AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Road to Salvation a fermé ses portes.


Partagez | .
 

 00. "L'Amour Fou." Nath&Bob

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Invité
Profil
Secrets
Contact



MessageSujet: 00. "L'Amour Fou." Nath&Bob Ven 6 Déc - 20:34

Requête ...

C’est dingue, comme la sonnerie d’un téléphone peut vous annoncer le reste de votre journée. Quand la sonnerie du portable du bureau retentit, avec la sonnerie spéciale Nathaniel le fou Redd, je sus que le reste de ma journée allait être … aussi passionnante que comme elle avait commencé. Je laissais la messagerie faire sa part du travail, pendant que j’allais gentiment demander à Joan de faire le mien. Enfin, ou le jeter. Le rapport que je devais faire était suite à des faits liés à Hunter … Autant dire que je ne m’étais exilé dans mon bureau rien que pour ne pas passer pour le dernier des crétins devant la « victime ». Apparences … Encore un ado pré-pubère de la ville voisine, que j’aurais moi-même fait se pisser dessus, si Hunter ne l’aurait pas fait. Mais Papa est un monsieur respecté et qui porte plainte pour tout et rien et blablabla[…] son fils. A vomir. Autant que son père et ses réflexions sur le fait que je n’étais pas en uniforme. C’est vrai que j’ai pas l’trois-pièces, mais être à poil ou tiré à quatre épingles, c’est censé influer sur mon job ? Tss …
Et donc, la moindre des choses pour Nathaniel, c’était de se déplacer. Mais la messagerie, c’est bien aussi. Je pris le temps de m’allumer une cigarette, avant de consulter la boîte vocale.
Et visiblement, je n’avais pas fini d’être pris pour un con, aujourd’hui.

Nathaniel le fou illettré Redd qui utilisait un numéro de plaque pour faire passer un message personnel ? Oh, vraiment … Il pense que je suis son chien ? Il m’appelle Bobby en plus ? Je décidais d’en rire, de lui, de l’ado, de son père aux chaussures vernies, à cette foutue battue, à cette foutue journée. Je notais cependant le numéro de plaque, me demandant bien ce qu’avait fait Hunter pour avoir un aussi terrible karma aujourd’hui.  Quoique … une jolie jeune fille en fleur ? Je ne savais qu’en penser … c’était les propos de Nathaniel après tout.
Je retournais vers Joan, à l’accueil, tout en recrachant une longue bouffée. Les pingouins père et fils n’avaient pas fait long feu. Je demandais poliment à Joan de me laisser la place devant l’ordinateur unique du poste, et ouvrais le site de recherche correspondant. L’avantage d’avoir une famille alambiquée, c’est le nombre de frères et sœurs plus ou moins liés par le sang, c’est la diversité des centres d’intérêts. Et aussi incroyable que ça pouvait paraître, l’un de mes demi-frères était féru de généalogie. Oui oui. Pour quelqu’un dont la mère n’était pas en mesure de donner le nom du père d’un de ses enfants, ça créait des défis assez sympathiques, la généalogie. Quoi qu’il en soit, ce frère en question avait passé suffisamment de temps à chercher suffisamment d’informations sur l’ordinateur du poste pour que je boucle la recherche en quelques clics seulement. Enfin, boucler … ce que je trouvais amena rapidement d’autres clopes, et d’autres recherches, bien plus poussées … Et bizarrement, la connexion ne me fit pas défaut une seule fois.

Aussi bien réglé que du papier à musique, Nathaniel entra au poste alors qu’un bip sonore annonçait un changement d’heure. Aussi débordant de vitalité qu’à son habitude, son sourire si dérangeant calé au millimètre sur ses lèvres, Nathaniel dans toute sa splendeur, engaillardi par le fait qu’il sache que je l’attendais. Une parfaite tête de con, en somme. Joan et William étant tous les deux partis rejoindre leurs vies respectives, je me trouvais donc seul à l’accueil, un café entre les mains et les pieds sur le bureau quand il entra. Je me contentais de reposer la tasse sur le comptoir. - Eh bien, toujours à l’heure, à ce que je vois. Et quelle heure … « Môssieur » venait et repartait quand ça lui chantait, il avait au moins eu l’extrême amabilité de me prévenir avant. Mais bon, c’était pour servir ses propres intérêts … Voix mielleuses et sourires d’apparat étaient de mise, ce soir. Je désignais la chaise de l’autre côté du bureau pour l’inciter à s’asseoir. Techniquement, parler à quelqu’un qui est debout, c’est lui conférer de l’importance … Je me gardais donc de parler plus. Assis-toi, ce soir, tu joues le chien.


Dernière édition par Hippolyte "Bob" Hickok le Ven 6 Déc - 22:00, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Profil
CREDITS : Billie
NOMBRE DE MESSAGES : 189
ÂGE : 32
LOGEMENT : Madison Street (9)
OCCUPATION : Gérant du Teller & Redd's garage
HUMEUR : fabuleusement bonne
ETAT PHYSIQUE : En pleine forme
Secrets

Feuille de personnage
A propos du secret: Je l'assume sans honte.
Autres comptes: Aidan, Dorian, Hunter, Tyler
Contact

Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: 00. "L'Amour Fou." Nath&Bob Ven 6 Déc - 21:27

Encore une journée de labeur derrière lui. Nathaniel ne s’est pas trop fatigué ceci dit, puisque les clients ne courent pas les rues ces temps-ci. Il faut dire que voir un couple de ces derniers quitter son garage et avoir un accident mortel…ce n’est pas la meilleure des publicités. C’est même très fâcheux ! Mais Nath sait que les choses vont s’arranger. Elles le font toujours, d’elles-mêmes, ou presque. Et puis ses voisins ne doutent pas une seule seconde de sa bonne foi. Il a d’ailleurs déjà reçu beaucoup de messages de soutien et de tapes amicales dans le dos. Même son employé préféré (le seul), s’est montré plus patient et enclin à lui faire la conversation depuis le drame. Hunter est tout sauf un garçon perspicace, mais il a bien senti qu’il était contrarié et il fait des efforts.
Evidemment, en réalité, Nath n’est absolument pas contrarié, mais c’est l’image qu’il se doit de donner. Car après tout, il se sent responsable pour ces deux vieux cons de Donnelly et leurs quatre petits orphelins. Bou-hou-hou…
Et puis comment être contrarié, alors qu’il  pressent une affaire juteuse justement en lien avec son employé modèle, et qu’il va avoir le privilège d’un petit tête à tête avec son shérif préféré pour en discuter ? Non, assurément, la journée est excellente.
Elle l’est, mais il doit continuer d’afficher un air soucieux à ses voisins, ce qu’il fait sur tout le trajet qui le sépare du bureau d’Hippolyte Hickok.

Lorsqu’il pénètre dans le bureau de ce dernier, il est installé à la place de sa réceptionniste, certainement rentrée chez elle. Il faut dire que la pauvre ne passe pas un très bon moment. Elle doit service d’agent de liaison entre le poste et celui de Gower, en charge de l’affaire Donnelly qui fait tant de battage. Elle n’a pas pu chômer depuis l’accident et hier, avec la battue organisée en quatrième vitesse, la pauvre a dû s’arracher les cheveux… Cheveux qu’elle a fort jolis par ailleurs.
« Eh bien, toujours à l’heure, à ce que je vois. »
Nath lui sert son plus charmant sourire.
« Je ne me rappelle pas en avoir fixé une pour notre petit rendez-vous, mais si tu l’dis ! » s’exclame-t-il joyeusement, avant de se faire offrir une place face au shérif.
Le garagiste s’installe sans demander son reste et sans se dépeindre de son air de parfait petit américain. Ce qu’il est, cela va de soit.

« Joan et William ne sont pas là ? J’aurai voulu les saluer et les remercier encore une fois pour le travail accompli hier. C’est tellement dommage que les recherches n’est menés à rien… Ceci dit, ce n’est pas la première fois que ton bureau se révèle incapable de résoudre une affaire. Ils doivent s’y être faits, les pauvres petits… Ahlala… » fait mine d’être attrister le gérant du garage de Grayson.
Une façon comme une autre de lui dire qu’il est un minable trou du cul, un incapable sans avenir avec un badge en carton, un meurtrier de surcroit et un fils de pute, bien entendu.
« Enfin bref ! Comment vas-tu ? » enchaine-t-il le plus naturellement du monde, battant des cils en retrouvant son sourire.  « Tu as une petite mine… »
Il ne l’ajoute pas mais Hippolyte doit très bien entendre le : tu as recommencé à boire ? qui aurait pu suivre.

_________________
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Profil
Secrets
Contact



MessageSujet: Re: 00. "L'Amour Fou." Nath&Bob Ven 6 Déc - 23:15

Conte. Chant. Poème. Foutage de gueule.
Couplets 1&2, refrain.


Nathaniel, le saint du patelin. Je pouvais parier que lui aussi le pensait, ça ne m’étonnerait pas de lui. Bonjour, mes charmants, que puis-je faire pour vous ? St Nathaniel à l’appareil … L’envie de vomir me reprit momentanément. C’était tout ce qu’il m’inspirait. Ah non … Il y avait cette chanson, qui me trottait en tête depuis que mon portable l’avait chanté, plus tôt dans l’après-midi, lorsqu’il m’avait appelé.  Alors qu’il s’asseyait, les premières paroles me vinrent en mémoire.
Oh, monsieur ne se souvient pas d’avoir pris rendez-vous, monsieur est bien au-dessus de choses aussi futiles, il est partout chez lui, à toute heure … Voix mielleuse number one, inconsciemment, je lui répondais sur le même ton. Moi, je ne me souviens pas d’avoir entendu ta voiture … - J’ai pas entendu ta voiture, t’es venu en car ? Les transports en commun, tu devrais utiliser, mon saint. Mais c’est la partie « commun » que tu ne gère pas trop. Oops. C’est dommage quand même. Mais enfin, tu venais pour chercher un peu d’espoir, dans ce monde fou … Où tu règnes, n’est-ce pas ? Tu dois avoir le même fournisseur de miroirs que la belle-mère de Blanche-Neige, je me trompe ? Au détour d’une prière, tu te rassures : Miroir, mon beau miroir, suis-je le plus aimé dans cette ville ? Je ne sais pas, mais tu es bien le roi des fous.

- Je leur transmettrai tous tes vœux de bonheur … Connard de croyant psychopate. Plus redoutable que le curé, plus mesquin que Judas, NATHANIEL LE FOU ! Prochainement, à ravir vos femmes et vos enfants ! Oh, et cette petite remarque, sur mon état, mais dis-moi, ça relève presque de l’attention, d’un tant soit peu d’humanité ! Et qui dit humanité dit probablement, bien caché quelque part, l’amour ! Bien au fond, derrières des cartons remplis de bibles. Si ça se trouve, il peut déployer autant d’amour que la capacité qu’il a à jouer le petit saint du village, alors qu’il en est le plus vil représentant.
Dans un amour immense, donc, il fut un jour où nos deux mains se rencontrèrent, sûrement une poignée de main virile dans cette vieille maison … Ou pas.
Chantons à l’abondance. Et surtout à la violence, ce genre de mains n’était pas vraiment faites pour l’amour, monseigneur, mais bien pour la violence. Celle de tes actes, de tes propos, de tout en son être, car tout respirait l’horrible et le renfermé. Chantons à l’abondance de nos terres, chantons à la violence de nos vies.
Et maintenant, le refrain ! Appris par cœur, et pouvant être sorti en toutes occasions, surtout quand on ment à l’éternelle question, comment vas-tu ?
- Je vais bien. Et c’est peut-être à cause de ce travail que tu m’as confié, de l’heure qu’il est et au fait que tu n’aies rien apporté pour manger ? Quel égoïsme, vraiment, quand on vit avec l’une des plus grandes cuisinières de la ville …. Mais j’oubliais. Allez, tous en chœur !
Nathalie, mon amour des JMJ ! Ou des réunions secrètes, mais c’est un secret ! Enfin, Nathalie, ne dit pas non au Messie ! Cette phrase sonne tellement bien, en vrai. Il suffit d’enlever la virgule, et elle prend un tout autre sens … Elle passe de recommandation à une affirmation fort révélatrice : Nathalie ne dit pas non au Messie ! TOUT S’EXPLIQUE ! Alléluia ! Pauvre Lucinda … Enfin, Nathalie, grâce à qui nos deux vies se détartrent, signifiait bien évidemment, que grâce à elle, nos vies sont trépidantes et n’ont pas le temps de rouiller ! Il y a toujours des rebondissements avec toi, Nath … Nathalie, mon amour des JMJ …

Avec une telle chanson en tête, c’est assez difficile de rester concentré. Bon. Finissons-en au plus vite !
- Donc, tu venais pour cette plaque automobile ? Elle correspond à une Mustang bicolore, et cette voiture appartient depuis trois ans, à une dénommée Baby Stewart … Nathalie faisait tellement d’efforts pour paraître naturelle, que quand son naturel revenait au galop, on pouvait lire en elle comme dans un livre ouvert. Et je suppose que ce n’est pas le nom qu’elle a donné … En même temps, elle au moins, elle était pleine de bon sens : qui donne son véritable nom à un psychopathe comme notre Nathalie ? Déjà que je répugnais à moitié à donner mes informations, elle ne m’incitait pas franchement à les lui donner. A la rigueur, je préférais mille fois les donner à Hunter. Qui d’ailleurs, était bien plus légitime pour recevoir ces informations … Bon … Attendons-nous à ce qu’il n’en reste pas là, le petit agneau de Dieu …


Dernière édition par Hippolyte "Bob" Hickok le Sam 7 Déc - 13:56, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Profil
CREDITS : Billie
NOMBRE DE MESSAGES : 189
ÂGE : 32
LOGEMENT : Madison Street (9)
OCCUPATION : Gérant du Teller & Redd's garage
HUMEUR : fabuleusement bonne
ETAT PHYSIQUE : En pleine forme
Secrets

Feuille de personnage
A propos du secret: Je l'assume sans honte.
Autres comptes: Aidan, Dorian, Hunter, Tyler
Contact

Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: 00. "L'Amour Fou." Nath&Bob Sam 7 Déc - 12:07

« En car ? C’est un genre de plaisanterie, Bobby ? Je reste décidément totalement hermétique à ton humour » sourit Nathaniel en arborant l’air du parfait petit voisin qui ne cherche en aucune façon à froisser l’égo de son interlocuteur, mais le trouve tout de même très bizarre.
Des transports en commun à Grayson… Ca a été envisagé pas mal de fois, mais l’idée a finalement toujours été abandonnée au grand dam des modernistes et on se contente du co-voiturage la plupart du temps dans le coin. C’est de cette manière que sont amenés les plus jeunes à Trimble, pour y suivre leurs cours du moins. C’est plus économique, une façon de promouvoir le vivre ensemble et de renforcer une fois encore les liens entre habitants. Parfait. C’est qu’on est de gentils petits écolos à Grayson…

« Je vais bien. Et c’est peut-être à cause de ce travail que tu m’as confié, de l’heure qu’il est et au fait que tu n’aies rien apporté pour manger ? »
« Oh, c’était si épuisant de faire ton travail ? Tu m’en vois absolument navré, Hippolyte. Je pensais qu’un simple clic permettait d’obtenir des informations sur n’importe qui de nos jours… » minaude le garagiste en fronçant légèrement les sourcils, histoire de jouer le trouble, avant de retrouver un air espiègle. « Quant à ton casse-croutte, je suis navré mais il est fortement déconseillé de manger entre les repas et, personnellement, je ne dîne qu’à dix-neuf heures trente. Ceci dit, si tu y tiens, je peux t’inviter à souper chez moi ce soir. Lucinda prépare toujours une assiette supplémentaire, au cas où un étranger vienne frapper à notre porte pour réclamer le gite… »  
Il a particulièrement insisté sur le mot « étranger », faisant référence à un petit conte Graysonien tout à fait délicieux que le shérif connait certainement aussi bien que lui-même et fera donc écho.  
« Summer pourrait venir se joindre à nous également, si le cœur lui en dit ! …Je suis certain que ça ferait extrêmement plaisir à Lucinda… Elle aimerait tellement avoir une fille rien qu’à elle… »
Il est l’heure de jouer la profonde tristesse, la déception, et de saupoudrer le tout d’un soupçon de jalousie. Car officiellement, Lucinda et lui ont du mal à enfanter et essaye d’avoir un enfant depuis des années. On les plaint partout dans le village pour cela… Officieusement, il est hors de question d’envisager pour Nathaniel de mettre au monde un chiard.  

Ils en arrivent finalement à aborder le sujet qui l’intéresse réellement et est à l’origine de leur entretien.
Nathaniel retrouve son sourire. D’une part parce qu’il apprécie mieux ce sujet et d’autre part, parce que le nom de cette gamine est sincèrement à chier. Baby ? Qui peut appeler son enfant de cette manière de façon tout à fait consciente ?
« Effectivement, elle s’est présentée à moi sous le nom d’Angel Harper. Un nom bien mal porté par une menteuse de son acabit » badine le garagiste, on ne peut plus satisfait que son instinct ne l’ait pas trompé sur le compte de cette poufiasse. « Elle est soi-disant en ville pour rencontrer Hunter et lui annoncer le décès de son frère. Pas celui d’Hunter évidemment, celui de Miss Harper. Aux dernières nouvelles, Hunter était encore fils unique. Ceci dit, maintenant que j’y pense…nous n’avons aucune nouvelle d’Helen et de ce qu’elle a pu faire de ses ovaires. J’ai toujours dit qu’il fallait stériliser les patients atteints de maladies telles que la sienne… Ces tares là sont génétiques, il faut se montrer prudent… »  
Grand sourire, regard pétillant de plaisir. Tout le monde sait qu’Hunter est un garçon instable. Peut-être pas autant que sa génitrice totalement cinglée, mais…suffisamment pour qu’on se pose des questions sur son compte. Et il sait l’affection que lui porte le shérif. C’est un coup gratuit. Merci qui ?

_________________
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Profil
Secrets
Contact



MessageSujet: Re: 00. "L'Amour Fou." Nath&Bob Sam 7 Déc - 16:14

Madame est arrivée.
Suite & fin.

Elle était répugnante. Assise là, élégamment, comme si elle se croyait plante qui ne sert uniquement à faire joli dans le décor. Pour l’histoire du car, bien évidemment, elle ne put comprendre. C’était une référence à la chanson. Et non, tu n’es pas hermétique à mon humour, tu es hermétique à l’humour, à quoi que ce soit qui pourrait te dérider vraiment. T’as du Botox sous ta peau, Nathalie, t’es figée comme une malbaisée. La dévotion au Messie n’apporte pas ce genre de plaisir, n’est-ce pas ? Je laissais couler sa remarque, elle ne pourrait rien comprendre, la petite Nathalie.
La conversation avança, à un rythme moins soutenu que la chanson qui trottait dans ma tête, mais qu’importe. Et alors que je n’avais pas demandé son avis sur sa santé ou son état psychologique obligatoirement perturbé, Nathalie la plante mon amour des JMJ se permit de faire des réflexions bien inappropriées sur mon travail. Bah oui, deux clics, c’est tellement simple. Avec un ordinateur performant, et une connexion sans failles. Et même si rien de tout ça n’était survenu, je ne pouvais le laisser s’en tirer comme ça. Je n’étais pas le chien d’une plante verte sadique. Tu es loin d’être la priorité ici. Tu as peut-être déjà oublié la battue d’hier, on est assez occupés en ce moment … Je la laissais se mettre en avant une nouvelle fois, afficher sa vie parfaite, avec sa femme parfaite, ses repas parfaits, son illusion parfaite. Merci, mais je n’étais pas intéressé.
Ni ma fille.
Je ne savais pas si elle avait conscience de la dangerosité de Nathalie, mais je l’avais toujours mis en garde. Elle jouait avec la crédulité des jeunes, des femmes pour atteindre jusqu’aux plus sceptiques. Regardez, je travaille dur, mais je le fais pour vous ! Elle me dégoûtait. Il évoqua le fait que Lucinda, sa femme, désirait un enfant. Oui oui, mais Summer est ma fille. Lucinda aimerait un enfant ? Dois-je comprendre que tu n’en souhaite pas ? Désolé, c’est déplacé … Je m’arrêtais là et me mordis la langue. J’aurais pu continuer sur ce chemin encore longtemps, mais ça ne me regardait pas. Mais j’imaginais assez bien la tête, toujours aussi expressive, de Nathalie, si je lui disais que sa femme pouvait avoir recours à d’autres méthodes pour avoir un enfant … Peut-être qu’elle y a déjà songé sans lui en parle, parce ce que c’est vrai : ma fille était certainement l’une des choses les plus importantes et précieuses qui m’est arrivé.

Je changeais de sujet afin d’éviter de froisser la plante, et donnais les informations à propos de la voiture. Comme je m’en doutais, la jeune Baby avait utilisé un nom d’emprunt et Nathalie confirma mes doutes. Angel Harper, désignée comme une menteuse … Je gardais pour moi le fait que le second prénom de la jeune fille était réellement Angel. On verra plus tard comment je pourrais utiliser ça … Certainement pas dans le hall 127, au stand sur le partage … Mais je vais te conter fleurette, d’ici peu.
Alors, je me forçais à écouter Nathalie et son ton mielleux, libérant son cœur en cage et sa haine à propos de la famille d’Hunter. On ne pouvait pas plaire à tout le monde, elle devait en être consciente. Hunter était comme l’un de mes frères, et Nathalie le savait très bien. Elle en jouait. Elle attendait ma réaction. Et même si ce qu’elle insinuait me touchait, d’une certaine manière, je me contentais de plonger mon regard et mes lèvres dans mon café, avant de repenser à ce qu’elle avait dit. Finalement, je pouvais peut-être évincer Nathalie de ce coup-là. Si tu as des soupçons à propos d’Helen, pourquoi tu n’en as pas parlé à cette Baby ? Ou même à ton employé ? Ils doivent être bien mieux renseignés que moi. Et puis, tu ne crois pas que tu en fais un peu trop ? Il était peut-être temps de révéler que la jeune fille n’avait pas entièrement menti. Cette histoire me semblait louche, et elle l’était. Mais il était hors de question que Nathalie, qui en avait deviné un peu trop, en sache encore plus. Je ne lui faisais pas particulièrement confiance, surtout pour une affaire qui n’avait rien à voir avec elle. Comme le père de la paroisse, nous avait donné carte blanche, nous, on en a profité …
Tu la traite de menteuse, mais Angel est son second prénom, donc je ne vois pas pourquoi elle mentirait sur les raisons de sa venue. Ni pourquoi tu sembles si intéressé que ça par cette voiture et cette fille. Tu lui à au moins dit où se trouvait Hunter ? Je veux dire, je ne pense pas qu’une jeune fille soit en mesure de le tuer, donc même si tu t’inquièterais pour ton employé, ce serait injustifié. Ben, c’est vrai quoi ? Prions pour que je réussisse à détourner l’attention de Nathalie encore un moment. On pouvait parler comme des fous (enfin, plus facile à dire qu’à faire pour elle que pour moi), de Dieu, d’équitation, d’autre choses. Et même revenir sur le sujet de sa femme qui désirait des enfants. Elle pouvait m’expliquer ses doutes, sur tous ces sujets graves, avant de reprendre sa route … Mais ce n’était pas tout prêt d’arriver. Madame est une chasseuse patiente, une lionne. Elle fait joli dans le décor mais peut vous tuer en un battement de cils.

© Oldelaf, Nathalie (mon amour des JMJ)
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Profil
CREDITS : Billie
NOMBRE DE MESSAGES : 189
ÂGE : 32
LOGEMENT : Madison Street (9)
OCCUPATION : Gérant du Teller & Redd's garage
HUMEUR : fabuleusement bonne
ETAT PHYSIQUE : En pleine forme
Secrets

Feuille de personnage
A propos du secret: Je l'assume sans honte.
Autres comptes: Aidan, Dorian, Hunter, Tyler
Contact

Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: 00. "L'Amour Fou." Nath&Bob Sam 7 Déc - 16:55

Nathaniel fronce les sourcils. Pour une fois, il n’a pas besoin de feindre cette émotion, il est réellement interloqué par la bêtise du shérif. Il doit le faire exprès, il ne peut pas décemment le questionner à ce sujet et espérer une réponse… Il est en train de le tester… Non ?
Eh bien non ! Ce con de shérif est on ne peut plus sérieux quand il lui demande pourquoi il n’a pas fait part de ses doutes à la dénommée Baby Stewart, ou pourquoi il n’a pas parlé de sa rencontre avec elle à Hunter. La réponse lui apparaît pourtant comme évidente. Sauf que généralement, dans le coin, il est le seul capable de voir les évidences. Le seul à savoir ce qui doit être fait et à quel moment. Pas étonnant qu’il l’ait vu. Le garagiste est le seul à qui IL puisse faire confiance. Le seul digne de le recevoir… Amen.

« Grand Dieu, est-ce que tu m’as entendu craindre pour la vie d’Hunter ? Si je craignais pour ça, je ne serai certainement pas passé par les services d’un incompétent patenté accro à la bouteille dans ton genre, Hippolyte. J’aurai réglé cette affaire moi-même » le cingle-t-il, perdant enfin son sourire minaudant, faisant tomber le masque pour révéler son véritable visage.
Celui d’un homme froid, dur, calculateur, imbu de lui-même et capable du pire. Celui d’un homme qui a vu. Celui d’un homme qui sait.
« Cette petite fouteuse de merde arrogante s’est permise de venir me mentir en plein visage. Un mensonge qui aurait pu prendre avec un attardé dans ton genre ou avec n’importe quel autre péquenaud consanguins des environs, mais pas avec MOI. Ce n’est pas au vieux singe qu’on apprend à faire la putain de grimace, tu piges Bobby-chéri ? Elle n’est pas là pour annoncer à Hunter qu’un hypothétique vieil ami à lui est mort. Nous le savons tous les deux. Parce que le seul ami que ce trou du cul ait réussi à se faire dans sa chienne de vie, s’est chié dessus pour la dernière fois en août dernier. Tu es bien placé pour le savoir, non ? C’est bien toi qui t’es chargé d’aller annoncer la mort de Matt à son pauvre petit papounet. Et c’est aussi TOI qui as ramassé Hunter, ivre mort, dans le bar le plus proche ce soir-là… » ajoute Nathaniel, une grimace méprisante étalée sur ses traits habituellement si sereins, son index toujours pointé en direction d'Hickok.

Nathaniel s’adosse de nouveau dans le fond du siège sur lequel le shérif de Grayson l’a invité à s’asseoir. Les doigts entrelacés et appuyés sur son ventre, il fixe son vis-à-vis, une lueur rageuse dans le regard. Et puis la seconde suivante, il se remet à sourire. Disparue la colère. Envolée le dédain viscéral. Il n’y a plus que Nathaniel Redd, ce bon vieux garagiste toujours prêt à rendre service et à aider son prochain.
« Cette fille est mal intentionnée, j’en suis intimement convaincu et mon instinct ne me fait pas défaut, tu le sais.  C’est pour cette raison que je ne lui ai communiqué ni l’adresse d’Hunter, ni celle de son lieu de travail. Quand elle a vu que je n’en démordrai pas, elle a parut très "contrariée"… Mais pas pour les raisons qu’elle invoquait, vois-tu ? A présent, je veux savoir tout ce que tu sais sur cette fille… Et je te le répète, au cas ou le message ne serait pas clairement passé : je sais exactement quand on me ment… Bobby. » conclut-il dans un battement de cils, découvrant ses dents dans un rictus assuré et réjoui.

_________________
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Profil
Secrets
Contact



MessageSujet: Re: 00. "L'Amour Fou." Nath&Bob Dim 8 Déc - 20:35

Éclats, brisures, blessures ...

Quelque chose dans l’air changea. Comme si la tension se ramassait autour du vieux bureau, autour de nous. J’ai lâché la bombe. Envoyez Nath le fou dans les plantes vertes, elle revient plus dingue que jamais. Plus excentrique qu’elle ne l’a jamais été. Elle souffre, et ça se répercute sur moi. Un pauvre animal acculé qui joue sa vie dans ce combat, dont la frayeur mue en rage. Au moins, c’était un sentiment qu’il/elle pouvait ressentir. Et toute la noirceur de l’être s’en trouve libéré.
Car si je savais où j’avais franchi les limites, ces limites en questions ne rentrèrent pas dans le débat. Donc, j’avais touché un autre point sensible. Et Nath, en saint du voisinage qui se respecte, connaissait cette part de moi que je traînais depuis des années, même après avoir arrêté. Visiblement, à ses yeux, j’étais toujours mon propre fantôme, et mon combat pour m’en sortir devait lui sembler aussi crédible que les paroles d’un pédophile qui dirait être soigné. Car au final, dans cette pièce, aucun de nous n’était parfaitement sain. Lui souffrait d’un mal que je ne savais précisément définir, un stade de folie et/ou de dédoublement de personnalité, quelque chose d’essentiellement mental, et moi, je souffrais d’alcoolisme. Nous étions deux malades voulant prouver à l’autre qu’il était plus malade que nous-même. Un dialogue de sourds. Et l’incompétent patenté accro à la bouteille dans mon genre ne lâcherait pas non plus le morceau. Car au final, c’était vers moi qu’il se tournait, c’est vers moi qu’il demandait des informations, c’est moi qui possédait ces informations, et leur prix en valait apparemment cette situation, ces insultes, ces mots qui se fracassaient et résonnaient encore et encore dans mon cerveau, entaillant mon être en lieu et place de mes anciennes blessures. Je ne m’étais pas attendu à ce qu’elles se rouvrent un jour, et que ça fasse si mal.
Bobby-chéri est au moins à armes égales aujourd’hui, et il ne se laissera pas si facilement attendrir.

Surtout que je ne comprenais absolument pas ce que venaient faire la mort de Matt et les ivresses périodiques d’Hunter là-dedans. Alors plutôt que je ne sais quelle émotion son discours était censé me faire éprouver, mon visage n’affichait que l’incompréhension ; mais avec la petite variante de l’incompréhension que l’on arbore quand on a l’impression que c’est le Troisième Type qui nous parle en chinois. Encore, je pouvais comprendre que je m’étais largement avancé sur le fait que cette Baby était blanche comme neige et balançait des amitiés et des morts comme raison de sa venue. Mais je me fermais complètement au reste, parce que c’est Nathaniel le fou qui le dit et que tu sais qu’il ne cherche qu’à t’atteindre et à te faire culpabiliser. Je ne devais pas rentrer dans le jeu de l’animal blessé. Ne pas me formaliser de ses insinuations qu’il pointait sur ma poitrine. Ignorer son rictus … il prenait son pied, l’enfoiré. Pendant une fraction de seconde, la pitié se mêla à l’incompréhension.
Et aussi simplement que cela, Nathaniel redevint la plante verte. Parfois, je me demandais si Nathaniel ne se prenait pas pour le Diable en personne, il se pavanait comme le Messie mais servait le Marquis de Sade. Le diable s’habille en Prada, remember. Le reste du temps, il jouait le citoyen modèle. Il aurait pu rafler toutes les nominations depuis sa naissance, pour ce seul et même rôle.
Et le citoyen modèle reprit le cours de la conversation, celle qui nous intéressait, comme si nous n’en avions jamais dévié. Il réclamait les fruits de ce travail qu’il avait fourni … Pardon, il réclamait les fruits du travail qu’il avait ordonné, en pensant que tout lui tomberait tout cru dans les mains. Si je n’aimais pas forcément être le chien dans l’histoire, je savais que Nathaniel se trompait rarement sur le compte des gens (enfin, pour la partie superficielle de la chose, il ne comprends pas les raisons ou les motivations de l’individu, il catégorise les personnes par nom de dossier et ne cherche pas beaucoup plus loin) et aussi que mentir par omission, qui était une magnifique forme de mensonge, ne rien répondre ou dire qu’il m’était impossible de répondre à ce sujet serait tout aussi révélateurs … Et m’attirerait probablement un peu plus les foudres de la folle. Non merci, plus vite elle partirait d’ici, mieux je me porterai.
Je notais dans un coin de ma tête de penser à lui apprendre l'alphabet radio, qui évite de se rendre stupide sur un répondeur téléphonique et qui fait passer des messages bien plus clairement que toutes les salades qu'il vendait à longueur de journées.
- Je suppose que me dérober ne ferait qu’envenimer les choses, pas vrai ? Alors … Ding ! Ding ! Ding ! Félicitations ! Les ovaires d’Helen sont en effet bien plus visitées que celles de Lucinda. Je souriais. Misérablement. Certes, j’avais pu attaquer une nouvelle fois la vie complètement privée et intime de Nathaniel, mais en quelques mots à peine, je confirmais tous ses doutes. Qu’y avait-il de plus à rajouter ? Que l’enfance d’Hunter était presque normale comparée à la sienne, battue par ses parents ? Devais-je donner l’identité de son père aussi ? Toutes ces circonstances atténuantes seraient de toute manière bien inutiles pour lui … alors, autant ne pas gaspiller sa salive. Ce sera tout ? Si oui, vous êtes priés de vous diriger vers la sortie le plus rapidement possible, si non … il n’y a pas de choix de réponse « non ».
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Profil
CREDITS : Billie
NOMBRE DE MESSAGES : 189
ÂGE : 32
LOGEMENT : Madison Street (9)
OCCUPATION : Gérant du Teller & Redd's garage
HUMEUR : fabuleusement bonne
ETAT PHYSIQUE : En pleine forme
Secrets

Feuille de personnage
A propos du secret: Je l'assume sans honte.
Autres comptes: Aidan, Dorian, Hunter, Tyler
Contact

Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: 00. "L'Amour Fou." Nath&Bob Lun 9 Déc - 17:01

Nath ne cherche pas à dissimuler sa satisfaction face à la révélation de leur shérif incompétent. Il a bien quelques secondes de doutes, un instant où il se demande si ce fils de pute de rital n'est pas en train de se foutre ouvertement de sa gueule, mais il décide rapidement de croire qu'Hippolyte ne se le permettrait pas. Pas avec lui. Il a bien usé d'un ton un peu moqueur, mais c'est assurément pour donner le change et essayer de sauvegarder un minimum d'honneur. Pauvre con. Et il croit l'atteindre avec cette remarque puérile sur la fertilité de sa femme... Ce type est décidément irrécupérable.
Mais peu lui importe. Pour l'heure ce qui compte : c'est qu'il a eu raison et que cet empafé d'Hickok a du l'admettre. Le ton qu'i la utilisé pour le faire est un détail bien dérisoire. Ce qui compte, c'est qu'une carte joker vient d'atterrir entre ses mains... Une carte qu'il n'a aucune raison d'utiliser contre Pendleton, sauf si c'est quelqu'un d'autre qu'il souhaite atteindre à travers lui, évidemment. Quelqu'un comme leur serviable petit shérif adoré qui s'est pris d'affection pour le pompiste... Le gentil pompiste qui s'est dévoué pour faire remonter la pente à son substitut de paternel quand il en a eu besoin. C'est à gerber tous ces faux bons sentiments.  

« Si ce sera tout ? Eh bien ma foi, je m'attendais à ce que la nouvelle t'affoles un poil plus que cela... Qu'est-ce que tu comptes faire de cette information au juste ? Tu as l'intention d'en toucher un mot à Blanche-Neige ou à notre chasseur ? »

C'est une question rhétorique évidemment puisque Nathaniel sait déjà exactement ce que ce bon vieux branler de shérif va faire. Rien. C'est bien simple, il va jouer les types réfléchis, prudents et se garder de s'en mêler. Il va garder la fille à l'œil, sans aucun doute, mais il n'aura pas les couilles de réagir et de la foutre dehors comme il aurait fallut. Il n'ira pas la confronter et lui faire cracher le morceau. Il va préférer prendre le risque qu'Hunter voit sa foldingue de génitrice réapparaître dans son existence déjà bancale.
Ce n'est pas quelque chose que Nath lui reprochera cependant et ça l'arrange même plutôt bien à vrai dire. Ça sert ses plans... Comme toutes les décisions à la con que prennent les trous du cul qui l'entour, et ce à longueur de temps.

« Puisque tu as eu tant de mal à cracher le morceau, je suppose que tu n'envisages pas de faire appel à mes services dans cette sombre affaire... Je me trompe ? Tu vas chercher à savoir ce qu'elle lui veut au moins ? » demande-t-il, son regard froid braqué sur le visage impassible d'Hippolyte.

HJ : j'ai fait ça de mon Iphone dans le bus alors y a possiblement des trucs louches XD

_________________
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Profil
Secrets
Contact



MessageSujet: Re: 00. "L'Amour Fou." Nath&Bob Mar 10 Déc - 20:20

Peau de chagrin.

… Et non, ce n’était pas tout. Je pris une longue inspiration, et soufflais doucement sur mon café. La journée allait vraiment mal. Je l’écoutais d’une oreille distraite … Nathalie aimait bien en rajouter, se donner de l’importance, et elle faisait une montagne d’une souris de la moindre chose qui lui passait entre les dents. Qu’est-ce que j’allais faire de cette information ? Je ne sais pas encore. Irais-je l’afficher sur le panneau de la ville ? Non, c’est pas un site de rencontres ce panneau … Irais-je la vendre au plus offrant ? Non plus, le plus offrant l’avais gracieusement reçue ... Donc, je ne sais pas … je veux dire, des gens recherchaient leurs frères, sœurs, parents ou enfants tous les jours, non ? Elle voulait que je fasse quoi, la plante verte ? Que j’aille en toucher un mot à la fille, que je n’avais jamais vu, ou que j’en aille informer Hunter ? L’idée aurait pu m’effleurer, mais visiblement, si je le faisais, je perdrai le peu d’estime que la plante a en moi …
Comme si j’en avais quelque chose à foutre !

Visiblement, mon temps de réaction de fut pas à la hauteur de ses espérances et elle enchaîna à propos de lui et cette sombre affaire. Ouh là, elle était complètement à côté de ses pompes … A force de vouloir être le diable, elle le voyait partout. Tout ça quand on est asociale, ça donne du grand n’importe quoi, de la paranoïa. Chercher à savoir ce qu’elle veut ? Bah, trouver son frère me semblait une bonne réponse. La mère d’Hunter était folle à lier, mais je pouvais parier qu’elle avait parlé d’Hunter, son fils, à Baby, sa fille. Et qu’elle ait décidé de trouver Hunter. Si ça se trouve, c’est peut-être même Helen qui est morte, et non un hypothétique frère. Mais il restait à savoir pourquoi elle avait menti, du coup, si elle avait effectivement menti.

- Tu ne penses pas que tu vas un peu loin, là ? Tu voudrais que je fasse suivre une étrangère, juste parce qu’elle est étrangère ? Si on suivait tous les gens de passage à Grayson, on ne s’en sortirait pas ! Et puis, si le fait que ce soit la demi-sœur d’Hunter et qu’elle le cherche qui t’inquiètes, pour ta gouverne, des gens recherchent des personnes de leur famille tous les jours ! Sans les tuer ou faire quoi que ce soit de louche ! Tu penses qu’elle va séjourner ici longtemps, après l’avoir trouvé ? Une gamine survivrait ici, sans internet ni réseau alors qu’elle y a toujours été habituée, tu crois ? Oui, Summer et les autres enfants du village survivaient sans la technologie, mais si l’on avait peu d’étrangers à Grayson, je pouvais parier que l’absence ou presque du monde virtuel et des avancées technologiques y étaient pour beaucoup. Les jeunes d’aujourd’hui sont complètement dépendants des réseaux sociaux, des sms, quand ici, à Grayson, nous nous déplacions le plus souvent à la poste pour notre courrier.
Et même dans le cas où son séjour parmi nous se prolongerait, soit elle trouverait l’atmosphère de Grayson si particulière qu’elle partirait, soir elle se rendra compte qu’aucun avenir ne lui correspond ici et partira trouver une vie ailleurs, et dans le pire des scénarios, elle partira de toute manière.
- Donc, je suppose que la surveiller de loin pour le moment sera suffisant. Nous serons au courant assez vite quand Baby contactera Hunter, de toute manière, on pourra donc rediscuter de cela en temps et en heure ? A moins que tu ne sois définitivement contre le fait qu’elle trouve Hunter ? Il me faudra des raisons concrètes pour cela … Tes simples ressentiments ne valent rien. Rien pour moi, rien pour la justice, ni même pour les autres habitants … Et même si Nathalie avait une tendance pour se la jouer solo, de temps à autre, recevoir quelques avis était tout de même utile. Histoire de. J’étais sûr qu’au fond, les avis, Nathalie la Sainte en prenait compte, juste pour s’assurer que son image lisse et parfaite soit toujours bien en place, aux yeux du reste du monde. Ses charmes n’agissaient pas sur moi, néanmoins. Alors, je verrais bien ce qu'elle en dirait, et si elle consentait à me laisser tranquille, enfin. Même si rien n'est moins sûr ...
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Profil
CREDITS : Billie
NOMBRE DE MESSAGES : 189
ÂGE : 32
LOGEMENT : Madison Street (9)
OCCUPATION : Gérant du Teller & Redd's garage
HUMEUR : fabuleusement bonne
ETAT PHYSIQUE : En pleine forme
Secrets

Feuille de personnage
A propos du secret: Je l'assume sans honte.
Autres comptes: Aidan, Dorian, Hunter, Tyler
Contact

Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: 00. "L'Amour Fou." Nath&Bob Mer 11 Déc - 20:11

Cette conversation est totalement ridicule et lui prouve encore une fois à quel point le shérif est ignorant et incompétent. Suivre une étrangère parce qu’elle est étrangère, c’est ce qu’il fait quotidiennement. C’est ce que tous, autant qu’ils sont, ils devraient faire. Tous les étrangers sont des fauteurs de troubles potentiels ou des libérateurs. Ils peuvent soient leur être d’un grand secours, soit les mener à leur perte. C’est à cause de connard dans le genre d’Hippolyte que leur fin pourrait être proche… C’est grâce à des gens comme lui et sa dévote d’épouse que ce n’est heureusement pas le cas. Il est réellement dévoué à Grayson, lui. Il n’a jamais laissé un fond de bouteille prendre le pas sur ses croyances.
Hippolyte est un imbécile trop confiant. Un moralisateur aveugle et sourd. Un lâche paresseux.
Nathaniel doit lutter pour ne pas se laisser de nouveau aller à s’emporter. Ca lui demande un rude effort de concentration. Les gens ne se rendent pas compte à quel point ils sont irritants. S’ils avaient un aperçu de toutes les tortures que le garagiste s’imagine leur faire endurer pour parvenir à garder son calme, ils l’auraient certainement déjà abattu, sans sommation, pour se prémunir de sa dangerosité.
Nath sait d’ailleurs que si ça ne tenait qu’à lui, le shérif (et son grand copain le maire) lui aurait déjà tranché la gorge froidement. Mais il ne peut pas se le permettre. Il est protégé. Grayson veille sur lui et continuera de le faire encore un long moment, assurément. Il l’a amplement mérité après tout.

Le gérant du garage prend donc sur lui, son regard ancré dans celui du shérif qui débite un nombre incommensurable de conneries. Nathaniel se demande sincèrement s’il n’est pas totalement ivre. Il faut l’être pour se montrer aussi assuré et stupide à la fois. Il lui sort des âneries plus grosses que lui avec un aplomb absolument déconcertant. Pour ne pas dire inquiétant, vu le poste qu’il occupe dans le village.
Et dire que ce sac à merde ce sent tout puissant et a très certainement l’impression de lui avoir rabattu son caquet. Mon cher… Pitié…

« Des raisons concrètes, dis-tu » fait mine de méditer Nath, arborant la posture du penseur. « Hm… Voyons…Quelles raisons assez concrètes pour toi pourrai-je invoquer… Non parce que je pensais que le fait que chaque fois qu’Helen a approché son fils depuis le jour de sa naissance, il ait frôlé la mort, était une raison sacrément concrète déjà, mais je me trompe visiblement ! Le fait que ses grands-parents eux-mêmes l’ait mise à la porte et ait exigé qu’elle soit bannie de Grayson et que tout le village assure la protection du petit ne doit pas te convenir non plus j’imagine… Ses propres parents se méfiaient d’elle comme de la peste bubonique, mais tu es plus malin que ça, pas vrai ? Toi tu sais bien que vouloir retrouver sa famille est un acte parfaitement innocent et banal ! Peu importe la famille ! Et puis de toute façon, elle va certainement juste lâcher sa bombe et repartir parce que nous n’avons pas la 4G… Aaah, quels imbéciles nous sommes, moi et mon ressenti ! » minaude Nathaniel, son large sourire fielleux étaler sur son visage suintant de mépris. « Tu as raison ! Laissons la gamine approcher Hunter et faire réapparaitre Helen dans sa vie de la manière qui lui chante ! Parce que c’est exactement ce qui va se passer, j’y mets ma main au feu. De toute façon, il est assez équilibré pour assumer ça ! D’ailleurs, ses visites au poste pour ivresse sur la voie publique ou bagarres ont nettement diminuées, pas vrai ? Ah non, pardon, c’est juste que vous évitez de les inscrire dans son casier… Enfin peu importe ! Je vois que tu vas gérer parfaitement la situation ! »
Là-dessus, sans se dépeindre de son air narquois au possible, Nathaniel se redresse et toise le shérif de toute sa hauteur.
« Merci de m’avoir rappelé que tu n’es qu’un empoté, Bobby ! J’étais à deux doigts de l’oublier, ça m’apprendra ! En parlant de deux doigts…J’espère que ça ne sera pas trop compliqué pour toi de devoir gérer ses excès quand il découvrira que sa salope de mère a refait sa vie. Je détesterai le voir t’entrainer dans sa chute inéluctable…» glisse-t-il avant de tourner les talons sans plus de cérémonie, pour mettre les voiles aussi prestement qu’il a débarqué dans le bureau d’Hickok…

_________________
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Profil
Secrets
Contact



MessageSujet: Re: 00. "L'Amour Fou." Nath&Bob Jeu 12 Déc - 17:40

Au revoir et à jamais.

Je m’évertuais à achever cette conversation, elle s’évertuait à l’alimenter, encore, et encore. Intérieurement, je pleurais de désespoir. Pourquoi est-ce que ce genre de trucs m’arrivait, à moi ? Je lui demandais des raisons concrètes. Des raisons concrètes de poursuivre cette conversation. Des raisons concrètes à sa présence derrière mon bureau. Des raisons concrètes pour excuser le fait qu’elle me les brise.
Peut-être qu’elle prenait son pied à évoquer mon passé pour détourner la conversation, en croyant que ça me dérangeait … Malheureusement, elle était juste pitoyable. Il est temps d’avancer et de se mettre à jour des choses du monde, petite. Michael Jackson est mort. Tu n’es pas la Reine qui le remplacera. Quoique, t’as déjà ton lot d’activités controversés à ton actif. Alors oui, je souhaitais des raisons concrètes, valables. J’avais juste l’impression qu’elle tournait en rond, autour de moi plus que du problème.

Je l’écoutais parler. Et comme je m’y attendais, malgré son air supérieur et ses manières bourgeoises, le néant régnait sous son crâne. Raisons concrètes ? Au-cune. Juste un seul et unique argument : Helen. Helen par-ci, Helen par-là. Helen n’est pas là … Devais-je lui rappeler que c’était sa fille qui était là, et non la mère ? Helen, la seule raison concrète ? Laisse-moi rire … Ah oui, et les allusions à nos ivresses, c’est d’une bassesse … Y’a un moment, faut savoir changer de disque : les blagues les plus courtes sont les meilleures, ma chère.
Oh, mais voilà qu’après avoir déblatéré toutes ces conneries, à propos d’Hunter, de sa mère et de mon boulot, tu tournes les talons ? C’est si pathétique … Envoyer son venin, penser que l’adversaire est mort, et lui tourner le dos ? Ah non en fait, c’est juste de la débilité. Donc, t’as rien trouvé de plus concret … qu’Helen ? T’es au courant qu’elle n’est pas ici, mais que c’est sa fille ? Et qu’Helen, comme tu l’as dit, a probablement refait sa vie à des milliers de kilomètres d’ici ? Et bien, j’espère que cette … salope d’Helen est aussi heureuse que ma salope de mère alors ! Et comme tu n’as aucun véritable argument à propos de cette histoire, alors j’imagine que je vais te laisser partir et ignorer tout de cette conversation. … complètement débile et inutile. Je m’étais levé et tenait la porte alors que je finissais de parler. Pars, pars, pars, fais de ma journée une journée à peu près heureuse. Je te souhaite une bonne fin de journée, Nathaniel, et passe le bonsoir à ta charmante femme ! C’est quand tu pars que je souris enfin vraiment. Dégage de chez moi, remporte ta noirceur et ravale le restant de ta haine. Et bonne journée.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Profil
CREDITS : Billie
NOMBRE DE MESSAGES : 189
ÂGE : 32
LOGEMENT : Madison Street (9)
OCCUPATION : Gérant du Teller & Redd's garage
HUMEUR : fabuleusement bonne
ETAT PHYSIQUE : En pleine forme
Secrets

Feuille de personnage
A propos du secret: Je l'assume sans honte.
Autres comptes: Aidan, Dorian, Hunter, Tyler
Contact

Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: Re: 00. "L'Amour Fou." Nath&Bob Sam 14 Déc - 10:29

Aucun véritable argument. C’est au-delà du risible. En fait, c’est même presque inquiétant. Dire que leur village est officiellement protégé par cet incapable… Lui et son pote le maire Ferguson, aussi énergique qu’une moule sur son rocher. Il s’accroche à sa place de leader, certes, mais en attendant, il ne fait pas grand chose…
Heureusement que lui est là pour relever le niveau et réfléchir pour trois. Pour plus que ça en réalité, puisqu’il est entourés de trou du cul à l’esprit trop étriqué pour avoir une vision d’ensemble des choses. Ils ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Ils sont comme des enfants ou des animaux primaires simplement désireux de répondre à leurs besoins dans l’immédiat. Des putains de cigales à qui il ne restera plus qu’à chanter et danser tout l’hiver pour éviter de crever… Fort heureusement pour eux ceci dit, contrairement à la fourmi, Nathaniel est du genre prêteur.
Ceci dit, il va finir par sélectionner les cigales qu’il va aider… Inutile de préciser qu’Hippolyte ne sera pas de ceux-là.

Aucun véritable argument mon cul. Le shérif préfère tout simplement fermer les yeux et nier l’évidence parce que l’information vient de lui. Misérable connard incapable de voir au-delà de son petit plaisir de le brimer. Ce qu’il n’a pas saisi, c’est que cette histoire, si elle se déroule comme Nath le pressent, ne l’affectera pas lui, mais Hunter. Certes il est son employé et il devra supporter ses éventuelles sautes d’humeur ou absences, mais c’est un prix qu’il est tout à fait prêt à payer. Surtout si ç a peut avoir des répercussions sur le moral de ce bon shérif.

« Effectivement, puisque je n’ai pas de véritable argument… » sourit Nathaniel en se laissant reconduire à la porte qu’il franchit la tête bien haute.
« Je n’y manquerai pas » lance-t-il finalement, pour répondre à la requête de ce connard de shérif transpirant d’arrogance.
Et puis il s’éloigne, prenant effectivement le chemin de Madison Street pour retrouver sa tendre moitié. Tendre moitié, cela dit, il faut le dire très vite, car Lucinda n’a rien de tendre. Elle est sèche, dure, frigide. Avec elle non plus il n’est pas spécialement aidé, mais elle est loin d’être la pire. En fait, il ne regrette pas son choix de l’avoir épousé. Il ne l’aime pas, c’est un fait avéré (pas en public cependant), mais elle lui est utile et elle sait voir la forêt derrière l’arbre juste sous son nez. Elle a ses défauts, mais elle a au moins quelques qualités qu’il estime. C’est pour cette raison qu’il lui a passé la corde au cou. Une corde au bout de laquelle il la fera balancer si jamais elle devenait trop décevante. Elle doit le savoir…  

Nath doit avouer que cet échange ne s’est pas déroulé tout à fait comme il aurait aimé, mais finalement, c’est pour le mieux. Ce débarquement pue clairement la magouille et le garagiste ne donne pas cher de la peau de son unique employé. Baby Stewart est très probablement envoyé par Helen, qui veut soutirer de l’argent ou d’autres choses à son premier gamin. Jusque là son instinct ne l’a jamais trompé, pourquoi commencerait-il maintenant ?
Non. Il n’a décidemment pas à s’en faire. Tout va se passer pour le mieux, même si en apparence, les choses vont avoir l’air de se gâter pour certain. Au final, ce n’est pas lui qui aura à s’en mordre les doigts.

Et c’est donc le cœur en fête et un sourire étalé sur son visage serein que Nathaniel Redd, rentre chez lui.

_________________
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé
Profil
Secrets
Contact



MessageSujet: Re: 00. "L'Amour Fou." Nath&Bob

Revenir en haut Aller en bas
 

00. "L'Amour Fou." Nath&Bob

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Road to Salvation :: GRAYSON :: Madison Street :: bureau du shérif-