses lèvres j’ai un faible espoir. Peut-être que je me suis pas décarcasser à faire et dire tout ça pour rien finalement… Elle s’active à enlever les tâches pendant qu’Ea est déjà loin avec son morceau de légume. Elle reste là à tenter de faire disparaitre des traces qui désormais n’existent plus, les mains presque tremblantes. Je ne sais pas si je dois sourire mais je crois que quelque chose étire faiblement mes lèvres, me crispe un peu mais prend naissance quand même face à la joie qu’elle semble ressentir. Son visage se relève brusquement face au mien :

« Je t’aime. »

Un boulet de canon vient de me transpercer de part en part, je sens mon sang devenir glace et quitter subitement mon visage. On se regarde comme deux cons et Bonnie va me claquer entre les doigts. Et je serais bien incapable de lui être d’une quelconque aide, me retrouvant moi-même le cul figé sur mon coussin au sol, sentant mes muscles devenir béton. Ce mot était presque devenu interdit entre nous… ou plutôt, inconnu, inexistant. Rarissime. Exceptionnel. Je crois que j’ai du lui dire une seule et unique fois, complètement défoncé. Même le formuler mentalement me coûte. Pas par dégoût mais parce que ce sont des choses qui ne se disent pas entre nous. Pas entre deux junkies aussi fiers qu’elle et moi. Mais là, en cette seconde précise, j’ai l’impression que l’air se raréfie. Ces deux mots sortant de sa bouche semblaient être… Je sais pas. Je n’arrive pas à lui dire que moi aussi parce qu’une chose me gêne. La nature d’un mot peut prendre toute sa différence dans une situation, dans sa manière d’être dite, par qui et pour quoi. Et moi, j’étais là comme un con à me demander justement… quelle nature avait ce mot pour elle, là maintenant. J’entre-ouvre la bouche, puis la referme. Les phrases se bloquent dans ma gorge et forme une boule épineuse. Elle et moi c’était un Je. On se connaissait depuis le jardin d’enfant, depuis que nous étions mômes. Elle avait même eu le temps de connaitre mes parents. Plusieurs fois, l’amalgame c’était présenté nous concernant. Est-ce que c’était ma copine ? Non. Ma femme ? Encore moins. Mon amante régulière ? Plus ou moins… Elle était tout pour moi et était le seul port que j’avais pour pas perdre les pédales. Alors, si je savais pertinemment quels liens nous liaient… pourquoi je me retrouvais aussi… Merde. Qu’est-ce qu’il se passe putain.


« Enfin, tu vois, comme mon pote quoi, fin, t’es mon meilleur amie. T’es mon frère Ethan. »

Et là encore… un boulet de canon qui, cette fois, s’écrase au creux de mon estomac. Et là non plus, je n’comprends pas pourquoi. J’ai presque envie de renverser la table et de hurler cette frustration qui me hante de cette façon bizarre, inédite. Oh, j’suis pas un mec pour ce genre de chose moi putain. Elle le sait pourtant, elle sait que j’sais pas faire et que j’suis trop con pour ça. Un détail me choque, m’interpelle. Ce besoin de ce justifié… Visiblement, j’étais pas le seul paumé ici. Putain. Pourquoi avoir eu ce besoin de me rappeler de quelle manière elle tenait à moi ? Et pourquoi j’ai cette putain de sensation furieuse entre mes tripes ? J’en ai ras le cul. Cette soirée tourne à la bizarrerie et je me retrouve encore plus mal à l’aise que tout à l’heure, durant mes aveux. Les dialogues de Pulp Fiction se succèdent mais je ne les entends plus, comme je ne vois pas Ea qui semble profiter de notre confusion pour attraper le morceau de viande de Bonnie. Elle est presque translucide. Elle n’est déjà pas très colorée d’habitude, mais là j’ai carrément l’impression de pouvoir voir toute la cartographie de ses veines.

« … J’reviens. »

Elle se tire comme une voleuse avec son sac, direction salle de bain. Putain de bordel de merde. C’était quoi cette pute de tension qui était venue nous arracher toute confiance et assurance. Ca n’a jamais été comme ça entre nous, il y avait toujours eu un liberté et une aisance qui n’avait jamais été entachée jusqu’ici. Tout ça depuis qu’on avait foutu les pieds dans ce putain de village de merde. Je reste un instant les yeux fixés sur mon assiette à peine entamée, laissant le film défiler. Je n’ai plus faim, j’suis fatigué et j’me sens terriblement con. J’aurai du fermer ma putain de gueule. Je plonge mon visage entre mes mains… mais qu’est-ce que tu deviens Eth, sérieusement. Je me lève, ramasse les assiettes d’un geste machinal pour remplacer le tout par un mini-framboisier. Dessert préféré de Queen B. Encore un énième effort… Et c’était pas finit. Je me mords l’intérieur de la joue à sang. Allez, plus que ça et on en parle plus okay ? Après, t’as finis, t’as tout fait correctement et tu tire une croix sur tout ça. Je déglutis. J’en ai ma claque…

« Tu me croiras pas si j’te raconte d’où je reviens, Eth, j’te jure. Une nana aux courbes à crever que j’ai rencontrée cette nuit, je me souviens pas de tout, mais putain. Une espagnole, ou j’sais pas quoi. Elle m’a filé ces vêtements ben parce que j’avais plus rien à me mettre. »

J’étais entrain de découper le gâteau lorsqu’elle arrive en trombe, comme si de rien n’était, pour me sortir tout ça. Première réaction : J’hausse les sourcils, presque rassuré de voir qu’elle n’a pas changé et qu’elle n’st pas fidèle à ce gros con de Jay, avant de me stopper net dans mon élan. D’où je ressens de la satisfaction comme celle-ci face à cette nouvelle ? Je m’en fou non ? Ouais, j’devrais putain. M’en fou, j’suis content quand même. Haha gros connard, pendant que tu fais le beau, elle se tape une nana dans ton dos. Et une Espagnol en plus. J’imagine sans peine les courbes de l’inconnue et quand Bonnie dit autant d’éloges sur une nana c’est qu’elle envoyait du lourd. Je lui file une assiette avec une part de gâteau pendant qu’elle me tend le joint que j’attrape sans hésitation. Franchement, ça me ferait pas de mal.

« Faudrait que tu pense à me la présenter alors, ça me dérangerait pas de me taper une latina un peu. Ce sont les plus farouches. J’dirais même plus farouche que toi ! »

Provocation ? Jamais. Ce que je fais ? Occulter. Comme elle. Parce que c’est ce que je sais faire le mieux : Faire semblant. Comme si de RIEN ne s’était passé et comme si cette phrase n’était JAMAIS sortie de sa bouche. Comme un frère tu dis ? Dis pas ça, c’est incestueux voyons. Bizarrement, on était clairement moins frangins quand on s’envoyait en l’air comme des diables. Chose qui n’était plus arrivé depuis… Longtemps. Vachement trop longtemps. Eh, c’était pas le moment du con.

« Et ton petit Jay d’amour il dit rien ? Ou il participe à cette guerre espagnole ? Quoi que, il serait capable de se péter la queue en deux en trébuchant sur le tapis. »

J’écrase un rire sarcastique mais satisfait. C’est mal Eth. Très. Pardon, mais le joint me délit la langue… Vaste excuse. Vaste arnaque. J’ai même envie de lui dire s’il baise mieux que moi je ne le faisais mais je crois que nous avons eu notre lot de malaise pour ce soir… Je tire deux lattes sur le joint et le lui repasse. Et on s’échange des banalités, des conneries. Comme avant. Elle parle, parle, parle et reparle. Comme si elle évitait de plonger en quelque chose. Et moi je souris, ris, balance une vanne à la Alexander, sans trop en faire non plus. Elle a l’air… un peu plus épanouie. J’ai été qu’un connard de la traiter comme ça et j’ai l’envie brutale de serrer son corps fracasser contre le mien, dans une étreinte purement… amicale. Parce que cette connasse m’avait manqué putain. Je me racle la gorge… j’crois que c’est l’bon moment.

« Eh… t’fais quoi demain ? J’veux dire… tu reste à la maison ? »

Je ne la regarde pas, comme tout à l’heure. Parce que si j’le fais, j’vais perdre pieds et bafouiller. C’est pas pour moi tout ça. J’regarde plus le film, j’crois même qu’il est finit. En faite, pour être franc, le temps s’était un peu arrêté, comme à l’époque où nous passions des heures à discuter de tout et de rien. Ca soulage. Ca allège. Mais là, j’dois reprendre le contrôle une fraction de seconde.

« Non parce que… j’me disais que ça serait cool de passer l’après midi ensemble, tu vois ? »

Vu sa gueule, ça n’a pas l’air. T’es déjà défoncée ? Petite joueuse va.

« Genre, t’emmener faire du … shopping. Des trucs de nanas que t’aime bien en faite. T’pourrais demander à Ty’ de venir. Si tu veux. »

Mes yeux sont braqués sur une framboise esseulée de mon assiette. Le joint est chargé bordel… pourquoi j’dis ça ? Parce qu’elle est entrain de me supplier de la bouffer. Chose que je fais en la prenant entre mes doigts et en me la fourrant dans la bouche. Moi, emmener Bonnie faire du shopping. Au coiffeur. Ou je n’sais quoi d’autre. Et en plus… lui dire qu’elle pouvait inviter Tyler, j’crois que j’cours au suicide. Ou alors c’est la soirée des putains de miracles.
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MessageSujet: Re: 01. We Come in Pieces • Bonnie & Tyler Jeu 10 Avr - 20:05

“I want you to hear me baby,
Tell me why, sometimes darling “ ∞


« Faudrait que tu penses à me la présenter alors, ça me dérangerait pas de me taper une latina un peu. Ce sont les plus farouches. J’dirais même plus farouche que toi ! »
« Hinhin, pas question, on passe pas derrière les copains. »

Bonnie ricane et lui balance un faible coup de poing. Fumer, regarder un film, cancaner jusqu’à pas d’heures, c’est bien le genre de soirée qu’ils avaient l’habitude de faire… avant. Bonnie a la subite impression d’avoir été projetée dans un monde qui n’est pas le sien, un monde où les gestes prennent sans doute une toute autre dimension. Un monde qui pèse par ses responsabilités sur les épaules de quiconque décide d’y entrer. La rousse se sent traversée d’un froid inexplicable, comme un léger voile sur le dos. Un pied dans le monde des adultes alors que, jusque là, elle avait réussi à stagner dans l’entre-deux monde. Marginale statique à la lisière de l’enfant et l’adulte. Peut-être qu’Alexander avait été le port d’attache au milieu de tout ça et que, désormais, elle vogue perdue en haute mer. Parfois Bonnie aimerait revisiter les bras d’Alexander pour se stabiliser, s’éloigner d’un univers trop nivelé par la souffrance et les choix. Bonnie n’aime pas faire des choix, sa seule certitude est celle qu’elle terminera sa triste vie à ses vingt-sept ans, et intégrer anonymement le « club des vingt-sept » est presque une mission sacrée.
Voilà son grand projet dans la vie.
La junkie essaie de compter combien de temps il lui reste mais les chiffres sont flous. Son cerveau fait une overdose de signes intelligibles par l’homme, la charge symbolique des quelques mots précédemment énoncés a rompu tout système cohérent.

« Et ton petit Jay d’amour il dit rien ? Ou il participe à cette guerre espagnole ? Quoi que, il serait capable de se péter la queue en deux en trébuchant sur le tapis. »
« Hein, quoi ? Ah mais t’abuses Alex. »

Bonnie n’arrive cependant pas à réprimer un rire, bientôt écroulée par le comique de cette image – lui se retient de rire, et c’est tant mieux. Jay est devenu la frontière qui les sépare et ce qui empêche Bonnie de voir la vérité. La rousse a la qualité extraordinaire d’occulter ce qui la dérange, ce qui lui fait face et lui fait peur, et en l’occurrence, c’est cette tension étrange qui semble s’être instaurée entre eux deux qu’elle tente d’oublier. Sous les innombrables couches d’amitié, de baise, de déconnades, de mensonges… Les deux camés sont visiblement défoncés de nature ou juste assez cons et menteurs pour se voiler la face.

Bonnie est d’ailleurs sérieusement atteinte, son corps ne résiste pas au mélange alcool-drogue et se détend totalement, désormais affalée sur le canapé, le gâteau englouti et le chaton sur ses cuisses. Le gros machin reprend son territoire habituel, là où se posait la tête d’Alex avant se trouve le gras du chat aujourd’hui. Alexander se voit à nouveau doublé par un mâle. Et l’animal, comme conscient de son droit, s’évertue à ronronner aussi fort que possible. La main de Bonnie est molle, son regard est perdu entre les lignes du générique : le film est fini, plus d’Uma Thurman et John Travolta, les indescriptibles écritures de fin lui passent dans les yeux comme une multitude de petits signes insensés, eux aussi. Bonnie parle, parle, et parle encore sans s’arrêter, elle ne veut pas subir les silences. Un arrêt la ramènerait à penser et surtout, à sentir. Eprouver les sensations d’un cœur qui bat trop vite, pas seulement à cause de l’alcool et de la parlotte qui l’énerve. Comprendre que tout son corps réclame l’autre, et voudrait se blottir une nuit, une heure, juste une seconde. Bonnie se retrouve coincée entre deux surfaces. Ce qu’elle ressent et ce qu’elle croit ressentir. Deux réalités, une seule réelle, elle ne veut pas avoir à choisir et à nommer celle qui tient du mensonge.

« Eh… t’fais quoi demain ? J’veux dire… tu reste à la maison ? »
« Hum ? Ah ben… chépas. »

La rousse reporte son attention sur Alexander, s’échappant de l’hypnotique valse des noms. Il ne la regarde pas, pourtant, elle, ne se gène pas pour le faire. C’est presque contre son gré que ses yeux glissent sur la peau de sa nuque, sur les muscles qui transparaissent sous le tissu, sur l’arête serrée de sa mâchoire. Bordel. Elle reste là, à laguer un léger moment, un coup de chaud lui redonne les couleurs de son visage envolées avec ses mots.

« Non parce que… j’me disais que ça serait cool de passer l’après midi ensemble, tu vois ? »

Elle n’ose pas lui dire qu’elle n’a pas écouté et que, de ce fait, non, elle ne voit pas. Mais carrément pas. Bonnie est complètement sourde à cet instant, juste cet acouphène dans les oreilles qui l’empêche de réfléchir. Celui-là même juste avant qu’elle ne le lui dise. Bonnie comprend qu’il a pressenti son incompréhension et, du coup, elle force les traits de son visage pour qu’il ne s’interroge sur rien d’autre. Absolument rien. Elle s’éclaircit la gorge.

« Genre, t’emmener faire du … shopping. Des trucs de nanas que t’aime bien en faite. T’pourrais demander à Ty’ de venir. Si tu veux. »

L’instinct princesse guerrière hybride dragon-serpent-caniche se réveille. Quelques mots qui, visiblement, écartent toute possibilité de flou et l’acouphène s’échappe. T’emmener. Shopping. Tyler. Une main devant la bouche, la junkie redevient réactive et ne peut s’empêcher de rire. D’abord dans sa barbe pour ne pas le vexer puis, l’image d’Ethan qui porte les sacs de Peach et Daisy la fait sombrer : elle éclate de rire. Le joint tombe de ses doigts, Alexander enfourne une framboise, Bonnie se plie en deux. Elle donnerait n’importe quoi pour être cette framboise Son rire fait fuir le chat qui va se réfugier dans la chambre. La jeune femme fait durer le plaisir, voudrait saisir son portable, en informer le monde entier. A la place, son maigre corps s’affale sur le canapé, les mains posées sur le ventre découvert. Ses soubresauts se calment, Bonnie laisse tomber ses jambes contre le dossier du canapé, à sa droite, et pose son regard sur Alexander.

« Tu sais que… tu viens de signer ton arrêt de mort ? »

Elle ricane encore un coup, se délecte du regard noir.

« Ça veut dire que je vais pouvoir faire… tout ce que je veux ? Absolument tout ? »

Un grand sourire se dessine sur son visage aux joues rougies ? La tornade rousse se redresse vivement, les mains posées sur ses chevilles et ne se rend pas compte de la proximité de leur deux corps, la drogue réduisant considérablement la perception des distances et profondeurs. Ses yeux s’amenuisent, son regard se fait mutin. Elle ne fait pas attention au fait que la terre tourne violemment, faisant fi des signaux qui lui indiquent que là, elle est relativement, plus ou moins, à peu près, kif kif bourricot… défoncée.

« C’est ma journée, demain ? »

La rousse trépigne, perd dix ans, se mord la lèvre et secoue sa jambe. Ses yeux sont plantés dans ceux d’Alexander. Très longtemps. Elle piaffe encore un peu puis laisse échapper un cri de victoire lorsqu’il baisse ses yeux, résigné. Bonnie a gagné, elle a soutenu le regard, il est faible et n’a pas lutté longtemps, sa décision surement déjà préétablie. Bonnie sait qu’il déteste sortir faire ce genre de trucs et surtout, avec elle. La tornade, pourtant, adore avoir sa présence renfrognée dans le dos, opinant faiblement ou haussant les épaules pour signifier une approbation ou un avis mitigé. Elle adore le faire entrevoir ses tenues de boulot et savoir qu’il sourit derrière sa capuche de voyou. Ensemble, ils se fichent des regards méprisants et réprobateurs quand Bonnie s’exprime avec sa gestuelle vive, absurde et démesurée. Cette attitude a toujours été une part de mystère pour leurs potes californiens, habitués à rencontrer une Bonnie sans la moindre trace d’excitation, indifférente, les épaules rentrées comme celles d’Alex. Ce sont des souvenirs qui lui donnent encore plus envie d’être le jour suivant et Bonnie cale un bisou furtif sur la joue d’Alex. Simple, une envolée de moineau, une brise : sa manière à elle de lui dire merci. Elle enchaine sur un nouveau geste de victoire puis se repose contre le canapé, en attrapant son sac. Ses doigts alourdis par la fatigue pianotent un message destiné à Tyler. Lorsqu’elle repose le téléphone sur son ventre, ses yeux se posent à nouveau sur le visage troublé de son ami junkie. Bonnie le connaît mieux que personne et sait que le garçon à ses côtés se pose une multitude de questions et qu’il a l’habileté incroyable de cacher tout ça derrière un sourire de lover. Voilà, ce même sourire là, mesquin, qui annonce une connerie, une expression qu’il peine à dessiner alors qu’il comprend que Bonnie l’observe. Non, le matte, sans vergogne.

La camée a l’impression de ne pas pouvoir s’en empêcher. Le film s’est arrêté sur la séquence du menu, on y voit les images mythiques de Mrs Wallace qui danse avec son garde du corps. Mais Bonnie n’en perçoit que les sons, incapable de défaire son regard d’Alexander. Elle remarque qu’il porte une chemise de petit merdeux qui a rendez-vous au QG après le taff. Elle n’aime pas ça. Elle le trouve beau sans apparat, aime sa gueule cassée et son air fatigué. Bonnie sursaute, elle ne sait comment il en est arrivé là mais Alex glisse ses doigts sur sa toute petite cheville. Le ressenti est immédiat et deux choses se passent : d’abord l’acouphène retentit, puis des frissons incohérents se mettent à marteler la peau de Bonnie comme pour y créer une nouvelle topographie.

Elle ne peut pas lui dire d’arrêter, de ne plus la regarder avec cet air de savant face à une découverte.

Bonnie sent qu’il s’approche, millimètres par millimètres. Ses joues rougissent et sa température augmente. Son esprit se brouille, seule sa vue est opérante. Mais au fur et à mesure qu’il se penche, la rousse réapprend l’utilité de ses sens. Son odorat la chatouille alors que lui parvient le parfum tant de fois respiré de sa peau. Il passe une main par dessus l’épaule de Bonnie, la pose sur le dossier. La junkie comprend alors le sens du toucher lorsqu’il glisse son autre main contre sa cuisse, puis remonte, vient effleurer la minuscule parcelle de peau découverte de son ventre. Elle sent son souffle s’écourter, sa poitrine se soulever. Elle ose une main pour déboutonner sa chemise mais il la regarde d’un air joueur en interrompant son geste. Il attrape sa main et la plaque doucement contre le tissu. Il s’approche encore. Bonnie n’en peut plus. Il est là, suspend son geste, un regard de défi et de désir… teinté d’une étrange et interdite émotion. Lorsqu’il pose ses lèvres sur celles de Bonnie, la réaction est électrisante. Happée par le courant, délicieusement électrocutée de toutes parts, la rousse se redresse d’un coup et observe autour d’elle.

Le téléphone est tombé par terre.
Quand s’est-elle assoupie au juste ?
Bonnie rattrape l’appareil d’une main lasse et se rend compte que son message pour Tyler n’est pas terminé, qu’Alexander est derrière le comptoir avec son air de « petite joueuse t'as vu tu faiblis ». Elle pique un fard, la moue boudeuse puis termine de pianoter son message en se redressant. Ses ongles claquent sur l’écran tactile, la rousse réfléchit, et ça ne lui plait pas. La terre tourne toujours mais elle n’a plus envie de ricaner. Cependant, elle doit cacher son malaise alors elle décide difficilement d’ouvrir un tiroir et d’y foutre sa nouvelle mauvaise humeur. En vrai, elle a presque envie de pleurer, le corps chaud sortant à peine de ce rêve si affreusement agréable.

Elle s’éclaircit la gorge, balance le portable d’un air faussement enjoué puis s’exclame : « Alors, c’est quoi le programme de demain, mon très cher hôte ? »
C’est ça, fait la maligne. Bonnie a envie de se frapper la tête contre le comptoir, serre les cuisses et respire tranquillement alors qu’il se ramène avec une bière. Pourquoi là, maintenant après le dessert, Bonnie ne lui posera pas la question et trouve que c’est une excellente idée. Il la fusille du regard. Elle fait semblant de réfléchir un instant puis énumère.

« Alors d’abord j’veux le petit dej servi au canapé, pour Ea et moi. Ensuite j’veux que tu me transportes jusque la salle de bain sans que je touche le sol, et ensuite… Quoi ? Fais pas la gueule, tu vas la revoir ta virilité. »

Et la rousse éclate de rire. Elle adore faire ça. L’emmerder.

« Puis tu feras le ménage en soubrette sexy, et… »

Et le temps s’efface au profit d’idées ridiculement mauvaises dans la tête de Bonnie.


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MessageSujet: Re: 01. We Come in Pieces • Bonnie & Tyler Lun 14 Avr - 18:49

« Tu sais que… tu viens de signer ton arrêt de mort ? »

Putain ouais j’le sais. Regard noir, je la fusille sur place. Je sais que j’vais sûrement passer la pire journée de toute mon existence après celle de mon overdose, celle de l’avortement, celle où j’ai buté ce mec et j’en passe sûrement. J’devrais faire un palmarès de journée de merde, un tableau ou une ardoise. J’en suis certain, celle-là en fera partie. Mais faut savoir ce qu’on veut dans cette chienne de vie visiblement. J’étais prêt à faire cet effort pour que tout redevienne plus ou moins comme avant. Bonnie à même rie aux éclats tellement ça lui a paru surréaliste. Ouais, assimile le bien et mets une croix rouge sur le calendrier : Alexander Ethan Gray emmène ses deux putains de biatchs faire les magasins. Et dis comme ça, j’ai l’impression d’être un papa qui emmène ses gosses à EuroDisney ou que sais-je encore. Je gobe une framboise, mes yeux se posant brièvement sur la peau nue de Bonnie. Je me surprends à vouloir qu’elle devienne le dessert que je suis en train de manger. L’alcool me monte à la tête mais surtout le désir de ce corps que je connais par cœur, aussi bien que le mien. Trop longtemps que je ne l’ai pas touché, trop longtemps que je ne l’ai pas sentis. C’était devenu naturel de s’épuiser en un corps à corps avec elle mais ca n’était plus arrivé depuis plusieurs semaines désormais.

« Ça veut dire que je vais pouvoir faire… tout ce que je veux ? Absolument tout ? »

Merde. Je connais que trop bien ce regard et ce large sourire. Il veut dire « Mon gros, tu vas en chier ta race ». Elle est complètement défoncée et je la soupçonne d’avoir pris quelque chose en plus que moi parce que même si j’commence à être sérieusement groggy, elle, elle a l’air plutôt loin dans l’Univers. La pièce s’amenuise ou s’agrandit au fur et à mesure que je tire sur le nouveau join. Ca faisait longtemps que je n’avais pas tirer ainsi sur cette drogue et je dois bien avouer que ça m’aide relativement bien prendre la chose, c’est-à-dire : Ne pas changer d’avis quand à ma proposition de l’emmener elle et Ty faire les boutiques. J’ai voulu me la jouer au mec sympa et cool, qui a un peu changé et avec qui il est bon de passer un moment… J’ai cette sensation que j’vais le regretter.

« C’est ma journée, demain ? »

Ta journée et mon arrêt de mort. Là, tout de suite, j’hésite vraiment à me raviser et à lui dire que c’était qu’une blague de la part du gros connard que j’étais. Ca, j’étais tout à fait capable de lui claquer en pleine tronche et un instant j’me dis que ça serait vachement drôle de voir sa petite tronche se déstructurer sous la déception. Elle ferait moins la maline à me tenir tête en me regardant dans les yeux. Je crois que je vais droit dans le mur et un instant, j’imagine la journée qui m’attend demain. Bonnie qui hurle. Tyler qui hurle. Ils hurlent ensemble pour la même chose, la même connerie qui irait bien à l’un ou à l’autre. Moi portant les sacs derrière eux, ruminant ma pitoyable connerie d’avoir céder. Oui, parce que c’est ce que je viens de faire en baissant les yeux d’un air résigné. En même temps, j’avais lancé le truc, j’avais décidé que je le ferais alors à moi d’assumer et d’aller jusqu’au bout. Elle est déjà là à crier victoire et moi j’suis entrain de vider mon verre d’une traite pour faire passer la douleur. Celle qui viendra demain. Et ouais, j’anticipe.

Elle me colle un bisou sur la joue qui me fait sourire. Pauvre con. Je secoue la tête, me disant que j’me suis sacrément ramolli pour laisser passer tout ça. Mais en même temps… C’est pas c’que je voulais ? Que tout redevienne comme avant ? C’était bien partie pour, je détestais l’accompagner faire les magasins mais je le faisais quand même, parce que c’était toujours cool d’être avec Bonnie, même quand elle me cassait royalement les couilles. Nous étions des putains de contradictions. Je la vois jubiler comme jamais et saisir son téléphone, tout en tapotant un texto. Sûrement pour la deuxième Princesse. J’ai déjà envie de mourir.

Je tire une dernière latte sur le joint tout en fixant les scènes finales de Pulp Fiction, un bras sur le dossier du canapé. Je lance un regard sur la table… faut laver tout ça après. Dans quelle merde j’me suis engrainé moi ? Bah ouais, abruti, faut laver derrière. Je secoue la tête et porte mon regard vers Bonnie… qui s’est endormi comme une merde, le portable encore entre ses mains, penchant dangereusement vers le vide. Gueularde mais pas très vaillante. Je souris et si j’étais pas en soirée de rattrapage amicale, je lui aurai bien dessiné des moustaches sur la figure avec du chocolat. Ou alors, j’aurai bien étendu tout ce chocolat sur la pointe de ses seins pour… Merde.

Je me stoppe net et remarque que je la fixe avec une faim impitoyable. Une faim sexuelle qui me donne subitement l’envie de déchirer ce qu’elle porte. De sentir sa peau frissonner sous la mienne et d’écouter ses feulements qui me remercient de venir en elle. Je secoue la tête, sentant un brasier venant m’emparer. Non non, pas ce soir. Pas CE soir. C’était… pas le moment. Je me lève et ramène toutes les assiettes, couverts, verres et j’en passe vers l’évier. Il fallait que je me chasse toutes ces idées vraiment pas catholiques de la tête. Pas que je ne voulais pas mais je ne devais pas. Ca me ferait passer pour quoi putain ? Celui qui lui demande devenir et l’amadoue juste pour la baiser ? Non. J’veux juste retrouver ma pote. Et ce mot sonne bizarrement incroyablement faux à mes oreilles sans que je ne comprenne pourquoi. J’suis probablement trop défoncé. Bonnie est mon amie et rien de plus. Je continue de débarrasser la table tout en faisant un minimum de bruit jusqu’à ce que j’entende le téléphone tomber sur le sol. Je me retourne et la vois se réveiller en sursaut. J’ai un large sourire sur les lèvres et les yeux moqueurs. Hahaha grande gueule va !

Je lui tourne le dos, mon sourire s’effaçant presque aussitôt. Tout en elle transpirait le sexy et la sensualité, son corps entier m’appelait de là où elle était. Ses cheveux de feu s’embrasant entre mes doigts… TA GUEULE. Je bois un grand verre d’eau, la gorge sèche. Si tu continue comme ça, c’est pas dans ta gorge que tu devrais faire couler cette eau fraiche, mais là où il faut pour que la température baisse !

« Alors, c’est quoi le programme de demain, mon très cher hôte ? »

J’ouvre le frigo, prenant deux bières, revenant vers elle avant de m’écrouler sur le canapé tout en la fusillant du regard. Je sais pas pourquoi j’ai sortie les bières. Si tu l’sais, comme ça ca casse le « romantisme » bizarre que t’as instauré avec ce foutu diner. Boire des bières, voilà qui fait plus… normale. C’est à chier ouais.

« C’ta journée non ? Alors à toi d’choisir… »

Deuxième arrêt de mort, signé. J’ai 7 vie comme un chat, c’est ça ?

« Alors d’abord j’veux le petit dej servi au canapé, pour Ea et moi. Ensuite j’veux que tu me transportes jusque la salle de bain sans que je touche le sol, et ensuite… »

Je la fixe depuis le début de sa phrase, ma bière en suspend près de mes lèvres. Non mais … Putain mais t’es vraiment trop con mon pauvre vieux. Tu l’sais qu’avec elle y a jamais de limite alors pourquoi tu as lancée cette idée aussi stupide que celle du dîner ? Au moins, ça a eu le mérite de renouer les liens. Et là j’en paie le prix et ce, très cher…

« Quoi ? Fais pas la gueule, tu vas la revoir ta virilité.
- Ta gueule. J’t’ai pas dis de me faire une liste comme si t’étais l’impératrice de chine mais… »

Mais ça sert  à rien de parler puisqu’elle éclate de rire et qu’elle enchaine.

« Puis tu feras le ménage en soubrette sexy et… »

BLABLABLABLA BLABLABLABLA BLABLABLABLA BLABLABLABLA BLABLABLABLA BLABLABLABLA BLABLABLABLABLA ….

Elle ne s’arrête pas. Elle continue et la liste est longue… très longue. Je me vois d’abord en soubrette, puis après avec un tablier – à poil dessous – pour lui faire des Pancakes et des crêpes. Elle veut que je lui écrive aussi une chanson, que je fasse une chorégraphie SUR CETTE PUTAIN DE CHANSON que Tyler pourrait m’apprendre. Je cherche une pelle pour creuser ma tombe. Ah mais non PARCE QUE Y EN A PAS ! J’ai plus qu’à regarder crever ma virilité et ma dignité. Il est clair que certaines des choses qu’elle continue de m’énumérer ne seront JAMAIS réalisées. J’ai fais des efforts : Ok. Mais faut pas déconner non plus. Et ça dure je ne sais combien de temps comme ça, jusqu’à ce qu’elle s’endorme comme un bébé pour la deuxième fois et là je pense que c’est définitif. Elle s’épuise toute seule… Je la regarde quelques secondes, le visage de côté, appuyé sur son épaule, les cheveux un peu en bataille. Même quand elle dort, elle a cet air sauvage sur le visage. Ea est posé sur son ventre, dormant lui aussi profondément, probablement épuisé par les babillages incessant de sa maitresse. Je m’étire un grand coup, faisant craquer toutes mes articulations une à une. Je me demande si une fois dans la soirée elle s’est posée la question du pourquoi j’avais fais ça. S’il y avait une véritable raison et si c’était le cas, qu’est-ce que c’était.

Je me frotte un œil, commençant à sentir la fatigue alourdir mes membres et mon cerveau. Le shit y était aussi pour beaucoup et l’alcool avec. Je me lève et hésite un instant sur la conduite à tenir. Est-ce que je ramenais une couverture ici pour lui permettre de dormir ? Ou est-ce que je la ramène dans le lit ? Je me demande ce qu’il se passerait si j’appelais des chiens géants pour la transporter jusqu’au pieu. Oui j’suis défoncé. J’suis plutôt bien parti sur ma lancée des efforts, alors pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Elle aura le lit, j’aurai le canapé. Je glisse un bras sous ses genoux et l’autre sous son dos, la soulevant sans aucune peine. Elle pesait un poids plume. D’un léger mouvement, je la ramène un peu plus contre moi, dégageant Ea par la même occasion. Son odeur vient flirter avec mon odorat. Toujours le même, celui que j’aimais humer lorsque je venais au dessus d’elle pour me débattre avec son corps. Je fais quelques pas et elle vient se coller contre mon torse comme une enfant. Parce que c’était ça aussi Bonnie. Une gamine avec une multitude de faille. Elle était brisée de la pointe des cheveux aux orteils de pieds, mais elle était toujours bien campée sur ses deux petites jambes fragiles avec sa grande gueule de caniche sauvage.

Je pousse délicatement la porte du pied et vient la déposer sur le lit à moitié défait. Lorsque je m’apprête à me relever, je sens une résistance au niveau de mon ventre, ou plutôt de ma chemise. Sa main l’accroche, mais ses yeux restent toujours fermés. Ses doigts restent agrippés au pan de tissu même après insistance de ma part. Et là, bêtement je souris. Le message est passé. Je pose ma main sur la sienne pour lui faire comprendre que je ne partirais pas. Bonnie était si fière qu’elle préférait faire semblant de dormir à m’accrocher malencontreusement mon tee-shirt –même si ca n’était pas possible si elle dormait vraiment- plutôt que de me regarder droit dans les yeux et de me demander de rester. Je lui enlève son gilet et son pantalon, la glissant tel quel sous les draps. Je déboutonne ma chemise tout en allant éteindre la télé, la lumière et fermer la porte derrière moi. D’un coup de hanche, je laisse tomber le jean que je jette plus loin d’un geste du pied, me retrouvant rapidement sous les draps. Je reste sur le dos quelques secondes et me rend compte que j’ai le cœur qui bat comme un putain de taré, comme si j’avais une dose d’adrénaline bien trop élevé. Mes mains sur mon ventre, je me demande juste ce qu’il se passe. J’ai chaud, je n’ose pas bouger un membre. Pour la simple et bonne raison que ça fait des semaines que j’ai plus dormis avec elle. Je lutte contre moi-même pour ne pas sortir du lit et dormir sur le canapé, ne supportant plus cette pression au creux du ventre. Je serre la mâchoire, m’insultant mentalement. Allez grand con, c’ta  pote putain ! Effort ultime et je me roule sur le côté. Elle est dos à moi, alors je passe un bras autour de sa taille et la colle à moi d’un geste. Elle ne résiste pas, la sentant se coller un peu plus à moi.

Si je ne ferme pas les yeux tout de suite, je sens que je vais faire une connerie. Laquelle ? Celle d’égarer mes mains là où il ne faut pas. Je ferme les yeux et prends une profonde inspiration. Il m’a fallut plus d’une heure pour m’endormir et je crois qu’il en a fallut moitié moins à Bonnie pour qu’elle sombre de nouveau aux pays des licornes défoncées.

Mon horloge interne me hurle dessus. Connard, réveille toi, t’as un p’tit déjeuner à faire ! Il est déjà le matin ? Putain … j’ai l’impression d’avoir à peine fermé les yeux. Bonnie est désormais face à moi, les yeux clos, l’air enfantin. Je suis sur le dos et je contemple le mur, grognant doucement mais sûrement que j’ai pas envie de lever mon cul du matelas. Et pourtant j’le fais, parce que c’est sa putain de journée… Tu l’as voulu grand con !
Je me lève délicatement, enfile un jogging et sort de la pièce rapidement jusqu’à ce que mon putain de pieds rencontre celui du lit. Je sautille sur l’autre, étouffant un flot d’injure que même Satan vomirait de honte. La douleur est fulgurante et je m’empresse de sortir pour râler plus fort. Putaiiiiiiiiiiiiiin ca fait mal enculé de merde !! Je me masse le petit orteil, serrant la mâchoire et lutant contre l’envie de vomir qui me noue l’estomac durant dix secondes à peine. Je soupire et masse jusqu’à ce que la douleur disparaisse. Et là, je m’attèle à la tâche. Œuf. Tranche de blanc de poulet. Toast. Jus de fruits et un bon café. Tout ça sur un foutu plateau. C’est la première et LA DERNIERE FOIS QUE JE FAIS CE GENRE DE CONNERIE. J’entends déjà les hurlements de Tyler…

Si Dieu existe, provoque une tempête de neige s’il te plait. Il va surtout me foudroyer de pas assumer mes choix. Je soupire et transporte le plateau jusqu’à la chambre où Bonnie s’éveille. Ses yeux se braquent directement sur le plateau et ses pupilles se transforment en toast tellement elle crève la dalle. Je la laisse se ruer avec des exclamations de joies en saisissant ma chemise d’hier pour l’enfiler par-dessus son tee-shirt. Ne tire pas la gueule Alex, c’pas le moment de bouder parce que t’as du jouer le gentil petit chiot. Comme tous ces connards qui servent le p’tit dej à leurs femelles au pieu pour je ne sais X raisons. Connerie. Connerie que je recopiais avec fidélité.

« Y vient quand Tyler ? Quelqu’un l’amène ou il vient en trottinette étincelante de paillette avec une licorne peinte dessus ? »

Je serre ma tasse de café dans la main en riant de ma connerie, l’imaginant déjà entrain de galéré comme un couillon pour venir. Chacun sa merde, c’était ma toute petite vengeance face à ce qu’il allait me faire subir. Je l’ai cherché JE SAIS CA VA. Je bois une gorgée, un sourire aux lèvres quand même parce que ça reste drôle de l’imaginer avec cette trottinette… Mais quand je vois le regard de Bonnie, les lèvres tirés dans un signe de victoire…

« Ah non. AH NON ! Hors de question ! Moi j’ai qu’un putain de vélo ! »

Oui mais tu te souviens Alex ? T’as eu la grande connerie de faire comprendre à Bonnie que c’était SA putain de journée. Mais genre la maintenant tout de suite ! Elle me le rappelle, sans faute, enjouée comme jamais. Je me redresse alors que j’étais adossé à l’encadrement de la porte, les sourcils froncés et le visage crispé sous l’agacement.

« Non ! t’as qu’à aller le chercher en bagnole ou on passera le prendre ! J’vais pas me faire chier à y aller à vélo ! Il caille la mort en plus !»

C’est peine perdu, j’le sais. J’le sais tellement fort là, au creux de moi, que j’ai subitement envie de devenir la chaussette qui se trouve sous l’étagère à la gauche de Bonnie : Sale, mais oubliée de tous.
Et c’est lorsqu’elle m’évoque un collier à fleur d’enculé que je me dis que cette journée sera cette fois la pire de mon existence, grimpant d’un coup, 5 places vers le podium…
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MessageSujet: Re: 01. We Come in Pieces • Bonnie & Tyler Dim 27 Avr - 15:59

“I want you to hear me baby,
Tell me why, sometimes darling “ ∞


Alex ne pourrait pas être plus… Alex. Y’a comme un gout d’immédiat dans cette relation, et moi comme un con, j’y réponds. Je laisse pas le temps filer, et lui non plus. Il a été celui qui m’a tenue en vie, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Pourquoi, hein, dis moi Eth, pourquoi est-ce qu’on a pas encore notre trône au sommet de cet bordel notoire, notre planète ? Pourquoi est-ce-qu’on continue de s’évader dans nos seringues, et qu’on ne fait pas face aux sentiments qui nous regardent droit dans les yeux ? Dis moi Alex, pourquoi dois-je me sentir obligée de te retenir, quand tu files ailleurs, quand j’ai froid, et que j’ai besoin d’avoir ta masse musculaire dans mon dos. Comme une carapace, un carcan unique en son genre, rentrer dans le moule junkie si on peut appeler ça comme ça. Quitter le monde civilisé et ses conventions sociales pour mieux rentrer dans un autre groupe.  On est pas marginaux, finalement, on est entré dans la catégorie « amis d’enfances junkies incapables d’ouvrir la bouche pour autre chose que des conneries ». Incapable de m’avouer la vérité, alors qu’elle s’échappe dans un besoin de liberté et d’annonce face au monde. Trop de questions, de sommations, de peurs, de déni. J’suis défoncée et j’y peux rien, c’est ma vie, ça se passe comme ça, j’ai plus aucun contrôle sur ce semblant de quotidien désagrégé. Et j’ai plus envie d’y penser finalement alors s’il te plait, tais-toi, tais-toi et viens t’allonger près de moi. Casse un peu cette barrière qu’on a monté à deux comme des cons, en se souriant, en éclatant de rire comme les gamins que nous sommes. Pose les briques à terre, moi je dors de l’autre côté, je suis cette connasse de princesse que tous les mecs doivent sauver. Pas besoin de me leurrer avec ta cape à la con et ton cheval à peine maitrisé, pose tes clics et tes clacs seulement pour une nuit de mon côté, demain on fera semblant que rien n’est arrivé.

ø

« Meoooooooww »
« Hmmm… Ea, ta gueule. »

Bonnie s’éveille tranquillement, les bras foutus sous l’oreiller blanc comme neige, les cheveux dans tous les sens, le corps débraillé et occupant toute la place Elle sait qu’Alexander n’est plus là, mais peu importe, l’odeur qui lui chatouille le nez lui indique ce qu’il est en train de faire. Encore une fois, elle garde ses yeux fermés comme pour faire semblant de dormir. C’est son truc à elle, de mentir, de ne rien montrer, de faire ça dans le dos de l’autre. Elle sait que d’ici quelques instant son ami viendra dans la chambre avec un plateau, comme un des ces connards la queue entre les jambes, ceux qu’ils détestent et ont toujours détesté, ensemble. A vrai dire, même s’il ne préparait pas son petit déjeuner, Bonnie aurait été satisfaite. Mais elle ne devra rien montrer. Dormir dans le lit proscrit fut incroyablement bon, et tout ce dont elle rêve désormais c’est d’un petit déjeuner complet, fourni, avec tout ce qu’elle aime. Bonnie ne peut s’empêcher de repenser à la veille mais déjà ses joues virent rouge pivoine et préfère chasse ces idées en fourrant son nez plus loin dans l’oreiller. Crève ! Aujourd’hui elle fera abstraction, tout ce qu’elle veut c’est profiter. Et oublier.

Alex pousse la porte délicatement et Bonnie arbore cet air de «  oui oui, je viens à peine de me réveiller, c’est tout à fait convaincant ». Elle entend déjà le chaton miauler à la mort alors qu’elle découvre l’étendue du déjeuner qu’il lui ramène au pieu. Magique. Ça commence fort, alors elle attrape un bout de tissu pour se couvrir et se rue sur le repas. Femme avoir faim. Femme vouloir manger, tout, et vite. Puis faire shopping. Ses idées se réveillent et se mettent en place, contrairement à sa chevelure bousculée dans tous les sens et ses gestes patauds. Peu lui importe, son estomac rugit, alors elle doit le contenter. Un lion dans le ventre, c’est pas tous les jours facile à accommoder !

« Y vient quand Tyler ? Quelqu’un l’amène ou il vient en trottinette étincelante de paillette avec une licorne peinte dessus ? »

La rousse sourit, la tasse de café entre ses doigts. Son regard se pose silencieusement dans celui de son ami junkie, et son air devient taquin. Il a comprit, très vite, trop vite. Tellement vite qu’il commence déjà à grogner. Elle rit dans sa barbe, incapable d’articuler un mot alors qu’il continue de s’énerver. C’est plus fort qu’elle : on lui donne une journée pour faire la princesse alors elle daigne gentiment remplir son office avec une pointe de perfectionnisme. Dans le trône de princesse aussi, il se trouve que la rousse est du genre maniaque, alors elle ne laisse rien au hasard. Elle tente le tout pour le tout en lui servant son adorable regard de chiot blessé mais rien n’y fait, il proteste encore. Bonnie adore quand il a ce regard de mec agacé alors un instant elle se laisse porter par l’envie et scrute ses muscles se contracter, son visage courroucé, sa mâchoire serrée.  Ça la fait rire, mais elle finit par se calmer en attrapant un toast.

« Ok, ça va c’est bon, on va passer le chercher. Mais tu vas vivre une journée d’enfer mon p’tit gars, parce qu’en plus on va manger sur place. Alors quoi, t’as pas peur ? Tu devrais. »

Oh si il a peur. Et comme pour renforcer ses dires, la rousse écarte le plateau repas et s’en détourne pour sauter sur le junkie et le renverser pour commencer une bataille dont elle ne sortira certainement pas gagnante. Alexander est grand, musclé, un pachyderme face à une crevette alors c’est foutu d’avance mais Bonnie, comme une gamine, ricane. Jusqu'à ce qu’elle se fasse mal et retombe sur le dos dans le lit. La junkie se redresse, le visage crispé puis observe Ea allègrement posé en plein milieu du plateau, grignotant les restes comme un affamé. Elle pousse un soupire puis attrape son portable sur la table de chevet puis s’extirpe du lit en ronchonnant.

« T’es chiant Alex tu m’as fais mal ! Et en plus t’aurais pu me laisser gagner c’est ma journée, c’est toi qui l’a dit. »

Un sourire mesquin aux lèvres, la rousse lui assène un dernier coup de poing avant de filer vers la salle de bain en courant pour s’enfermer. L’heure de prendre une bonne douche.

Une très longue douche.

Lorsqu’elle sort, elle a bien passé une demi-heure à l’intérieur. Elle en a profité pour filer un message à Tyler lui disant qu’ils viendraient le chercher à onze heures, soit dans une heure. Juste ce qu’il lui faut pour choisir comment s’habiller, quelles chaussures mettre puisqu’aujourd’hui c’est sortie avec sa biatch, puis se coiffer, mettre de l’ordre dans les cheveux rebelles puis attraper son Ea et se foutre devant la télévision pour jouer aux jeux-vidéos ou plus précisément, s’énerver sur les jeux vidéos. C’est le temps qu’il faut à Alex pour se pomponner comme une pétasse et pour râler sa vie d’avance histoire de pas trop grogner devant les deux pucelles. Mais Bonnie a envie de le faire chier alors elle rentre dans la salle de bain sans demander puis fait son brushing en chantant alors qu’il ne demande qu’à être seule. Elle s’éclate, tire l’eau chaude pour le laisser sous la flotte froide, puis tire la chasse d’eau avant de s’en aller en courant à nouveau quand elle sent que là, le junkie va lui sauter dessus et l’étrangler. Bonnie retrouve son appétit d’enfant et a envie de croquer la journée comme si tout allait parfaitement bien. C’est ce qu’elle s’évertue à croire, l’illusion du bien pour tromper les maux. Il est bientôt l’heure d’y aller alors Bonnie fiat son caniche et hurle dans la baraque à l’encontre de son ami pour le presser un peu. Il en a déjà marre, mais fais encore des efforts. Bonnie tire sur la corde, est consciente de l’user, mais adore voir sa mine renfrognée et quand il sort armé de sa capuche, elle fond et se la ferme.

Alexander sait comment jouer d’elle, et Bonnie en est parfaitement consciente. Malheureux cet homme qui croit pouvoir la dompter ! Bonnie n’a pas de limites et se chargera bien de lui prouver qui est le maitre aujourd’hui. Elle attrape son sac à main, se contemple une dernière fois dans la glace de la salle de bain avant de partir. Jean noir à ourlets, haut en flanelle bordeaux, lunettes de soleil bien campées sur sa tête ( alors que c’est surement inutile ), manteau noir arrivant à mi-cuisse, bottines qui lui font des chevilles encore plus minces que la réalité. Bonnie est contente, se décide à détacher ses cheveux du chignon sévère qu’elle s’est infligée puis sort en chantonnant, passant devant le junkie bourru en lui adressant un regard condescendant. Je suis la princesse, allons fidèle valet !

Bonnie court vers son bébé, sa voiture et s’installe, en prenant soin de fumer sa clope, posée entre ses doigts laqués. Elle sait que Tyler sera indéniablement, une nouvelle fois en retard. Et qu’ils devront surement faire une bise à la maman alors elle ne se presse pas quand elle voit onze heures piles affichées à l’écran. Alex pénètre l’habitacle, elle s’attèle à y mettre Mother Monster. Elle vérifie une dernière fois qu’elle a bien sa carte bleue et ses clopes, puis son portable des années deux mille puis enclenche le contact. Alors que Lady Gaga entame sa première chanson, les deux junkies sont partis et presque déjà arrivés chez Tyler. Trimble n’est pas une grande ville, fort heureusement.

Lorsqu’ils arrivent devant la porte, Bonnie est au comble de l’excitation. Comme son habitude, elle klaxonne. Et comme à son habitude, Tyler est en retard.

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MessageSujet: Re: 01. We Come in Pieces • Bonnie & Tyler Dim 27 Avr - 20:00

We Come in Pieces

today is the day you're gonna lose your pride, pride boy !

« Naaan… J’m’en fous j’me lève pas » prévient-il son téléphone qui continue à lui agresser les tympans. Dans quelques instants, il renoncera et l’indien aura droit à une dizaine de précieuses minutes supplémentaire pour pioncer. Ce qu’il fait.
« Maiiis » maugré encore Tyler, quand l’appareil se déclenche à nouveau pour tenter de le forcer à s’extirper de ses draps chauds.
Et tout ça pour faire quoi ? Les boutiques avec ces deux imbéciles heureux de Bonnie et Alexander… hors de question ! Il n’a pas de sous, il a enchainé les heures supp au restaurant et auprès de ses réguliers, et la dernière chose qu’il a envie de faire, c’est piétiner devant les vitrines. Tout va être décorer et lui donner envie de dépenser de l’argent qu’il doit économiser pour payer des photographes, faire son book et vivre en Californie. C’est mal ce qu’ils font. C’est pas des vrais amis…
Et en même temps, il sait que si. Ce sont eux qui vont le conduire à Los Angeles. Ce sont eux qui vont faire de lui une star… Enfin en partie. A peine… Disons qu’ils vont lui servir de chauffeur.
« Putain » capitule le brun en se redressant sur son lit, frottant ses yeux encore gonflés de sommeil de ses paumes. Il soupire, passe une main dans ses cheveux hirsutes et finit par se rallonger.
Jusqu’à ce que son réveille le tire une troisième fois de son sommeil. Il marmonne, jure, fait mine de pleurer, et puis se lève enfin, direction la salle de bain.  

Il prend une interminable douche brûlante et retourne dans sa chambre pour dévaliser son armoire, à la recherche de fringues à se mettre sur le dos. Il veut mettre quelque chose que Bonnie n’a jamais vu. C’est un genre de principe : hors de question que sa partenaire de shopping le voit deux fois avec le même teeshirt ! Ce serait grave la honte.
Le temps qu’il trouve son bonheur, il entend klaxonner quelque part devant chez lui.
« Roh non vous faites chier ! »
Manquait plus que ça ! Voilà que ces cons sont à l’heure ! Tyler jure encore entre ses dents et puis va chercher son téléphone portable. Il remarque alors deux choses. La première, c’est qu’en réalité, ces deux compagnons sont en retard, et la seconde, que Bonnie lui a envoyé un SMS dans la matinée pour lui rappeler qu’ils passaient le prendre à onze heures.
« Oui bah…fuck » conclut le grand brun en rejetant l’appareil de malheur sur son lit, avant de reprendre ses fouilles. Sa mère n’aura qu’à se charger d’aller leur ouvrir.

Nouveaux coups de klaxon. Putain ils vont leur attirer des ennuis avec leurs conneries ! Et pourquoi sa m… Ah oui, elle bosse ce matin.
« Putain j’dois TOUT FAIRE ici ! » s’agace Tyler qui se dirige d’un pas coléreux vers la pièce à vivre déserte, avant d’aller déverrouiller la porte d’entrée pour s’extirper de sa maisonnette. Il ne porte qu’un jean près du corps et le froid extérieur le mord immédiatement. Il frisonne et croise ses bras sur son torse nu, son regard se portant vers la voiture immobilisée à quelques pas de chez lui, sur la route.
Il aperçoit Bonnie derrière le volant et Alex à ses côtés. Et aucun d’eux ne bouge son cul…
« Génial, ils ont décidé d’être complètement cons aujourd’hui » marmonne Tyler avant de leur faire signe de venir le rejoindre puis de joindre la parole au geste. « Ramenez-vous ! »
Là-dessus, il se détourne et va dans sa chambre à nouveau pour terminer de se préparer. Il se dégotte un débardeur coloré qu’il enfile le temps que ses deux amis le rejoignent à l’intérieur. Evidemment, Bonnnie s’empresse de lui signaler qu’il est en retard et il se contente de lever son majeur dans sa direction, en venant à sa rencontre. Il l’enlace rapidement, dépose un baiser sur sa joue toute douce, puis se tourne vers Alex qui…
Tyler retrouve immédiatement le sourire.
« Mon collier ! Aaaah ! Trop bien ! » s’enthousiasme-t-il en sautillant sur place, frappant dans ses mains. Un putain de cliché. Pas grave. « J’savais que j’pouvais compter sur toi ! T’es un brave garçon Alexander ! Un jour, on fera de toi le gendre idéal ! …Bon bah qu’est-ce que t’attends ? Passe-le-moi autour du cou ! »
Mais Alex se contente de le lui jeter à la figure. Tyler pousse un soupir et agite la tête avec dépit.
« Je retire ce que je viens de dire, t’es dé-ses-pé-rant » artcule Tyler avant de passer lui-même le collier par-dessus sa tête. « Ca m’va trop bien j’suis sûr ! Même pas besoin de vérifier ! Bon, Queen B, vient m’aider à choisir le reste. J’suis une véritable merde aujourd’hui, j’arrive à rien. J’me suis couché à 7h et ma mère est venue me réveiller à 8h pour que j’fasse mon injection et que j’bouffe un truc. Elle me tuera un jour avec ses conneries ! Je mets le pull noir ou le blanc avec des rayures ? Ou alors le gris… Putain je déteste l’hiver ! Il fait jamais aussi froid en Californie, pas vrai ? »

Il leur faut encore une dizaine de minutes pour se mettre en route. Quand il est prêt, Tyler rejoint ses deux compères dans le salon où ils se sont finalement installés en l’attendant.
Ty lève les yeux au ciel en les voyant se bécoter.
« Bordel, prenez ma chambre et tirez vot’ coup qu’on en finisse ! » fait-il mine de les réprimander, en faisant passer la lanière de son sac par-dessus sa tête, avant de réajuster son collier de fleurs. « Et j’veux rien entendre Alex : oui, je sors avec ! Je porterai tous les cadeaux que tu me feras ! Et si t’essayes de t’en servir contre moi en m’offrant des trucs débiles, sache qu’au final, c’est toi qui aura plus honte que moi parce que je les porterai en te collant comme une mouche à merde ! Pigé ? …Allez on s’bouge les nazes ! Faut toujours vous attendre »  proteste-t-il, gloussant quand Bonnie lui met une bonne tape sur les fesses. « Je monte devant ! » cri Tyler en faisant le tour de la voiture pour s’installer aux côtés de Bonnie dans sa voiture.


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MessageSujet: Re: 01. We Come in Pieces • Bonnie & Tyler Lun 28 Avr - 21:37

« Putain, vous m’faite chiez sérieux. Le collier était pas utile. J’ai l’air d’un hawaïen albinos ! »

Elle éclate de rire bien évidemment et moi je tire la gueule. Le repas d’hier était déjà un gros effort. Celui de ce matin, aussi. Mais là… ca dépassait tout entendement. Font chier. Pourquoi j’ai été proposé ça moi aussi hein ? Quelle idée de dire à cette poufiasse de Bonnie qu’elle pouvait faire ce qu’elle voulait. C’était Queen B. La princesse de base, capricieuse quand elle le voulait et surtout chiante au possible. Je la regarde du coin de l’œil, la voyant chanter à tue-tête Lady Caca. Je repense à ses mots d’hier, à la tension de cette nuit et j’me dis qu’il ne vaut mieux pas y penser. Pas maintenant, c’était vraiment pas le moment. Et de toute façon, qu’est-ce qu’il y avait à se dire, à réfléchir ? Rien, absolument rien. Tout était normal.

Mon coude appuyé sur le bord de la vitre, je regarde le paysage d’un air blasé face à ce qui m’attend. J’suis peut-être suicidaire finalement. J’imagine Bonnie et Tyler piaillés comme des gamines de 13 ans faisant du shopping sur les avenues Hollywoodienne, j’en ai déjà mal au crâne. Je me passe une main dans les cheveux, la voiture se gare devant la petite maison de Peach. Pas de maman qui sort en trombe sur le péron pour nous crier d’entrer. Dommage, je l’aimais bien moi cette femme joufflues aux allures de Soleil vivant. Bonnie klaxonne parce que oui, forcément, Queen T était encore à la bourre. L’espace d’une seconde j’en viens à espérer qu’il sera malade et qu’il se tape une bonne chiasse. Chose ultime qui le clouerait à son trône que sont les chiottes, l’empêchant de venir et par conséquent, m’empêchant de subir un putain d’enfer…

Je pointe l’autoradio du doigt.

« J’suis sûr que ton p’tit pédé adore chanter ça avec toi. »

Regard interloqué de Bonnie.

« J’te parle pas de Tyler mais de celui qui te chatouille en tentant de te faire l’amour. Tu sais le truc qui t’sers de mec là … »

Coup de poing dans l’épaule, elle y met toute sa force mais pendant que moi j’ricanne sous tant de faiblesse, elle, elle chouine et me dit que j’ai pas le droit de faire ça, parce qu’aujourd’hui c’est SON JOUR. J’avais déjà oublié … Pour me faire pardonner, j’dois lui faire un bisou sur la joue. Mais un VRAI. Pas un qui effleure sa peau de porcelaine, non. Elle veut un vrai gros bisous sur la joue, comme si on était les meilleures copines. Je râle ma vie entière avant de lui déposer un baiser sur sa joue… mais pour que cette poufiasse soit satisfaite faut que j’y reste au moins 5 secondes complètes, sinon ça ne compte pas… Est-ce que quelqu’un a une pelle s’il vous plait ? C’est ça, regarde moi avec ton air satisfait. Cette nana, c’est le diable.

Elle klaxonne encore et enfin Tyler apparait. Il fait des grands signes pour nous dire de rentrer. J’fais un paris que ce con ne savait pas quoi mettre. Comment est-ce qu’on pouvait être aussi … indécis pour un bout de tissu putain. Enfile moi un putain de tee-shirt, un jean, ta paire de baskets et on s’casse qu’on en finisse ! Non Alex : Agréabilité. J’suis obligé, c’est sa journée. Je marque un temps d’arrêt au moment de sortir. Je vérifie que personne ne se trouve aux alentours et c’est d’un pas rapide et blasé que je traverse le trottoir et le petit chemin qui mène chez Tyler. Je pénètre chez lui à défaut de vouloir pénétrer dans son antre du petit chemin boueux. Blague inutile, je le sais.

« Mon collier ! Aaaah ! Trop bien ! J’savais que j’pouvais compter sur toi ! T’es un brave garçon Alexander ! Un jour, on fera de toi le gendre idéal ! …Bon bah qu’est-ce que t’attends ? Passe-le-moi autour du cou ! »

Putain, mais va te faire foutre trou du cul ! Je lui jette le collier à la gueule. Faut pas déconner non plus, c’était la journée de Bonnie, pas de Mister T putain.

« Je retire ce que je viens de dire, t’es dé-ses-pé-rant Ca m’va trop bien j’suis sûr ! Même pas besoin de vérifier ! Bon, Queen B, vient m’aider à choisir le reste. J’suis une véritable merde aujourd’hui, j’arrive à rien. J’me suis couché à 7h et ma mère est venue me réveiller à 8h pour que j’fasse mon injection et que j’bouffe un truc. Elle me tuera un jour avec ses conneries ! Je mets le pull noir ou le blanc avec des rayures ? Ou alors le gris… Putain je déteste l’hiver ! Il fait jamais aussi froid en Californie, pas vrai ? »

Et pendant qu’il parle, parle et reparle, Queen B me lance un regard bourré de reproche. Mlle vient de m’intimer d’un regard qu’elle avait décidé que je devrais être MEGA COOL avec Tyler… Et vu que c’est SA PUTAIN DE JOURNEE… Je soupire. Un long et profond soupire de lassitude. Pendant une fraction de seconde j’ai envie de dire qu’il vaut mieux pour Tyler qu’il ne fasse pas froid en Californie, sinon il risquerait de perdre ses couilles : Donc son job de petite prosti-pute. Je me mords l’intérieur de la joue. Si je fais ça, je bousille la journée en deux secondes trente. Je me prends une pêche par Bonnie, une autre par Tyler et là, ils me font la gueule pour les trente prochaines années à venir… Et quand j’vois que Bonnie jacasse autant que lui, j’ose rien dire. Ils sont contents comme des chiots qui auraient trouvés un jouet méga cool. Briser ce bonheur ferait de moins un connard, même si c’est ce que je suis déjà. Dans le fond, je me surprends à être presque content de les avoir tous les deux… Même si cette sensation ne durera pas une fois que j’aurai foutu un pied dans une des boutiques.

Il se tire dans sa chambre pour sûrement chercher un haut potable et Bonnie sautille de joie et parle avec excitation sans que je ne puisse placer un seul mot. Je glisse les mains dans mes poches et je me laisse tomber sur le canapé. Elle en fait de même et comme un con j’esquisse un sourire de la voir comme ça. Elle a l’air de perdre dix ans. Elle a des étoiles pleins les yeux, un sourire jusqu’aux oreilles et sa joie intense est presque communicative…

« T’es presque mignonne comme ça, on dirait une Princesse. »

Parfois, lorsque je m’injectais mon nirvana dans les veines je sentais un instant de flottement, comme si tout s’arrêtait, que le temps et son engrenage venait de se stopper. Ici, je subis la même chose mais de manière … étrange. Mes yeux sont perdus dans ceux de Bonnie et le déclique se fait à la seconde même où ses deux petites mains fraîches se posent sur mes joues, amenant mon visage contre le sien, lèvres contre lèvres. Son souffle se mélange au mien, sa langue cherche la mienne et je l’accueille sans aucune résistance. Un putain de feu d’artifice éclate chaque parcelle de mon crâne, en même temps qu’un brasier venant naitre au creux de ma poitrine. Ses lèvres sont fraîches et portent une saveur plus sauvage, presque interdite…

« Bordel, prenez ma chambre et tirez vot’ coup qu’on en finisse ! »

Tout ce stop. Net. Précis. Elle s’arrache à moi, pique un phare et moi je … ricane. Presque un certain. Tu me fais quoi espèce de grand con !

« C’est pas moi, elle se sentait pas bien du coup j’ai du lui faire du bouche à bouche. Je n’ai fais que mon devoir de citoyen ! »

Je me lève et me casse, en riant. Faussement, mais je ris quand même. Je m’apprête à sortir, me retourne et là …

« Euh… » Je montre du doigt son collier de fleur multicolores :

« Et j’veux rien entendre Alex : oui, je sors avec ! Je porterai tous les cadeaux que tu me feras ! Et si t’essayes de t’en servir contre moi en m’offrant des trucs débiles, sache qu’au final, c’est toi qui aura plus honte que moi parce que je les porterai en te collant comme une mouche à merde ! Pigé ? …Allez on s’bouge les nazes ! Faut toujours vous attendre »


Petite Pute. Je secoue la tête, serrant la mâchoire. C’est ça monte devant. Gamin va. Elle démarre la voiture comme un bourrin et j’ai envie de lui décalquer sa face contre le volant. Oui, elle est loin celle que je trouvais presque mignonne dix minutes plus tôt. La vérité est qu’elle avait le don de retourner mes considérations comme un gant. Elle avait ce pouvoir dans le regard et dans le sourire. C’était Bonnie, mon brasier d’une vie. Et de la revoir là, non loin de moi, me fait sentir comme un gamin qui a retrouvé le port où il devait accoster, pour ne plus se perdre en route pour les prochaines épreuves.

Je souris presque. Tyler parle encore beaucoup, comme une vraie meuf mais en même temps, j’espérais quoi ? Le fait qu’il ne parle pas m’inquiéterais presque. Le jour où il sera silencieux, ça sera lorsqu’il sera les bras en croix dans sa tombe. N’empêche, ça ferait chier s’il venait à mourir celui-là. Putain, exactement le genre de type que je déteste. Celui qui est casse-couille au possible mais qui reste attachant quand il est loin. Bonnie lui dicte le programme… D’abord : On repère les magasins en bagnole. Ensuite on va bouffer. Ensuite on va chauffer la CB. Et tout ça, à débiter sur le compte d’Alexander Ethan Grey. Merci bien et bonne journée. J’entends déjà mon compte chialer d’ici …

Perdu dans mes plaintes pensives, je ne vois pas venir le coup de frein brutal… Mon visage vient brutalement se cogner contre le siège de Tyler. PUTAIN DE SALOPE. Je grogne en me tenant le nez, insultant le monde entier et surtout Bonnie qui est aux éclats avec Tyler qui se pisserait dessus tellement il n’en peut plus. J’ai l’impression d’être un putain de bouffon. La douleur est fulgurante. Je me masse le nez en sortant de la bagnole et en claquant rageusement la porte. Prendre sur soi. Prendre sur soi. Prendre sur soi. Je lève mes yeux…. Restau asiatique. Mes yeux vont des yeux carnassiers de Bonnie à l’enseigne du restaurant. Ma Carte Bleue était déjà entrain de tenter une fugue pour échapper à l’estomac mortel de Queen B. J’étais décidément foutu.

Tentative désespéré, je montre Tyler du doigt :

"Eh attends là ! Tu sais même pas s'il a le droit de manger asiat ! Ca s'trouve il pourra rien manger là dedans."


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MessageSujet: Re: 01. We Come in Pieces • Bonnie & Tyler Mer 30 Avr - 8:24

“I want you to hear me baby, Tell me why, sometimes darling “ ∞


« Je retire ce que je viens de dire, t’es dé-ses-pé-rant Ca m’va trop bien j’suis sûr ! Même pas besoin de vérifier ! Bon, Queen B, vient m’aider à choisir le reste. J’suis une véritable merde aujourd’hui, j’arrive à rien. J’me suis couché à 7h et ma mère est venue me réveiller à 8h pour que j’fasse mon injection et que j’bouffe un truc. Elle me tuera un jour avec ses conneries ! Je mets le pull noir ou le blanc avec des rayures ? Ou alors le gris… Putain je déteste l’hiver ! Il fait jamais aussi froid en Californie, pas vrai ? »

La rousse glousse et va effectivement l’aider à choisir le reste. Voir Tyler comme ça, ça la met toujours de bonne humeur. Certes il est égoïste sur les bords, il a une voix piaillarde ( comme la sienne en temps de crise de noblesse ), il s’agite toujours dans tous les sens, il est toujours en retard, et il est pas toujours gentil avec Alexander parce que c’est une putain de fashion princess. Mais c’est Tyler, il a le même syndrome que sa mère, le soleil dans les battements de ses bras et Bonnie adore le voir gesticuler, trouver un truc ou un mec mignon avec elle, il ne lui laisse pas le temps de réfléchir et ça lui suffit amplement. Il s’enfuit vers sa chambre, Bonnie soupire gentiment puis va s’installer près d’Alexander en parlant, parlant, parlant encore de tout et de rien. Elle lui dit qu’il a intérêt d’assurer aujourd’hui, qu’elle va pas le laisser tout payer sauf s’il joue son connard, qu’il doit lui donner son avis sur les fringues, et un avis sincère pas mitigé ! D’ailleurs elle doit s’acheter une robe, une noire, et un jean, encore un noir, et puis Tyler va la réprimander sur son manque de couleur, et…

« T’es presque mignonne comme ça, on dirait une Princesse. »

Ça la coupe net, c’est trop bizarre. Bien que Bonnie ne soit pas non plus étrangère à des mots gentils de la part d’Alexander ( poufiasse, satan, etc… ), ces mots là lui coupent le souffle et elle rougit. Mais pourquoi tu rougis ! T’es pas une midinette californienne bordel. Bonnie ne veut pas qu’il voit ses joues teintées alors elle attrape son grand visage et lui donne un baiser. Aussi parce qu’elle en avait envie, un peu. Beaucoup. Et forcément Tyler arrive en trombe à ce moment là alors Bonnie rate sa tentative de rester calme et lâche promptement le visage d’Alexander, les joues en feu. Elle déteste ça, ça veut dire quoi hein ! C’est pas Bonnie ça ! La rousse a envie de se mettre une bonne claque pour lui éviter de ressentir ce genre de conneries et surtout d’avoir l’air stupide. Elle déteste ça, elle n’est pas stupide et n’est pas une de ces pouffiasses qu’Alexander adore lever l’histoire d’une nuit. Bonnie c’est un roc, un pilier, inébranlable, qu’on ne repousse ni ne tire pas, c’est une femme inaccessible, qui fuit quand ça la dérange comme une voleuse le matin, ça c’est Bonnie. Elle secoue la tête et donne un coup de poing à Alex pour affirmer son mécontentement. Pff. Connard.

« Et j’veux rien entendre Alex : oui, je sors avec ! Je porterai tous les cadeaux que tu me feras ! Et si t’essayes de t’en servir contre moi en m’offrant des trucs débiles, sache qu’au final, c’est toi qui aura plus honte que moi parce que je les porterai en te collant comme une mouche à merde ! Pigé ? …Allez on s’bouge les nazes ! Faut toujours vous attendre »
« Tyyy… ! » geint-elle en le gratifiant d’une tape sur les fesses. Et lui, il glousse. Ça ne manque pas de la faire rigoler, et encore moins quand Alexander se voit une nouvelle fois voler sa place par un troisième mâle. Tyler se dépêche d’arriver avant le junkie et s’installe à l’avant. Bonnie gratifie Alexander d’un regard diabolique à travers le rétroviseur et démarre la bagnole en force comme pour lui rappeler qui est le patron aujourd’hui. Il blêmit, elle ne devrait pas jouer avec ça. Mais le junkie doit savoir que jamais elle ne le mettra en danger, et que malgré son caractère de feu et ses gesticulations, on ne peut pas lui reprocher sa conduite. Enfin, Hunter l’a fait, mais Hunter est un connard. Oh tiens illumination, Bonnie a quelque chose a dire à Alexander mais lui dira plus tard. Avec un sourire malicieux.

« Alors, mon chou, je t’explique. D’abord on fait un tour en bagnole histoire de repérer ce qu’on veut en premier ! T’as vu c’est les soldes… Ensuite on va manger et après on fait chauffer la CB, t’es ok ? »

Finalement, le temps passe vite quand on piaille, qu’on rit et qu’on fout un bazar pas possible. Bonnie est presque au comble du bonheur, surexcitée, mais les yeux droits sur la route. Ils finissent par arriver dans un centre-ville qui n’est ni Trimble, et encore moins Grayson. Un endroit où il y’a de la vie et des magasins, et des restaurants, et des putains de magasins ! Bonnie se baisse en accord avec Tyler pour regarder les boutiques et ensemble ils choisissent.

« J’veux aller là ! Non pas là… Tu connais ça toi Ty ? »

Faire du shopping c’est sacré, c’est toute une discipline qui demande ferveur, égoïsme, détermination, rapidité, pragmatisme, justesse. On dirait pas comme ça, mais les deux princesses sont rodées, et sont passées Lieutenant-Colonel-Général dans la pratique alors personne ne pourrait les détrôner. Surtout à deux, c’est beaucoup plus simple. Bien qu’il n’y ait pas un monde fou, toute personne en plus dans le magasin est un ennemi potentiel qui pourrait leur arracher leur pitance. Et ça, c’est inadmissible à leurs yeux. Néanmoins l’estomac de Bonnie grogne et pour être opérationnelle lors de la session magasins, il va falloir qu’ils mangent. La rousse sait où elle veut manger, si c’est sa journée, Alexander allait savoir pourquoi…

« Oops, pardon, j’ai pas fais exprès ! »

Son regard en dit long, la rousse s’extirpe de l’habitacle chéri avec un air de princesse, gloussant toujours comme une pétasse. Elle ne lui dira rien mais le pense très fort : tu vois comme t’as eu mal là ? C’est c’qui s’est passé quand tu m’as fermé la porte au nez. S’il ne comprend pas, c’est qu’il est définitivement attardé…

« Eh attends là ! Tu sais même pas s'il a le droit de manger asiat ! Ca s'trouve il pourra rien manger là dedans. »

Bonnie lance un regard de chiot battu à Tyler et ce dernier bat des cils. Un cri de victoire s’échappe de la gorge de la rousse, elle a gagné, c’est tout, Alexander ne peut rien dire. Bonnie sait pertinemment qu’il ne peut jamais manger comme il veut. Ça l’ennuie, mais il n’y a rien à faire. Tyler es un diabétique foutrement chiant ! Mais il est trop mignon alors elle attrape son bras et c’est l’heure de manger, sans manquer de tirer la langue à Alexander.

La rousse a fait attention à ne pas bourrer son estomac non plus, si elle se retrouvait avec un bide énorme pour les essayages, rien ne pourrait plus la démoraliser. Lorsqu’ils sortent, Bonnie est encore plus contente. Elle sait très bien ce qui l’attend et l’excitation regrimpe d’un coup. Elle sautille dans tous les sens, et revient se coller au bras de Tyler. En vrai, elle voudrait qu’Alexander se pose aussi à côté d’elle et comme ça, elle pourrait se la péter entre ses deux beau-gosses de mecs, ses garçons, sa princesse et son troll. D’ailleurs elle le lui intime d’un regard mais il ne semble pas comprendre ce qu’elle veut et jamais Bonnie ne lui dira, alors elle laisse tomber et attend comme s’il allait finir par comprendre.

« Bon ! Je l’ai dis à Alexander tout à l’heure, je te tiens au courant : il me faut absolument une robe noire, ok ? c’est le plus important avec la lingerie, après le reste on fait comme on veut. J’te laisse l’honneur de choisir la première boutique. »

La rousse opère une courbette anecdotique en ricanant. Tyler finit par exprimer son choix après moult tergiversations et dès lors que les trois compères entrent dans le magasin, Bonnie et Tyler se mettent en mode terminator du shopping. Des regards par-ci, des regards par-là. Bonnie chipe un t-shirt à la taille de Tyler dans le panier d’un mec parce qu’il a prit le dernier et l’échange avec un autre. Ils ricanent, se font leurs signes habituels, opine, secoue la tête, se montrent puis gardent jalousement. Les reines-mères du shopping sont intenables, ont l’œil vif et partout. Deuxième boutique. Alexander ne dit trop rien, mais s’exprime malgré tout chaque fois que Bonnie et son ami lui demandent un avis. Parfois ils ricanent ensemble et Bonnie s’est complètement radoucie à l’égard d’Ethan. Elle le couve parfois de ce regard un peu fier et s’en retourne à sa tâche, car il ne faut pas détourner Black Widow de sa mission. Bonnie adore les essayages. Elle supplie Tyler de lui choisir des robes, c’est son styliste perso et elle est son styliste personnel également. Ils s’échangent des conseils et Bonnie finit par filer à la cabine d’essayage en balancer deux jeans à Tyler, et une chemise à Alexander. Elle adore le voir dans des chemises, mais pas celles des petits PDs new-yorkais, non non. Celles qu'elle peut après lui piquer. Après quoi ? Après.. bref.

« Va essayer ça toi ! ça t’fera un cul d’enfer ! »

Bref, le bonheur pour Alexander. Et le paradis pour le duo Bonnie Tyler.

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MessageSujet: Re: 01. We Come in Pieces • Bonnie & Tyler Mer 30 Avr - 10:13

We Come in Pieces

today is the day you're gonna lose your pride, pride boy !

Il a terminé de râler et à présent, il ne lui reste plus qu’à profiter pleinement de sa journée. Tyler a encore un peu de mal à appréhender l’idée que c’est Alexander qui va lui offrir quoi que ce soit. Ca le gêne profondément en fait et il sait d’avance qu’il ne le laissera rien prendre pour lui. Réclamer c’est son truc, mais quand vient le moment de passer à la caisse, il se dégonfle toujours. C’est qu’il a été habitué à se voir refuser tout ce dont il avait envie à cause de problèmes financiers quand il était petit, et a prit l’habitude de bosser pour pouvoir obtenir ce qu’il veut. Souvent, il se laisse offrir des trucs par sa mère, jouant les divas, mais dans la semaine qu’il suit, il vient glisser quelques billets dans son sac à main, à son insu, pour la rembourser en toute discrétion. Elle le sait depuis le temps, mais a arrêté d’essayer de lui rendre son argent qu’il n’accepte jamais et dont elle sait avoir de toute manière besoin.
Mais pour le moment, il fait comme s’il était hyper emballé par l’idée bien entendu, et s’amuse à faire stresser le brun, reclus à l’arrière du véhicule de Bonnie pendant leur repérage, en lui parlant de toutes les choses qu’il va se procurer avec sa carte bleue.

Par contre, se faire offrir le repas, ça, ça ne le dérange pas trop. Manger c’est utile à la survie, surtout en ce qui le concerne, et puis il n’a rien réclamé alors…c’est un cadeau. Un cadeau, ça ne se refuse pas. Il sait d’avance qu’il ne va pas autant se régaler que ses amis à cause de ses restrictions, mais c’est toujours cool de manger hors de chez soi. Et c’est surtout cool de ne pas être celui qui cuisine pour une fois…
« Eh attends là ! Tu sais même pas s'il a le droit de manger asiat ! Ca s'trouve il pourra rien manger là dedans. »  
Bonnie lui jette un regard suppliant qui l’agace un peu. En gros, ce qu’elle lui demande avec cet air de chien battu, c’est de jouer le jeu pour lui faire plaisir, quitte à ce qu’il crève de faim. Mais comme il sait que ce ne sera pas le cas, il se contente de papillonner des cils pour lui accorder sa bénédiction. Et la voilà qui pousse un cri de joie. Au moins, il lui redonne le sourire. Il se laisse attraper par le bras et la suit à l’intérieur de l’enseigne en veillant à continuer de sourire. Ce n’est pas si difficile que ça, la journée s’annonce bonne.

Son riz nature, ses légumes, son thé et ses fruits frais avalés, il ressort une petite heure plus tard, repu et au comble du ravissement. Bonnie à son bras, il déambule comme un prince au milieu des passants. Dans son esprit évidemment, Alexander est un genre de garde du corps et lui-même est une super star…
« Bon ! Je l’ai dis à Alexander tout à l’heure, je te tiens au courant : il me faut absolument une robe noire, ok ? c’est le plus important avec la lingerie, après le reste on fait comme on veut. J’te laisse l’honneur de choisir la première boutique. »
« Tu dois aller à un enterrement ? » la taquine-t-il avant de s recentrer sur ses propres petits besoins.
Sauf que de son côté il n’a besoin de rien alors… C’est dur. Et puis il y a tellement de boutiques chouettes dans le coin ! Bon, ok, ce ne sont toujours pas les boutiques d’Hollywood hors de prix, mais y a de chouettes trucs quand même. Toujours plus de boutiques de meuf que de mec maiiiis… Ca fait largement l’affaire ! Surtout par rapport à son budget.

Après un interminable moment, il finit par faire porter son choix sur Hollister et ses mannequins dénudés. Il s’amuse évidemment à parader près d’eux avant de pénétrer pour de bon dans la boutique et commencer à flâner dans les rayons, en mode chasseur.
C’est ça la partie la plus amusante. Dépouiller les autres types, scanner les rayons pour repérer LE vêtement parfait, se trimballer dans la boutique avec un milliard de trucs pour finalement jouer sa diva et tout laisser en plan dans la boutique, faire chier les vendeurs de trois cents façons différentes et les voir garder leur calme… Un véritable plaisir !
La partie essayage est toujours un peu plus compliqué et il a toujours l’impression que rien ne lui va et ça lui donne envie de se tirer une balle. C’est trop large, mal coupé, tâché, trop petit, pas assez ceci ou trop cela. Heureusement, Bonnie est là pour lui mentir et s’exclamer de temps en temps que tel pantalon ou tel tee-shirt lui va trooop bien ! AAAH !
Il sait qu’elle ne dit pas ça pour lui faire plaisir, c’est pour ça qu’il aime faire les boutiques avec elle. Alexander lui, se contente de quelques grognements quand ils le sollicite. Ce que Tyler s’assure de faire à chaque nouvelle fringue essayée. Le mieux, c’est d’essayer trois fois de suite les mêmes pour le faire comparer, pour ne finalement prendre aucun des deux tee-shirt…
D’ailleurs, lorsqu’ils quittent la première boutique : Tyler a encore les mains vides.        

Dans la seconde, Tyler joue les stylistes pour sa rouquine au corps parfait. Elle est son modèle préféré ! Ca le change de ses virées shopping avec Norrie qui est empâtée et toute petite, la pauvre. Rien ne lui va jamais et il ne peut pas s’amuser à l’habiller comme une poupée grandeur nature. Encore que jouer à la poupée n’a absolument jamais été son truc, n’en déplaise à Ethan qui le prend pour un cliché ambulant…
Bonnie finit par lui rendre la monnaie de sa pièce et lui filer deux jeans à essayer. Il ne se fait évidemment pas prier et disparaît dans sa cabine, le sourire aux lèvres. Il vient de terminer d’enfiler le premier (qui lui fait un cul absolument plat et naze au final) quand son téléphone portable se met à vibrer. Il le tire de sa sacoche et son sourire s’efface lorsqu’il constate qu’il a reçu quatre SMS du même numéro en une vingtaine de minutes seulement.

Steve a écrit:
Can we meet today?
Steve a écrit:
I need to see you… My girlfriend dumped me... Call me or text me back with the address.  I’ll meet you there.
Steve a écrit:
Why aren't you answering my texts?? I  REALLY need to see you!!!
Steve a écrit:
"Steve"]You want me to beg is that it? You want me to beg you, you fucking cunt?! CALL ME!
Tyler déglutit, la bouche soudain affreusement sèche, son regard chocolat fixé sur l’écran. Il entend Bonnie piailler dans la cabine juste à côté et lui lance un : « deux secondes ! », avant de faire courir ses doigts sur le clavier pour prévenir Steve qu’il est occupé aujourd’hui et vraiment désolé. Inutile de lui répondre que s’il s’avise de l’insulter une fois encore, il peut s’asseoir sur sa bite pour le voir. Déjà parce qu’il sait qu’à la manière des vendeurs, il doit rester de marbre en toute circonstance pour conserver sa petite clientèle, et ensuite parce qu’il a simplement l’habitude de se faire insulter.  
La réponse ne se fait pas attendre :

Steve a écrit:
I don’t give a fucking fuck about your agenda! I need to see you now! If you don’t meet me, i’ll kill myself.

Tyler tique. Putain qu’il déteste quand ils jouent les dramaqueen et menacent de se suicider ! Pas étonnant que sa meuf l’ait largué, ce type est une véritable fiotte ! Un faux dur, une petite saloperie mesquine…mais pétée de thune.
Bonnie s’impatiente de l’autre côté de la petite porte qui les sépare. Elle veut lui montrer sa robe et voir ce que donne le jean qu’elle lui a trouvé. Il roule des yeux, ravale un juron et se décide à sortir pour lui accorder un peu d’attention.
La vision de Bonnie lui fait oublier l’espace de quelques secondes le problème qu’il a sur les bras. Elle est superbe.
« T’es trop belle, sale pute » lui lance Ty en souriant de toutes ces dents, pendant qu’elle prend la pause  avant de commenter ce qu’il porte lui-même. Elle partage son avis et regrette son choix de sélection. « J’vais essayer l’autre » tranche-t-il avant de se renfermer dans sa cabine sous les protestations de Bonnie qui voulait son avis concernant la chemise d’Ethan. « Il est beau comme un cœur ! » lance le cuisinier à travers la porte fermée de sa cabine, avant de pianoter à nouveau sur son clavier.

Il finit par fourrer rageusement le téléphone à nouveau dans sa sacoche pour essayer de se concentrer sur ce qu’il a à faire : à savoir : essayer des fringues. Mais finalement, au lieu d’enfiler le second jean que Bonnie lui a sélectionné, il renfile le sien. Plus envie. Ce connard de Steve lui a pourri son groove. Et a encore répondu. Encore des menaces.
Agacé, Tyler attrape les fringues, récupère ses propres affaires et quitte la cabine pour aller tout confier à la vendeuse. Elle tente de sa voir ce qui clochait et il lui marmonne simplement que tout est à chier avant de rejoindre Alexander qui prend son mal en patience sur le sofa central, face à la cabine de la rouquine. Elle en a pour une heure avec tout ce qu’il lui a filé à essayer…
Tyler lui donne un petit coup de coude et tente de sourire.
« Tu la prends cette chemise alors ? »
Pendant qu’Alexander répond avec un enthousiasme digne d’une moule d’eau douce, Ty sent son portable vibrer. Il se mord l’intérieur de la bouche et s’apprête à consulter l’écran lorsque Bonnie sort à nouveau pour défiler. Quand elle remarque qu’il est assis et non dans une cabine, elle fronce les sourcils avec réprobation.
« Mais qu’est-ce que tu fous ? J’ai même pas vu ce que donnait le deuxième jean ! »
« Il donnait de la merde ! J’ai trop grossi. Et cette robe est mal coupée, mate ça » enchaine-t-il pour changer de conversation, en se levant pour lui montrer le flottement de tissu peu esthétique à l’arrière. « Retire-moi ça. Essaye celle-là maintenant ! »
Et hop : crise évitée ! Bonnie retourne s’enfermer et il retourne s’asseoir près d’Alexander en jouant avec son collier de fleurs.
« Qu’est-ce que t’as fais au juste pour mériter ça ? Pas qu'ça me dérange hein mais... » lui sourit le jeune homme, taquin.


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MessageSujet: Re: 01. We Come in Pieces • Bonnie & Tyler Sam 3 Mai - 18:40

Si j’dois me taper l’après midi à faire les magasins avec ces deux poufiasses, autant m’offrir une petite compensation : Bouffer comme 4. C’est moi qui paie non ? Alors, je vais certainement pas me priver. Après avoir enfilé ce que serait capable de s’enfourner un obèse pro-McDo n’ayant avalé aucune nourriture depuis trois jours, Bonnie nous conduit à droit, à gauche mais surtout nulle part. Je me laisse porter sans rien dire, tirant la gueule parce que faut être honnête, ça me faisait vraiment chier d’être ici même si j’étais content de les retrouver. Ca faisait un bail que nous nous étions pas retrouver tous les trois pour une journée pareil. C’est ce que je me dis lorsque je suis assis sur le canapé du magasin où nous sommes. J’sais pas où on est et à vrai dire, je m’en branle. Quoi qu’il arrive, ma CB ira chialer sa vie donc… Pourquoi se faire plus de mal qu’il n’en sera causé ? Je regarde la foule qui ne ressemble qu’à un troupeau de vache se ruant vers leur foin pour se remplir la panse. Ils sont d’un pathétique… Forcément, Bonnie et Ty, c’est pas pareil. Eux sont des princesses qui se démarquent du lot, qui se baladent en roulant du cul de manière princier, renvoyant chier comme un camionneur celui ou celle qui leur a prit le dernier haut trop cool ou allant le voler dans le panier qui traine par là. Deux vraies biatch, y a pas à chier. J’hausse les épaules et les laissent faire leur truc. Je chope mon portable et échange deux trois nouvelles avec des « potes » jusqu’à ce qu’un morceau de tissu m’atterrisse droit dans la gueule. Une chemise grise chinée que Bonnie m’oblige à essayer. Je soupire et claque de manière exagérée mes mains sur l’accoudoir du fauteuil pour manifester ma lassitude. Je la regarde partir faire ses propres essayage après avoir balancé des jeans à Ty’. Je soupire et entre dans la cabine. J’enlève ma veste et mon tee-shirt avant d’enfiler le tissu. Je boutonne la chemise tout en me regardant… m’ouais. Bonnie avait l’œil pour trouver le truc qui m’irait et cette fois encore, elle a visée juste.

Je sors de la cabine et tombe nez à nez avec la vendeuse qui me regarde de la tête aux pieds.

« Cette chemise vous va à ravir Monsieur. »

Sous entendu : je me ferais un plaisir de te l’arracher pour une partie de baise. J’esquisse un sourire en coin en regardant les manches du vêtement. Je m’apprête à lui que ce qu’il y a dessous est beaucoup mieux jusqu’à ce que Bonnie sorte de sa cabine d’essayage vêtue d’une robe noire fendue qui lui moulait à la perfection chaque forme qu’elle avait. Poitrine et longues jambes misent en valeur, épaules dénudées. La vendeuse n’existe plus, seule mon envie devenir dévorer la peau de ses épaules nues me hantent. Elle était tout simplement au sommet du sexy et je ne me priverais pas de la coincer dans la cabine d’essayage pour venir m’imposer en elle si Tyler n’était pas là. Les protestations de Bonnie m’extirpe de mes idées osées mais jolies et je me rends compte que mon cœur bat plus vite que la normal sans que je n’en comprenne la raison. J’ai soudainement chaud et mon regard carnassier se plante sur Bonnie qui complimente cette chemise que je porte et qu’il faut bien évidemment que j’achète à tout pris. Elle me demande d’un regard son avis … sans gêne, je montre mon regard du doigt qui en disait long sur ce que je pensais :

« Je crois qu’il parle pour moi. »

Et j’ai bien autre chose qui aimerait s’exprimer mais nous en resterons là.

Affalé sur le canapé, je les attends encore. J’ai l’impression que ce sont deux gamins lâchés en plein magasin de jouet… Je les regarde avec leur fringue et j’me dis que j’aurai dû prévoir une tente et un sac de couchage parce que partie comme ça, ça allait prendre la nuit. Tyler vient me rejoindre, l’air agacé plus qu’autre chose. Il tente un sourire un peu crispé, je n’en tiens pas compte même si j’suis un peu surpris. Enfin, pas tant que ça. Tyler s’ennuyer dans un magasin ? Non, jamais. Sauf s’il est à chier. Mais Tyler agacé parce qu’un jean est mal taillé et qu’il lui donne l’impression de ressembler à Moby Dick –Mais MobyDick version anorexique à cause de la pénurie de poisson -, ça, c’est tout à fait plausible…

« Tu la prends cette chemise alors ?
- Est-ce que j’ai vraiment le choix… ? »

Je montre du doigt la cabine de Bonnie d’où elle sort.

« Mais qu’est-ce que tu fous ? J’ai même pas vu ce que donnait le deuxième jean !
- Il donnait de la merde ! J’ai trop grossi. Et cette robe est mal coupée, mate ça »

Et il n’a clairement pas tord… Contrairement à l’autre robe qui sublimait ses courbes et me donnait envie d’explorer de nouveau sa peau comme avant, celle-ci lui donne des airs de paysanne sortie tout droit de la petite maison de la prairie. Du gâchis… Eh mais, depuis quand j’me la joue expert en mode moi. Putain, vous faites chier bande de salope. Faut que j’me casse ici, c’est un endroit pour PD et j’ai rien à foutre ici. Tyler lui en donne une autre avant qu’elle ne chiale de frustration et de vexation, et je remarque qu’il porte toujours cet affreux collier. Les gens le reluquent, mais on s’en branle. Lui, il s’en fou toujours de ces petites gens qui regardent mal. Il les emmerde. Moi aussi. Qui sont-ils de toute manière ? Rien que des moutons à venir claquer leur thune jusqu’au découvert, juste pour être cool. Est-ce que Ty est de ce genre là ? Peut-être, mais lui c’est pas grave. C’est pas pareil.

« Qu’est-ce que t’as fais au juste pour mériter ça ? Pas qu'ça me dérange hein mais... »

J’écrase un rire amer en me passant une main dans les cheveux. Lui-même sait que si on est ici, c’est pour une raison bien précise et pas parce que je l’ai voulu du plus profond de mon être…

« Disons que j’ai voulu … corriger certaines choses. Et que pour ça, il y a un prix à payer… » Je jette un regard sur la cabine de Bonnie et imagine le nombre incalculable de fringue qui s’y cache. « Un putain de prix à payer même. »

Ouais, j’suis bon pour cumuler les heures supplémentaires le mois prochain et de doubler les deals dans les rues sombres de cette ville de taré.

« C’est moi qui lui ai proposé, j’suis suicidaire mais j’ai donné carte blanche au caniche pour faire ce qu’elle voulait. A cause de… Ouais, enfin bref. On s’en fou, juste que si là je crois être au bagne, j’me demande ce que ça donnera tout à l’heure. »

Ouais, ça sera l’enfer mon pote. Je ne raconterais pas les détails du pourquoi du comment parce que de 1) Pas devant Tyler. Je connais ce mec et je sais que si j’lui dis que c’est parce que Bonnie me manquait et parce que je l’ai foutu à la porte le jour où Carter était là, je vais en entendre parler jusqu’à ma mort et bien au-delà encore. De 2) parce que je n’aurai de toute manière pas réussi à le lui expliquer. J’ai déjà eu du mal à faire tout ça, c’était pas pour en plus poser des mots dessus.

« Et toi alors, tu te prends rien ? C’est Tonton Alex qui offre, alors autant en profiter. »

Pour une fois, je n’suis pas amer. Ces deux là me ramollissent et c’est vraiment pas bon pour moi. Mais je l’ai bien voulu. Si c’était ce qu’il fallait faire pour retrouver Bonnie alors soit. Elle n’était pas qu’une nana parmi tant d’autre, alors autant mettre le paquet, non ? Si on m’avait dit que je ferais tous ces efforts un jour, je crois que j’aurai passé un mois complet à rire de ma propre personne.

« T’es content d’être là au moins ? T’avais l’air de tirer un peu la gueule tout à l’heure. Ton mec t’as pas donné le biberon ce matin ? »

Taquin à mon tour, inutile de préciser ce que j’appelle « le biberon ». Tyler est encore un bébé comme Bonnie : Il tète pour en tirer le lait !

Je sais que Tyler est une prosti-pute mais pour une fois je ne fais pas référence à ça. Sujet sensible ! Et ma dernière envie était qu’il fasse la gueule pour de bon et qu’il ne vienne gueuler ici.
Après ce qui me semble être une éternité, Bonnie sort de la cabine.

« Ca y est Princesse, on peut rentrer ? »

C’était comme si je venais de dire qu’en fait, tout ça n’était qu’une putain de blague que je n’allais rien payer et qu’elle pouvait se carrer sa journée dans le cul. Et il en va de même pour Tyler et son regard qui ressemble aux flammes de l’enfer… Mes épaules s’affaissent, abattu et résigné. Je sais pas combien de putain de boutique on fait mais j’ai la gerbe et la tête dans un étau. Plus on avance, plus la foule m’insupporte. Je perds Bonnie et Ty en chemin, dans un grand magasin bourré de monde. L’une parce qu’elle veut absolument chopper les meilleurs promo’ et l’autre parce qu’il est trop occupé à pianoter sur son portable depuis plus d’une heure… J’en peux plus, j’vais péter les plombs. J’suis chargé comme un putain de canasson, j’suis fatigué, saoulé. Marre d’entendre « Ca m’va pas », « j’suis grosse », « j’ai pris du poids », « Putain mais t’es plus belle que moi », « Alex tu peux porter ça ? », « ALEX ! plus vite ! A cause de toi on va louper le meilleur tu fais chier ! » …. RAS LE CUL MERDEEEEE.

Je soupire, me fraie un chemin du mieux que je peux avec je ne sais combien de sac au bras, agacé au possible et près à sortir une mitraillette invisible pour tous leur trouer la gueule et leur faire fermer leur putain de bouche encrassée, jusqu’à ce qu’une petite rousse rondelette me bouscule. Et là, autant dire que j’ai la patience d’une moule. Je soupire et grogne

« Oh ça va, vous n’aviez qu’à regarder où vous alliez ! »

Je me retourne lentement pour lui faire face. J’crois que t’as pas très bien compris à qui t’a à faire, connasse. T'es moche, grosse, informe, boutonneuse, botoxé à souhait... alors exuse moi mais :

« Ecoute le gros tas, ferme ta gueule. Si tu faisais déjà 25 kilos de moins, peut-être que j’aurai eu la place de passer sans que tu ne me fasses chier. C’est pas de ma faute si la taille de ton cul ressemble à deux continents séparés par une tranchée. »

Fais chier putain de merde. Sans écouter les insultes qui fusent derrière mon dos, je décampe, le corps bouillonnant d’agacement mais aussi d’étouffement. Trop de monde, trop de jappement humain. Je sors du magasin et inspire une bonne bouffée d’air frais en jetant sans ménagement les sacs à mes pieds. Mains sur les hanches, visage vers le ciel, je respire enfin la liberté et l’espace. Après, on m’demande pourquoi j’déteste le peuple, putain. Je m’adosse au lampadaire face à moi. Je sors une clope et m’en fume une, tranquillement, laissant mes nerfs descendre de deux ou trois crans. Plus JAMAIS je ne fais ça…

Mon regard se lève et c’est un Ty agacé/paniqué/saoulé que je vois sortir, le portable encore en main. Il semble se casser comme ça, sans rien dire.

« Eh ! Tu pars où comme ça ? Tu t’fais autant chier que ça ? »

Je désigne son téléphone d’un mouvement de tête. Comportement curieux de la part de Princesse Peach qui, même sous l’annonce d’un tremblement de terre, ne louperait pas une occasion de pouvoir refaire sa garde robe. Il me sort qu’il a une urgence et qu’un de ses potes est dans la merde. J’hausse un sourcil face à ce qu’il me dit. Impossible d’y voir le mensonge, ce mec est la nouvelle star d’Hollywood concernant la comédie.

« Et t’as besoin d’aide ? J’peux jouer les garde du corps s’tu veux… c’est toujours mieux que jouer le « Porte-sac » pour Mesdemoiselles. »

Tu m’étonnes… Mais il me dit que non. Il m’affuble de quelques insultes gentillettes avant de se tirer, me disant qu’il nous enverrait un texto pour savoir où nous en sommes lorsqu’il aura finit. J’hausse les épaules, ne cherchant pas plus loin. J’suppose que si Tyler se casse en pleine partie shopping, c’est que l’urgence devait avoir son importance. J’attends encore de longues minutes presque insoutenable où j'ai le temps de fumer deux autres clopes, avant que Bonnie ne sorte de ce foutu magasin. J’implore le petit bon dieu pour qu’elle ne me dise pas de refaire un tour.

« C’est bon maintenant ? J’suis crevé là et si j’rentre dans un magasin de plus, je te jure que je recréer leur déco avec la tête de chacun. »

Elle fait mine de réfléchir un instant face à mon regard noir d’agacement… Epic Fail. Elle m’esquisse LE sourire qui me dit que NON on pas terminé cette PUTAIN DE JOURNEE. Moi qui croyais que le départ précipité de Tyler allait lui suffire pour se dire que ça servait à rien de continuer… autant croire qu’elle allait me dire « Oh oui rentrons et j’vais te faire un massage en rentrant ». Cette blague…

Je regarde les sacs qui jonchent à mes pieds. Ceux de Bonnie et Tyler que je traine jusqu’à un énième magasin. Mes yeux parcourent la vitrine : la lingerie. Mon regard va d’un ensemble à Bonnie…

« Bah fallait m’le dire plus tôt que tu voulais venir ici pour me faire un cadeau. »

Je l’imagine sans peine dans cet ensemble noir et je me dis que si c’est pour avoir ça une fois à la maison, un dernier petit effort était de mise…
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MessageSujet: Re: 01. We Come in Pieces • Bonnie & Tyler Dim 4 Mai - 15:27

We Come in Pieces

today is the day you're gonna lose your pride, pride boy !

Et voilà à quoi il en est réduit. Il a su que les choses allaient tourner courts dès le moment où il a remarqué les SMS non lus sur l’écran de son portable. Tyler a tout de suite su que la journée n’allait finalement pas être si parfaite que ça… Mais il a l’habitude et il va se raccrocher à ce qui a roulé jusque là : ses quelques achats, son rapprochement avec Bonnie et Alexander et le super repas qu’on lui a payé dans un restaurant. C’est vrai quoi : il ne fout jamais els pieds dans des restaurants ! C’est cher et c’est relou à gérer avec son diabète à la con… Rien n’est parfait, c’est tout, il faut qu’il fasse avec. Et c’est ce qu’il va tenter de faire comprendre à sa rouquine d’amour.
« Tu vas vouloir t’énerver, mais tu ne vas pas le faire… Tu sais pourquoi ? Parce que quand tu t’énerves, tu deviens laide. Y a une veine qui apparaît sur son front et qui est super perturbante. Ta pop-up vein je l’appelle ma douce… Chante Poker face en remplaçant le refrain par Pop-up vein… Comme ça regarde : I'm getting mad show you what I got  ! Can read your, can read your : we all can read your pop-up vein ! »
Il voit bien qu’elle s’impatiente et que ça ne l’amuse qu’à moitié, alors il préfère se montrer plus direct et arrêter de tourner autour du pot.
« Bon faut vraiment que j’file ma douce salope… Chut ! Avant que tu protestes, je veux que tu penses à tout le fun qu’ona  déjà eu et que tu te concentres sur al manière dont tu vas pouvoir continuer de torturer Alexander sans moi pour quelques heures. Parce que j’en ai que pour deux petites heures au max ! C’est promis ! » jure Ty en essayant de se souvenir du signe des scouts, en vain. Fuck it ! « J’te jure que j’en ai pas pour longtemps et que je me ferai pardonner ! J’filerai pas si c’était pas hyper important. Je t’expliquerai en revenant, ok ? T’es un chou je t’aime adieu ! »
Et avant qu’elle ait pu protesté, il a déposé un baiser sur ses lèvres et s’est éclipsé en vitesse.

Ils ont perdus Alexander depuis quelques instants, sans s’en rendre vraiment compte, ce qui arrange particulièrement Tyler. Il a l’impression qu’il n’arrivera pas à duper le grand brun aussi facilement que sa colocataire obnubilée par son shopping… Il n’arrive toujours pas à comprendre comment ce connard de junkie a bien pu deviner qu’il arrondissait ses fins de mois en faisant des "trucs", mais c’est le cas et maintenant… Il a l’impression que son regard est plein de jugement à son égard. Ca l’agace.
« Eh ! Tu pars où comme ça ? Tu t’fais autant chier que ça ? »
…Putain ! Mais c’est quoi cette après-midi totalement à chié et plein de rebondissements relous ? Il faut qu’il tombe pile poil sur Alexander alors qu’il est sur le point de rejoindre Steve qui fait le pied de grue devant le centre commerciale.
Tyler baisse les yeux vers l’écran de son téléphone qu’il tient fermement dans sa main et s’accorde trois secondes pour se glisser dans la peau de son personnage. Il vient à la rencontre d’Alexander pour lui expliquer la situation. La fausse situation, bien sûr.
« Nah, ça fait chier mais j’ai un pote dans la merde, faut absolument que j’y aille. J’ai prévenu Bonnie, elle fait la gueule mais j’ai pas l’choix. J’vous retrouve dans deux p’tites heures de toute façon ! »
« Et t’as besoin d’aide ? J’peux jouer les garde du corps s’tu veux… c’est toujours mieux que jouer le « Porte-sac » pour Mesdemoiselles. »
« Va t’faire foutre, sale con insolent. Non mais ça ira, c’est pas une urgence qui requiert des gros bras sans cervelles dans ton genre. C’est une merde qui requiert de la finesse et tu vois, il se trouve que j’ai écrit un putain de bouquin sur la finesse pendant que tu faisais du coloriage ! Puis va t’faire, j’sais pas pourquoi j’te parle ! J’me dépêche ! » lance-t-il en commençant à s’éloigner « J’vous envoie un textos pour savoir où vous en êtes et puis on s’retrouve ! J’fais au plus vite ! Et perds pas mes sacs où j’te défonce ! »
Là-dessus, il se détourne pour de bon et s’éloigne sur le parking, en direction du taxi de Steve. Une chance que ce sale con soit chauffeur ! Ca donne un peu plus de crédibilité à son histoire de fuite soudaine pour aller rejoindre un pote.

Il monte à l’arrière et Steve lui jette un regard suspect.
« Pose pas de questions et démarre. On va au skatepark » soupire Tyler avant de se laisser aller sur la banquette, fermant les yeux pour s’accorder quelques secondes de répit.
Quelques secondes pour chasser Tyler de sa tête. Tyler et son agacement d’être arraché à sa sortie entre potes, Tyler qui a un petit ami ou presque, une mère et un tas d’autres choses. Ce Tyler là va se mettre dans un coin, écouter de la musique à fond et fermer les yeux à s’en fendre les paupières.
« Merci d’être venu… Je pétais les plombs. Si tu savais c’qu’elle m’a dit cette salope… »
« C’est normal mon chou, j’suis là pour ça » répond l’autre Tyler en se redressant pour venir glisser une main compatissante sur l’épaule de son client. « Oh la vache ! T’es rudement tendu effectivement… T’as bien fait de m’appeler, je vais arranger ça en un tour de main ! »  


_________________
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Dernière édition par Tyler A. Lawson le Dim 8 Juin - 13:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 01. We Come in Pieces • Bonnie & Tyler Dim 18 Mai - 19:41

“I want you to hear me baby, Tell me why, sometimes darling “ ∞



Bonnie regarde Tyler se frayer facilement un chemin parmi les pouffasses du magasin et se demande pourquoi chacun de ses pas creuse le gouffre qui s'installe à l'intérieur d'elle. L'espace d'un instant elle se sent abandonnée à son triste sort de partenaire shopping alone. Ça la fait chier que son Tyler se casse sans préavis et il a vu juste, Bonnie est énervée mais n'a pas eu le temps de répliquer. Il sait y faire avec elle comme elle sait jouer d'Alexander. La rousse pousse un soupir ennuyé et regarde les articles qu'elle a dans les mains, incapable de dire s'ils lui  font réellement envie ou non. Elle soulève le regard et fait un  tour d'horizon, ce n'est que maintenant qu'elle se rend compte de l'absence d'Alexander, et le fossé se creuse violemment. Bébé Bonnie est toute seule, faire du shopping sans Tyler, c'est vraiment une tragédie pour elle et impensable; respirer sans Alexander, c'est carrément mortel. Cette pensée lui extirpe un frisson de stupeur. La junkie finit par déposer deux hauts à leur place et un jean en trop puis file distraitement à la caisse. Une fois sortie, elle se rend compte qu'Alexander était juste sorti prendre une clope mais, elle lui balance un regard carnassier lorsqu'il lui demande de rentrer. Son affront pour l'avoir abandonnée dans les rayons pleins de danger du magasin ne restera pas impuni. Et puis, Bonnie n'arrive pas à ne plus faire la gueule en ce qui concerne son ami parti. Elle était bien, là, avec lui. Ça lui avait manqué comme l'an 40, elle le sait, même si elle déteste son égoïsme, Bonnie trouve en lui une chaleur amicale nourrissante. Et il a sauvé Alexander. Que dire de plus, c'est comme s'il l'avait sauvée elle, Bonnie le sait, ce soir là c'est aussi sa misérable existence à qui il a donné une chance de plus. La junkie n'aurait pu affronter la réalité du monde sans Alexander. C'est un fait, elle ne connait rien d'autre comme vie, et ce, depuis ses 1 an. Inséparables, depuis le début.

« Bah fallait m’le dire plus tôt que tu voulais venir ici pour me faire un cadeau. »

La voix d'Alexander la tire de ses pensées alors qu'ils se trouvent devant une boutique de lingerie. Bonnie adore la lingerie, c'est son petit truc à elle et Ethan peut se vanter d'avoir été le cobaye de ses tests dénudés. Mais elle ne veut pas rentrer dans son jeu aujourd'hui, parce que c'est sa journée, que Tyler est parti et que se retrouver seule avec lui dans un magasin de lingerie c'est avoir une chance sur deux qu'il l'attrape dans la cabine d'essayage.

« Ah... T'énerves pas Don Juan, tu peux rêver ! C'est ma journée on fait uniquement ce que je veux. Et il va falloir que tu sois extrêmement conciliant maintenant que Tyler est parti. »

La rouquine lui balance un regard papillon avant de reprendre son air bougon et d'entrer sans préavis dans la boutique. Deux heures il a dit ? Donc, deux putain d'heures ultimes de sacrifice pour Alexander.
Finalement ils ressortent presque aussi vite qu'ils sont rentrés. Bonnie exécrable s'est prit la tête avec une vendeuse mal-aimable - ou mal-baisée selon les termes de Bonnie et cette dernière lui a jeté l'ensemble à la gueule, menaçante par des représailles à grands renforts d'emphases tragiques. Plus agacée qu'elle ne l'était en rentrant, Bonnie entre dans l'habitacle de la dodge et attend son ami junkie pour enfin démarrer et rentrer. Ils n'échangent pas un mot, enfin, Alexander tente de la faire rire mais ça n'a aucun succès alors il finit par lui aussi se taire.

« Pose les sacs. Je dois te faire essayer un truc. »

Bonnie balance ses propres sacs sur la table de la cuisine et prend un air pincé, agacé puis file s'enfermer dans la salle de bain. Alexander n'a le temps de rien dire ni d'objecter quoi que ce soit, et en réalité, il ne vaut mieux pas. La première chose que fait Bonnie c'est d'attraper un flacon de Prozac et d'avaler deux cachets à la va-vite. Il se passe un temps fou avant qu’elle ne revienne à la réalité, et se rappelle qu’elle a demandé à Alexander de venir la rejoindre pour qu’il essaie un truc. Une chemise, en fait, qu’elle a choisie pour lui, parce qu’elle connaît ses mesures et les teintes qui lui vont parfaitement. C’est son truc, elle le connaît par cœur. Elle pourrait le dessiner dans le noir, avec une main en moins et sans voir son ouvrage avant la fin. Bonnie est observatrice quand elle ne parle pas.
D’un geste vif, elle déverrouille la porte et s’adresse au grand troll sans aucune trace d’amabilité. Elle n’arrive pas à se défaire de l’amertume qui la guette. C’est sa journée à elle, et voilà, ils veulent la lui gâcher, en fait. C’est une conspiration.

« Bon ben, ça fait une paie que j’t’attends, tu peux te ramener ! Prends le sac. Le bleu putain ! allez vite ! »

Elle souffle et laisse la porte grande ouverte. D’un geste lorsqu’il entre elle lui intime de défaire sa chemise. C’est à ses risques et périls mais peu importe, son agacement est tel qu’elle le regarde se défaire de son vêtement, assise sur le dessus de la cuvette, une joue calée dans sa main droite, autoritaire. Il finit par défaire son haut, elle attrape la chemise et lui balance. Ils ne disent rien, elle ne fait que regarder, puis la rousse finit par soupirer et se lève, agacée par les boutons qu’il met maladroitement.

« Non mais, Alex ! Mets-y du tien !... Bon, j’m’en charge. »

Bonnie se redresse et attrape les deux bords de la chemise qu’elle a choisie pour les réarranger. Son œil affuté, avisé, se rend immédiatement compte que la chemise est bien taillée, comme elle l’avait prévu. Ses doigts glissent sur le tissu, défont les boutons mal-arrangés. La junkie est plus petite que lui, d’une tête au moins, alors ses yeux tombent sur sa nuque puis remontent sur sa mâchoire, qu’elle observe se contracter. Elle adore ça, et avant même qu’elle ne se rende compte de son geste et de la situation, Bonnie a déjà posé ses mains sur le torse de son ami. Sa chaleur est contagieuse, elle-même se réchauffe, ses mains glissent, encore et se posent sur sa nuque. Son rythme cardiaque s’accélère, pour un moment l’espace-temps s’arrête et se suspend alors que sa respiration se désagrège sous un nouveau poids qui lui paraît inédit. Elle n’a soudainement plus envie de le quitter et de se séparer, inconsciemment son corps s’est rapproché du sien. Il n’existe plus rien qu’elle et lui, et avant même qu’elle n’ait eu le réflexe de s’effacer, de se stopper, la rousse a déjà posé ses lèvres sur celles de son junkie. C’est étrange, elle perçoit les sensations qu’elle a cru rêver la veille durant un court sommeil. Son corps se colle au sien comme s’il était possible d’aller plus près encore, ce qui est bien évidemment impossible, ils devraient fusionner là maintenant pour opérer cette magie. Bientôt l’étincelle se transforme en brasier et Bonnie accroche le col d’Alexander pour qu’il reste près d’elle. Il n’opère aucune résistance, et encore moins lorsqu’elle le repousse contre le mur pour apprécier davantage la température de sa peau, la multitude de muscles et l’incroyable force qui émane de l’avantage naturel qu’il avait d’être plutôt grand et baraqué. Bonnie adore ce corps et encore plus lorsqu’il l’enserre contre lui, comme le plus précieux des diamants, gardé jalousement mais protégé car fragile.

Elle perçoit les effluves de sa peau et les garde en elle comme des souvenirs, comme si elle savait que bientôt elle devrait s’en aller et stocker chacun de ses sens tourmentés dans ses souvenirs. Elle piocherait à sa guise dans cette réserve de réminiscences pour se garder en vie, se réchauffer les journées de pluie loin de lui. Mais à cet instant elle ne pense plus à ça, rien ne pourrait la détourner des lèvres d’Alexander, de ses mains puissantes accrochées à ses hanches. Elle ne compte pas le laisser tomber, mais il n’essaie pas non plus de la repousser. Tout son être s’accroche à l’air divin de cet instant.

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MessageSujet: Re: 01. We Come in Pieces • Bonnie & Tyler Jeu 22 Mai - 20:58


« Ah... T'énerves pas Don Juan, tu peux rêver ! C'est ma journée on fait uniquement ce que je veux. Et il va falloir que tu sois extrêmement conciliant maintenant que Tyler est parti. »

A quel moment je me jette sous les roues d'un camion ? Peut-être que maintenant, ça serait cool. Combien de mec serait aussi con que moi pour se taper la journée dans les magasins avec des princesses pareilles ? Sûrement des putains de tapettes. Moi j'suis ici juste pour recoller les morceaux, rien de plus. Il me tarde de rentrer chez moi, putain. Pas que ça soit un calvaire d'être avec eux... Enfin, ça commence à le devenir. Pourtant, inutile de faire une thèse pour savoir ce qu'ils sont pour moi mais là, ma patience atteint sa limite. Pourtant, je la suis et je ferme ma gueule pour éviter de tout faire péter, parce que je vois bien que l'absence de Tyler la vexe. Bonnie est un vrai bonhomme quand il s'agit de se battre dans la rue, mais quand ça concerne Tyler ou une chose qui ne se passe pas comme prévue, elle régresse de 10 ans. Souvent, elle me fait penser à une gamine complètement brisée lorsqu'elle a le regard perdu et qu'elle ne se monte pas la face d'un masque de caniche enragé. J'esquisse un sourire lorsqu'elle rentre dans le magasin d'un pas rageur et inutile de préciser que ça c'est mal terminé. Ne jamais faire un pas de travers lorsque Bonnie est de mauvaise humeur... La vendeuse prend cher, moi j'hausse les épaules lorsqu'elle lui dit que c'est une mal baisée, tout en glissant :

« Parait que il n'y a que la vérité qui blesse... »

Elle lui a balancé son ensemble à la gueule et après que Bonnie ait gueulé plein la panse, elle s'est tiré jusque sa bagnole. Je la regarde partir au loin et attend qu'elle ait le dos tourné avant de me pencher vers la vendeuse :

« En même temps, vu ta gueule ça ne m'étonnerait pas que tu n'sois pas baisé du tout.
- Espèce de petite con ! DEGAGE DE MA BOUTIQUE !
- Tu vois ? J'suis sûr qu'un petit coup pour dépoussiérer tout ça te ferais pas d'mal. Y a pas que les femmes qui s'prostitue, tu peux trouver ton compte chez les mecs. »

Il y a accessoirement Tyler que j'peux lui proposer mais j'l'aime bien donc j'vais lui épargner le calvaire de se taper un laideron pareil. Je n'avais clairement aucune raison de chercher la merde à mon tour, j'avais simplement envie... Comme au bon vieux temps où nous foutions la merde à deux dans les magasins avant de terminer au commissariat où les flics commençaient à bien nous connaître, voir parfois à rire de nos conneries.
La vendeuse me balance tout un tas de fringue dans la gueule, j'en récupère même deux ou trois pour Bonnie – au moins c'est gratos – avant d'esquiver ce qui semble être un pot à crayon. La clientèle reste choquée et moi je ris. Voilà comment compenser le calvaire que je me tape depuis des heures. Je suis montée dans la bagnole, Bonnie démarre en silence et j'vois bien qu'elle fait la gueule.

« J'ai du lui dire qu'elle était trop moche pour s'faire baiser pour qu'enfin elle veuille me donner des trucs gratos, regarde ! »

Je lui montre les deux ensembles récupérer à la volé. Silence complet, elle ne me regarde même pas. C'est en cet instant que je sais qu'il est inutile d'insister. Je ferme donc ma gueule en me disant que décidément, cette journée était vraiment une pure merde.

« Pose les sacs. Je dois te faire essayer un truc. »

On est rentré, elle jette ses sacs sur la table pour ensuite aller s'enfermer à clé dans la salle de bain. Je ne comprends rien à ce qu'elle et je n'en tiens pas compte. C'est une femme et on n'comprends jamais les femmes. Encore moins quand elle s'appelle Bonnie. Je m’affale sur le canapé en soupirant de soulagement. Putain, que c'est bon d'être chez soi. Je me passe une main dans les cheveux et repousse Ea de l'autre qui est venu miauler près de moi.

« Ah non casse toi, j'me suis déjà taper les deux princesses c'est pas pour que tu viennes toi aussi m'emmerder. »

Je grogne quand je le vois chercher encore plus de caresse sur mon bras... Quel casse-burne putain. T'es pas le chat de Bonnie pour rien. D'ailleurs, je ne sais pas ce qu'elle fou dans la salle de bain. Peut-être qu'elle cuve sa déception d'avoir vu Tyler se tirer ? Ca ne m'étonnerais pas. Tout ne s'est pas passé exactement comme prévu alors c'est contrariant pour Queen B. Je me lève pour aller me chercher un jus d'orange avec le retour du Dragon … mais trop tard.

« Bon ben, ça fait une paie que j’t’attends, tu peux te ramener ! Prends le sac. Le bleu putain ! allez vite ! 
- Je suis devenu daltonien en cours de route, pas ma faute. »

J'hausse les épaules, l'air benêt. Elle soupire et me laisse entrée avant de venir poser son cul sur la cuvette. Elle me demande de défaire ma chemise, chose que je fais non sans un soupire de lassitude. Je suis déjà agacé par cette journée mais en même temps, je l'ai bien voulu. Et autant être honnête, mes efforts ont portés leur fruits et même si ça m'arracherait la gueule de le dire : J'étais content qu'elle soit là avec son air dédaigneux au possible. Bonnie s'était la gamine qui représentait tous le contraire des nanas de San Fransisco. On aimait se balader l'été, s'installer sur un banc avec une bière en main pour regarder toutes ces pouffiasses orangé par les UV, botoxé au possible, superficielles jusqu'au bout des ongles. On se foutait de leur gueule durant des heures, s'inventant leur vie ou simplement en allant les faire chier d'un air innocent. Bonnie n'était pas de ces femmes là. Elle était une flamme aussi fragile que si elle était sous une tempête pour ensuite devenir un vrai brasier capable d'engloutir des millions d'hectar de forêt sous la colère. Elle était aussi douce que destructrice et imprévisible.

Je défais rapidement ma chemise avant de la laisser glisser au sol et rattraper celle qu'elle me lance. Comme toujours, elle utilise son œil de faucon pour repérer les teintes qui m'iraient le mieux... Dire que j'me fais pas chier le matin quand je m'habille. Un tee-shirt, un jean et s'était finit. Rien à foutre des codes vestimentaires à suivre. J'attache un à un les boutons tout en me demandant où est partie Tyler. Il en fou un temps pour aider son pote.

« Non mais, Alex ! Mets-y du tien !... Bon, j’m’en charge. »

Je laisse mes grands bras retomber le long de mon corps, le visage impassible. Elle s'approche, elle est plus petite que moi et c'est ce qui fait que j'ai la sensation de la protéger quand ça ne va pas. Quand je l'avais dans mes bras, c'était comme si je tenais une brindille.

Puis, il se passe un truc. Comme si l'air de la pièce avait une autre teinte, une autre senteur. Quelque chose flotte entre nous et … ses mains sur ma peau me surprennent tout d'abord. Parce que ça fait une éternité que je n'ai pas senti son contact. Il y avait bien eu le soir de l'anniversaire de Tyler mais c'était différent. Ici, j'ai l'impression de devenir un brasier. Pourtant, je n'esquisse aucun mouvement, la laissant faire. Mes yeux en revanche, se braquent dans les siens. Je n'ose effectuer un geste de peur de tout briser, de rompre ce qu'il se passe parce que oui, il se passe quelque chose. Qui prend de l'ampleur au fur et à mesure que ses doigts parcourent ma peau jusque ma nuque. Le temps se suspend et je ne me rend pas compte à quel point mon souffle se fait plus pressant et que mes muscles se tendent à l'extrême. Je prends le temps de détailler son visage, ses grands yeux bleus qui brillent de cette flamme que je connais par cœur. Bonnie est belle, Bonnie est éclatante. Bonnie est fougueuse. Elle est ce putain de phare qui éclaire toute ma vie depuis le début et elle a faillit foutre le camp. Je suis un mec typiquement machiste, branleur et je m'en foutiste... mais elle est la seule à me faire flancher à chaque fois.

Et lorsque je sens ses lèvres sur les miennes, c'est comme si tout mon corps reprenait vie, qu'il récupérait toute sa contenance et son utilité. Elle se plaque à moi, je réagis aussitôt. Je l'enserre entre mes mains, ne la lâchant plus, approfondissant son baiser. Je sens son souffle, je pourrais presque sentir nos deux cœurs mener une bataille. L'ensemble de la pièce s'écroule pour laisser place à une explosion de saveurs et de désir. Depuis combien de temps ne l'ais-je pas sentis contre moi de manière si... intime. Elle m'agrippe par le col mais grand bien lui fasse puisque je ne compte pas me décoller de son être fracassé. Elle est là, elle reste. Et il faudra me passer sur le corps pour me l'enlever. Je suis le pire des connards sur cette terre et elle est là seule à éveiller en moi toute ces sensations que je qualifierais de sentiments pour homos. Mais là, j'réfléchis pas. Elle me plaque au mur et tout ce casse la gueule dans mon crâne. J'ai envie de lui dire de s'accrocher le plus possible, j'ai envie de lui demander pourquoi on joue aux connards du jour au lendemain alors que... Putain. C'était jamais Bonnie sans Alex et jamais Alex sans Bonnie. Alors quoi ?

Ferme ta gueule et emprisonne la contre toi.

Et c'est ce que je fais. Nos baisers se font plus fougueux, intenses et sauvages. D'un geste sec, les boutons de sa chemise cèdent aussi facilement que s'ils n'avaient été que des morceaux de coton. Mes mains se glissent aussitôt le long de ses reins, son ventre, son dos et enfin sa poitrine. Tout mon corps s'embrase et la réclame, la veut et l'exige. Nous avons plein de fois jouer à ça tous les deux mais là c'était différent, un quelque chose avait changé et je n'arriverais pas à poser un mot dessus même si je le voulais. Elle était partie trop longtemps et c'est maintenant que je m'en rend compte. Jay peut aller crever que ça m'arrangerait … Mes lèvres glissent le long de son cou pendant qu'une main agrippe sa chevelure de feu afin d'en tendre la peau. Je la dévore, complètement. Avec une sauvagerie nouvelle et ardente. J'inverse les rôles. Tu es à moi, Bonnie. Je la soulève et elle enroule ses jambes autour de mes hanches. Je la transporte ainsi dans la chambre où je laisse nos deux corps tomber lourdement sur le matelas. Ma bouche devient frénésie et dévore chaque recoin de sa peau. A aucun moment l'idée de m'arrêter, n'émerge. Mes mains sont partout à la fois. Je déboutonne son jean et le lui enlève avec facilité, puis je glisse mon corps imposant entre ses jambes. J'en veux plus et elle m'invite à en donner plus. Mon propre jean devient gênant, de trop, presque étouffant. Elle me repousse avec force et je me laisse faire plus que je ne résiste pour qu'elle se retrouve assise sur le bord du lit, les yeux comme des brasiers, faisant glisser la boucle de ma ceinture, déboutonnant mon vêtement et m'aidant à l'enlever. Je la soulève par les épaules et la plaque de nouveau à moi, comme si ça fait des heures que je n'avais pas sentis la douceur de sa peau et sa fragilité. Mes lèvres se joignent de nouveau aux siennes, elle me pousse contre le mur et on ne sait plus où donner de la tête. La seule chose que je veux : la posséder. Me lancer dans un combat au corps à corps, me perdre de nouveau en elle et tout oublier. N'avoir que sa présence contre moi et dans mon crâne qui ressemble à un champ de bataille. Je plante mon regard dans le sien et je sais qu'elle comprend parce qu'elle est la seule à y arriver sur cette planète de dégénéré et de pourriture. Elle est la seule qui capte ces petits signaux. Et celui que je lui envoi exprime clairement mon désir profond et dévastateur de la posséder. L'envie et l'excitation est à son paroxysme, j'en deviendrais fou tant j'ai cette impression qu'une éternité s'est écoulé depuis la dernière fois que j'ai ressenti ça avec elle. Mes mains agrippent ses hanches, mes doigts parcourent sa peau et commence à la défaire de son bas, d'un geste pressent, hâtif. Ne plus attendre. Ne plus jamais attendre...

Sonnerie.

Je n'entends rien, je suis perdu contre elle et je la veux.

Deuxième sonnerie.

Elle soupire mon prénom en sursautant. Le retour à cette putain de vie est d'une telle violence que je ne me décolle pas de son corps, la tête posé sur son front. Putain. Qui est le gros connard qui vient nous faire chier. Mon souffle est court, mon cœur bat comme un malade et je frappe le mur du plat du point. Frustré. Agacé. Endoloris. Nos regards se croisent. A vide. Le temps se suspend et c'est une lutte acharnée pour ne pas ignorer les sonneries de l'interphone.

Parce que ce connard, c'est sûrement Tyler. J'ai pas envie de quitter Bonnie, pas quand je la retrouve même si la manière peut paraître étrange. J'ai pas envie qu'elle échappe son corps du mien comme elle vient de le faire pour se rhabiller en hâte. J'ai pas envie qu'elle se tire, bordel de merde. Je l'écoute à peine me dire qu'il faut aller ouvrir, qu'on peut pas laisser Tyler comme ça à la porte. Ça pourrait être quelqu'un d'autre mais on sait tous les deux qu'il n'y a qu'un seul casse-couille pour sonner 15 fois d'affiler. Je vais le buter et embrocher sa tête sur un pique de bois que j'exposerais sur la place public de cette putain de ville. Je suis de mauvaise humeur parce que j'ai pas tirer mon coup ? Non, parce que … parce qu'elle était là, contre moi. J'avais..

Et puis merde.

J'attrape mon jean avec rage avant de l'enfiler et de décrocher l'interphone. Je l'écoute à peine et raccroche aussi sec, après lui avoir ouvert la porte en bas. Je croise le regard de Bonnie qui esquive et fait volte-face pour continuer de s'habiller et d'arranger un peu ses cheveux, les joues encore rouge d'excitation. Quand à moi... Autant dire que l'intervention de Tyler à faire disparaître toute trace d'envie chez moi tant il me fait chier. J'entends ses pas dans l'escalier et laisse la porte entre-ouverte pour laisser entrer cette pouffiasse, la rage au ventre. J'ai envie de lui dire que ce n'est qu'un trou-du-cul qui a sûrement été programmé à sa naissance pour me faire chier jusqu'au bout mais je ferme ma gueule...

Parce que la journée des Princesses n'était pas encore terminée...
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MessageSujet: Re: 01. We Come in Pieces • Bonnie & Tyler Ven 23 Mai - 7:09

We Come in Pieces

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« Putain mais… J’y crois pas ! » s’agace Ty, se tordant le cou pour mieux distinguer la marque qui s’y trouve dans le rétroviseur central. « Steve ! »
« J’ai pas fait exprès… »
« T’as pas… Et ça t’fait sourire en plus ! C’est génial ! Absolument génial ! J’annule mon après-midi shopping pour tes beaux yeux et voilà à quoi j’ai droit en retour ! Trop bon, trop con ! »
« C’est pas si grave. »
« Pas si grave ? Pas si… Non mais j’hallucine ! C’est quoi la règle numéro un ? »
« On ne se connaît pas. »
« …Bon, alors la règle numéro… trois ! C’est quoi la règle numéro trois, Steve, mon chou ? »
« Pas de marque. »
« Pas de marque ! » répète Tyler en levant les bras au ciel, affichant toujours un air boudeur. « Et ça c’est quoi, j’te prie ? »
« Un suçon… »
« C’est une MARQUE ! Tu m’as laissé une marque ! J’explique ça comment moi maintenant ? J’suis censé avoir volé au secours d’un ami dans la merde, tel le chevalier blanc que je suis, c’est tout ! »
« T’as qu’à mettre un pull à col roulé pendant un mom… »
« PARDON ? Un… Non mais… Sur quel planète tu vies au juste ? Sur quelle planète est-ce que c’est ENVISAGEABLE de mettre des pulls à col roulé ? »
« J’en mets moi… »
« Et ça en dit long sur ton compte, crois-moi » lui fait remarque le jeune homme en l’observant de haut en bas avec un dédain évident.
« Roh, allez, détends-toi ! J’vais te dédommager grassement, si y a que ça pour te faire taire un peu. »
« T’as intérêt ouais ! Déjà, j’ai dû annuler un truc super important pour toi, en plus tu m’as insulté et maintenant cette marque… Je vais te ruiner mon pauvre garçon » minaude Tyler qui retrouve son sourire taquin et attrape le visage de son client entre ses mains, pour l’embrasser voracement.
Il lui mordille la lèvre inférieure et Steve proteste puis le repousse fermement. Il secoue la tête d’un air désapprobateur mais finit par lui rendre son sourire. Ils continuent de se bécoter un petit moment encore, à l’avant du taxi, jusqu’à ce que Tyler reprenne la parole.
« Bon, si tu veux pas que j’te facture une demi-heure supplémentaire, on ferait mieux de se mettre en route. »
« Tu veux pas annuler ? J’te prends pour la soirée… »
« Faut pas être trop gourmand, Steve. C’est quoi la règle numéro deux ? »
« Tu décides où, quand ça commence et quand on termine… Mais j’ai vraiment besoin… »
« Demain. Demain si tu veux on remet ça, promis. »
« J’serai pt’être plus là demain… »
« Ca marche pas avec moi, Steve. Ca marche avec personne le chantage affectif, alors arrête un peu tes bêtises. Embrasse-moi une dernière fois, et puis amène-moi chez mes potes, ok ? »
Steve y met toute la mauvaise volonté du monde, mais finalement, il consent à suivre le plan que Tyler a établi dès les premiers instants de leur rendez-vous, après lui avoir fait un rappel (apparemment inutile) de ses petites règles.

Il n’a pas besoin de guider le chauffeur de taxi jusqu’à chez Bonnie et Alexander et profite du trajet pour envoyer quelques SMS. D’abord à sa mère, pour lui rappeler qu’il ne sera pas là ce soir, ensuite à Aël, pour savoir ce qu’il mijote et lui rappeler qu’ils vont s’envoyer en l’air comme des bêtes pour Noël et qu’il a plutôt intérêt d’être en forme olympique, et puis à Bonnie pour la prévenir qu’il est en route. Elle-même lui a envoyé un message il y a plus d’une heure pour le prévenir qu’elle et Alex quittaient le centre commercial et qu’il lui faudrait les rejoindre chez eux directement.
Personne ne lui répond. Sa mère travaille, Aël est sans doute occupé et Bonnie doit être en train de réessayer toutes les fringues que son colocataire a été contraint et forcé de lui offrir. Tyler sourit en envisageant sa soirée. Ca promet d’être top ! Voir Ethan se faire torturer par sa rouquine : ça n’a pas de prix…
Sans se dépeindre de son sourire, Tyler termine de se rhabiller et retire le collier de fleurs autour de son cou. La seule chose que Steve l’a autorisé à garder pendant qu’ils s’envoyaient en l’air un peu plus tôt, à l’abri des regards. Il pourrait très bien rendre le collier à Alex, se réjouissant de savoir à quoi il a servi… Mais le cuistot écarte vite l’idée de son esprit. C’est un peu trop malsain, même pour lui. Alors à la place, il entortille le collier autour du rétro du taxi.
« Qu’est-ce que tu fais ? »
« Je décore. »
« Fiche pas ça là, c’est moche ! »
« C’est un cadeau ! Dit pas qu’mes cadeaux sont moches ! »
Steve marmonne mais le laisse faire. Tyler se renfonce dans le siège passager et recommence à pianoter sur son portable, préparant le message qu’il enverra à Norrie pour la prévenir qu’il en a terminé avec son client. Il attendra d’être sorti du taxi pour l’envoyer. On n’est jamais trop prudent…

Steve tente encore de le convaincre de rester avec lui quand ils arrivent à destination, mais Ty tient bon. Il se montre autoritaire et doux en même temps. C’est tout un art de bichonner ses réguliers tout en imposant des limites à ne pas franchir auquel il ne doit jamais déroger pour sa propre sécurité.
Une fois ses adieux faits et le message envoyé à son amie (qui ne tarde pas à lui répondre un simple OK), Tyler s’approche de l’immeuble où vivent ses deux amis et vérifie que son écharpe est bien placée et dissimule la marque sur son cou. Il va falloir qu’il la garde toute la soirée… Génial, pff…
Il sourit à son reflet et essaye de ne plus penser à tout ça. Il peut à présent redevenir le Tyler que Bonnie et Alexander connaissent. Le Tyler cuisinier au Leo’s Deli qui fréquente Aël depuis un petit moment maintenant, se plaint de sa mère trop collante et d’à peu près tout le reste et adooore le shopping.  
Une fois son personnage prêt à entrer en scène, il pousse un soupir et appuie sur l’interphone.

Une fois, deux fois, quinze fois. Bordel mais qu’est-ce qu’ils foutent ? Est-ce que Bonnie le laisse dehors pour se venger de la manière dont il les a planté ? Est-ce qu’ils sont tout simplement là ou bien l’a-t-elle volontairement induis en erreur ? Ou alors elle a juste zapé de le prévenir de leur changement de programme… Ou bien Alexander en a finalement eut assez, s’est rebellé et ils se sont entretués. Ou alors ils baisent. C’est l’explication plausible la plus excusable pour le laisser poireauter dans le froid. En fait, c’est la seule qu’il acceptera de tolérer quand ils lui auront finalement ouvert !
Et miracle, on finit par lui ouvrir. Il tente d’entrer en communication mais personne ne lui répond. Ty ne sait même pas si on l’écoute…donc c’est Alex qui a ouvert, il y mettrait sa main à couper. Quel foutu ours !
Poussant la porte du hall, le jeune homme s’empresse de se rapprocher de la porte entrouverte de l’appartement de ses amis. S’ils l’avaient encore fait poireauter comme une merde sur le paillasson, il les aurait défoncé. C’est sûr !
« Bordel, il fait moins un million dehors, qu’est-ce que vous avez branlé ? » bougonne-t-il en commençant à se découvrir, avant de se souvenir qu’il est censé garder son écharpe.

Il observe tour à tour ses deux amis, d’un œil de plus en plus suspect. Alexander ne porte en tout et pour tout qu’un jean. Pas de tee-shirt, pas de chaussettes. Bonnie est un peu plus habillée (même si elle ne l’est jamais trop) et ses joues sont en feu…
« Ca pue la fornication ici » lâche finalement Tyler, un large sourire satisfait aux lèvres.
Il aime bien savoir qu’ils ont baisés. Ils vont peut-être nier, mais lui saura.  
« J’vous préviens, j’mets pas les voiles pour vous laisser un peu d’intimité ! Faut que j’mange, sinon j’vais clamser » enchaine-t-il en allant fureter du côté de la cuisine, déposant sa sacoche sur la table sans plus se préoccuper de ses amis qui tentent de se défendre.  



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MessageSujet: Re: 01. We Come in Pieces • Bonnie & Tyler Sam 24 Mai - 13:02

“I want you to hear me baby, Tell me why, sometimes darling “ ∞


Le temps semble s'arrêter. Bonnie de laisse complètement aller, ne regrette dans l'immédiat aucun geste, garde pour elle les regards voluptueux de son ami, affiche une très claire expression d'envie. Ses sens explosent un par un comme mus par une décharge explosive de C4, c'est le World Trade Center dans son coeur et son ventre. Loin d'elle l'idée de se stopper, son être et son âme en redemandent. Elle a des fourmis dans jambes, son corps se réchauffe à une vitesse effarante : la rouquine ne répond plus de rien lorsqu'ils s'étreignent dans le lit d'Alexander. Les vêtements se font la malle aussi vite que sa raison, elle ne s'en plaint guère, encercle le grand corps de son junkie entre ses jambes : elle ne veut pas qu'il s'en aille et il n'a pas l'air lui non plus décidé à la relâcher dans la nature. Bonnie avait tout oublié jusqu'alors. A quel point il était beau, avec sa gueule cassée, cette montagne de muscles imposante, la monumentalité qui émane de lui alors qu'il la surplombe. Il ne le voit pas, plongé dans son interrogatoire charnel, mais Bonnie ne peut pas s'empêcher de l'observer et glisser son regard sur les courbes de qu'il lui offre, sa carrure, les lignes de sa mâchoire, de sa nuque. Un instant une envie de pleurer grimpe à vive allure jusque sa gorge, mais comme s'il l'avait senti, Alex lui fait tout oublier alors qu'il l'emporte contre lui, désormais debout tout les deux. S'ils pouvaient fusionner, Bonnie n'hésiterait pas un seul instant. Elle dirait oui. Lui donnerait son coeur pour qu'il vive encore longtemps, bien plus longtemps qu'elle même pitoyable junkie. Elle lui filerait ses yeux pour qu'il n'oublie rien de la beauté de ce monde. Son seul regret serait de ne plus pouvoir observer ce petit sourire en coin qu'il lui réserve, les plis de ses yeux rieurs, la force de ses mains et leur cartographie si spéciale à ses yeux, sa gueule de playboy endimanché lorsqu'il sort de la douche en serviette ou vêtu d'un jean. Une fois de plus il interrompt court de ses pensées, d'un seul regard.

Il la veut.

Les gestes de son Ethan sont précis, hâtifs mais réguliers, elle n'a pas besoin de donner son accord : son être entier l'a déjà fait à la seconde où il est revenu s'imposer contre elle. Bonnie voudrait devenir une particule de poussière, pouvoir de poser sur la peau de ses épaules et ne jamais partir de là. Il glisse ses mains sur ses hanches, attrape le tissu, Bonnie se laisse déjà aller à la douce condamnation qu'il lui réserve.

Elle est tellement hypnotisée par l'instant qu'elle n'entend pas les premières sonneries. C'est lorsque le son devient pressant, comme poussé par les motivations de son émetteur qu'elle arrive à capter ce qui se passe.

C'est Tyler, elle en est sure, il est là. Il est toujours là au moment où il faudrait qu'il ne soit pas. Alexander s'est arrêté, a frappe le mur et l'a faite sursautée. Paumée, projetée si violemment dans la réalité, Bonnie essaie de rassembler des esprits. Elle se trouve en sous vêtements, calée entre Alexander et le mur. Rapidement, elle se détourne de lui, réveillée par l'urgence et lui intime daller ouvrir alors qu'elle se rhabille en tout hâte. Elle est encore échaudée, mais la brutalité de la chute amène avec elle un autre sentiment qui commence à percer ses défenses mentales et physiques. La même envie de pleurer que plus tôt dans leur échange lui monte à la gorge. Elle termine à peine de mettre un t-shirt que Tyler est arrivé. Elle toussote un coup puis tâche de reprendre consistance, chose malaisée avec les joues en feu.

« Ca pue la fornication ici. »

La rousse pique un fard et met les mains dans ses poches, les yeux baissés vers ses chevilles, trop fines pour avoir l'air adultes. Elle ne cherche même pas à se défendre, elle sait que si elle ouvre la bouche, elle va éclater en sanglots. Mais Alexander lui ne se gêne pas et commence à grogner, ce que Tyler ignore avec le brio et l'expérience des stars hollywoodiennes.

« J’vous préviens, j’mets pas les voiles pour vous laisser un peu d’intimité ! Faut que j’mange, sinon j’vais clamser »

Bonnie lève les yeux au ciel puis se retire deux secondes dans la chambre pour attraper des sous-vêtements. Elle envoie un baiser soufflé à Tyler en entrant dans la pièce du salon puis s’échappe dans la salle de bain pour relâcher la pression, après avoir intimé déclaré :

« Ce soir c’est Alex qui nous fait à manger. Fais ta commande, Ty. J’reviens. »

Elle ne prend pas la peine de verrouiller la salle de bain, n’a pas peur de se retrouver nue devant aucun de ses deux amis. Elle sait également qu’ils ne viendront pas la faire chier, c’est pas le moment, finalement, et ils sont assez grands pour le comprendre. Bonnie prend sa douche sans se hâter, de l’eau glacée puis bouillante pour la refroidir et ensuite la réchauffer. Entre temps, les cachets ont fait effet, les spasmes de sanglots se sont éteints et elle finit par être détendue. Très détendue, tant et si bien que l’habituelle étincelle médicamenteuse s’allume dans ses yeux, et la rousse paraît moins fatiguée, moins prompt à monter sur ses grands chevaux. Enfin en sous-vêtement, la rousse attrape la chemise d’Alex qui git au sol et sort de la salle de bain. Elle s’arrête dans le chemin, les mains sur les hanches, et regarde Tyler avec un air semi-boudeur semi-amusé.

« Bah ! C’est pas l’heure des essayages là ?! »

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MessageSujet: Re: 01. We Come in Pieces • Bonnie & Tyler Lun 26 Mai - 19:49

J’essaie de ne pas laisser entrevoir l’agacement que je ressens en cet instant. Je suis déboussolé et devenu subitement grognon et mal aimable. J’étais à deux doigts de consumer Bonnie comme rarement s’était arrivé. Ca ne s’était pas produit depuis des mois, depuis son putain d’avortement. Durant tout ce temps, je l’ai perdu comme un connard et à l’instant où elle revenait, tout tombait à l’eau. Je me sens bloqué et étranger à tout ça. En temps normal, j’en aurai presque ri, voir joué. Idem pour Bonnie… pourtant, cette fois je la trouve rouge pivoine et les yeux brillants. Qu’est-ce qu’il se passe ? J’en sais rien, je pige rien. La seule chose que je voulais c’était elle et repartir dans un espèce de néant qui nous envelopperait uniquement elle et moi, et personne d’autre. J’ai envie qu’on se recasse à San Fransisco et que tout redevienne comme avant, qu’on oublie notre vie qui est à chier depuis qu’on est ici, qu’on oublie qu’il y a eu un putain d’avortement, qu’on oublie sa putain de famille. J’en ai ras le cul de cette ville de merde. Je sens les nerfs péter un à un et pourtant, je ne dis rien. Je ne fais que serrer la mâchoire, encore une fois. Comme depuis le début de tout, à encaisser les coups en fermant ma gueule.
 
« Ca pue la fornication ici. »
 
Ouais, ferme ta gueule Tyler. Parce que la fornication j’vais te la faire sentir jusqu’au plus profond de tes sinus si tu l’ouvre encore une fois pour dire des conneries pareilles. C’est ce que j’ai envie de lui dire mais un regard vers Bonnie suffit pour m’en empêcher. Elle est rouge, glisse les mains dans ses poches et elle perd d’un coup dix ans. Il est où le temps où nous n’étions que toi et moi contre le monde, dis-moi ?
 
« T’es sûr que c’est pas toi qui pue la fornication mon grand ? »
 
Hein Tyler, dis-nous un peu où t’as été fourré ton cul pendant ce temps ? Il a été aidé un ami qui était dans la merde… mais je serais bien curieux de savoir dans quel genre de merde il était. Il me suffit d’imaginer Tyler à poil derrière un type pour me donner l’envie de gerber aussitôt. Tout compte fait, j’ai pas envie de savoir. Garde ton emploi du temps pour toi… de toute manière, il ignore royalement mon ton grognon et c’est pas plus mal si on veut éviter à ce que ça parte définitivement en couille.
 
« J’vous préviens, j’mets pas les voiles pour vous laisser un peu d’intimité ! Faut que j’mange, sinon j’vais clamser »
 
Je soupire, Bonnie lève les yeux au ciel  avant de nous planter là pour aller dans la salle de bain… Elle me lâche et saisit l’occasion pour reprendre ses esprits alors que je dois supporter les blablas de Tyler parce qu’à la seconde même où elle annonce que c’est moi qui prépare le repas de ce soir… je ne l’arrête plus. Il veut de tout et de rien, décide d’un plat puis se rétracte. Je serre les dents à m’en faire mal à la mâchoire. Si j’étais armé de patience ce matin et cette après-midi pour les supporter tous les deux, j’étais désormais d’une humeur massacrante. J’ai envie de me tirer de cet appart pour les laisser piailler ensemble, d’essayer leur fringue et de se décorer la gueule de je ne sais quels produits. J’ai envie de partir loin, de prendre l’air et surtout de me retrouver seul. Loin de toute cette merde. Je reste torse nu, et me ballade dans la cuisine sous les mots de Tyler qui ne s’arrête pas.
 
« T’es en train de me faire une commande pour ton mariage ou quoi là ! Tu vas même pas bouffer la moitié ! »
 
Sans déconner, il pourra même pas ingurgiter la moitié de ce qu’il me demande rien qu’à cause de son diabète. Mais il s’en fou parce que lorsque nous donnons carte blanche à Tyler, c’est une petite pute. A quel moment j’aurai pu croire que lui et moi pouvions cohabiter sous le même toit plus de deux minutes ? Jamais. A croire que les miracles existent en ce bas monde. Si on peut appeler ça un miracle.

Sa voix résonne dans mon crâne et  une migraine commence à y germer. Ça n’est pas pour rien qu’il est devenu en l’espace de quelques mois le meilleur pote de Bonnie.  Je commence à préparer la bouffe sous l’œil averti de Tyler. Oui, parce que Monsieur est cuistot donc Monsieur SAIT CE QU’IL FAUT METTRE DANS LA PUTAIN DE SAUCE POUR QU’ELLE SOIT MEILLEURE. Donnez-moi un camion que je me jette dessous s’il vous plait. Et encore une fois, je ne dis rien. J’affiche un air neutre et impassible, évitant au maximum de penser aux sujets fâcheux. A la place j’imagine le néant stellaire, la noirceur et la profondeur infinie d’un environnement silencieux et calme. Oui, voilà qui est beaucoup mieux pour ne pas péter une pile, tout envoyer valser et se tirer en gueulant comme un fou.
 
« Eh eh … au lieu de parler pour rien dire là, t’étais partie faire quoi en vrai tout à l’heure ? Il va mieux ton pote ? »
 
Voilà, on va parler un peu de lui, comme ça il arrêtera de me dire que j’vais certainement louper mon plat si je rajoute pas deux ou trois ingrédients. Je me boufferais presque les doigts d'avoir eu cette idée de « carte blanche »... Il esquive totalement ma question et moi je n'insiste pas. Faut jamais faire ça avec lui, sinon il va plus se sentir pisser, il va prendre ses grands airs de stars et me la jouer drama et ça j'ai pas envie. Pas maintenant. A la place il propose de jouer àla console.

« Tu vois que t'as de bonnes idées quand tu veux, simplet. »

En fait, Tyler est un mélange de tous les 7 nains, sans déconner. j'attrape la manette et m'avachis sur le canapé, satisfait qu'il ait proposé cette idée qui m'aidera sûrement à évacuer un peu...

« Bah ! C’est pas l’heure des essayages là ?! »

Je me retourne et croise le corps de Bonnie vêtue en tout et pour tout de ma chemise, celle qu'elle m'a achetée. Comme lorsque nous faisions l'amour. J'ai un creux au ventre. Je détourne mon regard de sa personne avec précipitation en grommelant :

« Faites c'que vous voulez, j'dois finir la bouffe. »

Je me lève et me dirige d'un pas lourd vers la cuisine.
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MessageSujet: Re: 01. We Come in Pieces • Bonnie & Tyler Lun 26 Mai - 20:48

We Come in Pieces

today is the day you're gonna lose your pride, pride boy !

Alex qui fait à manger ? Il est même pas foutu de faire cuire un œuf cet empoté… Heureusement que Tyler est là pour lui servir de sous-chef et finalement tout gérer à sa place ! Sans ça ils allaient tous crever d’indigestion. Hors de question que l’étincelle de sa vie s’éteigne dans une chiasse. Hors.de.question ! En attendant, il mange sagement ses biscuits, les accompagnant d’un verre de jus de fruit, tout en expliquant à Alexander comment se fait une véritable omelette digne de ce nom. Même ça, son ami n’est pas fichu de le faire correctement, il s’y prend comme un gougnafier.
Il a l’impression que sa question à propos de son emploi du temps est un genre de vengeance, une manière de lui faire fermer son clapet et arrêter de le souler avec ses conseils de grand-mère. Mais Ty s’en sort avec une habile pirouette et propose une partie de console au cuistot en herbe. Après la journée qu’il vient de se taper, Tyler est certain qu’il ne pourra pas la lui refuser.
Mais alors qu’ils allument l’appareil, Bonnie revient déjà pour jouer à la Petite Commande et leur briser les burnes sous ses talons aiguilles de princesse. Enfin surtout celle de son Ethan qui, à l’heure actuelle, doivent être violacées et boursoufflées… C’est qu’elle a pas mal piétiné la Bonnie aujourd’hui !
« Bah ! C’est pas l’heure des essayages là ?! » s’indigne-t-elle, ses mains manucurées posées sur ses hanches fines, la moue boudeuse et l’œil brillant de taquinerie.
« Avec une tenue pareille, moi j’dis que c’est plutôt l’heure du déshabillage ! » minaude Ty en haussant les sourcils d’un air évocateur, avant de laisser échapper un miaulement.  
« Faites c'que vous voulez, j'dois finir la bouffe. »
Le plus jeune lève les yeux au ciel et le regarde s’éloigner vers la cuisine.
« Et tout à coup, au détour du bois des fées, Simplet rencontra Grincheux…et préféra aller violer Blanche-Neige ! » s’exclame-t-il tout à coup, avant de foncer vers Bonnie qui piaille et fait mine de vouloir s’enfuir.
Ils se poursuivent jusque dans la chambre et Tyler l’attrape par les hanches et la soulève du sol en poussant des grognements bestiaux. Elle braille, glousse de plaisir, crie encore et il l’imite pendant qu’il se laisse tomber sur le lit avec elle. Il se retrouve à califourchon sur elle et la chatouille copieusement pendant qu’elle se débat sans beaucoup de douceur. Ils continuent comme ça jusqu’à ce que leur jeu d’enfants dégénère évidemment et que Ty reçoive un mauvais coup dans la mâchoire.
L’indien boude et la rouquine se fait pardonner en s’allongeant sur lui et en déposant quantité de baisers d’excuses sur son visage. Il finit par sourire puis lui claque la fesse et l’embrasse à pleine bouche. Sans la langue. Ca ne se fait pas.  
« T’as le goût d’Alex, p’tite coquine » ment-il effrontément, avant de lui servir un clin d’œil salace auquel elle répond par une pichenette sur son nez.
Elle se redresse ensuite et va chercher les sacs en tirant sur la chemise pour qu’elle cache ses petites fesses bien roulées.  

Accoudé à l’oreiller, étendu sur le matelas, il la laisse faire et l’observe. Elle ramène tout leur bordel et il l’incite à commencer. Il va falloir qu’il trouve une excuse pour ne pas avoir à se débarrasser de son écharpe… Si elle voit le suçon, elle va le faire chier. Encore que…c’est Bonnie. Et ces temps-ci, Bonnie a l’air totalement à l’ouest les trois-quarts du temps. Tout ce qu’il aura à faire, c’est lui confesser avec une lippe adorable qu’en réalité, Aël lui proposait un  quickie et que c’est pour cette raison qu’il s’est éclipsé. Elle comprendra sans doute ! Et s’il lui demande de ne pas en parler à Alex, elle n’en parlera pas à Alex.
Problème résolu !
Un peu plus détendu, Tyler la regarde se changer et enchainer les tenues. Il lui conseille quoi associer à quoi et ils passent en revue pour la dixième fois au moins, toute la garde robe de son amie. Elle en profite pour lui rappeler que lui et Alexander ont niqué des tenus auxquelles elle tenait beaucoup et quand il tente de se justifier une fois de plus… Tyler a une illumination.
« Oh bordel… Je tiens notre vengeance ! Enfin ta vengeance, mais j’t’assure qu’il m’avait un peu obligé. Puis il m’avait drogué et tout ça. Bref ! J’ai une idée. Une idée grandiose ! Une idée…absolument parfaite ! Suis-moi ! »

Et là-dessus, sans expliquer davantage son plan (il n’a aucune faille de toute manière alors à quoi bon gaspiller sa salive), il l’attrape par le bras et la conduit dans la cuisine où se trouve toujours Al. Elle porte la robe noire trop sexy qu’elle s’est choisie. Elle est à tomber. Et d’ailleurs quand son colocataire l’aperçoit, il a un gros blanc. Enfin un long moment pendant lequel il s’imagine la baiser sur la table de la cuisine certainement… Bref !
« Hey, tu veux toujours jouer à la console mec ? »
Alexander se montre prudent mais finit par approuver du chef.
« Parfait ! Bonnie, tu as entendu : il veut jouer à la console… N’avons-nous pas un jeu PARFAIT sous la main ? »
La rousse le contemple de ses grands yeux de poupée vides. Faut-il donc qu’il se tape tout le boulot ? Sérieusement, elle ne va pas l’aider même un peu ? Bon, ok…
« Un jeu qui se joue à plusieurs… Un jeu que je t’ai filé y a pas longtemps avec un tas de matos… »
Elle n’a pas l’air de comprendre, mais Alexander, si. Il sait quel jeu Tyler a prêté à sa colocataire… Just Dance. Il tente de sauver sa peau mais c’est trop tard.
« Bonnie tu dois l’obliger ! Il a dit qu’il devait faire tout ce que tu voulais ! Alors dis-lui qu’il doit jouer à Just Dance avec nous ! Le perdant doit se déguiser et toutes les prestations – je dis bien TOUTES LES PRESTATIONS – devront être enregistrées ! » conclut-il, armé de son sourire le plus perfide, qu’il adresse à ce cheeer Alexander Ethan Gray.    


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MessageSujet: Re: 01. We Come in Pieces • Bonnie & Tyler Mer 28 Mai - 19:30

“I want you to hear me baby, Tell me why, sometimes darling “ ∞


« Et tout à coup, au détour du bois des fées, Simplet rencontra Grincheux…et préféra aller violer Blanche-Neige ! »

La rousse fait mine de s'enfuir, gloussant comme une gamine de cinq ans. Ils font les fous longtemps, ils s'excusent puis se bécotent puis chatouillent à nouveau pour que ça finisse forcément mal au bout d'un moment. Bonnie est aux anges, ou plutôt, entière aux médicaments. Ils ont bien fait leur effet et elle flotte sur un petit nuage cotonneux, ignore ses tracas précédents avec brio parce quelle n'en a simplement plus conscience à ce moment de la soirée. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas retrouvé Tyler ainsi, sans qu'une merde leur tombe sur la gueule et qu'elle finisse par perdre quelqu'un genre un bébé ou son meilleur ami. Les deux idées la frôlent sans la toucher, comme un tissu de soie lancé au vent, et ainsi elle continue son petit bonhomme de chemin sans être inquiétée par sa douleur habituelle. C'est ce qu'elle adore avec ces anti-dépresseurs, rien ne lui fait mal, elle est capitonnée dans une tour de douceur, protégée des intempéries. C'est la où elle peut mettre en verre son château de sable et son cœur cristal, en toute sécurité. Personne n'arrive à ébranler cette muraille imprenable, un dragon terrible guette l'entrée, une armée impitoyable de guerriers cannibales sont prêts à sauter sur les intrus, les miradors sont dressés à tous les carrefours et elle, ne sort jamais de cette  immense cellule chaude et confortable.

Tyler et sa junkie de pote blablatent, un temps encore, alors qu'ils décident ensemble ce qu'elle doit porter avec quoi, quelles sont les combinaisons gagnantes, quelles sont celles proscrites par le saint empire de la mode. Il est son petit styliste préféré, adore comment il l'arrange et l'embellit, la fait tourner pour qu'elle se montre sous toutes ses coutures. Elle n'a presque plus de pudeur avec lui, si on exclue celle des sentiments. C'est sa petite perle de Grayson ( même s'il vit à Trimble ), elle ne le changerait pour rien au monde et serait prête à mordre si on venait à l'embêter. Bonnie n'est pas tendre quand elle frappe et serait ravie de montrer cet aspect à celui ou celle qui oserait outrager la royauté Lawson.
Elle revient au présent alors qu'elle porte la fameuse robe noire qui lui va apparemment siiiii bieeeen.  Elle fait confiance aux goûts de Tyler, et une fois de plus il a eu raison. Ce garnement.

« Oh bordel… Je tiens notre vengeance ! Enfin ta vengeance, mais j’t’assure qu’il m’avait un peu obligé. Puis il m’avait drogué et tout ça. Bref ! J’ai une idée. Une idée grandiose ! Une idée…absolument parfaite ! Suis-moi ! »
« Pff, ne me mens pas à moi Lawson ! Sinon j'appelle ta mère ! »

Elle lève les yeux au ciel. La rousse se rappelle parfaitement le jour maudit ou ces deux abrutis ont failli mourir sous ses ongles après avoir barioler le chat en bleu, l'avoir " plâtré" et au passage, découpé ses affaires pour lui faire un grotesque costume. Ce qu'ils ne savent pas, c'est que Bonnie a fait une photo de chaton avant de le laver et que désormais, c'est le fond d'écran de son téléphone. Qu'elle a enfin réussit à configurer. Elle se voit entrainée plus de force que de gré dans le salon, complètement ailleurs, et essaie de capter l'échange.

« Parfait ! Bonnie, tu as entendu : il veut jouer à la console… N’avons-nous pas un jeu PARFAIT sous la main ?
- . . . »
- Un jeu qui se joue à plusieurs… Un jeu que je t’ai filé y a pas longtemps avec un tas de matos… »

Bonnie fronce les sourcils, fouille ardemment dans sa mémoire pour essayer de retrouver le souvenir qui correspond aux dires de Tyler. Elle ne comprend pas, Alex lui possède la lueur de celui qui regrette tout de A à Z, ses poings sont serrés et Tyler a ce petit rictus quelle connait par cœur. Elle l'adore, d'ailleurs, se dit-elle, ce sourire. On dirait le sien quand elle a fait une bêtise.

« Bonnie tu dois l’obliger ! Il a dit qu’il devait faire tout ce que tu voulais ! Alors dis-lui qu’il doit jouer à Just Dance avec nous ! Le perdant doit se déguiser et toutes les prestations – je dis bien TOUTES LES PRESTATIONS – devront être enregistrées ! »

Bonnie pèse chacun de ses mots… et enfin… comprend. Un large sourire s’étend sur ses lèvres en même temps qu’un rire frénétique éclate entre ses lèvres rosées. Just Dance. Comment avait-elle pu oublier CE jeu. Elle regard Alexander, frontalement, et rien que l’idée qu’il bouge son petit cul bien balloté sur Just Dance la convainc. Tyler n’a pas besoin de lui faire un caprice. « Bonnie, tu dois l’obliger ». Elle adore cette phrase : ça veut dire qu’aujourd’hui, effectivement, c’est elle qui décide.

« Alex. C’est ma journée, tu m’as dis que j’avais le droit à tout ce que je veux. Alors ce que je veux c’est que tu joues, avec nous, à Just Dance. Maintenant. Moi j’reviens, j’vais ME CHANGEEERR !! »

Et la rousse court dans la chambre pour se défaire rapidement de la robe. On vient de lui mettre un coup de jus, elle est surexcitée. La robe balancée sur le lit, la junkie enfile un jogging maintenant trop grand pour elle, qui lui fait une taille basse et un petit top à bretelles noir qui lui cache à peine le ventre. Elle revient dans la salle et alors Tyler a déjà tout mit en place. Elle se met en place à côté de sa princesse après lui avoir donné un coup de hanche délicat, de petite joueuse. Ses pieds nus se cramponnent au sol comme elle le peut et alors c’est le coup d’envoi. Au début, elle foire trop, trop heureuse de voir son Alex se déhancher, enfin, se déhancher… Essayer de bouger son grand corps tendu de grincheux. Elle finit par se concentrer et enchainer les combos en compagnie de Tyler. Ce jeu, ils l’ont fait et refait et rerefait, ils connaissent pas mal des chorés par cœur et s’échangent même leur place. Alex a abandonné la partie, il leur a fait plaisir et maintenant les deux princesses sont parties dans leur show, un pas sur la droite, un roulé de hanche, les épaules qui jouent, Bonnie et Tyler s’éclatent jusqu’à l’essoufflement puis finissent par arrêter pour se laisser tomber épaule contre épaule dans le canapé. Alexander est parti depuis longtemps terminer le repas.

Bonnie claque un gros baiser sur les lèvres de Tyler. D’habitude c’est lui qui l’embrasse, mais la joie éthérée de le retrouver est plus forte. Quand elle finit par le lâcher, elle pose sa tête rousse sur son épaule et attend un peu, histoire de laisser le calme reprendre sa place dans leurs veines. Alexander amène le repas à la petite table et alors Bonnie le regarde d’un œil brillant.

« Ethan, t’as perdu. Tu sais c’que ça veut dire ? Ty, dis lui ce que ça veut dire, toi. »

Sourire mesquin, air diabolique. Elle lui fait payer, encore et encore.


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MessageSujet: Re: 01. We Come in Pieces • Bonnie & Tyler Mar 3 Juin - 13:36

Ils partent faire les cons dans la chambre et moi je hache rageusement les morceaux de nourriture qui serviront à les faire taire un peu. Je les entends d’ici, glousser comme des gamines en chaleur et ça me tape sur les nerfs. Parce que je suis crevé et que cette journée n’en finit pas. Ca m’apprendra d’essayer d’être sympa, ils sont l’explication toute simple du pourquoi j’veux jamais jouer les braves mecs. Parce que ça te retourne toujours à la gueule, mais avec la douleur en prime. Je suis en train de tout finir et de mettre la table lorsque Tyler arrive avec un sourire qui ne laisse présager rien de bon.

« Hey, tu veux toujours jouer à la console mec ? »

Je commence à le connaitre et sa manière de me le demander est suspecte. Pourquoi ? Parce qu’il est trop amicale, trop enjoué. Je dépose l’assiette lentement sur la table avant de me redresser et de les jauger du regard. J’observe d’un bref coup d’œil le corps de Bonnie qui porte une robe qui semble faite pour elle. Cette même robe qu’elle essayait dans le magasin cette après-midi et où j’ai cru que j’allais la consumer et consommer sur place. Mais la méfiance prend le dessus et j’hésite une bonne poignée de seconde avant d’approuver avec un simple signe de tête et un haussement d’épaule. Après tout, ça ne pourra jamais être pire que ce qu’ils m’ont fait subir cette après-midi… C’est-à-dire : l’Enfer. Et s’il y a bien une chose qui n’est pas dangereuse dans cette pièce, c’est bien mes deux consoles.

« Parfait ! Bonnie, tu as entendu : il veut jouer à la console… N’avons-nous pas un jeu PARFAIT sous la main ?
- . . . »
- Un jeu qui se joue à plusieurs… Un jeu que je t’ai filé y a pas longtemps avec un tas de matos… »

Elle ne comprend rien et moi non plus. De quoi il parle ?

Puis la putain de lumière se fait à tous mes étages et là, j’ai clairement une envie de meurtre. Réelle et palpable. J’ai envie de serrer le cou de Tyler entre mes doigts et de le briser, de rompre ses côtes une à une et de l’étouffer avec ce que j’viens de me faire chier à préparer. Petite pute. Tu n’es qu’une petite pute. Il comprend que j’ai parfaitement saisi et avant que je n’ai pu manifester la moindre objection, il se sert de Bonnie. Elle est sa carte blanche pour la journée.

« Bonnie tu dois l’obliger ! Il a dit qu’il devait faire tout ce que tu voulais ! Alors dis-lui qu’il doit jouer à Just Dance avec nous ! Le perdant doit se déguiser et toutes les prestations – je dis bien TOUTES LES PRESTATIONS – devront être enregistrées ! »

Enculé. Je serre les poings avant que je ne vienne lui déboiter sa gueule d’anorexique. Ce mec est un cerf-volant, un coup de vent et je le verrais disparaitre. J’imagine sans peine avec quelle violence je pourrais le bousiller pour ce coup de pute qu’il vient de me faire. Just Dance. Leur putain de jeu débile qui consiste à danser comme une marionnette ridicule devant un écran. Je crois que c’est des jeux les plus cons du monde qui puisse exister, à tel point que ce sont des clients comme Tyler et Bonnie qui achètent ce genre de merde. Et inutile d’espérer que cette connasse  se range de mon côté.

« Alex. C’est ma journée, tu m’as dit que j’avais le droit à tout ce que je veux. Alors ce que je veux c’est que tu joues, avec nous, à Just Dance. Maintenant. Moi j’reviens, j’vais ME CHANGEEERR !! »

Ce ne sont que deux connard. Je regrette amèrement d’avoir eu la débilité profonde d’avoir voulu être sympa avec ces deux vipères qui n’ont que pour centre du monde, leur petite personne et les opportunités de pouvoir se moquer et aiguiser leurs langues de pute. Je suis d’une colère sans nom, au moins que je ne décroche pas un seul mot. Si je l’ouvre, je sais que je risque de les faire chialer tous les deux. Ils abusent de ma patience qui est déjà presque inexistante et je suis à deux doigts d’exploser à leur gueule. Bonnie se venge, j’le sais, je l’ai vu dans son regard. L’occasion est trop belle hein ? Tu veux me faire payer ce putain de jour où je t’ai foutu à la porte après m’avoir péter une pile pour de la merde. Et toi, Tyler, rien que le prétexte de pouvoir me voir me ridiculiser est trop bon pour laisser échapper ta chance.

J’ai chaud, vraiment chaud. L’accumulation de tout ce qu’il se passe depuis hier me met à l’épreuve et en cet instant j’ai clairement envie de les envoyer se faire foutre et de me tirer pour quelques jours. Bonnie se casse dans la chambre, je fixe Tyler droit dans les yeux. Visage fermé, regard sombre, ton froid :

« Ce coup de pute Tyler, tu le payeras au triple. Compte bien là-dessus. »

Il grogne et menace de tout raconter à Bonnie histoire qu’elle rajoute une couche à la misère qu’ils me collent sur le dos mais j’en ai rien à foutre. Parce que je n’oublie pas qu’en plus de danser, un des deux va prendre un plaisir de me filmer… Et comme ça n’était pas suffisant, je vais finir dans je ne sais quelle tenue. Oui parce qu’il ne faut pas être brillant pour deviner que je serais le perdant de ce jeu… je le suis déjà depuis hier soir, à la seconde même où j’ai décidé de faire des efforts.

Il installe le jeu et la console et rien que de savoir ce qu’il m’attend, je sens un feu brûlant me consumer. Celui de la honte mais aussi du manque. Je donnerais n’importe quoi pour une petite ligne ou une pilule d’ecstasy. Je pense au sachet que Bonnie cache dans la salle de bain, derrière un renfoncement du meuble. Nouvelle cachette qu’elle croit inaccessible pour moi. Si je veux affronter ça, j’vois pas quoi faire d’autre que d’aller me taper une ligne mais avant que je n’ai eu l’occasion de quoi que ce soit, elle revient à la charge, vêtue pour le combat.

Je suis foutu.

Je me résigne et je me demande encore comment je fais pour ne pas claquer la porte… Pendant qu’ils s’excitent comme des pucelles pour savoir quelle musique il faut choisir, je m’absente dans la cuisine où je m’enfile cul sec deux verres de whisky. Si je peux avoir l’esprit brumeux pendant cette épreuve, ça n’est pas de refus… Ils m’appellent, je m’en enfile un troisième et je sens déjà la chaleur se diffuser doucement dans mes veines. J’ai l’impression que le temps que ça agisse, je serais déjà mort avec la manette en main.

Ils ont mis en route une danse que je connais pas et s’il y a bien une chose à savoir sur moi c’est que je ne sais pas danser et encore moins me déhancher, sauf quand il s’agit de coucher avec une nana. J’inspire un grand coup et prends encore une fois sur moi pour pas balancer la manette au travers la pièce et d’exploser de rage. J’essaie de bouger mon corps au lancement de la musique… et c’est une putain de catastrophe. Je me sens trop grand, trop… maladroit. Je sais pas quoi foutre de mes deux bras, ni de mes jambes. Un pas à gauche… Non merde, à droite. PUTAIN. Les couleurs et les pas s’enchainent et moi j’me retrouve larguée en moins de deux. Je commence à m’énerver parce que là, c’est en train de me casser les couilles  quand je vois que j’fais un geste et que ce GROS CONNARD D’ORDINATEUR ME DIT QUE NON. J’vais bousiller la console, la télé et les deux petits connards qui sont en train de se foutre de ma gueule derrière moi. J’suis essoufflé et énervé mais j’essaie une énième fois de fermer ma gueule. Je balance la manette à Tyler à la fin de la danse où, forcément mon score est proche de zéro.

Sans un mot, je me dirige vers la cuisine et ils comprennent que ça n’est pas la peine de me poser quelconques questions sachant que je prends déjà sur moi plus que de raison. En plus, j’ai la dalle. Et j’suis encore plus grognon quand j’ai les crocs. Je refais chauffer un peu le tout, continue de finir de mettre la table et m’assoit cinq minute près du bar… je me masse les tempes, leurs rires devant des millions de couteaux qui me traversent le crâne. Je suis complètement mort et je bosse demain… Je leur jette un dernier coup d’œil et je vois une Bonnie aux anges, perdant facilement dix années, s’éclatant comme une enfant. N’est-ce pas ce que je voulais ? Retrouver la Bonnie d’avant ? Elle n’est pas totalement là, j’le sais. Son regard trop souvent brillant et dilatées ne trompe pas. Elle est camée à quelque chose mais je ne sais pas quoi. Quant à moi, rester sobre devient compliqué. Je ne peux pas dire que je ne craque pas, c’est faux. Ça m’arrive parfois. Je me masse les côtes, sentant une légère douleur de ma fracture d’il y a quelques semaines. J’ai l’impression d’avoir vécue plus de merde ici qu’en 20 ans à San Fransisco.

Je les regarde se déhancher et j’aurai presque pu trouver ça drôle au final. Mais j’avais déjà oublié que cette soirée serait pour moi, merdique de A à Z et qu’il y aura toujours un détail pour tout foutre en l’air.

Je suis en train de servir le repas sur la table quand je croise le regard de Bonnie qui pétille plus que jamais.

« Ethan, t’as perdu. Tu sais c’que ça veut dire ? Ty, dis-lui ce que ça veut dire, toi. »

L’Indien enchaine, avec le même sourire que sa comparse et je comprends que cette fois, je vais VRAIMENT crever. Ils abusent, j’suis pas comme Ea, j’ai pas 7 vies putain.

« Comptez même pas sur ça. Depuis hier soir déjà j’fais tout ce que Bonnie veut mais là faut pas déconner. Merde. »

Je commence à vouloir partir mais les caprices se font terribles. Ils me menacent tous les deux. L’un de pourrir ma vie jusqu’à la fin de mes jours, l’autre de ne plus jamais m’adresser la parole. Je crois même sous-entendre que si je ne fais pas ça, elle retourne chez « Tu sais qui » et ça, c’est une putain de mauvaise blague. J’essaie de faire comme si ça ne m’atteignait pas parce que ça devrait pas être le cas. Sauf, que ça fonctionne et ça fait mal. La drogue lui fait dire n’importe quoi … Tyler insiste, me dit que je n’suis qu’un mauvais perdant et que si j’me plie pas aux règles, j’aurai bousillé TOUTE LEUR journée et que j’devrais me rattraper en y mettant le double d’effort la prochaine fois… Et avec tout ce que j’ai fait ici, le double d’effort représente une mort certaine. Bonnie se plante devant moi et elle me sort ce regard qu’elle me sert depuis que nous nous connaissons. Ce regard de gamine perdue sans moi, celui que j’ai croisé lorsqu’elle m’a avouée qu’elle se faisait tabasser par son père. Il faut croire qu’elle a préservé chez moi une part d’humanité compatissante parce que je sens quelque chose de chaud se diffuser en moi.

Je l’ai voulu, elle est là avec du bonheur plein le regard. J’ai pas le droit de tout gâcher après ce que j’lui ai fait subir… Même si ça n’est pas totalement moi le connard dans l’histoire. Nous avons chacun nos tords et j’ai pratiquement réparé mes fautes mais ce qu’ils me demandent là c’est juste… pas possible. Je les connais trop pour savoir que je joue ma virilité et ma crédibilité ce soir. Je repense à nos moments quand nous étions gamins et tout ça me manque, malgré moi. Pourtant, je sais qu’elle est en train de me faire payer toute sa rancune, je la connais par cœur. J’ai du mal à digérer qu’elle puisse servir de tout cela pour se venger et m’humilier.

« Faite vite. Pas plus de 10 minutes. »

Rapide et sans douleur. S'il vous plait.

Ils ne perdent même pas une seconde pour prendre une chaise et m’y assoir le temps de trouver ce qu’ils pourraient me mettre… Et je ne suis pas « déçu » quand ils veulent essayer de m’enfiler des talons à Bonnie trois fois trop petites pour moi, m’affubler de paillette, prendre un de mes tee-shirt et le décorer en Gay-Pride avant de me le faire enfiler. Sans compter une écharpe rose autour du cou, celle que Bonnie utilise pour bosser. Je ferme les yeux parce que je ne veux pas voir les dégâts, les sentir me suffisent amplement. J’ai un mal fou à prendre sur moi, je tremble et me prends à rêver d’un rail de coke. Je serais déjà plus détendu, moins enclin à les renvoyer chier comme un malade même si la clairement, ils le méritaient.

J’entends un déclic d’un téléphone. J’ouvre grand les yeux et découvre Tyler avec son portable, mort de rire. Cette fois c’est sûr, je vais tuer quelqu’un.

«Attends, t’as fait quoi là, t’as pris une photo ? » Mon visage et mon regard son froid de colère.

Bien sûr qu’il l’a fait, l’occasion était trop belle !

« Espèce de connard ! Tu fais chier, efface moi ça. J’te jure que si tu l’fais pas j’te démembre !  »

Il rit, il s’en fou. Parce que Queen B est là pour me faire taire.
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MessageSujet: Re: 01. We Come in Pieces • Bonnie & Tyler Mar 3 Juin - 16:51

We Come in Pieces

today is the day you're gonna lose your pride, pride boy !

« Ce coup de pute Tyler, tu le payeras au triple. Compte bien là-dessus. »
« Compte bien là-dessus » répète-t-il en prenant une voix de gros dur des bacs à sable, avant de frapper sur son torse. Et puis il ricane, parce que vois Alexander dans cet état c’est jouissif. Enfin du moins, c’est ce qu’il tente de faire croire parce qu’en vérité, la mauvaise humeur de son camarade commence à sérieusement lui taper sur le système… « Fais pas trop ton malin, Ethan, mon chou ! Si tu profites de l’absence de Bonnie pour te défouler, je pourrais bien aller le lui répéter. Tu l’as dis toi-même, j’suis une petite pute… Et tu me connais, je vais déformer, exagérer et surenchérir pour que tu finisses en tenue de soubrette ! Alors fais gaffe l’ami ! Fais gaffe ! T’as ptêtre des plus gros muscles, mais j’suis beaucoup plus vicieux qu’toi ! Tâche de t’en souvenir » menace le garçon avant de reculer en moonwalk pour rejoindre le coin télé, ses petits yeux plissés en deux fentes cruelles.
Après une petite pirouette, il remonte son paquet et glousse de plaisir. Il installe ensuite la caméra qui enregistrera le moindre de leur mouvement, branche les manettes de danse spéciales et installe le jeu. Il se charge de tout et ce con là se permet encore de râler : le monde à l’envers !
Tyler essaie de ne pas penser à tout ça et de se persuader que son ami n’est pas REELLEMENT agace contre lui. Ce serait vraiment stupide de sa part de lui en vouloir alors qu’ils ne font que s’amuser ! Ca l’amusait quand c’était à ce con de chat qu’ils s’en prenaient ! Mais comme maintenant, c’est lui qui va se faire pailleter, c’ets moin fun hein ?
« Tu peux participer si tu veux, Gros Matou Moche » lance-t-il à l’adresse du chat qui tourne la tête vers lui et baille. Tyler grimace. « Avises-toi un jour d’me mordre avec ces grandes ratiches et j’t’embroche… J’dirai à Bonnie que c’est Alex. »
Le chat lui jette un regard dédaigneux puis se laisse tomber du canapé, comme le gros plein de soupe qu’il est déjà, et s’en va en agitant sa queue.
« On voit ton trou d’balle, sale con » commente Tyler d’un ton tout aussi méprisant, en terminant ses branchements, retrouvant son sourire tandis qu’il se redresse pour tout régler.

Bonnie revient à ce moment, dans un vieux jogging de merde. Elle est sérieuse ? Avec tout ce qu’ils viennent d’acheter, elle se rabat sur un vieux truc de merde trop grand pour elle en prime ? No comment ! Mieux vaut qu’elle concentre toute sa haine sur Alexander. Il est juste là pour passer du bon temps.
« T’es prête Queen B ? »
Elle acquiesce et lui donne un petit coup de hanche qui le fait glousser. Il voudrait retirer son écharpe qui lui donne affreusement chaud mais se retient au dernier moment. Enfoiré de Steve ! Il lui paiera ça…
« J’ai mis Katy » précise-t-il à ses deux compères, en distribuant les manettes à chacun.
Et c’est parti pour le show. Comme d’habitude, Tyler se donne à fond. Hors de question de laisser gagner qui que ce soit. Il veut briller. Bonnie est une adversaire redoutable mais pas dans ce genre de situation. Parce qu’elle est là pour s’amuser, pour se détendre et qu’elle est certainement shooté à quelque chose.
Alexander fait des efforts. Il est nul à chier, mais ça fait quand même plaisir de le voir essayer ! Pour être tout à fait honnête, Ty pensait qu’il refuserait le défi qui lui avait été lancé… Il s’imaginait devoir le trainer hors du sofa, insister jusqu’à réellement se fâcher et voir la situation dégénérer. Mais non, Alex se déhanchait comme il pouvait, en contre temps, pestait, ronchonnait, mais continuait !
Enfin pas indéfiniment. Mais comme il avait été beau joueur, Ty ne chercha pas à le rattraper et, d’un commun accord, Bonnie et lui lui accordèrent leur bénédiction.

Quand ils n’en peuvent plus, l’un comme l’autre, ils se laissent tous deux tomber dans le canapé derrière eux, essoufflé, en nage. Foutue écharpe ! Ty a l’impression d’étouffer… Bonnie l’embrasse et il se laisse faire, trop HS pour essayer d’entrer dans son jeu et de la taquiner à son tour. Il se laisse faire et puis ferme les yeux quand elle finit par poser sa tête contre son épaule, en attendant que leurs souffles se régulent un peu.
Alexander profite de cette accalmie pour venir terminer de tout mettre en place et leur apporter la pitance.
« Ethan, t’as perdu. Tu sais c’que ça veut dire ? Ty, dis-lui ce que ça veut dire, toi. »
Ty rouvre un œil, puis les deux, un sourire dansant sur ses lèvres finement ciselées. Même pas besoin de se fatiguer à parler.
« Comptez même pas sur ça. Depuis hier soir déjà j’fais tout ce que Bonnie veut mais là faut pas déconner. Merde. »
En vérité, Ty serait tenté de le laisser s’en tirer à bon compte, parce qu’il est crevé, mais Bonnie commence à insister et il s’y met aussi. Parce que finalement, c’est certainement plus drôle comme ça. Il tempête, menace, crie au scandale, menace encore, et finalement, leur esclave craque et cède.
« Faite vite. Pas plus de 10 minutes. »
Tyler se remet immédiatement sur ses pieds et rapporte une chaise à Alex pour l’installer dessus.
« Dorénavant, on y fera référence comme la chaise de la honte ! » lui glisse-t-il, recevant un regard glacial qui le fait rire, avant de s’éclipser dans la chambre pour dévaliser la penderie. C’est comme jouer à la poupée ! Sauf que si son père l’avait vu faire, il l’aurait envoyer faire un gros bisou au mur le plus proche. Mais son père n’est plus là et il ne sait même pas pourquoi il pense à lui. Ils habillent Alex, le plus ridiculement possible, poussent le vice jusqu’à lui faire porter des talons.
« Faut l’maquiller, sinon c’est pas bon ! »
Alexander n’a pas l’air d’accord mais il n’est qu’une poupée ! On demande pas leur avis aux poupées. Ceci dit, avant qu’ils apposent la touche finale, Tyler décide d’immortaliser cet instant précieux de déchéance humaine, profitant du fait que l’attention de son ami est loin d’être excellente.
Fallait pas baisser ta garde, inconscient, se dit-il en visant, avant de déclencher l’appareil photo de son mobile. Ce qui fait bien entendu réagir Alexander aussitôt.
« Attends, t’as fait quoi là, t’as pris une photo ? Espèce de connard ! Tu fais chier, efface moi ça. J’te jure que si tu l’fais pas j’te démembre ! »
« Sois pas relou, Alex ! On s’amuse ! »
Rectification : lui et Bonnie s’amusent ! Comme des petits fous même.
« Et puis décoince-toi merde ! La journée a pas été si naze que ça, ok ? On a mangé dans un bon resto, on a fait du shopping, c’est pas la mort, on s’est marré avec le jeu et puis on se marre encore là ! Si tu arrêtais de penser à ta p’tite image de macho trois secondes, tu trouverais ça drôle aussi ! » s’exclame-t-il, réalisant qu’il est réellement agacé par l’attitude de son ainé à présent. « Et puis merde, va te faire foutre ! T’es censé être mort, ok ? Si on n’était pas rentré l’autre fois, tu serais un légume ou un cadavre pourrissant, alors sors-toi le placard à balais que t’as dans le cul et profite d’être encore capable de respirer et de pouvoir avoir l’air ridicule autrement qu’en te bavant dessus comme une merde de junkie à la cervelle grillée ! C’est DRÔLE ce qu’on fait, ok ? Enfin c’ETAIT drôle, parce que maintenant t’as gagné, ça m’amuse plus ! J’vais faire mon injection » tranche-t-il en allant chercher sa sacoche, avant d’aller s’enfermer dans la salle de bain, non sans avoir jeté un dernier regard de reproche à Alexander.
Et pendant que ce con macère dans sa culpabilité (avec un peu de chance), Tyler se félicite d’avoir fait diversion et s’empresse d’envoyer la photo sur son adresse mail. Et puis il vérifie son taux de glucose, s’injecte une dose d’insuline dans la fesse, et revient au salon en arborant encore une petite moue fâchée.
« Regarde, j’la supprime ta sale photo » tique-t-il en lui montrant la manœuvre. « Heureux ? »
C’est jouissif !


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MessageSujet: Re: 01. We Come in Pieces • Bonnie & Tyler Dim 8 Juin - 12:53

“I want you to hear me baby, Tell me why, sometimes darling “ ∞



Bonnie est crevée, esquintée, elle a envie de mourir tellement son corps semble sur le point de se fracasser en deux. Elle n'en peut plus de faire la princesse bitch, maintenant elle voudrait se poser et se reposer, dans leur agréable canapé. Peut-être le seul endroit confortable dans cet appart avec leur lit.
Mais la séance maquillage l'accapare plus que jamais, et la Bonnie défoncée au prozac y met tout son cœur, son intérêt. Elle a relevé ses cheveux en signe de grands travaux, et s'applique à relooker Alexander avec un enthousiasme infini. Tyler n'est pas en reste et joue le créateur, c'est lui qui a des idées de génie, du genre décorer un t-shirt avec des paillettes ou prendre les fringues du boulot de Bonnie. Elle se fiche de l'état de des vêtements pour la simple et bonne raison qu'elle n'est plus là mentalement, mais, qu'en prime, elle a de nombreux sacs qui l'attendent sagement dans sa chambre. Sa chambre. Vieux réflexe qui lui bousille le cœur et heureusement, c'est a ce moment la que le point de chute de la séance Cristina Cordula se stoppe. Elle a bien rit, bien laissé passer sa rancune, et maintenant elle est fatiguée. La rousse observe ses deux amis de chahuter une fois de plus et n'a même pas besoin de parler : Tyler comprend son silence comme une approbation, Alex comme une réprimande et dans les deux cas, ça marche. Elle a toujours ce sourire un peu recollé à la va-vite collé au visage, incapable d'une autre réflexion, le maquillage dans ses mains qui pendent, comme trop lourdes pour son petit corps trop plat.
Princesse Bonnie est fatiguée.

« Et puis décoince-toi merde ! La journée a pas été si naze que ça, ok ? On a mangé dans un bon resto, on a fait du shopping, c’est pas la mort, on s’est marré avec le jeu et puis on se marre encore là ! Si tu arrêtais de penser à ta p’tite image de macho trois secondes, tu trouverais ça drôle aussi ! Et puis merde, va te faire foutre ! T’es censé être mort, ok ? Si on n’était pas rentré l’autre fois, tu serais un légume ou un cadavre pourrissant, alors sors-toi le placard à balais que t’as dans le cul et profite d’être encore capable de respirer et de pouvoir avoir l’air ridicule autrement qu’en te bavant dessus comme une merde de junkie à la cervelle grillée ! C’est DRÔLE ce qu’on fait, ok ? Enfin C’ETAIT drôle, parce que maintenant t’as gagné, ça m’amuse plus ! J’vais faire mon injection »


Bonnie laisse Tyler faire la grande parlote et suit son monologue avec intérêt. Elle pèse et analyse chaque mot, c’est dur pour son cerveau enrôlé dans l’atone et monocorde valse des gens sous médicaments. C’est vrai que c’était drôle, Tyler a raison, elle ne comprend pas qu’il puisse trouver ça chiant, Bonnie ne comprend plus grand-chose dès à présent. Mais ce qu’il dit après est déplaisant, même pour celle qui s’envole loin du lourd poids du passé et des problèmes présents. Elle n’a pas envie qu’il dise des choses comme ça, et alors qu’il s’en va faire son boudin dans la salle de bain, Bonnie contemple devant ses yeux les mots flottants qu’il vient jeter à la figure d’Alexander. Lorsqu’elle baisse les yeux sur son visage, elle arrive à discerner cette colère froide qui lui fait crisper la mâchoire. Il est terriblement crispé et absolument sexy par la même occasion mais, au-delà de ça, il souffre. Bonnie a l’inconcevable envie qu’il la prenne dans ses bras et que comme avant, ils se réparent l’un et l’autre. Au lieu de ça, et en silence, Bonnie attrape le démaquillant et un coton, avec une tendresse propre aux médicamentés, maladroite, elle défait les traces informes qu’ils lui ont fichues sur le visage. Il se déshabillera tout seul elle n’a pas envie de subir à nouveau la douleur d’un habillage qui tourne mal.

Lorsque Tyler revient et qu’il supprime la photo, Bonnie lui sourit, attrape les affaires qu’elle pose sur le comptoir, jette les cotons et décide de son propre chef ( oui parce qu’elle n’a pas oublié que c’était SA journée ), prend un film, leur intime gentiment de s’asseoir avec un regard accompagné de son index et vient s’installer entre eux deux. Ce sont ses deux hommes.

Le film démarre. The Truman Show. Une référence pour Bonnie.
Sa main manucurée glisse sur le bras de Tyler mais plus le film passe, plus la fatigue se ait ressentir et alors qu’elle glisse dans un profond sommeil ( à l’instar de Tyler, maintenant qu’ils ont finis de piailler comme des pies ), la rousse se glisse de plus en plus du côté d’Alexander, son visage tombe sur l’épaule du seul mec encore bien réveillé et son corps s’accroche au sien.

Elle sent un bras bouger, un autre s’extraire, la rousse se demande ce qu’il se passe mais n’a même pas le temps de laisser échapper un mot que le sommeil la happe plus fort que jamais.


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MessageSujet: Re: 01. We Come in Pieces • Bonnie & Tyler Mar 10 Juin - 21:15

« Et puis décoince-toi merde ! La journée a pas été si naze que ça, ok ? On a mangé dans un bon resto, on a fait du shopping, c’est pas la mort, on s’est marré avec le jeu et puis on se marre encore là ! Si tu arrêtais de penser à ta p’tite image de macho trois secondes, tu trouverais ça drôle aussi !  Et puis merde, va te faire foutre ! T’es censé être mort, ok ? Si on n’était pas rentré l’autre fois, tu serais un légume ou un cadavre pourrissant, alors sors-toi le placard à balais que t’as dans le cul et profite d’être encore capable de respirer et de pouvoir avoir l’air ridicule autrement qu’en te bavant dessus comme une merde de junkie à la cervelle grillée ! C’est DRÔLE ce qu’on fait, ok ? Enfin c’ETAIT drôle, parce que maintenant t’as gagné, ça m’amuse plus ! J’vais faire mon injection »


Tu n'es qu'un pauvre connard. Un sale petit con, une putain de princesse de mes deux. J'ai envie de lui éclater sa sale petite gueule dans le mur. J'arrive au point de non retour, ils me gonflent TOUS LES DEUX. Deux putains de princesses pourries gâtées qui n'en ont jamais assez, deux putains de princesses qui s'amusent à balancer ce qui fait mal à la gueule juste pour se la jouer victime et venir chouiner une énième fois. Lui, me sort des couteaux droit dans la gueule en me rappelant bien que si j'suis vivant c'est aussi grâce à lui. C'est drôle ? Juste pour toi pauvre con. Oui j'te dois la vie putain, JE LE SAIS. Je sais que j'ai failli claqué comme un pauvre connard bordel. Et elle, qui réagit à RIEN parce qu'elle est TROP DEFONCE POUR CA. A quoi ça sert cette journée de merde pour que l'un se tire sûrement vendre son cul ou j'sais pas quoi et que l'autre se shoot au prozac hein ? Oui parce qu'elle croit que j'me doute de rien mais j'suis pas con et ces petites boites de pilules sont pas si bien dissimulées que ça. Je serres les dents et les poings par la même occasion, j'ai envie d'arracher cette merde qui me colle et qui es remplit de choses farfelues pour petites tapettes mais aussi d'aller courir après Tyler et de le cogner sans vergogne. Mais au moment où je m'apprête à faire un esclandre, Bonnie s'applique à me démaquiller. Tendrement. Mais surtout, complètement pétée. Je ne sais pas ce qui m'énerve le plus et si j'ai même le droit de lui en vouloir quand quelques semaines plus tôt je me défonçais la gueule H-24. Mais là, c'était trop. C'est donc ça ? Je t'offre une journée pour toi et tu trouve le moyen de te percher je ne sais où ?

Ma respiration est saccadée et je me déteste d'avoir cette envie de reprendre là où on s'était arrêté tout à l'heure, c'est à dire contre le mur, l'un contre l'autre, moi prêt à venir toucher le ciel avec elle. Parce que la colère est tellement puissante que seule Bonnie pourrait l'apaiser. Mais Bonnie n'est plus là non. Finit la petite Rousse meilleure amie améliorée, finit les sorties et soirées entre copains, amis d'enfance. Finit les piaillements, les insultes puis les réconciliations. Oui, finit tout ça. Adieu le tandem, bonjour Jay et la nouvelle vie. Et ça fait un mal de chien.
Je la laisse donc faire, plus tendu que jamais. Au bord de la crise de nerfs, m'appliquant a regarder son visage dans les moindres détails, j'enregistre chaque traits. Ses grands yeux bleus défoncés, son sourire fracassé, son visage semi-juvénile, ses cheveux de feu en bataille. Son corps fluet, grâcieux et fragile à la fois. Je suis peut-être un Junkie, macho comme dit l'autre tapette, avec aucun diplôme en poche mais je ne suis pas con à ce point là. J'aurai beau faire tous les efforts du monde : Bonnie va se tirer. Ailleurs, avec d'autres rêves et surtout, avec quelqu'un d'autres pour les imaginer.

D'un coup c'est l'abattement. Parce que ce qu'il me tombe sur la gueule n'est rien de bon, parce que je sais déjà comment tout ça va se terminer. Jamais je n'aurai cru le penser, deux mois plutôt que même Blondie allait finir par me filer entre les doigts et que j'en aurai une si grande blessure. Je reste un instant à la contempler, à me défaire de tout ce maquillage. Mes yeux ne quittent pas les siens qui, eux, sont trop occupé à supprimer l'artifice qu'ils m'ont étalés mais je sens déjà sur quelle pente je glisse et ça ne me plaît pas. Nier. Toujours nier et ignorer. Et je me cantonne à ça, jouer l'aveugle parce que ça ne peut pas être autrement.

« Regarde, j’la supprime ta sale photo. Heureux ? »

Je sursaute presque en entendant Tyler revenir et fais mine de regarder sa manœuvre. A vrai dire, là maintenant, j'en ai rien à foutre de savoir s'il va supprimer ma photo ou pas. Non, ce qui m'importe c'est de savoir si je peux encore compter sur Elle. Bonnie. Est-ce que je peux encore compter sur sa présence, maintenant. Mais tout porte à croire que non. Je n'aurai jamais du ralentir la drogue parce qu'alors peut-être que je ne m'en serais jamais rendu compte. Je reste assit un instant pendant que les deux compères piailles tous les deux pour savoir quel films choisir maintenant. Je glisse mes mains sur mes genoux et fixe le sol, quelques secondes. Tout m'échappe, je passe d'une colère noire à l'abattement. M'avouant presque vaincue. Je me lève sans un mot et me dirige vers ma chambre, enlevant le tee-shirt d'un air songeur. C'était une fatalité mais dans chacun des moments passés tous les trois ensemble, il y avait toujours un putain de détail qui venait tout foutre en l'air. J'ai envie de me coucher et de dormir, mais décide tout de même de jouer le jeu jusqu'au bout... J'enfile un tee-shirt noir et part m'assoir dans le canapé à côté d'eux où ils ont lancés the truman show. Film avec un acteur pas mal dans son genre. Tyler bouffe ce que j'ai fais, Bonnie picore par-ci par là et moi je ne touche à rien. Résultat ? Encore des efforts dans le vent.

Trente minutes de films passent et je sens la tête de Bonnie sombrer contre mon bras. Un coup d'oeil vers les deux gamins m'indiquent qu'ils se sont enfin endormis. Pas étonnant que je ne les entendais plus. Je les regardes encore un instant et insiste sur Bonnie. Lorsqu'elle dort, elle revêt toujours ce visage fragile, poupin et sensible. Rien à voir avec celle que l'on voit éveillée tous les jours. Plus je la regarde et plus l'évidence s'impose. Elle partira. Bonnie partira. Petit à petit, elle commence déjà à le faire. Ma Blondie va se tirer flinguer d'autres horizons. Ce devait bien arrivé. Tyler sera sûrement toujours là pour l'épauler, lui faire passer du bon temps ou lui dire que ça tenue aujourd'hui est à chier ou au contraire, qu'elle est carrément bandante là dedans. Mais Bonnie va partir quand même. Pour moi, ça ne change rien à ce constat. Je m'extirpe en douceur de son corps contre le mien et accompagne sa tête jusqu'à l'accoudoir et même s'ils m'ont pousser au bord des nerfs aujourd'hui, je leur installe une grosse couette à tous les deux. Inutile de les réveiller, je n'ai pas envie d'avoir à faire à Grognon et Grognesse. J'avance d'un pas... puis me ravise. Je m’accroupis face à Bonnie et dépose un baiser tendre sur son front. J'en ai clairement rien à foutre que Tyler m'ait vu ou non, je veux au moins qu'on me laisse le peu de gramme que j'ai avec elle.


..0..


Je n'ai pas fermé l’œil de la nuit ou presque. Je me suis tourné et retourné, ou alors je suis resté sur le dos à contempler mon vieux plafond jaunis et tout écaillé. Dans dix minutes je vais devoir me lever pour aller bosser et je me dis que je serais toujours mieux ailleurs qu'ici. Je décide finalement d'aller prendre ma douche histoire de me rafraîchir les idées et lorsque je sors fraîchement habillé et prêt, Tyler est déjà là, sur le palier sur le point de partir. Je le regarde un instant puis détourne mes yeux sur Bonnie qui dort toujours. Visiblement, nous sommes les deux seuls à travailler. J'enfile ma veste, prends mon sac à dos et commence à descendre les escaliers avec Tyler jusqu'à ce qu'il m'annonce que c'est sa mère qui vient nous chercher, parce qu'elle s'inquiétait beaucoup trop, que ça ne l'embêtait pas de m'amener jusqu'à Grayson en même temps etc etc...

Je me sens blanchir, je déglutis mais ne montre rien. En voiture. C'est bien la dernière chose dont j'ai besoin.

« C'est gentil mais j'préfère y aller en vélo. Dis lui bonjour d'ma part. »

Mais forcément, hors de question à ce que je me défile puisque si c'est pas Tyler qui m'y traînera dans cette bagnole, c'est sa mère. Et je n'ai pas eu le temps de lui directement qu'elle me stop direct :

« On ne discute pas jeune homme ! Je ne vais tout de même pas te laisser marcher tout ces kilomètres ! Allez monte au chaud. »

Oui, il caille. Vraiment. Même avec un pull et ma veste, j'ai froid mais je préfère avoir ma paire congelée plutôt que de monter. Moi vivant jamais je ne mettrais un pieds dans la bagnole d'un autre …. Non, au lieu de ça j'en ai foutu deux. Faut apprendre que PERSONNE ne peut résister à la mère de Tyler. Personne. Le trajet c'est fait rapidement pour eux, trop lentement pour moi avec cette boule au ventre et cette angoisse latente. Parce que la mère de Ty est vraiment une femme rayonnante... mais trop bavarde. Elle parle, beaucoup trop et ne regarde pas assez la route. Finalement, après 2 litres de sueurs perdus, nous arrivons sains et saufs à Grayson où là, je fais le reste du chemin avec Tyler. Le problème est que j'ai pas mon putain d'vélo pour rentrer à la fin de mon service...

« Ca va, t'as quand même passé une bonne journée hier ? »

Parce que moi non, mais bon, vu que j't'aime bien...

Je fais la conversation même si j'ai pas envie mais au moins  il parlera de lui et je n'aurai rien à ajouter. Il me parle qu'on est entrain de rentrer comme des vrais potes … Haha.

« C'est ça l'moustique. J'ai un moucheron et un moustique comme pote. Et j'suis prêt à me transformer en tapette rien que pour vous éclatez la prochaine fois ! »

Il baragouine un truc pour me renvoyer chier à sa manière... Comme au bon vieux temps.

..0..

La matinée est longue et mon cerveau est en bouillit. Je réfléchis à trop de chose, j'suis mort crevé et j'dois appeler Bonnie pour rentrer. Autant dire qu'avec tout ce qu'il s'est passé hier, c'est pas tellement la meilleure idée du siècle que de me retrouver seule avec elle.

« Eh oh ! T'entends du con ? J't'ai demandé un whisky ! »

Mes esprits reviennent et ma mauvaise humeur avec. Un regard froid du patron m'intime de fermer ma grande gueule et de servire ce breuvage au gros connard en face de moi. Cheveux plaqués en arrière, il pue l’after-shave à cinq kilomètres à la ronde. Je grimace et me retourne pour lui faire son verre et pendant qu'il est trop occupé à jacter au téléphone et que mon patron s'est tiré, je crache un filet de bave dans son verre, me cure le nez avec mon doigts qui me sert d'agitateur pour mélanger le tout. Allez, prends la surprise du chef connard.

J'affiche un sourire poli et lui tend son verre qu'il ne prends pas la peine de regarder tant il est occupé à ferrer un gros poisson au téléphone, pour l'affaire du siècle, et boit son verre presque cul sec. C'est ce petit côté du métier que j'aime bien...

12h, petite pause. J'appelle Bonnie. Elle ne décroche pas … Forcément, elle doit être encore trop défoncé au Prozac pour réussir à émerger de son sommeil où son crâne doit peser 10 tonnes. J'insiste.  Ca t'apprendra à avoir abuser de ma gentillesse la veille. Deux fois. Trois fois. La quatrième est la bonne :

« J'peux mourir 15 fois que tu décrocherais pas.
- kekoikesturaconte... Putain, j'dormais. » Ea miaule toute sa vie à côté du téléphone … «  Sssssshhh chaton !
- J't'ai déjà dis de pas m'appeler comme ça.
- T'es con hein ! »

Je l'entends bouger, sûrement entrain de se relever et un bruit caractéristique d'un paquet de clope et d'un briquet me parvient.

« J'espère que t'as une bonne raison d'me réveiller.
- Calme tes ardeurs Ariel, c'est plus ta journée. J'finis  à 14 heures et j'suis à pieds, tu ramène ta grosse citrouille ?
- C'est moi que tu traite de grosse citrouille ?!
- Bah non, ta bagnole.
- J'vais t'niquer Ethan !!
- Ok, mais viens m'chercher d'abord, c'est mieux. »

Elle m'insulte mais je raccroche. Blablablablabla. Je me surprends à sourire... Un échange téléphonique... comme au bon vieux temps.
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