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Road to Salvation a fermé ses portes.


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 00. Apocalyptic and insane Ft Boobies

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MessageSujet: 00. Apocalyptic and insane Ft Boobies Dim 15 Déc - 13:05


Apocalyptic and insane


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28 Novembre 2013- Thanksgiving Day - 3 :45 pm

Le concert de Thanksgiving avait commencé depuis une bonne quinzaine de minutes, laissant l’occasion à Carter d’aller faire un tour, elle n’avait pas vraiment prévue de s’occuper de la musique toute la journée mais, puisque personne d’autre ne s’était porté volontaire, elle avait accepté de rester plus longtemps que prévu, après tout, c'était Thanksgiving et elle était heureuse de pouvoir s’investir un peu dans sa communauté et par la même de s’occuper. Bien heureusement la matinée était passée relativement vite, entrecoupé par la visite par vraiment désintéressé de sa voisine Elin qui avais finit par venir la rejoindre pour lui poser des questions on ne peut plus bateau sur l’événement de la journée pour le journal local, elle avait même alpaguer un mec du coin pour l’embarquer dans son interrogatoire, Carter avait déjà vu ce garçon, croiser ici ou là pour sûr mais, elle ne le connaissait pas du tout, en tout cas il lui avait paru plutôt sympa…un peu étrange certes mais, plutôt sympa. Ils avaient même finis par s’entretenir tous les trois sur d’autres sujets que l’évènement de la journée, un agréable moment au final, devait-elle reconnaître.

Lorsque tout ce petit monde était reparti, elle avait enchaîné avec les demandes plus que variées des habitants, prenant le temps de discuter avec la plupart d’entre eux, en début d'après-midi, elle avait pris une pause bien mérité avant de se remettre au travail jusqu'en milieu de journée. Quand enfin il avait été l’heure d’annoncer le début du concert, elle s’était empressée de ranger ce qui devait l’être, avait attrapé son manteau et avait quitté les lieux. La première chose qu’elle avait choisie de faire lorsqu’elle avait pu se décharger de son obligation pour au moins une heure, c’est d’aller se chercher un café, il faisait un froid de canard dans la cabine de mixage et elle était bien loin d’avoir eu son monstrueux quota de caféine de la journée. Bien évidemment avec son manque de chance indiscutable, c’est sur Suzanna qu’elle était tombée lorsqu’elle avait voulu commander au stand des boissons chaudes, elle s’était fendu d’un sourire un peu forcé avait tâché d’éviter toute conversation plus poussée que la météo ou la journée d’aujourd’hui et n’avait pas demandé son reste lorsqu’elle avait eu son breuvage entre les mains, faisant signe à son amie Elizabeth qui avait elle aussi, été affecté sur ce stand, qu’elle repasserait plus tard quand son ancienne belle-mère ne serait pas là pour lui lancer des regards réprobateurs, regards qui contrastaient grandement avec le sourire de circonstance qu’elle affichait tout comme la jeune femme, leurs regards curieux ils pouvaient d’ailleurs tous ce les garder, elle en avait déjà assez d’être observé comme si elle était attendue au tournant, enfin avec un peu de chance, d’autres ragots se montreraient bien vite plus intéressant que sa vie personnelle et le retour de son ex. C’est donc complètement perdue dans ses réflexions que la jeune femme décida d’aller faire un tour, histoire de voir si elle pouvait trouver une tête connue avec qui papoter un peu mais, son inattention mis bien rapidement un terme à son plan de départ. En effet distraite par la sonnerie de son mobile dans sa poche, elle ne fit pas attention et percuta de plein fouet quelqu’un par accident renversant au passage son café sur lui, confuse et embarrassé elle s’apprêta à s’excuser quand elle leva la tête pour se rendre compte que ce n’était nul autre que le shérif Hickok, et merde finalement ce n’était peut-être pas si grave…cela impliquait juste de lui adresser la parole, ce dont elle n’avait pas vraiment envie.

« Désolé… » Lui dit-elle par politesse, le visage fermé. Elle ne l’était pas vraiment en réalité, voir même pas du tout, après tout elle n’éprouvait que du ressentiment envers lui, non seulement elle le considérait comme un crétin et un rustre de part la façon dont il s’était comporté à son égard après la mort de son frère mais, en plus elle avait une dent contre lui à cause de la façon dont il traitait son amie Elizabeth même si cette partie ne la regardait pas elle ne pouvait s’empêcher de  lui en vouloir et de voir en lui un lâche et un égocentrique fini.

« Joyeux Thanksgiving shérif. » lui lança-t-elle, avec les compliments de Carter Wuornos eu-t-elle envie d’ajouter mais, elle se contenta en lieu et place d’afficher un sourire satisfait.

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Dernière édition par H. Carter Wuornos le Lun 30 Déc - 16:52, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: 00. Apocalyptic and insane Ft Boobies Lun 16 Déc - 21:19

Hot Shot.

La foule s’était depuis longtemps dissipée, au stand de nourriture. Premièrement, parce qu’il n’y avait plus grand-chose à manger, et ensuite, parce que la majorité des habitants s’étaient déjà servis. Donc, le stand ne nécessitait pas vraiment d’être tenu par plus d’une personne. C’est sur cette théorie, exposée à William, que je le laissais gérer et allait faire un tour au cœur de la fête. Ah, oui, pour qu’il cède plus facilement, j’avais également évoqué le fait qu’en qualité de shérif, je ne servais à rien à attendre un client désespéré. De toute manière, il était au téléphone et n’avait rien écouté.
La musique avait changé, passant de la cabine de mixage au son produit par un groupe X ou Y dont je ne connaîtrais jamais le nom. Les habitants s’étaient attroupés devant afin de danser, et je contournais la foule afin de prendre la température de la journée. Visiblement, la majorité des habitants qui se trémoussait avait bien besoin de ça. La musique avait le don de nous faire oublier pour quelques instants au moins, le fait que, par exemple, un couple de vieux ait disparu en début de mois, ou que [ragot deux] ou [ragot trois]. Le principal étant qu’ils ferment leurs gueules et leurs pensées pendant un moment, et se fassent des souvenirs joyeux. En ça, Grayson était très douée. Elle jonglait avec les nerfs des habitants sans que jamais, ils ne s’en rendent compte. En tout cas, je n’en avais jamais eu d’échos. Qui se plaindrait d’être heureux, après avoir passé des jours dans le noir ? Eh bien, personne.

Une habitante tint à me parler de son mari pour je ne sais quelle raison, mais fort heureusement pour moi, sa fille nous interrompit car elle voulait quelque chose à boire. La femme s’excusa, je souriais de soulagement, et pris congé. Que Dieu bénisse cette gosse. Enfin, Grayson quoi. Mais ça revenait au même. Alors que je m’éloignais, la gosse en question me cria un « au revoir », et le temps que je me retourne, je me retrouvais avec du café brûlant qui me dégoulinait de partout. Bon, pas de partout, mais je sentais le liquide imprégner mes vêtements. Et qui a eu cette splendide idée, de renverser son café sur le shérif ? Miss Carter Wuornos. Oh bah oui, comme par hasard. Comme si ma semaine n’avait pas déjà été assez pénible. Comme si ma journée n’avait pas été assez fatigante. Je me forçais à garder mon sourire sur mes lèvres, celui-là même que j’avais franchement adressé à la gosse et qui se transformait en un sourire jaune, et n’eut droit à rien de plus qu’un pauvre et misérable « désolée ». Mais c’est jour de fête, donc pas de scandale, ni de pétage de plomb, ni rien d’autre que de la gentillesse, de la barbe à papa et des arc-en-ciel faits de guimauves. Non, ce n’est rien, je… j’ai des rechanges de toute manière. Règle numéro 1 de tout bon shérif : toujours avoir des rechanges. Ne sait-on jamais. On peut être si rapidement dans des situations aussi délicates, avec ce boulot.
Elle ne me laissa pas le temps de lui demander comment elle, ça allait, vu qu’elle venait tout de même de me foncer dedans, que déjà elle me souhaitait un joyeux Thanksgiving. Bah oui bien sûr, c’est tellement facile comme ça. Et comme elle allait s’en aller, je fis : A toi aussi ! Pas de mal, j’espère ? Je peux peut-être te rendre un café et … discuter ? Après que j'aille chercher une tenue sèche ? Les mots partirent plus vite que ma pensée, mais je ne les regrettais pas. Je savais que Carter était l’ex-fiancée de mon filleul, la sœur de Matt, la meilleure amie de Beth, la voisine d’Hunter. Et pourtant, et ce surtout depuis la mort de son frère, il y avait un fossé entre nous. Un truc inexplicable, inextricable. Aujourd’hui, avec tant d’occasions pour se dérober en cas de sujet fâcheux, et en ce jour de « fête » … pourquoi pas, après tout. Et puis, elle devait être au courant, pour Beth et moi. Enfin, pour ce qu’il en restait, techniquement. Je pouvais parier qu’elles en avaient (longuement) discuté. Mais, je voulais juste parler, à Carter. Sans décider à l’avance de la conversation. Qui, si elle aurait lieu, tournerait probablement autour d’un sujet « sensible », pas autour de la fête d’aujourd’hui …
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MessageSujet: Re: 00. Apocalyptic and insane Ft Boobies Lun 16 Déc - 23:33

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Il ne s’était pas vraiment défait de son sourire qui sonnait encore plus faux quand il le lui adressait, si elle savait toute la rancœur qu’elle éprouvait à son encontre, elle imaginait bien qu’il ne devait pas nécessairement plus l’apprécier que cela. Du rechange hein ? Prévoyant, dommage elle appréciais d’autant plus ce café, renversé sur lui.« A toi aussi ! Pas de mal, j’espère ? Je peux peut-être te rendre un café et … discuter ? Après que j'aille chercher une tenue sèche ? »

Pardon ? Il voulait quoi ? Discuter ! Pourquoi voudrait-il discuter avec elle, pour l’enfoncer comme il l’avait fait après la mort de son frère, pour lui poser des questions qui n’avaient du sens que pour lui ou peut être pour lui demander comment terminer de briser le cœur de son amie Elizabeth ? La raison n’importait guère et son premier réflexe aurait sans doute été d’inventer une excuse toute faite pour prendre ses jambes à son cou et éviter un échange inutile et non désiré mais, contre toute attente elle n’en fit rien, elle resta là à le toiser, la surprise prenait le dessus et elle était curieuse de savoir ce dont il voulait lui parler, dans tous les cas rien ne l’empêcherai de s’éclipser lorsqu’elle en aurait envie. « Non je me suis plutôt épargné… » Répondit-elle en écartant les bras comme pour lui justifier qu'elle ne s'était même pas éclaboussée, pas qu’elle l’eut fait exprès mais, elle devait reconnaître qu'elle avait plutôt bien réussi son coup non-intentionnel. « Hum d’accord, noir, un sucre mais je vais peut être vous laissez aller vous changer, ça ne fait pas très sérieux… » Avait-elle lancé en montrant la chemise souillé du shérif d’une main. «…et chacun sait qu’une mauvaise image ça vous discrédite un homme très rapidement. » Message caché ? Sans aucun doute, il y comprendrait ce qu’il voudrait, il lui adressa le même sourire qui s’étirait sur ses lèvres depuis le début de leur entretien et lui indiqua qu’il serait de retour rapidement, prenant la direction opposée sans doute pour rejoindre sa voiture ou quelque chose dans ce genre-là. Resserrant son manteau sur elle, la jeune femme s’installa sur un banc à proximité et sortie une cigarette de son paquet, pas vraiment qu’elle en ai envie mais, plutôt histoire de passer le temps, de faire quelque chose, une fois allumé, elle sortie également son téléphone et commença à trifouiller le menu, juste histoire d’avoir l’air affairé, lui donnant ainsi la possibilité de refuser une conversation avec la voisine d’untel ou le père de machin, socialisé oui mais point trop n’en fallait.

Carter observait les gens tout autour d’elle, la ville aurait presque semblé paisible, les gens dansaient, s’amusaient , riaient, une parfaite publicité pour un coin parfait du fin fond des Etats-Unis seulement la réalité n’était pas vraiment aussi jolie, derrière tous ces sourires se cachaient du mensonge, du chagrin et de la rancœur, la ville avait connue tellement de drames cette dernière année, la perte de plusieurs membres de la communauté, des disparitions un peu étrange comme celle de ce couple de petit vieux dernièrement. Pas que Grayson n’est connue que cela non plus mais, cette année lui donnait l’impression d’avoir été lourde et difficile mais, peut être n’était-ce dû qu’au fait qu’elle avait eu du mal à traverser cette longue période. Elle scanna une fois de plus la foule, cherchant à voir si elle y apercevait son père qui n’était probablement pas venu mais, comme à chaque fois, elle continuait d’espérer qu’il sortirait un peu de son enfermement, aujourd’hui ne faisait apparemment pas exception à la règle. Elle tira une latte sur sa cigarette qui était à présent terminé et l’écrasa sur le sol, regardant le shérif réapparaitre dans son champ de vision, bien plus sec qu’auparavant, il la rejoignit d’un pas assuré, toujours paré de ce sourire qui lui donnerait presque la nausée. Elle se leva avant qu’il ne soit arrivé jusqu’à elle, voilà une situation qui s’annonçait très étrange, elle n’avait pas grand-chose d’agréable à lui dire pour sa part néanmoins c’était Thanksgiving alors elle était prête à essayer de faire des efforts…essayer étant le mot.

« Bien shérif, maintenant que vous êtes présentable, je présume qu’on peut…discuter…un sujet de prédilection peut être ? »

Sûrement pas Elizabeth, elle doutait qu’il sache qu’elle était au courant, quoi que depuis le temps peut-être bien que si…et si Lizzy avait mis ses menaces à exécution, il devait sans doute chercher à savoir comment rattraper la merde dans laquelle il s’était foutu et elle n’était pas vraiment sûre de vouloir échanger sur le sujet avec lui, car ce qu’elle avait à lui dire n’était clairement pas ce qu’il espérait entendre. Mise à part cela elle avait du mal à imaginer la raison pour laquelle il voulait prendre la peine de parler avec elle, elle n’était pas du genre banalité et commérage alors bon…
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MessageSujet: Re: 00. Apocalyptic and insane Ft Boobies Jeu 19 Déc - 22:01

C’est l’histoire d’un café qui …

J’aurais pu le prédire, sans être devin. Le ton de Carter se fit un peu plus cassant, un peu plus sarcastique que … bah non en fait, je n’avais jamais eu la joie d’écouter le son de sa voix normale, sans qu’elle soit modifiée par sa rancœur du moment. Donc non, tu t’es épargné. Tiens donc, tu avais juste envie de m’envoyer ton café dans la fig- buste ? Non, c’est juste Grayson qui t’a éclaboussé par un brin de chance. Mais soyons honnête : j’avais cherché cette discussion, je pouvais être content qu’elle me donne un peu de son précieux temps pour me parler – et accepter que je lui offre un nouveau café. J’avais de quoi être impressionné. Enfin, elle accepta, elle semblait plutôt prendre sa commande avant de me sommer d’aller me changer (la faute à qui ?), mais je décidais de ne pas relever et de lui répondre aussi froidement que possible avec un sourire qui se voulait chaleureux. Je reviens. Bouge pas.

A quoi bon relever les possibles sous-entendus ? A rien, si ce n’est perdre du temps. Mais je pariais avec moi-même le fait qu’elle resterait dans les parages à m’attendre … ou non. Je ne savais jamais sur quel pied danser, avec Carter. Il fallait croire qu’au fond, son avis m’importait. Peut-être même plus, maintenant que c’était fini, avec Beth. Enfin, je ne savais pas, c’était un truc de filles, ça, de penser à tout et à n’importe quoi. Pour le moment, je n’étais que ridicule, avec mon pull poisseux et puant le café. Et il était propre ! Mais qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour une femme, hein ? On en revient toujours aux femmes, il y a toujours une femme. Arrivé à la voiture, celle de fonction évidemment, je ne tardais pas à me changer. Un pull sec, alléluia. Je me changeais rapidement, fermais la voiture et repartis aussi vite me frayer un chemin dans la foule, à la recherche (inespérée) de Wuornos. L’odeur était tenace, mais le sentiment d’être trempé de la tête aux pieds s’était estompé. Si ça se trouve, elle m’attendait avec un autre café brûlant, et brûlant d’envie de me le jeter à la figure, intentionnellement cette fois. Mais, je suis mauvaise langue. Je la retrouvais assez facilement, et elle vint même à ma rencontre, sans café prêt à être renversé. Waouh. C’était Thanksgiving, qu’est-ce que je pouvais espérer pour Noël ?
Mais, j’oubliais que c’était Carter, la femme en face de moi. Bien shérif, maintenant que vous êtes présentable, je présume qu’on peut…discuter…un sujet de prédilection peut être ? Mais oui bien sûr … Je repensais au café que je lui avais proposé, et dont l’arôme semblait persister dans mon nez … Eh hop, gagnons un peu de temps … Il me semble qu’on avait dit … noir, avec un sucre ? Ne me souciant pas du fait qu’elle me suive, j’ouvrais un chemin en direction du stand de boissons chaudes. Tenu par, je vous le donne en mille : Elizabeth. Et Suzanna, aussi, la future ex-belle-mère de Carter. Mais de toute manière, Beth avait fini son service depuis longtemps. Suzanna m’interpella alors qu’elle rangeait quelque chose sous la table qui servait de stand. En effet, ça fait longtemps ! Bonne journée ? Au stand, on a pas arrêtés ! Ici non plus ! Il ne nous reste plus grand-chose, mais bon, dis-moi ce que tu souhaites ! Deux cafés noirs, avec un sucre pour Carter. Et une paille. On est jamais trop prudents … Quoi ? Un café, ça ne se boit pas à la paille ? Mais enfin, Carter, nous savons tous les deux que tu ne sais pas tenir sur tes jambes, je pense donc que tu as besoin d’une paille pour boire … non ? D’accord, c’était méchant, c’était facile, mais ça partait d’une bonne intention. Même si j’avais des bonnes intentions avec Carter, elle aurait toujours cette envie de me tuer au fond d’elle. Tant pis.
Un sujet de prédilection ? ... Pourquoi ne pas commencer par ... me dire pourquoi tu me détestes autant ?
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MessageSujet: Re: 00. Apocalyptic and insane Ft Boobies Lun 23 Déc - 9:07

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Pas la moindre seconde ne fut perdue, en deux temps, trois mouvements, Hickok entrepris de commencer par allez récupérer du café, aussi, il prit la direction du stand en question, celui la même où elle avait croisé Lizzy un peu plus tôt dans la journée…comme d’un fait exprès…enfin après tout on ne pourrait pas dire que c’est elle qui créait des situations délicates, pour cette fois, ce n’était pas son idée à elle et si son amie était encore là, Carter n’osait imaginer sa surprise en la voyant arriver avec le shérif…l’idée était tout aussi drôle qu’incongrue. Elle se fraya un chemin à son tour, la foule était dense par endroit (aussi dense qu’elle puisse l’être pour une ville comme Grayson évidemment), et elle trouvait cela particulièrement agaçant entre ceux qui stagnait au milieu du passage et ceux qui visiblement ne savait pas marcher correctement…elle laissa échapper un soupire Bordel de dieu, heureusement et enfin ils finirent par vaincre et se retrouvèrent face à Suzanna, une fois de plus pour la jeune femme et probablement une fois de trop.

Carter afficha ce même sourire forcé qu’elle avait déjà utilisé aujourd’hui et se contenta d’éviter au maximum le regard insistant de son ancienne belle-mère, en cet instant elle devait reconnaître qu’elle aurait largement préféré se retrouver entre Lizzy et Bob aussi étrange et sans conteste chiant que cela aurait pu être, plutôt que de continuer à croiser la mère Spelling. « Et une paille » Pour peu la brunette aurait pu s’étouffer, le shérif fait de l’humour, attention…et quel humour…il tourna la tête vers elle et n’y trouva qu’une expression naviguant entre une impassibilité marquée et une profonde perplexité, si il savait où elle avait envie de lui carré sa paille, il ne l’aurait probablement pas demandée néanmoins elle resta silencieuse et se contenta de finir par lever les yeux au ciel et de se tourner vers le kiosque où un petit groupe local se donnait beaucoup de mal pour créer une ambiance sympa, elle glissa ses mains dans ses poches et tâcha de se concentrer sur eux en attendant que ces putain de cafés soient prêts, qu’Hickok lui dise ce qu’il lui voulait et qu’enfin elle puisse se casser, la situation ne lui plaisait pas particulièrement et elle n’était même pas foutue de savoir pourquoi elle avait dit oui en tout premier lieu.

« Un sujet de prédilection ? ... Pourquoi ne pas commencer par ... me dire pourquoi tu me détestes autant ? »

Elle avait fait volte-face lorsqu’il s’était remis à parler et laissait à présent échappe un rire, un rire pas vraiment franc, un rire un peu forcé et un peu surpris. Il était sérieux ? bon dieu il était sérieux…La petite Wuornos aurait presque pu disserter sur le sujet, par quoi voulait–il qu’elle commence hein, la liste n’était peut-être pas très longue mais, les raisons qui poussaient la jeune femme à ne pas aimer le shérif était on ne peut plus justifier…cependant elle décida de commencer par rectifier le terme, détester était sans doute un peu fort et autant dire que dans sa bouche ce n’était clairement pas un compliment et ne provoquera certainement pas de soulagement.
« Détester hein, écoutez-vous Shérif, c’est pas un peu présomptueux de penser que vous m’inspirez autant ? Je vous déteste pas, je vous méprise c’est pas vraiment la même chose… » Il voulait une réponse, il voulait la vérité, il s’était adressé à la bonne personne, elle n’était pas du genre à faire dans la dentelle, ni hier, ni aujourd’hui, ni demain, tant pis pour les oreilles qui traînaient et ne tarderait pas à faire le portrait de comment la pauvre fille Wuornos s’en était pris au shérif que tout le monde apprécie…Fuck that et Fuck them… « Et si vous voulez vraiment que je vous cite les raisons, je pense qu’on peut commencer par le sujet de mon frère…je doute pas que vous savez très bien de quoi je parle… » Il n’y avait absolument aucun doute là-dessus, après tout seulement quatorze mois s’étaient écoulés…elle en tout cas, n’avait pas oublié comment le shérif était arrivé chez elle en trombe, alors qu’elle venait juste de remettre les pieds en ville et d’apprendre que son frère venait de perdre la vie et l’avait secoué, harcelé pendant des heures, lui posant des questions sur Matt qui pour elle n’avait aucun sens et n’en avait toujours pas aujourd’hui…il s’était comporté en ordure du dernier degré, ne prenant pas vraiment la peine de se dire qu’elle était déjà suffisamment en état de choc sans la pousser encore plus loin dans ses retranchements, l’interrogeant comme si son frère était un criminel notoire….ouai son tact et sa compassion il les avaient laissé derrière lui et elle avait été la première à en subir les conséquences. « A moins que vous vouliez passer directement à la suite… » La voix de la mère de Dorian les interrompis avant qu'il n'ait eu le temps de répondre."Voilà vos cafés..."
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MessageSujet: Re: 00. Apocalyptic and insane Ft Boobies Sam 28 Déc - 17:39

Face à face.

C’est pas tellement le fait de jouer avec ses nerfs, ou avec les miens. C’est pas tellement le fait de la voir s’échauffer, juste sous la surface, avec juste assez de contenance pour ne rien en laisser paraître. Ce n’est pas tant de faire de l’humour ou de tenir à ma deuxième tenue, non … Je ne sais même pas pourquoi je m’efforce de rendre ma vie plus horrible qu’elle ne l’est déjà, en m’attirant les foudres de Carter. Car oui, visiblement, elle me déteste. De la bonne et franche et pure merde, c’est le nom de là où je me trouve actuellement, à des années lumières de cette fête qui n’en a de festif que le nom.
La carte de la franchise, certes, allez, jouons à ce jeu que je regrette d’ors-et-déjà … Tiens donc, du mépris ? Tu me vois ravie de savoir que ce mot fait partie de ton vocabulaire … Mais sais-tu ce qu’il signifie ? Bon, ok, je t’accorde celui-ci, visiblement, tu le connais. Mais quand même, tu auras le gobelet avec cette paille. Parce que pour moi, tu ne seras que la sœur de Matt, la voisine d’Hunter, la meilleure amie d’Elizabeth, et absolument rien pour Hippolyte.
Mais vas-y, parle, crache, feule, le seul point que je t’accorderais sera celui de ton frère, qui visiblement, figure en tête de ta liste. Bien sûr que je voyais de quoi elle parlait … Je n’avais pas particulièrement été très fine sur ce coup-là, en la forçant presque à avouer ce qu’elle ne savait pas. Avec le recul, je trouve mon comportement complètement abject à propos de ce soir-là, et je m’en étais excusé depuis. Mais je présupposais que ce n’était pas ce qu’elle attendait de moi, elle et sa ténacité, sa méprise en étendard. Mais puisqu’elle le proposait …
- Eh bien, oui, passons directement à la suite ! J’attrapais les deux cafés, plantais la paille dans le sien et m’éloignais de la table de Suzanna aussi sec, après un simple merci à son attention. Certes, le fait que Carter ne soit pas tout à fait en bon termes avec aurait dû m’inciter à rester auprès, mais dans mon état d’esprit actuel, fuir loin de toute oreille me paraissait aussi bien. Je prenais son gobelet en otage pour m’assurer de la coopération de Carter et tentais de trouver un endroit calme. Mouais, plus facile à dire qu’à faire. Je voyais des têtes et des oreilles qui traînaient tout autour de moi …
Je me laissais happer par la force centrifuge de la fête, du groupe autour de nous et arrivait finalement à l’entrée du parc. Désert. Merveilleux. Il ne restait plus qu’à attendre Carter et ma sentence. J’étais curieux de savoir quelle peine on allait m’incomber aujourd’hui. Délit de kidnapping de café ? Délit de franchise ? Laissez-moi rire. Laissez-moi mourir, mais qu’on en finisse.
La furie arrive, précédée par sa méprise et suivie par sa haine, et s’assoit à côté de moi, dans un nuage de résignation. Eh bien, au moins nous partageons un sentiment. Ce qui, en soit, n’est déjà pas si mal. Alors dis-moi, Carter, je brûle d’impatience, de connaître les faits et les torts qui me sont reprochés, de savoir l’origine de ta méprise, de savoir quels sont les arguments que tu comptes utiliser. Mais tiens, prends ton café avec cette délicieuse paille plantée dedans, prends-le et ne fais pas attention à ce sourire qui déforme mon visage. Tu marques un point en ce qui concerne ton frère, mais sois-en sûre : ce sera le seul que je t’accorderais. - Alors, nous en étions où ?
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MessageSujet: Re: 00. Apocalyptic and insane Ft Boobies Lun 30 Déc - 22:02

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La matriarche Spelling leur avait servie leur café sans vraiment essayer de faire la conversation, personne n’aurait pu le lui reprocher à dire vrai, la tension entre le shérif et la jeune femme était on ne peut plus palpable, personne doté d’un minimum de jugeote ne se serait embarqué là-dedans. Carter était déjà on ne peut plus exaspéré et se demandait pourquoi elle avait accepté d’avoir cette conversation avec lui, elle n’en avait pas envie et très sincèrement elle n’en voyait pas la moindre utilité, la situation lui convenait parfaitement comme elle était mais, visiblement ce n’était pas son cas…Il ne réagit pas vraiment à la mention de son défunt frère, il sait pertinemment qu’il n’a rien à ajouter sur le sujet c’est sans doute pourquoi il essaye de pousser la conversation  plus loin et cela à ses risques et périls. Eh bien, oui, passons directement à la suite !

La suite ? Elle concernait Elizabeth et si clairement leur histoire n’était pas ses affaires, c’était bien trop en demandé à la jeune femme, elle avait un passif trop important, trop présent et trop particulier avec son aîné pour rester en dehors d’une situation qui la dégoûtait au plus haut point et si le shérif réclamait une confrontation et une explication, elle la lui donnerait, ainsi il serait fixé et ne tenterait plus de converser ou de faire ami-ami avec elle parce que clairement c’est une chose qui n’arriverait jamais. Il avait fendu la foule, leurs cafés à la main pour trouver un endroit plus tranquille, effectivement vu ce qu’elle avait à lui dire, mieux valait s’éloigner des oreilles attentives et des langues bien pendues qui répandaient quotidiennement rumeurs et on-dit à tous les coins de rues. Il s’était finalement arrêté à l’entrée du parc, un coin relativement tranquille boudé par les passants qui préféraient de loin l’animation et le bruit du centre du parc où se bousculait tout Grayson, elle suivi en silence le chemin tracé par Hickok et vint se poser à côté de lui, tout dans l’attitude de la petite brune montrait son mécontentement et sa hâte de retourner à ses affaires…cette journée qui s’annonçait pourtant agréable, se révélait au fil des heures de plus en plus détestables…une conversation assez étrange avec Nathaniel Redd et maintenant une confrontation avec Hippolyte, elle en venait à se demander avec inquiétude ce qui pouvait encore l’attendre…ne manquerait plus qu’elle se retrouve face à son ex-fiancé et la journée serait le comble de l’horreur.

« Alors, nous en étions où ? » Lui avait-il dit en lui tendant son café dans lequel il s’était obstiné à planter une paille, il cherchait vraiment la merde et finirait par la trouvé, il n’avait visiblement toujours pas compris à qui il avait à faire, Carter pouvait être une jeune femme très agréable mais, à partir du moment où elle vous avait pris en grippe, il n’y avait plus grand-chose à faire et dans ce cas-là, elle pouvait se révéler tout à fait abjecte. Elle attrapa le café, le regard noir et en ôta la paille avant de la jeter sur le sol, visant bien évidemment les pompes du shérif, elle observa la paille terminer sa trajectoire exactement à l’endroit ciblé et releva la tête vers son compagnon, un sourire malin sur les lèvres. « On en était au faite que vous êtes un abruti arriéré et lâche qui n’est pas capable de traiter une femme correctement… » On y était, il l’avait voulu…elle n’allait pas mâcher ses mots. « Vous vouliez savoir ce que je pense hein ? Et bien je suis désolé de vous dire que vous concernant, je ne retiendrais pas grand-chose et vous ne méritez clairement pas le temps et l’investissement qu’elle a placé en vous…et avant que vous ne vous embarquiez sur le blabla du c’est pas mes affaires, sachez que j’en suis bien consciente mais, puisque vous me posez la question… »

Elle n’avait jamais compris ce qu’Elizabeth trouvait à ce rustre mais n’avait jamais vraiment émis de jugement envers son amie, après tout on ne choisissait pas vraiment de qui on tombait amoureux, là était souvent le problème mais au-delà de cette constatation elle ne comprenait pas pourquoi il tenait tant à la laisser sur la touche et cela depuis quatre ans…on ne parlait pas d’une amourette interdite ou d’une connerie du genre, on parlait de deux adultes consentants dont un avec de gros problèmes émotionnels. Alors shérif et maintenant ?
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MessageSujet: Re: 00. Apocalyptic and insane Ft Boobies Ven 3 Jan - 18:46

Apprendre.

Une paille comme affront, entre nous. Une paille comme signe de rédition, mais l'issue n'est pas celle que je souhaite, et de toute manière, il aurait fallu être fou pour penser que cette paille ne serait pas un autre signe de notre combat puéril. Atterrissant sur le bout de ma chaussure, la tâchant légèrement de café, au grand bonheur de Carter, 3 ans d'âge mental. Moi et mes 5 ans, on allait lui montrer de quoi on était capable. Mais à elle l'honneur d'ouvrir les hostilités, après tout, les femmes d'abord. Et elle s'exécuta aussitôt. A moi de prendre une grande inspiration et de garder mon souffle le temps que l'orage passe.
- On en était au fait que vous êtes un abruti arriéré et lâche qui n’est pas capable de traiter une femme correctement… Vous vouliez savoir ce que je pense hein ? Et bien je suis désolé de vous dire que vous concernant, je ne retiendrais pas grand-chose et vous ne méritez clairement pas le temps et l’investissement qu’elle a placé en vous… et avant que vous ne vous embarquiez sur le blabla du c’est pas mes affaires, sachez que j’en suis bien consciente mais, puisque vous me posez la question…
Mon Dieu, elle ressemblait tellement à Dorian quand elle parlait … pas étonnant que ces deux-là soient sortis / sortent ensemble. Un abruti arriéré et lâche ? C'était quand même similairement les mêmes insultes que m'avait fourni mon filleul. Ah … la jeunesse inculte de nos jours … Elle ne croit plus en rien, c'est triste. Ils veulent tout, tout de suite, et environ deux secondes plus tard, décident que ce n'est pas aussi bien que ce qu'ils avaient imaginé, et délaissent la chose en question.
Non. Il fut un temps où l'on était heureux avec du rien et où l'on tenait nos promesses, il fut un temps où l'on donnait une chance au temps. J'osais espérer que ce temps n'était pas révolu. J'osais espérer que les gens avaient un bon fond. J'osais espérer qu'un jour, ils comprendraient.
… Sérieusement, l'investissement qu'elle a placé en moi ? Quoi ? L'amour était supposé être quelque chose de rentable ? Non ! C'était un effort de chaque jour, certes, mais personne n'a jamais dit qu'à la fin, il n'y aurait plus d'effort à fournir car tout fonctionnerait comme sur des roulettes ! L'investissement ? Comme si on plaçait son argent sur un numéro et on attendait que la roulette nous promeut vainqueurs ? C'était quoi cette phrase pourrie qu'elle venait juste de dire ?

- Tu t'avances un peu trop mais … Sais-tu pourquoi Beth et moi n'avons pas officialisé notre relation ? Sais-tu pourquoi nous avons cette pause ou … ce que tu veux ? Rompre était vraiment un mot très moche, pour déterminer une chose aussi laide. Nous n'avions pas rompu, juste consenti à prendre un peu de recul sur notre relation. Certains diraient que c'est la même chose. Mais bon, elle qui semblait avoir et tenir de beaux discours, je parierais que ça le deviendrait beaucoup moins si j'ose, et je vais sûrement oser d'ici peu, évoquer ses propres oignions. Aussi dingue que cela puisse paraître, et au final, ce n'est pas si dingue que ça, nos deux problèmes ont pour origine la même cause. Le secret. Et je serai ravi de l'évoquer, même si c'est injuste envers elle. Et je serai ravi de t'expliquer pourquoi, sauf si tu as d'autres trucs à me reprocher ? Parce que nous ne sommes pas tous parfaits, je sais, j'ai pigé le truc y'a déjà bien longtemps. Mais nous ne pouvons pas non plus être tout noir. C'est, je crois, le genre de différenciation que Carter fait, sans doute inconsciemment. Elle voit en noir et blanc, et ne laisse aucune place au gris dans son monde. Elle voit le verre à moitié vide. Et c'est frustrant pour les autres.
Je pourrais lui dire la vérité, à Carter, mais serait-elle prête à l'accepter ? A la rigueur, je n'en subirais pas plus les conséquences qu'actuellement. Mais je ne savais pas vraiment si j'étais prêt à faire la même chose pour Summer, car même si l'une des conséquences pourrait (peut) être le pardon d'Elizabeth, je ne savais pas ce que je risquais avec ma fille. Alors, mon problème, c'était définitivement de me lancer. Peut importe ce qu'il en coûterait. Je ne me lançais pas. Je ne reculais pas non plus. Je faisais du surplace. Super. Quelle fantastique chemin de vie, Bobby.
Mais je supposais que ni Carter ni moi ne pouvions y faire grand-chose.


Dernière édition par Hippolyte "Bob" Hickok le Dim 19 Jan - 18:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 00. Apocalyptic and insane Ft Boobies Ven 3 Jan - 23:08

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« Tu t'avances un peu trop mais … Sais-tu pourquoi Beth et moi n'avons pas officialisé notre relation ? Sais-tu pourquoi nous avons cette pause ou … ce que tu veux ? »

Tout ce qu’elle en savait, c’est ce qu’Elizabeth avait bien voulue lui dire, ce qui ne lui laissait que très peu de détail, car bien qu’elle lui ait régulièrement parlé de son histoire avec le shérif, elle était souvent rester particulièrement évasive. Carter avait essayé à plusieurs reprises d’en savoir un peu plus, d’essayer de comprendre ce qui pouvait bien la faire rester avec ce type qui de toute évidence peinait à s’engager outre-mesure avec elle mais, elle se contentait la plupart du temps de s’épancher non pas sur les actes ou sur les paroles mais, plutôt sur ses sentiments, ce qui en soit était bien plus compliqué à exprimer, Carter en connaissait un bout sur ce sujet-là et en était la plupart du temps incapable, il n’y avait rien de pire que d’essayer de mettre des mots sur des sentiments. Alors, quand le Hickok lui pose cette question, elle prend le temps de la réflexion, tente de remettre en place tout ce que son amie lui avait raconté et c’est ainsi qu’elle fut en mesure d’émettre mentalement un oui à la première question, elle avait la réponse enfin tout du moins le pensait–elle, Lizzy lui avait expliqué un soir lorsqu’elle avait dîné en dehors de la ville, que son amant était particulièrement concerné par la réaction de sa fille sur le sujet, ce qui pouvait paraître noble de prime abord mais, au bout de quatre ans, sérieusement ? C’était plutôt une jolie excuse de dix-sept ans et puis ce n’était pas comme si Summer était toujours une gamine, elle pouvait tout à fait comprendre ce genre de choses et à son humble avis surprotégé les gamins, n’était pas une solution de choix, il fallait arrêter de penser que mentir ou omettre des informations appeler cela comme vous le voudrez était préférable, ce n’était qu’une façon de fuir ses responsabilités sous un prétexte plus ou moins noble. En ce qui concernait leur pause ou peu importe comment ils souhaitaient tout deux appeler ça, l’épicière lui en avait effectivement parlé mais, ce n’était alors qu’un projet, qu’une idée balancée sous le coup de l’émotion, enfin c’est ce qu’elle avait pensé sur le moment mais, à en croire son interlocuteur c’était maintenant chose faite sauf que son ignorance, elle la garderait pour elle, la brunette ne lui donnerait ni le plaisir, ni le loisir de pouvoir la lui envoyer en pleine tronche.

« Oui je sais très bien pourquoi et même si cette raison peut vous paraître justifié quatre putain d’années de secret, vous vous voilez un peu la face, sincèrement vous avez beaucoup de chance que votre relation ai tenue aussi longtemps ou peut-être devrais-je dire qu’ELLE ait tenue aussi longtemps parce que ce n’est ni noble, ni raisonnable d’infliger ça à quelqu’un que vous dites aimez…Quant à la raison de votre pause ou peu importe, je pense qu’elle est tout à fait justifié maintenant si vous voulez éclairer ma lanterne par la version qui vous mettra le mieux en valeurs, faite donc je n’attends que ca de l’entendre. » Il avait parlé sur un ton qui se voulait calme et sans doute parfaitement diplomate mais, elle n’avait pas vraiment envie de faire des efforts, il n’aurait cas mettre ça sur son jeune âge. En réalité ce n’était pas le meilleur moment, trop de choses lui occupait l’esprit aujourd’hui Hunter et sa copine, l’absence de son frère, les chuchotements sur l’absence de son père, la présence de Dorian qu’elle espérait bien réussir à éviter…un peu beaucoup pour une seule et même journée alors désolé shérif mais, vous avez voulu une conversation, vous avez choisie votre moment et il vous faudrait faire avec l’humeur particulièrement instable de la jeune femme…restait à voir si il serait assez malin pour calmer le jeu ou si, il la pousserai suffisamment dans ses retranchements pour qu’elle comprenne à qui elle avait à faire puisqu’il se plaisait à essayer de se montrer dominant depuis le début de leur entretien. La jeune Wuornos porta son café à ses lèvres et en avala une gorgée attendant de voir comment son interlocuteur allait rebondit à ses propos…une tirade pleine d’émotion pour lui dire comme les sentiments et l’amour était trop compliqué pour qu’elle puisse le comprendre maintenant ? Un monologue coléreux sur le fait qu’elle ait tort et qu’elle ne pouvait pas comprendre ses motivations ?  Elle était bien curieuse de savoir ce qu’il avait à dire et surtout de savoir pourquoi il tenait tant à savoir pourquoi elle ne l’appréciait pas…espérait-il faire copain-copain avec la jeune femme pour revenir dans les bonnes grâces de son ancienne maîtresse ? Ou notre cher shérif ne supportait peut être pas qu’on ne l’aime pas, ce ne serait guère étonnant, les hommes ont tous le même problème d’égo sur-dimensionné.
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Dernière édition par H. Carter Wuornos le Dim 19 Jan - 19:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 00. Apocalyptic and insane Ft Boobies Dim 5 Jan - 16:54

Foudre.

J'appréciais le fait qu'elle réfléchisse au moins un peu sur ce que je venais de lui dire. Je voulais savoir jusqu'où elle était au courant de ce qu'il se passait entre Beth et moi. Je n'allais pas remplir les blancs qu'elle avait laissé, non, mais juste éclairer certains points. Visiblement, elle n'avait pas grand-chose d'autre à me reprocher. Ah, si, me mettre en valeur … Je ne pouvais pas être mis en valeur, il n'y avait rien pour relever le niveau. Je n'avais pas une très haute estime de moi-même à ce moment précis. Au contraire.
Mais je laissais les mots de Carter s'envoler. Ils n'étaient que reproches et réprimandes, noirceur. Reproches que je connaissais déjà, pour les avoir (sous)entendus de la part de Beth, pour me les être moi-même adressés, en face d'un miroir muet, de nombreuses fois. Summer était importante, Beth était importante. Mais je privilégiais Summer, car je ne savais pas comment faire autrement. On m'avait éduqué dans l'optique que les enfants sont importants, que la famille est importante, et que les mœurs, eux, sont bien plus volatiles. Il n'y avait pas grand-chose à dire, pas grand-chose à faire quant au fait de la manière dont on m'avait éduqué. Même si d'une certaine manière, parler de cette situation était libérateur. Même si Carter avait son jugement prédéfini et ses accès de colère, même si elle avait une dent contre moi pour une affaire qui ne la regarde même pas, c'était quand même plaisant de me confronter à son opinion. Je pouvais lui faire part de mes pensées et l'écorcher juste pour espérer un moment de répit. Oh. Mais attends, de la journée, cette pause était censée être un moment de répit. Qui se révélait un bon défouloir un peu acide certes, mais un assez bon défouloir. Est-ce que je devais la remercier pour ça ? … Bien sûr que non !

Elle voulait m'entendre ? Elle allait être déçue. Je n'allais pas discourir pendant des heures. Je pris une gorgée du café entre mes doigts et me lançais.
- Quatre ans ? ... Au début, c'était juste … on ne savait pas où ça allait nous mener. On n'en savait rien, il y avait cet écart d'âge et  le problème n'est même pas là, vu que je l'aime mais … mais il y a deux ans, Summer a été confronté au même problème que celui qui a poussé Dorian à partir. Je n'avais rien d'autre à ajouter à cela, pas vrai ? Elle était la mieux placée pour comprendre que je n'avais pas envie d'imposer quelque chose d'autre à ma fille, que ce qu'elle traversait déjà. Certes, je ne disais pas que j'allais encore attendre trois ans – Dorian a attendu cinq ans et n'a toujours pas digéré l'idée – mais je n'avais pas eu envie de lui imposer ma relation avec Beth avant. Je voulais qu'elle ait une adolescence, pour ce qui lui en restait, normale. Si ça ne convient pas à Mlle Wuornos, désolé, vraiment.
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MessageSujet: Re: 00. Apocalyptic and insane Ft Boobies Lun 6 Jan - 20:59

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Sa réponse était évasive et ne lui en donnait pas vraiment plus, était-elle censé s’en contenter, lui donner une bonne tape dans le dos, un jolie sourire sur les lèvres et s’excuser de ne pas avoir compris qu’il était la pauvre victime de son environnement, d’une société qui l’obligeait à agir comme le dernier des connards mais, oh que cela le rendait triste…tout ca, ce n’était que des foutaises, des excuses qu’il essayait de se trouver pour justifier sa lâcheté incommensurable et c’est une chose qu’elle ne lui accorderait jamais, pas tant qu’il s’acharnerait à piétiner le cœur de son amie en tout cas. La fin de sa phrase cependant la fit tiquer, un air confus se peignit sur son visage, de quoi parlait-il, c’était lui semblait-il de notoriété publique qu’elle ne connaissait pas la raison pour laquelle son fiancé s’était fait la malle cinq ans auparavant, la plupart des gens l’ignoraient d’ailleurs, il fut l’un des petits secrets les plus convoités à une époque…visiblement tout le monde ne vivait pas dans la plus totale ignorance des choses et visiblement encore le shérif partait du principe que Dorian lui avait donné une quelconque explication. La jeune femme hésita un instant, buvant une gorgée de café pour se donner un peu de temps, était-il plus judicieux de prêcher le faux pour savoir le vrai ou valait-il mieux jouer la franchise et afficher son ignorance, elle n’était pas vraiment sûre de savoir quelle carte il lui valait mieux  jouer dans le cas présent. Après une courte seconde de réflexion, elle se décida finalement pour la seconde option. C’est donc sur un ton on ne peut plus agacé qu’elle prend la peine de réagir à ce que vient de lui dire Hickok.

« Mais quoi ? Hein ? Vous n’savez pas vous exprimer sans tourner autour du pot ? A moins que vous ayez un goût particulier pour les devinettes ! Quel est le but ? J’crois pas me tromper en disant que vous comme moi shérif, nous savons très bien que je n’ai pas la moindre idée de ce qui a pu pousser Dorian à partir alors si vous, vous avez le privilège de le savoir, éclairez donc ma lanterne, parce que jusqu’ici vos pseudo explications n’ont absolument aucun sens pour moi. »
Cette conversation sonnait creuse et ne menait pour le moment qu’à une seule chose agacé passablement la petite brune, s'il l’avait amené ici pour ne rien lui dire de concret alors elle ferait tout aussi bien, de se lever et de partir sur le champ, alors shérif c’est le moment de prendre sur vous et d’arrêter de vous cacher derrière de jolies phrases et des prétextes fumants dont elle est incapable de comprendre la signification. Elle était prête à l’écouter et à essayer de comprendre la situation mais, elle n’avait pas pour autant de temps à perdre en discours stérile.

« Je vais être clair avec vous Hickok, je suis pas là pour parler de Dorian alors soit vous me dites franchement ce que vous avez à me dire au sujet d’Elizabeth, soit je me contenterai de vous remercier pour ce café et j’irai voir ailleurs. »

Prétendre et sourire n’était pas le fort de la petite Wuornos, elle s’y était essayé, avait même parfois réussi à faire illusions mais, cela lui demandait bien trop d’effort et elle n’en avait plus vraiment la force ces derniers temps, pas quand elle n’avait rien à en retirer en tous les cas et clairement elle n’était pas là pour parler de sa vie personnelle et n’appréciait que trop peu la mention de son ex petit-ami, c’était évidemment le dernier sujet qu’elle avait envie d’aborder en ce moment, surtout pas avec lui et puis quoi après, il aurait une petite conversation entre filles en se brossant les cheveux et en échangeant les derniers potins ? L’espoir fait vivre certes mais certaines limites ne seront jamais franchies.
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MessageSujet: Re: 00. Apocalyptic and insane Ft Boobies Jeu 23 Jan - 13:20

Secrets oubliés.

Il y a le temps de l'amour, celui des reproches, celui des regrets. Le moment de compter les points, celui d'oublier, celui de rendre les comptes. Il y a ces instants magiques que l'on croit irréels, ceux que l'on aimerait croire irréels. Ceux qui s'effacent, ceux que l'on oublie, ceux que l'on aimerait croire éternels. Mais … Au final, chaque seconde qui passe est illusoirement présente, toujours passée, et le futur fonce vers nous bien plus vite que l'on aimerait le croire.
J'aimais son ton, j'aimais sa colère. Son incompréhension me faisait sourire et me mettait mal à l'aise. Je sentais ses nerfs se rassembler et bourdonner, aussi certainement que la bombe en elle allait exploser. Aussi certainement que je n'aimais pas ce qui allait sûrement se produire.
- Oh, eh bien … disons que c'est un secret de famille ! Mais crois-moi, ce n'est pas simple à gérer. A accepter. Bref. C'est le genre qui cause du mal à tout le monde. Je ne m'attends pas à ce que tu comprennes, mais que tu puisses te faire une idée, de combien c'est dur, pour moi, de déterminer à quel point je peux imposer ma vie à celle de Summer. Non, ce n'était toujours pas ça, toujours pas exactement ce que je voulais qu'elle comprenne … Mais en même temps, je ne pouvais pas éclairer sa lanterne. A la rigueur, il faudrait qu'elle échange un anneau et quelques paroles avec Dorian, surtout celles-ci : « pour le meilleur et pour le pire » ; et ensuite, on verrait. Mais ce jour n'étant pas près d'arriver, il ne restait que le flou. Et sa colère. Et sa curiosité, celle-là même qui a coûté la vie à son frère. Mais ceci est un autre sujet …
Elle ne comprendrait pas, probablement pas. Pouvait-elle comprendre quelque chose qui avait « coûté » cinq ans à Dorian ? Et qui nous coûtait, au final, notre conscience, chaque jour qui passe ? Pouvait-elle comprendre quelque chose qui dépasse l'entendement, pour qu'autant de personnes maintiennent un secret ? Un secret de famille, c'était exactement ça. La famille Grayson.
Alors, est-ce qu'on pouvait parler d'Elizabeth, plutôt que de Dorian ? Ainsi, elle n'avait toujours pas compris, qu'au final, Dorian et Elizabeth, c'était le même problème ? La même cause, plutôt ? Tant pis. Alors, elle allait être déçue, m'insulter et partir. Qu'il en soit ainsi, alors. Je n'attendais que ça : me faire insulter comme du poisson pourri. Peut-être que j'avais mal jugé quelque chose. Peut-être que j'étais dans le faux. Et que je le suis toujours, d'ailleurs. Peut-être qu'il n'y a pas de vérité absolue non plus.
Mais quelque chose me revenait … Quelque chose qui, au choix, allait la faire rager un peu plus et me faire sourire, ou bien, qui allait contribuer à m'enfoncer un peu plus profondément.
- Est-ce là l'étendue de tes reproches envers moi ?
Les choses n'étaient pas encore tout à fait mises à plat, n'est-ce pas ? Elles n'étaient pas encore bien lisses. Il y avait peut-être autre chose, peut-être rien que de la colère. Ce que je pouvais comprendre.
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MessageSujet: Re: 00. Apocalyptic and insane Ft Boobies Sam 25 Jan - 21:56

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Il ne s’attendait pas à ce qu’elle comprenne, non mais il se foutait vraiment de sa gueule là, ce n’était pas possible, bien sûr que non elle ne pouvait pas comprendre, comment le pourrait-elle quand elle n’avait pas toutes les informations en mains et encore toutes était un grand mot, elle n’en avait pas un seul…Un secret de famille…elle lui en fouterait un secret de famille. Ses traits se fermaient un peu plus à chaque seconde qui passait, elle sentait la colère et la frustration monter progressivement et tendre chaque parcelle de son corps, ses doigts se resserrèrent sur son café, qu’elle porta jusqu’à ses lèvres, essayant de faire fi du discours creux et sans aucun intérêt que lui servait le shérif.
La fin de sa phrase lui arracha une exclamation ironique, elle secoua la tête à la négative avant de plonger son regard dans celui de son interlocuteur.

« Ecoutez shérif, que les choses soient claires, n’espérez pas de moi que je comprenne où remette mon opinion en question ou peu importe ce que vous cherchez à faire en ayant ce qui vous semble une conversation avec moi parce que très franchement si vous comptez vous contenter de m’envoyer que des images et des sous-entendu qui n’ont  pas le moindre sens pour moi alors on va pouvoir tourner en boucle très longtemps et croyez moi j'en ai pas la plus petite intention. »

Il ne comprenait donc vraiment rien, il n’avait pas la moindre idée de qui elle était, savait-il au moins pourquoi il souhaitait s’entretenir avec elle, pourquoi est-ce que son opinion où sa perception des choses l’intéressait ? Parce qu’ils avaient des personnes en commun ? parce qu’il ne supportait pas de ne pas être porté au nu par l’entièreté de la population de Grayson ? Voyons un grand garçon comme lui… Est-ce qu’elle avait plus à lui reprocher ? N’était-ce déjà pas suffisant ? La jeune femme, elle en tous les cas se contentait amplement de ces deux raisons là, elle n’avait besoin de rien de plus pour ressentir une inimitié de la sorte pour Hickok.

« Belle tentative de changer le sujet et non shérif, Elizabeth et mon frère sont deux raisons qui me suffise amplement pour justifier le fait que je vous aime pas…cette conversation n'a aucun sens, je suis même pas sûre que vous ayez une quelconque idée de la raison pour laquelle vous avez souhaité me parler et sachez que vous ne connaissez rien de moi et je peut vous assurer que quand je vous dit que je n’ai pas de temps à perdre avec…» Elle imagea ce qu’elle voulait dire en faisant un grand geste rotatif de la main « peu importe ce que c’est censé être, ce ne sont pas des paroles en l’air, alors puisque vous n’êtes visiblement pas capable d’en venir au faite ou de vous exprimer clairement…» Elle se leva et se planta devant le shérif, puisque les avertissements ne semblaient pas fonctionner alors elle allait employer d’autres moyens, si ils ne parvenaient pas à lui faire dire les choses alors tant pis…

« Ne prenez pas la peine de me raccompagner, je connaît le chemin. »
C’est le moment parfait pour sortir votre joker shérif, balancer votre meilleure carte où couchez vous définitivement.
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MessageSujet: Re: 00. Apocalyptic and insane Ft Boobies Jeu 30 Jan - 14:20

Vérités

Carter et moi avions beau être différents en pas mal de points, nous avions de nombreuses similitudes également. Et je ne parle pas uniquement de notre cercle de connaissances qui, de toute manière dans un patelin comme celui-ci, est, obligatoirement, restreint. Nous tenions aux mêmes personnes. Et j'avais blessé certaines de ces personnes, et ça impactait Carter. Mais, au delà-de ça, nous n'aimions pas les mensonges et les vérités à demi-vraies. Or, si je ne les aimait pas -principalement vu mon travail - c'était un jeu auquel j'adorais jouer.
Mais Carter ne jouait pas, elle, elle bouillonnait – et je pariais qu'elle ne voulait que me foutre une droite. Tourner en rond … Oui, exactement. C'est à ce petit jeu que l'on jouait depuis trop longtemps. Le but de cette conversation n'était pas tant qu'on mette les choses à plat entre nous (elles ne seraient jamais à plat avec un secret comme le mien entre nous), que je comprenne exactement pour quelles raisons elle ne me portait pas dans son cœur, mais aussi pour déclencher quelque chose. Une idée, une intuition, je n'en savais rien. Rien que le fait qu'elle comprenne que je n'appréciais pas cette situation.
Indécision, quand tu nous tiens.
Pourquoi je voulais me réconcilier avec elle ? Non, nous n'avons jamais été en très bons termes. Je n'aimais pas le fait qu'elle ne puisse pas me faire confiance, pas tant personnellement, mais surtout professionnellement. Est-ce égoïste ? Sûrement. Si ça l'est, tant pis. Qui n'a jamais agit égoïstement ? Certes, il y a aussi le fait que la seule personne qui connaisse ma relation avec Beth soit l'une des rares à ne pas me sentir dans cette ville qui me faisait tiquer.
Rah, et puis elle m'énervait aussi. J'avais aussi envie de la claquer, mais je ne le pouvais pas. Sombre histoire de respect de l'autre et de droit des femmes …

- Raah, mais … Tu peux pas essayer deux secondes de comprendre ? Je sais que … C'est pas facile, quand on a pas toutes les cartes en main. Mais tu crois que c'est facile pour moi ? J'aimerais que tu comprennes. J'aimerais te dire tout ce que je sais. Mais je ne peux pas. Dorian ne peut pas non plus. Ce que je veux ? … Rien. Mais Dorian n'a pas à subir ce petit manège et tes petits caprices. Si tu ne l'aimes plus, soit, dis-lui clairement. Mais ne le fais pas espérer pour rien, il a d'autres choses à faire. Et ... Wow … qui l'eut crût ? Tout fini par se savoir, dans cette ville, n'est-ce pas ? Ce qu'il me restait à dire était peut-être la partie la plus difficile. Parce que je n'avais aucune idée de ce qui allait se passer après. Sûrement le retour de l'ouragan Carter. L'éclatement de mes illusions, mon discrédit officiel. Mais … Et je te dois des excuses. A propos de ton frère. De mon comportement ce jour-là. Je sais que je t'ai blessé et je le regrette. Sincèrement. Ou peut-être un deuxième café en pleine figure ? Qui sait. Si elle ne le fait pas, je renverserai le mien sur elle, histoire d'être quittes. Mais soutenir son regard, avec mes paroles et le fait qu'elle soit debout … Etait assez perturbant. Assez bizarre. J'avais l'impression de m'être mis à nu, d'une certaine manière. Car peu importe ce qu'elle croyait, là, tout de suite. J'étais réellement désolé. Oui, mes excuses arrivent avec un an de retard, mais mieux vaut tard que jamais, pas vrai ?
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MessageSujet: Re: 00. Apocalyptic and insane Ft Boobies Sam 1 Fév - 22:38

Apocalyptic and insane


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Walk right in the sight of a gun
Look into this new future's face


Elle avait vraiment eu l’intention de partir, d’aller retrouver un semblant de normalité et de se plonger dans ce pourquoi elle était ici aujourd’hui, son stand et les demandes sans intérêt de tous ces gens qui prônaient les valeurs familiales une fois dans l’année juste parce qu’un type avait un jour décidé de mettre cette fête ridicule en place. Elle laissa échapper un court soupir, autrefois elle ne pensait pas du tout de cette façon, elle avait toujours aimé cette fête parce qu’ils y trouvaient l’occasion de se retrouver ensemble…elle, son frère et son père, c’était un rituel qu’ils prenaient tous les trois très au sérieux mais aujourd’hui, cette fête ne lui rappelait que des souvenirs qui ne se reproduirait jamais. Même si elle avait esquissé un mouvement pour partir, il avait réussi une fois de plus à retenir son attention suffisamment rapidement pour l’arrêter dans son élan. Essayer de comprendre ? Elle ne demandait que ça à dire vrai, qu’est-ce qu’il croyait ? Qu’être visiblement là seule à ignorer…elle ne savait même pas de quoi il s’agissait, tout ce qu’elle avait pu comprendre c’est que c’était cette même vérité qui avait poussé son ancien fiancé à la planter sans ménagement cinq ans auparavant alors comment pouvait-il même penser une seule seconde qu’elle ne voulait pas comprendre ? Il ne lui en donnait simplement pas la possibilité…personne ne le lui en laissait la possibilité… Elle avait envie de lui jeter à la figure, elle avait envie de tous les envoyer en enfer avec leur secret qui devait certainement être stupide et pas aussi dramatique qu’il le laissait entendre, après tout que pouvait-il bien cacher de si dramatique hein ? La curiosité était présente et s’insinuait en elle lentement, il pouvait difficilement en être autrement aux vues des mystères que le shérif laissait planer dans son discours mais, au delà de ca, c’était surtout le fait qu’il associe cela à Dorian, c’était avec cet aspect là précisément qu’il la gardait un tant soit peu intéressé, parce qu’elle crevait de savoir pourquoi et parce qu’elle avait bien compris que ce n’était pas le principal intéressé qui le lui dirait quand bien même cela était sans doute le seul moyen qu’il pouvait avoir de renouer un minimum avec elle.

Le shérif ne s’était cependant pas arrêté à cela, non la suite aurait presque pu être risible, la suite la laissa pantoise, elle croisa ses bras contre sa poitrine et fronça les sourcils. Quoi ? SON manège ? SES caprices ? de quoi parlait-il ? qu’est ce que Dorian avait bien pu lui raconter ? Elle n’était pas celle qui jouait ici et si refuser d’avoir à faire à lui après ce qu’il lui avait fait subir il y a cinq ans pouvait être considéré comme un caprice alors oui effectivement elle pouvait plaider coupable mais, elle voyait mal qui pourrait lui reprocher d’agir de la sorte, elle n’était pas la fautive dans cette histoire, elle n’avait fait que subir la lubie aussi soudaine qu’incompréhensible de son petit-ami. Elle n’attendait plus rien de lui, et pour être tout à fait franche, elle en était à un stade où elle aurait préféré qu’il ne réapparaisse pas, parce que quand bien même cela lui était toujours difficile, cela l’était tout de même moins que de prétendre et risquer à tout moment de devoir le voir arpenter les rues de Grayson, que de devoir croiser son regard…c’était comme revenir des années en arrière, ressentir encore et encore son monde s’écrouler. Le rouge lui montait aux joues, elle était déjà en colère mais, là elle était tout à coup au bord de l’implosion et ce n’était pas même les excuses d’Hickok qui aurait calmé le jeu, elle les avaient entendues, elle appréciait sûrement le fait qu’il lui demande pardon mais, ce n’était pas ce sujet là qui prenait toute son attention et lui empoisonnait lentement mais sûrement le cerveau.

« PARDON ? » elle laissa échapper un rire à l’accent clairement ironique.
« Je vais passer sur le faite que vous me demandez de comprendre quelque chose dont j’ignore tout parce que ça m’énerve assez comme ça. Par contre laissez moi vous dire une bonne chose shérif, je vous conseille de rester en dehors de ma vie privée, vous êtes bien la dernière personne à avoir un mot à dire sur les relations des autres, balayez devant votre porte avant de venir jouer les messagers où je ne sais quoi… »

Son ton montait progressivement, heureusement pour eux, les badauds faisaient leur chemin trop loin pour pouvoir entendre, sinon elle ne donnait pas chère des ragots qui pourraient bien courir sur elle ou lui d’ici à peine une heure. « Quant à mes pseudos caprices, j’aimerais assez en savoir plus, voyez-vous car avec il me semble justement avoir été suffisamment clair avec Dorian et puisque vous avez l’air d’apprécier de jouer les messagers, vous aurez l’amabilité de lui dire que j’apprécierais qu’il m’oublie un peu et que s’il a quelque chose à me dire, j’aimerais tout autant qu’il le fasse lui-même. Il serait peut être temps qu’il grandisse un peu. » Elle n’appréciait que moyennement que son ex aille raconter à qui voulait l’entendre quoi que ce soit à son sujet et ne comprenait pas quel était son but mise à part s’attirer un peu plus ses foudres. En agissant ainsi, il ne l’éloignait qu’un peu plus encore de lui et autant dire qu’elle était déjà à des kilomètres, il lui donnait simplement une raison de plus de rester à distance et de ne pas reconsidérer son retour, elle n’avait pas la moindre envie de s’encombrer d’un gamin, si il n’avait pas évolué depuis leur séparation alors tant pis pour lui, elle avait déjà bien assez à faire à devoir s’occuper de son père sans devoir baby-sitter qui que ce soit d’autre.

« Écoutez, je suppose que j’apprécie vos excuses, je ne suis pas sûre d’avoir vraiment envie de les accepter là tout de suite vu les circonstances dans lesquelles elles sont prononcé mais, sachez que je les ai entendus bien qu’elles arrivent un peu tard… »
FICHE ET CODES PAR BROADSWORD.


HRP:
 

_________________
"I hurt myself today to see if I still feel. I focus on the pain,the only thing that's real. The needle tears a hole, the old familiar sting, try to kill it all away...But I remember everything. What have I become? My sweetest friend. Everyone I know goes away in the end"

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MessageSujet: Re: 00. Apocalyptic and insane Ft Boobies Mer 19 Fév - 16:35

Vérité.

OK, elle commençait vraiment à m’échauffer. Et blabla ci et blabla ça. A vrai dire, je ne l’écoutais que d’une oreille. Et c’est comme ça qu’on arrive à un dialogue de sourds. Cependant, je fis l’effort de faire semblant d’écouter, au moins pour lui montrer un peu de respect. Alors, je pris l’air intéressé, perdit mon regard un peu derrière elle, dans l’horizon, et pensais à chez moi, aux nombres d’heures que j’avais passé éveillé et à cette envie de juste … boire une foutue bière devant un match des Jets. Je ne pensais pas que c’était trop demandé. Mais à Grayson, rien ne se passe jamais comme on le souhaite. Donc on s’adapte au mieux. Elle ne voulait pas que je parle de Dorian, ni de son frère, probablement pas d’Elizabeth, ne parlons même pas d’Hunter. Bien. Donc, si je comprends bien, toutes les personnes que nous connaissons tous les deux sont hors propos. Ce qui ne laisse que notre hostilité et un débat qui sonnait bien creux. Et visiblement, elle n’était pas très encline à parler de son petit problème –moi, pour le moment- et je n’avais rien contre elle. Donc, là encore, on n’arriverait à rien.
Au moins, elle entendait mes excuses. Tout n’était peut-être pas mort, finalement. Il y restait quelques traces d’espoir, la seule chose qui me permettait, moi, de vivre. L’espoir. Sans espoir, pas de vie. Sans espoir, tout serait mort. Tout mourrait. Si on abandonne avant d’avoir lutté, alors la chose qui nous effraie gagnera à chaque fois. S’il n’y a pas d’espoir, alors il n’y a rien. Il y a tout – tout ce dont on ne veut pas. Sans espoir, les bons perdent et les méchants gagnent. Sans espoir, les bons deviennent les mauvais. Enfin, ce que je veux dire, c’est que sans espoir, alors … alors peut-être que je ne serais pas là pour y penser. Sans espoir, je me serais foutu en l’air, aussi sûrement que l’air de Grayson est maudit et que mon destin était bien tracé.
Je voulais / avait voulu briser mes chaînes, ne plus être esclave de Grayson, mais je ne pouvais pas. Je le savais, des générations y avaient été esclaves, des générations avaient péri pour protéger ce secret. Et des solutions ? Aucune.
Mais il restait une question, dans mon raisonnement, toujours la même au final : qui du savoir, du pouvoir ou du vouloir est le plus important ? Lequel est vrai, lesquelles sont fausses. Quelle théorie donne espoir ?
Putain.
Et elle qui ne connaissait pas cette chance. Elle qui pouvait partir. Fuir, quitter, abandonner, redémarrer ailleurs. Elle avait tant de possibilités. Et je devais vivre avec le fait d’avoir empêché ça à Summer. Comme si j’avais sciemment tué une partie de l’avenir de ma propre fille. Pour sûr, je jalousais sa liberté. Mais elle entendait mes condoléances tardives. Il y avait trop de condoléances. Je les pensais chacune. J’étais sincèrement désolé pour tous les proches, toutes les personnes amputées d’un membre de leur famille – car je le suis aussi. Je sais que le temps passe et calme ces blessures, mais la perte est toujours là, toujours vive – et un simple souvenir peut parfois raviver toute la douleur. Et avec Matt, c’était encore pire – Grayson est un petit village, j’avais connu le jeune Matt, je l’avais vu grandir. Et il était parti. Et Carter partait, elle aussi, et je savais que rien ne l’arrêterait aujourd’hui. Que quoi que mes mots fassent, aussi sincères qu’ils soient, ils n’arriveraient à rien pour le moment. Elle était déjà levée, sur le point de me planter là, avec mon café qui refroidissait entre mes mains.- Je suis ravi qu’on ait pu en parler, alors. Je ne vais pas vous retenir plus longtemps, si vous êtes attendue quelque part … Parler … oui. Dans nos futurs souvenirs, quand on se remémorera cette conversation, peut-être qu’on aura crié, peut-être qu’on aura parlé. Mais on se souviendra sans doute que de l’idée globale de cette conversation, et même si elle ne le voyait pas encore ni ne le réalisais, elle avait pu me crier dessus et sortir tout ce qu’elle avait à me dire. Et c’était plutôt une bonne chose de faite.
Elle marmonna quelque chose, leva sûrement les yeux au ciel. Elle avait un fichu caractère, pour sûr, mais elle savait battre en retraite. Ou plutôt, elle savait partir dignement quand on lui en laissait l'occasion. Alors, elle s'en alla. Me laissant, moi, ce banc, et ce café froid dégueulasse, à me geler le cul sur un pauvre banc. Il me fallait aussi bouger, retourner travailler, retourner vomir mes sourires. Jusqu'à ce que j'en meure.



[RP fini]

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00. Apocalyptic and insane Ft Boobies

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