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Road to Salvation a fermé ses portes.


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 00. Rewind # Bonnie/Hunter

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ETAT PHYSIQUE : Plutôt fatiguée par les récents évènements, style avortement, bagarre tout ça.

29/12/13 : bagarre avec Carter > visage tuméfié, côte cassée, main droite fracturé. Bleus et autres blessures au visage. Rambo quoi.
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MessageSujet: 00. Rewind # Bonnie/Hunter Ven 7 Fév - 22:51


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« Oh ça va, lâche moi, sérieux… »

Bonnie envoie un coussin dans la jolie tronche de Jay. Une belle gueule, c’est surement tout ce que ce type avait. Une pointe de mépris se faufilait de jour en jour entre les côtes de Bonnie, lorsqu’elle pensait à son mec. Elle avait du mal à se dire, que oui, en effet, sous l’emprise d’elle ne sait plus quoi, elle avait osé annoncer à Ethan qu’elle s’était mise en couple. Sérieusement, qui aurait pu croire à cette supercherie, la rousse elle-même n’y croyait pas. Mais tout ça n’était que mascarade et Bonnie est douée dans l’art de la comédie. Tromper son monde est d’une facilité déconcertante, un petit sourire angélique lui suffisait à conquérir les cœurs des plus bourrus, pour preuve, Ethan est surement le roi des cons et pourtant, elle a toujours réussi à avoir ce qu’elle voulait avec lui. Ea en était la plus grande preuve, lui qui déteste les chats. D’ailleurs, le petit corniaud saute sur la main de sa maitresse, boudeuse. Bonnie est de très mauvaise humeur et fait clairement la gueule face à son mec qui lui tape une énième crise de jalousie.

« Ouais mais, chérie, tu devrais arrêter ce boulot, ça me rend vert de rage… y’a plein d’autres trucs que tu peux faire, j’peux en parler à mon patron et… »
« M’appelle pas chérie espèce d’abruti, j’arrêterais pas de danser, c’est pas parce que mister ducon me demande de le faire que j’vais obéir, crois moi, t’es pas le premier à avoir essayé. »

Son regard noir transperce le corps mou du mec désemparé avant qu’elle ne se relève pour enfiler ses affaires et foutre son diablotin dans une boite. « Allez, bouge. » Il ne veut pas qu’elle sorte seule, surtout pour aller à l’appartement. Bonnie veut y redéposer Ea qui se languit de son petit Ethan favori, et elle doit récupérer quelques fringues notamment pour travailler. Son cœur bat à toute allure, la colère qu’elle contient est visible sur les traits de son visage qu’elle crispe sans s’en rendre compte. Jay ne lui adresse pas la parole dans la voiture, laisse le silence de plomb remplacer ses cris habituels. Bonnie ne crie pas. C’est une très mauvaise chose, et il ne l’a pas compris. Il se contente de la regarder d’un mauvais œil. Bonnie conduit vite, sans se préoccuper des regards accusateurs de son abruti de mec. Elle n’arrive toujours pas à y croire, mais ne veut pas se démêler de sa situation. Bonnie est lâche.

Lorsqu’ils arrivent à l’appartement, Bonnie sait bien qu’Ethan n’est pas là. Elle ne fait quasiment jamais venir Jay dans cet appart de peur de provoquer une troisième guerre mondiale. Ledit Jay qui al suit même quand elle veut entrer tranquillement dans l’appartement. La rousse sort ses clefs et dès qu’elle ferme la porte derrière son mec, elle ouvre la porte de la cage de son chaton ( devenu gros depuis ) qui s’empresse de se diriger vers sa bouffe. Etonnant, Ethan a laissé de la bouffe pour lui. Mais ça ne réussi pas à la mettre dans de bonnes dispositions, Bonnie est d’humeur massacrante, et une phrase pourrait briser toutes les barrières qui gardent sa fureur dans un recoin impénétrable de son esprit.

« Alors c’est là qu’il vit ton branleur » Un regard noir de la rousse suffit presque à le faire taire. « Ferme ta grande gueule. J’te permets pas » Elle manque de s’exprimer sur un dernier point : il n’y a qu’elle qui puisse l’insulter de branleur. Mais le brun ne semble pas comprendre son regard plein de sous-entendus. Elle est tendue. Extrêmement tendue, et toute personne qui la connaît assez sait qu’il ne faut pas dépasser cette limite. Le silence de Bonnie est annonciateur d’un cataclysme. Jay néglige les signes des catastrophes naturelles et, les mains dans les poches, shoote dans un des tabourets du comptoir et ajoute, nonchalant : « Excuse moi de toucher à ton cher « Ethan » ! ». La bombe est larguée, Bonnie sent la rage se décharger de leur carcan et se frayer une place dans ses organes. Le sentiment de colère qu’elle tentait de retenir vient de percuter les barrières qu’elle s’était imposée. La rousse se redresse d’un coup, lève le poing, et se rue sur le mec pris au dépourvu. Incapable de réagir plus tôt, le brun se reçoit le poing de Bonnie en plein dans la mâchoire et se recule de quelque pas. Soufflé par la force soudainement masculine de la rousse, il se sent impuissant et ne réplique pas quand celle-ci finit par lui foutre un coup de pied maladroit dans la cuisse.

« DEGAGE, SALE CON ! »

La tornade rousse est déchaînée et tout le calme auquel elle tenait vient de s’effondrer. Toutes les épreuves qu’elle vient de traverser lui remonte à la gorge, la culpabilité, la honte et la douleur forment un mélange du type cocktail Molotov et finissent par lui exploser au visage. Ses sentiments : colère, déception, désir, rêveries, tout s’effrite au profit d’un relâchement soudain, inattendu. Son corps tremble de toute part, la rousse ne le contrôle plus et se laisse aller à la plus furieuse démonstration de toutes ses peines. Elle attrape la télécommande qu’elle jette sur Jay. Le lâche est déjà en train de fuir, il a déclenché la bombe et, pour éviter les shrapnels, prend ses jambes à son cou et claque la porte. Mais Bonnie voit rouge et peu lui importe que son mec se barre, effrayé par la situation. Il ne sait pas ce qu’il vient de déclencher. A travers la porte, elle hurle à son intention.

« JE SUIS LA SEULE A L’APPELER ETHAN, SALAUD ! »

La table vole. Les tabourets traversent la pièce. Chaque chose qu’elle jette représente une journée de merde qu’elle a vécu depuis deux mois. L’avortement se retrouve en résidus de verre qui s’éclatent au sol, la table en verre d’Alex est fichue. L’overdose ? La multitude de tasse disposées sur le rebord du comptoir. Puis en mille morceaux sur le sol. Elle arrache ses vêtements déjà usés. Un cadre qui contenait une photo, la seule, d’eux deux termine en bouillie sur le sol. Bonnie chiale en même temps d’exploser l’appartement d’Ethan. Etrangement elle se sent distante, là mais pas trop. Comme si son corps faisait tout pour elle même sans tenir compte de l’avis de son esprit. Ses bras balancent les choses, ses jambes shootent dans les placards, détruisent les portes. Toute cette destruction lui fait du bien, elle voudrait pouvoir se mouvoir dans les débris mais une envie de fuir la prend. Ce que Jay ait pu faire après son départ lui importe peu. Une heure durant, Bonnie hurle et chiale comme une conne, en balançant par terre le seul vase qu’ils possèdent. Une fois la rancœur un peu dépassée et la force usée, la rousse blottie au sol achève de sangloter. Toute cette mascarade l’a épuisée. Le seul tic tac de sa montre lui rappelle que le temps passe et que l’heure qu’elle a passé a tout démolir est une heure qu’elle aurait pu utiliser pour renouer les liens avec Alex qu’elle voit s’éloigner un peu plus chaque jour. La rousse soupire.

Et puis tout, dans sa vie, devient machinal, à cet instant précis. Elle a l’impression qu’un minuscule copeau de bois vient s’incruster dans la machinerie de sa vie et la stoppe sur cette instant ou elle se relève mais se re casse la gueule, épuisée. Elle ne fait que ça, tenter de se relever. Lorsqu’elle est sur ses pieds, cette image ou elle se fracasse le crâne conte le mur la hante. D’ailleurs sa main frotte sa bosse, sans énergie, comme un geste nécessaire pour sa survie. Uniquement fonctionnel. Son corps se met en mode pilote automatique et fait un tas avec les objets cassés puis va se changer difficilement. C’est l’heure d’aller au travail, voilà ce qui se trame dans son esprit qui décide de se fermer hermétiquement à toute agression extérieure. Un fantôme rode à Trimble.

Les affaires dans son sac, les clefs rangées dans son trench, le corps vide de Bonnie actionne l’embrayage et se dirige rapidement vers son lieu de travail. Elle sait d’avance qu’elle travaillera mal, mais se contrefout des conséquences. Il semble que plus rien ne régisse ses sens, anesthésiée, éthérée, hors du temps. La rousse se revoit comme au sortir d’une entrevue de son père, ce qui ressemblait plus à une chasse à l’homme.

Les heures passent. Lorsqu’elle s’extirpe de la boite, ses cheveux dénoués, dans une tenue beaucoup moins osée qu’à l’accoutumée, Bonnie est toujours dans cet état de quasi-neutralité. Son service s’est terminé plus tôt cette nuit car, « tu vaux rien ce soir, ma grande, alors tu te casses, et tâche de faire mieux la prochaine fois. », voilà ce que lui avait dit son patron. Peu lui importait. Bonnie rêvait d’un bon lit mais ne désirait pas se retrouver chez Ethan et encore moins chez Jay qui la harcelait de message depuis plus de deux heures, lui réclamant les mêmes soins qu’une mère offre à son gosse. Chaque fois il réussissait à gagner sa compassion par ses mots de lover. Ce soir Bonnie y était insensible. Lorsqu’elle passa sa main dans son trench pour prendre son paquet de cigarette, ses ongles manucurés, rouges, butèrent sur un objet métallique. Lorsqu’elle sort l’objet de sa poche et qu’elle en saisit la forme, Bonnie sourit. Hunter. Le Biker. Voilà un souvenir qui pouvait la faire sourire à un tel moment de la nuit. Un instant elle se dit que les étoiles ont fait exprès de la faire buter sur ce zippo volé pour qu’elle puisse se remémorer un souvenir chaleureux. Plus que chaleureux. Cette pensée lui extirpe un rire narquois et la rousse s’autorise pour la première fois à l’utiliser en temps que briquet, sa fonction initiale, quand un bruit de pas attire son attention.

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MessageSujet: Re: 00. Rewind # Bonnie/Hunter Sam 8 Fév - 11:37


Rewind

And I'm drinking stronger spirits ; I made my home here on the floor and I'm losing all ambition and goals
I'm going all out, I'm thinking you're just as bad
No sleeping at night but I'm going from bar to bar


Il a mal partout. Il se sent lourd. Il pèse son poids, c’est certain, mais il n’est pas question de ça ici. C’est plus psychologique qu’autre chose, Hunter en a conscience, même s’il n’est pas très porté sur ce genre de choses et n’a pas pour habitude de s’écouter. C’est le poids de sa propre peau qu’il a du mal à supporter depuis quelques temps. Il se sent à l’étroit dedans. Il a l’impression d’avoir renfilé des fringues mouillées, sales, sentant le putain de vomi… Il a envie de tout arracher.
A défaut, quand le motard s’est levé pour effectivement vomir ses tripes, il a ensuite pris une douche et frotté sa peau, pratiquement jusqu’au sang. Il ne s’est pas arrêté parce qu’il commençait à avoir vraiment mal, mais parce qu’il s’est rendu compte que ça ne l’aidait pas à se sentir mieux. Ca le faisait au contraire se sentir un peu plus stupide encore. Et puis ça l’avait épuisé.
Au moment de s’habiller, il s’était rendu compte qu’il n’était à l’aise dans aucun des vêtements qu’il avait l’habitude de porter. Pourtant ils n’étaient pas du genre étriqués, Hunter a toujours privilégié le confort à l’esthétique. Tous ses gestes lui ont paru inutiles. Epuisants… Alors finalement, après avoir enfilé son caleçon et son jean, il est retourné se coucher, sans savoir quelle heure il était.
Il a envisagé d’appeler Nathaniel pour le prévenir qu’il ne viendra pas, qu’il ne se sent pas dans son assiette (ce qui est plus que vrai), mais le téléphone, posé sur sa table de chevet, lui a parut trop loin.
Depuis, le garagiste se contente de le fixer, en se disant que peut-être, s’il y croit assez fort, le coup de fil va se passer tout seul, comme par magie. Mais la magie, c’est dans ce film pour les gamins que ça arrive, pas dans la vie réelle. Surement pas dans la sienne. Pas de miracle pour Hunter Pendleton, l’oublié des dieux.

Le temps passe, glisse sur sa carcasse immobile. Et puis l’envie de s’en griller une et de boire un coup devient trop forte. Alors Hunter trouve la force d’enfin se redresser, se sentant aussi sale qu’avant sa douche. Aussi sale qu’après. Alors il en reprend une et ne sort que lorsqu’il a l’impression d’étouffer dans la petite pièce enfumée.
Une serviette autour de la taille, il se dirige vers le salon, à la recherche d’une bouteille encore pleine. Il lui reste un fond de tequila qui fera l’affaire pour son petit déjeuner. Encore que la lumière extérieure décline à vu d’œil et qua la journée a déjà du lui passer sous le nez. C’est toujours ça de pris. Une journée en moins à vivre.
Il se laisse tomber dans son sofa, poussant un soupir d’effort. Il a somnolé tout l’après-midi, cuvé durant des heures certainement avant cela, mais il se sent toujours aussi fatigué. Peut-être qu’il devrait manger un bout, mais il n’a pas envie. La seule idée de faire entrer quoi que ce soit d’autre que de l’alcool dans son organisme lui donne la nausée et lui noue l’estomac. Il va donc s’en tenir à la tequila pour l’instant.
Hunter avale une gorgée puis cherche son paquet de clopes. Il finit par en trouver un sous un coussin, à portée de main. Il l’ouvre, le ferme, l’ouvre le ferme, le regard perdu dans le vague. Et puis il a un sursaut de conscience et se décide à l’ouvrir pour de bon et à sortir une cigarette qu’il coince entre ses lèvres avant de partir en quête de son zippo.
Il lui faut une éternité pour se souvenir qu’il n’en a plus. Cette salope de l’autre fois, la rousse, le lui a embarqué. Hunter soupir, ferme les yeux et passe ses deux mains sur son visage tendu par l’épuisement.

Il va falloir qu’il se lève. Cette pensée seule suffit à lui donner envie de chialer de découragement. Mais il parvient à se maitriser et même à se mettre debout pour aller chercher des allumettes dans sa cuisine. Il termine sa bouteille et enchaine les clopes, vautré sur la table, heureusement libéré de la corvée de réfléchir. Il est trop fatigué pour faire ce genre de trucs.
Et puis quand il veut rallumer sa clope qu’il a bêtement laissée se consumer à moitié sans tirer dessus, il se rend compte qu’il n’a plus d’allumettes.  
Nouveau soupir dépité. Hunter pince l’arrête de son nez et laisse les secondes défiler. Il fait nuit noire dehors à présent. Sa bouteille est pour ainsi dire vide, il n’a plus rien à fumer : il va falloir qu’il bouge.
Ceci dit, il lui faut encore une bonne vingtaine de minutes pour s’arracher à sa torpeur et se redresser pour mettre son plan à exécution. Le décor se met à tourner et il lui faut encore perdre cinq minute à fixer le vide avant de parvenir à se mettre en branle. Il va terminer de s’habiller, mécaniquement, puis attrape les clés de sa Harley et la sort du garage.
Il a une vague idée de ce qu’il compte faire seulement, mais c’est déjà ça.
 
Par miracle (ou parce qu’au contraire, il est maudit) Hunter arrive à bon port, en un seul morceau. Ca l’agace. Ca l’attriste. Il se met à penser à Matt qui n’était pas ivre quand il a foncé dans cet arbre avec une voiture qu’il venait de se procurer. Il était un conducteur sérieux, il connaissait les dangers de la route et ça ne l’avait pas empêché de tuer stupidement… Lui est ivre, n’a pas accordé la moindre attention à la circulation, et il était arrivé en douceur sur le parking du nighclub de Trimble. C’est typiquement le genre de situation qui vous donne envie de foncer dans un mur à 200Km/h…  
Mais Hunter se gare, enclenche sa béquille, descend de son engin, réajuste sa casquette sur son crâne blondin, et s’apprête à aller passer les portes de la boite. Mais c’est à ce moment que le destin met Bonnie sur sa route. Encore un coup de chance… Le genre dont il se serait bien passé s’il on l’avait laissé choisir, mais le fait est qu’elle se trouve là, en train de marcher sans regarder où elle va, venant presque à sa rencontre. Cette salope utilise SON zippo.

Hunter vient se placer sur son chemin et la rousse note sa présence, ralentissant avant de s’arrêter dans un sursaut en voyant qu’il lui bloque le passage. Elle s’apprête à ouvrir sa grande gueule pour l’envoyer se faire foutre, mais el reconnaît et un sourire vient éclairer son visage pâle.
« C’est à moi » lâche-t-il en guise d’introduction, les mains enfoncées dans les poches de son jean large, son regard délavé et cerné braqué sur Bonnie.

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MessageSujet: Re: 00. Rewind # Bonnie/Hunter Mar 11 Fév - 20:16


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Bonnie n’a qu’une envie à cette heure-ci de la nuit, en sortant de son putain de travail de merde : prendre une batte et péter toutes les caisses et motos du coin. Elle a envie de pourrir la vie de tout ceux qui se trouvent sur son chemin et derrière son sourire narquois et sa clope au bec, la rousse bouillonne. Le briquet est devant ses yeux mais elle les laisse voguer dans le vide. Hunter avait été un coup charmant, épuisant, et ça lui plairait de remettre le couvert avec lui. Ce soir, pourtant, la jeune femme n’était pas disposée à faire des galipettes. Juste une bonne couette lui suffirait, et alors qu’elle s’apprêtait à aller rejoindre sa caisse, se demandant où est-ce qu’elle pourrait bien dormir ce soir, une masse noire s’extirpe des ténèbres. Elle abaisse vivement son bras contenant clope et zippo pour égrener un chapelet d’insulte quand elle reconnaît le blond du biker auquel elle était en train de penser quelques secondes plus tôt. Ses lèvres se pincèrent en un grand sourire. Petite distraction du soir ?

« C’est à moi »
« J’suis ravie de te revoir moi aussi Hunter. »

En effet, ce zippo était le sien, et la rousse lui sourit paisiblement en reportant la clope à sa bouche. Sa main gauche passe dans ses cheveux ébouriffés, les lèvres toujours pincées comme si elle ne savait plus sourire. La gueule du biker n’est pas au top, ses yeux sont cernés. Bonnie se fait la remarque qu’il est toujours égal à lui-même c’est-à-dire à l’allure d’une loque qui charme malgré son regard vide et son corps ballant. Il semble porter le poids de toute une vie, et ce connard n’est surement qu’un branleur de plus dans cette ville. La rousse s’étonne parfois d’avoir « pactisé » avec le blond alors que leur première rencontre n’avait été autre qu’explosive. Bon, ok, elle était bourrée lorsqu’ils avaient couché ensemble et lui de même. Mais la jeune demoiselle gardait frais le souvenir de cette valse lunaire et même si les lumières se mélangeaient dans son crâne lorsqu’elle tentait de se remémorer sa soirée, ce qu’elle savait c’est que son corps avait apprécié. Ça lui suffit à ne pas lui cracher de partir. Malgré la colère qui détruit ses organes, la rousse tolère la présence nouvelle d’Hunter. Qu’il ne s’avise pas de faire un pas de travers.

« Quoi de neuf depuis la dernière fois ? »

Non, n’espère pas qu’elle te rende ton zippo si vite. Bonnie joue avec le petit objet, qu’elle fait habilement glisser entre ses doigts avant de jeter le mégot incandescent de sa cigarette au sol et de l’écraser d’un geste expert du talon aiguille. Talons qu’elle ne supporte plus à ce moment précis mais qu’elle s’efforce de garder. Bien qu’elle n’aurait eu aucune honte à les défaire et à marcher pieds nus. La rousse resserre la ceinture de son trench autour de sa taille et se ressert dans son paquet de cigarette avant d’en proposer une à Hunter. Non, elle n’a pas pitié de lui, mais s’ils avaient partagé le même lit, elle pouvait lui proposer une clope. Bonnie fume comme un pompier ces derniers temps et la rancune qu’elle mijote silencieusement n’aide pas à apaiser ses nerfs. Avec un air rieur elle utilise de nouveau le zippo qui, elle le sait, finira par lui être arraché des mains à faire la maligne. C’est non sans émettre un petit rire délicat que la rousse se demande s’ils ne vont pas établir un QG à ce night club, car ils se retrouvaient au même endroit dans Trimble, le mur à la périphérie de sa vision avait supporté leur deux âmes cassées.

« Tu viens juste pour récupérer ton zippo mon grand ? »

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MessageSujet: Re: 00. Rewind # Bonnie/Hunter Mer 12 Fév - 8:29


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Il en sait rien s’il est ravi de la revoir de son côté. Peut-être bien que oui et peut-être bien que non. Il a passé un moment sympa avec elle l’autre fois, de ce qu’il parvient à s’en souvenir… Le mécanicien avait recherché le même engouement auprès de Charlie dès le lendemain, mais ne l’avait pas trouvé. Parce qu’il avait un passif différent avec l’épicière et qu’elle était trop…douce. Il avait besoin de se défouler mais sans culpabiliser et son ex-petite amie ne lui permettait pas de le faire. Il l’avait traitée comme un kleenex usagé puis jetée sans trop de cérémonie une fois leur affaire faite, et à présent, il s’en voulait un peu… Pas un bon plan. Bonnie ne comptait pas elle, c’était donc plus simple de la prendre et de la repousser. Ils avaient baisés ensemble, mais ça ne faisait pas d’eux des amis. Il ne connaissait même pas son nom de famille… Donc peut-être qu’il n’est pas spécialement ravi de la revoir. D’autant qu’elle lui a piqué quelque chose en partant.
De toute manière, elle lui dit ça pour la forme plus que parce qu’il lui a manqué, Hunter finit par s’en rendre compte. Aucune raison donc de se prendre la tête sur cette formulation qui n’a certainement servi qu’à lui faire remarquer qu’il n’est pas poli.
Apprends-moi un truc que j’sais pas d’jà…

« Quoi de neuf depuis la dernière fois ? »
Il lui répond en haussant une épaule, son regard toujours braqué sur elle sous la visière de sa casquette enfoncée sur son crâne blondin. Si elle est un tant soit peu maligne, elle comprendra le message : pas envie de te causer meuf, rends-moi juste ce qui m’appartiens.
Il finit d’ailleurs par se laisser hypnotiser par l’objet de ses convoitises qu’elle s’amuse à agiter devant lui entre ses mains. Ca l’agace bine un peu, mais il se sent trop fatigué pour chercher à le lui reprendre. Quelque chose lui dit qu’ le temps qu’il parvienne à sortir ses mains coulées dans du béton pour les étendre vers le zippo, la rouquine aura eu tout le temps de se dérober. Il se sent gauche, stupide et il a envie d’un verre. Et d’une clope. Et de dormir putain. Une semaine de répit complète, ce serait franchement pas de refus. Mort au monde pour une petite semaine dans toute une vie, c’est pas tant demander que ça, si ?

La voilà qui sort son paquet de clope, certainement dans le but de s’en allumer une juste devant lui. Elle le fait exprès, Hunter le comprend malgré l’état dans lequel il se trouve. Elle joue avec ses pieds, avec ses nerfs. En d’autres circonstances, il se serait jeté sur elle, aurait cherché à rentrer dans son jeu en lui montrant évidemment au passage qu’il a une plus grosse paire qu’elle. Peut-être qu’ils auraient finis par s’envoyer en l’air, contre le mur du club… Mais pas ce soir. Peut-être plus jamais.
Pas envie de ça. Il a envie d’un verre. Et d’une clope. Et de dormir, pitié.
Bonnie lui offre finalement une clope. L’espace d’une seconde, il a l’impression angoissante qu’il va se mettre à chialer. En aucun cas parce que le geste le touche, mais parce que ça veut dire qu’il va devoir bouger et ça le fatigue rien que d’y penser. Mais il parvient à serrer les dents et à sortir sa main gauche de sa poche pour attraper la clope et la coller entre ses lèvres. Et puis il la remet dans sa poche, laissant à Bonnie la tâche de lui allumer la cigarette. C’est elle qui est équipée pour ça après tout…
« Tu viens juste pour récupérer ton zippo mon grand ? »
« Tu vas me l’rendre ? »
Putain pourquoi il a été dire ça ? Il sonne comme un connard de mioche qui fait face à son racketteur... Il aurait dû simplement lui dire que oui, il venait pour ça et ajouter une menace quelconque. A la place, il s’entend ajouter.
« J’vais prendre un verre ou deux aussi. »
Ou trente.
« T’es en pause ? » demande-t-il sur le même ton complètement détaché qu’il utilise depuis le début, la cigarette s’agitant entre ses lèvres puisqu’il la garde là. Son articulation en souffre, mais il n’a jamais été très fort pour articuler de toute manière alors…  

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MessageSujet: Re: 00. Rewind # Bonnie/Hunter Ven 14 Fév - 19:34


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C’est comme si des poignards invisibles se trouvaient et se retrouvaient dans sa chair. Elle souffre, silencieusement, la main de la colère s’amuse à planter et replanter son corps, mais bien sur, Bonnie est incapable de stopper ses gestes. Elle préfère reconduire son regard et ses pensées vers le blond à l’air fatigué et toujours aussi aimable. Ça lui permet d’assourdir les sons de chair qui se déchire.

« Tu vas me l’rendre ? »

La rousse retient un petit rire, l’étouffe, caché derrière sa cigarette et un sourire s’étale sur son visage, radieux. Non, vraiment, s’il voulait la convaincre avec son air de chien battu et sa petite question, ça n’allait pas marcher. Bonnie n’est pas d’humeur joueuse ce soir, mais chieuse. Doucement son esprit s’écarte des douleurs et se rapproche des désirs qu’elle a éprouvés la dernière fois au même endroit. Depuis le lendemain de cette nuit mouvementée, Bonnie essaie désespérément de recouvrer la totalité des images la concernant. Mais tout est flou, elle était bourrée, et pas qu’une fois. Des bribes de réminiscences ( c’est-à-dire presque rien ) ou des sons lui reviennent mais à partir u moment où ils ont entamé la bouteille de Jack, la rousse avait cessé d’enregistrer les évènements. Ce qui ne lui facilite pas la tâche. Bien sur, elle en connaît les grandes lignes, point par point : ils ont bu, flirtés puis elle les a emmenés dans un hôtel miteux. Ils n’ont pas tardé à commencer leur partie de jambe en l’air, surement pas qu’une fois. Bonnie sait que ses instincts se décuplent sous alcool, alors il n’aurait pas été étonnant qu’elle lui en redemande. La rousse sourit légèrement à son interlocuteur, a qui elle a allumé sa clope ( parce qu’elle ne compte pas lui rendre de suite ) lorsque Hunter appose un obstacle à ses pensées prospectives en élevant la voix à nouveau. Fait visiblement compliqué.

« J’vais prendre un verre ou deux aussi. »
« Au nightclub ? Y’a des bars encore ouverts plus loin, Grethel. »

Et ça, elle ne l’avait pas oublié. Bien sur que non. Mais il ne semble pas relever, à vrai dire, le blond avait juste l’air complètement ailleurs et le ton indifférent de sa question laisse présager qu’il n’en a, au fond, rien à faire. Peu lui importe à Bonnie.

« T’es en pause ? »
« Nop, je… »

La rousse se coupe, sort son téléphone qui vibre dans sa poche et peine à allumer l’écran pourri. C’est un smartphone. La pire invention de l’espèce humaine selon elle. La clope entre les lèvres, les deux mains rivées sur le machin, la rousse émet un grognement lorsque les lettres « JAY » s’inscrivent sur l’écran. Un appel. Un énième appel. Elle raccroche rageusement, finis par trouver comment on l’éteint et range d’un coup sec l’appareil. Son regard énervé se reporte sur le blond et elle tente de reprendre son discours où il en était.

« Donc, non, j’ai fini mon service. En avance, mais fini, et j’suis bien contente. »

Elle recrache la fumée de sa cigarette. Elle fait durer le plaisir, fumer est peut-être le seul truc légal sur lequel elle a encore le droit d’abuser. Bonnie ne pense pas à l’héro, évite la coke, son truc en ce moment, c’est les antidépresseurs. Chance ou malchance, elle a oublié son flacon dans le fatras qu’elle a foutu chez Ethan. Rien qu’à cette pensée, une bouffée de chaleur la prend, alors la rousse se ventile d’une main et ouvre son trench, visiblement mal à l’aise. Elle s’éclaircit la gorge.

« Bon, j’suppose que t’es pas là pour la causette. Tu m’as pas l’air disposé à faire des galipettes. Tu me veux quoi ? »

Un sourire franc, Bonnie se demande s'il pourrait pas lui offrir l'asile, genre, un bon lit loin d'Alex et de Jay, autre part quoi. Elle n'a pas envie de se payer une chambre d'hôtel, même si elle adore leurs draps. Tiens, pense-t-elle, c'est une réflexion qu'elle s'est faite lorsqu'ils y avaient passé leur nuit.

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MessageSujet: Re: 00. Rewind # Bonnie/Hunter Sam 15 Fév - 9:57


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Il est tenté de lui répliquer que son choix de surnom est aussi mauvais qu’incompréhensible pour lui, et que sa remarque sur les bars est un peu stupide. Il est ici pour elle, elle doit s’en douter. Pas pour la prendre contre le mur mais simplement pour récupérer son feu, et aussi parce qu’il a ses habitudes dans le coin et que, dans l’état où il est, Hunter ne compte pas jouer les aventuriers.
Mais ça lui paraît bien trop fatiguant de se perdre là-dedans, alors il préfère faire plus basique et la laisser à ses petits jeux. Il a remarqué que Bonnie aime ça. Se foutre de la gueule du monde, taquiner, provoquer, allumer pour mieux refroidir. C’est typiquement le genre de poufiasse qu’on peut voir dans les films attacher son mec à son pieu en lui promettant du rêve, avant de se tirer en le plantant là comme un con pendant deux jours… Le genre de nana dont il se méfie pas mal, certainement à raison.
« T’es en pause ? »
« Nop, je… »
Tu… ?
Elle sort son portable de sa poche pour consulter l’écran. Apparemment, ce qu’elle voit l’agace. Le mécanicien du Teller & Redd la laisse faire, ne commente pas ses gestes. Il se fout de ce qui peut bien se passer dans sa vie, tout comme elle doit se foutre de ce qui se passe dans la sienne. Ils ont juste baisés une fois et avant ça, le motard l’a dégagée de son village à coup de pieds au cul parce qu’elle essayait de vendre de la dope…
Le grand blond prend donc son mal en patience (ceci dit, il réalise bien vite qu’attendre ne le dérange plus tant que ça, lui qui habituellement est incapable de rester immobile et veut tout obtenir dans l’instant), jusqu’à voir son interlocutrice ranger son téléphone et reprendre la parole avec contrariété.
« Donc, non, j’ai fini mon service. En avance, mais fini, et j’suis bien contente. »
Il se contente d’agiter un peu la tête, histoire de lui faire comprendre qu’il a entendu le message. Mais il en contrefout alors…

Le silence s’étire un peu pendant qu’elle se ventile avec sa main et ouvre son manteau. Pourtant il fait froid dehors… Chaque fois qu’ils parlent, de la fumée s’élèvent. Si elle n’avait pas l’air aussi soucieuse, Hunter pourrait penser qu’elle tente simplement de le draguer, s’attendant à ce qu’il propose de la maintenir au chaud… Ce qu’il ne se sent pas vraiment de faire, là, tout de suite.
« Bon, j’suppose que t’es pas là pour la causette. Tu m’as pas l’air disposé à faire des galipettes. Tu me veux quoi ? »
La question lui paraît complètement conne mais bon, elle a l’air à côté de ses pompes elle aussi donc… Il la pardonne. Ca l’oblige à se répéter mais les gens le font constamment chier alors Hunter a l’habitude que rien n’aille dans le sens qu’il voudrait.
« J’l’ai dis. Boire et r’prendre c’qui est à moi. »
Et là-dessus, il tend la main. Et elle ne glisse évidemment pas le zippo dedans.
« J’y tien. Si tu m’le rends pas, j’vais t’le reprendre. Et espère pas qu’ça tourne à une partie d’jambes en l’air, j’vais juste te cogner, reprendre c’qui est à moi, puis t’laisser là pour aller au bar » lâche-t-il d’un ton parfaitement égal, son regard cerné ne l’ayant toujours pas quittée.
Elle paraît sceptique. C’est l’genre de gonzesse qui sait jamais quand la fermer et quand s’écraser, et qui ensuite vient se plaindre parce qu’on l’a fait taire… Typiquement le genre qu’il déteste.
Hunter laisse échapper un soupir.
« J’ai pas envie d’jouer ce soir, ok ? Rends-le-moi et on en reste là. »  

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MessageSujet: Re: 00. Rewind # Bonnie/Hunter Dim 16 Fév - 17:53


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« Bon, j’suppose que t’es pas là pour la causette. Tu m’as pas l’air disposé à faire des galipettes. Tu me veux quoi ? »
« J’l’ai dis. Boire et r’prendre c’qui est à moi. »

Ce type est l’amabilité même. Bonnie pousse un soupir insatisfait. C’est typiquement féminin ce qu’elle s’apprête comme émettre comme pensée, alors elle se retient mais se l’écrit en en fer rouge dans la tête : les mecs sont tous des cons. Ça l’agace. Entre Alexander cet espèce de junkie de merde, qui ne cesse de la tourmenter, et puis cet autre type avec lequel elle s’est bêtement maquée. Elle regrette souvent et puis il arrive toujours avec sa bouche en cœur et ses jolis mots pour la récupérer. La lâche Bonnie n’a pas envie de se battre et puis, à vrai dire, celle-ci s’imagine qu’il lui plait à la hauteur de sa capacité à encaisser ses coups. Elle préfère ne rien répliquer et tire sur sa cigarette.

« J’y tien. Si tu m’le rends pas, j’vais t’le reprendre. Et espère pas qu’ça tourne à une partie d’jambes en l’air, j’vais juste te cogner, reprendre c’qui est à moi, puis t’laisser là pour aller au bar »

La rousse émet un petit rire sarcastique. S’il croit l’impressionner il se trompe. Bonnie n’en a rien à foutre, et si les coups devaient pleuvoir, elle s’en irait ou se laisserait faire puis enverrait son chien de garde lui régler son compte, une seconde fois. Bonnie se bat comme un mec, c’est certain, mais n’aurait aucun répondant face à la masse blonde. Même s’il n’a l’air que d’une loque. Une bouffée d’énervement accroit sa température déjà élevée. Elle n’est pas non plus dans son bon jour mais ça, il s’en fout clairement. Il l’emmerde déjà. Bonnie regrette de ne pas avoir une vraie amie fille chez qui passer la nuit. Pour se poser et penser à autre chose, finalement, elle n’a plus l’envie de s’éterniser chez le blond. Elle ne tentera même pas de lui poser la question, pas là pour faire la manche.

« J’ai pas envie d’jouer ce soir, ok ? Rends-le-moi et on en reste là. »
« T’inquiètes pas blondasse, moi non plus. Charmant de menacer une nana. »

C'est clair que ce type n'a strictement rien d'un prince charmant.
La rousse émet un long soupir énervé et finit par piocher le zippo dans sa poche, et le lui tendre. Alors qu’il allait le reprendre, Bonnie le retient et plante son regard dans le sien.

« N’imagine pas que ta petite parade menaçante de caniche m’ait convaincue de te le rendre. C’est plutôt que tu me fais pitié avec ta gueule fatiguée. »

Bonnie lâche le briquet et tire définitivement sur sa cigarette, poussant un long soupir d’agacement. Il avait réussi à la refaire chier, y’a pas plus simple. Elle roule des yeux puis revient les planter dans ceux cernés du Biker. Si seulement il n’était pas si con, sérieux. Elle aurait bien aimé poussé les choses plus loin, genre remettre le couvert. Mais pas ce soir, elle est énervée. Et presque déçue que sa seule distraction, le seul type extérieur à sa vie intime de merde soit tout aussi con que les deux autres qui peuplent son quotidien désastreux. Elle regrette le temps où, lorsqu’elle était de mauvaise humeur ou fatiguée, il lui suffisait de rejoindre la couche de son amant et s’endormir entre ses bras musclés. Ça y’est, en plus d’être énervée, Bonnie est mélancolique, et l’amertume teinte son regard. Une autre clope, allez. Elle enchaîne bêtement, histoire d’encrasser ses poumons déjà bien noirs.

« Bon et bien, on en reste là. T’attends quoi ? »

L’œil mauvais, une nouvelle clope entre les lèvres, la rousse l’allume avec un briquet classique, sans ornements, le top du basique. Elle en a rien à branler, fixe le vide avec vague. Il faudrait qu’elle pense à lâcher la pression, et c’est ce qu’elle tente de faire en respirant de plus en plus tranquillement, finir par défaire complètement sa ceinture, en chaleur. Pas dans le sens charnel du terme.

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MessageSujet: Re: 00. Rewind # Bonnie/Hunter Mar 18 Fév - 8:04


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Il hausse simplement son épaule lorsqu’elle le fait chier avec cette histoire d’égalité des sexes. Franchement, ça le dépasse un peu. Elles la veulent leur égalité des sexes ou pas ? Franchement faut savoir… Le souci avec les gonzesses, c’est qu’elles ne savent jamais ce qu’elles veulent. Ou plutôt si : elles veulent forcément tous les avantages mais préfèrent laisser les inconvénients aux autres. Elles ont droit de gifler un type quand elles sont en colère, mais si l’inverse se produit, le pauvre mec en question se retrouve face à une paire de flics. Et les nanas les plus relous, du genre de Bonnie, sont les premières à s’offusquer quand on porte la main sur elle. C’est typiquement le genre de trucs qui agacent prodigieusement Hunter.
Tout le monde mérite un bon coup dans la gueule une fois dans sa vie. Surtout les pimbêches qui se sentent supérieures au restant du monde comme la rouquine qui lui fait face. Ca fait circuler le sang et ça remet les idées en place. Ca vous apprendre à la fermer quand il le faudrait. DU moins en théorie puisqu’on en revient à la personnalité de la donzelle qui ne ferait certainement qu’hurler comme un putois si ça arrivait…

Heureusement, cette petite garce trop jolie pour son propre bien, lui tend ce qu’il est venu chercher. Hunter se doute qu’il va y avoir un coup fourré, mais il étend tout de même son bras pour refermer ses doigts sur le métal. Le motard s’attend à ce qu’elle s’approche tout à coup et lui fiche un coup de genoux dans les burnes, ou un truc comme ça, mais elle se contente d’encore ouvrir sa grande gueule.  Bien évidemment.
« N’imagine pas que ta petite parade menaçante de caniche m’ait convaincue de te le rendre. C’est plutôt que tu me fais pitié avec ta gueule fatiguée. »
« Ouais, s’tu l’dis. »
Qu’est-ce que ça peut lui foutre ce qu’elle pense de tout ça ? Ils ont juste baisés ensemble dans un motel miteux, son avis lui importe autant que celui de la factrice du coin.
Elle lâche le briquet et c’est tout ce qui compte. Hunter se le réapproprie en jouant un court instant avec, savourant le contact de son pouce frottant le métal pour actionner le mécanisme et allumer la flammèche salvatrice. Ca lui rappelle qu’une clope se consume dans son autre main depuis qu’il l’a ôtée pour être certain qu’elle comprenne ses menaces, et il la porte à ses lèvres pour aspirer longuement.

Ca a l’air d’inspirer Bonnie qui se sort une autre clope. Qu’elle ne compte pas sur lui pour la lui allumer en tout cas, il ne fera pas deux fois la même erreur. Du coup, ça le décide à ranger le zippo dans la poche de son blouson de cuir.
« Bon et bien, on en reste là. T’attends quoi ? »
Ca le fait un peu sourire. Un sourire sardonique qui a bien du mal à s’attarder sur son visage fatigué. Hunter se dit qu’elle attendait certainement autre chose de leur nouvelle rencontre. Elle a tout de la nana froissée dans son orgueil qui cherche à garder la face. Ca l’amuse un peu. Juste un peu.
« J’attends qu’tu t’tires d’mon ch’min que j’puisse aller boire » réplique-t-il en soufflant un nuage de fumée dans sa direction, l’œil brillant de défi.
C’est plus fort que lui, faut qu’il la provoque. Ca marche. Elle est agacée, elle aboie et bien entendu : Hunter s’en contrefout. Elle finit par se pousser en le bousculant au passage, ce qui lui va très bien, et puis s’éloigne, certainement pour retourner dans sa caisse. Une jolie caisse, il lui accorde au moins ça…    

Lui-même ne bouge pas. Il reste planté sur ses deux jambes un peu faibles, l’air perdu dans ses pensées. Et puis sans trop savoir d’où lui est venue l’inspiration, le motard se retourne, au moment où la rouquine s’apprête à se glisser derrière son volant.
« Hey ! »
Elle reste sourde à son appel alors il se met à nouveau en branle pour se rapprocher de sa voiture.
« Bonnie ! »
Elle claque la portière et il soupire, accélérant un peu l’allure pour venir se caler devant sa fenêtre pendant qu’elle fait ronronner le moteur. Il toque au carreau et appuie sa main sur le toit de l’auto, lui faisant signe de baisser sa vitre de l’autre.
Bonnie le fusille du regard mais finit par s’exécuter en prenant bien loin d’avoir l’air furieuse et prête à lui rouler dessus si ce qu’il a à dire ne lui plait pas. Hunter se penche un peu vers l’habitacle pour prendre la parole.
« Tu continues ton business parallèle, pas vrai ? » demande-t-il d’un ton neutre, avant de se hâter d’enchainer pour qu’elle ne pense pas qu’il lui cherche encore des noises. « J’aurai besoin d’un truc ou deux… »

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MessageSujet: Re: 00. Rewind # Bonnie/Hunter Jeu 20 Fév - 20:15



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« J’attends qu’tu t’tires d’mon ch’min que j’puisse aller boire »
« Va te faire foutre, connard de biker. Ivrogne ! »

J’étais déjà pas mal agacée mais là il remporte la palme d’or du chieur. Ok elle aussi ça l’amuse de provoquer. Mais en ce moment elle n’a pas envie qu’on lui réponde. Et pour ça, elle remercie le caractère lâche de Jay qui subit, comme un vrai puching-ball humain. C’est un peu son trip de lui taper dessus souvent sans raisons, parce que la princesse est énervée. Tout part en couilles et elle adore les lui presser histoire de lui faire comprendre qui est le mâle à la maison. Ok, elle a une petite paire de seins, mais la rousse se bat comme un mec, et quand elle est vraiment à bout de nerfs, il comprend qu’elle ne blague pas. Il la frappe lui aussi de temps en temps, mais rien de sérieux, rien qui ne fasse peur à Bonnie, une tape sur le bras et elle réplique alors il arrête. Même si Bonnie n’est pas tendre avec lui, il reste à la supporter et elle se défoule encore. Parfois elle se demande ce que le brun éprouve pour elle, pour qu’il reste à s’accrocher alors qu’elle devient irrationnelle au fur et à mesure des jours. Un cauchemar au quotidien. Mais la rousse s’en fout. Elle se demande aussi, souvent, pourquoi elle s’accroche à lui. Peut-être ses yeux de cockers, et quand il la fait rire aussi. Ça lui fait du bien, d’être une enfant, de se faire chatouiller et d’en prendre plein les yeux de poésie. Jay n’est peut-être pas une fine fleur du monde, mais sait se servir de ses mots, et malgré elle, elle doit bien avouer qu’il adoucit ses peines lorsqu’il lui promet monts et merveilles. Bonnie culpabilise parfois car elle sait qu’ils ne feront rien de plus ensemble, que c’est éphémère, qu’il n’est qu’un pion dans son jeu d’illusionniste. La rousse soupire, revient au réel, et se tire sans accorder le moindre regard au blond. Rien à foutre. D’un pas décidé elle se dirige vers son bébé, sa voiture, bien décidée à rouler jusqu’à ne plus avoir d’essence. Ce soir, elle dormira dans sa voiture.

« Hey ! » Bonnie n’entend pas le premier appel. Mais le deuxième, le premier qu’elle entend, c’est-à-dire son joli nom balancé dans la nuit, elle lui fiat la sourde oreille. Comme si elle était disposée à lui répondre. Elle sort ses clefs, ouvre sa portière tranquillement ( sa voiture est surement la seule chose qu’elle a envie de respecter en ce moment ) et s’installe en claquant la porte. D’un geste de maître elle déchausse ses talons aiguilles pour sentir le cuir des sièges, le tissu râpeux du tapis au sol et enfin la pédale de l’accélérateur. La rouquine souffle un bon coup mais n’a pas le temps d’enlever son manteau que le biker se ramène encore dans son champ de vision. Et merde. Elle peste en plaquant son dos contre son siège mais fait rouler les mécaniques de son moteur, histoire d’apprécier un peu le son et surtout parce qu’elle est à deux doigts de partir. Malgré ça, Bonnie tourne son regard assassin vers le biker. Il lui fait signe de baisser la fenêtre. Elle lui fait comprendre que si ce qu’il va lui dire l’agace, elle n’hésitera pas à appuyer sur la pédale. Lui rouler dessus serait un très bon moyen de se déstresser. Elle finit par tourner la manivelle de la fenêtre, il en profite immédiatement pour ouvrir sa grande gueule. Bonnie regrette déjà son geste.

« Tu continues ton business parallèle, pas vrai ? » La rouquine fronce les sourcils, prête à le mordre et à le transformer en crêpe pour les charognes, il ne lui laisse pas le temps de répliquer. « J’aurai besoin d’un truc ou deux… »
La réaction de la rouquine part dès la fin de sa phrase : « Pardon ? Ai-je bien entendu ? » Et elle rit. Une étincelle de presque joie s’éternise dans son regard, un sourire radieux et surtout mesquin se dessine tranquillement sur son visage, et elle ricane comme une pétasse. Ça n’est pas une victoire, bien entendu, mais la rouquine trouve ça à mourir de rire que le mec qui l’a foutu dehors à coup de rangers lui quémande « un truc ou deux ». La rouquine souffle un coup puis plisse les yeux, lui lance un regard intéressé. Elle s’abstiendra de faire tout commentaire, ravale une respiration qui allait annoncer la sournoise répartie et continue de le fixer. Elle s’éclaircit la gorge.

« Et donc, tu viendrais pour quoi, grethel ? »

Bonnie se doute qu’il ne veut pas de crack, ou autre connerie de ce genre. Ce serait étonnant. A sa gueule fatiguée la rouquine opterait pour du somnifère, ou des anti-dépresseurs, ou.. du viagra ? La jeune femme ricane dans son coin à nouveau en lui faisant signe de s’écarter. Elle ouvre la portière et sort ses jambes qu’elle croise à l’extérieur. Il s’appuie sur le cadran de sa voiture et la fixe. La rouquine, elle, fait déjà le compte dans sa tête, établit le tableau des prix puis se dit qu’en fait, elle pourrait peut-être négocier une place sur son canapé. Ou pas. Trop de questions tuent le marché.

« Je suppose pas d’la dure, un truc plus léger pour soulager les maux de monsieur ? J’t’écoute ? » La rousse lui lance un regard sarcastique avant de se relever, adossée contre le toit de sa chevy.

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MessageSujet: Re: 00. Rewind # Bonnie/Hunter Lun 24 Fév - 18:27


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Il savait que ça allait se passer comme ça. Son rire ricoche dans son crâne déjà bourré d’éclats de verre, de clous et autres lames de rasoirs. Ca lui donne des envies de meurtre de l’entendre glousser comme une salope pour se foutre de sa gueule. Et Hunter sait qu’il ne peut pas la choper par sa tignasse rousse pour lui écraser le nez dans son volant… Parce qu’il a réellement envie qu’elle lui file quelque chose. N’importe quoi qui lui permettra de s’oublier un peu, d’oublier Baby, Helen, ses emmerdes, Matt, Hadley, ses responsabilités et tout le reste.  
Il a besoin de cette petite garce et ils le savent tous les deux. Sinon Bonnie ne se serait certainement pas permis de trop l’ouvrir et de lui montrer ses conneries d’amygdales en s’esclaffant. Encore que… C’est bien le genre de nana à ricaner juste pour le plaisir, quitte à en prendre plein la gueule. Pour ensuite se plaindre et piailler. Le genre de poufiasse qui adore le son de sa propre voix.
Pourquoi est-ce qu’il a été coucher avec elle ? Qu’est-ce qu’il fabrique encore ici ?
« Et donc, tu viendrais pour quoi, Grethel ? »
Ouais, c’est pour ça.
« Pas d’saloperie » répond-t-il immédiatement, lui adressant un regard entendu.
Ceci dit, il ne doit pas avoir l’air bien menaçant avec ses valises de trois kilomètres sous ses yeux rougis et cet air de chien battu qu’il se trimballe depuis des jours. Il s’apprête donc à adoucir un peu son discours en lui disant qu’il ne veut simplement rien qui soit illégal, mais elle lui coupe l’herbe sous le pied. Sûrement un truc de dealer de prévoir vos besoins et d’y répondre comme par magie. C’est ce qu’elle et son connard de chien de garde doivent être pour un petit pourcentage de la population du coin : de véritables magiciens. Des dieux…
« Je suppose pas d’la dure, un truc plus léger pour soulager les maux de monsieur ? J’t’écoute ? »

Hunter soupir et réajuste sa casquette sur son crâne blondin avant de fourrer à nouveau ses mains dans ses poches, faisant face à la rouquine qui s’est extirpée de sa voiture le temps de faire du business.
« J’en sais rien » confesse le motard, accompagnant sa déclaration d’un haussement d’épaule. « Pas qu’que chose de trop léger non plus. J’ai b’soin de pioncer un peu. Pt’être même beaucoup… T’as un truc dans c’goût là ? ...Un truc abordable. J'ai claqué ma dernières paie dans du mauvais alcool. »
Elle laisse échapper une exclamation dédaigneuse et lui jette un regard qui signifie clairement : tu m’as prise pour qui, crétin ? J’ai tout ce qu’il faut. laisse-moi juste prendre ma petite trousse de magicienne et je suis à toi…
Hunter la suit du regard pendant qu’elle se dirige vers le coffre de sa Chevrolet. Il reste là où il est pour deux raisons. La première : parce qu’il n’aime pas qu’on regarde par-dessus son épaule quand il bosse et n’a pas l’intention de suivre la rouquine comme un toutou pour épier ses faits et gestes. C’est pas pro et c’est relou. Et deuxièmement parce qu’il veut s’épargner des gestes inutiles et parasites. Trop fatigué pour ces conneries.
Le mécanicien patiente donc près de la portière côté conducteur, les mains toujours enfoncées dans les poches de son cuir, fermant quelques instants ses yeux brûlants de fatigue. En fait, il ne trouve la force de soulever ses paupières pour de bon que lorsqu’il sent la présence de la danseuse à nouveau près de lui. Il passe ses deux mains sur son visage puis baisse les yeux sur ce qu’elle a à lui proposer.  


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MessageSujet: Re: 00. Rewind # Bonnie/Hunter Sam 8 Mar - 22:36


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« Je suppose pas d’la dure, un truc plus léger pour soulager les maux de monsieur ? J’t’écoute ? »

Bonnie ne peut s’empêcher de garder son air sarcastique, un petit sourire en coin suffisamment ironique face à cette situation plus que rocambolesque. La rousse n’en revient toujours pas. Hunter, le biker preux chevalier de la sacro-sainte Grayson vient lui quémander un petit truc, mais « pas une saloperie », juste un truc. Un peu de philosophie dans la vie : qu’est-ce-qui n’est pas de la saloperie dans ce qu’elle vend ? Même les médocs qu’elle récupère de pharmacies sont aussi nocifs que la coke ou l’héro. C’est terrible. Mais la rouquine ne va certainement pas lui exposer ses idées, là, tout ce qu’elle veut c’est se barrer même si elle aurait bien aimé le faire chier un peu. Ou pire, le planter là, sans rien, parce que Bonnie est une garce incroyable.

« J’en sais rien » Il hausse les épaules. La rousse lève les yeux au ciel. Elle aurait du s’en douter. « Pas qu’que chose de trop léger non plus. J’ai b’soin de pioncer un peu. Pt’être même beaucoup… T’as un truc dans c’goût là ? ...Un truc abordable. J'ai claqué ma dernière paie dans du mauvais alcool. »
« Pff. »

Bonnie lui lâche un regard un poil, je dis bien, un poil condescendant. Elle connaît son métier, pardi, c’est comme la danse, elle sait ce qu’il faut dire et faire, quel air arborer et de quelle manière être la plus discrète possible. Bonnie connaît son trafic et sait ce qu’elle vend. Elle glisse ses pieds nus sur le goudron lisse pour ouvrir son coffre et déjà réfléchir à ce qu’elle va lui vendre. La rousse chantonne un air de Joplin en rabattant les affaires parfaitement triées, pliées et ordonnées sur le coin droit du coffre. Un regard furtif vers le biker pour vérifier qu’il ne regarde pas ce qu’elle fait et elle est bien contente qu’il ne l’ait pas suivie jusqu’ici. Bonnie fait ses affaires tranquilles, elle n’a pas besoin qu’on la chapeaute et n’en a jamais eu besoin. D’ailleurs, c’est ce qui a fait que le duo Alex/Bonnie en tant que dealer survive dans les vagues de rafles policières à San Francisco. De la précision, de la rapidité et de la discrétion. Ils n’ont pas la gueule typique et un peu trop bavarde des dealers de base. Bonnie s’est toujours assurée du contact et de la vente, Alexander toujours là pour guetter, protéger et casser les gueules quand le marché n’était pas respecté. Parfois les coups d’adrénaline les menaient directement au pieu, shooté et surexcités. Mais ça, c’était avant, quand ils n’avaient pas peur de se toucher, quand l’amertume n’était pas la saveur qui lui rappelait Ethan. Bref, Bonnie lâche un soupir dans son coin et se détache de cette pensée trop asphyxiante. Elle n’avait pas envie d’y penser.
Une main dans le fond, la rousse déclenche un petit système ingénieux crée par ses propres soins et dévoile une sorte de double fond dans le coffre. Des petits pochons transparents s’entassent, avec des étiquettes portant son écriture malhabile dessus. Hop, Bonnie fouille rapidement et finit par extraire un tube orange qui ressemble étrangement à celui qui se balade dans son sac, prozac. Elle referme le double-fond puis son coffre, doucement.

« Voilà. C’est une sorte de somnifère, un truc bien lourd, donc tu prends pas une dose de cheval. Pas que ta mort soit une grande perte pour le monde mais j’aimerais pas que c’que j’t’ai vendu te fasses passer de l’autre côté. Si t’as trop de mal le lendemain tu prends… »

La rousse lui laisse le tube plastique entre les mains puis se penche par la fenêtre conducteur ouverte pour attraper une petite boite cartonnée planquée dans la boite à gants. De nouveau sur ses pieds, Bonnie lui tend la petite boite, pas plus grande qu’un contenant d’allumettes.

« Ca. Ça te permet de bien redescendre sans les effets secondaires du machin de cheval. Bon, si je réfléchis ça te fera à peu… »

La rousse s’arrête dans son raisonnement. Peut-être qu’elle pourrait tirer parti de ce sale type sans un sou. Il n’aurait pas pu la payer de toutes façons alors ils pourraient peut-être régler ça autrement ? Bonnie se pince les lèvres, le regard dans le vague posé derrière l’épaule gauche du blond qui attend surement la suite, leur deux mains sur chacune des extrémités de la boite. C’est carrément irréfléchi de lui demander ça et en même temps la rousse n’a pas envie de dormir dans la voiture ou de baiser avec ce type, mais un bon lit, rien qu’un canapé et une couverture, juste un endroit ailleurs, en dehors de toutes considérations relationnelles. Sans même penser à ce que ça pourrait engendrer, la rousse finit par prendre la parole et exposer son idée.

« ça te fera, une nuit. »

Bonnie se doute que des tas d’idées passent par la tête d’Hunter et, de ce fait, elle ne lui laisse même pas le temps d’avancer dans ses réjouissances.

« Te fais pas d’illusions, j’veux pas ta queue. J’finirais pas dans ton pieu. Mais réfléchissons : t’as pas de thunes et je compte pas te laisser ces petits bouts de miracles gratos. Moi en contre partie j’ai nul part où dormir ce soir. J’t’emprunte ton canapé et un plaid quelques heures, et je me casse avant que tu t’réveilles, si tu comptes jouer à la belle au bois dormant avec c’que j’te file. »

Bonnie hausse les sourcils d’un air entendu. S’il refuse et bien… et bien elle dormira dans sa voiture. Pas de quoi se prendre un motel. Et puis il a vraiment l’air d’avoir besoin de ces cachets alors, pourquoi refuserait-il ? Elle ne lui demande rien de plus, un bout de canapé, sachant qu’elle n’est même pas grosse, loin de là. S’il ne connaît pas sa discrétion, il pourrait découvrir que Bonnie est une femme aux multiples facettes, et là, la détermination dans le regard, Hunter doit bien comprendre qu’elle ne lui demande effectivement que quelques heures. Elle n’aura même pas besoin de lui piquer sa salle de bain trois heures, ne chipotera pas sur le bordel ou la crasse, Bonnie est la colocataire idéale si on omet sa culture prolifique de fringues.

« Quelques heures pour dormir. Au final on demande la même chose. Marché conclu ? »

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MessageSujet: Re: 00. Rewind # Bonnie/Hunter Dim 9 Mar - 16:50


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Pour qui elle se prend au juste ? Sa mère ? Remarque, elles auraient été capables de s’entendre. En réalité, c’était même plus que probable vu qu’Helen n’a jamais su s’entourer des bonnes personnes et s’est toujours sentie plus à son aise au milieu des cas sociaux. Junkies, dealers, alcooliques, schizophrènes… Elle lui a fait rencontrer un tas de gens "intéressants" pendant leurs virées… Bonnie et elle seraient assurément comme cul et chemise. Ce qui le fait se sentir encore plus stupide, bien entendu.
Hunter ronge pourtant son frein et reste impassible, se contentant d’observer le remède miracle qu’elle vient de lui filer. La rouquine a plutôt intérêt que ça fonctionne, sinon il viendra lui demander de rendre des comptes. Rien à foutre de cette histoire de pilule du lendemain. Elle l’a pris pour une gonzesse ou quoi ? Tout ce qu’il veut, c’est pioncer et la souffrance, il s’y habitue un peu plus chaque jour. Puis ça ne peut pas être pire que les gueules de bois qu’il se paye depuis une semaine au réveil.
Mais il ne dit rien. La flemme. Ou plutôt, pas l’envie de l’entendre lui sortir une réplique chiante à la Hadley Wuornos du genre : mais tu es fou Hunter, on ne mélange pas l’alcool et les médicaments. Conneries. Des gens font ça tous les jours.

A la place, il fait disparaître le premier tube dans sa poche et, sans faire d’histoire, se saisit tout de même de la seconde boite de comprimés qu’elle lui refile. Pas envie qu’elle commence à étaler sa science et tente de lui prouver qu’elle maitrise le sujet des pilules magiques. Rien à foutre. Le garagiste la laisse donc méditer sur la compensation financière qu’il va devoir lui remettre. Il l’a prévenue qu’il ne roulait pas sur l’or et si elle abuse, il lui refilera son second médoc pourri.
Il pourrait lui proposer de la payer en orgasme, mais ce soir, il ne s’en sent pas franchement la forme. Ni l’envie, pour ce que ça vaut… Pourtant, c’est le prix qu’elle a l’air de proposer. Une nuit. Fais chier.

Mais avant qu’il ait pu répliquer quoi que ce soit de pertinent (ou pas), elle enchaine avec un petit ton suffisant et sa voix nasillarde agaçante au possible.
« Te fais pas d’illusions, j’veux pas ta queue. J’finirais pas dans ton pieu. Mais réfléchissons : t’as pas de thunes et je compte pas te laisser ces petits bouts de miracles gratos. Moi en contre partie j’ai nul part où dormir ce soir. J’t’emprunte ton canapé et un plaid quelques heures, et je me casse avant que tu t’réveilles, si tu comptes jouer à la belle au bois dormant avec c’que j’te file. »
Hunter fronce les sourcils, toujours très peu convaincu par l’idée. Il a l’impression de se faire avoir, qu’elle lui prépare un mauvais coup. Un coup à la Bonnie…et Clyde n’est jamais loin, pas vrai ?
Le grand blond a du mal à imaginer qu’elle n’ait nul part où crécher cette nuit. Une jolie fille comme ça ? Parce qu’il doit bien le reconnaître, elle a du charme et elle sait parfaitement en jouer. Alors c’est quoi le truc ? Y a forcément un attrape-couillon et Hunter déteste être pris pour un con, comme 99% de la population.
« Quelques heures pour dormir. Au final on demande la même chose. Marché conclu ? »

Le motard croise ses bras sur son torse et toise la jeune femme avec une évidente méfiance. Il laisse les secondes s’écouler sans dire un mot, pesant encore le pour et le contre de cette offre. Finalement, il se décide à prendre la parole, utilisant un ton parfaitement neutre malgré le sarcasme de sa réplique.
« Donc j’suis censé ramener une meuf en galère de logement et donc certainement aussi fauchée que moi dans ma piaule, avaler des pilules pour pioncer comme un mort pendant qu’elle squat et tout ça après qu’elle m’ait volé mon zippo la dernière fois que j’l’ai vue… J’ai l’air aussi con qu'ça ? J’suis fatigué, pas un attardé. Ton p’tit copain est dans l’coin ? C’est un d’vos plans foireux, hm ? Tu vas attendre que j’dorme pour aller lui ouvrir la porte et pouvoir dévaliser ma baraque peinarde ? C’est hors de question. »

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MessageSujet: Re: 00. Rewind # Bonnie/Hunter Dim 23 Mar - 12:55


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Bonnie fronce les sourcils et ses phalanges blanchissent. Les longues secondes qui séparent sa question de la réponse du biker lui semblent interminables. Mais putain beau blond, ferme ta jolie gueule de couillon et dis juste oui. Bonnie déteste attendre, son impatience la tuera. Elle veut juste une nuit, un endroit où crécher pour se reposer quelques heures. La rousse regrette presque immédiatement d’avoir ouvert la bouche. Putain de bordel de merde.

« Donc j’suis censé ramener une meuf en galère de logement et donc certainement aussi fauchée que moi dans ma piaule, avaler des pilules pour pioncer comme un mort pendant qu’elle squat et tout ça après qu’elle m’ait volé mon zippo la dernière fois que j’l’ai vue… J’ai l’air aussi con qu'ça ? J’suis fatigué, pas un attardé. Ton p’tit copain est dans l’coin ? C’est un d’vos plans foireux, hm ? Tu vas attendre que j’dorme pour aller lui ouvrir la porte et pouvoir dévaliser ma baraque peinarde ? C’est hors de question. »

La rousse écarquille les yeux, tout son corps relâche la tension et elle le scrute. Un rire se forme dans sa gorge et finit par s’échapper de ses lèvres, un rire qui lui fait un bien fou. Toutes les galères qui lui pendent au nez s’évanouissent dans ce putain de rire à la con qui soulève ses épaules. Ce mec a vraiment cru qu’elle allait dépouiller sa baraque ? La rousse sait qu’il peut attendre d’elle tout un tas de conneries, mais de là à vouloir le voler. L’histoire du Zippo n’était qu’une petite blague mais visiblement ce type n’a pas d’humour. La rousse pose sa main sur son ventre puis finit par secouer la tête en soupirant. Elle glisse son corps mince dans l’habitacle de la voiture, pour relativiser tranquillement et se prendre une bonne clope. Décompresser. Prendre les choses tranquillement. Bonnie a surement plus à y perdre qu’à y gagner de jouer au con mais après tout, si vraiment il lui faut dormir dans sa voiture, ça ne sera pas la première fois que ça arrive. Quand il a fallu venir se trainer jusqu’ici c’est pratiquement chaque nuit qu’elle se coltinait la voiture. D’un geste familier elle allume sa clope puis lâche sa fumée dans le vide, un bras sous le coude, la jambe qui danse la samba. Bonnie veut dormir, lit, couette, oreiller. Même un truc ridiculement précaire lui suffirait là. La rousse veut combler les cernes qu’elle a sous les yeux et la colère qu’elle a dans le sang. Quand elle repense à ce petit connard de Jay, son cœur s’emballe et elle voudrait de nouveau tout balancer dans l’appartement d’Alex. Un petit sourire ironique se dresse sur ses lèvres.

« En tout cas t’es suffisamment con pour croire n’importe quoi, on dirait une donzelle effarouchée. »

De nouveau, elle crache sa fumée dans l’air frais. Sa patience est sur les rotules aujourd’hui mais elle garde un sang-froid complet. La Bonnie habituelle l’aurait envoyé se faire foutre, aurait récupéré les médocs parce que ce type fauché est… fauché, et que Bonnie ne fait pas crédit, puis se serait barrée en lui roulant dessus. Peut-être. Assurément. Mais quelque chose d’inconscient lui intime de rester là et de tâcher de convaincre ce pitre ambulant, sans pour autant se mettre à genoux, bien sur. Elle ne s’expliquera pas trois fois.

« J’en ai rien à foutre de ta baraque qui doit certainement être aussi pathétique que la mienne. Je n’suis pas fauchée non plus, je roule pas sur l’or mais visiblement toi non plus. Je suis assez clémente pour céder tes petits cachets miracles contre rien du tout, mais si tu veux je peux aussi les récupérer et me barrer. »

Respire Bonnie, respire. C’est pas comme ça que tu choperas une nuit. Mais pourtant c’est vrai, ces petits cachetons sont compliqués à récupérer et valent une fortune pour des personnes comme Hunter et elle. Mais ça marche bien, et si ce type voulait dormir tranquillement comme un bébé pour les heures à venir, alors c’est ce qu’il lui faut.

« Ecoute, j’ai juste besoin de me poser une nuit. Même pas douze heures en fait, juste quelques unes. Je vais certainement pas me mettre à genoux mais… »

Bonnie lève les bras comme signe de reddition. Tout ça la fatigue.

« Je me barrerais avant que t’aies pu te réveiller, on se marchera pas dessus. J’ai nul part où aller. Ni chez mon « ptit copain » comme tu dis, ni chez mon vrai.. mec. »

Bonnie tique un instant, un grand élan de lassitude sincère pèse soudainement sur ses épaules. Ses bras reprennent leur place initiale puis elle lui adresse un dernier regard, n’arrivant pas à cacher l’air abusé qu’elle porte.  Elle attrape les clefs de sa voiture presque prête à lâcher le morceau, laissant tomber l’idée avant même qu’il ne réponde.

« Et j'ai vraiment pas du tout envie d'aller dormir chez la cousine. Mme Redd n'est pas ma grande copine. »

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MessageSujet: Re: 00. Rewind # Bonnie/Hunter Mer 26 Mar - 8:23


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Putain de junkie avec leurs réactions non seulement imprévisibles mais totalement disproportionnées et en inadéquations avec la situation. Pourquoi elle se marre cette conne, sérieusement ? Y a rien de drôle dans ce qu’il vient de dire, du moins à son sens. Elle l’a dépouillé d’un bien lors de leur dernière rencontre, avant ça, elle avait envoyé son mec tenter de lui casser la gueule et maintenant elle joue les salopes à se foutre de lui parce qu’il soupçonne qu’elle veuille la lui refaire à l’envers… C’est lui qui devrait sans doute être plié en deux pour l’avoir entendu proposer de venir crécher chez lui.
Il reste de marbre pendant qu’elle se réinstalle derrière son volant et tente de lui expliquer la vie avec un ton insupportable. Mais Hunter s’en moque. Qu’elle se marre si elle veut, qu’elle fasse ce qui lui chante, il s’en branle. Tout ce qu’il veut, c’est qu’elle lui file quelque chose pour dormir. Quelque chose qui fonctionne. Et qui ne le tuera pas. Mais même de ça au fond, le grand blond se fiche totalement. Tant qu’il peut fermer les yeux sans s’imaginer baiser Baby, ça lui va.
Et Bonnie l’a certainement bien compris puisqu’elle le prévient très vite que s’il n’accepte pas de l’héberger pour la nuit : il n’y aura pas de deal. En même temps, le garagiste continue de trouver l’idée vraiment stupide.

Parce que sa baraque n’est pas pathétique comme elle le dit. C’est une belle maison dans laquelle son grand-père est né, dans laquelle Helen est née et dans laquelle il a lui-même grandi. Il ne se montre pas souvent respectueux et il sait qu’un peu de rangement, de ménage et d’aération des lieux serait nécessaire mais c’est son truc de vivre dans la merde. Il a l’habitude du chaos et a transformé la maison de ses vieux en un reflet de son état d’esprit actuel. Son état d’esprit quasi permanent en réalité.
N’empêche qu’il suffirait à Bonnie de fouiller un peu pour trouver tous les bijoux de sa défunte grand-mère. Ceux qu’Helen n’a pas vendus pour se faire du pognon. Si Bonnie se donnait un peu de mal, elle pourrait se remplir un peu les poches… Et puis pour les junkies, tout est bon à prendre, non ?
On entend tous les jours parler de types qui se font massacrer par un drogué en manque pour quelques malheureux dollars… Hunter n’a pas envie de passer dans les infos et d’être traité de gros naïf incapable de penser avec autre chose que sa queue…

Mais il veut ces pilules. Il veut dormir.

Il soupir et finit par prendre la parole quand Bonnie lui en laisse enfin l’occasion. En réalité, il n'a pas écouté la moitié de son discours. Le nom de Redd l'a bien fait un peu tiquer et c'est ce qui a finit de le ramener à leur échange, mais il a entendu dire qu'ils étaient liés alors ça ne le surprend pas plus que ça. Et là encore, il se fout royalement de ce qu'elle peut avoir à dire sur le sujet...
« OK. Tant qu’tu fermes un peu ta gueule et qu’tu m’files c’que j’t’ai demandé. Mais si tu m’encules, j’vous tue toi et ton clébard. »
Simple, concis, efficace. Elle lui a filé la migraine cette chieuse braillarde. Pire qu'un môme avec sa voix haut perchée et son rire de garce. Et là-dessus, sans plus de cérémonie, il s’éloigne du véhicule. Elle comprendra certainement qu’il va récupérer son propre véhicule et qu’elle ferait mieux de le suivre. Et pendant qu’il marche, il referme sa main sur la boite de médocs qu’il s’est empressé de fourrer dans sa poche. A cette seconde, en fin de compte, il y tien bien plus qu’aux bijoux de sa grand-mère…  

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MessageSujet: Re: 00. Rewind # Bonnie/Hunter Mar 22 Avr - 11:34


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Bonnie commence à en avoir assez et s’étonne de sa patience. Il y’a longtemps qu’elle serait partie en gueulant comme un putois, après avoir récupéré sa came. Elle s’est ramollie et cette constatation est très loin de lui faire plaisir, au contraire. Où est passée la totale indifférence, le courage et la témérité inconsciente de la Bonnie initiale ? Bonnie doit se rendre à l’évidence que son insouciance s’est envolée à son arrivée à Grayson. Un pied ici et pouf, plus rien, comme si les consanguins du patelin avaient opéré leur magie. D’ailleurs, c’est peut-être ce syndrome de consanguinité qui expliquerait la gueule du biker ou plutôt, sa manière de réfléchir. Parce qu’en soit, il n’est pas dégueulasse à regarder et Bonnie a adoré constaté qu’il est loin d’arborer la petite bedaine inappropriée quand on veut la baiser, elle. Mais il a l’air attardé par certains côtés et Bonnie n’en fera pas son petit copain, parano comme il est, ça lui suffit d’avoir à transporter Jay et ses putains de complexes d’infériorité. En parlant du phénomène, Bonnie attrape son portable, le rallume avec patience ( elle déteste l’appareil ) et attend qu’il arrête de buguer soudainement harassé par les trois milliards six cent millions de messages qui lui arrivent en plein réseau. Jay ne se lasse pas, il utilise tout et n’importe quoi : message vocal, appel et messages textes, pour essayer de ramener sa princesse à ses pieds. Bonnie ne cèdera pas ce soir et se demande également pourquoi elle n’a pas pensé à appeler Tyler plus tôt.

L’idée lui semble révolutionnaire avant qu’elle ne mate l’heure et se rende compte qu’il est peut-être un peu tard pour aller sonner à la porte de l’indien chez sa mère. Et réflexion faite, elle n’a pas envie de se confronter à ladite maman, bien trop gentille d’ailleurs, ce qui la mettrait mal à l’aise. Elle n’a envie d’expliquer à personne ce qui l’emmerde ou n’a pas envie qu’on la force à manger. C’est parfait, le blond est typiquement le type de mec qui n’en a rien a battre d’elle. Alors elle s’efforce d’attendre la réponse du biker qui ne tarde pas à venir, finalement.

« OK. Tant qu’tu fermes un peu ta gueule et qu’tu m’files c’que j’t’ai demandé. Mais si tu m’encules, j’vous tue toi et ton clébard. »

Bonnie lève les yeux au ciel avant de remonter rapidement dans sa voiture histoire de clore la fenêtre et récupérer deux trois trucs dont elle aura peut-être besoin. Son shit, son sac à main, bref, la base d’une junkie bien élevée. Elle se retiendra de lui coller un poing bien droit dans sa jolie petite gueule de blondasse, parce que ça ferait mauvais genre. Bonnie a déjà peur de l’état de la baraque dans laquelle elle va dormir cette nuit mais ne crache absolument pas dessus. Elle soupire entre « je vais faire une connerie » et « putain j’suis soulagée » puis ferme sa voiture pour suivre le motard. Bonnie adore la moto et remonte déjà sa chevelure histoire de ne pas se retrouver avec un paquet de nœud indémêlable. Allez abrège grand con, j’ai besoin de dormir. Bonnie constate avec un sourire mauvais qu’il ne s’est pas fait prier pour garder les médocs, qu’il a déjà bien enfournés dans sa veste et surement bientôt dans sa grande gueule. Manquerait plus qu’il les tue sur la route, mais Bonnie n’en a presque rien à faire à cet instant précis. Au moins, elle serait loin de tout tracas, ne penserait pas toutes les cinq minutes à se faire tringler par Alexander et à fracasser la gueule de Jay. Elle voudrait de la coke, ou un petit shoot sympa d’héro et alors les cicatrices au creux de son bras se réveillent comme pour l’inciter à s’y remettre. Bonnie ne sait pas pourquoi elle s’est éloignée de son amante régulière. Ou peut-être que si : l’overdose. Putain de couillon. Elle soupire. S’ils n’avaient jamais étés ici peut-être que tout serait resté comme avant et qu’alors ils seraient morts en bonne et due forme avant de passer la barre des trente piges. La rousse se pose docilement sur la bécane derrière Hunter et marque une expression agacée alors qu’elle doit passer ses bras autour de lui. Elle déteste ça, et préfèrerait être devant mais elle n’y compte pas. Déjà que le grand seigneur macho a visiblement déprécié être conduit la dernière fois, elle n’osera pas lui demander sa place à l’avant de sa moto. Et elle comprend, incapable de laisser sa place derrière le volant de sa bagnole, son bébé. Le seul objet dans sa vie qui ne lui fait pas de tort !

Bonnie ignore les grognements et autre, laisse le blond la conduire comme un preux chevalier connard avec sa princesse rousse à l’arrière. C’est limite. Mais bientôt ils arrivent, elle a eu le temps de profiter de cet intermède pour souffler un peu, et c’est lorsqu’il se gare qu’elle perd un peu son sourire à la con. Le sourire de la meuf qui voudrait se barrer avec un motard de passage pour ne plus jamais revenir. Adieu Alex, adieu tout le monde. Même si cette pensée la fait culpabiliser un instant, se dire que la vie au gré de caprices mécaniques est la clé de la liberté ne la laisse pas de marbre. Un putain de road trip. Mais laisser sa voiture ici, c’est juste hors de question. La rousse campe sur ses pieds nus et attend le blond qui rentre sa Harley. La situation lui semble invraisemblable voir carrément incroyable. Elle se dit qu’elle n’aurait pas du mais l’envie de se poser dans un lieu éloigné de toutes références l’attire comme un rail ou un verre.

Bonnie pense à prendre un petit truc pour dormir elle aussi, finalement. Pas couillon comme idée, ça lui évitera de se tourner dans tous les sens. Elle ne veut pas attendre le marchand de sable, juste se reposer. Ses mains gelées attrapent le col de son trench pour se réchauffer le temps que l’autre trou du cul se ramène pour l’inviter bien gentiment à l’intérieur. Ce qu’il finit par faire. Bonnie ne pipe pas un mot, le deal est respecté jusqu’alors, il a ses médocs et elle bientôt un bout de canapé pour pioncer. La rousse n’est pas aussi chiante qu’il tend à croire, un coin d’un mètre carré lui suffirait pour dormir. Elle ne lui piquera même pas d’électricité ou de flotte.

Ils pénètrent dans la baraque et Bonnie ne dit toujours rien. L’endroit ne manquerait pas d’un peu de rangement voir même d’air frais mais c’est moins la catastrophe que ce qu’elle s’imaginait une demi-heure plus tôt. De toutes façons, tout lui va à cette heure et à cet instant précis de sa vie, elle est bien contente qu’il ait accepté sa présence dans son espace. Le mec qui la foutait dehors et tabassait son mec des semaines plus tôt. L’idée la fait sourire dans la pénombre et elle laisse échapper un petit rire avant de défaire son trench. Rien contre lui, mais elle n’allait certainement pas se faire chier à lui expliquer. Et puis il s’en fout surement, ça la rassure.

Les mains sur les hanches, la rousse se décide enfin à parler.

« Merci. Où est-ce-que je me pose ? »

Rien de plus, rien de moins. Ils en resteraient là, elle ne veut rien d’autre. Parole de rousse.

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MessageSujet: Re: 00. Rewind # Bonnie/Hunter Mer 23 Avr - 6:52


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Ca la ferait certainement un peu flipper de l’apprendre, mais Hunter est incapable de se souvenir du trajet qu’ils viennent d’effectuer. Il est rentré chez lui, Bonnie dans son dos, par pur automatisme. La seule chose qui l’a maintenu éveillé tout le long et les a empêché de s’étaler sur le bitume, c’est le vent glacial qui balayait son visage et le maintenait plus ou moins en alerte. Ceci dit, c’était une putain d’chance qu’ils n’aient croisé personne sur leur route jusqu’à Grayson… Sans quoi, en plus d’être un loser, Hunter serait très probablement devenu un meurtrier.
Il se souvient de la présence de Bonnie uniquement quand elle le déséquilibre en descendant de sa bécane, une fois qu’ils arrivent devant son garage. Il ne fait aucun commentaire, ravale sa bile et ne lui adresse qu’un rapide regard qu’elle ne croise pas. Il est agacé par sa présence. Frustré. Tout ce qu’il veut faire, c’est en finir avec ces gestes qu’il se sent obligé de faire pour avoir enfin accès au repos et, si elle le fait chier et l’en empêche… Eh bien il ne répondra plus de rien. Mais la prévenir de ce fait lui paraît trop fatiguant alors Hunter espère que la rousse s’en rendra compte par elle-même.

Il lui faut un temps interminable pour garer sa Harley dans le garage et puis parvenir à ouvrir la porte le reliant à la cuisine. En fait, s’il lui faut si longtemps, c’est parce qu’il n’avait pas verrouillé en partant alors forcément, déverrouiller la porte devient compliqué, pour ne pas dire impossible…    
Quand le motard comprend enfin son erreur et parvient à pénétrer chez lui, il ne se retourne pas pour s’assurer que Bonnie lui emboite bien le pas. Elle peut bien faire ce qui lui chante. A ce stade, il se fout même carrément qu’elle dévalise la baraque de ses grands-parents ou profite de son sommeil pour le buter et venir baiser près de son cadavre avec son enfoiré de junkie de petit copain. D’ailleurs, histoire de bien lui faciliter la vie, il ne referme rien derrière lui et dépose même ses clés sur le plan de travail de la cuisine, bien en vue.
Il ne manque plus que le putain de signe : gratuit, servez-vous.

Hunter est en train de se débarrasser de sa veste lorsque la rousse prend la parole et l’oblige à lui accorder son attention. Ce qui l’agace encore.
« Merci. Où est-ce que je me pose ? »
Il la regarde durant un bon moment avant de se décider à lui répondre. Ca le fait grandement chier. D’ailleurs en réalité, il ne lui répond pas avec des mots. Il se contente d’observer le décor en écartant les bras, l’air de dire : qu’est-ce que ça peut m’foutre ma belle, trouve-toi une place et me fait pas chier.
Et là-dessus, Hunter se détourne pour s’engager dans le seul couloir de la baraque, donnant sur la salle d’eau, le débarras, la chambre d’amis qui est en réalité son ancienne chambre et puis l’actuelle, anciennement occupée par ses grands-parents. C’est par-là qu’il se dirige après avoir récupéré les médocs dans la poche de sa veste qu’il a abandonnée dans l’entrée.

Il se trouve un fond de bouteille et, sans trop tergiverser, fait glisser deux cachets dans sa main qu’il avale. Ca devrait faire l’affaire. Il termine la bouteille et la repose sur sa table de chevet, avec quelques autres. Et puis il se laisse tout simplement tomber sur son matelas, une main glissée sous son oreiller, l’autre reposant sur son ventre. La lumière est restée allumée (depuis la veille certainement) mais si les médocs de Bonnie sont efficaces, ça ne devrait pas poser de problèmes…
Le problème, c’est que la rouquine se ramène, l’ayant suivi jusque là. Peut-être a-t-elle pensé que finalement, il allait lui montrer où pioncer. Hunter soupire et puis finalement, sans trop réfléchir à ce qu’il fait, il libère sa main calée sous sa tête pour venir tapoter le dessus de son lit, invitant silencieusement Bonnie à le rejoindre.
Ce qu’elle finit par faire.
« Y a pas d’chauffage » finit-il par lâcher, se gardant d’ajouter qu’il a vraiment la flemme de le mettre en route et se contente de boire jusqu’à oublier qu’il se les gèlent en temps normal. Puis il n’a jamais été frileux alors… « T’as qu’à t’mettre sous les draps si t’as froid. »    

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MessageSujet: Re: 00. Rewind # Bonnie/Hunter Mar 6 Mai - 19:39


Rewind & play with fire


Elle ne va pas s’énerver, ce n’est pas nécessaire, et en fait, elle n’en a même pas la force. Bonnie n’a pas de réponse à sa question, et ce genre d’affront a tendance à légèrement l’agacer. Et enfin, il daigne lui accorder une attention, écarte les bras, désigne la baraque d’un regard et finit par lui tourner le dos. Elle retient un hoquet offusqué. Il ne peut pas jouer à ce jeu là avec elle car, au cas où il ne l’avait pas remarqué, Bonnie est toujours plus douée à agacer qu’à l’être. C’est un gêne commun à toute sa famille, après tout, quand elle repense à sa stupide et pathétique cousine, ça lui hérisse le poil. Abrutie finie. Bonnie ne peut plus la voir en peinture, et ce encore plus depuis la très courte discussion qu’ils ont eue, tous ensemble. Bonnie finit par chasser la catho salope de ses pensées et prend une décision. Elle va avoir son petit coin de paradis, oui ou merde ?! La rousse n’a pas envie faire comme chez elle : ce n’est pas chez elle, elle n’en a plus, de petit foyer douillet, et par ailleurs elle a besoin de couverture, d’oreiller, bref, juste de quoi se plonger dans un très long et très bon sommeil. Elle en frissonne : c’est tout ce qu’elle demande à ce sapristi de bon dieu.

La rousse suit l’ombre du blond avec prudence et lenteur, peu habituée à l’obscurité progressive vers laquelle elle plonge. Elle décide de défaire son trench et finit par se poser dans l’encadrement d’une porte. Lorsque ses yeux se sont accoutumés au peu de lumière, et grâce aux rayons qui traversent finement les fenêtres, Bonnie comprend que c’est la chambre d’Hunter et que celui-ci git, entre les bouteilles et les médocs. Elle va pour ouvrir la bouche et piailler mais celui-ci tapote le dessus du lit, mollement, alors elle referme ses lèvres et soupire. Bon, si c’est là qu’elle doit coucher, tant pis, y’a pire, elle aurait pu se taper le canapé — même si ça lui aurait largement suffit.
La rousse s’assoit tranquillement au bord du lit après avoir plié soigneusement son trench ( foutue maniaque ) et défait ses bijoux, qu’elle insère délicatement dans l’unique poche apparente du tissu posé à terre. Bracelet, boucles et colliers sont des poids en moins, Bonnie prend le temps de penser à la situation en massant son cou et ses épaules tirées par l’effort. Elle ne s’est pas étirée aujourd’hui, ses muscles sont désormais froids et crispés : elle est plus que tendue, en plus de cette histoire avec Jay qui achève de lui plomber le moral. Juste se reposer, nom de dieu, elle se demande si elle doit pas faire le tapin pour ça. Le blond interrompt ses pensées pour lui apporter une précision de haut niveau sur le moment présent. Elle se retient de lui balancer un «  et alors, tu veux pas que j’te suce pour te réchauffer non plus ? » mais se mord la joue et préfère défaire ses bas. Le génie de la soirée ouvre à nouveau la bouche et Bonnie se demande pourquoi elle ne lui a pas donné les cachets les plus forts pour qu’il pionce et se la ferme.

« T’as qu’à t’mettre sous les draps si t’as froid. »
« J’y viens. »

C’est présentement ce qu’elle allait faire alors qu’elle défait son haut, se débarrasse de son soutif par-dessous le top noir à bretelles qui lui reste et termine en culotte. Bonnie n’est pas pudique, et encore moins avec un type avec qui elle a couché sans ménagement ni modérations. Elle tire les draps et se faufile dessous comme une panthère, sans bruit et en toute légèreté. Pour un peu, si on changeait un peu le décor et qu’on y ajoutait une chanson mielleuse on pourrait les croire couple en pleine discussion sur l’oreiller. Mais non, Bonnie passe une main dans ses cheveux pour les ranger sous sa tête, et ferme les yeux, bien décidée à ne pas s’occuper du blondinet.

Mais c’était sans compter une sensation, légère, à peine volée. Bonnie rouvre les yeux et fronce les sourcils. Non, elle a du rêver. Elle referme les yeux à nouveau, mais cette fois, elle ne s’y trompète pas : c’est bien la main d’Hunter qu’elle a senti glisser contre sa peau, alors elle se redresse, se tourne et se pose sur ses coudes, un air partagé entre la malice et l’agacement sur le visage. Ça lui rappelle cette fois où il avait voulu découvrir ses nombreux tatouages. C’est fait. Et ils devaient en rester là.

« J’peux te demander, gentiment, c’que tu fais là ? »

Un ping pong. T’as pas vu la raquette ?


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MessageSujet: Re: 00. Rewind # Bonnie/Hunter Mer 7 Mai - 16:28


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Il a froid lui aussi. Et pas seulement à cause de la température. C’est à l’intérieur qu’il a froid, aussi cliché que ça puisse paraître. Il n’arrive pas à se réchauffer… Il y est presque parvenu avec la rouquine l’autre fois, a essayé de réitérer l’expérience en compagnie de Charlie à l’épicerie la veille (ou bien était-ce l’avant-veille, tout est un peu confus dans son esprit), mais ça n’a rien donné.
A cause des cheveux, lui souffle une petite voix dans son esprit embrouillé par la fatigue, l’alcool et peut-être déjà les médocs qu’il vient d’avaler comme des bonbons. C’est certainement à cause de la chevelure de feu de Bonnie, et de sa personnalité. Une personnalité de feu, un regard de braise… Elle a l’habitude de chauffer les mecs, contrairement à Charlie qui est plus…
Qui est différente, un point c’est tout. Il n’a pas envie de critiquer l’épicière. Elle a toujours été réglo avec lui. Un peu trop pour son bien d’ailleurs. Et tant qu’elle ne le repoussera pas, le garagiste n’optera pas pour un comportement différent. Il va culpabiliser mais il ne fera rien pour changer, parce que c’est comme ça qu’il agit. Parce qu’il fait de la merde perpétuellement…

Son regard clair se porte en direction de la silhouette emmitouflée dans son drap et Hunter se dit qu’il devrait lui aussi y trouver refuge. En même temps, ça lui paraît fatiguant… Mais tout lui parait fatiguant ces temps-ci alors ça n’est pas un critère sur lequel il peut aveuglément se baser.
Il lui faut encore quelques secondes (ou peut-être plus d’une minute, allez savoir) pour se décider à remuer un peu. Il entreprend donc de se débarrasser de ses godasses pour ensuite soulever le drap et se caler en dessous, avec Bonnie. Il garde le restant de ses affaires, surtout par flemme de les ôter.
Et comme c’est plus fort que lui, il ne tarde pas à venir chercher le contact auprès de la demoiselle dans son lit. Hunter ne peut pas s’en empêcher, il n’a jamais résisté à l’appel de la chair… Surtout quand le morceau de chair ressemble à ça. Qui pourrait le blâmer.

Ses doigts effleurent la peau de pêche de la rouquine, presque par automatisme. Il n’attend rien d’elle, il n’envisage pas qu’elle puisse mal le prendre et s’agacer. Hunter n’est même pas en train de se dire qu’il veut la baiser, il se contente de se laisser porter par ses impulsions, comme toujours.
Bonnie finit par se retourner, un sourire sur le bas de son visage, ses sourcils froncés en contradiction.
« J’peux te demander, gentiment, c’que tu fais là ? »
Elle a réellement besoin qu’il lui explique ? Hunter n’a pas envie de parler. Ca représenterait un effort. La toucher, c’était cool, c’était facile… Parler c’est agaçant. Pourquoi est-ce qu’il faut toujours faire ça ? Pourquoi est-ce que les gens demandent toujours à ce que l’on mette des mots, des étiquettes sur chaque chose ? C’est franchement chiant. C’est une perte de temps…
Il la touche parce qu’il veut la toucher, qu’est-ce qu’elle veut savoir de plus ?  

Hunter décide donc de ne rien dire et à la place, toujours étendu sur son flanc, il recommence à la caresser, son autre main calée sous propre tête.
Le garagiste fait glisser ses doigts sur l’avant bras de la jeune femme, remonte jusqu’à son épaule et puis se perd dans la contemplation de ses propres gestes tandis qu’il se rapproche de son décolleté. Elle s’est débarrassée de son soutif et a libéré ses seins. Elle a de beaux seins. Et elle a froid.
Toujours sans réfléchir (tout est bien plus facile à faire quand on arrête de penser), il se redresse assez pour approcher son visage de celui de la rousse et venir l’embrasser. Un baiser maladroit qu’il dépose sans beaucoup de passion sur ses lèvres. Il espère que ça va le réchauffer. Que ça va les réchauffer. Et puis il se laisse retomber sur le matelas, sans la lâcher des yeux.

Elle le domine, son poing appuyé sa joue, son coude appuyé sur le lit. Elle continue de lui sourire, même si elle arbore toujours ce petit air agacé de la fille qui ne sait pas trop où il veut en venir. Hunter ne sourit pas et ne dit toujours rien.
Il finit par venir caresser sa joue et puis passe une de ses mèches rousses derrière son oreille, pendant que son pouce effleure les lèvres de Bonnie. Elle fait mine de vouloir le mordre et il la laisse faire. Et puis quand il en a marre, il change de jeu et, raffermissant sa prise, la contraint à se pencher sur lui pour qu’elle vienne l’embrasser.


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MessageSujet: Re: 00. Rewind # Bonnie/Hunter Lun 19 Mai - 17:51


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Sans réellement savoir pourquoi, Bonnie le laisse faire. Elle lui a dit non plus tôt dans la soirée et n'a pas envie de passer pour une fille facile. D'accord, elle l'est, un peu, mais c'est sa manière à elle de combattre l'autre quand, sans le vouloir, ces autres là sont une lutte de tout instant. Mais elle est encore maitresse de ses gestes, couche parce qu'elle a envie et pour rien d'autre. Pourtant elle le laisse faire comme si ça avait toujours été normal et considéré. Elle apprecie son contact, avec sa gueule brisée, il lui fait penser à Alexander. Bonnie, c'est la gamine fille du feu prête à réchauffer les cœurs si on regarde au-delà de son air impassible. C'est ce petit sourire délicat et mutin qui fait qu'on finit par craquer, quand ses yeux pétillent en réponse à sa chevelure de braise. Bonnie est un incendie intarissable, si bien quelle finit par brûler ceux qu'elle aime. Sa mère, première victime de cette soif insatiable d'espace et de liberté. Sky is the limit, voila ce qu'un certain prophète disait. Bonnie ne veut pas s'arrêter à ça.

Une vague de tristesse l'emporte sur son sourire, mais heureusement Hunter opère un geste presque salvateur en vue de la situation et il referme sa main autour de la nuque de la junkie, pour l'embrasser. La rousse n'a aucune idée du pourquoi se laisse-t-elle faire, ça n'a aucun sens, elle qui disait fermement non. Quelque chose l'a touchée, peut-être, dans ses gestes. Une espèce de douceur, qu'elle suppose due uniquement à l'effet des médicaments mais peu importe, peu lui importe. Elle qui le méprisait, finit par tomber dans les rouages masculins de ce type débauché. Petit à petit elle se laisse faire. Elle aurait du le savoir, en vrai, un mec ne propose pas son lieu par pur bonté pour le dos des demoiselles. Bizarrement cette idée ne l'arrête pas et bientôt elle l'aide à se débarrasser de ses fringues. Il est mou, lent, comme désagrégé, plein d'une peine qui obstrue ses gestes. Il ne quitte pas ses lèvres, elle s'en fout, se réchauffe, tranquillement.

Quand ils se touchent on peut entendre des éclats d'horloges brisées.

Leur mécanique est rouillée, les verres sont brisés et le temps s’est accéléré, la déchéance et la pourriture exacerbées. Leur échange est, au contraire de ce temps et de leur première fois, très lente. Rien d'amoureux, ni d'amical finalement. C'est étrange mais Bonnie ne pense plus à rien : de ce point de vue, Bonnie a finalement trouvé ce qu'elle cherchait en lui demandant l'hospitalité.

Et puis quelque chose cloche. Bonnie ouvre les yeux de nouveau et alors une expression mitigée se peint sur son visage : entre stupéfaction et agacement. Hunter s'est endormi. La rousse ne sait pas si doit, dans l'immédiat, le maudire ou avoir pitié de cette loque avant d'être un être humain. Ce type est lourd et plus son corps s'affaisse, plus Bonnie commence à manquer d'air. D'un geste violent du coude la junkie repousse le torse du biker. Il roule sur le côté, ne bronche pas. Elle le regarde un instant les yeux noirs, mais s'arrête rapidement en s'avouant que c'est inutile. Elle a presque envie de rire, mais grogne un peu pour la forme en se recouchant d'un coup sec sur le côté. Abruti de consanguin. Bonnie le sait pourquoi : ne jamais coucher avec un mec sous dope.

ø


La lumière filtre à travers les volets et lui atterrit droit dans la gueule. Son premier réflexe en ouvrant les yeux c'est de s'écarter du corps d'Hunter contre lequel elle s'est réfugiée, par automatisme. Il dort encore, bien profondément, et c'est parfait. Bonnie veut filer à l'anglaise, comme elle le lui a promit. La rousse sort une jambe, puis deux. Et enfile ses fringues tranquillement. Elle n'a même pas envie de le voler, c'est définitif, il lui fait pitié. Elle embraye dans la cuisine, se sert un café, ne se doute pas de la teneur du breuvage infect. Elle ne peut pas s'en empêcher, avant de partir, la camée fait la vaisselle, plie le linge qui traine : ce n'est pas de sa faute, mais celle de ses tocs. Ça grandit et se développe mais Bonnie reste aveugle à cette évolution.

Lorsqu'elle veut partir, Bonnie se rend compte qu'elle a oublié ses bijoux sur la table de chevet encombrée du biker. Doucement, elle revient dans la chambre et constate, sarcastique en son for intérieur, qu'il n'a pas bougé. Par instinct de dealer elle vérifie qu'il vit toujours, réflexe instinctif, et le recouvre de son drap, histoire qu’il ne refroidisse pas. C’est un peu maternel, la manière dont elle replie le bord du tissu, et qu’elle guette le silence dans l’espoir de ne pas le trahir. La rousse attrape ses bijoux, les fourre dans la poche de son trench et s’enfuit dans les pâles couleurs du matin frais de Grayson.


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