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Road to Salvation a fermé ses portes.


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 00. Get it while you can # Bonnie, Carter.

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MessageSujet: 00. Get it while you can # Bonnie, Carter. Jeu 16 Jan - 19:37


Honey, ∞ grab it while you can “


Bon ok, c’est peut-être un peu stupide tout ça. Jay n’est pas un type méchant, je sais qu’il déplait a Ethan. Mais qui ne lui déplait pas à vrai dire ? Et il ne me faisait pas chier pour le prozac, s’il avait remarqué. Il n’était peut-être pas non plus très intelligent, mais bon. Je fuyais comme une abrutie. Peu importe. J’avais vite fait de m’en lasser alors dans ces cas-là j’allais travailler. Quelle petite salope je fais, franchement. Aucune honnêteté ni avec Alex, ni avec Jay, ni avec moi-même. Assise dans ma bagnole je fais l’inventaire des derniers évènements, et tout me fatigue. Je suis bien heureuse d’avoir mes petits flacons. Je sais que j’allais finir par arriver à expiration de mon stock. Mais notre fournisseur contacté, peut-être que je n’aurais pas à souffrir du manque d’antidépresseurs. Ils me faisaient un réel bien, oui j’en abusais un peu parfois, histoire de bien dormir, mais les cauchemars et autres manifestations d’un truc bien dégueulasse sous-jacent m’empêchaient de vivre correctement. Ces petits cachets étaient une gomme à imperfections. Ils me rendaient mon sourire et ma légèreté. Je ne tournais pratiquement plus qu’à ça. Je ne souffrais pas du manque de seringue, ou de poudre. Un petit joint par-ci, par-là. J’étais peut-être plus accroc à cette merde d’anti-déprime mais j’avais mis de côté la cocaïne et l’héro. J’étais heureuse de ne pas subir cette absence, même si je sais parfaitement que le retour de bâton se ferait prochainement. Peu importe. D’un geste du poignet je chasse les mauvaises idées et écrase ma clope dans le cendrier de ma chevy.
Je ferme la fenêtre en poussant la fumée dehors, puis met la clef sur le contact pour allumer ma beauté. Complètement gaga de cette bagnole, je passe mes mains sur le volant pour que le cuir s’incruste dans ma paume. L’espace d’un instant j’oublie tous les mecs du monde, tous les gosses du système solaire et me concentre sur la voix de Joplin qui s’élève dans l’habitacle. Ses cailloux, toujours si doux, redoraient mon cœur. La puissance antique de sa musique me filait des étoiles dans tous les corps. J’étais transportée dans son monde, oui. Elle habitait à San Francisco. C’était le signe le plus heureux de toute ma vie. « Merci Janis ! » dis-je lorsqu’elle propose à son auditoire de passer chez elle boire un verre. J’embraye et la voiture s’extrait de manière fluide de la place de parking rétrécie. Tout est petit à Trimble, les immeubles aux pierres rouges ne dépassent pas trois étages, les commerces sont ridiculement petit, mais quelque chose de moins lourd qu’à Grayson y pesait. Je repensais aux paroles de la maman de Tyler de temps en temps avant de la chasser gentiment de son esprit. Toujours l’idée que son image forge au creux de mes tripes l’idée antagonique d’absence.
Il était vraiment tôt, j’avais finis mon service à six heures trente. J’étais donc, vraiment crevée. Je n’avais ni envie de rentrer chez les Hall à Grayson, ni passer mon temps chez Jay. J’avais envie de le voir, mon Alexander, un peu. Le fuir pour avoir envie de le voir. Je déglutis en m’insultant. Le prozac est un bon voile.

Je me dirige vers l’appart, quand une lumière jaunâtre attire mon attention. Un café. Je n’avais jamais remarqué qu’il y’avait un café à Trimble et notamment juste à côté de mon taff. Bon, très bien, l’idée d’un bon café au lait surmonté de chantilly me faisait presque baver. Et pour une fois j’allais écouter mon envie. Je braque donc sur ma gauche pour me garer tranquillement. J’enfile un legging noir que je garde toujours sur ma banquette arrière, plié, au cas où ce genre de choses arrivent quand je sors du club. D’une main, j’éteins avec regret la voix de Joplin et de l’autre referme mon trench, et défais mes cheveux. Une main sur le volant je m’extrais de la voiture éteinte, la ferme bien, vérifie les portes et entre dans ce café pour me poser un peu, en attrapant un journal sur un présentoir défoncé.


« Mademoiselle, faut pas faire la tronche avec un minois pareil. »
« Ouais euh… merci. »

••

Je ne suis pas mécontente d’avoir passé mon temps là-dedans. Un café ouvert à sept heures c’est vraiment une aubaine, une révélation. Je gardais dans un coin de mémoire l’enseigne du bar pour m’y retrouver d’autres fois encore. J’y ai passé pas mal de temps, à observer le travail du type derrière le comptoir qui différait de celui d’Ethan au nightclub. Les gens dans ce bar ne sont pas méchants, et même le clochard du coin s’est amusé à me faire rire. Quelque chose de presque transcendant s’était déroulé là-dedans, comme un oubli de soi progressif et incertain, mais qui se produit tranquillement au plus grand plaisir du corps qui se détend. Embarquée dans ma voiture, je passe par une boulangerie, chantonnant de nouveau avec Janis, il n’est pas loin de neuf heures. Mes soucis sont oubliés. Croissants, et pains au chocolat pour monsieur Gray. Arrivée en bas de l’immeuble, je claque la portière après avoir récupéré mon CD de Janis Joplin, attrape les clefs dans mon sac et monte l’étage en chantonnant. Top à bretelle transparent, legging noir taille haute, je défais mes talons à mi-hauteur car fatiguée de devoir me casser les chevilles pour monter l’escalier.

« Eth ! Je suis rentrée ! »

Pas de réponse. Je ferme la porte tranquillement et entend les miaous surexcités de mon matou. Le seul qui a reconnu la voix de sa maîtresse. « Oui Ea, une seconde ». Chaussures déposées, j’avance de quelque pas et puis me stoppe net, arrivée près du comptoir sur lequel je dépose sac, clef, et trench. Le chat se balance entre mes jambes écartées en ronronnant comme un fou, mais je reste interdite une seconde, puis deux. Et puis trois. Trois secondes qui m’ont laisser comprendre l’histoire. « Ah. » La forme féminine se découpe dans ma cuisine et m’observe comme je l’observe. Je hausse les épaules et décide de faire comme je le fais quand je n’ai pas envie, c’est-à-dire ignorer. Si elle me lance un signe ou ouvre la bouche pour parler, je n’en ai aucune idée. Je reconcentre mon attention sur le chat, piquée au vif. Et pourquoi d’ailleurs je serais piquée à vif. Je pousse un soupir le temps d’une milliseconde puis attrape mon chat pour le soulever et le poser contre ma poitrine. Ses miaulements d’enfant abandonné m’arrachent le cœur. « Mon p’tit chaton. » Trois quatre pas et je suis dans la chambre, et me change en une fraction de seconde, je me retrouve en jean noir trois quart et un top à bretelle moulant, les cheveux retournés dans un chignon énorme et hirsute. Un gilet de laine gris léger qui m’arrive derrière les genoux et hop je rattrape Ea qui essayait de sauter sur le lit. Encore défait. Je peste silencieusement, contre lui et contre moi-même. Mais Bonnie Hall est une garce de pleine envergure. Je retourne dans la cuisine pour me concocter un grand bol de café au lait et m’assois à la droite de la brunasse déjà là, sans lui prêter la moindre attention. Le chat monte sur mes genoux puis vient s’installer à la droite de mon bol, comme un nourrisson en attente d’un repas. D’une main j’attrape des bonbons pour chat dans le tiroir derrière la brune, toujours sans lui apporter le moindre regard et m’amuse à en donner un par un au chaton. Je ne peux m’empêcher de remarquer qu’elle n’est pas laide. Il a toujours su choisir les plus canons. Je fronce les sourcils et contiens les soupirs qui se fraient un chemin jusque mes lèvres. Allons Bonnie, elle n’y est pour rien, non ? Les draps froissés, tout ça, tu l’as déjà fais toi aussi, non ?
C’est alors que le brun musclé sort de la salle de bain, une serviette autour des reins et une autre dans les mains histoire de sécher le peu de cheveux qu’il a.

« Salut. » Sourire hypocrite. Me faudrait un prozac. « ça va, tu t'es bien amusé ? Tu la bouges quand ta blonde ? » dis-je en la pointant rapidement du pouce, l’autre main occupée à caresser la tête du chaton. Oops, ça m’a échappé. Désolée ?
Non.

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MessageSujet: Re: 00. Get it while you can # Bonnie, Carter. Sam 18 Jan - 18:32

 

Get it while you can




• GRAYSON

Il l’avait appelé après son service pour lui proposer de boire un verre chez lui, Carter était chez elle, pas vraiment loin de broyé du noir et n’ayant pas vraiment mieux à faire sur le moment, alors elle avait saisie cette opportunité de se changer un peu les idées, en ce moment, ce n’était clairement pas du luxe. Elle prit quelques minutes pour enfiler un jean sombre, un t-shirt et un hoodie, rien de très apprêter certes mais, ce n’est pas comme si Alex s’attendait à la voir arriver sur son 31 et il ne s’en était jamais plaint jusqu’ici.  Ses clés de bagnoles en poche, elle avait pris la direction de la sortie, non sans prendre cinq minutes pour allez jeter un œil dans la chambre de son père, elle resta une minute plantée dans l’encadrure de la porte à le regarder dormir, la lumière était allumée, il était encore habillé, la bouteille de whisky était encore ouverte sur la table de nuit et  son verre reposait encore dans sa main. Son cœur se serra une minute, il n’était plus que l’ombre de lui-même…elle donnerait cher pour savoir quoi faire, quoi dire pour qu’il en prenne conscience et se reprenne mais, jusqu’ici toutes ses tentatives de la plus douce à la plus véhémente s’était révélée inutiles, elle poussa un soupir, haussa les épaules et pénétra dans la chambre, elle ôta les chaussures de son père, attrapa une couverture d’un bleu délavé qui était plié sur l’une des étagères et la posa sur lui délicatement. Elle resta là, debout à côté du lit une minute, puis ramassa le verre, referma la bouteille et éteignit la lumière en soufflant un « Bonne nuit papa » rendu presque inaudible par le son brisé de sa voix. Lorsqu’elle referma la porte et pris la direction de sa voiture, elle tâcha de laisser derrière la porte de la maison familiale tous ses douloureuses et pénibles pensées.

• TRIMBLE.

Elle passait presque un peu trop de temps chez Alex ces derniers temps, à dire vrai depuis l’incident chez elle et elle pesait ses mots, ils s’étaient vus un peu plus régulièrement, ce qui la surprenait toujours un peu, car c’était tout l’inverse de ce qu’elle avait pu imaginer lorsqu’elle avait complètement craquée devant lui, elle ne s’était jamais sentie plus misérable que cet après-midi là, c’était embarrassant et tellement loin de l’image qu’elle tâchait de présenter à tous, la plupart du temps mais, il l’avait surprise, dans le bon sens du terme, en se montrant plutôt compréhensif et réconfortant. Lorsqu’il était parti, elle était persuadée qu’elle ne le reverrait pas de sitôt, parce que de son côté, elle était trop gênée pour le rappeler et qu’elle s’imaginait que lui n’avait pas signé pour ça, c’était au final, un peu l’inverse qui s’était produit mais, on ne la reprendrait cependant plus à se montrer sous un jour aussi faible.

Cela lui avait pris presque une heure pour réussir à mettre un pied hors du lit et ce n’était pas Alexander qui l’y avait aidé, la ramenant à lui à chaque fois qu’elle essayait de se diriger vers la salle de bain, ce n’était pas comme si, ils avaient déjà remis le couvert un bon nombre de fois cette nuit, juste un verre hein…ouai ils n’avaient décidément jamais été foutue de boire un de ces foutus verres. Un coup d’œil à sa montre lui avait indiqué qu’il était déjà  presque neuf heures, elle ne travaillait pas avant cet après-midi mais, il fallait qu’elle repasse chez elle pour se changer et récupérer les papiers sur lesquelles elle avait travaillé la veille pour l’émission d’aujourd’hui. Elle profita donc du fait que son amant rejoigne la salle de bain, pour enfiler ses sous-vêtements, incapable de trouver son jean, elle se reporta sur la chemise d’Alexander qui traînait au pied du lit et pris la direction de la cuisine pour s’offrir sa première dose de caféine de la journée.
Bien évidemment cela aurait trop beau, pour que la cafetière soit déjà pleine…elle entrepris donc de la remplir. Quelques minutes après, la tête dans le placard à la recherche de sucre, elle entendit un peu de raffuts dans l’entrée mais n’y prêta pas vraiment attention jusqu'à ce que…

« Eth ! Je suis rentrée ! »
C’était quoi ce bordel ? Elle tourne la tête pour voir débarquer une tornade rousse qui dépose ses affaires sur le comptoir qui lui fait face et la toise du regard sans un mot. Un peu interdite par la surprise de voir débarquer quelqu’un de cette façon qui plus est une nana, Carter agit exactement de la même façon que la jeune femme. Puis finalement la rouquine laisse échapper un « Ah. » avant d’attraper ce connard de chat et de filer dans la chambre. Bon ok ils n’étaient pas exclusif ou quoi mais, si Alexander pouvait avoir la présence d’esprit d’au moins attendre qu’elle soit partie avant de faire rappliquer ses pétasses, elle apprécierait grandement, c’était un minimum non ? La brune émit un soupir avant de reprendre là où elle s’était arrêtée et de se servir une tasse de café, appuyé contre l’évier de la cuisine, elle observa la nouvelle arrivante faire son chemin jusqu’à elle et se servir à son tour en café, faisant son possible pour l’ignorer royalement…sympa…bon ok la situation était vraiment particulière, voir même bizarre, peut-être attendait-elle que Carter ouvre la bouche en premier mais, elle ne lui en donnait pas vraiment envie, le petit air supérieur qu’elle affichait lui déplaisait au plus haut point, typiquement le genre de pétasse surfaite qu’elle avait en horreur, Alexander avait décidément des goûts très…éclectiques en termes de femmes si on se fiait uniquement à celles qui se trouvaient à l’heure actuelle dans sa cuisine. La jeune femme ne manque pas de souligner les regards agacés que lui lance l’autre et s’apprête à ouvrir la bouche mais, c’est le moment que choisie Alex pour sortir de la salle de bain, à moitié à poil évidemment, il se montre un peu surpris pendant une peut-être deux secondes mais, ne semble pas plus se formaliser de voir les deux femmes dans sa cuisine. Bon visiblement il n’y a que Carter qui s’en offusque et elle n’est pas encore au bout de ses peines. Lorsqu’elle croise le regard de son amant, elle lui laisse comprendre qu’il ferait mieux de l’ouvrir et vite parce que la situation ne lui plait pas beaucoup.

« Salut… ça va, tu t'es bien amusé ? Tu la bouges quand ta blonde ? »
Il est fort possible que toute la surprise du monde puisse se lire sur le visage de la brune, pour peu elle aurait pu recracher la gorgée de café qu’elle venait d’avaler dans un rire un peu étouffé. Il ne fallut pas plus de quelques secondes pour que Carter démarre au quart de tour. Il était tout juste neuf heures, elle avait à peine eu le temps de boire un café et cette pétasse venait la provoquer, mauvais timing…mauvaise personne sweetheart…

« Elle est sérieuse celle-là ? T’as un problème avec moi peut-être ? » Elle avait dit ça sur un ton qui oscillait entre l’énervement et la plaisanterie, pas vraiment de juste mesure dans ce cas-là, n’est-ce-pas ? Son regard passait d’Alex à Bonnie, puis de Bonnie à Alex, son visage s’était un peu refermé et elle tâchait de ne pas trop se laisser emporter, elle savait qu’elle avait tendance à tout prendre à l’extrême surtout en ce moment et avec un caractère de merde comme le sien qui l’avait poussé bien trop souvent à se retrouver dans des situations qu’on ne qualifierais certainement pas de convenable, elle essayait de relativiser un peu, personne ici ne voulait la voir s’énerver, surtout pas elle-même.

FICHE ET CODES PAR BROADSWORD.

_________________
"I hurt myself today to see if I still feel. I focus on the pain,the only thing that's real. The needle tears a hole, the old familiar sting, try to kill it all away...But I remember everything. What have I become? My sweetest friend. Everyone I know goes away in the end"



Dernière édition par H. Carter Wuornos le Dim 2 Fév - 1:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 00. Get it while you can # Bonnie, Carter. Mar 21 Jan - 19:25

Elle s’échappe et je l’attrape par la hanche pour la ramener à moi. Elle tombe maladroitement sur le matelas en laissant échapper un gloussement amusé. Nos lèvres se rejoignent dans un énième brasier, nos corps se mêlent et s’entrechoquer, nos mains se perdent à la même allure que nos sens. Je l’avais fait venir la veille pour boire un verre et c’était la réelle intention que j’avais. Mais j’peux pas l’expliquer, dès que nous nous trouvons dans la même pièce ça finit généralement dans un pieu, contre le mur ou sur le sol. Et visiblement, elle ne s’en lasse pas, et moi non plus. Au contraire, elle était mon exutoire et je crois que la réciprocité était là. Elle avait eu un mois plutôt merdique, à cause de l’accident avec son pote et j’en passe. Il y a aussi l’histoire de son frangin… bref, rien de bien réjouissant. Me concernant, j’étais plongé dans un lac de goudron où plus je tentais de m’y sortir, plus j’y étais engloutis. Bonnie me faisait chier. Enfin, plutôt le mec de Bonnie me faisait chier. Jay. Un sale petit merdeux rencontrer à l’anniversaire de Tyler avec qui elle passait pas mal de temps. « C’est mon mec. » C’est ce qu’elle m’a dit. Ce jour-là j’ai ris aux larmes. Bonnie avoir un mec ? Genre officiel ? Putain, laissez-moi m’esclaffer à gorge déployée. Cherchez pas, j’m’en branle qu’elle ait un toutou à ses pieds, j’l’aime juste pas.

Non j’suis pas un putain de menteur et non j’me suis pas posé des questions durant des jours entiers au point que ça me mettait à la fois mal à l’aise et remplit d’une envie furieuse de la posséder. Carter me permettait de me perdre ailleurs et j’lui rendais le même service. Echange de très bon procéder. Après avoir gouter à la saveur d’un énième plaisir, je laisse mes lèvres glisser le long de son cou, puis son épaule avant de m’évader nu comme un bébé vers la salle de bain où je m’introduis dans la douche. L’eau brulante me détend les muscles qui étaient déjà bien apaisé avec la nuit que nous avions passé. Bonnie n’était pas là, chez son p’tit merdeux surement en train de s’envoyer en l’air avec lui et avec quelques raies de coke. J’sais pas à quelle heure elle rentrait, parfois quand la maison était vide (Mlle emportait souvent son Chat), elle me manquait. J’aime bien quand elle gueule, quand elle me jette un verre à la figure, quand elle essaie de me frapper. C’est Bonnie quoi, mais c’était inévitable, il fallait bien qu’un jour ou l’autre l’un de nous prenne son envol. Et là, c’était elle. Plutôt crever que d’être amoureux et devenir niaiseux au possible.

Je prends mon temps, m’accordant un instant seul comme j’aime souvent le faire. La douche, c’est sacré. Bon, si Carter vient m’rejoindre j’dirais pas non et d’ailleurs j’me rends compte qu’on passe de plus en plus souvent de temps ensemble. J’m’en suis jamais réellement rendu compte parce que c’était clair entre nous et puis ça m’arrangeait de la fréquenter plutôt que d’avoir à faire au vide de cet appartement. Je sors de la douche, attrape une serviette blanche qui était maladivement bien rangé dans le placard, par couleur puis par taille. Les noirs sont pour elle, « Ca révèle mon côté Dark »… j’esquisse un sourire. Une grande malade.

C’est quand je pénètre dans la cuisine que je comprends soudain pourquoi un silence pesant semblait s’infiltrer jusqu’à la salle de bain …

« Salut… ça va, tu t'es bien amusé ? Tu la bouges quand ta blonde ?
- Elle est sérieuse celle-là ? T’as un problème avec moi peut-être ? »

Et voilà, choc des caractères, je me retrouvais à pieds joints dans l’arène des gladiateurs. J’avais d’un côté une Rousse bordé d’un sourire hypocrite, caressant son chaton en tout sérénité mais qui arborait un regard à faire fliper le plus courageux des hommes. De l’autre, une Brune au bord de l’implosion, prête à venir casser la gueule de Bonnie mais qui était surtout en train de balader son regard d’elle à moi et de moi à elle. Bon bon… ca aurait pu être terriblement excitant de les voir s’entretuer mais j’connais par cœur le caractère de Bonnie. Même si elle a un mec dans son pieu et dans sa vie, elle se gênera pas pour foutre la merde parce que la tête d’une des nanas que j’ramène lui revient pas. Quant à Carter, j’la connais suffisamment pour savoir que s’il le faut, elle ira lui rentrer dans le bide, toutes griffes dehors.

Je lève les mains avant qu’elles ne viennent à se jeter l’une sur l’autre pour se bouffer la carotide.

« Oh oh les tigresses, on s’calme. J’vois que vous avez presque fais connaissance… »

Si on peut appeler ça se présenter. Carter aurait été une pétasse parmi tant d’autre, j’crois que j’serais partie chercher des pop-corns pour regarder mon emmerdeuse préférée la foutre dehors ou se battre avec. Main sur ma serviette et d’un geste de la main, je les montres l’une à l’autre :

« Bonnie, j’te présente Carter, une amie, j’t’en ai déjà parlé. Et Carter, arrête d’me regarder comme ça … J’te présente Bonnie, c’est ma meilleure amie d’enfance, elle vit ici de temps en temps. »

Voilà, maintenant on marque les limites pour chacune. Et j’ai bien appuyé sur « ma meilleure amie d’enfance » pour bien rappeler à Blondie que maintenant, elle était pieds et poings liés à ce gros naze. Que j’suis vicieux. Mais j’aime ça… Elle s’fait pas chier pour s’tirer chez lui quand on s’engueule alors j’vais pas me gêner de lui rappeler qu’il est bel et bien là. Si ça m’fait chier ? J’prends un Joker. Je viens m’immiscer entre les deux furies pour me servir une tasse de café brulante où j’y inspire la bonne odeur que j’aime tant. Je m’adosse sur l’évier, les regardant une à une :

« Bah quoi ? Vous attendez quoi pour m’faire un streap-tease ? »

J’éclate de rire en voyant leur visage hallucinés. Roooh pourquoi tant de haine quand vous êtes deux jolies femmes. J’avoue que j’me tape pas les plus moches mais soit. J’essayais tant bien que mal de détendre un peu l’atmosphère, il n’y avait aucune raison pour qu’elles se détestent si ce n’est qu’elles aient toutes les deux un caractère de bien corsé.

« Allez ça va, détendez-vous j’plaisante ! je bois une autre gorgée de café, sourire aux lèvres. Bon c’est quoi le problème au juste ? Pourquoi t’es pas accueillante Bonnie ? C’est pas comme ça qu’on dit bonjour à nos invités voyons … »

Je lui tapote la tête et me prends une série de râle et de grognement que j’ignore en riant, accordant un clin d’œil rassurant à Carter. Faut l’dire si vous êtes folle de moi, c’est pas grave, j’comprends… à votre place, je serais dans le même état !
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MessageSujet: Re: 00. Get it while you can # Bonnie, Carter. Mar 28 Jan - 9:54


Carter ∞ grab it while you can “


« Elle est sérieuse celle-là ? T’as un problème avec moi peut-être ? »

Oh ! Attend, une minute. Il raconte quoi le parasite intrus ? Mon sang ne fait qu’un tour et la colère fuse comme un feu d’artifice jusque mes joues, empourprées. J’allais clairement me retourner et lui dire ma façon de penser quand  ce connard d’Alexander se permet de rappliquer et de me couper la parole, à moi Bonnie Hall. Bon ok, j’avais pas commencé à parler mais le fait est que j’allais le faire et qu’il aurait du s’en douter… non mais ! « Oh oh les tigresses, on s’calme. J’vois que vous avez presque fais connaissance… » Je lui lance mon regard le lus effrayant, le plus colérique que je puisse contenir et lui-même sait que derrière mes lèvres pincées se cachent une langue de serpent bien plus venimeuse et foudroyante qu’on ne l’imagine. Bonnie choupette avec son regard angélique et ses fossettes enfantines a DISPARU. Je suppose mon visage crispé et mes yeux plissés et d’ailleurs, je ne quitte pas le grand type du regard, mes mains à deux doigts d’exploser le bol qu’elles tiennent.

« Bonnie, j’te présente Carter, une amie, j’t’en ai déjà parlé. Et Carter, arrête d’me regarder comme ça … J’te présente Bonnie, c’est ma meilleure amie d’enfance, elle vit ici de temps en temps. »

Deux choses. D’abord, j’avais pas envie qu’on me présente. Je sais le faire toute seule. Et, voilà enfin la tronche de Carter, donc. Sa favorite ces derniers temps, monsieur l’empereur s’était chargé de me faire connaître pratiquement toutes les femmes appartenant à son gynécée, mais celle-ci, visiblement, il lu avait attribué un rang hiérarchique supérieur aux autres connasses habituelles. Il vient s’immiscer entre nous. Je déteste son parfum. Mes yeux noirs fixés sur lui retombent sur la brune une fois qu’il s’est éloigné et adossé sur l’évier. Mes yeux perdent de leur vigueur féline et destructrice pour prendre une allure analytique. Des traits bien dessinés, elle rayonne même au réveil et après avoir passé une nuit d’enfer ( je suppose qu’ils n’ont pas joués au Scrabble, si c’était le cas Alexander aurait perdu…). Chevelure en bataille d’un brun chaud, corps presque sculpté dans le marbre, bien foutue et qui ne s’en cache pas. Ses poignets étaient aussi fins que les miens. Elle avait de la gueule, n’était visiblement pas prête à se laisser faire. Ailleurs, dans un autre contexte, une autre ville, un autre monde, toi et moi, beauté, on se serait peut-être entendues. Mais le fait est que sa présence m’insupporte et sa relative jolie face ( ok, c’est un canon, pffff ! Même moi… ) m’exaspère. J’ai envie de lui craquer son joli minois sur le bois de la table centrale, et de lui planter un par un mes ongles dans la poitrine. Je détourne le regard, attrape furieusement Ea pour le balancer doucement à terre et reviens poser un regard glacé sur Alexander.
Deuxième chose : cette espèce de saleté de junkie connard s’amuse avec les mots. Il me rappelle que j’ai mon petit teckel à mes côtés désormais et même si je dois m’efforcer de paraître un tantinet amoureuse, Jay n’est guère qu’un joujou pour moi. Il m’aide à m’évader, il est le médiateur entre ma liberté, mon repos et le reste du monde. Il n’est qu’un vaisseau à ma colère, à mes doutes, à mes peurs. Je secoue la tête. Bref, ce petit salaud se charge bien de ré-établir les limites entre nos deux âmes. C’est «  ma meilleure amie d’enfance », salaud. Il sait qu’il m’a touchée en plein cœur, que je ne montre rien, mais qu’à cause de lui, j’ai envie plus envie de sauter sur la grognasse à mes côtés. « Bah quoi ? Vous attendez quoi pour m’faire un streap-tease ? » Ahahah.. pardon ? « Allez ça va, détendez-vous j’plaisante ! Bon c’est quoi le problème au juste ? Pourquoi t’es pas accueillante Bonnie ? C’est pas comme ça qu’on dit bonjour à nos invités voyons … » Et là, il me tape sur la tête. Il me tapote cette foutue tronche de rousse énervée. Mon sang ne fait à nouveau qu’un tour, je me redresse si brusquement qu’Ea détale d’un coup en miaulant tout le long et file se cacher derrière le canapé. « Alexander. Ne refais plus jamais ça, sale con. » Je ne hurle pas contrairement à mes habitudes. Non, cette même colère froide et silencieuse que dans la voiture avec Tyler s’immisce entre mes côtes. C’est vraiment pas le moment, et son petit clin d’œil à la brune achève de faire tomber les piliers de la rage autour de mon cœur cristal. « T’es qu’un connard. Alexander Ethan Gray n’est qu’un salaud d’envergure mondiale, et ses pétasses ne valent pas mieux. » Mon visage courroucé et mes yeux plissés tombent froidement sur ladite Carter. Désolée ma jolie. « "Celle-là", t’emmerde ok. T’es pas chez toi ici, alors tu fermes ta jolie gueule. Oui j’ai un problème, c’est toi mon problème ma grande, et ça va se régler vite fait, j’préfère te prévenir. » Non c’est pas elle ton problème Bonnie, tu l’sais. Cette meuf t’as rien fais, c’est lui qui te tourmente en cachette. C’est lui que tu fuis, et tu n’oses t’avouer que tu la détestes presque d’être à la place où tu voudrais être. Tu culpabilises déjà, au fond, loin, de passer tes nerfs sur la brune. Tu vas te manger une raclée par Ethan si tu continues comme ça. Non, pas Ethan. Alexander. T’as déjà envie de chialer comme une conne. « Ah c’est sur que la baiser c’est une meilleure façon de dire bonjour à son invitée… CONNARD ! » Je fais volte-face comme une furie, les yeux interloqués du mec qui se posent sur moi, ceux colériques de Carter, je suppose, mais je ne fais attention à rien. Ma cuisse heurte la table, les bols vacillent et c’est le mien plein de café qui vient s’épancher sur les cuisses de la brune. Je ricane, maléfique en empruntant le chemin jusque la chambre d’Alexander pour venir récupérer les vêtements que la brune a laissés derrière elle. Sauf son pantalon, que je trouve pas. Cette idée me fout la rage au cœur. « Fait.. CHIER ! Putain ! » Je dévalise ma penderie et prend un pantalon qui a coup sur lui ira et me plante au milieu du salon, puis embraye à nouveau pour venir me planter face à Carter. « Tu sais c’qui t’reste à faire ma grande. Bouge. »

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MessageSujet: Re: 00. Get it while you can # Bonnie, Carter. Sam 1 Fév - 18:30

Get it while you can




« Oh oh les tigresses, on s’calme. J’vois que vous avez presque fais connaissance… »
Elle n’appréciait pas vraiment ni la situation, ni sa façon d’y réagir, ils avaient jusqu’ici partager assez de temps pour qu’il lui accorde un minimum d’égard et la présence de sa poule dévoilait tout le contraire. Le visage impassible, ses prunelles emplies d’agacements plantés dans les siennes, elle fait mine de rien, enfin en tous les cas tâche de le faire, pas tant pour éviter un drame que pour éviter de laisser échapper colère et frustration, la période n’est clairement pas propice à cela et pouvait facilement prévoir que si les choses devaient s’envenimer, elle ne pourrait s’empêcher de laisser filer toute l’animosité qu’elle maintenait au fond de ses tripes depuis des semaines. Il lança bien vite les présentations, bien qu’elle n’éprouvait pas la moindre envie de savoir qui était la jeune femme.

« Bonnie, j’te présente Carter, une amie, j’t’en ai déjà parlé. Et Carter, arrête d’me regarder comme ça … J’te présente Bonnie, c’est ma meilleure amie d’enfance, elle vit ici de temps en temps. » Sa meilleure amie d’enfance, sa meilleure…sérieusement ? Il espérait qu’elle gobe ça ? Non seulement ce que laissait paraître Bonnie ne ressemblait en rien à de l’amitié mais, qui plus est la façon dont elle l’avait regarder lorsqu’il avait énoncé cette vérité qui visiblement n’en était pas vraiment une, ne faisait que renforcer les soupçons de Carter quant à la teneur de leur lien. C’était exactement le genre de situation qu’elle essayait avec force d’éviter, exactement pourquoi elle appréciait les relations sans attente qu’elle tissait ici et là avec tous ces types qu’elle ne voyait que pour s’envoyer en l’air, pas de complications, pas de scènes et surtout pas de problème…Son regard se perd un peu plus intensément sur la rousse qui est déjà en train de la toiser d’un air qu’elle perçoit comme mauvais, le sien ceci-dit ne doit pas être beaucoup plus plaisant, les bras croisés contre sa poitrine, Carter détaille la jeune femme dont le physique coïncide parfaitement avec la personnalité qu’elle a affichée jusqu’ici, elle est jolie certes mais, elle est aussi un peu….comment dire ?...Too much pour elle, elle à tout simplement l’air d’essayer trop fort, trop d’artifices, un air bien trop suffisant, un mince sourire se peint sur ses lèvres, toi et moi ma belle ca ne passera pas une seule seconde, c’est une évidence que personne ne pourrait contester en assistant à cet échange visuel, échange qui s’interrompit lorsqu’Alexander se glisse entre elles pour aller à son tour se servir en café, laissant par la même échappé une petite provocation.S'il avait pour espoir de détendre l’atmosphère comme cela, c’était raté, la brune n’avait pas vraiment envie de rire là tout de suite, le comique de situation lui échappait totalement.

« Allez ça va, détendez-vous j’plaisante ! Bon c’est quoi le problème au juste ? Pourquoi t’es pas accueillante Bonnie ? C’est pas comme ça qu’on dit bonjour à nos invités voyons … » Finit-il par balancer en tapotant la tête de sa copine et en lui adressant un clin d’œil…autant dire que ni l’un ni l’autre ne semble fonctionner. C’est quoi le problème ? c’est quoi le problème…hum les humeurs de sa pétasse peut être, à moins que ce soit le fait qu’elle soit censée vivre ici et que Carter ne soit même pas un tant soit peu au courant, le fait d’être prise au dépourvue ? Elle aurait pu continuer encore si elle l’avait souhaité mais, de toute façon elle n’avait pas vraiment eu le temps de l’ouvrir avant que Bonnie ne commence à péter son câble en bonne petite princesse insupportable qu’elle était. Les insultes fusaient à l’encontre d’Alexander mais, pas que, Bonnie avait certainement choisie ses mots avec soin, elle n’avait pas l’air d’être aussi emporté que Carter qui réagissait la plupart du temps au quart de tour sans vraiment réfléchir outre mesure. Le pétasse était passé avec difficulté mais la suite avait fait monter chez elle une colère sourde et menaçante.

« "Celle-là", t’emmerde ok. T’es pas chez toi ici, alors tu fermes ta jolie gueule. Oui j’ai un problème, c’est toi mon problème ma grande, et ça va se régler vite fait, j’préfère te prévenir. » Ouuuh c’est qu’elle mord en plus, Carter ne bronche pas, ses prunelles fixées dans les siennes, toujours le même sourire provocateur sur les lèvres. Alors là ma grande tu n’as pas la moindre idée d'à qui tu as à faire.« Oooouh des menaces ? Je suis littéralement terrifiée… » son ton était moqueur et n’avait pour but que de la faire redescendre le plus rapidement possible du petit podium sur lequel elle pensait être perché. «  J’ai pas l’impression que tu le soit beaucoup plus chérie alors ravale ton petit discours parce que j’ai pas la moindre intention de me laisser marcher sur les pieds par une pétasse dans ton genre. »

Le drama de Queen Bonnie ne s’arrêta pas vraiment, elle avait l’air bien décidé à pourrir la journée de tout le monde sous un prétexte aussi débile que de la jalousie mal placée et une tendance au mélodrame visiblement, Carter essayait de ravaler la moitié de ce qui lui venait en tête et autant dire que pour le coup, elle en aurait des choses à dire mais, elle n’avait pas vraiment envie de lui donner une raison de continuer son petit show matinal. « Ah c’est sur que la baiser c’est une meilleure façon de dire bonjour à son invitée… CONNARD ! » Clairement ouai, c’était exactement le genre de bonjour auquel elle ne disait pas non venant d’Alex. Bonnie avait entrepris de filer  de la cuisine d’un pas mal assuré, tellement mal assuré qu’elle avait au passage envoyé son bol de café valsé directement sur ses cuisses.
« BORDEL » non mais c’est pas possible, c’est quoi cette journée? exactement l’une de celle qu’elle n’avait pas envie de vivre en ce moment, elle avait déjà bien trop à penser pour en plus devoir subir ca…Alex avait beau être un bon coup, elle n’était pas vraiment prête à subir son chien de garde pour autant. La rouquine avait quitté la pièce en pestant, lui laissant le champ libre pour dire deux mots à son amant.
« Sérieusement Alex ? C’est quoi ca ? » Lance t-elle en donnant un mouvement de tête en direction de la chambre où l’on pouvait entendre Bonnie marmonner. Carter s’était lever et essuyait à l’aide d’un linge ce qu’elle pouvait de café « J’ai pas signé pour me coltiner ta meuf parce que tu peut l’appeler comme tu veut mais tout ce bordel là...» elle commençait à s’agiter, moulinant les bras en ne désignant rien de particulier mais, en essayant d’imager la situation dans son entièreté « ca ressemble en rien à de l’amitié. » Ca ne l’a regardait pas, elle en avait même rien à foutre de la teneur de leur relation mais, elle n’était pas du genre briseuse de ménage et évitait les mecs maqués comme la peste. L’autre avait finit par se ramener une pile de fringues à la main et en l’occurrence par n’importe quels fringues, les siennes…
« Tu sais c’qui t’reste à faire ma grande. Bouge. »
Sans vraiment réfléchir, Carter avait donné un grand coup dans le tas de fringue, les envoyant directement valser dans le visage plein de colère de Bonnie.

« Va te faire foutre, si je te gêne ba casse toi parce que moi tu vois j’ai pas l’intention de bouger d’ici. »

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MessageSujet: Re: 00. Get it while you can # Bonnie, Carter. Ven 7 Fév - 20:51

« T’es qu’un connard. Alexander Ethan Gray n’est qu’un salaud d’envergure mondiale, et ses pétasses ne valent pas mieux.
-J’te remercie du compliment. »

Je ne sais pas c’qu’il lui prend ni pourquoi elle monte aussi vite en pression. Okay, parfois elle grogne quand je ramène une nana à la maison mais rien de trop méchant non plus. Mais là, c’est à rien n’y comprendre. Putain, c’était chez moi, c’quoi son délire.

« "Celle-là", t’emmerde ok. T’es pas chez toi ici, alors tu fermes ta jolie gueule. Oui j’ai un problème, c’est toi mon problème ma grande, et ça va se régler vite fait, j’préfère te prévenir.
- Oooouh des menaces ? Je suis littéralement terrifiée… J’ai pas l’impression que tu le soit beaucoup plus chérie alors ravale ton petit discours parce que j’ai pas la moindre intention de me laisser marcher sur les pieds par une pétasse dans ton genre. »

… Okay, j’crois que c’est à ce moment là que j’dois m’habiller, prendre ma veste et me tirer. En temps normal c’est ce que j’aurai peut-être fait mais là j’reste juste bloqué sur la situation, j’ai même pas le temps de renvoyer chier Bonnie que Carter en rajoute une couche et j’peux clairement pas lui en vouloir. Et le p’tit manège de Blondie… j’le comprends pas. Et plus elle l’ouvre, plus je sens les nerfs montés , elle commence à sérieusement me taper sur le système. Je me plante au milieu de la cuisine toujours avec une serviette autour de la taille, le regard froid, mes yeux de glacent la transperçant de part et d’autre.

« Ah c’est sur que la baiser c’est une meilleure façon de dire bonjour à son invitée… CONNARD ! »

Elle exécute son petit manège et finit par renverser son café sur Carter. Je me sens … spectateur. Au début j'trouvais ça marrant, ouais franchement j'me sentais genre Mâle Alpha qui regardait deux donzelles se battre pour lui... Mais là. Je contemple la scène devant moi sans bouger le petit doigt, ni articuler le moindre mot. Parce que tout ce qu’il se passe là, c’est la rage qui grimpe comme une bestiole affamé le long de ma colonne vertébrale. Et son rire machiavélique se répercute sur les murs pour venir me trancher le cerveau en une multitude de morceaux. Ce que je vois sous mes yeux n’est pas la Bonnie que je connais, c’est pas la meilleure pote d’enfance. Non. Je sais ce que c’est et c’est pas bon du tout. Mon sang ce glace, mes muscles se tendent. C’est exactement ce qu’on voulait éviter. Ce schéma exacte de haine, de rage et d’attachement. Pas de ça entre nous. Mais on a visiblement encore une fois joué aux cons. Non en fait, j’pige que dal. Elle a son putain de clébard de Jay alors pourquoi elle vient m’faire chier. Est-ce que je l’emmerde moi avec ce gros connard ? Non.

Lorsqu’elle passe à côté de moi, son parfum vient jusqu’à moi, mais au lieu de m’adoucir, mes nerfs se contractent plus fort. Je bouge jusqu’au canapé, attrape un jogging et l’enfile sous la serviette, atterré par la situation.

« Sérieusement Alex ? C’est quoi ca ?
-J’sais, j’suis désolé. »

J’essaie de l’aider à s’essuyer avec ma serviette, lui jetant un regard sincèrement navré. Ouais, ça m’fait chier qu’elle subisse ça alors qu’elle a rien demandé.

« J’ai pas signé pour me coltiner ta meuf parce que tu peux l’appeler comme tu veux mais tout ce bordel là... ca ressemble en rien à de l’amitié.
- Eh oh. J’ai dis que c’était ma meilleure amie d’enfance okay ? C’est pas ma meuf, tu devrais savoir comment j’suis putain. Si j’avais une meuf, j’te l’aurai dit cash. J’sais pas quel délire elle me fait, d’habitude elle s’en branle. »

Le nerfs montent d’un cran, le ton est froid et tranchant. Je plante mon regard dans celui de Carter pour bien appuyer mes mots avant de jeter la serviette sur la table. Non c’est pas ma nana putain. Ca l’a jamais été même si on couche ensemble et qu’on s’entend super bien depuis qu’on est en couche culotte. Putain, elle m’fait chier. ELLE ME FAIT CHIER. Et Carter qui croit que j’la prend sûrement pour une conne. Vous m’saoulez maintenant toute les deux. J’ai rien demandé, si j’te dis que c’est pas ma copine c’est que c’est le cas. Mais tu sais ducon qu’avant qu’elle ne se tape l’autre merdeux, c’était différent. On aurait jamais du se rapprocher comme ça. On a même pas fait gaffe. Ou plutôt si, on l’savait mais on a fait semblant. Comme d’habitude et comme pour tout. Semblant d’être bien, semblant d’pas avoir mal, semblant d’aimer cette putain de vie.

La tornade rousse réapparait et c’est un amas de fringue qu’elle jette à la gueule de Carter.

« Tu sais c’qui t’reste à faire ma grande. Bouge.
- Putain Bonnie, tu fais chier tu… »

Et là, retour à l’envoyeur. Je vois en une fraction de seconde les fringues voler droit sur la gueule de Bonnie. Le temps s’arrête car je sais exactement ce qu’il va se passer. Elle a beau être un p’tit corps frêle qui peut paraitre fragile mais croyez moi que derrière ses airs de caniche, cette nana se bat comme un vrai bonhomme et elle est surtout aussi impulsive que moi car avant même que je n’ai le temps de venir l’attraper par la taille, elle était droit sur la tronche de Carter, toutes griffes dehors. Putain, si j’avais trouvé ça marrant j’aurai appelé Tyler pour qu’il vienne voir le spectacle mais là, la scène tournait au ridicule et j’en comprenais pas l’histoire. Ou du moins, les réactions de Bonnie. Je vois les ongles griffer le cou de Carter tandis qu’elle l’attrape par les épaules et la jette avec force en arrière en baragouinant je n’sais pas quoi. Et pour être honnête, j’écoute pas tout simplement parce que mes nerfs à moi viennent de péter comme un moteur en surchauffe. D’un élan, j’agrippe Bonnie d’un bras autour de la taille avant qu’elle ne vienne cette fois crevé pour de bon les yeux de Carter. Je n’entends pas les paroles, ni les cris. J’ai juste un bourdonnement assourdissant au creux du crâne, les muscles tendu et c’est sans ménagement que je l’écarte pendant qu’elle se débat et la pousse au milieu du salon. Sous l’élan elle titube mais se rattrape au canapé. Peu importe si j’lui fais mal ou pas, elle va trop loin. Mon regard de glace s’accroche au sien, la rage vient me ronger comme un insecte et mes poings se serrent.

« C’est quoi ton PUTAIN DE PROBLEME MERDE ! C’quoi ton cinéma de Diva à la con ! » Je la pointe du doigt, tremblant. La voix est forte, comme un bloc de glace qui viendrait briser l’appartement. « Depuis quand ça t’fais chier que j’ramène une nana CHEZ MOI hein ? Et en quoi ça t’regarde putain ! Est-ce que moi j’viens te faire chier quand tu baise avec ton enculé ! Est-ce que moi j’viens te piquer scandale parce que t’es avec lui ? NON. Alors maintenant tu ferme ta putain de grande gueule ! Ici c’est CHEZ MOI alors jusqu’à présent je fais venir qui JE veux, que ça t’plaise ou non, t’as compris ? J’en ai rien à foutre que ça t’plaise pas, j’te demande pas de compte pour savoir avec qui tu couche et comment ! Alors maintenant ferme là putain. FERME LA. »

La violence bouille entre mes veines, la vue se brouille et d’un geste rageur je viens saisir le paquet de clope sur la table avant de me repointer devant elle en attrapant avec force son poignet que j’aurai pu briser d’une poigne entre mes doigts tant il est fin. Je lève sa paume vers le ciel et y plaque son paquet de clope sans la lâcher du regard. Je sais pas ce qu’il se passe, j’sais pas si j’suis autant blessé qu’en colère de la voir me piquer sa crise alors qu’elle est maqué avec ce connard alors que… Alors que quoi ? Laisse tomber Alex. Putain, laisse tomber.

« Maintenant dégage de cet appart’. Descend, va fumer ta putain de clope et hurler un bon coup. J’veux pas que tu refoutes un pied ici tant que t’seras pas calmer et que t’arrêtera pas d’me faire chier avec tes putains de connerie. T’as compris ? Dégage. Tout d’suite. »

Je pointe la porte du doigt, tremblant comme un dingue. Je fais un ultime effort pour ne pas hurler plus, pour ne pas tout saccager dans cet appartement. Je ne sais pas ce que pense Carter de cette scène mais je sens déjà la rage se décupler. Pas que j’ai honte mais qu’elle ait ce putain de culot… Elle fait chier. Manquerait plus que Carter veuille plus qu’on s’voit et là on aura tout gagné. Non j’suis pas amoureux, j’en veux pas d’ces conneries. Mais ca s’passe bien, on s’marre bien alors ouais ça m’ferait chier qu’elle se tire comme ça. Quant à Bonnie… J’comprends pas putain. Et j’reste comme un con, le doigt toujours planté droit vers la porte, le corps tendu comme un arc, tremblant, et surtout étrangement blessé par ce qu’elle venait de me faire. Blessé de me prendre pour un con…
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MessageSujet: Re: 00. Get it while you can # Bonnie, Carter. Mar 11 Fév - 19:23


Carter ∞ grab it while you can “


Lorsque, petite, j’avais encore la capacité de rêver, je ne m’imaginais pas terminer là, spectatrice de ce corps énervé, tornade rousse qui lutte contre du vide, dans cet appart ridicule au fin fond du Missouri. Je suis une fille du soleil, née en Californie, là où même les hivers ont quelque chose de chaleureux. Je m’imaginais plus tard sous le joug du modèle de famille parfait. Dans mes souvenirs, je me rappelle un mari réconfortant, et trois enfants magnifiques, ni plus ni moins. Aujourd’hui je me traîne de la colère et j’ai déjà tué deux enfants dans mon ventre. Ce rappel me fait frissonner de dégout.
La petite Bonnie de six ans n’allait pas plus loin dans ses pensées. Il s’agissait de vivre et non pas subir. Les images que je me faisais étaient édulcorées, enjolivées par le mécanisme enfantin. Pas de taudis, pas de peurs ni de cris. Ces images, bien que lointaines et éphémères, m’ont laissé une empreinte étrange, comme une deuxième peau qui s’était faite imperceptible jusque là. Elle m’apparaissait comme une couverture souple dans laquelle je m’étais emmitouflée lorsque bien vite j’avais décidé de couper l’herbe sous le pied de mes rêves. Très tôt, j’ai compris que je ne pouvais pas leur laisser une place dans ma vie, mauvaise graine d’espoir.
Mon père s’est rapidement chargé, de lui-même, de tabasser la substance fantasmatique comme pour confirmer mes convictions.

Lorsque j’ai serré la main du petit garçon fatigué, orphelin, il y’a seize ans, je me suis engagée à porter le poids d’une famille sur mes épaules maigrichonnes. A partir de là, nous avons tenté de conquérir le monde, main dans la main, pansant nos blessures une par une, mutuellement, en silence et sans jamais en parler. Sans pouvoir en parler. Nous avons apprivoisé nos silences, fumé pour la première fois ensemble et testé tout ce qui passait, encore une fois, ensemble. Nous avons joué sous les draps, tous les deux, parce qu’on ne faisait confiance qu’à l’autre et que :

« Eth, t’as déjà euh… tu-sais-quoi ?
- Nop.
- Tu crois que ça fait quoi ?
- Bah…
- Non, laisse tomber en fait, tais-toi, j’veux pas savoir ce que tu fais d’ta main.. Tu veux qu’on essaie ? »

Et on a essayé. On a réellement essayé de construire un château de sable sans que la mer ne nous atteigne, quand on a comprit que nous ne pourrions mettre le monde à nos pieds. Les mains jointes, dans les couleurs irisées d’un crépuscule californien, on s’est essayé. On a tenté de se maintenir debout, s’échappant de la consistance froide des murs. On les a fuit, brisé, comme les carcans de la jeunesse sociale idéale. Chacun des rires qu’il faisait naitre entre mes traits tuméfiés, chacun des sourires que je parvenais à dessiner sur sa gueule cassée ont eu le pouvoir d’éloigner la foule de notre microcosme. Notre seule poésie résidait dans le cartouche des composants d’une cigarette. Pierre par pierre, bout de verre par épine dans le pied, nos avons bâti un empire secret, vaporeux. Les capsules glissées sur nos langues nous enveloppaient et formaient une carapace cristalline, protectrice, contre les agressions du monde extérieur : le dôme salvateur de notre empire. Nous y avons planté chacun des arbres, posé une à une les maisons de nos quartiers fictifs. Chaque soir nous définissions le thème et la fonction de chacun, et nous déménagions mentalement dans l’un ou l’autre de ces quartiers déserts, uniquement quand l’envie nous prenait.
Nous étions en perpétuel désaccord, et dans ce chaos décisionnel nous parvenions à établir un équilibre, précaire, mais à peu près stable, sur lequel nous raccrocher en cas de chute.

Nous nous sommes ensemble murés contre les agressions du reste du monde, l’autre étant une source éternelle et inépuisable de création. Le poison délicat se répandait sous nos yeux, stupidement aveuglés, nous nous faisions bouffer par le monde extérieur, en proie aux ombres.

« Depuis quand ça t’fais chier que j’ramène une nana CHEZ MOI hein ? Et en quoi ça t’regarde putain ! Est-ce que moi j’viens te faire chier quand tu baise avec ton enculé ! Est-ce que moi j’viens te piquer scandale parce que t’es avec lui ? NON. Alors maintenant tu ferme ta putain de grande gueule ! Ici c’est CHEZ MOI alors jusqu’à présent je fais venir qui JE veux, que ça t’plaise ou non, t’as compris ? J’en ai rien à foutre que ça t’plaise pas, j’te demande pas de compte pour savoir avec qui tu couche et comment ! Alors maintenant ferme là putain. FERME LA. »

J’ai vu alors, le regard d’Alexander se fermer à tout microcosme, le notre comme celui du reste du monde. Chacun des pores de ma peau s’est refermé et j’ai observé ce corps maigre défaillir et se rattraper tant bien que mal au premier meuble sous ma main. Il était très étrange de me voir en miroir, incapable d’intéragir. Je n’ai pas réussi à me retenir de sauter au cou de Carter et de le lui griffer. Le n’ai pas non plus réussi à tirer suffisamment sur mes épaules pour m’éviter de la bousculer brutalement. J’ai eu mal de constater que le sol sous nos pieds se démantelait, et qu’au fur et à mesure que je voyais Bonnie hurler, les cheveux dans tous les sens, le corps tremblant, le dôme de verre se fragilisait. J’avais envie de la retenir, de lui dire d’arrêter, que sa colère n’était pas dirigée contre la bonne personne. Elle criait là, au milieu du salon.

« T’as compris ? Dégage. Tout d’suite. »

Et puis tout d’un coup, son bras s’est levé dans un ultime geste qui mériterait la mort et sa main s’est abattue sèchement sur la joue tendue d’Alexander qui s’est stoppé net de lui hurler dessus. Mais la rousse ne veut pas en rester là, et je la vois profiter de l’instant de stupéfaction d’Alexander pour revenir se planter face à la brune, visiblement énervée, attraper le verre de jus d’orange et lui balancer en pleine figure. J’ai retenu un hoquet de surprise tandis qu’elle s’est mise à sourire, claquant le verre sur la table comme ultime affront. Déjà la riposte se faisait sentir chez la brune, et j’aurais voulu lui dire de ne pas faire ça. De ne pas envenimer la situation. De lui dire que sous ses yeux n’était pas une femme jalouse mais une petite fille de six prête à tout pour conserver son empire.

Retour à la réalité.

« Café, jus d’orange, t’as pris ton petit déjeuner maintenant tu peux te casser ! »

Un cri. J’ai levé le poing mais avant que je n’ai pu abaisser le bras, que déjà…
J'ai ris.

HRP:
 


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MessageSujet: Re: 00. Get it while you can # Bonnie, Carter. Jeu 13 Fév - 10:38

Get it while you can



« J’sais, j’suis désolé. »

Sûrement pas autant qu’elle à dire vrai, c’était bien la première fois qu’elle regrettait de s’être pointé chez lui. Elle était envahie par une colère sourde mais, on ne peut plus menaçante, elle avait déjà trop de choses à gérer ses derniers temps, ce n’était très certainement pas pour y ajouter une connasse jalouse et hystérique de surcroit. Le plus gênant dans cette histoire était que même si Carter ne le voulait pas vraiment, elle ne pouvait s’empêcher d’en vouloir à Alexander parce que c’était SA copine, SA baraque et qu’il aurait déjà du la foutre dehors…elle n’était malheureusement pas au bout de ses peines mais, cela elle le découvrirait bien assez vite. Le pauvre avait entrepris de l’aider à se débarrasser du café qui ruisselait sur elle, il avait vraiment l’air non seulement désolé mais aussi atterré qu’elle de la situation ce qui n’eu cependant pas le mérite de calmer un peu son ressentiment à son égard, elle avait les nerfs un peu trop à vifs pour le moment alors quand il arrêta bien rapidement de l’aider parce qu’elle l’avait confronter sur le sujet de sa supposé relation d’amitié avec Bonnie, cela n’arrangea pas vraiment son humeur.

« Eh oh. J’ai dis que c’était ma meilleure amie d’enfance okay ? C’est pas ma meuf, tu devrais savoir comment j’suis putain. Si j’avais une meuf, j’te l’aurai dit cash. J’sais pas quel délire elle me fait, d’habitude elle s’en branle. » Ouai peut-être que c’est pas sa meuf et peut-être que c’est sa copine d’enfance mais, putain elle a un sacré problème et Carter n’a pas la moindre intention de se laisser faire par une tarée psychotique dans son genre et très franchement elle n’en a pas grand-chose à foutre de savoir si c’est pas dans ses habitudes visiblement les choses ont changés. Ainsi le linge qu’elle avait utilisé part rejoindre la serviette d’Alexander quasiment instantanément, elle n’aime pas beaucoup le ton qu’il emplois avec elle et compte bien le lui faire savoir, il a l’air d’oublier bien vite qu’elle n’a rien demandé à personne.

« Me parle pas comme ca Alex jte prévient… » Finit-elle par lui balancer en le pointant sévèrement du doigt, ses traits laissant apparaître la colère qui l’anime, fort heureusement pour lui, elle n’a pas vraiment le temps de poursuivre et est interrompus par une Bonnie à l’air déterminé qui ne réapparait dans la pièce que pour lui cracher son venin et l’inviter sommairement à partir. Son sang ne fait alors qu’un tour, son regard s’assombrie, sa mâchoire se crispe et avant même que la jolie rousse n’ai le temps de le voir venir, elle envoie ses propres vêtement valser contre elle sous les protestations du grand brun, celle-ci ne perd pas une seconde pour répondre et se jette littéralement sur elle. Carter n’a même pas le temps de réagir, trop surprise par la scène, elle a à peine le temps de sentir les ongles de la furie glisser violemment dans son cou que ses mains sont déjà sur ses épaules et l’envoient valser sans ménagement contre le plan de travail de la cuisine situé juste derrière elle. «Oh ça…tu va le regretter pétasse. » Carter s’apprête à allez finir ce qu’elle n’avait pas encore eu le temps de commencé quand Alexander s’interpose et attrape Bonnie pour l’envoyer voltiger au beau milieu du salon. La scène qui suit la laisse interdite, elle n’a jamais vu son amant dans cet état, à dire vrai, elle ne l’avait encore jamais vu en colère, le ton et les propos du jeune homme sont aussi durs et froid que le regard vide de celle qui lui fait face, Carter quant à elle reste à bonne distance, silencieuse, une main dans son cou et l’autre contre sa cuisse le poing serré, elle ne décolère pas. A dire vrai, la différence entre elle et Bonnie, c’est qu’elle, sait rester à sa place et autant dire qu’elle n’a pas la moindre envie de se mettre entre les deux dans l’immédiat. La brune finit par détourner son regard de Bonnie qu’elle fixe froidement depuis plusieurs minutes pour la simple et bonne raison que cela la met de plus en plus hors d’elle même, elle a juste envie de l’attraper et de la trainer jusqu'à la porte pour qu’elle retourne d’où elle vient. Bordel de quel droit se croyait-elle doter pour venir chez lui et l’attaquer elle de la sorte ? Pour l’unique raison qu’elle se tapait son pote ? Foutaise. Un bruit sec et distinct rappelle son attention mais avant même qu’elle n’ait eu le temps de comprendre qu’Alex venait de s’en prendre une, Bonnie fonce droit vers elle attrape le verre posé à proximité et le lui envoie en plein visage .

« Café, jus d’orange, t’as pris ton petit déjeuner maintenant tu peux te casser ! »

C’en était trop, plus qu’elle ne pouvait le supporter alors quand la rousse lève son poing dans sa direction en riant elle l’attrape au vol et le lui tord dans le dos avec force. Ses cheveux dégoulinant de jus de fruit sur l’épaule et le cou de la furie « Que tu me jette des trucs à la tronche parce que t’est une gamine jalouse et stupide c’est une chose mais si tu lève encore une seule fois la main sur moi je te jure que j’te brise les doigts un par un. » La jeune femme capte le regard du brun qui s’avance dans l’urgence vers elles mais, n’y prête pas forcément attention, plus préoccupé par celle qui se débat pour se libérer de son emprise, se doutant bien que le barman va surement voler droit à la rescousse de sa petite copine, elle finit par lui glisser rapidement à l’oreille « Et j’peux t’assurer que c’est pas des paroles en l’air. » Sur ces mots, elle relâche la pression de ses doigts autour du poignet de Bonnie et l’envoie valser en direction d’Alexander.

Carter plus que furieuse et se sentant très peu capable de se contrôler plus longtemps, lève les mains comme pour signifier qu’elle laisse tomber et après avoir poussé un profond soupir de colère se met en direction de la salle de bain non sans leur avoir envoyé son opinion auparavant. «  Ca suffit, j’en ai ma claque, démerdez-vous sans moi. » Lorsqu’elle pénètre dans la salle d’eau, elle claque violemment la porte et vient appuyer ses bras contre l’évier, tout son corps n’est que tension et elle tremble littéralement de colère, lorsqu’elle relève les yeux, elle aperçoit son reflet dans le miroir, bon sang cette petite pétasse ne l’a vraiment pas loupé…pas vraiment en état de réfléchir correctement, Carter se décide à prendre une douche avec pour intention de prendre ensuite la poudre d’escampette et de les laisser s’entretuer si bon leurs semblait, elle, préférait rentrer chez elle, pas question qu’elle passe une seconde de plus dans la même pièce que cette gonzesse. En tous les cas dans l’idéal c’est ce qu’elle espérait, en toute état de cause c’était probablement tout le contraire qui se produirait, Bonnie n’avait pas le moins du monde envie de partir apparemment et à dire vrai Carter avait la nette impression qu’elle prenait un plaisir extrême à en rajouter toujours un peu plus. Restait à savoir si la brune finirait par rentrer dans son petit jeu, ce n'était pas nécessairement la meilleure chose à faire mais advienne que pourra.
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MessageSujet: Re: 00. Get it while you can # Bonnie, Carter. Jeu 20 Fév - 19:34

Ses cinq doigts frêles et légers viennent s’abattre avec une violence que je ne lui connaissais que très rarement et ce, droit sur ma joue gauche. Avec tout l’élan donc elle était capable, elle a abattue ses phalanges sur ma gueule. Et à la seconde même où je les ai sentis, ma chaleur corporelle monta de vingt degrés en une demi-seconde et mes nerfs venaient littéralement de craquer un à un. Je suis resté figé quelques secondes, sentant une colère froide et profonde rugir au creux de mes tripes. Elle dépassait les bornes et venait de signer son arrêt de mort. La mâchoire serrée, les jointures des mains blanchit. Son sourire. Son putain de sourire que j’ai envie de lui faire ravaler bien profond dans sa gorge de connasse, de chieuse, d’emmerdeuse. De PUTAIN d’emmerdeuse. Elle venait foutre sa merde, me faire chier dans mon appartement, faire chier Carter qui n’avait rien demandé. Me foutre une honte monumentale avec sa crise de jalousie. Et maintenant, une gifle. Et ce sourire. J’vais lui effacer avec MES phalanges à moi et crois moi Blo’ qu’il s’effacera en s’écrasant droit sur le mur.

Avant que je n’ai pu articuler le moindre mot ou articuler le moindre geste, elle me contourne. Mon corps bouge comme un automate, mon esprit étant déjà entrain d’échafauder la manière dont j’allais lui coller le revers de la médaille, pour assister à la scène qui allait suivre. Et là, ce fut la goutte de trop. A la seconde même où je l’ai vu saisir le verre de jus d’orange pour le jeter à la gueule de Carter, le chemin était déjà fait dans ma tête. Les poings serrés, j’assiste à ce qu’il se passe sans que je ne fasse quoi que ce soit, comme si le fait de bouger un seul muscle allait faire tout exploser dans la maison. Parce que là, tout de suite, mon seuil de tolérance venait d’être briser et Bonnie allait tout simplement regretter d’avoir foutu les pieds ici ce matin. Sauf que les choses commencent à sérieusement mal tourné et ça commence à me saouler plus que jamais. La gifle qu’elle ma collé me chauffe encore la joue et mes nerfs menacent de lui exploser a la tronche. Mais quand je vois Carter qui se jette sur Bonnie pour lui faire une clef de bras j’suis partager entre l’admiration et l’agacement le plus complet. J’ai face à moi deux nanas qui se battaient comme des mecs et qui étaient dotées d’une répartie cinglante. Mais c’était avant tout : deux nanas. Dont l’une me pétait une crise de jalousie qui n’allait pas tarder par se terminer par un bain de sang.

« Que tu me jette des trucs à la tronche parce que t’est une gamine jalouse et stupide c’est une chose mais si tu lève encore une seule fois la main sur moi je te jure que j’te brise les doigts un par un.
- Bon ça suffit vos conneries putain ! Carter lâche et Bonnie ferme ta grande gueule ! »

J’appose ma main sur l’épaule de Carter pour la forcer à la lâcher et attrape Bonnie par la taille qui se débat comme un chat de gouttière qui se bat pour sa portion de bouffe. Elles me gavent putain de merde.

« ARRETE MERDE ! Arrête de bouger ! »

Je me prends des coups de coude dans la gueule, dans les côtes où là je grimace de douleur, n’étant pas rétablit de ma côtes fêlée.

« Ca suffit, j’en ai ma claque, démerdez-vous sans moi. »

Carter se dirige vers la salle de bain et moi je retiens toujours le caniche enragé entre mes bras, tentant tant bien que mal de ne pas céder sous ses griffures et ses coups. L’agacement est à son comble et même si elle pesait un poids plume, j’eu du mal à la ramener jusqu’au milieu du salon où là, je la jetai avec violence contre le canapé. Je me plante devant elle, doigts pointée sur son corps de princesse casse-couille que j’ai tant de fois aimé serrer contre moi, mais cette fois j’avais qu’une envie c’était de la voir dehors. Qu’elle me foute la paix. Les vannes s’ouvrent, les nerfs lâchent et je ne contrôle plus rien. La colère durcit ma voix et mes traits, mais surtout mon regard qui la transperce de part et d’autre.

« T’es qu’une putain de casse-couille, une emmerdeuse de première ordre ! Tu me fais chier t’entend ? Tu m’emmerde putain ! C’est quoi ton cinéma à la con ! Depuis quand tu viens me faire chier quand je ramène une nana CHEZ MOI ?! Tu te prends pour qui sérieux ! Tu débarque de chez ton putain de connard et tu viens foutre ta merde comme si de rien n’était ! Comme si… Comme si t’étais ma nana putain ! »

Je me passe une main dans les cheveux, l’autre apposé sur ma hanche, fouillant la pièce du regard. A quoi elle jouait putain. Un brasier me bouffait les entrailles, mes muscles étaient tendu et ma colère à son paroxysme.

« FERME TA GUEULE ! Je la coupe net lorsqu’elle essaie de parler. La dernière chose que j’veux c’est t’entendre t’as compris ? Tu m’as foutu une honte pas possible. Tu la connais même pas cette nana et tu t’permets de foutre ton nez là où tu devrais pas. Est-ce que moi j’viens te faire chier quand tu baise avec ta pédale ? Est-ce que MOI JE VIENS TE CASSER LES COUILLES QUAND TU TE CASSE DES JOURS CHEZ LUI !! NON. Alors maintenant tu dégage de cet appart, tout de suite ! »


Elle parle, je ne l’écoute pas. Ou plutôt je fais mine de ne pas l’écouter avant que ça ne dégénère plus. Si ça continue, ce sont mes poings qui vont venir s’écraser contre les murs. De 1) parce qu’elle a clairement abusé. J’avais encore du mal à me dire qu’elle est fait ça putain. D’un côté, j’devrais même pas être étonné, mais ce genre de cas se produisait uniquement lorsqu’elle se faisait emmerder. Là j’ai rien compris. Je l’attrape par le bras et la traine jusqu’à la porte d’entrée, la colère prenant le dessus. Ca nous ait arrivé un paquet de fois de se pousser à bout, de foutre de la vaisselle en l’air et j’en passe, et ça se terminait toujours par des draps cramés par des étreintes. Mais pas cette fois. J’ouvre la porte avec force et la jette dans le couloir.

« Maintenant, va prendre l’air. Va faire un tour. Retourne voir ton chien-chien. Je m’en branle, mais casse-toi jusqu’à ce que tu sois redescendu de là où tu es. Ne refous pas un pied ici tant que t’es pas calmé. »

Et je claque la porte, sans ménagement. Ne pense pas à la dernière image que son visage t'a offert. N'y pense même pas.
Le souffle court, je reste planté devant l’écran de bois, poings serrés. La mâchoire crispé, mains sur les hanches, tête levé vers le plafond, je pousse un profond soupire. Putain, quel merdier. Qu’elle quitte l’appartement quand on s’engueulait comme des pouilleux étaient arrivés un nombre incalculable de fois. Mais que je la foute dehors, jamais. Et la colère qui me brûle le corps entier ne me fait ressentir aucune culpabilité. Qu’elle fasse la gueule, je m’en branle. Elle avait clairement abusé et ça lui ferait pas de mal à l’égo. J’suis un enculé je sais et j’les emmerde tous. J’essaie vainement de comprendre pourquoi elle m’a fait, peut-être que je le sais mais il est clair que je ne l’admettrais jamais. Je laisse ce tiroir fermé à triple tour au fond de ma caboche de grand con et c’est mieux comme ça. On avait dit pas de ça entre nous. Pas avec elle, putain.

L’eau de la salle de bain m’extirpe du goudron dans lequel j’étais entrain de me fourrer. L’excuse supplémentaire pour ne pas me dire qu’un truc clochait. Toujours torse nu avec pour unique vêtement mon jogging, je me traine jusque dans la salle de bain où je ma plante devant la porte. J’hésite entre frapper ou entrer sans le faire. La deuxième option me parait la moins judicieuse en vu de ce qu’il venait de se passer.

« Putain de gonzesses. J’aurai du être pédé tiens. »

Je soupire de nouveau, me passant une main sur le visage puis sur mes côtes. Un bleu y était encore présent et autant dire que la douleur commençait à se faire de plus en plus sentir. J'attrape le flacon sur ma table de chevet avant d'avaler un anti-douleur et de me replanter devant la porte. Bon, on va la jouer fine hein. Je toque trois coups à la porte et la pousse, prudemment. J’y entre, me laissant happé par la vapeur chaude de sa douche et aperçoit ses courbes derrière le rideau de douche. Je ferme délicatement la porte, calmant moi-même les nerfs qui tressautaient encore. Je m’approche, m’apprêtant à tout moment de recevoir le pommeau de douche dans la gueule ou des bouteilles de shampooing.

« Eh .. ça va ? »

Quelle question connard. Oui oui, elle va très bien là, elle va bientôt te danser la lambada. Je m’approche de la douche et écarte le rideau en douceur, passant ma tête un demi-sourire aux lèvres. Sa nudité ne me gênait pas et je pense qu’il en était de même pour elle avec toutes les parties de plaisirs que nous nous étions offertes. J’y vois une Carter au visage tiré, tremblante de colère et peut-être vexé. J’en sais foutrement rien …

« J’suis vraiment désolé pour ce qu’il vient de se passer. J’sais pas ce qu’il lui a prit… D’habitude j’t’assure qu’elle s’en fou. Elle est pas du genre à m’emmerder pour ça, d’autant plus que c’est pas ma nana. Elle a du s'prendre la tête avec son mec... Elle est du genre lunatique. Pas b'soin de t'faire un dessin t'façon.»

J’avais l’impression de me justifier et un malaise prenait naissance au creux du ventre. Des conneries tout ça. Tout me faisait chier. Bonnie et sa crise. Carter et ce qu’elle s’était mangée dans la gueule. J’l’aimais bien, peut-être plus dans le sens où j’l’appréciais vraiment. Tout était cool avec elle et c’était rare que j’m’entende vraiment bien avec les autres, associable dans l’âme.
Je sors mon plus beau sourire, celui qui la faisait flancher les trois quart du temps avant de reprendre, taquin :

« Et puis bon, faut avouer que t’es carrément sexy quand tu t’énerves comme ça. Surtout quand tu nous fais tes prises de Kung-fu improvisé là ! »

Je ricane doucement, cherchant plus qu’autre chose à détendre Carter et à ne pas penser au corps de Bonnie qui se trouvait peut-être encore derrière la porte.


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MessageSujet: Re: 00. Get it while you can # Bonnie, Carter. Dim 23 Fév - 22:13

Get it while you can


Elle avait fait abstraction des bribes de voix on ne peut plus énerver qui parvenaient jusqu’à elle, avait fait valser ses fringues sur le sol et pénétra dans la douche. Cette matinée était complètement irréelle, cette gonzesse était complètement tarée et cette situation pathétique à souhait, dans quel merdier s’était-elle encore foutue, sérieusement. Quelques minutes et une bonne quantité de shampoing avait finie par avoir raison du jus d’orange qui imprégnait ses cheveux, elle resta encore un peu sous l’eau brûlante parce qu’elle n’avait pas envie d’assister à une scène de plus et parce que contrairement à ce qu’elle aurait tout d’abord pensée, cet intermède avait eu le mérite de calmer un peu ses nerfs. Elle entendit frapper à la porte mais, ne pris pas la peine de répondre, la porte s’ouvrit tout de même. « Eh .. ça va ? »

C’était la voix d’Alexander qui avait résonné dans la salle d’eau, elle poussa une exclamation teintée d’ironie mais, le son de sa voix s’était lui, perdu dans le bruit de l’eau martelant à la fois son corps et le sol de la douche. Espérait-il vraiment une réponse ? La réaction de Carter était plus que possiblement prévisible…Non, évidemment que ca n’allait pas, elle venait de se faire littéralement agressé par sa petite copine sans aucunes raisons. Lorsqu’il passa son visage derrière le rideau de douche, elle lui lança un regard agacé, les traits fermés par l’énervement et ce n’était pas son petit sourire en coin qui réussit à l’amadouer. « J’suis vraiment désolé pour ce qu’il vient de se passer. J’sais pas ce qu’il lui a prit… D’habitude j’t’assure qu’elle s’en fou. Elle est pas du genre à m’emmerder pour ça, d’autant plus que c’est pas ma nana. Elle a du s'prendre la tête avec son mec... Elle est du genre lunatique. Pas b'soin de t'faire un dessin t'façon.»

Il tenta de justifier une fois de plus le comportement de Bonnie mais, très clairement rien de ce qu’il pourrait dire, ne saurait justifier ce qui venait de se passer à son sens, si lui ne voulait pas voir que visiblement sa copine usait et abusait d’une jalousie qui n’avait rien d’amicale, ce n’était pas la petite brune qui allait l’y contraindre, ce n’était pas son problème et elle refusait de se retrouver mêler à leurs affaires quel qu’en soit la nature, elle avait déjà bien assez à faire avec ses propres problèmes relationnels pour y ajouter ceux des autres. Au delà de la mettre en colère, au delà du fait qu’elle se sente vexée, ce qui l’agaçait plus particulièrement c’était que jusqu’ici il lui avait fallu beaucoup moins que ca pour se tirer sans demander son reste, c’était les règles qu’elle s’était fixé, les limites qu’elle ne voulait pas dépasser mais, cette fois-ci, elle n’avait pas vraiment envie de tirer un trait sur Alex. C’était sans doute stupide, elle finirait par le regretter elle en était persuadé mais, tant pis, parce que contrairement à ce qu’elle voulait bien se l’avouer, la relation qu’elle avait noué avec lui, n’était plus vraiment de celle qu’ils avaient prôner au départ, parce qu’elle l’avait laissé prendre une place un peu plus importante que tous les autres, parce qu’elle appréciait vraiment de se trouver en sa compagnie et parce qu’entre toutes les merdes qui n’arrêtaient pas de lui tomber dessus ces derniers mois, il était un peu la seule partie de sa vie qui lui apportait un minimum de réconfort, elle avait besoin de pouvoir se raccrocher à quelque chose et le fait qu’en ce moment précis ce soit le barman, la frustrait plus qu’autre chose, parce qu’elle aurait voulu pouvoir l’envoyer chier, partir en claquant la porte et lui laisser sa copine, ses dramas et tout ce qui allait avec.

« Et puis bon, faut avouer que t’es carrément sexy quand tu t’énerves comme ça. Surtout quand tu nous fais tes prises de Kung-fu improvisé là ! » Il lui avait sortie ce putain de sourire auquel elle ne résistait jamais très longtemps avant d’essayer de l’amadouer un peu plus ou de la détendre, peu importait à dire vrai, il était sur la bonne voie. Elle lui adressa un sourire, qu’elle ravala relativement rapidement, elle passa ses mains dans ses cheveux, soupira, puis coupa l’eau. Elle essaya de débarrasser ses cheveux du surplus d’eau qui ruisselait sur ses épaules autant qu’elle le pu et s’avança dans sa direction. « Passe moi une serviette. » Il ne s’était pas contenté de la lui donner mais, l’avait tenue ouverte devant elle, la jeune femme ne s’était pas vraiment fait prier pour allez se coller à lui tandis qu’il la refermait sur son corps, les bras resserrés autour de sa taille. « Écoute Alex, je sais que c’est pas d’ta faute mais, je préfère te prévenir que la prochaine fois ca se passera pas aussi bien… » Oui, parce qu’elle estimait vraiment que ca aurait pu être bien pire, il ne l’avait jamais vu véritablement en colère et n’avait probablement pas idée du manque de contrôle qu’elle pouvait avoir sur elle-même dans ces cas-là, elle avait aujourd’hui fait preuve de beaucoup de retenu pour ne pas littéralement user de ses poings sur le jolie visage de Bonnie. Elle prenait vraiment ce qui c’était passé au sérieux et arborait donc une expression plutôt sévère à son encontre. « Alors j’te conseille de faire en sorte de garder ton rottweiler à bonne distance de moi ! Enfin si tu veux que je remette les pieds chez toi en tout cas… » Elle se détendit un peu et laissa apparaitre un sourire au coin de ses lèvres « Et je pense que t’a plutôt intérêt à sortir le grand jeu pour rattraper le coup. » Elle déposa un baiser furtif sur ses lèvres, posa une main sur sa poitrine pour maintenir la serviette en place et s’écarta de lui. « Je peux allez récupérer mes fringues ou elle est en train de les mettre en pièces dans le salon ? » Elle n’avait pas la moindre envie de voir ne serait-ce que l’air suffisant de la rousse encore une fois, même si elle n’en voulait pas vraiment à son amant qui n’y était pas pour grand chose, elle n’avait qu’une envie, celle de rentrer chez elle. Il n’était même pas midi et la journée se suffisait déjà à elle-même comme ça.
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MessageSujet: Re: 00. Get it while you can # Bonnie, Carter. Ven 28 Fév - 11:58

J’aurai décidément tout vécu avec ces deux nanas. Et quand je repense à Bonnie que j’ai foutu à la porte, ça me fait chier. Tout ça pour des conneries que j’ai à peine compris. Je ne l’ai JAMAIS foutu à la porte vu qu’elle partait toujours d’elle-même. Mais là, elle m’avait gonflée. Elle méritait de bonnes claques dans la gueule parfois avec son putain de caractère de caniche. Mais c’est pour ça qu’elle dort encore ici, qu’on se parle encore et qu’on est encore pote. Parce que c’est Bonnie. Et Bonnie c’est un peu un climat incertain. J’aime pas la monotonie, les caractères précis et bien rangés. Ça m’emmerde et Bonnie foutait un bordel dans ma vie que j’appréciais. Et je sais déjà que si j’lui en veux à crever là maintenant, d’ici 48 heures elle reviendra ici sans que je ne lui dise quoi que ce soit. Sauf que là, pour le moment, j’ai une rage peu commune contre elle malgré tout ce qu’elle peut représenter pour moi.

Mes yeux glissent sur le corps nu de Carter jusqu’à ses cheveux où j’me dis qu’elle a du en chier pour enlever le jus d’orange que Bonnie lui avait foutu à la gueule. Et j’essaie de la tempérer, de la calmer à coup de charme et de sourire… Et force est de constater que ça fonctionne plutôt bien, comme à chaque fois. J’suis un connard avec une belle gueule, j’y peux rien si les femmes sont faibles face à mon regard de glace qui invite à des nuits de brasier.

« Passe-moi une serviette. »

Je souris avant de me retourner pour chopper une de mes serviettes dans le petit placard que je lui tendis en l’ouvrant, l’invitant à venir se blottir dedans et par la même occasion, contre moi avec un air de vainqueur sur la gueule. Je l’englobe de mes grands bras en évitant de me coller à ses cheveux tout mouillé :

« Écoute Alex, je sais que c’est pas d’ta faute mais, je préfère te prévenir que la prochaine fois ca se passera pas aussi bien… Alors j’te conseille de faire en sorte de garder ton rottweiler à bonne distance de moi ! Enfin si tu veux que je remette les pieds chez toi en tout cas… »

J’éclate de rire. Le mot Rottweiler allait à la perfection à Bonnie même si souvent je la comparais surtout à un caniche mais là j’dois avouer qu’elle s’est presque surpassée. Si ça n’avait pas été Carter la victime, je me serais laisser aller à l’admiration pour sa petite réplique du petit déjeuner …

« Et je pense que t’a plutôt intérêt à sortir le grand jeu pour rattraper le coup. »

Les nanas ne perdent jamais le nord… Je lève les yeux au ciel avant de les fixer dans ses rétines, sourire charmeur aux lèvres :

« Je sors toujours le grand avec toi et ça, dans les deux sens du terme. Tu devrais le savoir maintenant ! »

What a Face

Baiser furtif, je la plaque un peu plus à moi en passant une main dans son dos encore humide.

« Je peux allez récupérer mes fringues ou elle est en train de les mettre en pièces dans le salon ? »

Je soupire, presque agacé par toutes ces chamailleries inutiles. Franchement, ça aurait pu être cool si elles s’étaient bien entendu. J’imagine déjà le tableau d’ici… Ça aurait pu se terminer au pieu tout ça surtout que Bonnie était très ouverte sur le sujet. Croyez moi. Cette dispute, c’était du gâchis, surtout avec deux nanas pareil j’crois que j’aurai vécu le meilleur coup de ma vie !

« Tu sais, elle est pas si méchante en vrai et pas si différente de toi. Vous avez toutes les deux, deux sales caractères. Pas étonnant que ça ait pété ! »

Je ricane comme un con avant de tendre le pas vers la porte pour lui céder le passage :

« Votre Altesse peut s’enquérir de ses vêtements dans le salon, votre preux Chevalier a vaincu le grand Dragon aux cheveux de braise ! »

Nouveau rire qui me vaut un bon coup de poing dans l’épaule. Avant qu’elle ne sorte de la salle de bain, les nerfs plus ou moins calmés, je l’attrape par la taille et la plaque au mur avant de venir l’embrasser avec une sauvagerie qui à chaque fois, lui provoque un effet dévastateur au creux des reins. Et entre les miens aussi, où un brasier s’y déclare. Ma langue rejoint la sienne, mes mains la défait de sa serviettes pour venir s’égarer partout sur sa peau et bien plus encore. Je ravage son corps, le crible de caresse, de baiser… puis je m’échappe, le souffle court.

« C’est bon, tu peux y aller. »

Clin d’œil taquin et je m’échappe loin de ses insultes.


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00. Get it while you can # Bonnie, Carter.

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