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Road to Salvation a fermé ses portes.


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 00. There is no way [Carter&Dorian]

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MessageSujet: 00. There is no way [Carter&Dorian] Mer 19 Fév - 12:20

 
There is no way


There is no way
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Cela faisait maintenant plusieurs heures qu’elle tournait en rond entre les murs de la maison familiale, elle avait pester contre le monde entier, fumer plus de cigarettes que ses poumons ne pouvaient en supporter et les innombrables tasses de café qu’elle avait ingurgité ne l’avait en rien calmer. A dire vrai, elle était peut-être maintenant encore plus énervée qu’auparavant. La jeune femme avait longuement hésité à se rendre chez Dorian ou plutôt chez sa mère (puisqu’au dernières nouvelles il y vivait toujours) pour lui demander des comptes. Son bon sens lui avait tout d’abord soufflé que c’était une bien mauvaise idée que de montrer un quelconque intérêt en ces propos étant donné qu’elle ne souhaitait rien d’autre que de tirer un trait sur leur histoire mais, très vite son caractère avait repris le dessus  et elle avait laissé la colère et la frustration prendre le plis sur tout le reste, la poussant à effectivement allez le confronter une fois de plus. Elle n’avait pas revu son ex-fiancé depuis l’incident avec Hunter et était un peu nerveuse même si c’est une chose qu’elle avait bien du mal à s’avouer, parce qu’elle savait que cela lui était toujours difficile de se retrouver face à lui et elle en avait déjà trop fait l’expérience à son goût.  Leur dernière conversation lui avait laissé un sentiment assez ambiguë, elle s’était alors rendu compte que toute la haine, tout le ressentiment qu’elle éprouvait contre lui, avait tendance à fondre comme neige au soleil dès qu’elle se retrouvait face à lui, fort heureusement pour elle,  il avait jusqu’ici suffit qu’il ouvre la bouche pour qu’elle se remémore bien vite pourquoi et à quel point elle le détestait pour ce qu’il lui avait fait. Elle poussa un soupire se demandant si cela serait toujours le cas.

Cette décision hâtive et au final moins réfléchie qu’il n’y paraissait n’était qu’un manque cruel de chance pour Dorian, elle n’aurait sans doute pas dû avoir vent de l’article paru dans le Grayson Post pour la simple et bonne raison qu’elle n’avait pas pour habitude de lire cette feuille de chou mais, l’assistant du studio avait laissé traîner un exemplaire et elle avait eu le malheur de le feuilleter pour combler son ennui, inutile de dire qu’elle avait lu avec attention le papier sur le fils Spelling. Curiosité ? Sans aucun doute, intérêt particulier ? Peut-être bien. La brunette avait passé sa lecture à hocher la tête à la négative et a soufflé les traits tendus par une exaspération difficile à dissimuler, la rubrique des ragots qui terminait la page, ne l’amusa guère plus, voilà que maintenant cette gratte-papier de Joan la mettait au bras d’Alexander, certes ce n’était pas tout à fait faux mais, elle ne voyait pas l’intérêt d’en informer le monde entier, il ne manquerait plus qu’on les croit en couple maintenant.  Elle se demanda si lui aussi l’avait lu, si c’était le cas il n’allait sûrement pas aimer ca.

Elle avait jeté un coup d’œil à son portable qui affichait maintenant 18H30, elle cracha la fumée de sa cigarette, l’écrasa dans le cendrier qui bordait la fenêtre de sa chambre et attrapa sa veste, c’était maintenant ou jamais à ce rythme. Elle prit donc le chemin de Madison Street, elle avait marché d’un pas plutôt assuré et rapide, saluant au passage les deux-trois voisins qu’elle avait croisés, le temps était plutôt clément pour une fin décembre, on avait même droit à un brun de soleil même si les températures, elles, étaient beaucoup moins agréables. Elle referma sa veste sur elle et tourna dans la rue, elle n’avait jamais aimée ce quartier là, bon d’accord il était ce qu’on pourrait qualifier de charmant avec ses jolies maisons et ses parfaits petits habitants mais, ca manquait un peu de vie à son goût et pour le coup Jefferson Street ne manquait certainement pas d’animation en comparaison. Elle s’arrêta devant la maison des Spelling et hésita encore un peu, failli rebrousser chemin plusieurs fois, elle était tiraillée entre l’envie de partir et de laisser tomber et celle de lui dire sa pensée, elle se surprit même à se dire qu’elle aurait dû opter pour l’option téléphone même si elle détestait ce genre de communication, les textos passaient encore mais, elle avait horreur de devoir passer des appels. Elle fit deux pas en avant, puis trois en arrière avant de finalement relever la tête et d’avancer sous le porche de la maison pour frapper à la porte.

La jeune femme était de retour cinq ans auparavant, la dernière fois qu’elle avait mis les pieds ici, c’était Declan Porter qui avait ouvert la porte sur une Carter à l’air anéanti, inquiète et très certainement tout aussi remonté qu’aujourd’hui, il n’avait pas particulièrement paru surpris de sa venue mais portait sur lui le fait qu’il n’avait pas l’air plus préparé a l’absence de son fils qu’elle ou peut-être était-ce à lui en expliqué les raisons. C’est ce jour là que le shérif et son épouse lui avait clairement fait comprendre qu’elle ferait mieux d’oublier Dorian, qu’il ne reviendrait probablement pas et ne lui avait donné pour seule explication qu’une sombre histoire de famille sur laquelle bien évidemment, aucun détail ne lui avait été fournis, rien qui ne puisse en tout cas lui permettre de comprendre pourquoi celui avec lequel elle s’était fiancée quelques mois plus tôt avait soudainement décidé de tout quitter, elle y compris. Elle n’était ressortie de cet entretien que plus peiné et frustré qu’auparavant, elle avait néanmoins continuer d’appeler, de laisser des messages encore et encore, espérant bêtement qu’il finirait pas répondre, qu’elle finirait par savoir mais, il n’en avait rien fait…jusqu’à aujourd’hui.

Du bruit lui parvint de l’intérieur de la maison et soudainement, la brunette vint à se dire qu’elle n’avait pas pris en compte que ce n’était peut-être pas son ex qui allait lui répondre et clairement la dernière personne qu’elle avait envie de voir dans l’immédiat était sa mère. Leur dernière rencontre en ville lui avait fortement déplu. Cela remontait à quelques jours et comme à chaque fois que la jeune femme croisait Suzanna Spelling, elle essayait de se montrer courtoise malgré leur passif un peu difficile mais, cette fois ci, c’était la matriarche Spelling qui l’avait pris à partie, elle était resté polie certes mais, lui avait balancé deux-trois réflexions bien senties sur la façon dont elle avait accueillie le retour du fils prodigue. La période ne se prêtait guère à ce genre de choses, aussi Carter avait répondu avec peut-être un peu trop d’aplomb, suggérant clairement à son interlocutrice de se mêler de ses affaires, ce qui expliquait en toute logique le peu d’entrain qu’elle avait à la croiser aujourd’hui. Fort heureusement, c’est sur Dorian que la porte s’ouvrit, ce qui la soulagea un peu.

« Hey!…Est-ce que…» Elle laissa vaqué son regard une seconde puis revient planter ses prunelles dans celle de son ancien amant, elle arrêta de se mordre nerveusement la lèvre et laissa finalement échappé un peu plus assurément… « Il faut qu’on parle. »
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MessageSujet: Re: 00. There is no way [Carter&Dorian] Ven 21 Fév - 17:53

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Dans un premier temps, il a pensé qu’elle était réellement là pour récupérer son stylo porte bonheur et, aussi stupide que ça puisse paraître, Dorian l’a laissé pénétrer chez lui sans émettre le moindre jugement. Tous les médecins ont un gri-gri, un rituel, quelque chose qui leur permet de se rassurer et de se figurer que la journée qui va s’écouler sera bonne. Il a déjà vu des chirurgiens refuser d’opérer tant qu’ils n’avaient pas remis la main sur leur objet fétiche. Donc quand Joan Porter, standardiste du bureau du shérif et reporter à ses heures s’est pointée chez lui, le museau enfariné, le médecin l’a laissée entrer sans méfiance. Maintenant, il a compris qu’elle n’est pas là uniquement pour récupérer son bien.  
Dorian la voit flâner dans le salon familiale, ses mains manucurée se baladant sur le mobilier pendant qu’elle lui jette des œillades et s’assurent toujours d’afficher une moue qu’elle juge certainement sexy. Bon, d’accord : qui l’est effectivement. C’est une jolie fille qui sait comment plaire et jouer de ses nombreux charmes. Son visage poupon fait pour beaucoup, et ses grands yeux de poupées ne la desserve pas non plus…
Les bras croisés sur sa poitrine, debout près du canapé vieillot sur lequel la plupart des photos de famille Spelling ont été prises, le grand brun l’observe jouer à son petit jeu déroutant de séduction. Pour sa part, il n’a aucune envie de jouer. Il vient d’enchainer les gardes et puisqu’on attend de lui qu’il fasse ses preuves, ce n’est pas de tout repos. Ses semaines sont épuisantes et c’est sans compter sur toutes ces choses qu’il a en tête et l’empêchent de vraiment trouver le repos.
A croire que Grayson le teste également, ce qui ne l’étonnerait guère.

Au bout d’un moment, lassé, Dorian finit par interrompre les babillages de son interlocutrice.
« Ecoute Joan, je vais être très franc avec toi : je suis crevé et j’aim… »
« Jo. Mes amis m’appellent Jo » lui sourit-elle de ses grandes dents blanches et parfaitement alignées, avant qu’un voile de doute ne vienne perturber la splendeur de son sourire. « J’espère que nous sommes amis au moins… »
Non, a-t-il envie de répondre d’emblée, ce qu’il s’abstient bien entendu de faire. Il ne la connaît pas, quelque chose chez elle le dérange (lui rappelle Eleanor) et Dorian sait qu’elle est l’une des Leurs avant d’être qui que ce soit pour lui. Il en est même venu à se demander si elle n’est pas là uniquement pour le fliquer tout en lui parlant du repas de Thanksgiving auquel il n’a pas participé, au grand regret de la demoiselle selon ses dires…
« Nous n’en sommes peut-être pas encore à ce stade, mais… »
« Tu devrais peut-être te montrer un peu moins exigeants. Je ne suis pas certaine que tes supporters courent les rues à l’heure actuelle. »
Il ne dit rien. Il n’y a rien à répondre à une réplique pareille. Pas seulement parce qu’elle est dérangeante à beaucoup de points de vue, mais surtout parce qu’elle est juste. Dorian le sait, Joan le sait : tout le monde dans ce fichu bled le sait pertinemment. Il a perdu son statut d’habitant et est devenu un étranger, quelqu’un à qui on ne peut pas faire confiance. Et dans les environs, ce n’est franchement pas une bonne chose d’être mis à l’écart du troupeau. On ne survit pas longtemps dans un village comme Grayson lorsqu’on en est exclu…
« Pardon, ce n’est pas…Ce n’est pas ce que je voulais dire. »
« Alors qu’est-ce que tu voulais dire au juste ? »
« C’est juste que… Je ne suis pas comme tous les autres, Dorian. Je ne suis pas esclave de ce village et mon esprit n’est pas aussi étriqué que le leur. Je sais qu’il y a une vie au-delà de notre frontière et je m’intéresse à tout un tas de choses. »
Elle marque une pause, le regard un peu fuyant, faisant glisser son index sur la planche de bois vernis au-dessus de la cheminée, parsemée de tout un tas de photos de famille. Des photos datant toutes de l’époque où le médecin vivait encore chez lui. Il n’a d’ailleurs pas croisé une seule photo de ses parents seuls.
« Je m’intéresse à toi, Dorian… »

Il ne répond rien là non plus. Ses sourcils se froncent légèrement, sous le coup de la méfiance plus que celui de la surprise. Quelque chose cloche. Peut-être que c’est juste lui qui est un peu paranoïaque depuis sa dernière relation sérieuse, mais comment en être certain ?
« Tu veux obtenir un scoop, c’est ça ? » réplique finalement Dorian, histoire de prêcher le faux pour obtenir le vrai.  
« Comment ça ? »
« Tu t’intéresses à moi sous quel as… »
Mais il est interrompu par des coups frappés à la porte d’entrée. Il jette un œil dans cette direction, puis redonne son attention à Miss Porter un instant.
« Laisse-moi une minute. »
Elle hausse les épaules en guise de réponse, l’air visiblement froissée, et Dorian se dirige vers l’entrée, soulagé d’avoir échappé à cette conversation de plus en plus étrange et assurément déconcertante. Ceci dit,  le nouveau gêneur n’est peut-être pas là pour lui faciliter la vie non plus.

Et le jeune homme ne croit pas si bien dire. Il ouvre la porte à la volée et se fige en reconnaissant Hadley sur le porche. Son cœur manque un battement, sa bouche s’assèche subitement et sa main se crispe sur la poignée.
« Hey!…Est-ce que… Il faut qu’on parle. »
Son ton ne laisse pas présager grand chose de bon. Pourtant, il ne peut s’empêcher de se sentir…soulagé de la voir faire le déplacement jusqu’à son pas de porte. Peut-être que tout n’est pas perdu après tout, peut-être qu’elle a décidé de lui laisser une seconde chance.
Et tout à coup, la présence de Joan Porter dans son salon le gêne deux fois plus qu’à l’origine.
« Oui. Ok » balbutie-t-il en jetant des coups d’œil par-dessus son épaule, avant de s’avancer, contraignant son ex-fiancée à reculer. Il tire la porte derrière lui et croise ses bras en frictionnant ses épaules pour se réchauffer un peu. Si l’intérieur de la bâtisse est chauffé et lui permet de s’y  balader en simple tee-shirt, il ne fait pas bien chaud dehors.
« Désolé de pas te faire entrer, ma mère se repose à l’étage alors… » ment ouvertement Dorian.
Sa mère est quelque part en ville, à un club de lecture ou de couture, il n’est plus certain.  
« Tu vas bien ? »

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MessageSujet: Re: 00. There is no way [Carter&Dorian] Lun 24 Fév - 19:15

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« Oui. Ok » Lui lance-t-il avant de s’avancer dans sa direction, ce qui la déconcerte un peu, elle ne s’était pas nécessairement attendue à ce qu’ils se parlent dehors au yeux de tous mais, après tout peu importait, les gens parlaient déjà beaucoup trop de toute façon. Elle fit donc quelques pas en arrière pour lui laisser la possibilité de sortir sous le porche à son tour, d’après ses dires c’est pour l’unique raison que sa mère est à l’intérieur à se reposer, s’imagine-t-il qu’elle risque d ‘être trop bruyante ou fait-il  simplement le choix de s’assurer que les deux femmes ne se retrouvent pas face à face ? Elle laisse son questionnement disparaître quand il lui demande si elle va bien. Non pas vraiment à dire vrai mais ca, elle se gardera bien de le lui faire savoir, c’était peut-être idiot mais, elle n’avait pas envie de paraître fragile ou en demande, pas face à lui. Surtout lorsqu’elle repensait à leurs dernières rencontres, l’image qu’elle avait pu lui donner jusqu’ici n’était en rien représentatif de ce qu’elle était ou de ce qu’elle souhaitait être et contrairement à ce qu’elle pouvait bien laisser entendre peut être bien que l’opinion qu’il pouvait avoir d’elle importait, parce qu’elle n’avait pas envie de lui donner la satisfaction d’avoir en partie fait d’elle une épave à peine capable de gérer sa vie et autant dire qu’entre son pétage de câble lorsqu’il était rentré et l’état pitoyable dans lequel il l’avait trouvé après l’accident d’Hunter, son plan ne marchait pas vraiment comme elle l’aurait souhaitée. Cette pensée la fit se redresser un peu, un soupçon supplémentaire d’aplomb lui parcourait la colonne vertébrale, les traits toujours crispés  et fermés elle finit cependant par reprendre la parole.

« Ca va. » Bon d’accord c’était sans doute un peu bref et même carrément glacé comme réponse mais, à quoi bon faire comme si tout allait bien, pourquoi échanger des politesses quand elles n’avaient pas le moindre sens, il se comportait toujours tellement…normalement avec elle, la brune ne comprenait pas comment cela pouvait être possible, comment il pouvait avoir autant d’aplomb face à elle après ce qu’il lui avait fait subir, pour sa part et si elle avait été à sa place, elle n’aurait pas même essayer de revenir dans ses bonnes grâces, partant du principe que ce serait de toute façon peine perdue. « Ecoute Dorian je vais pas tourner autour du pot, je pense que toi comme moi on a autre chose à faire donc on va s’épargner les banalités d’usages… » Elle tachait de canaliser son agitation et la frustration que lui apportait la situation en triturant ses mains, cherchant comment dire ce qu’elle avait à dire sans paraître trop concerné ou sans être tout simplement trop véhémente ce qui n’était pas vraiment le but premier de sa venue, ce qu’elle cherchait avant tout, c’était qu’on la laisse tranquille une bonne fois pour toute et si cela devait passer par une énième confrontation alors c’est exactement ce avec quoi elle repartirait. « Je suis venue pour te donner l’occasion de me dire ce que t’as à me dire. » Il afficha un air un peu déconcerté et interrogateur qui ne fit que l’agacé un peu plus encore, si il lui fallait être plus clair, alors elle allait certainement l’être. Il n’eut pas vraiment le temps de répondre, elle ne lui laissa pas vraiment l’occasion de le faire avant de continuer.

« J’imagine que c’est bien moins facile que de m’envoyer tes petits copains ou ta chère maman mais, il va peut être falloir grandir un peu, t’es plus un gamin bordel alors jt’écoute… » Ce qui était plutôt paradoxale comme réflexion car même lorsqu’il était gamin, Dorian avait toujours été du genre à faire entendre sa voix et ses opinions, que ca plaise ou pas et c’est justement une facette de sa personnalité qu’elle avait toujours appréciée, il fallait au moins ca pour qu’ils puissent s’entendre de toute façon car Carter n’était pas vraiment le genre de fille à sourire et acquiescer bêtement, bien au contraire, elle avait toujours été têtue comme une mule, qu’elle ait raison…ou tort d’ailleurs ! Ce qui l’amena à penser que si il en était arrivé à allez se plaindre à qui voulait bien l’entendre ou à lui envoyer untel ou untel alors elle n’aurait pas le moindre regret, il n’était décidément plus fait pour s’entendre, elle n’avait plus dix-huit ans, n’avait plus une vie qui lui permettait de pouvoir perdre plus de temps avec des conneries de ce genre. Elle croisa les bras contre sa poitrine, planta son regard dans celui de son ex-fiancé et attendit de voir ou plutôt d’entendre ce qu’il avait à dire pour sa défense.
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MessageSujet: Re: 00. There is no way [Carter&Dorian] Lun 24 Fév - 22:43

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Hadley est tendue et c’est bien normal vu tout ce qui s’est passé entre eux. Elle s’adresse à lui du bout des lèvres, comme si elle avait peur des conséquences de ses paroles. Elle ne les mesure pas, n’a pas l’air de craindre que la situation ne dérape, qu’il prenne la fuite ou quoi que ce soit de ce genre, mais il sent qu’elle est clairement sur la défensive. Son ton est froid et l’expression de son visage tiré par la fatigue est dure. Il l’a déjà vue en colère, vexée, furieuse, mais sa rancune n’a jusqu’à présent jamais été réellement dirigée sur lui. Avant aujourd’hui du moins. Mais il peut le comprendre. Elle a été blessée dans son orgueil au moment de son départ, et a souffert de son abandon d’une manière qu’il ne peut sans doute pas pleinement envisager, même si lui aussi a connu le manque d’elle.
Il y a même des fois où ça lui a fait physiquement mal d’être séparé de sa plus vieille amie et confidente. Des fois où il a eu l’impression de ne plus pouvoir respirer, d’être en train de mourir. Et ça aurait pu arriver. Il savait à quoi s’attendre en quittant Grayson, il savait que c’était une possibilité à envisager très sérieusement. Nombreux sont ceux qui ont tentés d’échapper au village et ont connus une mort violente. En fait, tous ceux qui ont pris la poudre d’escampette ont mal terminés... Plusieurs fois, il a cru que son heure était venue, que Grayson réclamait finalement son du, et au fond, il trouvait l’idée de crever comme un chien à cause de son cœur volontairement brisé avait quelque chose de romantique. Mais ça n’avait été rien de plus que de simples crises de panique. Tout ce qu’il y a de plus banal.
Il avait souffert de son départ et de l’absence cuisante d’Hadley, mais avait toujours pu se raccrocher aux raisons qui l’avaient motivés à fuir. Elle n’a pas eu cette chance. Dorian comprend sa frustration, son envie d’obtenir des réponses, une compensation, quelque chose. Seulement il ne peut pas l’aider et il l’a déjà prévenue.

Pourtant, c’est pour ça qu’elle se trouve aujourd’hui face à lui. Pour l’inciter à lui donner ce qu’elle veut, ce qu’il ne peut pas lui donner, qu’elle n’obtiendra jamais. C’est hors de question et il va falloir qu’elle se le mette dans le crâne. Sauf qu’il n’a aucune idée de la meilleure manière de s’y prendre pour parvenir à lui faire comprendre qu’elle doit renoncer. Lui-même n’est pas certain qu’il y parviendrait.  La preuve en est qu’alors qu’elle s’accroche à ce désir de savoir, lui s’entête à lui dissimuler la vérité. Pire, il continue à utiliser la carte du mystère au lieu de lui servir un bon gros mensonge bien ficelé. Pour se faire plaindre ? Pour qu’elle s’imagine elle-même quelque chose de terrible ? Sans doute… C’est un peu facile, complètement lâche en réalité, mais après tout, bordel, pourquoi est-ce qu’il faut forcément qu’il passe pour un trou du cul ?    
Il en a des circonstances atténuantes, et il ne peut même pas les utiliser. Lui aussi est frustré. Lui aussi a dû ravaler son orgueil. OK, il n’a pas eu à le faire devant tout son village natal, n’a pas eu à entendre les ragots circuler sur son compte ou sur leur couple, mais tout de même, ça n’a pas été aussi facile que tout le monde à l’air de le croire.

Il comprend l’attitude de Carter. Dorian parvient à se mettre à sa place. En plus de toutes les épreuves qu’elle a été contrainte, par sa faute, de traverser suite à son départ, il a fallut qu’elle encaisse la mort de Matt. Juste au moment où les choses commençaient à s’arranger pour elle, d’après ce qu’il a entendu dire. Une part de lui est égoïstement satisfait de l’avoir retrouvé à Grayson, mais depuis le meeting organisé récemment dans l’ancienne maison des Blacks…l’idée qu’elle soit encore dans le coin lui fiche la frousse. Et si jamais elle avait été rappelée par Grayson ? Si jamais la mort de Matt n’était pas si accidentelle que ça ? Si celle de son propre père n’était qu’un écho ? Et si Grayson voulait les voir réunis ?
En tout cas, pour le moment, si c’est son intention : le village s’y prend bien mal. Et lui aussi, certainement, puisqu’au lieu de se montrer une fois encore patient et compréhensif, Dorian se laisse plutôt gagner par l’agacement à son tour.
« Avec quoi tu viens là ? C’est quoi ces histoires de t’envoyer qui que ce soit ? » tique-t-il dans une grimace mêlant irritation et incompréhension. « Et il me semble que depuis mon retour, j’ai été plutôt réglo avec toi, Hadley ! J’ai gardé mes distances comme je t’avais dis que je le ferais, tout en me montant disponible. Je le suis encore aujourd’hui alors si tu veux qu’on parle : allons-y, parlons. Parlons comme des adultes » lance le médecin en écartant les bras, avant de les laisser retomber. « Mais je t’ai prévenue que je n’avais pas l’intention de t’expliquer certaines choses. Je ne vais pas revenir là-dessus et ça n’a rien à voir avec le fait d’être un gamin. »
Un gamin terrifié, si. Un gamin buté aussi... Mais il ne s'en est jamais caché.  


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MessageSujet: Re: 00. There is no way [Carter&Dorian] Mar 25 Fév - 11:04

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Elle peut lire sur son visage qu’il n’apprécie pas particulièrement la confrontation avec laquelle elle est venue, ce qui était parfaitement prévisible étant donné le manque de tact dont elle peut faire preuve et dans le cas présent du tact, elle n’a pas vraiment cherché à en avoir, pourquoi l’aurait-elle fait après tout. Ce qui la dérange un peu plus c’est l’air surpris qu’il essaye de se donner, il n’a peut-être pas envoyé ces gens lui parler de façon direct dirons nous mais, il est sûrement parfaitement  conscient d’avoir été chouiner sur leurs épaules, pour se plaindre de la façon dont elle l’avait accueilli et de son manque de…franchise ? Oui c’était sans aucun doute le terme qui se rapprochait le plus des reproches que lui avait servi le shérif à Thanksgiving…un comble dans son entièreté, non seulement personne n’aurait pu espérer qu’elle le reçoive différemment après cinq longues années d’absence mais, qui plus est elle avait été tout à fait clair dès ce jour là sur le fait qu’elle n’avait plus rien à lui dire et qu’elle n’avait certainement pas envie de le voir réapparaitre dans sa vie. C’est ce qui la contrariait sans doute le plus, que ce soit lui qui passe pour le martyr dans cette histoire, certaine personne n’avaient pas pris la peine d’ouvrir leurs yeux, elle n’était pas la seule à avoir été laissé derrière lui, ils l’avaient tous été, comment pouvaient-ils l’accepter aussi facilement ? Comment pouvaient-ils ne serait ce qu’imaginer une seule seconde qu’elle pourrait elle aussi passée l’éponge sur ca ? La ville entière connaissait son histoire à son grand regret, alors elle avait beaucoup de mal à intégrer le fait que certain puissent se positionner autre part que de son côté à elle.

Dorian continue cependant d’essayer de se défendre, c’est en tous les cas l’impression que son discours laisse percevoir, son attitude également mais, contrairement à leurs confrontations précédentes, cette fois-ci il ne semble pas partie pour se laisser faire sans rien dire, tant mieux, peut-être que cette fois-ci il allait enfin prendre ses responsabilités, peut-être qu’il allait arrêter de jouer le pauvre petit garçon rongé par les regrets. Ce qu’il disait était vrai, elle ne pouvait pas vraiment lui ôter cela, il avait gardé ses distances, s’était montré quand elle le lui avait demandé et l’avait aidé sans rien demander en retour, c’était une chose pour laquelle elle l’avait déjà remercié et elle était bien consciente de lui en devoir une mais, c’était une dette qui se paierait bien plus tard, pour l’instant elle ne l’estimait pas tout à fait pertinente. Elle n’aimait pas vraiment le ton qu’il employait mais, était tout aussi consciente de ne pouvoir rien dire à ca, après tout le sien n’était guère mieux, c’était sans doute puéril, idiot et totalement égoïste mais, elle estimait sans vraiment en être pleinement consciente qu’elle était la seule ici qui avait le droit d’être en colère, il était le seul fautif et les rôles ainsi distribués devait lui laisser le privilège d’avoir le dessus, hier, maintenant et demain. Heureusement pour lui la vie n’était pas aussi simple, quant à Carter, elle se rendrait très vite compte qu’elle n’avait pas la moindre envie de se retrouver face à un Dorian passif et indifférent, elle avait après tout toujours beaucoup aimé leur confrontation dans le passé même si la fin était en général tout à fait différente.

Elle s’apprêtait à répliquer lorsqu’il s’empressa de lui remémorer le fait qu’il ne développerait pas plus certains sujets, elle savait pertinemment que les choses en question étaient non seulement la raison de son départ mais, aussi tout ce qui s’était passé durant ces cinq dernières années, elle avait retenu un rire on ne peut plus sarcastique, non, pour avoir des réponses elle avait visiblement trouvé plus simple puisqu’il avait apparemment bien plus de facilité à s’exprimer publiquement, il lui suffisait pour ca d’ouvrir ce torchon de Grayson’s Post, journal qui avait d’ailleurs finie sa vie dans la poubelle la plus proche à peine avait-elle eu finie sa lecture. Mais c’est un sujet qu’elle se gardait pour plus tard, dans l’immédiat ce qui l’intéressait un peu plus c’était que ceux qui gravitaient encore dans le petit monde de Dorian Spelling lui foutent la paix une bonne fois pour toute, le principal concerné y compris.

« Ces histoires ? Je te parle de ton petit copain Hickok qui vient me trouver pour me demander d’arrêter MES caprices et de te faire espérer parce que bien évidemment c’est toi la victime dans cette histoire, je te parle de ta mère qui me fait une scène en public parce que j’ai heurté tes sentiments quand TU as débarquer CHEZ MOI après cinq putains d’années Dorian, je dois attendre encore combien de personnes hein ? t’as besoin d’autres messagers pour venir me dire à quel point MOI je ne t’ai pas traité correctement ? »

La colère a pris rapidement le pas, son ton monte sans qu’elle ne le contrôle vraiment et si en apparence elle est relativement calme, sa voix elle ne l’est pas le moins du monde.

« T’as été assez lâche pour te barrer sans un mot et tu vois j’aurais pas pensé que c’était une caractéristique que tu avais développé pendant ces cinq ans mais, visiblement je me suis voilé la face là encore.  Alors vient pas me dire que t’es réglo parce que c’est pas vraiment à ca que ca ressemble. »
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MessageSujet: Re: 00. There is no way [Carter&Dorian] Mar 25 Fév - 16:54

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Il fronce les sourcils, son expression affichant très nettement son incompréhension face à la réponse agressive d’Hadley. Pourquoi est-ce que leur shérif irait raconter un truc pareil ? De quoi est-ce qu’il se mêle exactement ?

Dorian est déjà plus au fait concernant l’attitude de sa mère, qui ne s’est jamais cachée de ne pas porter la jeune femme dans son cœur. Elle l’a toujours considérée comme une fille à problèmes qui tournerait mal, exactement comme sa génitrice… Suzanna s’était très vite mis en tête que la jolie brune finirait par briser le cœur de son unique fils et cette idée lui était (lui est toujours) insupportable. Et pourtant, c’était lui, son petit garçon chéri qui avait mis les voiles et fichu une belle pagaille en ville, brisant plus d’un cœur. Du temps où ils étaient jeunes et encore insouciants, Carter avait toujours pris sur elle pour encaisser les regards glacials, les remarques à peine dissimulées, les pincements de lèvres réprobateurs et les ragots qui circulaient sur elle et était parfois à l’origine de l’épouse du shérif. Elle l’avait fait pour lui, parce qu’elle savait qu’il était proche de sa mère et à quel point il avait envie de les voir s’entendre toutes les deux. Il s’amusait d’ailleurs à les taquiner l’une comme l’autre en les appelant les deux femmes de sa vie. Pour ne pas la mettre mal à l’aise, il ne parlait jamais à Carter des disputes qu’il pouvait avoir avec Suzanna lorsqu’il estimait qu’elle avait dépassé les bornes, ce qui arrivait relativement souvent. Parce que la véritable femme de sa vie a toujours été Hadley. Elle et seulement elle…
Jusqu’à ce qu’il gâche tout.

L’entendre dire que Suzanna lui a fait une scène en public n’est donc pas franchement un scoop pour le jeune homme, même si ça reste contrariant. Ce qui le dérange beaucoup plus, c’est de savoir que cet enfoiré de shérif l’a mis dans une sale position. Est-ce qu’il l’a fait dans un but précis ? Et si c’est le cas, dans lequel ? Celui d’essayer de lui venir en aide ou au contraire de lui attirer un peu plus d’ennuis… ?
A une époque, il aurait juré que son parrain ne pouvait décemment lui vouloir que du bien, mais plus depuis la réunion de l’autre soir. Comment pourrait-il encore croire une chose pareille après le coup qu’il lui a fait ? Il faudrait vraiment être stupide et, si Dorian se sait lâche, il sait qu’il est loin d’être un imbécile. Surtout pas un imbécile naïf et trop enclin à faire confiance. Plus maintenant en tout cas. Il peut remercier la vie pour les quelques bonnes claques qu’elle lui a filées.    

Alors qu’il compte défendre son honneur, son interlocutrice lui coupe l’herbe sous le pied et enchaine avec fureur. Et son coup l’atteint en plein dans l’estomac. K.O.
Mais il ne compte pas s’écraser sur le sol et attendre la fin du décompte. Il a reçu assez de coups ces temps-ci et est bien décidé à rester debout. Terminé de se coucher, de faire le mort et d’éviter d’aller au-devant des ennuis. Les choses tourneront mal quoi qu’il arrive à présent. Et puis peut-être que les choses ont besoin d’aller mal avant d’aller mieux… C’est en tout cas quelque chose que son père se plaisait à répéter.
« Va t’faire foutre, Hadley » crache-t-il simplement quand elle se tait enfin, le toisant d’un air de défi qu’il aimerait bien lui faire ravaler. « Traite-moi de lâche tant que tu veux, si ça peut te permettre de te défouler un peu, tu en as le droit ! J’en ai été un, je peux pas le nier ! Ouais, je me suis barré ! Ouais, je vous ai fait de la peine et j’en suis vraiment désolé ! Mais aujourd’hui j’ai terminé de fuir et va falloir que tu te fasses à cette idée là aussi ! »
En tout cas pour le moment, il ne voit pas comment la situation pourrait un jour s’arranger… Il a l’impression de creuser sa propre tombe et c’est frustrant au possible. Et la seule personne sur qui il puisse passer ses nerfs à cette seconde pour évacuer le trop plein, c’est la personne devant qui il voudrait se montrer sous son meilleur jour. Evidemment.  
« Et puis je t’arrête tout de suite, j’ai besoin de personne pour faire passer le moindre message ! Surtout pas à toi !  Je suis venu te voir et je t’ai dis ce que j’avais à te dire dès que je suis arrivée en ville, justement pour éviter ce genre de conneries. Ce qui s’est passé entre nous, les conséquences que ça a pu avoir, ça reste entre nous ! C’était le cas il y a cinq ans, avant que je parte, et c’est encore plus vraiment maintenant ! Ca ne regarde personne et je ne parle de toi avec personne ! Ni avec ma mère et encore moins avec Hippolyte ! » s’agace-t-il en levant tour à tour son index puis son majeur pour les dénombrer, avant de reposer ses mains sur ses hanches en hochant la tête d’un air atterré. « Tu crois sérieusement que je t’enverrai ma mère et le shérif faire le sale boulot à ma place ? Tu crois que j’ai changé à ce point ? »  


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MessageSujet: Re: 00. There is no way [Carter&Dorian] Mar 25 Fév - 22:03

There is no way


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« Va t’faire foutre, Hadley »

Elle reste un peu interloquée ne s’attendant pas vraiment à entendre ce genre de réponse, c’est surtout la surprise qui se lit sur son visage, on pourrait tout à fait s’imaginer qu’elle arbore ensuite un air vexé ou outré  mais, à dire vrai c’est plutôt un air satisfait qui se peint sur son visage. Loin d’apprécier la façon dont il lui parle, c’est plutôt le fait de le voir enfin réagir au sens propre du terme qui la satisfait, jusqu’ici leurs échanges n’ont été menés que par sa propre colère et le retranchement de Dorian, ce qui n’avait pas donner grand-chose si on n’en croyait sa présence chez lui aujourd’hui. Malgré l’attitude qu’il revêt, ses paroles elles, ne sont pas vraiment à la hauteur des attentes de la jeune femme, elles ne l’amènent qu’à penser qu’il n’a pas le moins du monde compris ni ce que son départ à provoquer chez elle, ni ce qu’elle pense de son retour, parce que ce n’était pas seulement de la peine qu’il lui avait fait, c’était bien pire que ça. Non, il n’en avait pas la moindre idée, sa fuite avait complètement détruit son monde, elle n’avait pas seulement perdu son fiancé mais, aussi son meilleur ami et tous les projets qu’elle avait pu faire pour son propre avenir, pour leur avenir. Il ne lui avait rien laissé si ce n’est des questions et des hypothèses dans lesquelles elle finissait toujours par blâmer son propre comportement, tout ce qu’elle avait pu dire, faire ou pire encore ce qu’elle n’avait pas su dire et ce qu’elle n’avait pas fait. Tout ca n’avait rien à voir avec le fait d’avoir JUSTE de la peine. Une rancœur assourdissante ampli tout à coup tout son corps, elle pouvait entendre beaucoup de choses, pouvait se faire à l’idée qu’il n’estimait pas nécessaire de lui donner de plus amples explications mais, qu’il ne réalise même pas les conséquences de ses actes c’était quelque chose qu’elle avait bien du mal à avaler, elle ravala cependant toutes les horreurs qui essayaient tant bien que mal de franchir ses lèvres, parce qu’elle n’était pas sûre d’avoir envie de voir toutes ses pensées prendre forme de façon si réelle, dans l’état actuel des choses ce serait sans doute sa plus mauvaise idée. Il n’avait pas pris de temps pour laisser retomber son animosité avant de continuer, elle par contre avait eu suffisamment de temps pour que sa colère ne devienne plus dangereuse, Carter avait toujours eu beaucoup de problèmes à contrôler ses émotions, elle réagissait au quart de tour et était suffisamment buté pour oublier de réfléchir et s’emporter à vitesse grand V, tout ca pour le regretter à peine l’orage passé.

Même sur la défensive, ses propos semblaient se tenir, peut-être qu’il n’avait envoyé personne mais, qu’il n’en ait pas parlé lui semblait un peu moins sûr sinon pourquoi le shérif aurait pris sur lui de venir la trouver, pourquoi lui aurait-il tenu ce discours absolument sans aucun entendement bardé de non-dits et de mystères à moitié voilés, ca n’avait pas le moindre sens. Dans tous les cas et quelques soient la vérité, Suzanna et Hippolyte faisaient partie de son cercle et c’était donc à lui que revenait la responsabilité de les faire rester à leurs places. « Tu crois sérieusement que je t’enverrai ma mère et le shérif faire le sale boulot à ma place ? Tu crois que j’ai changé à ce point ? »   C’était sans doute la cerise sur le gâteau, est-ce qu’elle était supposée répondre à cette question quand elle n’avait même plus la certitude d’avoir connu celui qui se trouvait en face d’elle. Après tout elle avait été persuadé pendant si longtemps qu’il n’avait pas le moindre secret pour elle, pour découvrir brutalement qu’elle s’était largement trompé alors à la question de savoir si il avait changé, elle était littéralement incapable d’y répondre à son grand regret. Cependant ce n’était certainement pas une raison suffisante pour qu’elle reste muette face à ses réponses on ne peut plus insatisfaisantes.

«  De la peine ? T’as vraiment rien compris Dorian, tu crois vraiment que le problème c’est que tu m’as fait de la peine ? Tu crois que c’est juste de ça qu’il s’agit ? Tu pourrais pas être plus loin de savoir ce que tu m’as fait. » Elle laissa échapper un rire sarcastique. « Et que tu ai fini de fuir je ne sais quoi, je m’en fous tu comprends, ça me concerne pas, ça a arrêté de me concerner y a cinq ans, maintenant que tu ai vraiment parlé ou non avec tes petits copains c’est pas le problème mais, t’as plutôt intérêt à t’assurer qu’ils me foutent la paix tous autant qu’ils sont parce que la prochaine fois, j’te promets que je serais pas aussi conciliante! » Elle secoua la tête nerveusement, poussa un soupir agacé et finit par lâcher ce qui l’a démangeait profondément, il n’allait probablement pas apprécier, voir même se sentir blesser par ses propos mais, elle n’en éprouvait pas le moindre scrupule, ce n’était après tout qu’un juste retour des choses. « Quant à savoir si tu as changé, je vois mal comment je pourrais te répondre, je te connaîs pas Dorian, j’ai peut-être cru savoir qui tu étais mais, t’as juste fini par me prouver le contraire, je saurais même pas dire si on a vraiment eu quelque chose de vrai un jour. Alors je vais me contenter de mes suppositions. » Elle avait finis par se taire et s’était dirigé vers la balustrade qui encerclait le porche de la maison des Spelling pour y appuyer ses mains, deux-trois voisins essayaient de paraître occupé quand en réalité ils étaient probablement en train de les observer en se réjouissant d’avoir quelque chose à raconter au premier venu désireux de savoir ce qui se passait derrière les volets clos de leurs voisins.
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MessageSujet: Re: 00. There is no way [Carter&Dorian] Mer 26 Fév - 17:36

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Il n’arrive pas à empêcher ses yeux de rouler dans ses orbites quand elle le reprend sur le choix de ses termes. Sérieusement, elle veut jouer à ça ? Elle a très bien compris où il voulait en venir, elle cherche juste à le provoquer et à lui prouver qu’il a tort sur absolument toute la ligne. Quoi qu’il dise, quoi qu’il fasse, Dorian sent qu’elle va trouver à y redire, simplement par principe, pour marquer le coup. Seulement le médecin n’a pas la moindre envie de jouer à ce petit jeu là maintenant et si son ex-fiancée est venue le trouver uniquement pour le titiller : il trouve ça stupide et pour le coup, vraiment très immature de sa part…
Mais s’il le lui fait remarquer, il y a des chances pour que les choses dégénèrent et surtout, trainent en longueur. De ça non plus, Dorian n’a pas envie. En fait, dans la seconde, ce qu’il aimerait finalement, c’est qu’elle lui laisse de l’air et aille se reprendre un peu plus loin. Rien de bon ne sortira de cet échange et tout ça lui apparaît comme une vaste perte de temps et d’énergie. Une énergie qu’en ce moment, il n’a pas franchement les moyens de gaspiller et, à en croire les cernes sous les yeux d’Hadley, elle non plus.
Il s’apprête à lui dire sa façon de penser, mais elle enchaine à nouveau, l’en empêchant. Et pour couronner le tout, une fois sa petite bombe mesquine lâchée, elle se détourne et s’éloigne de quelques pas en arborant un air triste au possible.

Ca le remue un peu, il doit bien le reconnaître. L’espace d’une seconde, il est tenté de soupirer à son tour, de la rejoindre près de l balustrade et de faire ce qu’il a l’habitude de faire : tenter de calmer le jeu, de désamorcer la situation par la douceur et d’être celui qui est raisonnable. Mais ça ne dure qu’une seconde et après ça, il se laisse gagner par la rancœur et l’amertume.
« C’est ahurissant de connerie ce que tu viens de dire et tu le sais » lui fait-il remarquer, laissant échapper une exclamation cynique.  
Hadley se retourne vers lui, apparemment outrée par son commentaire. Mais il ne lui laisse pas le temps de monter à nouveau sur ses grands chevaux pour lui expliquer sa façon de penser et lui faire comprendre qu’il est une sous merde.
« Oh, pas la peine de prendre tes grands airs avec moi, Wuornos ! Tu sais très bien que tout ce qu’on a vécu était vrai ! C’est même le truc le plus vrai que j’ai jamais expérimenté de toute ma vie ! » lui lance-t-il avec irritation.
Ca l’agace prodigieusement qu’elle remette leurs années de bonheur en doute. Il peut comprendre qu’elle doute, ne sachant pas exactement pour quelles raisons le lendemain de son anniversaire, il a décidé de mettre les voiles. C’est sa faute, certainement, mais il lui a déjà dit que ça n’avait rien eu à voir avec elle ou avec eux. Pas de cette manière-là du moins, elle n’a rien fait de mal, il a juste voulu la protéger... Et l’entendre choisir de l’attaquer sous cet angle là lui fait mal, et Dorian a l’impression qu’Hadley le sait et qu’elle appuie justement à cet endroit pour le blesser.
« On a déjà eu cette conversation, Had, et ma patience a toujours eu des limites, ça n’a pas changé. Je suis toujours le fils pourri gâté du shérif de Grayson. C’est pas ce que tu me sortais à chaque fois qu’on se disputait ? Dis plus jamais des trucs comme ça. C’est stupide et mesquin, au fond je sais que tu t’en rends compte toi-même. »

Elle va lui dire que c’est trop facile de lui sortir ce genre de phrases toutes faites, qu’il peut tenir de beaux discours, ça ne changera pas ce qu’il a fait et que les actes sont plus parlant que les mots. Alors plutôt que de la laisser lui sortir une réplique si inutile à ses yeux, Dorian enchaine.
« Et arrête un peu avec cette histoire de : tu ne sais pas ce que j’ai vécu, Dorian ! Tu me crois stupide ? Je me suis fait une idée de chaque pensée que t’as pu avoir en apprenant mon départ ! Tu crois pas que ça m’a un petit peu bouffé ? » ironise-t-il en joignant son puce et son index pour imager son propos. « Tu crois pas que ça m’a rendu dingue d’imaginer que tu pouvais te blâmer pour tout ça ? Si j’avais pu le faire, je t’aurais contactée, je t’aurais tout expliqué, je t’aurai demandé de me rejoindre ! Putain je t’aurai amenée avec moi si j’avais pu, Hadley ! Mais c’était pas POSSIBLE, tu comprends ? »
Bien sûr qu’elle ne comprend pas. Et il ne peut toujours pas lui expliquer.
C’est ça qui le rend dingue…  
 


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MessageSujet: Re: 00. There is no way [Carter&Dorian] Jeu 27 Fév - 13:10

There is no way


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« C’est ahurissant de connerie ce que tu viens de dire et tu le sais »
Elle fait volte face, prête à lui faire comprendre que ses propos ne sont certainement pas plus stupide que les siens, il est après tout celui qui essaye de se justifier sans vraiment prendre la peine d’avoir des arguments qui se tiennent plus d’une minute mais, il ne lui en laisse guère le temps et continue de la faire un peu redescendre d’un ton. Bien évidemment elle sait qu’il a raison sur ce point, elle sait que ce qu’ils ont eu un jour était vrai, elle ne sait juste pas à quel moment tout a basculé parce qu’elle n’avait pas su le voir ou peut être qu’elle n’avait pas voulu le voir, ca n’avait plus vraiment d’importance aujourd’hui, beaucoup trop de temps avait passé, les souvenirs s’étaient progressivement affadis et les questions s’étaient perdues dans le manque de réponses. Elle était tout à fait consciente d’avoir balancé un truc pareil uniquement pour le blesser et c’était exactement pour la même raison qu’elle ne revint pas sur ce sujet, elle se contenta de secouer la tête à la négative, elle n’avait pas envie d’être conciliante, elle n’avait pas envie de lui donner la moindre satisfaction, ce n’avait pas été le cas jusqu’ici ici, rien n’avait changé…Il ne cache pas son agacement et elle ne fait rien pour calmer le jeu, son regard se veut dur et froid, sa main gauche pianotant machinalement sur le bois de la balustrade, elle reste muette, fixant avec force son ex. Si elle n’était pas nécessairement venue ici pour remettre ce sujet-là sur le tapis, visiblement il finissait toujours par faire son chemin quoi qu’il arrive, c’était une impasse, ca le serait sans doute toujours et c’était exactement la raison pour laquelle, elle se persuadait qu’il était on ne peut plus judicieux d’éviter au maximum tout contact quel qu’il soit avec lui, un échec cuisant jusqu’ici il fallait le dire.

La jeune femme se rappela soudainement de plusieurs de leurs disputes passées, elle avait totalement oublié ce détail mais, c’était effectivement un reproche qu’elle lui avait servi de nombreuses fois, ce n’était pas tout à fait vrai, ni tout à fait faux en réalité, il avait toujours eu la mauvaise habitude d’obtenir un peu tout ce qu’il voulait, merci à sa chère maman qui l’avait toujours pourri plus que de mesure et très clairement le statut de son père lui avait souvent donné des passe-droits qui lui avait grandement facilité la vie, sauf que rien de tout ca n’avait jamais fonctionné avec elle, bien au contraire, elle avait un caractère difficilement supportable et s’arrangeait toujours pour obtenir ce qu’elle voulait de lui, elle s’était toujours demandé comment il pouvait bien la supporter, visiblement toute chose avait ses limites. Elle ne s’était pas méfiée, elle avait perdu. Ceci dit, elle ne trouvait pas que ses paroles étaient mesquines, elle ne faisait qu’exprimer sa pensée, elle ne savait pas si elle connaissait vraiment celui qui se trouvait face à elle, ce n’était pas une supposition, ce n’était pas une façon vicieuse de lui faire du mal (bien qu’elle ne s’en serait pas formalisée si cela avait été le cas) c’était simplement la vérité, trop de zones d’ombres venaient entacher ce qu’elle pensait savoir, c’était un fait, point final.

Jusqu’ici même si elle était énervée et ne s’en cachait pas, elle s’était un minimum tenue, elle n’avait pas tellement haussé la voix, s’était montré étrangement mesuré mais, ce qu’il finissait par lui dire là, c’était sans doute un peu trop pour elle, ce n’était pas tant de la rage qui lui vrillaient les tempes à l’instant mais plutôt de la rancœur et de l’amertume. Comment pouvait-il lui dire une chose pareille, de quel droit se permettait-il de retourner la situation de cette facon ? « Putain mais tu te rends compte de ce que tu dis ? Tu pouvais pas ? Tu te fous de moi, si t’avais voulu t’aurais pu Dorian ! T’aurais pu… au moins avoir la décence de rompre avec moi avant de te barrer ! Tu crois pas que ça aurait été un minimum ? Tu m’as demandé en mariage bordel et pour quoi ? Pour mieux me laisser crever ici après ! J't’aurais suivie n’importe où sans poser de questions putain…n’importe où ! » Mais il ne l’avait pas fait, il n’avait rien de ca, il avait juste claquer la porte et était partie refaire sa vie ailleurs et c’était quelque chose qu’elle ne pourrait jamais comprendre, parce que c’était quelque chose dont elle n’aurait jamais été capable. Elle laissa retomber ses bras mollement le long de son corps et repris en baissant volontairement d’un ton, c’est donc sur un ton pondéré et étrangement posé qu’elle continua.

« Comment tu peux me regarder dans les yeux et me dire que tu savais ce que tu étais en train de me faire, que t’avais conscience de ce avec quoi tu m’abandonnais. Je suis désolé mais, non, je sais pas qui t’es, je sais pas quand est-ce que je t’ai perdu Dorian mais celui dont j’étais amoureuse m’aurait jamais fait ça… Et tu sais quoi tu veux pas me donner d’explications, très bien ! De toute façon y a rien que tu puisses dire qui sera suffisant pour moi. »

« Mais me demande pas de comprendre, t’avise pas de me redemander ca Dorian, jamais. » Avait-elle conclu, appuyant ses propos en martelant de son index le torse de son interlocuteur.
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MessageSujet: Re: 00. There is no way [Carter&Dorian] Jeu 27 Fév - 17:54

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Il aurait comme souvent mieux fait de se taire… Pourquoi est-ce qu’il faut qu’elle le déstabilise à ce point ? Elle lui fait dire absolument n’importe quoi. Finalement, peut-être qu’il aurait dû suivre les conseils avisés d’Hippolyte. Peut-être qu’au lieu de ramasser l’arme de service qu’il lui proposait afin de la débarrasser de son chargeur pour la lui renvoyer, il aurait dû se coller le pistolet entre les dents et se tirer une balle. Ca lui aurait évité des moments pénibles et ça lui aurait permis de ne pas subir cet échange houleux avec son ex-fiancée et de répliquer des idioties pareilles.
Au point où il en est, très franchement, il n’aurait qu’à lui dire la vérité. Il envoie tellement de signaux qu’il en devient totalement ridicule… S’en rendre compte ne l’aide pas à se calmer et Dorian sait que, lorsqu’il est dans cet état de nerfs, rien de bon ne sort.
Il a envie d’exiger une pause dans leur dispute, le temps de se reprendre un peu, de remettre de l’ordre dans ses idées. Mais ils ne sont pas Lily et Marshall et, même si sa vie ressemble à un véritable Soap Opera, il n’est pas question de ça. Il ne peut pas simplement réclamer un break et s’en tirer une fois encore à bon compte, il le sait pertinemment. Il faut qu’il continue de faire face à Hadley, qu’il soutienne encore son regard accusateur et encaisse ses remarques sans broncher.

Il sait qu’elle dit vrai. Elle l’aurait suivi s’il le lui avait demandé. En revanche pour la partie « ne pas poser de questions », Dorian est sceptique. Et de toute façon, ça n’aurait pas été ça le problème. Le problème, c’est que si elle l’avait suivi, elle serait morte. C’était une supposition qu’il ne voulait pas mettre à l’épreuve. Il était parti et l’avait blessée pour mieux la protéger, mais elle ne pourrait jamais comprendre pourquoi parce qu’il ne se trouverait incapable de lui expliquer les choses. Ca ne sert donc à rien de le lui dire.
A ce stade, elle doit de toute manière simplement penser qu’il essaye de sauver les meubles et ne lui raconte rien surtout parce qu’il n’y a rien à dire. C’est d’ailleurs quasiment textuellement ce qu’elle finit par lui dire…  
« Mais me demande pas de comprendre, t’avise pas de me redemander ca Dorian, jamais. »
Dorian passe une main sur le bas de son visage, observant le visage ferme d’Hadley, son autre main refermée sur sa hanche.

Il ne sait même plus quoi dire. Il a besoin de temps pour réfléchir à tout ça, réfléchir à ce qu’il veut lui dire, à ce qu’il veut faire. Il en a eu pourtant. Il a eu cinq interminables années pour le faire. Mais ça n’a pas suffit. L’éternité ne lui suffirait pas. Et à quoi bon se fatiguer de toute manière, puisqu’elle ne pourra jamais comprendre ?
Le médecin s’est toujours figuré que si elle venait à être mise au courant de toute la vérité, elle le pardonnerait sur le champ, le couvrirait de baiser rendus humides par ses larmes en lui répétant encore et encore qu’elle comprenait tout maintenant… Mais il se demande si c’est ce qui se produirait. Il n’est pas/plus certain d’y croire. Elle se contenterait de lui jeter un de ces regards glacials qu’elle maitrise aujourd’hui à la perfection en lui lançant un cinglant : tout ça pour CA, Dorian ? Toutes cette souffrance pour CA, tu es sérieux ?

Le silence continue de s’étirer entre eux. Il la fixe toujours, ses deux poings sur ses hanches à présent, la température extérieure n’ayant plus beaucoup d’impact sur lui à présent. Il a aussi froid en dehors qu’à l’intérieur à présent. Hadley l’a refroidi.
« Je sais plus quoi te dire, Hadley. J’ai cru… Je savais que ça ne serait pas facile mais je pensais être prêt à… Clairement je le suis pas » bafouille-t-il avant de pousser un soupir et de se détourner à son tour, appuyant ses deux paumes sur la rambarde, son regard clair se perdant sur le voisinage. « J’ai fait…j’ai fait ce que je croyais être le meilleur choix à l’époque. Je ne pouvais pas te dire la vérité, je ne pouvais pas non plus te mentir. Rompre avec toi alors que…alors que je t’aimais, c’était pas envisageable une seule seconde pour moi. J’aurai dû, ça t’aurait évité… J’ai été égoïste. J’ai regretté de pas l’avoir fait à certains moments, je me suis dis que ça aurait été plus sain pour toi de me détester pour ça, mais… Ca aurait été trop dur. J’aurai pas pu le faire. Si je t’avais vue ce soir-là, je ne serai jamais parti et…je crois que j’aurai regretté ça encore plus. »  


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MessageSujet: Re: 00. There is no way [Carter&Dorian] Ven 28 Fév - 16:39

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Ils se toisent du regard pendant ce qui lui semble être une éternité, tout deux énervés, tout deux frustrés par cette situation qui ne semble que pouvoir continuer à dégénérer. Le ton de Dorian change, la colère et l’amertume semble être remplacé par de la lassitude et du dépit, ce qu’il dit lui fait mal parce qu’encore une fois son discours ne rend ses actes que plus incompréhensibles, elle n’arrive pas a interpréter la situation, elle n’arrive pas a comprendre ce qui a pu se passer pour qu’il se sente dans l’obligation de partir, pour qu’il décide de la laisser derrière lui si vraiment il l’aimait autant qu’il le laisse entendre. Tout ca est tellement pitoyable, ils sont sans avenir.

Elle ne sait plus comment le lui faire comprendre, elle aimerait trouver les mots justes pour qu’il réalise à son tour qu’elle ne peut plus faire partie de sa vie quand bien même il le voudrait de toutes ses forces. Lorsqu’il avait rappliqué à Grayson et était venu à sa rencontre il lui avait dit clairement qu’il comptait faire ce qu’il fallait pour la retrouver, qu’il prendrait le temps qu’il faudrait mais, qu’il ferait en sorte qu’ils se retrouvent un jour. Elle avait rejeter cette idée à l’instant même où il l’avait prononcé, puis elle devait avouer l’avoir envisager parce qu’elle avait rapidement pris conscience qu’elle n’avait pas vraiment tirer un trait sur lui et que sa présence en ville ne l’y aiderait pas du tout. Il était plutôt difficile d’oublier tout ce qu’ils avaient vécu mais, elle était consciente du fait que c’était la seule et unique option qu’il lui restait, tous leurs échanges jusqu’à aujourd’hui ne faisait que confirmer cela, comment ne pouvait-il pas s’en rendre compte ? Elle tourna la tête dans sa direction et l’observa pendant quelques secondes, l’air qui s’était peint sur son visage la touchait mais, il était hors de question qu’elle se laisse attendrir, elle avait analyser la situation dans tous les sens et elle savait qu’elle avait raison. A son tour elle se tourna et s’appuya elle aussi sur le bois de la balustrade, elle tourna la tête dans sa direction cherchant son regard, lorsqu’elle l’eu trouvé, elle pris enfin la parole.

« Tu vois c’est exactement de CA que je parle, tu comprends ? Toi…moi…C’est une putain d’impasse Dorian, on pourra jamais s’entendre, on pourra jamais faire autre chose que de se battre… Je peux pas te pardonner et tu pourras jamais cessez de te défendre… Alors arrête de te faire des illusions, il y aura plus jamais de nous tu m’entends, on sera jamais des amis, on sera plus jamais ensemble. Passe à autre chose, oublie moi ! »

La brune poussa un soupir et secoua la tête à la négative, laissant vaquer son regard alentour, il devait comprendre et elle devait s’en tenir à la décision qu’elle avait prise. « C’est une conversation qui ne finira vraiment jamais, ça ne sert à rien…alors contente-toi de garder tes petits copains loin de moi et moi je m’assurerai qu’on reste suffisamment à l’écart l’un de l’autre. C’est mieux comme ca.» Il avait scellé leur histoire il y a cinq ans et c’était elle à présent qui scellait leurs retrouvailles et ca ne lui semblait pas nécessairement plus facile que ca ne l’avait été pour lui. « Je ferais mieux de m’en aller. » Elle fit volte face et cru entendre du bruit provenant de l’intérieur de la maison, elle se figea en silence mais, n’entendit rien de plus, ce n’était certainement pas le moment le mieux choisi pour en plus voir la mère de Dorian débarquée et en rajouter. Son ex-fiancé s’était figé lui aussi et affichait un air un peu contrarié ou quelque chose de ce genre, elle le regarda, hésita une seconde et finalement lâcha la réflexion qui lui brûlait les lèvres. Elle n’était pas vraiment du genre à s’empêcher de s’exprimer, elle n’attendait pas forcément qu’il réponde, elle souhaitait surtout lui faire comprendre que rien de ce qu’il faisait jusqu’ici n’était vraiment très judicieux.

« Oh et au faite, sympa ta p’tite contribution au Grayson’s Post, c’est marrant quand il s’agit de t’expliquer, t’as pas les même problèmes avec tout le monde apparemment.»

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MessageSujet: Re: 00. There is no way [Carter&Dorian] Ven 28 Fév - 20:06

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Il n’a pas envie de lui donner raison. Il a envie de continuer à se battre mais très honnêtement, Dorian n’a aucune idée de quelle arme utiliser. Il ne se sent même pas armé et le bouclier derrière lequel il tente de se planquer lui donne l’impression d’être en papier mâché, là tout de suite…
Le jeune homme ne veut pas que leur échange termine sur cette note absolument affreuse et démoralisante. Il en avait très envie il y a un instant, justement pour éviter que ce genre de propos ne soient prononcés, et maintenant que c’est chose faite tout de même, il faut qu’il rattrape le coup. Dorian y est obligé. Sauf qu’il ne sait toujours pas quoi dire pour la convaincre qu’elle a tort et qu’il FAUT que les choses s’arrangent. Ils ont vécus trop de bonnes choses pour se quitter de cette manière absurde.
La petite voix sarcastique (celle d’Eleanor d’ailleurs)  s’élève quelque part dans son esprit pour lui dire qu’il aurait peut-être fallut y penser avant de se tirer il y a cinq ans. Elle lui susurre que c’est trop tard, qu’il n’a que ce qu’il mérite, qu’il a été bien naïf de croire qu’il aurait droit à un happy ending sous le prétexte stupide qu’il est certain d’avoir agit au mieux. C’est certainement le prix de sa pathétique intégrité. On ne peut pas sauver tout le monde. Et quand on veut s’y essayer tout de même, alors il faut accepter d’oublier son propre bien, pour le bien du plus grand nombre. Pour le bien de Miss Hadley Carter Wuornos. Parce qu’assurément, s’il s’en tient à son plan : elle arrêtera de souffrir. Elle a besoin de tourner la page, peu-être autant que lui en fin de compte.
Mais Dorian ne veut pas entendre ces conneries. Il s’y refuse, catégoriquement.  

Alors que le médecin s’apprête à lui faire savoir une fois de plus qu’il n’est pas encore prêt à abandonner, qu’il pense encore que s’ils y mettent du leur il y a une chance pour qu’ils réapprennent à se connaître, que ça leur sera bénéfique à tous deux : du bruit s’élève derrière la porte. Il tourne la tête dans cette direction et son cœur s’accélère malgré lui.
Joan.
Il l’a oublié avec tout ça… Mais en revanche, de son côté, la journaliste du dimanche de Grayson n’est certainement pas prête à oublier l’échange qu’il vient d’avoir avec son ex.  Si elle se manifeste maintenant, elle va ruiner le peu de crédibilité qui lui reste auprès de Carter. Si elle se montre maintenant, il perd toutes ses chances, c’est certain. Si elle ouvre la porte, Hadley saura qu’il lui a menti et comprendra pourquoi il a préféré sortir se les geler en tee-shirt dehors plutôt que de la faire rentrer.
Du moins, elle croira comprendre.

Pourtant, la porte ne s’ouvre pas. Ce qui n’empêche pas Joan de faire son apparition dans leur conversation qu’il pensait voir toucher à sa fin.
« Oh et au faite, sympa ta p’tite contribution au Grayson’s Post, c’est marrant quand il s’agit de t’expliquer, t’as pas les même problèmes avec tout le monde apparemment. »
Il lève les yeux au ciel et soupire.
« Je te l’ai dis, Hadley, je n’ai pas envie de te mentir…sur ce sujet-là. Le faire devant eux, ça ne me gêne pas le moins du monde et j’en rajouterai s’il le faut pour avoir la paix. Ca a marché, les gens pensent tout savoir de moi depuis que ce truc a été publié et ils me laissent un peu d’air » lui répond-t-il avant de lever les bras dans un geste traduisant osn impuissance. « Hadley… Je sais que je ne suis pas censé me montrer exigeant mais j’ai vraiment pas envie qu’on en reste là. Je n’ai aucune envie de rester plus longtemps à l’écart de ta vie. Je sais que je demande beaucoup et… J’ai besoin de toi. Je peux pas juste laisser tomber. Quand je suis parti, j’ai pensé à toi tous les jours, j’ai toujours eu l’impression…que tu étais à portée de main, je peux pas faire une croix sur toi, c’est pas possible. Et maintenant que t’es effectivement à portée de main… J’y arriverai pas, c’est aussi simple que ça » tente de s’expliquer Dorian, passant ses deux mains sur son visage, son regard braqué sur la jeune femme. « Je peux pas arrêter d’essayer. Je sais…je sais qu’on peut le faire. Je sais que ce ne sera plus jamais comme avant, que tu n’arriveras plus à me faire entièrement confiance, mais s’il te plait…laisse-moi une chance. »  
 


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MessageSujet: Re: 00. There is no way [Carter&Dorian] Sam 1 Mar - 20:59

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Elle en avait plus qu’assez de l’entendre lui dire qu’il ne voulait pas lui mentir, certes ce n’était pas ce qu’elle lui demandait de faire mais la marge entre mentir et ne rien dire du tout était on ne peut plus extrême. Les choses n’étaient pourtant pas bien difficiles à comprendre, tant qu’il n’était pas à même de lui donner les explications qu’elle pensait à juste titre méritée alors elle ne voulait pas entendre parler de lui, on ne pouvait pas faire plus simple… La brunette leva les yeux au ciel à son tour, la mâchoire crispée et les bras fermement posés sur ses hanches, elle n’a même plus envie de répondre, à dire vrai, elle estime lui avoir dit ce qu’elle avait à lui dire et n’était pas venu à la recherche d’explications, si elle avait pu avoir encore des doutes sur son manque de coopération, elle ne pouvait pas être plus certaine à présent qu’elle n’en aurait jamais. Ainsi cela devait en principe sceller leur conversation mais les choses n’étaient jamais aussi simples. Le silence ne s’installa pas une minute et ce qui suit lui fait mal parce que ce qu’il lui disait, c’était ce qu’elle avait voulu entendre des centaines, des milliers de fois, elle avait imaginé, espéré ces paroles encore et encore mais, elles n’étaient jamais venues. Tout ca arrivait trop tard. Aujourd’hui il ne faisait rien de plus que de remuer le couteau dans la plaie qu’elle avait mis tant de temps à refermer, le voir était pénible, l’entendre lui dire ce genre de choses douloureux mais, cela ne la touchait sans doute pas comme il l’espérait. La rancune et le ressentiment étaient des sentiments vicieux et tortueux, ils n’étaient sans aucun doute pas les seuls qu’il provoquait chez elle mais, ils étaient suffisamment forts pour prendre le dessus sur tout le reste. C’est en tout cas l’impression qu’elle avait.

C’était un peu trop facile, même si elle l’avait voulu c’était un peu prétentieux de penser qu’elle pourrait oublier tout ca aussi facilement, qu’elle pourrait de nouveau avoir confiance en lui, ce n’était pas le cas et elle s’en rendait d’autant plus compte à l’instant présent, le ton dont il use, l’attitude et les émotions qui se peignent sur lui, tout ca lui brise le cœur mais, les mots qui sortent de sa bouche ne prennent pas autant de sens qu’ils le devraient parce que quand bien même il se montre convaincant, elle n’y croit plus, elle ne croit pas en l’avenir dont il parle, elle ne croit plus en lui. Elle avait finis par détourner le regard, peut être pour rendre les choses plus faciles à entendre, peut-être que cela ne démontrait que son envie de fuir le plus loin possible de cette maison, ca n’avait plus d’importance, elle reporta son attention sur Dorian et tâcha de répondre sans se montrer trop véhémente.

« Je suis désolé Dorian mais, ca n’arrivera jamais…je peux pas. Tu as peut-être besoin de moi mais c’est pas mon cas, c’est plus mon cas… je t’ai attendu trop longtemps...Tu imagines même pas à quel point te voir…te parler c’est difficile pour moi, j’ai avancé, j’ai remis ma vie en ordre, je peux pas te laisser m’enlever ça encore une fois. T’as choisi de tirer un trait sur moi y a cinq ans, il faut que tu en assumes les conséquences. » Elle n’avait pas tout à fait remis sa vie en ordre, à dire vrai, elle était même plus chaotique que jamais mais, c’est une chose qu’elle se garderait bien de lui dire, parce qu’elle ne voulait pas lui donner de raisons supplémentaires de s’inquiéter de son sort et surtout elle voulait pouvoir appuyé ses propos et lui faire comprendre comme elle le pouvait qu’elle était passer à autre chose et qu’il devait en faire de même.

« Laisse-moi tranquille Dorian. Je peux plus te voir, je peux plus te parler, je ne veux pas que tu fasses partie de ma vie de quelque façon que ce soit, t’as perdu ce droit là et il n’y a rien que tu puisses dire ou faire. Je sais pas comment te faire comprendre ca autrement mais, si vraiment tu veux te racheter alors reste loin de moi… Peut-être qu’un jour ca changera, peut-être qu’un jour on pourra être amis, j’en sais foutrement rien mais pour le moment c’est pas quelque chose que je peux envisager. » Elle voulait l'entendre dire qu'il resterait à distance, qu'il avait compris mais, elle savait qu'il n'y avait que peu de chances pour que ca se passe aussi bien, il était le fils pourri gâté du shérif après tout et il avait toujours eu beaucoup de mal à abandonner l'idée d'avoir ce qu'il voulait, les choses n'avaient visiblement pas beaucoup changé de ce côté.

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MessageSujet: Re: 00. There is no way [Carter&Dorian] Mar 4 Mar - 19:44

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Tout ce qu’il arrive à faire pendant qu’elle lui répond, c’est se répéter à quel point tout ça lui paraît complètement injuste. Il sait que c’est égoïste, qu’il n’est qu’un capricieux, mais ça ne l’aide pas à modifier son comportement ou sa manière de raisonner pour autant. Il sait mais il s’en fiche, parce qu’il veut. Il veut Hadley, il veut retrouver son innocence d’antan, apprécier à nouveau Grayson et ses habitants. Dorian voudrait aussi retrouver son père, renouer avec son parrain, échanger quelques mots avec Matt, et faire tout un tas d’autres choses qui sont aujourd’hui impossibles.
Parce que Carter a raison : le temps a passé. Ils ont tous poursuivis le cours de leurs existences sans lui, ceux qui en ont eu besoin se sont reconstruis et ont laissés cicatriser la plaie qu’il avait ouverte en partant. C’est lui qui a attendu trop longtemps avant de remettre les pieds dans son village natal. Et si son père n’était pas mort récemment, il serait encore loin…
Sauf que c’était ça le plan. C’était là le plan de Grayson pour lui, pour le punir d’avoir tenté de fuir et de s’être rebellé contre un système totalitariste. La perte de son père pour le faire revenir et puis une fois rentré au pays, la découverte qu’il n’est plus à sa place, que ses alliés d’avant n’en sont plus ou ne sont plus. La proximité physique d’Hadley et en même temps, cette distance qu’il y a entre eux et perdurera certainement à jamais. Pour le punir de s’être éloigné et d’avoir attendu cinq années. C’est sa sentence pour s’être opposé et avoir voulu dire : non.
Pendant cinq ans, il a attendu le jour où il serait fauché par un bus, abattu froidement par un cambrioleur dans son minable petit appartement ou brûlé vif à l’intérieur de celui-ci après que sa vieille voisine ait oublié sa casserole sur le feu… Mais ce que Grayson lui a réservé est un sort à son sens encore plus funeste que la mort en elle-même.
Voilà ce qui arrive quand on est un gosse capricieux dans son genre. Un gosse avec un code de conduite absurde, dicté par un père menteur…

Tout ce qu’il peut faire à l’heure actuelle, c’est se raccrocher à cette phrase d’Hadley.
« Peut-être qu’un jour ca changera, peut-être qu’un jour on pourra être amis, j’en sais foutrement rien mais pour le moment c’est pas quelque chose que je peux envisager. »
« C’est tout ce que je te demande de faire Hadley. Tout ce que je te demande, c’est de ne pas fermer la porte, de me laisser une chance de te prouver que je ne suis pas revenu juste te torturer. Je suis là pour de bon. »
Peu importe ce que ça va me coûter.
C’est ça le plus douloureux. Il a fuit il y a cinq ans pour ne pas avoir à suivre le chemin tracé pour lui et ça a été pour rien. Parce que maintenant qu’il a terminé de courir, il se rend compte à quel point ça a été inutile, puéril, naïf. Il a fait tout ça pour rien. Il a perdu Hadley, son père, ses proches : pour rien. Le reconnaître n’est pas facile, déjà parce qu’il a toujours été quelqu’un de buté et d’un peu orgueilleux, mais surtout parce que les conséquences que tout le monde veut le voir assumer à présent lui paraissent disproportionnées et injustes.
Il n’a rien demandé. Ca lui ait tombé dessus et il a commis l’erreur de vouloir s’écarter de la trajectoire en poussant Hadley au passage pour lui éviter le moindre dommage. Ce qu’il aurait dû faire, c’est au contraire la rapprocher de lui…

Dorian n’est pas prêt à assumer cette vie qu’on lui dicte, mais l’imposer à Hadley lui paraît encore plus insupportable. Pourtant, s’il continue à vouloir la récupérer, il faudra bien qu’il la mette au courant… Et alors ces cinq dernières années n’auront réellement servis à rien d’autre qu’à faire souffrir des gens gratuitement.
Mais ils l’ont tous fait. Ils ont tous choisi la vérité autour de lui. Mais la vérité l’a détruit, lui, et il ne veut pas que Carter subisse le même sort. Il faudrait qu’il choisisse le mensonge. S’en sent-il capable ? Pas certain… Et si jamais elle le repoussait, qu’est-ce qu’il devrait faire ? Qu’arriverait-il à la jeune femme ?
Ces questions, le médecin se les posent depuis des années et aujourd’hui encore, il est incapable de se décider sur la marche à suivre. Tout ce qu’il sait, c’est que là tout de suite, il aurait besoin d’une amie. Il a besoin d’Hadley. Mais il n’a plus personne, il l’a perdue.
C’est à devenir fou.

Et comme si ça ne suffisait pas, la porte de chez lui s’ouvre tout à coup sur Joan, qui les observe tour à tour d’un air concerné.
« Tout va bien ici ? » demande-t-elle d’un ton parfaitement innocent que Dorian n’avale pas.
A cet instant, s’il n’avait pas pour principe de ne jamais lever la main sur une femme, il lui collerait son poing dans les dents… Dents qu’elle dévoile en adressant un sourire mielleux à Hadley.
« Hey, salut Carter ! Ca fait longtemps. Qu’est-ce qui t’amènes ici ? »
Pour qui elle se prend à s’adresser à elle comme si elle ouvrait la porte de son propre domicile ?
Dorian serre les mâchoires et se résigne à ce qui va suivre. Encore quelque chose de déplaisant. Il commence à avoir l’habitude de toute manière. Rien ne semble jamais aller dans son sens… Le plan de Grayson pour pourrir sa vie jusque dans les tréfonds est absolument parfait.


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MessageSujet: Re: 00. There is no way [Carter&Dorian] Sam 8 Mar - 1:42

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Elle l’avait su au moment même où les mots avaient franchis le seuil de ses lèvres, encore une fois elle parlait comme elle ressentait c’est à dire sans réfléchir et sans attendre. La brune ferma ses yeux une seconde et poussa un soupir avant de se pincer les lèvres dans un geste exaspéré, exaspéré par sa propre personne et sa propre bêtise, bien consciente qu’elle  n’aurait jamais dû laisser entendre que sa décision n’était pas ferme et définitive. Elle connaissait suffisamment son ancien fiancé pour être consciente qu’il se saisirait de la moindre lueur d’espoir qu’il trouverait pour se persuader que les choses pouvaient encore se dérouler comme il le souhaitait, c’était un incorrigible optimiste qui de surcroit ne laissait pas tomber aussi facilement lorsqu’il avait décidé quelque chose et elle venait juste de lui donner une raison supplémentaire de continuer à graviter autour d’elle quant elle essayait difficilement d’obtenir tout le contraire.

Et sans grande surprise c’est exactement le chemin qu’il choisit d’emprunter, laissant de côté tout ce qu’elle venait de dire pour se concentrer sur cette petite phrase qu’elle aurait du garder ou formuler autrement, elle n’était plus vraiment sûre du comportement qu’elle aurait du adopter et de toute façon il était un peu tard pour se poser la question. Une fois de plus elle se promis qu’elle penserait à réfléchir et soupeser ses mots avant de parler la prochaine fois, ce qui était une réflexion récurrente mais, qu’elle ne suivait que très rarement, son impulsivité la perdait toujours. La jeune femme était bien consciente du fait qu’il n’était pas revenu pour la torturer comme il l’avait souligner, ce n’était pas lui et ce n’était pas ce qu’elle sous-entendait mais, c’était pourtant en quelque sorte ce qui se passait. Le voir, lui parler, l’entendre…tout cela était difficile, parce qu’elle avait l’impression de se retrouver plusieurs années en arrière, de voir voler en éclat tout les efforts qu’elle avait fait pour oublier qu’il n’était plus là, parce qu’elle le détestait profondément pour la simple et bonne raison qu’il provoquait toujours chez elle des sentiments qu’elle pensait évanouie et qu’elle refusait de reconnaître. « Ca n’arrivera peut-être jamais Dorian… » Elle voulait qu’il en soit conscient, elle n’arrivait même pas à se projeter dans deux jours alors sur du plus long terme c’était carrément impossible et dans l’immédiat, elle voyait mal comment ils pourraient dépasser leur passé, il était trop intense, trop brisé, trop présent.

Carter n’eu pas le temps de développer sa pensée, à dire vrai elle n’aurait pas vraiment su quoi ajouter pour combler le silence parce que son message résidait en cette simple phrase et leur rencontre était assez dramatique comme cela. Elles l’étaient toutes…comment pourrait-ils en être autrement après tout ? Leur histoire elle-même était à la fois grotesque et tragique. La porte s’ouvrit à la volée, Carter tourne machinalement la tête s’attendant sans surprise à voir apparaître le visage familier de la matriarche Spelling sans doute sur le point de rappeler le fils prodigue à l’intérieur non sans lancer une ou deux remarques bien placé à celle qu’elle méprisait depuis bien trop longtemps mais, contre toute attente c’est une tout autre personne qui fit son apparition.

Joan Porter, la gratte papier de Grayson, celle la même qui avait eu l’audace de venir s’immiscer dans sa vie privée parce qu’elle n’a ni le talent, ni l’envergure pour faire autre chose qu’écrire un ramassis de saloperies inintéressantes pour un village sous-peuplé du fin fond du Missouri. Son sang ne fit qu’un tour lorsque celle ci vint s’enquérir de leur échange comme si cela avait quoi que ce soit à voir avec elle et machinalement la jeune fille serra les poings dans un sursaut d’énervement. Un sourire faux et mesquin s’imprima sur le visage de la journaliste avant qu’elle ne lance d’un ton détaché et un tantinet trop mielleux…« Hey, salut Carter ! Ca fait longtemps. Qu’est-ce qui t’amènes ici ? »

La seule réponse qu’elle a envie de lui donner à l’instant c’est un putain d’aller-retour dans sa gueule mais, elle n’en fera rien, elle n’en a après tout ni le droit, ni la justification mise à part peut-être un brin de jalousie mêler à une rancune grandissante et une déception certaine. Trop de sentiments différent en une seule seconde à peine, après ce que Dorian venait de lui dire c’était presque comique de la voir arrivée en bonne petite maitresse de maison, après ce qu’il venait de lui dire, elle se sentait stupide et naïve d’avoir peut-être cru qu’effectivement il était décidé à lui prouver qu’ils avaient un avenir quel qu’il soit quant en réalité il avait déjà trouvé à s’occuper avec…ça ! La petite brune serra les dents et tacha de tourner plusieurs fois sa langue dans sa bouche avant de dire quoi que ce soit, elle essaya de se montrer calme et impassible parce qu’après tout c’est exactement ce qu’elle venait de lui demander…d’avancer mais, rien n’était moins facile en pratique. Elle réfléchit rapidement et se décida pour une réponse simple et assez vague pour que la reporter ne s’emballe pas en voyant par ici un parfait sujet pour son prochain numéro « Une petite affaire à régler, rien de très intéressant désolé… » mais malheureusement lorsqu’elle ouvrit la bouche c’est tout autre chose qui lui échappa, à dire vrai elle commença par rire, de façon sarcastique cela va de soi et jeta un coup d’œil à Dorian.

« Sérieusement ?.... Vraiment ? »
Elle secoua la tête à la négative et leva les mains devant elle un sourire narquois aux lèvres. « Tu  te fout de moi ? Hum visiblement tu sait vraiment les choisir… » Lui n’eut pas vraiment le temps de répondre avant que Joan n’intervienne pour réagir à la réaction de sa rivale. « Qu’est ce que c’est censé vouloir dire exactement ? » « Oh tu m’as très bien comprise » lui répondit-elle du tac au tac avant de lui tourner le dos. « Quant à toi, tu peux garder tes jolis discours pour toi à l’avenir et rester définitivement en dehors de ma putain de vie ok ! »
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MessageSujet: Re: 00. There is no way [Carter&Dorian] Sam 8 Mar - 10:30

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« Sérieusement ? …Vraiment ? »
A dire vrai, c’est exactement ce qu’il a envie de dire lui aussi. Parce que sérieusement, ça ne peut pas vraiment être en train d’arriver, pas vrai ? Dorian se croit dans un de ces mauvais films à l’eau de rose qu’il ne regarde d’ailleurs jamais, en grande partie à cause de leur prévisibilité. Il y a toujours ce moment où la belle jeune fille tente de faire un effort et de venir trouver l’homme de sa vie pour le pardonner/lui donner une seconde chance/s’expliquer entre adultes/lui annoncer sa grossesse, et où elle le trouve avec une autre. Le plus souvent, la fille en question n’a pas couché avec le type, c’est juste un gros coup de malchance qui entraine toute une série de « oh nooon » chez les spectatrices qui devaient pourtant se douter que ça arriverait…    
« Tu  te fous de moi ? Hum visiblement tu sais vraiment les choisir… »
Il a envie de se défendre et en même temps, une part de lui estime ne pas avoir à le faire. Parce qu’elle débarque sans prévenir, juge sans savoir, et que c’est passablement agaçant pour lui. Elle ne lui laisse aucun crédit. Et puis c’est quoi cette manière de déduire que : parce qu’une fille se trouve dans la maison de sa mère où il se trouve qu’il habite, il en a forcément fait sa petite amie ? C’est ridicule.
Mais ça lui prouve au moins que Carter a raison sur un point depuis le départ et que lui a terriblement tort : en fin de compte elle ne le connaît effectivement pas. Ca le vexe profondément. Du coup, ce qu’il s’apprête à lui réplique d’un ton cinglant c’est : Qu’est-ce que tu pourrais en savoir au juste, Hadley ? Est-ce que tu m’as seulement demandé ce que j’avais fait pendant ces cinq dernières années ?
Heureusement pour lui (très certainement), c’est Joan qui répond à sa place.
« Qu’est-ce que c’est censé vouloir dire exactement ? »
« Oh tu m’as très bien comprise. Quant à toi, tu peux garder tes jolis discours pour toi à l’avenir et rester définitivement en dehors de ma putain de vie ok ! »
Et là-dessus, elle s’éloigne du porche sur lequel ils se trouvent tous les deux depuis quelques minutes qui lui ont paru s’étirer sur une bonne heure tant leurs échanges ont été pénibles.

Dorian est d’ailleurs tenté d’en rester là. Il sent la colère monter et lutte pour la ravaler en même temps que sa fierté qui vient, une fois de plus, d’être jetée par terre et piétinée gratuitement.
« Non mais elle est sérieuse ? Et tu la laisses me parler comme ça ? »
Dorian tourne lentement la tête en direction de la journaliste, un sourire amer apparaissant sur son visage. Il ne va rien dire. Ni à l’une, ni à l’autre. Et la petite brunette au visage poupon s’en rend très vite compte. C’est qu’elle est douée pour cerner les gens, analyser les situations et réagir au quart de tour…
Alors elle prend son courage à deux mains et rattrape sans peine Hadley pour l’attraper par le bras et la contraindre à se retourner. Dorian n’intervient pas et se contente de la regarder faire. A sa place, il ne se serait pas risqué à entrer en contacte avec une Hadley furieuse… Les retours de manivelles sont généralement instantanés et douloureux.  
« Pour qui tu te prends au juste ? Tu crois que tu peux te permettre d’être odieuse avec tout le monde sous prétexte que deux trois tuiles te sont tombés sur le coin du museau y a des plombes ? Je vais t’apprendre quelque chose ma grande : ici les victimes et les faibles, ont les apprécient à petite dose seulement. Je suis vraiment navrée mais tu vois, ton quota de sympathie s’est épuisé ! Il est plus que temps que tu ravales ton discours de pauvre fille laissée pour compte parce que ça prend plus ! Et puis ton air de cocker abandonné ? Chérie, ça t’arrange pas du tout » glousse la journaliste en la désignant de bas en haut, sa bouche tordue en un rictus moqueur. « Si t’as tourné la page comme tu le dis, alors arrête de venir le harceler jusque chez lui, tu comprends ? Tu n’en veux plus ? C’est parfait, il s’en remettra. Je m’en assurerai personnellement…»
Cette phrase là, Dorian n’a pas pu l’entendre. Joan s’étant arrangée pour baisser d’un ton et la confier uniquement à son interlocutrice.

Ceci dit, le médecin se décide tout de même à s’avancer pour mettre un terme au carnage à venir.
« Peut-être qu’on devrait… »
Mais Hadley a décidé de défendre son honneur elle-même. Ce qui ne le surprend pas franchement.

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MessageSujet: Re: 00. There is no way [Carter&Dorian] Sam 8 Mar - 14:44

There is no way


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Une lueur de raison lui crie de foutre le camp avant que tout ca ne prenne des proportions complètement démesurées, comme si bien évidemment ce n’était pas déjà le cas. Elle était en colère, elle était frustrée et laissait bêtement sortir de sa bouche tout ce qui lui passait par la tête, elle se sentait idiote et préféra donc partir plutôt que de s’enfoncer dans cet élan qui ne mènerait à rien, elle n’ajouta rien, se contentant de serrer les dents et de quitter le porche.

Carter ne connaissait pas vraiment Joan mais, elle devait reconnaître qu’elle ne l’aimait pas beaucoup, la journaliste ne lui inspirait pas confiance, son air de jeune femme trop parfaite et son goût un peu trop prononcé pour les ragots ne jouant pas vraiment en sa faveur. Les deux jeunes femmes ne s’étaient que très rarement parlé, souvent lors d’évènements typiquement Graysonniens, des banalités et des sourires de politesses étaient d’ailleurs tout ce qu’elles avaient échangé jusqu'à aujourd’hui. Hadley à grand regret ne pouvait s’empêcher de se dire qu’elle n’aurait pas du lui parler sur ce ton, la pauvre n’y était pas pour grand chose après tout et n’avait fait que lui demander comment elle allait…enfin en théorie c’était ce petit sourire et cet air narquois qui ne lui avait pas plu mais, ca ne justifiait sans doute pas sa réaction à son égard, c’était contre Dorian qu’elle était fâchée après tout. Lorsqu’elle avait vu la journaliste sortir l’air de rien alors que son ex fiancé lui avait servie une excuse bidon pour ne pas la faire entrer, elle s’était sentie trompé, il aurait tout aussi bien pu lui dire qu’il était occupé ou peut importait, bon elle n’aurait surement pris ca comme excuse c’était certain mais, lui mentir alors qu’il prônait le fait de vouloir se racheter ? C’était exactement le genre d’action qui montrait qu’il avait des choses à cacher non ? Elle essaya de se reprendre, assénant son esprit de phrases toutes faites essayant de s’inciter elle-même à laisser tout ca tomber, après tout elle ne voulait pas de Dorian alors elle ne pouvait pas s’arrêter sur ce genre de choses, c’était même plutôt positif qu’il s’occupe avec quelqu’un d’autre, peut-être qu’ainsi il la laisserait en paix mais, toutes ces phrases ne fonctionnaient pas vraiment à son grand regret.

Elle n’eut pas l’occasion de partir très loin, à dire vrai, elle était encore dans le jardin de la maison des Spelling quand Joan l’attrapa par le bras pour la retenir et l’obliger à lui faire face. C’était un choix d’action fort peu judicieux, Carter détestait ce genre de choses et ce n’était pas le moment de la toucher, elle dégagea brusquement son bras de la pression que la jeune femme exerçait dessus et lui lança un regard noir. La journaliste ne semble pourtant pas s’en formaliser et part dans un laïus assassin, véhément et froid. Chaque mot n’est visiblement pas choisi au hasard, rien de bien étonnant venant d’elle, c’est son métier après tout. Ce qu’elle lui dit est cruel, c’est en tous les cas comme ca que Carter le ressent, peu de gens ose lui parler comme ça, peu de gens ont essayé pour être tout à fait franc et cela la prend tellement au dépourvu qu’elle reste silencieuse et immobile face aux attaques de son adversaire. Elle refuse en bloc ce qu’elle lui laisse entendre même si en toute objectivité elle a raison sur plusieurs points sans doute, elle n’en sait rien, elle ne se rend plus vraiment compte de la façon dont elle peut parfois agir, elle ne réfléchit plus vraiment depuis un certains temps, elle se laisse plutôt vivre en attendant de voir ce qui arrivera, une solution plus que discutable il est vrai. Mais si son comportement laisse sans doute à désirer et fait visiblement parler, elle peut dire et affirmer qu’elle est loin d’être une victime. Un bon nombres d’émotions passent sans aucun doute sur son visage mais, elle ne dit rien, attendant que le silence reprenne son droit pour se défendre ou partir, elle n’était pas encore tout à fait décidé, elle crut un instant que cela fut chose faite mais, la journaliste repris sur un ton qui n’était audible que par elle et pour cause…« Si t’as tourné la page comme tu le dis, alors arrêtes de venir le harceler jusque chez lui, tu comprends ? Tu n’en veux plus ? C’est parfait, il s’en remettra. Je m’en assurerai personnellement…»

Un vague sourire, apparaît puis disparaît presque instantanément des lèvres de Carter, tout ca n’est qu’une putain de blague en faite, elle veut Dorian qu’elle le prenne et qu’elle le garde, pas besoin de jouer le drame du triangle amoureux en plusieurs actes, ca ne l’intéressait pas. Dorian les rejoignit finalement sans doute pour calmer le jeu et éviter que les choses ne dérapent, pas dans leurs quartier si parfait, pas avec leurs parfaits petits voisins à l’écoute mais Carter l’arrête net, finalement et bêtement elle ne partis pas, il y avait de grande chance qu’elle le regrette mais c’était déjà trop tard.« Toi, t’occupe. »

Elle reporta son attention sur la journaliste, les traits tendus, la mâchoire contracté et le regard impassible. « Quant à toi Joan, je t’emmerde, tu crois vraiment que j’en ai quelque chose à foutre de savoir ce que les gens d’ici pensent de moi ? » Elle laissa échapper un gloussement ironique. «  J’en ai trop entendu pour m’en préoccuper encore aujourd’hui, qu’on me foute la paix, toi la première, si tu savais la valeur que je donne à ta putain d’opinion, tu te serais même pas fatigué à cracher ton venin ma petite et jte jure que si tu écris encore un truc sur moi, tu t’en mordras les doigts…et c’est pas juste des menaces que ce soit bien clair. »
Elle se tourna vers Dorian, plongea son regard dans le sien et secoua la tête avant de détourner ses yeux vers son interlocutrice de nouveau. « Et pour ta gouverne chérie ! Je harcèle personne, et si tu le veux autant que ca ! Mais je t’en pris vas-y je te le laisse, je suis sûre que vous ferez un couple très intéressant tous les deux. »

Elle en avait bien assez dit, elle s’apprêtait à partir, trouvant qu’elle s’était relativement bien contrôlée et dans son comportement et dans ses paroles, en temps normale, elle aurait sans doute déjà usé de ses poings mais, il fallait croire qu’elle s’améliorait.

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MessageSujet: Re: 00. There is no way [Carter&Dorian] Sam 8 Mar - 15:48

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Où sont les caméras ? C’est forcément une caméra cachée, une vaste blague cruelle à son encontre. Sauf que personne n’a soufflé leur texte à Joan et Hadley et il n’y aura pas de grande révélations, d’éclats de rire soulagés et de tapes amicales dans le dos ou de « vous m’avez bien eu les gars ! ». Le scénariste de ce carnage n’aspire qu’à torturer tous les protagonistes. Le pire là-dedans, c’est qu’avec ses mensonges, ses demies vérités et ses autres menues cachoteries : Dorian s’est rendu complice. Il récolte ce qu’il a semé, ni plus ni moins.
Pourquoi avoir mentit à Hadley sur la raison pour laquelle il ne l’a pas fait rentrer ? Pourquoi d’ailleurs ne pas la faire rentrer tout bêtement ? Après tout, ça lui aurait certainement simplifié la vie et leur échange aurait été tout autre. Qu’aurait fait son ex-fiancée au juste en voyant la journaliste chez lui ? Aurait-elle eu le culot de lui faire la liste de tout ce qu’elle lui reprochait ? S’il lui avait dit dès le départ que Miss Porter était sur place parce qu’elle avait oublié quelque chose chez lui… Les choses auraient certainement tournées de manière différente.
Mais il avait choisi le mensonge et voilà où ils en étaient tous les trois. Sur sa pelouse, à s’envoyer des piques…

Dorian s’immobilise et ne cherche même pas à se défendre. Il a été percé à jour et essayer d’argumenter, de se justifier, ne lui servira strictement à rien. Hadley s’est déjà fait une opinion de lui bien tranchée et il sait à quel point elle peut être butée. Elle ne décolèrera pas, elle ne voudra rien écouter et rien entendre. C’est terminé pour lui, au moins pour aujourd’hui.
Il a bêtement ruiné ses chances et ne peut même pas vraiment blâmer Joan pour ça. Même si cette idée est vraiment, vraiment très tentante. Si elle n’était pas sortie de sa planque, ils se seraient quittés sur une note un peu froide, certes, mais il possédait encore quelques atouts dans sa manche. Ca n’est plus le cas à présent.  
Le pire dans tout ça, c’est sans doute que, plus il entend Hadley vider son sac et se défendre face à la brunette bon chic bon genre, plus il se dit qu’elle est définitivement la femme de sa vie et qu’il veut la récupérer. Elle l’impressionne. Elle l’a toujours impressionné par sa force de caractère, sa capacité à rebondir peu importe les circonstances. Pendant longtemps, Dorian s’est flatté d’être le roc qui lui permettait de s’élever ainsi et de se sentir capable de tout affronter. Il était son filet de sécurité, la paire de bras prête à la récupérer si jamais elle venait malgré tout à chuter… Mais il s’était fourvoyé.
Hadley n’a jamais eu besoin de lui. C’était elle son filet.  

« Hey ! Si tu veux faire de moi ton punching ball, je suis ton homme Wuornos, je l’ai mérité ! Mais évite de parler en mon nom et de sortir des trucs de ce genre. Je ne suis à personne et il est pas question de me céder à qui que ce soit » tique-t-il alors qu’elle tente de prendre la poudre d’escampette.
« Je suis tout à fait d’accord. »
« Très franchement, Joan, malgré tout le respect que je te dois : je n’ai absolument rien à faire de ton avis sur la question. »
Elle ouvre la bouche pour répliquer mais il l’arrête en levant la main dans sa direction.
« Non, je suis sérieux. Rien à faire » ajoute Dorian d’un ton entendu, avant de se retourner vers Hadley qui paraît hésité entre assister à cet échange ou continuer sur sa lancée et fuir Madison Street. « T’en fais pas, c’est la dernière fois que qui que ce soit parlait en mon nom. Tu seras tranquille de ce côté-là, comme tu le voulais. Même si je me répète : je n’ai envoyé personne te parler et je n’ai mentionné ton nom avec personne. Joan pourrait te le dire elle-même, j’ai refusé de répondre à toutes les questions nous concernant » mais inutile d’ajouter que ça n’est pas franchement le moment pour elles deux d’avoir ce genre de conversation… « Si j’ai quelque chose à te dire, je viendrai le faire en personne, que ça te plaise ou non. Après tout, y a pas de raison que t’ai le droit de venir étaler mon linge sale sur mon pas de porte et que j’ai pas droit de le faire moi aussi. Parce que t’es pas parfaite, Hadley, et que de mon côté, je ne suis pas le monstre que tu décris » lui lance-t-il avant de les observer tour à tour et de reculer de quelques pas. « Sur ce je te souhaite une excellente journée. Et Joan, tu as deux minutes pour venir récupérer tes affaires. Je détesterais te donner une nouvelle excuse pour venir fouiner dans mes affaires… »

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MessageSujet: Re: 00. There is no way [Carter&Dorian] Sam 8 Mar - 21:00

There is no way


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Contre toute attente ce n’est pas Joan qui réplique mais,  Dorian qui vient remettre les choses à leur place, invitant la jeune femme à se défouler contre lui autant qu’elle le voulait mais, lui faisant clairement comprendre qu’il n’appréciait guère qu’elle parle de lui de cette façon surtout en sa présence. Elle aurait pu le comprendre, elle non plus n’aurait pas aimé qu’il parle de cette façon et lui aurait fait remarquer de la même façon. A dire vrai ce n’était pas tant contre lui qu’elle avait dit ca enfin dans son esprit ce n’était pas tout à fait de cette façon que son idée s’était matérialisé mais cette pétasse l’avait déstabilisé et au final c’était quelque chose de bien moins tourné qui avait franchi ses lèvres même si dans le fond la contenu était un tant soit peu identique, elle n’avait que faire de savoir que Dorian avait trouvé quelqu’un d’autre mais, elle ? Cette nana était un nid a problème et très franchement elle avait beaucoup de mal à imaginer son ancien fiancé avec une fille pareille…visiblement leur relation imaginaire était un peu unilatérale de toute façon enfin qui sait ? Visiblement Dorian s’était amélioré en mensonge, à moins que ce ne soit elle qui soit devenue trop stupide et inattentive pour voir ce qui était dissimulé. Elle ne répond pas à Dorian et se contente de lever les mains comme pour signifier qu’elle battait en retraite et fit quelques pas en arrière, histoire de faire son chemin vers une sortie plus qu’attendue, elle avait à présent juste envie de rentrer chez elle, à moins qu’elle ne finisse par allez à la rencontre de son amant, histoire de se changer les idées, c’était un peu un schéma récurent ces derniers temps, elle passait presque plus de temps chez Alexander que chez elle…encore une chose dont elle devrait se méfier, ce n’était pas tout à fait ce sur quoi ils s’étaient mis d’accord au départ. Cette idée n’eut pas vraiment le temps de mûrir avant d’être chassée par la voix agaçante  de la demoiselle Porter qui bien évidemment acquiesçait la remontrance de Dorian, exactement ce qui lui manquait pour la persuader de se tirer avant de se retrouver à deux contre un.

Cependant la suite lui arracha un sourire, oh pas immédiatement. La première remarque du médecin l’arrête simplement dans sa lancée mais, la deuxième lui arrache un sourire, un quart de seconde elle s’est retrouvée plusieurs années en arrière, un vague souvenir dont elle ne remet que des impressions et quelques images un peu floues mais pendant ces quelques secondes elle avait revu SON Dorian. Bien évidemment ce sourire sera sans doute pris comme une simple once de plaisir à voir Joan se retrouver la bouche pincée par la vexation de s’être fait rembarré quand elle avait jouer les grandes défenderesses, inquiète des intérêts d’un type qui visiblement n’en avait pas grand chose à faire de ce qu’elle avait à dire quand bien même elle avait pris partie pour lui. La brunette doit bien avouer éprouver un certain plaisir à voir la jeune reporter se décomposer devant eux, c’est sans doute pourquoi elle se tient toujours dans le jardin des Spelling plutôt qu’au bout de la rue mais malheureusement le spectacle ne durera pas plus longtemps puisque c’est à présent vers elle que se tourne le médecin.

Il revient sur les termes de leur conversation et cette fois-ci elle l’écoute, peut-être qu’après tout il dit vrai, ca ne change pas grand chose à ce qu’elle lui a dit auparavant mais, peut-être qu’elle repartira finalement avec un peu plus d’estime pour lui qu’elle ne l’aurait pensé. Les paroles de Dorian sont sèches et assurées et si elles ne sont pas faite pour lui plaire, elles lui tireraient presque un sourire, presque parce qu’elle ne sourira pas avant d’être bien plus loin dans la rue, presque parce que malgré l’air plus ou moins impassible qu’elle affiche, elle préfère et apprécie et de loin cette assurance à la position de pauvre martyr qu’il se plaisait à revêtir jusqu’ici. Elle croisa les bras contre sa poitrine et fixa son ancien amant du regard sans rien dire, après tout elle pouvait bien lui laisser avoir le dernier mot cette fois, d’une elle n’avait pas envie de relancer cette guerre stupide et de deux elle voulait sans doute prouver à l’autre pétasse qu’elle avait tort et se trompait sur elle, c’était idiot mais, tant pis. « Bien. » c’est tout ce qu’elle se contenta de répondre, appuyant un peu plus le regard qu’elle lui portait, elle le détourna ensuite et jeta cette fois un regard un peu triomphant à Joan qui venait de se faire prier de récupérer ses affaires et de déguerpir rapidement, Carter ne lui dit rien, elle n’en eut pas besoin et à son tour elle pris le chemin par lequel elle était arrivée sans se retourner.

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00. There is no way [Carter&Dorian]

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