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Road to Salvation a fermé ses portes.


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 00 - There’s Always A Flaw - With Carter

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MessageSujet: 00 - There’s Always A Flaw - With Carter Dim 5 Jan - 19:32

« Hey Handsome, je bosse pas aujourd'hui et je suis sûre que tu meurs d'envie de me voir, ca fait un bail non? Well, tu sais où me joindre. »

J’étais entrain de fumer à l’arrière cours, assis sur la marche, profitant de ma pause. J’ai repris le taff aujourd’hui même, devenant fou face au manque, restant cloitré à la maison. Il fallait que je sorte. Il fallait que j’aille ailleurs, partout sauf là bas. Et lorsque je lis le message de Carter, je me dis que j’ai bien fais de demander à Bonnie de me conduire au Drugstore de Calvin, là où j’étais en mi-temps. Ce mec est juste un paumé aussi aigrie qu’un vieux n’ayant jamais trempé son biscuit. Il méprise tout ceux qu’il croise, mais l’avantage est qu’il s’en fou de la vie des autres comme de la dernière pluie. Ce qui m’a amené ici, à demander un mi-temps. Que je sois étranger, camé et compagnie, il s’en branle. Lui il veut juste que j’fasse le boulot et que j’le fasse bien. Jusqu’ici, il n’a jamais été déçu, j’crache pas sur le taff même quand c’est pour servir des p’tites merdes de consanguins.

S’en suit un échange de texto où elle me file presque aussitôt l’adresse. Il faut dire qu’avec Carter, je n’ai eu que des bons moments jusqu’ici et qu’on s’entend plutôt bien. Aussi bien au pieu qu’en discussion. Elle m’prend pas la tête avec des questions qui font chier, elle est juste… Carter. Et ca m’va très bien. J’suis pas l’genre à avoir des plans réguliers, mais avec elle, c’est cool. Donc, pourquoi m’en priver ? Et puis, j’peux pas cacher que son p’tit texto était le bienvenu avec les deux dernières semaines que j’ai passé. L’overdose, la crise de manque plus intenable que les autres, ce pique-nique de merde et l’anniversaire de Tyler où j’ai vu ce mec rôder autour de Blondie… Bref, tout un tas de « détails » casse-couille. Voir quelqu’un d’autre, voir autre chose, c’est tout ce qu’il me fallait. Je regarde ma montre… j’finis plus ou moins dans trente minutes. J’demanderais à Douglas où ça s’trouve son chez elle. J’devrais pas avoir trop de mal à trouver.

« Gray ! Qu’est-ce que tu branle putain, essaie pas de gratter une pause alors que t’as  bientôt finit ton service !
- Ouais ouais c’est bon Calvin, j’arrive t’énerve pas. »

C’est un con, mais j’essaie de pas trop l’ouvrir. De un, parce que tous ces mecs à Grayson sont flippants pour une raison qui m’échappe encore et en étant un étranger, mieux vaut que j’fasse profil bas comme je peux. De deux, j’ai pas envie qu’il me vire. J’ai besoin de ce job, surtout en ce moment. Et puis le night-club de Trimble, ça va un moment.
Je jette ma clope sur les pavés avant de l’écraser, retrousse mes manches et repars servir ces crevards au bar et encaisser ces bonnes femmes qui viennent chercher leur p’tits magasines de consommation. J’ai envie de leur vomir dessus et de leur faire bouffer les pages de leur merde. J’ai trooooop de colère en moi. Non j’suis juste en manque parce que j’essaie au mieux de pas trop prendre de drogue, de me freiner tout en continuant mon buisness. Mais c’est techniquement presque impossible, ça fait même pas 15 jours que j’ai fais mon overdose, faut pas s’attendre à un miracle non plus. Je regarde mes mains, tremblantes. Ouais, c’est la merde putain.

Ca dure une demi-heure, et ça passe vite. C’est tant mieux, j’ai pas envie de moisir ici jusqu’à ce soir. C’pour ca que j’aime bien les mi-temps aussi. Ne pas s’faire chier toujours au même endroit, c’est plus facile à vivre.

L’heure de la rédemption à sonné. J’enfile ma veste en cuir par-dessus le sweat et après avoir demandé quelques indications et chopper deux trois trucs à grignoter, je sors pour rejoindre Carter chez elle. Ca doit bien faire trois mois qu’on se voit assez souvent et j’ai jamais mis les pieds chez elle. Après tout, on se doit rien et c’est ce qui me va très bien. Main dans les poches, sac dans l’autre, j’avance sans calculer les habitants autour de moi. Certains me regardant avec mépris, d’autre avec un air … Flippant d’hypocrisie. Un sourire trop …vrai pour l’être. Trop aimable justement. J’suis pas un peureux, loin de là, mais là pour le coup, j’peux pas dire que j’fasse le fier. On dirait ces types dans le genre de film d’horreur, ceux qui se rassemblent telle une secte pour sacrifier l’un de nous sur l’autel pour honorer leur dieu ou leur diable. Ca s’trouve j’suis en plein dans une ville gouvernée par les Illuminatis … Bonnie serait là, on s’taperait déjà des délires désaxés sur ça. A imaginé chacune des personnes comme un possédé faisant un élevage de cochon pour les sacrifier.

Sauf que Bonnie n’était pas là.

Et que Bonnie me manquait.

L’anniversaire de Ty’ nous avait permis de renouer un contact après tout ce qu’il s’était passé. Et j’peux pas cacher que ça m’avait manqué de l’avoir avec moi. Pour des conneries, ou juste l’avoir le soir entrain de me regarder jouer à la Xbox et à l’entendre gueuler à ma place. Pensif, j’me dis qu’il serait peut-être temps de faire un effort pour que tout s’arrange. Cette pression, ce froid, ces reproches silencieux me fatiguent. J’aimerais que tout redevienne comme avant, c’est tout. Avec sa gueule toute fracassée par la fatigue des dernières semaines, son regard bleus ciel toujours dopé à mort. Ma Blondie Junkie. Qu’est-ce qu’on a pu faire comme connerie…

Je lève les yeux pour me repérer et trouve bien vite l’adresse de Carter. C’était un peu … campagnard. Des maisons à l’abandon, à louer. Si cette ville me foutait pas autant les j’tons, j’aurai proposé à Bonnie de vivre ici, d’avoir un espace plus grand et aussi être proche de tout ce qui était commerce, question pratique. Mais dans le fond, Trimble était pas mal concernant la tranquillité.
Je grimpe les quelques marches du perron, avant de frapper.  Quelques secondes à peine, Carter m’ouvrait déjà la porte :

« Haloa Baby, j’apporte de quoi satisfaire nos estomacs affamés. »

Je brandis le sac plastique : Pizzas congelés, mais on s’en branle. On fait jamais dans le luxe et on s’en tape.  J’entre sous son invitation, quitte mes chaussures et me dirige vers la cuisine sans l’attendre pour y déposer le sachet sur la table. J’connais pas très bien les lieux, donc j’vais pas m’aventurer n’importe où, j’voudrais pas tomber sur une vitrine de collection secrète de sextoys…
J’ouvre ce qui semble être le frigo (ouais, elle fait la même chez moi alors pourquoi j’me priverais ?) et attrape deux bières, les ouvres avec mon  briquet et lui en donne une.

« Alors, quoi de beau dans ta p’tite vie tranquille Darling ? J’t’ai pas trop manqué ? »

Gorgée salvatrice. Mes nerfs sont à fleur de peau et j’me sens déjà surexcité. Le manque. Le manque… Le manque. J’lui offre un sourire en coin, le plus craquant que j’possède avant de reboire une gorgée en la détaillant du regard. Elle n’avait pas perdu un seul gramme de charme. De mon côté, j’devais avoir l’air d’un dépravé avec mes cernes qui faisaient dix kilos.
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MessageSujet: Re: 00 - There’s Always A Flaw - With Carter Mar 7 Jan - 0:08

 

There's Always A Flaw



La journée d’hier avait littéralement été une torture, non seulement la jeune femme n’avait quasiment pas dormi de la nuit mais elle avait dû enchaîner la journée en prétendant à qui voulait bien l’entendre que tout allait bien quand en réalité, elle ne s’ était pas sentie si mal depuis un bon moment, les heures s’étaient écoulés avec une lenteur insoutenable et tout ce sur quoi elle avait réussi à se concentrer était la chronologie des évènements. Tout avait commencé la soirée précédente, un court moment d’inattention avait suffit à ce que sa soirée bascule, une seule seconde avait suffit pour qu’elle percute son voisin et ami avec sa voiture, un instant qui ne fut que le début d’une pagaille sans nom…une pagaille qui l’avait obligé à appeler son ex qu’elle avait eu l’intention d’éviter au maximum et qui était probablement la dernière personne a qui elle voulait devoir quoi que ce soit, malheureusement elle n’avait pas vraiment eu le choix, les circonstances avaient pris cette décision à sa place.

Après des heures de luttes acharnées pour sortir Hunter de sa merde et l’empêcher de sauter à la gorge de Dorian, ils avaient finit par le maîtriser mais, cela aurait sans doute été trop simple si cela avait marqué la fin d’une soirée trop mouvementé, non, bien évidemment il avait ensuite fallu qu’elle se contienne et qu’elle gère le fait de ce retrouver face à l’homme qui l’avait littéralement abandonné cinq ans auparavant la laissant complètement anéantie et autant dire que l’historique de leur rencontre n’avait jusqu’ici pas été très réjouissant et à juste titre. C’est donc épuisé et moralement abattue qu’elle s’était rendue au boulot, plutôt ça que de devoir passer plus de temps avec Hunter ou Dorian, elle avait besoin de souffler et de s’occuper, ce qui en théorie était ce qui l’attendait au travail mais, en réalité, elle avait été bien incapable de faire abstraction de quelque façon que ce soit de toute cette débâcle. Carter avait donc saisie l’occasion lorsqu’elle avait vu son patron débarqué de lui avait demandé sa journée du lendemain sous prétexte qu’elle ne se sentait pas très bien, ce qui n’était pas entièrement faux mais, elle avait surtout besoin de se reposer et de se retrouver un peu toute seule, il n’avait curieusement pas rechigné à la lui accorder, sa tête de déterré avait dû lui suffire. Lorsqu’elle était rentrée ce soir-là, elle avait coupé son téléphone et s’était enfermé dans sa chambre, elle ne voulait voir personne, refusait de parler à qui que ce soit pas même à son père, qui ceci-dit ne semblait pas plus s’inquiéter de son état déplorable.

Lorsqu’elle se réveilla ce matin, elle ne se sentait pas beaucoup mieux, elle avait toujours l’impression d’avoir un poids énorme sur les épaules et cette culpabilité qui lui rongeait les entrailles ne la quittait pas mais, elle était suffisamment intelligente pour savoir que si elle se laissait allez, rien d’autre qu’une longue dépression ne l’attendait et pour être déjà passé par là, elle était sûre de ne pas vouloir risquer de s’infliger cela une fois de plus, elle ne serait pas capable de s’en sortir...pas deux fois… Elle avait donc prétendu encore une journée de plus, elle s’était activée, avait tâcher de s’occuper et le corps et l’esprit mais, elle n’avait pas vraiment l’habitude de traîner chez elle et était bien vite arrivé à court d’idée, enfin pas tout à fait…Dans une impulsion soudaine, elle avait attrapé son téléphone et s’était décidé à envoyer un message à Alexander, qu’elle n’avait pas vu et dont elle n’avait pas eu de nouvelles depuis un petit moment d’ailleurs, pas qu’elle lui demande de lui rendre des comptes, loin de là, leur relation  n’était pas de ce genre-là, pas de promesses, pas de questions et surtout aucun engagement d’aucune sorte, exactement ce qu’elle recherchait, quoique elle lui avait accordé le privilège d’une relation plus ou moins suivie puisque ce qui n’était à l’origine qu’un coup d’un soir s’était finalement prolongé sur plusieurs mois, passant de rendez-vous purement charnelle à des rencontres plus amicales dirons-nous et c’était exactement ce dont elle avait besoin là tout de suite, parler de tout et de rien et s’envoyer en l’air, un programme tout à fait adapter à son état d’esprit actuel. Elle prit donc quelques minutes pour lui envoyer un message, message auquel elle reçut bien rapidement une réponse.

« Hep Darling. Dis plutôt que j'te manque, j't'en voudrais pas tu sais. Chez toi ou chez moi? Ou ailleurs peut-être… »

Un large sourire s’était peint sur ses lèvres, elle s’empressa de lui répondre en lui disant que c’était une possibilité, c’était en fait la plus pure vérité, elle avait envie de le voir lui et personne d’autre, pourquoi, peu importait, elle savait toujours à quel programme s’attendre avec lui et c’est ce qui lui plaisait, ni lui, ni elle ne s’amusait à prétendre quoi que ce soit, c’était clair, cash et franc, c’est pourquoi elle ne passa pas de longues minutes à minauder par message interposé et préféra lui envoyer directement son adresse, son père était de sortie, ce qui comme à chaque fois que cela se produisait voulait dire qu’il ne rentrerait pas avant une heure bien tardive et de toute façon même s'il devait se montrer plus tôt, il ne remarquerait probablement pas la présence d’Alexander, c’était parfois tout juste s'il se rappelait que Carter existait toujours.

« Prépare les bières, j'suis là dans une heure à peu près. A toute. »

Une heure…parfait, large, heureusement la petite brune n’était pas vraiment du genre à passer des heures devant le miroir à se pomponner et s’admirer comme toutes ces pétasses narcissiques, elle n’avait jamais vraiment eu besoin de ça et en plus ca lui donnait juste l’impression d’être déguisé. Evidemment elle n’était pas non plus du genre à se laisser allez et à la jouer mémère en devenir, elle avait comme qui dirait trouver un juste milieu, elle fila donc prendre une douche, enfila un jean et le t-shirt blanc qui trainait sur son lit, détacha ses cheveux et les coiffa sommairement avant de redescendre se servir une tasse de café dans la cuisine mais, elle n’en eut pas vraiment le temps puisqu’on toquait déjà à la porte, elle alla ouvrir sachant pertinemment qui l’attendait de l’autre côté.

« Haloa Baby, j’apporte de quoi satisfaire nos estomacs affamés. »
« Salut, bel étranger. »
Elle affiche un large sourire tandis qu’il rentre et va déposer le tout dans la cuisine, elle n’avait rien avalé de la journée alors voilà qui tombait à pic, elle referma la porte et pris sa suite, le regardant se servir dans le frigo avec un air amusé. Il lui tend une bière dont elle se saisit.
« Alors, quoi de beau dans ta p’tite vie tranquille Darling ? J’t’ai pas trop manqué ? »
Carter avale une gorgée avant de poser la bouteille sur le bord de la petite table de la cuisine qui lui fait face et entreprend de répondre, ne pouvant s’empêcher de penser à quel point elle aimerait que sa vie soit justement ‘tranquille’.
«  Voyons voir, pas grand-chose en faite,  j’ai passé ces dernières semaines à dépérir en attendant ton coup de téléphone comme tu peux l’imaginer… » tout à fait son genre, ironie bien placé, elle savait qu’il ne s’en formaliserait pas, il avait désormais l’habitude et savait plus ou moins comment interpréter ce qu’elle pouvait bien dire et c'était aussi une façon tout à fait honorable d’éviter de répondre à la question, elle n’avait pas vraiment envie de se lamenter dans les bras d’Alexander sur sa culpabilité, son irresponsabilité et le fait qu’elle perdait complètement pied ces derniers temps. « Hum et peut-être bien que tu m’as manqué, je sais pas trop, ca fait un bail j’ai oublié tout ce que tu savais faire… » Elle s’était rapprochée de façon nonchalante de son amant pour glisser ses bras autour de son cou et l’entraîner dans un baiser, un de ceux qu’il avait expérimenté de nombreuses fois maintenant. Lorsque ses lèvres se détachèrent des siennes elle plongea son regard dans le sien, affichant un sourire non dissimulé.
« Ah ca commence à me revenir maintenant. » lui avait-elle lancé en reprenant le chemin inverse et en s’asseyant sur la petite table, avalant une gorgée de bière supplémentaire.
« Et toi ? t’était passé où ? »
FICHE ET CODES PAR BROADSWORD.

_________________
"I hurt myself today to see if I still feel. I focus on the pain,the only thing that's real. The needle tears a hole, the old familiar sting, try to kill it all away...But I remember everything. What have I become? My sweetest friend. Everyone I know goes away in the end"

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MessageSujet: Re: 00 - There’s Always A Flaw - With Carter Jeu 9 Jan - 19:39

« Voyons voir, pas grand-chose en faite, j’ai passé ces dernières semaines à dépérir en attendant ton coup de téléphone comme tu peux l’imaginer… »

Je m’abreuve d’une autre gorgée de bière, adossé à l’évier tout en la regardant faussement amoureux :

« Oh si tu savais… J’ai attendu ce moment avec impatience. Je n’ai pas osé t’appeler par peur que tu ne me fuis car… j’voulais te demander en mariage ! »

Eclat de rire. Grosse blague. Moi marié ? Fucking Joke. Et encore moins avec Carter, la personne avec qui aucunes promesses n’a été prononcées. C’est juste fluide et tranquille avec elle. On s’aime bien, ça ne sera jamais Bonnie à mes yeux ça va de soit. Blondie c’est … particulier. Bref, Carter, reste Carter. Chacune sa place et ça me va très bien. Ca ne fait que quelques mois que je ne la fréquente et je peux déjà apercevoir une différence chez elle. Visage tiré, yeux fatigué, sourire presque transparent. Cherche pas Wuornos, je vis avec une dépressive presque H-24, vos faux semblants c’est pas pour moi. Bonnie se dissimule derrière un visage, un sourire brisé et surtout la défonce. Je n’sais pas ce qu’elle se fou dans le nez ou le bide, mais elle était loin. Seulement, un regard vide et perdu ne se loupe pas. Pas quand on la connait depuis une vingtaine d’année. J’suis pas stupide : l’avortement, mon overdose, la merde quotidienne, tout porterait à croire qu’elle accroit ses doses ou qu’elle prend autre chose pour pas s’mettre à chialer devant moi. Bonnie est une femme brisée, c’est une poupée éclatée par son connard de créateur et qui n’a jamais eu une seule attache, à part moi.

Je reporte mon attention sur Carter et me dit que si elle parait si fatiguée, c’était peut-être simplement du à la fatigue.

« Hum et peut-être bien que tu m’as manqué, je sais pas trop, ca fait un bail j’ai oublié tout ce que tu savais faire… »

Elle s’approche d’un pas langoureux et me vole un baiser sulfureux qui nous emporte pendant une fraction de seconde, assez loin d’ici. Je lui attrape les hanches pour la plaquer un peu plus à moi et re-gouter cette saveur chaleureuse qu’elle savait procurer.

« Ah ca commence à me revenir maintenant.
-J’vois que tu sais toujours aussi bien recevoir… T’es chaleureuse avec tous tes invités de la même manière ? »

Je me ré adosse à l’évier, toujours bière à la main, un sourire aux lèvres ; Pour sur qu’elle n’avait pas changé. Ca devait faire déjà quelques semaines que je ne l’avais pas vu et je n’cache pas que j’avais été satisfait qu’elle me recontacte. Je lance un regard aux alentours et me demande si elle vit réellement seule ici. Durant les fois où l’on s’est parlé j’ai cru comprendre qu’elle n’avait ni de mari, ni de copain caché mais un père un peu absent. J’me suis toujours demandé ce que ça faisait d’avoir encore ses parents dans sa vie après autant d’année passé à vivre. Question stupide… passons.

« Et toi ? T’était passé où ? »

Je bois une autre gorgée en retenant un rire. En soi, c’est pas drôle mais putain, j’sais pas quelle bonne étoile j’ai encore au dessus de ma gueule pour être encore en vie en cet instant. J’me came à mort comme un connard, je fume, je fais n’importe quoi, j’fais une overdose et j’m’en sors. J’suis pas fier mais j’préfère ne pas y penser. Parce que j’sais pas ce qu’il s’est passé depuis que j’suis réveillé, mais y a un truc bizarre qui m’fait sentir mal à l’aise parfois. A me dire qu’un mec qui est plus clean que moi, un ado par exemple, qui veut faire le malin et qui va tester une seule fois à l’héro, passera l’arme à gauche sans aucune chance. Et moi j’suis là, tout frais … à pavaner ma vie.
Ouais, et j’pense trop aussi. Putain.

Je reprends le fil du temps et plante mon regard dans celui de Carter avant de balancer d’un air léger :

« J’ai failli passé devant Satan il y a peu, parce que j’ai sûrement aucune chance de voir la tronche de Saint Pierre quand j’mourrais. Mais visiblement c’était pas encore mon heure. »

Devant son incompréhension, je reprends, toujours aussi léger :

« J’ai fais une overdose il y une dizaine de jours. On dirait que j’ai eu d’la chance. »

Je finis d’une traite ma bière, en évitant son regard. J’sais pas pourquoi et je n’en tiens pas compte. Peut-être parce que j’ai autant eu peur de crevé que je regrette parfois de pas y être passé pour de bon. Mais faut croire qu’en haut il y a vraiment un connard qui fait en sorte de te faire rester ici pour une raison qui te restera inconnu pendant de longues années.

« A part ça… Rien de spécial. J’ai du me coltiner la boite de nuit du coin pour l’anniversaire d’un pote où lui et Bonnie m’ont fait une blague… Crasseuse. »

Vous n’êtes qu’une bande de connard, sachez-le. Sachez aussi que j’vais pas en rester là. Rien que d'y penser, j'ai encore envie de gerber. Je balaie rapidement ce souvenir malsain en secouant la tête, passant rapidement à un autre sujet.

« Bref, rien d’extraordinaire. J’aime toujours pas cette ville de consanguin. D’ailleurs faut que tu m’explique pourquoi tu vis ici. Ils sont … Trop aimables. Anormalement aimable même. ‘Fin, ça dépend en faite. »

Ouais parce qu’être un étranger à Grayson, c’est pas Noel tous les jours. J’ai autant eu le droit à des sourires qui pourraient presque vouloir dire : « Viens ici mon mignon qu’on t’émascule ! » qu’à des injures et des menaces. J’les emmerdes moi. Dire que Bonnie fait partie d’une de ces familles de bourgeois de mes deux, qui sont sûrement aussi avare que con.

« Bon plus sérieusement, t’as des choses à m’raconter ou j’dois te « torturer » pour t’extirper tes douces paroles… ? »

Je m’avance d’un pas bourru mais lent avant de me placer face à elle, entre ses jambes où mes lèvres vinrent capturer les siennes d’un baiser fougueux et passionné, mes mains saisissant ses hanches pour l’approcher de moi. Je prends plaisir au jeu, à a glisser mes doigts sous son tee-shirt où je peux déjà y deviner des frissons de plaisir. Je m’écarte, un sourire en coin. Carter, c’était un jeu continuel. On s’touche, on s’écarte, on se tente, on se rue l’un sur l’autre.
Je me serres une deuxième bières dans le frigo :

« He, t’es au régime ou quoi ? C’quoi ce frigo de somalien ? »
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MessageSujet: Re: 00 - There’s Always A Flaw - With Carter Sam 11 Jan - 18:34

There's Always A Flaw



Carter en recracha presque la gorgée de bière qu’elle venait d’avaler en s’esclaffant. Elle lui adressa un sourire en coin en hochant négativement la tête, ils ne pouvaient vraiment pas s’empêcher ni l’un, ni l’autre de se chercher. Le mariage, voilà un sujet sur lequel il ne fallait pas la lancer, elle n’avait jamais vraiment cru en cette institution, pour la simple et bonne raison qu’elle ne connaissait pas vraiment de couple modèle, dont le mariage voulait vraiment dire quelque chose et ce n’est certainement  pas celui de ses parents qui fut, un échec plus que conséquent qui aurait pu lui faire voir les choses différemment, ne parlons même pas de ses pseudo-fiançailles qui n’auront en tout et pour tout pas dépasser les deux mois…Nan vraiment le jour ou quelqu’un réussirait à lui passer une bague au doigt n’est pas près de se présenter. Elle avala une gorgée de bière, posa la bouteille sur la table et s’empressa d’aller poser ses lèvres sur les siennes, chose qu’elle avait eu envie de faire à peine avait-il passer la porte.
« J’vois que tu sais toujours aussi bien recevoir… T’es chaleureuse avec tous tes invités de la même manière ? »

Elle lui adressa un sourire mutin en regagnant la table de la cuisine où elle se hisse pour s’asseoir sur le bord. « Pas tous non, faut croire que t’est un petit privilégié… » La jeune femme enchaîne en lui demandant où il était passé ces dernières semaines, ils se voyaient relativement régulièrement ces derniers temps et quand bien même ils ne se voyaient pas, l’un des deux trouvait toujours le temps d’envoyer un message par-ci, par là mais, cette fois-ci il n’avait pas répondu enfin jusqu'à aujourd’hui. La curiosité l’emportait donc, même si, il ne lui devait aucune explication et était libre d’avoir une vie trop remplie pour lui accorder plus de temps, ce qu’elle ne demandait pas nécessairement car, la situation, ne lui convenait que trop bien,  elle éprouvait un minimum d’intérêt pour ce qui le concernait. La question sembla l’amuser mais, sa réponse elle ne la fit pas vraiment rire, elle resta un peu incrédule devant son petit laïus métaphorique, elle n’était pas vraiment sûre de comprendre, enfin si, elle avait justement peur de comprendre, la suite fut bien plus claire et directe.
« J’ai fais une overdose il y une dizaine de jours. On dirait que j’ai eu d’la chance. »
Elle change littéralement de couleur, les yeux braqués sur Alexander qui lui, semble un peu cherché à regarder partout sauf vers elle, certes ce n'est pas nécessairement super glorieux et pourtant cela n’a pas l’air de le déranger d’en parler ouvertement, elle ne lui reprochera pas, elle préfère de loin la franchise mais, dans un premier temps, elle reste silencieuse, un peu trop abasourdie par la nouvelle, nouvelle qui ne fait que s’ajouter à l’enchainements d’évènements particulièrement éprouvant auxquels elle a dû faire face ces derniers temps.
« A part ça… Rien de spécial. J’ai du me coltiner la boite de nuit du coin pour l’anniversaire d’un pote où lui et Bonnie m’ont fait une blague… Crasseuse. »
« Pas si vite trésor ! T’es sérieusement en train de me raconter ton week-end après m’avoir balancé comme ca que t’a failli claquer ?? » Elle le regarde d’un air sérieux, ok peut-être qu’il n’a pas envie de s’étendre sur le sujet et elle ne l’y obligerait pas mais, qu’il lui laisse au moins le temps de procéder la nouvelle, c’est pas l’information anodine qu’on balance entre deux banalités…La jeune femme connaissait les penchants d’Alexander pour les drogues mais, elle ne s’était cependant jamais imaginé que c’était au point de risquer l’overdose, la nouvelle la laissait complètement interdite, elle n’était pas du genre à juger et ce n’est pas maintenant qu’elle allait commencer mais, on pouvait sans doute lire sur son visage que l’information la rendait soucieuse et concernée. Elle avait voulu lui demander ce qui s’était passé mais, il ne lui en avait pas laissé le temps, préférant amener la conversation sur un tout autre sujet, les choses étaient claires, il n’avait pas envie de s’étendre sur ça en tous les cas pas maintenant apparemment. En lieu et place de cela, il se contenta de blablater sur les gens du coin, qui ne lui plaisait apparemment pas, elle pouvait comprendre son point de vue, les petites villes comme Grayson où tout le monde se connaît depuis toujours peuvent paraître extrêmement fermé et spéciale enfin c’est du moins ce qu’elle imaginait dans la généralité. Résigné à ne pas insister sur le sujet de son overdose, elle prit sur elle de se concentrer sur ça pour se détendre un peu. « J’ai toujours vécu ici alors…et t’a beau dire ce que tu veux en attendant tu t’es jamais plaint de mon…amabilité » oui, bon d’accord tout était sujet à faire des allusions à peine dissimulés mais, c’est comme ça qu’ils avaient commencé et c’était devenu un peu un automatisme, un jeu qui ne prenait jamais fin. Il lui adresse un sourire, avant de s’avancer vers elle, en laissant derrière lui la bouteille qu’il a déjà terminée alors qu’elle ne commence la sienne qu'à peine, il semble aussi laisser sa révélation et ses tentatives de la noyer sur le plan de travail derrière lui, il semblerait que ce soit maintenant à son tour de raconter, de laisser échapper ce qui la ronge, ce qui la pousse à essayer de fermer les yeux sur les dernières semaines sauf qu’elle n’est pas sûre d’en avoir envie, peut être qu’elle veut juste occulter un peu plus longtemps, se perdre un peu dans les bras d’Alexander loin de toute cette merde, rien qu’une seule journée.

« Bon plus sérieusement, t’as des choses à m’raconter ou j’dois te « torturer » pour t’extirper tes douces paroles… ? » laisse-t-il échapper alors qu’il se glisse entre ses jambes pour la ramener à lui et l’entraîner dans un baiser, un de ceux qui lui emporte le cœur, lui provoque une sensation de loin, un de ceux qu’elle se plait à prolonger encore et encore. Ses bras se perdent derrière la tête du jeune homme tandis que ses mains à lui se glissent déjà sous son t-shirt, elle ne semble pas s’en plaindre bien au contraire, elle met fin à leurs baiser, ses lèvres frôlant toujours les siennes pour lui donner une réponse.  « Si c’est ton idée de la torture je vais opter pour cette proposition alors. »  Mais cela aurait été bien trop facile et pas du tout représentatif de la façon de faire du jeune homme, alors pour ne pas faire mentir l’image qu’elle avait de lui, il se recule et la plante là pour allez faire un tour dans son frigo. Rageant certes mais on ne peut plus excitant, la facilité était toujours beaucoup trop surestimé de toute façon.

Faisant fi de sa remarques sur le contenu de son frigo mais, lui rappelant indéniablement qu’elle devrait finir par allez le remplir qu’elle en ai le temps ou pas, elle reporta son attention sur sa bière avant de finalement se laisser aller à lui donner un semblant de réponse, histoire de satisfaire un minimum leurs échange de nouvelles.
« Ces dernières semaines ont été un peu…compliqués, j’ai eu le droit a pas mal de mésaventure mais, rien qui ne fassent le poids... » Elle avait envie de lui demander ce qui s’était passé pour qu’il en arrive là, elle avait envie de lui demander si ça allait mais, elle n’avait pas la moindre idée de ce qui était approprié et d’où était sa place face à ça, c’est pas vraiment le genre de trucs qu’ils avaient partagé jusqu’ici et si le sort d’Alexander lui importait, elle n’était pas sûre que lui ait vraiment envie de partager ce genre de choses avec elle, elle n’était pas certaine d’être plus qu’une nana qu’il saute de temps en temps mais, tant pis elle se décida à tenter quand même le coup. «  Je sais pas si c’est approprié où si t’a envie de t’étendre sur le sujet mais…et maintenant ca va ?» ca sonnait un peu idiot, elle en était bien consciente mais, elle n’arrivait pas vraiment à mettre ça de côté et à continuer de parler de tout et de rien.
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MessageSujet: Re: 00 - There’s Always A Flaw - With Carter Mer 15 Jan - 20:01

Je sais que j’ai vite esquivé sa remarque sur le fait que oui, j’ai failli claquer. Mais justement, j’ai juste « failli », est-ce que ça valait la peine de s’inquiéter ? A regarder sa tête, oui. Carte, c’était pas Bonnie. Et Bonnie, n’était pas Carter. Jamais j’entretiendrais un lien aussi fort qu’avec ma Blondie préféré, mais j’peux pas nier que j’appréciais Carter pour ce qu’elle était et qu’ils nous étaient déjà arriver de parler, mais sans trop s’étendre sur les sujets un peu … disons, compliqué. Je l’écoute me dire que son amabilité, jamais j’m’en plains… Et j’vois pas comment je pourrais. Ses accueil on toujours eu un certain goût délicieux et agréable. Mais au fil du temps, j’avais bien prit conscience que si nous nous revoyons, ça n’était pas forcément pour brûler quelques draps et partager des soupirs de jouissance, mais aussi pour discuter de tout et de rien, de déconner et de se détendre. J’aime me jouer d’elle et elle adore en faire autant… C’était devenu un petit rituel qui nous convenait à tous les deux. C’était même bizarre de m’voir comme ça avec elle, associable comme je suis. En général les nanas, j’les fou dans mon pieu et basta, j’en parle plus. Parfois j’en rappelle à l’occasion, si elles ont marqués le coup, sinon j’passe à autre chose. Et oui, j’suis qu’un gros connard et j’l’assume. Moi ça m’amuse. Mais avec Wuornos, c’était pas pareille. Il y résidait un coup que j’dirais amicale. Alexander Ethan Gray, avoir des amis. Ca arrive, faut croire que les miracles existent.

« Ces dernières semaines ont été un peu…compliqués, j’ai eu le droit a pas mal de mésaventure mais, rien qui ne fassent le poids... »

Je relève la tête, intrigué, m’extirpant de son frigo quasi vide où j’aurais presque pu y voir sortir des papillons tant il criait famine. J’suis pas le genre à prêter attention à la vie des autres, pour être honnête j’m’en branle. J’suis qu’un gros égoïste, mais encore une fois, c’était aussi différent sur ce plan avec Carter. Bras appuyé sur la porte du frigo, je continue de la fixer, mais avant que je n’ai pu sortir le moindre mot …

« Je sais pas si c’est approprié où si t’a envie de t’étendre sur le sujet mais…et maintenant ca va ?»

Ouais, tu t’inquiète. Okay. Enfin, j’me suis jamais posé la question de savoir s’il y avait une limite entre elle et moi. Une limite de confidentialité, vous voyez ? Est-ce qu’on baise et on parle des trucs qui ne nous concernent pas ? Ou est-ce qu’on en était maintenant à aussi parler de choses un peu plus … personnelles ? J’étais clairement pas l’genre de mec à me confier, à déblatérer ma vie et à chouiner sur mes souffrances. Si j’me sens mal à l’aise ? Ouais un peu. J’attrape les deux bières dans son frigo, même si elle n’a pas encore terminée la sienne et la lui fait glisser sur la table jusqu'à elle tout en refermant la porte. Je ferme le poing devant ma bouche, me raclant la gorge. Y a un silence, un lourd silence et pour une raison que je n’pourrais expliquer, j’me sens … gêné. Parce que j’suis entrain d’hésiter. Généralement, j’coupe court à la conversation avec un …

« Ca va. J’suis toujours vivant comme tu peux l’voir. »

Ouais, c’est ce qui me ressemble le plus. Sourire qui n’en est pas un. J’avale une gorgée de bière pour m’occuper la gorge et la bouche, toujours ce malaise au creux de l’estomac. Parce que j’ai pas encore assumé ce que j’ai fais. Pas d’avoir pris de la drogue hein, mais d’avoir joué au con. D’avoir cru que j’étais invincible et que mon corps était en symbiose avec ce que je m’injectais tous les jours dans la gueule, dans les veines ou dans l’estomac. De m’être cru au dessus de tout et surtout d’avoir eu cette putain de faiblesse de m’y plonger dedans, nez droit dans la neige, pour m’oublier et zapper ce qui n’allait pas. Ce qui me bouffait au lieu d’y faire face, comme à mon habitude. Parce que j’ai joué les lâches. Comme une merde. Je fixe Carter sans décrocher et la sonde du regard. Bonnie m’apporte tout, y a qu’avec elle que j’me sens complet. Et ces derniers temps y avaient des comportements qui … m’faisaient flipper. Trop de regard, trop de geste qui ne trompe pas… Trop de.. j’sais pas. Un truc qui me met pas à l’aise, qui m’rends con et mou. Carter dégageait un truc rassurant. C’était la nana tranquille, la pote que tout mec rêverait d’avoir. Ca m’saigne le cerveau d’me dire ça, mais j’suis plutôt content d’l’avoir eu à mon bar celle-là.

Et puis j’me demande ce qu’elle a vécu ses derniers temps pour paraitre aussi crevé et pour avoir le regard à la limite du vide.

« Hum… j’te propose un truc. »

J’avale une nouvelle gorgée et me détend. J’inspire un grand coup en relevant la tête. J’lui faisais pas confiance, parce que j’fais confiance à personne ici. J’pars du principe que l’être humain est perfide, vile, vicieux et que pour sauver sa peau, il est prêt à tout. Y a que Bonnie qui donnerait la sienne pour pas que j’crève. Mais peut-être que Carter en valait plus le coup que ça.

« J’parles un peu de tout ça et tu m’parle aussi de toi. Je la pointe du doigt, bière à la main. De tes mésaventures qui m’ont l’air d’avoir été assez… éreintantes. »

J’vis avec une nana qui s’prends pour une star pour pas plonger droit dans la merde, parce qu’elle sait qu’elle n’a pas le corps assez solide pour encaisser toutes les merdes de ce monde. Alors j’suis là, j’prends à sa place, ça marche pas toujours. Comme pour … l’avortement. Bref. Tout ça pour dire que ce regard, j’le connais par cœur. Ses traits tirés aussi. J’suis pas extralucide, loin de là. Surtout en cette période où j’rêve de pouvoir plonger mon nez à volonté dans un tas de poudre qui m’enverra direct au 7ème ciel de la défonce. Mais je sais au moins reconnaitre quelques signes. Après, ça s’trouve j’me plante lamentablement et elle est juste crevé. Je ne dirais pas que je m'inquiète, parce que j'reste encore un mec qui à une fierté trop grande pour le corps que j'ai. Mais peut-être qu'un jour, j'l'accepterais.

Je viens m’adosser sur le mur en face d’elle, une main dans la poche, toujours ma deuxième bière en main. Je me sors une clope, l’allume et en inspire une bouffée avec un apaisement visible. Oui, j’commence à ressentir les brûlures dans mes veines mais j’vais essayer de pas y penser. J’essaie du mieux que j’peux de m’stopper, on fait comme on peu.

« Raconte moi tes incroyables aventures et on parle un peu d’moi. Okay ? Comme ça, c’est donnant donnant. Et j’me sentirais moins con d’exposé ma vie d’adorable Junkie aussi.»

J’sais qu’à la base j’étais sûrement là pour t’offrir une partie de plaisir, chose qui arrivera sûrement… mais si t’as besoin d’parler, j’t’offre mon écoute. De manière détournée, mais j’le fais. Et ouais, Tyler si tu m’voyais ici même tu aurais de quoi fermer un peu ta gueule où tu verrais que j’suis pas un si gros connard que ça.
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MessageSujet: Re: 00 - There’s Always A Flaw - With Carter Sam 18 Jan - 15:29

There's Always A Flaw



« Ca va. J’suis toujours vivant comme tu peux l’voir. »
Un si long silence pour une réponse qui se voulait sans doute détendue ou en tous les cas c’est l’attitude qu’il affichait même si cela sonnait faux pour elle, oui certes, il  se tenait en un seul morceau devant elle mais, il n’y avait aucune chance pour que ca ne l’ai pas touché plus que cela, que ce soit dans un sens ou dans un autre, peu importait lequel à dire vrai. Carter avait bien compris qu’il ne voulait visiblement pas s’étendre sur le sujet et c’était son droit, après tout, qui était-elle pour exiger qu’il s’épanche sur sa vie, il aurait tout aussi bien pu la laisser dans l’ignorance la plus totale mais, il avait déjà joué la franchise ce qu’elle appréciait vraiment, elle avait déjà assez donné dans le mensonge et l’omission et cela lui faisait apprécier d’autant plus qu’il choisisse de lui dire les choses. Peut-être qu’ils finiraient par devenir un peu plus que, qu’ils finiraient par faire plus que juste couché ensemble de temps en temps. Pas de méprise cependant, lorsqu’elle émit cette supposition elle n’imaginait pas une seule minute pouvoir devenir la copine d’Alexander, rien ne pouvait être plus loin de ce qu’elle envisageait mais, en faire un ami est-ce que c’était envisageable ? Pas la moindre idée…à choisir entre être ‘ami’ et se faire sauter régulièrement par lui, disons qu’elle n’était pas vraiment prête à  abandonner ce qu’il lui offrait depuis leur rencontre dans cette boîte pourrie mais, peut-être que les deux n'étaient pas incompatibles dans leur cas.

« Hum… j’te propose un truc...J’parles un peu de tout ça et tu m’parle aussi de toi. De tes mésaventures qui m’ont l’air d’avoir été assez… éreintantes. » Donnant-donnant, ca paraissait de bonne guerre, après tout il avait lancé les réjouissances mais, quand bien même… elle ne pouvait pas vraiment parler de son mal-être sans lui raconter sa vie, tout était intimement lié à son passé, à tout ce qu’elle avait subi jusqu’ici et elle ne se sentait pas vraiment prête à lui donner autant sur elle, après tout, que connaissait-elle d’Alexander ? Très peu, ils n’avaient jusqu’ici parler que de choses futiles et sans importances entre deux parties de jambes en l’air, est ce qu’ils étaient ami ? Amants ? De banales connaissances ? Elle n’était pas vraiment le genre à coller des étiquettes sur tout, aussi elle ne s’était pas vraiment posée la question jusqu’ici mais, finalement elle avait peut-être besoin de mettre un nom sur leur relation, elle avait besoin de pouvoir déterminer les limites qui s’imposaient. La jeune femme essayait de noyer le silence ambiant dans sa bouteille de bière, sondant le regard d’Alexander pour y trouver la réponse qu’elle cherchait mais, au final, elle se rendit bien vite compte que cela ne menait à rien, elle se contenterait donc de lui dire le minimum…il avait repris la parole avant qu’elle n’ait pris le temps de formuler une réponse. Une histoire pour une histoire hein ? Très bien dans ce cas, elle lui donnerait ce qu’il veut, une partie de l’histoire, celle qui ne ferait pas d’elle une pauvre petite chose fragile, celle qui voit tous ceux qu’elle aime disparaître les uns après l’autre, la laissant avec une peur assez prononcée de l’abandon, la gamine stupide incapable de tourner la page sur son abruti de premier amour…ce sont peut-être aussi ces choses, ces expériences qui font d’elle, la Carter qu’il connaît mais c’est une partie de son histoire qu’elle se sent incapable de partager en connaissance de cause.

« Si tu tiens tellement a écouté mes tristes mésaventures voilà ce que je te propose… on à l’air aussi à l’aise à raconter notre vie l’un que l’autre alors une histoire pour une histoire et une question pour une question… » Un sourire de façade sur les lèvres, qu’elle fit bien vite disparaître, bon dieu elle détestait ce genre de situation, elle avait toujours vendu cette image de la fille à la tête haute, celle qui surmonte toutes les tuiles qui lui tombent constamment sur le coin du nez, la nana forte et indépendante, aussi se présenter en faible petite chose n’était pas quelque chose à laquelle elle était habituée et ne savait donc pas par où commencer. « Hum pour faire court, j’ai  eu un accident y a deux jours…enfin non je devrais plutôt dire que j’ai provoqué un accident et…hum j’ai renversé un de mes amis… » Elle avala une dose massive de bière pour faire passer les mots qui venaient de sortir de sa bouche. «…j’aurai dû faire attention, j’aurai dû être plus prudente et… » Elle émit un gloussement on ne peut plus sarcastique. « Si c’est pas ironique hein, on pourrait penser qu’avec ce qui est arrivé à mon frère, je serais la première à être raisonnable sur la route et au lieu d’ca j’ai failli tuer mon voisin… un tonnerre d’applaudissement pour ma connerie ! » avait-elle lancé en levant sa bouteille avant d’en consommer une gorgée. Alexander n’avait probablement aucune idée de quoi elle parlait, il n’était pas de Grayson et n’était probablement même pas dans le coin à l’époque où son frère s’était tué mais, elle ne s’était pas vraiment posé la question et ne s’en rendrait probablement compte que quant-il pousserai les questions plus loin…Elle se garda bien de mentionner Dorian, son retour impromptu, tout les putains de sentiments qu’elle avait jusqu’ici refoulé et qui avaient resurgi sans crier gare, tout ces sentiments contradictoires qui lui bouffaient un peu la vie en ce moment, non sans mentionner le fait qu’elle se reprochait d’avoir été assez stupide pour l’appeler à la rescousse et ainsi lui être redevable, bon sang ce qu’elle pouvait se sentir stupide.

Elle sauta de la table et se dirigea dans sa direction pour piocher une clope dans son paquet, elle l’alluma et reporta son regard sur lui avant de lui lancer dans un nuage de fumée. « Enfin…mon tour ! Qu’est ce qui s’est passé ? Je croyais que tu gérais ta consommation… »
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MessageSujet: Re: 00 - There’s Always A Flaw - With Carter Mar 21 Jan - 19:21

« Si tu tiens tellement a écouté mes tristes mésaventures voilà ce que je te propose… on à l’air aussi à l’aise à raconter notre vie l’un que l’autre alors une histoire pour une histoire et une question pour une question… »

Je la fixe et acquiesce sans un mot. Comme tu dis, on a l’air hyper à l’aise là, toi et moi. J’pourrais même me confesser durant des heures et des heures… Mensonge. Parler de moi est une torture et c’est chiant. Mais j’vais faire un effort, parce qu’en ce moment j’en fais plein même si je reste quand même un connard dans le fond. D’ailleurs elle perd le semblant de sourire qu’elle tentait de me donner, contrairement à moi qui affichait désormais une gueule impassible.

« Hum pour faire court, j’ai eu un accident y a deux jours…enfin non je devrais plutôt dire que j’ai provoqué un accident et…hum j’ai renversé un de mes amis… »

J’ai arqué le sourcil à l’évocation de l’accident pour aussitôt me rassurer sur le fait que ce n’était pas elle qui avait le plus souffert. Désolé pour ton pote hein, mais lui j’le connais pas, toi si… Ouais ca va vos gueules, j’peux être sympa quand j’veux. Quoi qu’il en soit, j’me doute que la situation n’a pas du être évidente à gérer et en voir sa tête et son regard perdu, ça ne fait que me conforter dans ce que je pense.

«…j’aurai dû faire attention, j’aurai dû être plus prudente et…Si c’est pas ironique hein, on pourrait penser qu’avec ce qui est arrivé à mon frère, je serais la première à être raisonnable sur la route et au lieu d’ca j’ai failli tuer mon voisin… un tonnerre d’applaudissement pour ma connerie ! »

Je marque ma surprise. Son frère ? Jamais entendu parler et pour le coup je suis intrigué, je lève machinalement ma bouteille avec elle, retournant dans mon crâne ses phrases, les unes après les autres. J’aurais voulu lui poser la question pour son frangin mais c’était pas mon tour de le faire et autant jouer le jeu jusqu’au bout. Par contre, force était de constater qu’elle avait l’air marquer par l’accident de son pote, chose que j’peux comprendre. C’est pas toujours… gaie dirons nous. Je la vois culpabiliser et je me dis qu’au fond j’suis pas mieux. Ca remonte à quelques années maintenant, mais j’oublierais pas pour autant que moi j’avais carrément du sang sur les mains. Trop défoncé, trop saoul, une dispute, un mauvais coup et basta, c’était finit. Et ça j’m’en vante pas … Même Bonnie n’est pas au courant. J’ai jamais eu le courage et le cran de lui dire. Et dire que j’fais mon malin et mon gros connard avec ma grande gueule.

« J’comprends ouais… Ca n’a pas du être facile, mais si j’te vois encore debout et sans pleurer c’est qu’il ne doit pas être mort. Il n’a rien eu de grave au moins ? »

J’manque affreusement de délicatesse mais ça elle le sait déjà. Et cette question ne compte pas pour le jeu puisque c’est pas une demande sur sa vie mais sur son pote qu’elle a renversée. Je bois une nouvelle gorgée de bière, la fixant intensément. Ouais, les derniers jours on pas dû être cool pour toi. Je la regarde se diriger vers moi, se saisir de mon paquet de clope et de ce servir. Je la laisse faire sans dire un mot, c’était monnaie courante entre nous et j’m’en foutais.

« Enfin…mon tour ! Qu’est ce qui s’est passé ? Je croyais que tu gérais ta consommation… »

Je laisse échapper un ricanement amer. Gérer ma consommation … si peu. J’inspire une autre bouffée de nicotine avant de porter mon regard ailleurs que sur Carter. J’ai pas honte, mais bon, j’en suis pas fier non plus. Puis elle sait autant que moi que d’parler de ses problèmes, c’est la croix et la bannière. Je laisse planer quelques secondes de silence, fumant ma clope posément. En faite, j’suis entrain de chercher mes mots. Elle a jouée le jeu, m’a tout expliqué. Enfin je crois, à moi d’en faire de même, mais j’ai du mal. Sacrément du mal.

« Pour être franc, j’ai pas eu des jours très heureux non plus. C’était carrément la merde à vrai dire. J’gère ma consommation en temps normal, j’crois. J’sais plus trop ce que c’est de gérer ou non… En faite j’pense qu’à partir du moment où on s’en fou dans les veines et dans la narine, on contrôle plus rien. C’est simplement une illusion pour jouer le mec qui gère alors qu’en réalité, que dal. »

J’inspire une nouvelle bouffée et m’amuse à faire des cercles avec la fumée, bouche positionnée en rond, mes yeux scrutant mon œuvre d’art. C’est étonnant d’entendre ça de la bouche d’un camé, mais c’est la réalité et j’le sais. Tout comme je sais que parfois, un gramme de trop peu être fatale. La preuve. Bon, cette fois j’étais vraiment borderline … Et si le morale va pas avec, forcément, ça n’aide pas.

« Disons qu’avec toute ces problèmes j’ai un peu bader ce soir là et j’voulais m’évaporer dans les douces sensations que la drogue peut donner. Mais j’ai poussé un peu trop la dose, croyant que ça allait juste m’assommer la gueule un peu plus que je ne l’étais. Et j’crois que pour le coup j’ai eu les yeux plus gros que le ventre. »

Je laisse échapper un nouveau rire sarcastique. J’ai été vraiment trop con et même si j’me suis demandé si j’avais dû m’injecter un peu plus que prévu, j’me dis que ça aurait été lâche de ma part. Et j’suis tout, sauf lâche.

« Voilà, un drame est si vite arrivé hein ! Je lève ma bière à mon incroyable talent de Junkie ! »

Je lève ma bière, portant de nouveau mon regard sur elle. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle me juge, sinon elle l’aurait fait depuis longtemps. Et si jamais ça avait été le cas, elle savait pertinemment que je l’aurais durement renvoyé chier. Ce que pense les autres, j’m’en contre fou, j’aime me drogué parce que ça m’emmène dans des perceptions que eux, ne connaissent pas. Je viens me planter en face de Carter, bière à la main, clope dans l’autre qui s’appuie désormais sur le mur et sans crier garde je viens plaquer mes lèvres aux siennes. Aussi subite qu’inattendu, j’avais pour habitude de répondre à mes pulsions. Je cramais la vie comme je le voulais, comme je le sentais et là ce que je voulais, c’était de sentir ses lèvres contre les miennes mais aussi me laisser gagner de nouveau par ce brasier pour balayer d’une traite ce malaise qui s’était doucement mais sûrement insinué en moi lorsque j’ai évoqué l’overdose. Et j’espérais secrètement lui donner la même satisfaction… Pour accentuer mon geste, je me plaque un peu plus à elle, l’emportant avec moi dans un tourbillon de sensation aussi plaisante que possible. Je laisse perdurer le baiser, sentant ses mains chercher ma peau sous mon tee-shirt, nos souffles s’accélèrent dangereusement et je sens le désir nous attraper à une vitesse fulgureuse et lorsque je la sens trop présente, je m’écarte en douceur, luttant contre ce désir irrépressible de la déshabiller et de plaquer à elle pour encore entendre ses gémissements que j’appréciais de plus en plus. Je m’appuie sur le mur, mon visage à quelques centimètres du sien :

« J’ai vraiment TRES envie de continuer à te rendre dingue ma douce… »

J’effleure ses lèvres et m’éloigne avant de réduire en pièce tout ce qu’elle porte :

« … Mais j’ai une dernière question. Et après, on s’éclate un peu. »

Je vide d’une traite ma bière, la pose sur le comptoir et continue de consumer ma clope.

« Il est arrivé quoi à ton frère ? »

Je ne la lâche pas du regard, cherchant la faille qui fera trembler son regard. C’était pas avec une intention de faire mal, bien au contraire. Peut-être avait-elle besoin de vider son sac, j’en sais rien. Puis libre à elle de me répondre ou pas.
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MessageSujet: Re: 00 - There’s Always A Flaw - With Carter Sam 25 Jan - 22:27

There's Always A Flaw



Se confier et jouer les petites victimes n’était pas ce qu’elle faisait de mieux c’était évident, elle se sentait même plutôt mal à l’aise de se montrer sous un jour comme celui là, même si au fond elle se doutait bien qu’Alexander ne devait probablement pas en avoir grand-chose à faire de ce qu’elle lui racontait, il l’aurait sans doute oublié à peine la porte passer. N’était-il pas après tout le premier à dire qu’il n’en avait rien à foutre des gens ? La jeune femme se prêtait malgré tout au jeu, parce que…en réalité, elle n’en avait pas la moindre idée, c’était venu comme ça, il l’avait poussée dans ce sens et elle n’avait pas cherché à le pousser vers une autre voie d’une façon ou d’une autres.

« J’comprends ouais… Ca n’a pas du être facile, mais si j’te vois encore debout et sans pleurer c’est qu’il ne doit pas être mort. Il n’a rien eu de grave au moins ? »

Les yeux bruns de Carter se relève vers son interlocuteur, non il ne comprend pas, il ne peut pas comprendre pourquoi parce qu’il n’en sait pas le quart, il n’imagine même pas que sous cette façade bien huilée, de nana je m’en foutiste au possible, à la tête haute et en apparence sans problème, elle n’est pas grand chose de plus qu’une épave condamnée depuis bien longtemps. Si ce n’était qu’un stupide accident mais, non. C’est une suite sans fin de tuiles, de désillusions et d’abandons…Un petit grain de sable qui l’enterre un peu plus encore, l’équilibre instable sur lequel elle se balance n’est pas bien loin de l’autodestruction…il ne lui en faudrait pas beaucoup plus pour abandonner, elle pouvait sentir son esprit progressivement lâcher prise…lentement mais sûrement. Elle déglutit difficilement, essayant d’afficher un air qui se voulait un peu plus détendu.
« Nan, il va bien… je pense, Dor...enfin le médecin à dit qu’il devrait se remettre. Je crois qu’il n’a juste plus vraiment envie de me voir dans le coin et à juste titre. » Elle lâcha un gloussement ironique. Elle en avait assez dit, elle n’avait pas grand-chose de plus à dire, elle voulait bien se confier un peu mais, pas de là à venir lui conter la grande et magnifique histoire de sa vie en cinq tomes. Elle se leva donc et alla attraper une clope avant de lui poser à son tour une question, il le lui devait bien maintenant.

Il n’affichait pas une assurance à toute épreuve et tandis qu’il terminait sa cigarette ou réfléchissait sans doute à comment présenter la chose en utilisant le moins de mots possible comme elle venait de le faire, elle en venait à se demander pourquoi ils faisaient ça ? C’est vrai ce n’était pas comme si ils avaient comme attentes de devenir de bon amis ou de se découvrir un jour amoureux et de vivre heureux pour toujours ou elle ne sait quelle connerie…nan ils s’étaient mis d’accord dès le départ sur le fait qu’ils se contenteraient tout deux très bien d’une relation purement sexuelle, certes cela n’empêchait pas d’échanger et de s’intéresser un minimum à l’autre mais, comment en étaient ils arriver à se raconter des trucs pareils ? Elle n’en avait pas la moindre idée et imaginait qu’il n’avait probablement pas plus vu le truc arriver qu’elle…mais c’était à présent un peu tard pour faire machine arrière

« Pour être franc, j’ai pas eu des jours très heureux non plus. C’était carrément la merde à vrai dire. J’gère ma consommation en temps normal, j’crois. […] C’est simplement une illusion pour jouer le mec qui gère alors qu’en réalité, que dal. »

Elle avait beaucoup de mal à imaginer ce que cela pourrait lui faire, elle était constamment sous contrôle, elle avait appris sur le tas à ne jamais vraiment lâcher prise, bien sûr cette méthode n’était pas vraiment toujours très fiable et elle l’avait prouvé à plusieurs reprises surtout ces derniers mois et à part des joints elle n’avait jamais rien pris de plus fort, ce serait sans doute une véritable hécatombes que de la laisser toucher à ce genre de truc, elle laissait donc ça aux autres dans l’immédiat. Ca n’aurait sûrement pas dû mais, son discours l’inquiète un peu, il prend ça relativement bien, peut être un trop bien, à moins qu’il ne soit meilleur menteur que ce qu’elle aurait bien pu croire, elle observe les ronds de fumée qu’il laisse échapper, en oubliant même de répondre quoi que ce soit mais, il reprend bien rapidement la parole et continue ainsi son explication, minimisant toujours plus ce qui s’était passé, abordant ce sujet plutôt lourd de sens et de conséquences comme si il s’agissait d’un banal incident sans vraiment d’importance, ce qui la laissait un peu pantoise.

Elle avait laissé sa bière à côté de celle qu’Alex lui avait déposé quelques minutes plus tôt sur la table aussi, elle n’accompagna pas son geste et se contenta de lui adresser un regard entre l’interrogation et l’interdiction, que pouvait-elle bien répondre à cela…n’en ayant pas la moindre idée, elle préféra donc se taire et de toute façon avant même qu’elle n’ai eu le temps d’émettre le moindre mouvement il lui avait volé un baiser, un baiser qui comme bien souvent s’intensifiait de seconde en seconde, façon plutôt efficace et agréable de passer à autre chose si vous voulez son avis, le corps d’Alexander pèse un peu plus contre le sien, la plaquant un peu plus contre le mur de la cuisine. En un quart de seconde, cette discussion difficile et déplaisante avait presque disparue de son esprit, laissant place à une chaleur et une excitation que son amant savait exactement comment provoquer, elle en avait connu un certain nombre et devrait avouer qu’il n’y avait que lui qui lui faisait cet effet là, il n’y avait qu’avec lui qu’elle perdait le contrôle de cette façon. Les mains de Carter glissent le long de son torse pour s’insinuer sous son t-shirt, cherchant un contact plus intime mais, contre toute attente, il met un terme à leur étreinte en s’éloignant un peu d’elle, quelques centimètres seulement mais ils sont à eux seul suffisants.
« J’ai vraiment TRES envie de continuer à te rendre dingue ma douce… »
Ses lèvres effleurent les siennes mais, lorsqu’elle tente de s’approcher pour combler la courte distance qui l’empêche de l’embrasser, il termine sa phrase…
« … Mais j’ai une dernière question. Et après, on s’éclate un peu. »
Nan, nan, nan…là elle n’avait plus vraiment envie de parler, pourquoi est ce qu’il s’obstinait à vouloir continuer cette conversation absolument consternante, elle à balancé les règles mais, n’a pas vraiment envie de les suivre et à une bonne idée de comment l’y convaincre, ses doigts remontent lentement le long de son épaule pour se glisser dans son cou quand le couperet tombe et l’arrête assez brusquement sur sa lancée…

« Il est arrivé quoi à ton frère ? »
Elle aurait dû s’en douter, elle avait attisé sa curiosité, prenant soudainement conscience qu’elle avait mentionnée Matt sans vraiment se rendre compte qu’Alexander n’avait probablement jamais entendu parler de lui… La jeune femme lâcha un soupir un peu las, lui décrocha un sourire un peu mince et s’écarta un peu de lui, elle se pinça les lèvres, pas pour se donner le temps de trouver ses mots, il n’y avait pas vraiment d’innombrable façon de raconter cette histoire, non, c’était juste qu’elle se rendait tout juste compte, qu’avant ça, elle n’avait quasiment jamais eu à le faire, tout le monde dans le coin savait comment le fils Wuornos avait fini sa course, aussi ils évitaient la plupart du temps de mentionner jusqu’à son existence.

« Un accident de voiture l’année dernière…sa voiture a fini dans un arbre pas très loin d’ici. » elle laisse échapper une exclamation « Il a toujours eu horreur des bagnoles, il trouvait ça plus dangereux que sa moto…il avait sans doute raison. » Un soupir un peu triste marqua la fin de sa phrase et le début de la suivante. « Je savais même pas qu’il avait une voiture… J’étais pas là…ca n’aurait pas changé grand chose sans doute mais…enfin on se pose toujours tout un tas de questions idiotes quand on perd quelqu’un… »  Elle haussa les épaules, ils avaient sans doute touchés le fond, difficile d’en rajouter encore à ce stade, parler de son frère la rendait toujours mélancolique, cela ramenait à chaque fois, un tas de souvenirs, un tas de regret…Elle n’avait pas vraiment envie de se faire plaindre ou consoler mais, elle se sentait au final encore plus mal qu’auparavant, ce qui n’était pas vraiment le but premier de cette rencontre. Elle détourna le regard et se dirigea vers la table pour y récupérer sa bière, elle imaginait sans doute que cela l’aiderait à reprendre une certaine consistance face à Alex, elle porta la bouteille à ses lèvres et en avala une bonne gorgée. Elle était bien décidé à faire taire la petite voix dans sa tête qui essayait de façon prononcé de la mettre dans un état qu’elle n’affichait devant absolument personne, pas même son père…. Nan, cette conversation ne pouvait décidément pas continuer, elle ne donnait pas chère de la suite si c’était le cas, alors elle reposa sa bouteille sur la table et pris la direction de l’escalier qui faisait face à la porte d’entrée, elle ne s’avança que de quelques pas avant de s’arrêter et de faire volte face, affichant un sourire un peu plus assumé que précédemment et de tendre la main dans la direction du grand brun.
« Tu viens ? »
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MessageSujet: Re: 00 - There’s Always A Flaw - With Carter Lun 3 Fév - 21:10

« Un accident de voiture l’année dernière…sa voiture a fini dans un arbre pas très loin d’ici. Il a toujours eu horreur des bagnoles, il trouvait ça plus dangereux que sa moto…il avait sans doute raison. »

La terre sous mes pieds devient un marécage où je m’y enfonce doucement mais sûrement. La pièce tangue violemment et les bruits des pneus qui crissent sur l’asphalte se font déjà entendre de loin. Je sens mon corps se déporté en arrière, reculant d’un pas, puis deux afin de chercher un quelque chose où me raccrocher. Pourquoi maintenant ? Pourquoi avec cette violence ? J’ai toujours sue contrôler ce type de crise… J’me demande si le manque n’y est pas pour quelque chose là dedans. Je l’écoute en me faisant violence pour ne pas décrocher, pour ne pas me perdre dans les hurlements stridents de ma mère ou de mon père qui viendront s’écraser contre le pare-brise. Elle soupire, je soupire avec elle. Un poids lourd s’écrase contre ma poitrine tandis qu’elle continue de mettre des mots sur sa douleur qui doit être quotidienne :

« Je savait même pas qu’il avait une voiture… J’étais pas là…ca n’aurait pas changé grand chose sans doute mais…enfin on se pose toujours tout un tas de questions idiotes quand on perd quelqu’un…
-Crois moi, si tu avais été là, tu n’aurais rien pu changer. Tu peux m’croire. »

Les mots se sont échappés sans que je ne puisse les maintenir au creux de ma gorge. Ca oui, t’aurai rien pu faire, tu peux me faire confiance sur ça. Je n’ai pu que les voir crever sous mes yeux avant de m’évanouir pour je ne sais combien de temps et de me réveiller dans une chambre aseptiser et de n’y voir qu’une petite tête blonde à mon chevet. Bonnie. Toujours présente, pas loin de moi. C’est elle qui m’a dit qu’ils étaient morts… « T’inquiète pas Ethan, j’vais prendre soin de toi. C’est moi ta famille maintenant. », et nous ne nous étions plus jamais quitté. Je suppose que perdre un frère était une douleur similaire… Quoi qu’il en soit, elle était sûrement loin de s’en douter mais j’étais le mieux placer pour la comprendre. Les bras croisés pour redonner une certaine assurance, je ne la quitte pas du regard et décèle une étincelle douloureuse dans son regard et je n’insiste pas plus. Je ne cherche pas à savoir si ils étaient proche puisque de toute manière la réponse semble évidente, ni de savoir comment elle avait vécu tout ça. Je le laisse venir à côté de moi et boire sa bière, comme si cela l’aider à combler ce vide qui venait de s’installer. Je finis ma clope sans un mot. Les silences ne me dérangent pas, j’suis pas un grand bavard et je ne préfère pas parler pour ne rien dire, alors je me tais et j’attends, parce que je sens qu’un truc cloche et qu’il faudrait que quelques mots pour que Carter ne cède aux larmes. Un visage comme le sien ne trahissait pas, même si elle gardait toujours ce sublime sourire aux lèvres. J’écrase mon mégot dans le cendrier et porte mon regard sur Carter qui se dirige vers l’escalier, les lèvres esquissant un semblant de sourire :

« Tu viens ? »

Je ne sais pas si les confidences ont adoucis mes gestes et mes instincts, mais c’est avec délicatesse que je saisis sa main avant de venir l’attirer vers moi, déposant en douceur mes lèvres sur les siennes pour un baiser chaud et sulfureux. Mes mains glissent sur ses hanches et la pousse à venir s’accrocher aux miennes avec ses jambes. Je la maintien sans aucune difficulté, monte prudemment les escaliers mes lèvres cherchant la saveur des siennes avec ferveurs. Elle me guide avec des gestes fébriles la chambre et je m’y laisse conduire, le brasier au creux du ventre venant s’étendre jusqu’au bout de mes doigts. C’était ça Carter, un feu incandescent au creux des tripes qui te prenait d’assaut et n’pensais plus à rien. Mes mains glissent sous ton tee-shirt tandis que je pousse la porte a l’aide de son propre corps et la referme d’un coup de talon. Mes lèvres dans son cou, mon souffle s’accélère, le sien avec. Je n’ai pas envie de jouer, juste de me laisser aller. Pour oublier les pneus sur le bitume, pour qu’elle oublie la mort de son frère, pour que l’overdose n’existe plus, pour que l’accident de son pote ne soit jamais arrivé.

Je la dépose sur le lit sans détacher mes lèvres de sa peau, mes mains la débarrassant déjà de son haut, je sais ce que je veux alors je fais en sorte de l’avoir. Suffisait de la regarder pour savoir qu’elle n’était pas contre l’idée que je « m’occupe » d’elle. Je la laisse s’affairer sur mes fringues, pendant que mes mains s’occupent de caresser subtilement le creux de ses reins, sa poitrine, ses épaules, mes lèvres les accompagnants avec aisance. La pièce se dissipe, il n’y a plus qu’elle et moi sur ce lit qui ressemble déjà à un brasier tant nos corps s’enflamment à l’idée de se retrouver. Et le pire – ou plutôt le mieux ? – dans tout ça, c’était que c’était de plus en plus bon à chaque fois.

« T’as un truc pour faire toujours autant d’effets ? » Ma voix essoufflé offre tout de même un jolie petit sourire en coin...

Et ça pour en faire, elle m’en faisait. Rien à voir avec les p’tites minettes du coin. Elle avait du caractère et était à la fois tout aussi douce, et ça c’était bon. Cette contradiction était un putain de sexy.

Like Bonnie. Mais là encore, c’était différent.

Mes doigts s’affairent sur le bouton de son jean, mes lèvres embrassant son ventre avec passion, laissant le brasier se consumer petit à petit. Ouais, c’était décidément toujours trop bon de la débarrasser de ses fringues à chaque fois parce que Carter, c’était quelque chose à regarder croyez moi. En quelques minutes, nous nous retrouvions nu l’un contre l’autre et il y avait toujours ce même frisson de plaisir entre nos peaux, entre nos cœurs qui battaient déjà comme des fous à l’idée de pouvoir décuplé ce plaisir qui grondait au creux de nos reins. Ma main se perd dans ses cheveux, tandis que l’autre se déposait sur sa hanche, cherchant à la posséder. Mais il était toujours bon de la faire un peu patienter, j’aimais la sentir désireuse contre moi. La pièce a définitivement disparue et le monde avec. Je me contrefou de tout puisque tout ce qui compte maintenant c’était d’user nos corps l’un contre l’autre, comme des dingues, comme à chaque fois où le plaisir devenait de plus en plus intense. Dire que j’pensais qu’elle ne serait qu’un coup d’un soir… J’me retrouvais maintenant à faire la causette avec elle et à remettre le couvert à chaque fois. Parce que putain, c’était bon. Et que Carter était une nana géniale à côté de ça.

Putain, si j’avais cru que j’serais aussi sympa avec une autre nana que Bonnie…

Mes lèvres se font plus pressentes et je sens ses hanches m’appeler, mon désir étant à son paroxysme, le sien avec. Les frissons se font plus intenses, ses mains plus inquisitrices dans mon dos. Et sans plus attendre, les miennes épousent les siennes, mes lèvres laissant échapper un profond soupire de soulagement et de plaisir…
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MessageSujet: Re: 00 - There’s Always A Flaw - With Carter Jeu 6 Fév - 20:38

There's Always A Flaw




« Crois moi, si tu avais été là, tu n’aurais rien pu changer. Tu peux m’croire. »

Elle apprécie son intention même si cette phrase elle l’a déjà entendue des dizaines et des dizaines de fois auparavant, ils ont été nombreux à essayer de la déculpabiliser mais, cette banale petite phrase n’a jamais eu l’impact espéré sur elle, non…Elle s’en voudra probablement toute sa vie, parce que malgré ce qu’ils pouvaient tous dire, peut être que si elle avait été là, il ne serait pas sorti ce soir-là, peut-être qu’il n’aurait pas emprunté cette route et peut être qu’alors il serait encore là avec elle…Elle avait déjà exploré toutes les possibilités, toutes les options pendant des semaines et des semaines avant de se rendre compte qu’ainsi, elle ne faisait que creuser sa propre tombe, c’était un sujet et des suppositions sans fin. « Peut-être…on en sait rien…de toute façon c’est trop tard pour se poser la question maintenant. » Elle haussa les épaules avec un air découragé, en temps normal elle aimait parler de son frère, parce que ca rendait son souvenir un peu plus vivant et qu’elle en éprouvait régulièrement le besoin  mais, aujourd’hui, cette semaine, ce n’était pas un bon moment pour ça sans doute, parce que dans le contexte dans lequel elle se trouvait, ce n’était pas les bon moments ou les jolies souvenirs qui lui revenait, c’était les images affreuses qu’elle s’était montée de toute pièces qui apparaissait comme des flashs dans son esprit tandis qu’elle présentait une version écourté de l’histoire à Alexander…des images qu’elle avait mises bout à bout de par les histoires qui avaient circulé à Grayson, de par les détails sordides dont cette petite pourriture d’Hickok était venue l’abreuver alors qu’elle pleurait encore son frère, des images qui n’avaient que pour seule utilité de la blesser toujours un peu plus, des images qu’elle s’efforçait de faire disparaître sans succès et qu’elle tachait donc d’enfouir le plus profondément possible pour sa propre sainteté d’esprit. Le silence s’était installé et elle le trouvait salvateur, elle n’avait pas envie de continuer à parler de ça, elle n’avait pas envie d’entendre les détails de l’overdose de son amant et elle n’avait certainement pas envie de continuer à naviguer dans ses eaux plus que troubles alors, elle abandonna sa bière sur la table et invita le grand brun à la rejoindre pour passer à autre chose, pour oublier toutes ces merdes qui visiblement ne touchaient pas qu’elle, pour se perdre un peu dans l’excitation et le plaisir, ce qu’elle était assurée d’obtenir avec lui.

Elle tend la main vers lui et contrairement à ses habitudes, c’est avec une certaine subtilité qu’il s’en saisit et la ramène contre lui pour déposer un baiser doux et plutôt délicat sur ses lèvres, elle n’appose pas la moindre résistance et se laisse allègrement faire. Les mains d’Alexander qui glissent le long de son corps jusque sur ses hanches lui tirent un frisson qui s’étend tout le long de sa colonne vertébrale, puis il la soulève sans trop de difficultés. Ses jambes enroulées autour de son amant, Carter passe ses bras autour de son cou et donne une impulsion supplémentaire à leur baiser tandis qu’il prend la direction de l’étage et de sa chambre. Elle essaye de laisser derrière elle toutes les idées noires qui lui bouffent complètement l’esprit et de se concentrer sur lui, sur ses yeux, sur sa bouche, sur ce que ses mains posées sur elle, lui font ressentir, ainsi c’est presque machinalement et sans vraiment faire attention qu’elle lui indique dans quelle pièce entrer. Les mains du grand brun sous son t-shirt, ses lèvres qui parcourent son cou la rendent soudainement fébrile et impatiente, son souffle s’accélère alors et elle se met à la recherche de sa bouche une fois de plus pour combler ce désir qui ne fait que s’accentuer de seconde en seconde. A peine l’avait-il déposé sur son lit qu’elle entreprend déjà de faire disparaître son t-shirt, le sien quant à lui ayant déjà prestement rencontré le sol, rien ne semble aller assez vite, elle a envie de goûter au souffle saccadé du barman contre sa peau, d’apprécier ses muscles se tendre sous l’effort, de le sentir contre elle, en elle maintenant, sans attendre plus longtemps, parce qu’elle a besoin de s’évader maintenant, elle a besoin de lâcher prise…La jeune femme se redresse un peu brusquement, ses doigts s’affairent pour déboutonner le jean maintenant superflu de son compagnon tandis qu’il s’attèle à couvrir son corps de baisers et de caresses qui font monter toujours un peu plus son désir.

« T’as un truc pour faire toujours autant d’effets ? »
Il lui offre ce sourire qui l’avait fait craquer la première fois qu’elle l’avait vu dans cette boite de merde, l’exacte raison qui l’avait fait basculer du peut-être au oui à la question se le tapera ou se le tapera pas, elle l’avait vu de nombreuses fois depuis mais, il lui faisait toujours le même petit effet, elle répondit à son sourire par un autre avant d’esquisser une réponse à sa question.« Non, je suis juste aussi douée que ca. » Une main sur sa nuque, elle l’avait attiré à elle dans un énième baiser, des baisers dont elle ne se sevrait jamais, il était juste aussi doué que ça lui aussi, elle n’aurait pas nécessairement parié dessus au départ, elle l’avait juste perçu comme un étranger de plus qui pensait sûrement impressionner toutes les gonzesses sans fantaisies de cette campagne pourrie, elle s’était trompée, lui aussi sans doute sinon il ne serait probablement pas là. Sa pensée s’échappe aussi sûrement qu’il l’attrape par la taille et la fait basculer sur le lit, faisant son chemin le long de son ventre jusqu’à son jean, pour une fois, il n’aura pas suffit d’un battement de cil pour qu’ils se débarrassent l’un et l’autre de toute entraves quitte à mettre en pièces la moitié de leur garde-robe, c’était toujours comme ca entre eux, passionnel et enflammé, sauvage et incontrôlé mais, pas aujourd’hui…et elle se surprenait à apprécier cela plus qu’elle ne l’aurait pensé.

La main de Carter glisse lentement le long de la joue d’Alexander, ses yeux plongés dans les siens avant de glisser le long de son cou et son épaule et de terminer sa course dans son dos sur lequel elles se font plus pressantes, cambrant son bassin pour se coller toujours un peu plus contre lui. Lorsqu’il pénètre en elle, elle laisse échapper un gémissant et relâche la pression que ses mains lui infligeaient, il fait alors fondre les siennes entre ses doigts et laisse échapper un profond soupir de satisfaction. Contrairement à leurs ébats précédents, ses gestes tout comme les siens sont plus lents, plus soignés mais pas moins manifestes, ni même moins intenses bien au contraire. Elle laisse sa tête basculée en arrière pendant une seconde, sentant la chaleur envahir tout son corps et le souffle de son amant se faire plus pressant dans son cou avant de se relever légèrement et de rapprocher un peu ses jambes vers elle en laissant ses mains vaquer au creux des reins du beau brun, appuyant ainsi ses gestes déjà bien assurés pour amplifier les moindres sensations qu’il lui provoque. Sa bouche court partout où elle le peut sur lui, plus rien n’existe autour, elle ne pense plus à rien si ce n’est à lui, à elle, à l’instant, lâchant complètement et entièrement prise…puis d’un coup sans aucun avertissement ou signe annonciateur, des larmes s’étaient mise à couler le long de ses joues, elle essaya tant bien que mal de les ravaler mais il ne fallut pas plus d’une seconde pour qu’elle se rende à l’évidence…c’était trop tard pour essayer de se maitriser…

« Putain… »
Alexander s’était stoppé net, probablement complètement abasourdi par ce qui venait de se produire, un air inquiet s’était peint sur son visage…Carter incapable de se contrôler avait placé ses deux mains devant son visage totalement embarrassé.
« Je suis désolé…je… » des spasmes secouaient son corps et sa gorge serrée ne la laissait que dans l’incapacité de s’exprimer correctement et de toute façon, elle ne savait plus vraiment quoi dire dans l’immédiat….
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MessageSujet: Re: 00 - There’s Always A Flaw - With Carter Mer 12 Fév - 20:09

Ses mains, ses lèvres, son souffle, ses cambrures. Tout m’amenait au plaisir et au désir. Le monde autour de nous s’efface, s’assombrit ou s’éclaircit, je n’sais plus vraiment et cela m’importe peu. Je ne pense plus à rien si ce n’est que de me fondre en Carter, de lui provoquer la même vague enflammée qui me parcoure la colonne vertébrale. Si l’Enfer a ce gout parfait, alors j’irais la tête la première. Et au rythme de ses mains dans le creux de mes reins, j’accélère légèrement la cadence pour revenir à un aller plus doux. Tous mes gestes se faisaient moins violents que d’habitude. Pas que nous n’aimions pas ça, au contraire nous étions des fervents de la sauvagerie mais ici je n’avais pas le goût à ça… Je n’savais pas si c’était le fait d’avoir discuter des sujets qui visiblement était aussi joyeux qu’un enterrement mais j’étais plus enclin à y aller de manière soigner, précis et doux. Prenant le temps de redécouvrir ses courbes du bout des doigts tout en venant me glisser plus fort en elle, lui extirpant des gémissements qui ne font que croitre mon envie pour elle. Je glisse ma main sous sa cuisse pour venir plus loin, soupirant de nouveau. Les couleurs se mélangent, le monde s’évapore et mes baisers eux, se fondent sur la peau de son cou ou sur ses propres lèvres.

Nous devenions de plus en plus accro à ce genre d’échange entre nous, nous ne pouvions nous leurrer. Pourtant, j’étais sur de moi plus que jamais que je ne ressentais rien pour Carter si ce n’est qu’une affection amicale. Ouais, j’l’aimais bien, elle était aussi simple que cool, pas de prise de tête, juste du spontané et du naturelle. J’aimais bien passer du temps avec elle-même si les 99% du temps ça se terminait par une partie de jambe en l’air. A la base elle ne devait être qu’un coup d’un soir, mais me revoilà entre ses reins pour la énième fois. Et putain, c’était toujours aussi bon.

J’accentue ma venue en elle, mes lèvres remontent sur ses joues… Humides. Un léger gout salé perle sur ma langue et lorsque j’ouvre les yeux ce sont des larmes qui roulent sur sa peau légèrement rougit par l’effort.

« Putain… »

Je me stoppe net sous l’effet de surprise, inquiet par ce que je voyais là maintenant. Je me redresse légèrement pour mieux la voir et c’est lorsqu’elle plaque ses deux mains au visage que je comprends que ses larmes n’avaient rien avoir avec le plaisir que je lui procurais, mais visiblement c’était tout l’inverse. Inquiet, je me retire en douceur, venant à demi m’allonger à ses côtés, une main sur sa hanche. Elle s’excuse avec difficulté, la voix tremblante et les sanglots se font cette fois plus violent. Carter pleure. Elle pleure devant mes yeux et comme un con, j’sais pas tout de suite comment j’dois réagir. J’l’ai jamais vu pleurer. Même tout à l’heure quand on parlait de son frère elle n’a pas versée une larme. Et là … c’était l’hécatombe. Les sanglots venant des tripes, les larmes venant jouer les chutes du Niagara.

« Eh … Carter, qu’est-ce qui va pas ? C’est moi ? J’t’ai fais mal ? »

Pourtant j’ai pas souvenir d’avoir fait un mauvais … geste. Au contraire, j’y ai été plus doucement que d’habitude, prenant soin de découvrir chaque parcelle de son corps du bout des doigts afin d’apaiser nos douleurs communes. Et c’est tout le contraire que j’avais là devant moi. Sans réfléchir plus longtemps je la prends par les épaules et la ramène délicatement contre moi, sans brutalité. Je la serre doucement, posant une main sur sa tête, la laissant pleurer tout ce qu’elle avait à pleurer. Ca ne servait à rien que j’essaie de savoir quoi que ce soit, elle n’arrivait visiblement pas à articuler un traitre mot. Des millions de question se bousculent dans ma tête mais comme d’habitude, je ne dis rien et laisse faire. J’sais jamais trop quoi faire dans ce genre de circonstances, il n’y a qu’avec Bonnie que je sais gérer ce type de crise. Mais là, j’ai plus l’air maladroit, un grand con qui est trop à l’étroit dans ce corps de grand. Je glisse ma main dans ses cheveux et tente de la calmer en douceur. Elle tremble, sanglote encore un peu.

« Attends, ne bouge pas. »

Je m’écarte de son corps qui soudain venait de prendre toute une fragilité d’un coup, elle me donnait l’impression qu’elle allait se briser dans la seconde. Je la soulève doucement et tente de faire passer la couette du lit au dessus de son corps avant de revenir me glisser contre elle, toujours nu comme un vers. Mais ça, on s’en fou, disons que c’pas vraiment le détail qui est important là tout de suite. Je m’allonge et la reprend dans mes bras.

« Alors, qu’est-ce qu’il se passe hein ? Okay, je sais que j’suis archi doué mais quand même ! Faut pas pleurer même si ça te donne du charme ! »

Je relève son menton en laissant échapper un petit rire taquin dans le but d’au moins la faire sourire. Au fond j’étais plus inquiet qu’autre chose mais ça, c’était une autre histoire. Peut-être que c’était vraiment moi le problème… Peut-être qu’elle était amoureuse ? Putain, manquerait plus que ça… Sans le vouloir, je me crispe un peu puis fais genre de rien, attendant qu’elle parle. J’en savais foutrement rien et j’ose pas poser la question en faite. Par peur d’entendre la réponse. Ouais, ça m’ferait chier qu’on en soit là parce que c’était pas forcément le but… même si je sais qu’au fond, on est visiblement compatible. Mais c’était pas pour moi .. Enfin j’sais pas.

Je frictionne ses bras, toujours un sourire aux lèvres. J’suis l’Super Alex, j’répare tous les cœurs à coup de regard et de sourire un peu cassé.
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MessageSujet: Re: 00 - There’s Always A Flaw - With Carter Ven 14 Fév - 23:14

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« Eh … Carter, qu’est-ce qui va pas ? C’est moi ? J’t’ai fais mal ? »

Elle secoue la tête à la négative, elle n’arrive pas à articuler le moindre mot, ils restent bloqué au fond de sa gorge, la seule chose qu’elle arrive encore à exprimer sont les larmes qui glissent le long de ses joues, elle a l’horrible impression que ca ne s’arrêtera jamais, elle peine même à respirer. A peine consciente des gestes de son amant, elle le laisse la ramener contre lui et vient enfouir son visage dans le creux de son cou continuant de pleurer sans pouvoir s’arrêter. Après de longues minutes, la chaleur de son corps, le rythme de sa respiration et sa main dans ses cheveux commencent lentement à la calmer, les spasmes qui secouent son corps ralentissent, les sanglots se font un peu moins violents et elle retrouve peu à peu son souffle. Des centaines de pensées et d’images se bousculent dans sa tête, elle ne sait pas vraiment pourquoi elle perd pied, si c’est à cause de son frère, à cause d’Hunter, de son père ou de Dorian, c’est peut-être simplement l’accumulation de toutes ces choses qu’elle continue de subir au quotidien et dont elle n’arrive plus à faire abstraction malgré toute la volonté qu’elle essaye d’y mettre. Carter n’est pas du genre à se confier, à se lamenter, elle a toujours eu cette tendance destructrice à tout garder, tout enfermer en espérant bêtement que si elle ne prononce pas les choses à voix hautes alors peut-être qu’elle disparaitront, elle n’est pas stupide, elle a pleinement conscience qu’en faisant ça, elle ne retarde que de peu le moment où elle perdra complètement pied sous le poids des non-dits. Et visiblement elle est justement en plein dans ce moment tant redouté…mauvais timing…très mauvais timing. Le son de la voix d’Alexander vient entrecouper ses pleurs mais, elle n’entend pas ce qu’il lui dit, il s’écarte d’elle mais, elle ne bouge pas, elle n’en a pas la force, elle passe ses deux mains sur son visage et les remontent dans ses cheveux, poussant un profond soupir, pendant une seconde elle se demande s'il était sur le départ, elle ne lui reprocherait pas, la situation avait de quoi décontenancé n’importe qui et compte tenu de la nature de leur relation, ce n’était très certainement pas pour assister et subir ce genre de déconvenues qu’il avait signé. Elle n’eut cependant guère le temps de tergiverser plus longtemps sur cette question avant qu’il ne la soulève pour glisser les draps au-dessus d’elle et revenir se loger contre son corps. Une fois de plus, elle vient se lover dans les bras du grand brun, les poings serrés contre son torse. A mesure qu’elle reprend le contrôle sur ses émotions et sur son corps, elle se sent de plus en plus mal à l’aise et stupide, elle a l’impression d’être une adolescente fragile incapable de se maîtriser, elle est consciente de renvoyer une image déplorable, l’image du genre de personne qu’elle n’est pas, qu’elle se refuse à être, elle cherche ses mots mais, un brouillard tenace l’empêche de réfléchir correctement puis finalement c’est encore lui qui tente de la faire parler, de comprendre ce qui lui a pris.

« Alors, qu’est-ce qu’il se passe hein ? Okay, je sais que j’suis archi doué mais quand même ! Faut pas pleurer même si ça te donne du charme ! » Il avait relevé son menton vers lui, elle avait cessé de pleurer mais, des larmes perlaient encore au coin de ses yeux baissés, elle laissa échappé un sourire et un soupir amusé. Les yeux bruns de la jeune femme plongent alors dans les siens. « Je suis désolé…je sais pas ce qui m’arrive…je sais pas ce que je fais… » Sa voix est brisée et instable, elle se déteste. Elle avait la terrible impression de voir tout son monde s’écrouler lentement autour d’elle ces dernier temps, un monde déjà fortement bancale, elle n’arrivait plus à gérer, à maintenir les apparences mais, elle ne se sentait pas pour autant particulièrement prête à afficher sa vie sordide sous les yeux d’Alexander, d’une part parce que ca voulait dire s’impliquer beaucoup plus dans leur relation ce qu’elle se refusait à faire et d’autre part parce qu’il était la seule facette de sa vie qui était fonctionnelle et elle en avait bien plus besoin que ce qu’elle voulait bien se l’avouer. Néanmoins, elle était bien consciente qu’aux vues des circonstances, elle lui devait bien un minimum d’explications, elle n’était pas tout à fait en position de lui demander d’oublier ce à quoi il venait d’assister, aussi elle essaya tant bien que mal de mettre des mots sur sa peine mais, elle n’y arrivait pas, c’était loin d’être facile. « Je suis lamentable putain…je crois que j’ai juste trop à gérer ces derniers temps… » Elle n’osait pas vraiment prononcer le pourquoi du comment, elle était effrayée de pouvoir se remettre instantanément à pleurer, un sujet sur lequel rien n’était moins sûre de toute évidence. Elle passe sa main sur la joue du barman avec tendresse et s’y arrêta, ne décrochant pas son regard du sien, puis elle s’approcha pour déposer un baiser sur ses lèvres avant de laisser glisser son visage contre le sien, restant immobile les yeux clos.

« T’est pas obligé de rester Alex… » Glissa-t-elle à son oreille plus pour le principe que par véritable envie. Bien évidemment, elle n’avait aucune envie de le voir partir parce qu’elle avait besoin de lui maintenant, ce n’était peut-être pas son rôle mais, il le remplissait parfaitement jusque là, elle avait besoin de sa chaleur, de la douceur de ses gestes et d’entendre ses paroles réconfortantes, elle avait juste envie de rester là dans ses bras et d’essayer d’oublier pour un peu plus longtemps tous les problèmes qu’elle allait devoir affronter une bonne fois pour toute. « Ca va aller… »
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MessageSujet: Re: 00 - There’s Always A Flaw - With Carter Ven 21 Fév - 21:09

« Je suis désolé…je sais pas ce qui m’arrive…je sais pas ce que je fais… »

A vrai dire moi non plus je n’savais pas ce qu’il lui arrivait mais ça n’avait pas la moindre importance, tant que moi je n’lui ai pas fais mal sans le vouloir. Quand je dis que ça n’a pas d’importance, j’entends par là que si elle ne veut pas en parler, je n’en tiendrais pas rigueur. J’suis pas le genre de mec à foutre une certaine pression pour qu’elle crache le morceau. Sa voix brisée et compressée par les sanglots m’indique qu’un mot de travers et les larmes reviendront aussi vite que possible. J’en viens à me demander si la raison de ses pleures n’est pas simplement notre conversation de tout à l’heure. Sur son frère. Sur son ami aussi. Ou peut-être un tout, je n’en savais rien mais l’air fatigué que j’avais trouvé inscrit sur ses traits y était peut-être aussi pour quelque chose. Je la garde contre moi, un demi-sourire aux lèvres :

« Arrête donc de t’excuser, c’est rien, t’inquiète. C’est pas un drame non plus. »

En temps normal je n’aurai prononcé aucun mot. J’aurai fais bien pire qu’un silence pesant, j’aurai simplement prit mes fringues, me serrais rhabiller puis serais partie sans rien dire. Comme je l’ai déjà fais mainte fois. Comme toutes ces nanas laissées sur leur faim lorsque moi j’avais obtenu satisfaction, les abandonnant encore frémissantes de désir dans leur pieu pendant que j’enfilais mon jean à la va-vite pour me tirer tranquillement sous leurs insultes et hurlements. Ca, c’est que j’étais. Un vrai connard, un enculé de première. Mais fallait croire que Carter avait réussit à taper là où il le faut pour que je la respecte pour ce qu’elle était. J’l’aimais bien, c’était pas plus compliqué que ça.

« Je suis lamentable putain…Je crois que j’ai juste trop à gérer ces derniers temps… »

Je plante mon regard dans le sien, attendant qu’elle aille au bout de ses pensées. L’hésitation se lit sur son visage mais au lieu de prendre de nouveau la parole, elle caresse ma joue de sa main, nos regards ne se lâchant plus. Il se passe un drôle de truc. Je l’observe, prend le temps. Elle a de la gueule, une beauté atypique qui m’a toujours charmé et ce, encore aujourd’hui. Elle était simple, pas prise de tête, la nana que tous les mecs aimeraient avoir en tant que copine. Elle était d’un putain de caractère et j’me dis qu’elle et Bonnie dans la même pièce, ça ferait un putain de carnage. Elle avait cette force de vivre, mais maintenant qu’elle lâchait prise, elle en devenait encore plus sexy et charmante, sans que je ne sache réellement pourquoi. J’accueille ses lèvres avec une douceur contrôlée, posant délicatement ma propre main dans son cou, l’enserrant un peu plus contre moi, avant de glisser ma main dans ses cheveux, la gardant contre moi, déposant un dernier baiser sur sa tempe.

« T’es pas obligé de rester Alex… Ca va aller… »

Je me recule, cherchant dans son regard la vérité. J’esquisse un sourire et glisse mes yeux bleus de son visage à ses bras toujours bien collés contre mon torse. Ma main frôle son épaule avant d’atteindre la courbe de ses hanches toujours aussi agréable à sentir sous le bout de mes doigts. Le grand connard devenait presque un gros marshmallow… J’me ferais moi-même vomir.

« T’es peut-être super sexy, marrante et tout le pack Nana super cool qui va avec, mais tu mens hyper mal. Et t'es pas lamentable, loin de là. »

Nouveau sourire, nouveau baisé sur son front. Si j’avais envie de partir ? Pas du tout, j’étais plutôt bien là, au chaud sous une couette ! Plus sérieusement, il était clair que partir maintenant serait mal venu et j’avais pas envie.

« Je sais que j’suis pas obligé, mais je reste. Puis bon, on est bien là non ? Sauf si tu veux vraiment que j’parte, après j’peux pas aller contre ce que tu veux vraiment… »

Je la serre un peu plus contre moi, comme pour la dissuader de son choix si elle souhaitait réellement mon départ, en agrémentant le tout avec un regard digne de ce chat que Bonnie adore, dans un espèce de dessin animé à la con. Je ricane avec légèreté, tentant avec naturel de la mettre plus à l’aise et de lui faire comprendre qu’elle ne devrait pas avoir honte d’avoir pleurer face à moi. J’m’en foutais en vrai, dans le sens où c’était pas un drame non plus. A croire que l’overdose à eu un effet bénéfique sur moi… Ca craint peut-être un peu. Rien à foutre.
Je m’allonge à mon aise, en gardant toujours Carter contre moi, ma main se baladant de son épaule à ses hanches, le regard diriger vers le plafond gris/blanc. Elle s’était visiblement calmé et j’attendis quelque seconde avant de reprendre la parole, profitant avec elle de ce silence qui, je dois l’avouer, était apaisant :

« Tu sais, tu devrais décrochée un peu. Arrêter de t’mettre la pression comme ça. J’me doute que tu dois avoir tes soucis en plus de ton pote que t’as failli renverser, ton frère, etc… Mais essaie de prendre le large pendant un temps. De sortir, de voir du monde. Tu arriveras peut-être à y voir plus clair. »

Bah tiens donc… Alexander se ferait-il philosophe. Quel putain d’ironie, surtout quand je sais que d’un côté j’ai raison.

« Et puis, rien n’est de ta faute même si tu crois le contraire. Ce sont… des choses qui arrivent. Et ruminer comme tu le fais, c’est perdre du temps. Va de l’avant Carter. »

Tout ça sur un ton doux, grave et conciliant. Le monde change et moi avec. Je garde les yeux rivés sur le plafond comme si je pouvais y voir le visage de ma mère ou même de mon père, apparaitre comme par enchantement. Chienne de vie… Carter n’en sait rien, mais j’étais le mieux placer pour comprendre la douleur qu’elle trainait entre ses côtes suite au décès de son frère. Ma thérapie a été la drogue, la débauche et Bonnie. Pour Carter, je me posais la question mais ne l’aborderait pas.

Je cherche son regard, un sourire rassurant aux lèvres :

« Si tu veux on qu’a aller s’faire un truc un de ses quatre. Un bowling, un ciné ou j’sais pas, un truc qui t’plairais et te changerais un peu les idées. Enfin, si tu veux, j’te propose juste. Ca pourrait t’aider à aller mieux, de prendre l’air et de penser à autre chose. C’est pas bon de remuer ce genre de merde, toute seule dans son coin.»

Baiser furtif sur ses lèvres, main sur sa hanche, le calme s’impose.[/color]
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MessageSujet: Re: 00 - There’s Always A Flaw - With Carter Lun 24 Fév - 23:46

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Certains diront qu’il est important de pleurer, que ca permet de soulager les maux, d’évacuer la pression, de libérer son esprit, peut-être avait-elle été d’accord avec ça un jour, elle ne s’en souvenait plus vraiment à présent, ce dont elle était persuadé cependant c’est que des larmes, elle en avait bien trop versé, elle avait l’impression d’y avoir passé bien trop de temps et jamais elle ne s’était sentie plus soulagé ou plus libéré. Les cicatrices qui marquaient son esprit étaient toujours aussi présentes et toujours aussi vivaces, elles lui brûlaient le cœur à chaque fois qu’elle y pensait un peu trop longtemps, ce n’était pas tous les jours, elle ne passait pas sa vie à se morfondre et à pleurer sur les événements qui l’avaient torturés dans le passé, non, elle avait passé cette étape il y a un moment. Si Carter en était là aujourd’hui c’est sans doute parce qu’elle avait passé trop de temps à se construire cette image indestructible, trop de temps à se blindé pour ne laisser entrer personne et ces habitudes sans doute discutables lui prenait plus d’énergie qu’elle n’en avait de disponible ces derniers temps. Alors non ce n’était sans doute pas un drame mais, c’était suffisant pour qu’elle se sente complètement démunie et affreusement pitoyable.

Alexander s’était toujours présenté comme un type sans scrupules et sans réelle morale, le genre qui ne se préoccupe pas vraiment de ceux qui l’entourent mais, au fur et à mesure qu’elle avait appris à le connaître, ce sont d’autres facettes de sa personnalité qui l’avaient fait poursuivre cette relation basée sur un échange de bon procédé, ils s’étaient mis d’accord pour ne pas lui donner d’importance, pour que les choses restent simples et sans conséquences et c’est tout ce qu’elle demandait. Alors même si aujourd’hui, cet instant précis ne répondait à aucun des principes qu’ils s’étaient fixés, elle appréciait que les choses soient différentes, parce qu’il fallait parfois laisser les choses dérapés un minimum. Elle n’aspirait à l’instant qu’à rester contre son amant, à partager quelque chose de plus avec lui, pas dans l’idée d’être elle même plus mais, seulement parce que c’est ce qui semblait le plus naturel dans l’immédiat et elle avait l’impression plutôt inattendu que la réciproque était tout aussi vrai, c’est le sentiment qu’il lui laissait en tous les cas percevoir.

« T’es peut-être super sexy, marrante et tout le pack Nana super cool qui va avec, mais tu mens hyper mal. Et t'es pas lamentable, loin de là. » Il avait raison, elle n’était pas très bonne lorsqu’il s’agissait de mentir, ca n’avait jamais vraiment été le cas et ce n’était pas faute de s’être entraîné des milliers de fois devant le miroir, il n’y avait rien à faire, elle s’était sans aucun doute amélioré avec le temps mais, là tout de suite elle n’avait pas fait beaucoup d’effort pour cacher le fait qu’elle ne voulait pas le voir partir. Il avait déposé un baiser sur son front, elle avait fermé ses yeux une seconde avant de lui décrocher un sourire tandis qu’il continuait, comblant le silence environnant en lui assurant qu’il ne comptait pas mettre les voiles, qu’il n’en avait pas la moindre envie sauf si elle y tenait vraiment, ce qui n’était absolument pas le cas et l’air attendrissant qu’il avait pris n’était pas près de lui faire changer d’avis. Il la serra un peu plus contre lui et Carter glissa sa main dans le cou du grand brun, son regard se perdit une seconde vers le mur dénué de toute décoration. « Non, j’ai pas envie que tu partes. » La jeune femme se sentait un peu plus détendue, ses larmes s’étaient évaporés et elle semblait avoir retrouvé son calme, elle se sentait cependant fatiguée et toujours sur la brèche, le silence lui apparaissait apaisant tout comme les doigts d’Alexander qui glissait de son épaule à ses hanches à un rythme régulier, ils restèrent ainsi quelques minutes, elle glissa sa tête contre le torse du barman et y reposa un peu plus longtemps avant qu’il ne reprenne la parole.

« Tu sais, tu devrais décrochée un peu. Arrêter de t’mettre la pression comme ça. J’me doute que tu dois avoir tes soucis en plus de ton pote que t’as failli renverser, ton frère, etc… Mais essaie de prendre le large pendant un temps. De sortir, de voir du monde. Tu arriveras peut-être à y voir plus clair[…] Et puis, rien n’est de ta faute même si tu crois le contraire. Ce sont… des choses qui arrivent. Et ruminer comme tu le fais, c’est perdre du temps. Va de l’avant Carter. » Il tenait tous le même discours, tout le monde lui suggérait d’arrêter de se mettre autant de pression sur les épaules, de sortir, de faire d’autres choses, de souffler un peu…et malheureusement même si le fait que plusieurs personnes lui tiennent le même discours, il aurait été bien trop facile que la jeune femme se dise que c’était sans doute parce qu’ils avaient raison.  En lieu et place de cela, elle se contentait de se répéter le même laïus, de leur répéter encore et encore les mêmes choses, qu’elle ne demandait que ca mais, qu’elle ne pouvait pas, elle avait trop de choses à gérer, trop de choses à régler, elle n’arrivait pas à lâcher prise, le problème était là. Allez de l’avant c’était tout ce qu’elle essayait de faire, tout ce qu’elle avait toujours fait jusqu’ici. Elle avait été de l’avant quand sa mère était partie pour la première fois, elle l’avait également fait la seconde fois, elle l’avait aussi fait quand Dorian avait disparu de sa vie et elle essayait encore de le faire aujourd’hui que son frère n’était plus là. C’était devenu une habitude dont elle se serait bien passée. C’est ce qu’elle avait envie de lui expliquer mais, elle ne savait pas vraiment comment le faire.

« Je sais…j’aimerais… » Elle poussa un soupir, les yeux toujours rivés sur le mur face à elle. « J’aimerais pouvoir faire ça mais, j’y arrive pas, je peux pas juste faire comme si j’avais pas des millions de choses à faire passer avant moi, je sais que c’est pas le truc le plus judicieux du monde, je suis pas stupide mais, ca fait des années que c’est comme ça, rien n’a jamais été simple chez moi tu sais, je crois que je sait juste pas faire ca… » Elle ne savait pas si elle pouvait espérer qu’il comprenne sans avoir vraiment toutes les cartes en main mais, elle ne se sentait pas prête à venir lui raconter les malheurs de sa vie en quinze tomes, ils n’en étaient pas là, ils n’en seraient probablement jamais là. Tout avait l’air plutôt simple pour lui, une façade probablement à en croire sa récente overdose, elle aussi aurait aimé pouvoir garder cette image là mais, il était un peu tard pour ca maintenant. « Ca aurait pas dû arriver, je veux dire tout ca, c’est pas moi Alex, ca ne l’a jamais été, je veux pas être ce genre de personne, je sait que tu t’en fout que je craque comme ça mais je peux pas me laisser allez à pleurer sur mon sort parce que l’histoire avec mon pote, l’accident de mon frère c’est que le sommet de l’iceberg, je peux pas prendre le risque de perdre le contrôle, pas encore… mais j’ai pas la moindre idée de comment me sortir de ce putain de cercle vicieux. » Elle en avait surement déjà trop dit, alors elle s’était tus, au delà de l’embarassement que la situation avait provoqué chez elle, c’était sans aucun doute la peur de perdre pied qui était la plus terrible, ce genre de chose n’était pas arrivé depuis longtemps, pas au point de voir ses pensées s’embrouiller et se mélanger de cette façon, Matt, Hunter, Dorian, son père, sa mère, les factures, ses déceptions, la peur du lendemain, tout s’entrechoquait violemment faisant brûler ses tempes dans un fracas intérieur terrassant. Il pencha la tête vers elle cherchant son regard, elle releva donc un peu la tête et plongea ses prunelles dans les siennes.
« Si tu veux on qu’a aller s’faire un truc un de ses quatre. Un bowling, un ciné ou j’sais pas, un truc qui t’plairais et te changerais un peu les idées. Enfin, si tu veux, j’te propose juste. Ca pourrait t’aider à aller mieux, de prendre l’air et de penser à autre chose. C’est pas bon de remuer ce genre de merde, toute seule dans son coin.»

Il dépose un baiser sur ses lèvres et elle laissa échapper un gloussement, qu’elle accompagne d’un sourire. Ils ne s’étaient jamais vus autre part que chez lui jusqu’ici mise à part aujourd’hui et autant dire qu’ils n’avaient jamais fait grand chose à part discuter, boire, manger et baiser, c’était un programme qui leurs convenaient plutôt bien à en croire le nombre de fois où c’était arrivés. L’idée ne lui déplaisait pas pour autant, peut-être qu’il avait raison et qu’elle devrait s’accorder au moins une soirée, le monde ne s’arrêterait pas de tourner si elle fermait les yeux sur ses emmerdes juste une fois mais, aussi plaisante que cette soirée puisse être, elle ne serait pas suffisante, elles ne l’avaient jamais été.
« Fait attention, ca sonnerait presque comme un vrai rendez-vous, c’est risqué, une peut-être deux soirées comme ca et tu risquerais de tomber amoureux de moi. » Elle se mit à rire. « Je suis joueuse, je prendrais quand même le risque. » elle lui adressa un sourire un peu moqueur, avant de déposer à son tour un baiser sur ses lèvres. «Merci»

La plaisanterie était une invention absolument brillante, elle permettait de se voiler la face avec une aisance presque indécente et de se persuader que tout n’était que passager, la peine et la douleur y compris.
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MessageSujet: Re: 00 - There’s Always A Flaw - With Carter Ven 28 Fév - 10:51

« Je sais…j’aimerais… J’aimerais pouvoir faire ça mais, j’y arrive pas, je peux pas juste faire comme si j’avais pas des millions de choses à faire passer avant moi, je sais que c’est pas le truc le plus judicieux du monde, je suis pas stupide mais, ça fait des années que c’est comme ça, rien n’a jamais été simple chez moi tu sais, je crois que je sais juste pas faire ça… »

Intérieurement je ricane pour la simple et bonne raison que je n’étais pas mieux qu’elle. Si elle, elle n’avait jamais su faire abstraction, c’était pour moi mon quotidien. De porter des œillères à chaque pas que je fais, faire comme si tout allait bien, faire comme si tout allait s’arranger simplement. J’étais toujours le premier à relaxer Bonnie et à lui dire que tout allait rentrer dans l’ordre et que j’étais là de toute manière, que pouvait-elle risquer ? Je jouais les héros. Un héros qui s’piquait à l’héro. Quel joli tableau… Je passais tellement de temps à me foutre de tout, du monde et de son peuple que j’en oubliais les réels problèmes et leurs importances. Qu’est-ce que j’en avais à foutre, sincèrement ? J’avais plus rien comme attache, à part Bonnie qui restera toujours l’unique pilier qui me donne sûrement la raison valable pour pas me shooter la gueule un peu plus. Et depuis que j’ai vu son visage ravagé par les larmes, la haine et la panique à mon réveil à l’hosto, j’ai comme une sensation bizarre dans le creux du bide.

Je serre un peu plus Carter contre moi afin de lui procurer une étreinte rassurante et chaleureuse. J’étais quelqu’un avec de bon conseil, c’était pas mon truc, j’faisais juste de mon mieux. Parfois, les mots ne sont pas suffisants et ne valent rien. Juste un regard ou un geste sera ce qu’il faut pour atténuer les cicatrices. Et vu ce que nous faisait payer ce monde de malade, nous avions intérêt à avoir les ressources nécessaire pour lutter. Je revois Bonnie m’annoncer la mort des deux gamins qu’elle avait dans le bide et lorsque je vois ce qui nous attend dehors je me dis que quelque part, c’est pas plus mal. Aussi cruel que ça puisse paraitre… J’suis un putain d’égoïste mais pas assez pour foutre un gamin sur cette terre de taré.

« Ça aurait pas dû arriver, je veux dire tout ça, c’est pas moi Alex, ça ne l’a jamais été, je veux pas être ce genre de personne, je sais que tu t’en fout que je craque comme ça mais je peux pas me laisser allez à pleurer sur mon sort parce que l’histoire avec mon pote, l’accident de mon frère c’est que le sommet de l’iceberg, je peux pas prendre le risque de perdre le contrôle, pas encore… mais j’ai pas la moindre idée de comment me sortir de ce putain de cercle vicieux.
- Je sais tout ça. Et pleurer ce n’est pas perdre le contrôle, c’est juste se laisser aller un peu. Sinon, tu vas faire comme un sac qu’on remplit trop. Ou comme une cocotte-minute que tu laisses trop longtemps sur le feu. T’attends, tu remplis. T’attends, tu remplis encore et là, tu explose. Et c’est le point de non-retour. »

Et tu deviendras comme moi, à trouver ta jouissance dans les lignes de coke, dans les seringues d’héroïne et dans les pilules d’ecstasy. Parce qu’il n’y a plus que ça qui fait vibrer ton corps sans que tu ne t’en rendes compte. Parce que tu vas finir par aimer ça, ce plaisir presque sexuelle de sentir cette chaleur courir le long de tes veines. Ca me ferait chier que Carter tombe là-dedans, elle a mieux à foutre que de se mettre le corps et la gueule en l’air pour quelques doses. Et rien que d’y penser, mon ventre se tord de douleur.

Je lui propose aussi à ce qu’on aille faire des trucs ensemble, une sortie pourquoi pas ? Voir autre chose que les murs qui garde nos ébats à l’abri des regards ne ferait pas de mal. Même si, autant être honnête, ça ne me gênait en rien et j’dirais même que le programme me convenait parfaitement. Mais plus l’esprit humain restait enfermé, plus il plongeait droit dans l’ombre d’une dépression.

« Fait attention, ça sonnerait presque comme un vrai rendez-vous, c’est risqué, une peut-être deux soirées comme ça et tu risquerais de tomber amoureux de moi. »

Elle rit et moi aussi, parce que je sais que jamais ça n’arrivera. J’m’attache pas aux gens et même si Bonnie en est la preuve contraire, voir même Carter, c’était pas pareil. S’attacher ne rime à rien si vous voulez mon avis. Bon avec Carter c’est arrivé sans que j’le vois venir mais tant pis, elle était là maintenant, non ? Puis il n’y avait aucune attache de ce genre entre elle et moi, on s’aimait bien, on passait du bon temps et c’était vachement cool. Pourquoi se prendre la tête hein ? C’était pas mon genre.

« Je suis joueuse, je prendrais quand même le risque.
- Attention, là c’est toi qui tombe amoureuse, pas moi. Et puis, qui te dit que je ne le suis pas déjà et que tout ça n’est qu’une feinte pour de demander en mariage ? »

J’accueille ses lèvres avec un sourire aussi taquin que le sien en posant un doigt sur sa bouche suite à son remerciement. Ca non plus, c’était pas trop mon truc. Les merci, les je t’aime, les je t’adore. Moins tu exprimes, mieux je me porte. Je me penche pour choper mon jean et y attraper mon paquet de cigarette en en proposant une à Carter. J’allume le briquet consume le bout de ma clope, comme fasciné par les produits et papier qui brûlent là, devant mes yeux, et qui viendront brûler mes poumons à leur tour.

« Tu sais, n’empêche on ferait de beaux gosses.  T’imagine, ils auraient tout de moi en fait : La belle gueule, l’intelligence, la gentillesse et la générosité ! Ils seront parfaits. Bon, ils auront ton sale caractère mais ça c’est pas grave, j’les enferme dans un placard avec du pain et de l’eau et on en parle plus ! »

Je me prends un coup de poing sur le torse et j’éclate de rire. L’humour est peut-être la seule chose que je possède de mieux chez moi. Je tire quelques tafs sur ma clope, le regard dirigé vers le plafond. Je garde Carter contre moi et je ne sais pas pendant combien de temps on est resté comme ça à discuter de tout et de rien, à parfois nous taire, le silence ne se faisant pas pesant et ce, jusqu’à ce que je me décide de décoller de chez elle en lui promettant une sortie d’ici quelques jours afin qu’elle se dégourdisse un peu la tête.

Je repense à cette chambre aseptisée de l’hôpital où j’me suis réveillé complètement groggy, ayant l’impression que mon cerveau s’est retrouvé compressé entre les culs de deux gros hippopotames, la bouche pâteuse, les membres douloureux et ankylosés. Bonnie a débarquée, m’a hurlée dessus à deux doigts de venir me casser une côte supplémentaire. J’ai failli y passer. J’ai failli crever… Et même ça, ça ne me fais rien.

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00 - There’s Always A Flaw - With Carter

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