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Road to Salvation a fermé ses portes.


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 00. Chicks chat for boys only #alex&ty

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MessageSujet: 00. Chicks chat for boys only #alex&ty Lun 18 Nov - 20:50

Chicks chat for boys only


It's not gay. It's just you and me talking about feelings. I swear ! It's not GAY ! Alex, pleaaase ! ...Ok, that sounded pretty gay but still, it's not !
Tyler étouffe un bâillement derrière sa main et jette un regard morne sur son téléphone, attendant la réponse d’Alex à sa proposition de bouger un peu cet après-midi. Il ne sait pas encore trop ce qu’il va proposer au garçon, mais tout vaudra mieux que de rester enfermé une seconde de plus dans sa piaule. Tout vaudra mieux que de ne rien avoir d’autre à faire que de penser à Aël.
Comment est-ce qu’il a pu être aussi stupide ? Pourquoi est-ce qu’il a fallut qu’il fasse cette putain de crise devant lui ? Pourquoi est-ce qu’il n’a pas été fichu de laisser sa fierté de côté deux minutes ? Pourquoi est-ce qu’il a fallut que ce grand crétin d’autiste lui pose LA question qui tue alors qu’il était encore perfusé et la tête dans le cul ? Mais rejeter la faute sur lui est certainement injuste… N’empêche qu’il en arrive souvent à cette conclusion-ci : tout ça, c’est la faute de l’irlandais.

Son portable vibre enfin et Tyler se jette avidement sur son Iphone, priant pour qu’Alex soit ok. Et c’est le cas, les dieux soient loués. « Yes ! » laisse-t-il d’ailleurs échappé en parcourant les premiers mots, avant de lire le message plus attentivement. Il s’empresse de faire courir ses pouces sur son clavier  afin de répondre et se redresse en vitesse pour aller se préparer.
Il se débarrasse de son jean (seul vêtement qu’il portait jusqu’à alors) et commence à fouiner dans son armoire dans le plus simple appareil. Il opte pour un débardeur coloré, un slim plus propre que celui qu’il porte depuis le début de sa dépression et un pull ample qui lui permettra d’affronter les températures extérieure. Ah et des chaussettes. Important les chaussettes…
Tyler passe par la case salle de bain, surveillant son téléphone en même temps, au cas où Ethan lui répondrait encore une fois ou, plus réaliste : déciderait de changer d’avis. Ce n’est heureusement pas le cas. Petit coup de déo, du parfum et il attrape son bonnet en quittant la chambre. Il l’enfonce sur sa tête puis va chercher sa sacoche dans laquelle il vérifie que se trouve son portefeuille, de quoi manger en cas d’hypo et ses kits de survie. Une fois tranquillisé, le grand brun va se laisser tomber sur le sofa et allume la télévision pour tuer le temps.

Sauf qu’évidemment, il finit par voir un couple apparaître sur l’écran et se met à penser à Aël. Aël qui a eu la bêtise de lui demander si ils formaient un couple tous les deux ou pas. Un couple. Un couple d’homosexuels à Grayson… L’autiste et le diabétique. Putain, on les aurait poignardé en moins d’une semaine, c’est certain ! A quoi est-ce qu’il pense ? Est-ce que c’est un des symptômes de l’autisme d’être totalement inconscient ? Ouais, paraît que ouais…
Tyler finit par éteindre le téléviseur et allumer sa console pour jouer à Assassin’s Creed. Il se laisse prendre au jeu, au point d’être surpris lorsque des coups sont frappés à la porte de sa maisonnette ridiculement petite.
« J’arrive ! »
Tyler coupe le jeu, éteint l’écran de télé et attrape sa sacoche. Il donne ensuite un tour de clé pour déverrouiller et tire sur la poignée pour faire comprendre à Alex qu’il peut rentrer, et va décrocher sa veste du dossier de chaise de cuisine, à deux pas de la porte.
« J’suis quasi prêt ! » lance-t-il à Ethan en le voyant apparaître dans l’encadrement de la porte. « Reste qu’mes shoes. »
Et pour confirmer ses dires, sa veste en cuir sur le dos, il attrape ses converses et entreprend de les enfiler.
« Bonnie a pas gueulé qu’tu prennes la caisse ? Tu l’as déposé au taf ? Ou alors c’est sa journée d’repos… ? »
Il en sait rien. Il espère qu’elle va pas être comme une conne chez eux pendant qu’il va s’amuser avec Alex… En même temps, il n’a pas super envie de la voir. Pas parce qu’il lui en veut ou quoi que ce soit, mais il sait pas trop quoi lui dire et puis il a envie de s’retrouver avec un mec. Toujours mieux pour avoir des conseils relationnels, nan ? Evidement, il n’est pas fou et va faire croire qu’Aël est une gonzesse…  


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MessageSujet: Re: 00. Chicks chat for boys only #alex&ty Mer 20 Nov - 22:30

« Yo ça va ? J'me demandais si tu serais ok pour aller faire un tour en ville. Besoin d'changer d'air avec ma mère & tout ça. Tu peux prendre la caisse de Bonnie & passer me prendre ? Si non c'est pas grave, on se donnera rdv quelque part. Oh et, si ça t'fait chier, dis-le-moi cash plutôt que d'me foutre un vent stp. Bye. »

J’arque un sourcil. A vrai dire j’suis déjà dans mon canapé entrain de fumer un joint, jouant à la console et avec l’envie furieuse de rien branler de mon grand corps. Et j’ai la flemme ultime de me déplacer, d’affronter ce froid de merde de Novembre. Et puis pour faire quoi ? Oui j’suis un connard associable on le sait tous, j’vais pas le répéter à chaque fois… Et avec ce qu’il s’est passé ces derniers temps, j’ai encore moins l’envie. Moins l’envie de voir tous ces merdeux, moins l’envie de voir des couples avec leurs gamins, moins d’envie de voir le monde tout court. Tout me rappelait Bonnie et ce fœtus éjecté dans les chiottes. Tout me rappelait son visage en large, blafard, qui me donnait plus l’impression d’avoir un corps vide en face de moi qu’autre chose. Tout me ramenait à cette sensation de vide, de néant et de chaos. Cette seconde même où j’ai compris ce qu’il se tramait, que c’était mon SANG a moi qui se mêlait au sien pour créer une vie, un gamin. Faire de nous des parents. J’ai cru y sentir deux planètes en collision, venant me fracasser tout l’intérieur, du cœur au crâne. J’ai dû sortir pour fracasser un sac de boxe, me détendre, penser à autre chose. Je suis revenu, je l’ai prise dans mes bras en me fourrant juste avant trois lignes de coke dans la gueule pour me donner l’illusion que tout irait bien et que ça s’arrangerait.

Mais ça s’arrange pas. Du moins, on fait semblant, elle et moi. En allant bosser, en se shootant un peu, beaucoup pour moi. Mais plus de baise. On ne se touche plus. Par crainte de refaire la même connerie. Et je crois que nous n’avons pas l’envie de toucher l’autre, que ça soit Bonnie ou même moi. Trop de risque. Trop de souffrance réside en nos corps.

Quoi qu’il en soit, je bug devant le téléphone et je repense à ce soir où Bonnie a foutu le camp avec ses mensonges. Et surtout, je pense à la présence de Tyler… Même si ce crétin a essayer de me tailler une pipe, même si je lui ai foutu une tarte digne de Rocky Balboa, il est quand même resté. Et j’suis peut-être un connard mais un pas au point de laisser tomber ceux qui ont été un minimum présent, même si ce p’tit con me tapait aisément sur les nerfs. Allez mon gros, bouge ton cul, ça reste un … pote. Et s’il me fait la remarque qu’il a besoin de changer d’air c’est qu’un truc cloche quelque part. Et ce qui me surprend en plus de ça, c’est de voir qu’il me le demande à moi et non Bonnie. De ce que j’ai cru comprendre et voir, ils commençaient tous les deux à devenir de sérieuses copines Biatch de la mort qui tue, Peach et Daisy dans toute leur splendeur. Une virée entre mec peut-être ? Ce gars était aussi masculin qu’un soutif exposé dans une vitrine. Visiblement, l’un n’empêche pas l’autre… Puis bon, si j’peux lui rendre la pareil, alors…

Je lui réponds un truc vite fait avant d’enfiler un jean, un tee-shirt et un sweat. Par contre, concernant la caisse de Bonnie… laisse moi rire. J’avais juste oublié durant un instant qu’il n’était probablement pas au courant que moi et les bagnoles sont aussi incompatibles que la bite de Tyler dans mon cul. J’vais lui laisser la p’tite surprise pour la route … Et puis même si j’conduisais, Bonnie taffait donc il m’aurait été impossible de lui prendre sa voiture. Quoi qu’il en soit, je file quelques croquettes à Ea qui couinait déjà comme un rat qu’il crevait de faim et je pars chercher mon super vélo. Oui mon grand, ca sera LE carrosse de la journée. Je l’enfourche et c’est partie pour la grande virée. J’suis arrivé chez lui sans perdre trop de temps, j’me caille les miches et j’espère pour lui qu’il a prévu un endroit cool et chaud… Promis j’évite de le baffer pour aujourd’hui, il a pas trop le moral ça s’fait pas.

J’arrive devant sa porte et frappe quelques coups non délicats. Ouvre, j’ai froid putain. J’entends sa petite voix de pétasse derrière le bois, j’m’en fou que t’arrive, j’veux juste que tu le fasses vite et bien.

Sésame ouvre toi…

« J’suis quasi prêt ! Reste qu’mes shoes. »

J’ai juste envie de lui dire de se grouiller son p’tit cul de tapette, mais j’vais pas le faire. Pense TYLER = DEPRIME. Et évite de trop l’agresser… Enfin, ça s’trouve j’en fais toute une montagne pour rien du tout. Et puis depuis QUAND j’en ai a foutre de quelque chose ?! Depuis qu’il est resté l’autre soir… Bravo.

Mains dans les poches de mon sweat je le regarde mettre sa veste en cuir et enfiler ses converses du mieux qu’il peut. Bah voilà quand tu veux, tu paraitrais presque viril. TA GUEULE.

« Bonnie a pas gueulé qu’tu prennes la caisse ? Tu l’as déposé au taf ? Ou alors c’est sa journée d’repos… ? »

Et c’est là que je souris, de toutes mes dents comme un grand con.

« J’ai fais mieux que ça, j’ai ramené MA « caisse ». Tu vas voir, tu vas adorer ! »

Je suis un gredin, mais j’adore ça. Et puis c’était pas méchant, j’vois pas pourquoi je serais tout seul à me taper le blizzard de se bled paumé. Bref, d’un pas je m’écarte en écartant les bras pour laisser place à mon super vélo de cross que j’ai depuis que je suis ici. Fallait bien que j’trouve un moyen de « locomotion » pour aller au taff non ? J’allais pas y aller à pied et encore moins en bus ou j’sais pas quoi, encore faudrait-il qu’il y en est… Quoi qu’il en soit, seule Bonnie pouvait m’emmener dans sa caisse et encore ces derniers temps c’était trop tendu pour que j’en ai l’envie.

Bref je contemple sa tronche et je ricane bêtement !

« Allez, fais pas la gueule, c’est pas toi qui voulait faire des chevauchées ? J’suis sûr que t’es excité à mort, surtout que j’te laisse monter sur le guidon pour t’y conduire ! »

Pouce levé, avec un grand sourire digne d’une pub prête à te vendre de la merde. Je ris encore et j’en aurai presque oublié comment ça marchait le « rire », tellement c’est mort à la maison, stable et … plat. Ca fait du bien, j’savais que j’pouvais compter sur lui pour me marrer un peu.
Sauf que t’es là pour lui et pas pour toi couillon.

Ah oui c’est vrai…Désolé, goujat un jour, goujat toujours.

« Bon, c’était ma vacherie du jour. Tu veux qu’on aille où alors ? Si tu veux tu peux monter sur la selle et moi j’reste debout sur le vélo à pédaler. On faisait tous ça quand on était gosse, alors j’vois pas pourquoi ça marcherait pas. »

Note que j’fais un putain d’effort d’amabilité mais aussi de me dire que j’vais avoir l’air d’un putain d’idiot à te foutre sur le cul sur MA selle. Bon, en vrai j’m’en fou du regard des autres. J’suis pas le genre à prêter attention parce que je les emmerde. Mais vraiment… Je crois que c’est comme ça que j’me suis rendu compte que le combat de rue était fait pour moi. En venant frotter mes phalanges contre la gueule d’un type qui se foutait de moi quand j’avais 15 ans.
Je m’approche du vélo, attendant le verdict de Mlle Princesse PEACH tout en m’allumant une clope et en lui en proposant une.

« T’inquiète c’est cadeau, c’est Noël aujourd’hui. »


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MessageSujet: Re: 00. Chicks chat for boys only #alex&ty Jeu 21 Nov - 22:37

Chicks chat for boys only

Putain c’est trop MOCHE de lui faire ce coup-là ! Il en chialerait de frustration… Tyler observe le vélo avec un mélange de rancœur, de dégoût et beaucoup de déception. Il voit ses plans s’effondrer tout à coup dans un nuage de poussière et de gravats. Ses espoirs de se distraire pour de bon s’évanouissent comme neige au soleil. Il a encore tout un tas de métaphore qui lui viennent à l’esprit et il n’arrive pas à en sélectionner une qui image assez bien ce qu’il ressent pour l’exprimer à haute voix.
A la place, il donne un coup de poing dans l’épaule d’Alexander qui se permet en plus de se foutre ouvertement de sa gueule. Ca n’a pas du lui faire bien mal, pourtant il y a mis toute sa colère.
« T’es rien qu’un gros connard » crache-t-il à son adresse, levant son majeur dans sa direction avant de se détourner pour aller se hisser sur l’un des tabourets dépareillés de la cuisine.

Pendant qu’il croise les bras, affichant un air résolument buté, son invité continue de déblatérer des conneries à propos de son carrosse de merde. C’est une blague à chier. A CHIER ! Ca ne l’amuse pas du tout…
Il se faisait une réelle joie de retrouver Alex et s’imaginait déjà réussir à lui faire oublier un peu Bonnie et son avortement, et à se faire oublier Aël pour le même coup. Au moins quelques temps… Avant qu’ils en viennent à évoquer son problème. Bref, il était excité à l’idée d’enfin sortir de son antre de déprime, mais sans voiture : ils sont coincés et tout est foutu.
« Va t’faire mettre. J’ai jamais eu d’amis avec qui faire du vélo. Puis l’vélo c’est à chier ! c’est fatiguant, ça fait mal au cul et le tout pour un taux de satisfaction proche du moins vingt-sept. C’qui doit être au passage la température extérieure, sale con ! J’préfère chevaucher un grand enculé d’blanc dans ton genre plutôt qu’monter avec toi sur ce truc et m’les geler. »
Et toc. Au passage il espère avoir fait naitre une image bien dégueulasse dans l’esprit étriqué de son interlocuteur. Lui en train de monter un gros lard de merde trois fois plus âgé et gras.

« On pourra aller nul part avec ce truc de merde ! Il nous fallait une caisse » soupire Tyler, laissant tomber la colère pour arborer un masque de désolation.
Il arrache son bonnet de sa tête et le jette en direction d’Alex. Mais avec sa force de poulet décapité, le couvre-chef tombe bien avant de l’avoir atteint. Génial. Cette journée est absolument géniale.
« Toute façon tu m’as coupé l’envie de sortir alors… »
Le pire, c’est que ce connard est capable de se plaindre d’avoir pédalé pendant il ne sait combien de temps pour rien. Bientôt ça va être sa faute si leur sortie tombe à l’eau ! Enfin ils ne sont pas obligés de tout annuler non plus… Mais c’n’est pas lui qui se creusera la tête pour leur trouver une occupation. Alors là, plutôt crever.
« Enfin sauf si t’as une idée d’un endroit cool et pas trop loin où on pourrait aller. Et m’parle pas d’un bar, tu sais bien que j’peux pas boire et j’ai pas envie de t’mater t’amuser tout seul ou de devoir te ramener avec ton vélo d’merde hein » prévient le cadet en pointant un index accusateur dans sa direction.


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MessageSujet: Re: 00. Chicks chat for boys only #alex&ty Dim 24 Nov - 21:00

« T’es rien qu’un gros connard »

Et bla bla bla bla.. J’avais oublié à quel point il pouvait être un putain de casse-couille celui-là. Je fume ma clope sur le perron pendant qu’il grogne comme une vieille de soixante-dix piges et ayant comme unique contact avec les vivants : Sa dizaine de chats. Non mais vraiment, il manquait pas de culot ce merdeux. J’fais le déplacement comme un connard EN VELO et il trouve en plus le moyen de chouiner sur son sort ? Bah oui p’tit gros, va falloir te servir de tes baguettes qui te servent de jambes pour marcher, courir ou pédaler si tu veux bouger ton cul d’ici.

« Va t’faire mettre. J’ai jamais eu d’amis avec qui faire du vélo. Puis l’vélo c’est à chier ! c’est fatiguant, ça fait mal au cul et le tout pour un taux de satisfaction proche du moins vingt-sept. C’qui doit être au passage la température extérieure, sale con ! J’préfère chevaucher un grand enculé d’blanc dans ton genre plutôt qu’monter avec toi sur ce truc et m’les geler. On pourra aller nul part avec ce truc de merde ! Il nous fallait une caisse »

Putain, une vraie princesse de mes deux. Et ton image de chevauche, j’en veux pas. Il est dégueulasse, il me saoul. J’arrive en bon prince avec mon carrosse de luxe et le voilà qu’il chiale comme une vierge effarouchée à qui on aurait pas prit le soin de mettre de la vaseline. Je rentre chez lui et claque la porte, toujours la clope aux lèvres, sans demander si oui ou non j’avais le droit. Je me le donne moi-même, car vu le trajet que j’me suis taper pour lui, il pourrait être content au moins un p’tit peu merde. Il a oublié qui j’suis ou pas là, ALEXANDER merde, j’fais jamais des efforts pour PERSONNES à part Bonnie et il est là à grogner comme une gonzesse. Bref, ça change rien au fait qu’il veut pas s’bouger sans bagnole et ça mon grand, tu peux toujours courir pour me voir monter dans une caisse. Je regarde son bonnet atterrir à un mètre et demi plus loin de Tyler tant sa force est aussi grande que sa virilité.

« Toute façon tu m’as coupé l’envie de sortir alors… »

Je m’adosse contre le mur et continue de fumer, une main dans la poche. Et je contemple la déception à l’état pur, j’ai l’impression de lui avoir annoncé qu’il n’y aurait jamais Noël et plus d’anniversaire dans sa vie. Le pont des soupirs ce type… J’crois que j’aurais mieux fait de lui envoyer Bonnie avec sa bagnole, au moins il n’aurait pas fait la gueule et ils auraient pu aller faire les magasins ou j’sais pas trop quoi, un truc de meuf en faite. Bon, s’il m’avait demandé moi c’est qu’il devait avoir ses raisons… Bref, j’prends sur moi et j’fais un effort considérable pour pas le renvoyer chier, j’m’en ferais presque un ulcère tellement j’ferme ma gueule. Relax, il a besoin de prendre l’air Mister Princess.

« Enfin sauf si t’as une idée d’un endroit cool et pas trop loin où on pourrait aller. Et m’parle pas d’un bar, tu sais bien que j’peux pas boire et j’ai pas envie de t’mater t’amuser tout seul ou de devoir te ramener avec ton vélo d’merde hein »

J’attrape son bonnet et viens le lui refoutre sur le crane en prenant bien soin de le lui enfoncer jusqu’à son nez de bitch, tout en lui donnant une petite tape derrière le crâne, pas trop fort parce que j’voudrais pas lui fissurer sa boite crânienne.

« Eh Mister Casse-couille, arrête de chouiner, j’me suis fais chier à faire le déplacement avec mon carrosse ! Tu pourrais être un peu reconnaissant. »

Je viens m’assoir en face de lui, sur un de ses tabourets dont les couleurs ne correspondent pas. Pour une princesse, t’es pas très brancher mode toi dis donc. Non, tu vas rien dire Alex, ferme ta gueule sinon il va venir chouiner et étaler sa morve je ne sais où.

« T’es aigrie. T’as pas eu ton quota de baise ? Si tu veux y a l’église pas très loin, t’as qu’à aller confesser toutes tes peines ça ira mieux. »

Je lui tapote la main avec un air hypocrite à souhait qui va sûrement le faire raller encore plus. Mais rien à foutre, il m’fait chier à tout le temps chialer comme un gosse. Quoi que, j’ai la même à la maison si j’puis dire, mais en rousse. J’aurais pu dire en fille, mais Tyler = Féminité. Bref, je descends du tabouret pour aller fouiner dans son frigo, comme si c’était chez moi. Désolé, mais le vélo ça donne soif, mais tu dois pas savoir parce que le sport ça n’a pas l’air d’être ton point fort. J’attrape la bouteille de jus et m’en sers un verre, avant de me tourner de nouveau vers lui :

« Ca y est, t’as finis de geindre comme une vieille mégère ? Dans ce cas, va couvrir plus chaudement ton cul avant de sortir, j’vais t’amener dans un truc pas très loin d’ici histoire de vider tout cette haiiiiiiine de ton corps trop maigre. »

J’avale d’une traite le jus avant de déposer bruyamment le verre dans l’évier. D’une délicatesse extraordinaire. J'agite la main pour lui dire de se bouger un peu le cul.

« Allez active, on a déjà assez perdu de temps. Et tire pas cette tronche j’vais pas t’amener dans un bar ou à la confesse, tu verras, ç a sera bien plus cool que les deux réunit. »

Je me dirige vers l’entrée, ouvre la porte et désigne mon vélo d’un signe de tête :

« Vélo ou skate pour toi ? Enfin Vélo… tu sais en faire au moins ? »

J’sais pas, vu que t’as jamais eu d’copains avec qui en faire… C’est moche.
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MessageSujet: Re: 00. Chicks chat for boys only #alex&ty Lun 25 Nov - 10:58

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C’qu’il peut être chiant bordel. Faut toujours qu’il vienne le titiller, le traiter de pédé, lui taper dessus, soi-disant pour se marrer. C’est pas drôle. Ca lui laisse des marques. Et puis ça lui donne l’impression d’être un moins que rien, une poupée qu’on peut agiter dans tous les sens parce qu’elle ne se rebiffera pas. Il essaye pourtant, mais il a bien conscience de quoi il a l’air… Tyler sait bien qu’il n’impressionne personne avec sa silhouette de stylo avec des cheveux. N’empêche qu’il estime avoir droit à un minimum de respect, ce que ne lui accorde pas Ethan. Ce sale con…
Sauf qu’il sait aussi que c’est sa manière à lui de lui montrer qu’il s’intéresse, qu’il l’apprécie. S’il le martyrise (bon ok, ça reste gentillet la plupart du temps), c’est parce qu’il ne sait pas comment se comporter avec lui. Peut-être qu’il fait exprès de se montrer violent par peur qu’il commence à s’attacher et finisse par avoir carrément des vues sur lui. Qu’Alexander se rassure : il n’est pas du tout son type d’homme. Pas qu’il en ait vraiment un en fait… Mais el fait est qu’il n’envisage pas sa relation de cette manière avec lui.
Mais là tout de suite, quand Alex lui enfonce son bonnet sur la tronche et lui donne une tape avant de l’insulter, il ne se sent pas béni des dieux qu’Ethan Alexander Gray daigne lui accorder un minimum d’importance…
« J’vais aller confesser ton meurtre, ouais » marmonne-t-il en levant son majeur dans sa direction, réajustant convenablement son bonnet coloré sur son crâne hirsute.

Il tique et retire vivement sa main, faisant mine d’être dégouté par le contact de celle d’Ethan dessus. Il finit par l’essuyer sur son pantalon en poussant un soupir exagérément dépité puis croise à nouveau les bras sur sa poitrine. Le regard fuyant, le cuistot laisse l’autre déblatérer et aller se servir dans son frigo. Ca en revanche, ça ne le dérange pas du tout. Peut-être surtout parce que le jus d’orange est à sa mère et pas à lui…

« J’ai rien d’plus chaud, sale con. Sinon j’l’aurai enfilé, tu crois pas ? » maugrée-t-il en descendant avec toute la mauvaise volonté du monde de son tabouret, piétinant sur place en continuant à afficher une moue boudeuse.
Il attrape tout de même une écharpe à rajouter, affichant un air princier et encore colère. Cependant, quand il entend l’énorme perche que lui tend Alexander avec cette histoire de vélo, Tyler retrouve immédiatement le sourire et son regard s'éclaire d'une lueur mesquine.
« Je serai toi, je me ferai touuuut petit sur le sujet de savoir faire ou pas quelque chose. Tu veux que j’te rappelle comment t’as terminé la dernière fois qu’t’as emprunté mon skate, sombre trou du cul ? »
Grand le sourire. Très grand !
« Pour ton information personnelle, et parce que je sais que tu adores entendre ce genre de détails : sache que j’maitrise tout ce qui nécessite d’avoir un truc entre les jambes... Et j’maitrise tellement d’autres choses encore, mon p’tit. T’as pas idée. Oh d’ailleurs, c’est quand tu veux que j’t’apprends à viser sur Far Cry 3 hein… Parce que si mes souvenirs sont bons, avec un engin dans les mains, t’es pas super à l’aise non plus… »

Il a envie de le faire chier, ça y est. Un Tyler taquin est un Tyler heureux.
« En fait, à part cogner les gens, tu sers à rien » fait-il mine de conclure pour lui-même, avant d’attraper son sac et de sortir de chez lui, Alex sur les talons.
Un Alex qui lui fait assez vite payer ses remarques. Mais Tyler s’ne fout. Il peut se raccrocher au souvenir d’Alex le cul par terre après être tombé de son skate. S’y raccrocher comme à une bouée de sauvetage… C’est délicieux. Absolument dé-li-ci-eux !
« J’te laisse la selle, j’vais me mettre derrière, vu qu’j’suis plus…fin. Dans tous les sens du terme. Sauf si ça t’impressionne trop bien entendu » minaude le grand brun en papillonnant de, ses longs cils noirs.

Il leur faut quelques instants pour s’installer et se mettre en route en cherchant un peu leur équilibre. Pas franchement l’habitude d’être en tandem pour l’un comme pour l’autre.
« Tu m’emmènes où alors, cocher ? »



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MessageSujet: Re: 00. Chicks chat for boys only #alex&ty Mer 27 Nov - 22:09

« Je serai toi, je me ferai touuuut petit sur le sujet de savoir faire ou pas quelque chose. Tu veux que j’te rappelle comment t’as terminé la dernière fois qu’t’as emprunté mon skate, sombre trou du cul ?»

Je me fige, mains crispées dans mes poches. Une bouffée de chaleur me monte direct au visage et autant dire que je n’aspire qu’à une chose : Lui mettre une droite sur sa sale petite gueule de prétentieux.

De 1) Oui j’m’en souviens très bien et mon derrière aussi. Je me suis couvert de ridicule ce soir là et j’en garde un amère souvenir. Surtout qu’en plus de ça, il s’est foutu de ma gueule. Oui j’aurais fait pareil mais ce type est tout simplement mesquin. De 2) Sombre trou du cul… Le tien va devenir aussi béant que les grottes de Lascaux si tu fermes pas ta grande gueule de tapette. Et de 3 )… Pour UNE FOIS que c’était pas une réflexion. Dire que s’il m’avait répondu qu’il ne savait pas faire du vélo, j’étais prêt à lui proposer de lui apprendre… Et après vous m’demandez pourquoi j’suis qu’un sale con ? A cause des branleurs dans son genre, à faire le mariole et à se croire plus beau que tout le monde.

« Pour ton information personnelle, et parce que je sais que tu adores entendre ce genre de détails : sache que j’maitrise tout ce qui nécessite d’avoir un truc entre les jambes... Et j’maitrise tellement d’autres choses encore, mon p’tit. T’as pas idée. Oh d’ailleurs, c’est quand tu veux que j’t’apprends à viser sur Far Cry 3 hein… Parce que si mes souvenirs sont bons, avec un engin dans les mains, t’es pas super à l’aise non plus… En fait, à part cogner les gens, tu sers à rien»

La dernière phrase m’achève. Ouais pauvre connard, j’le sais que j’sers à rien à part cogner et foutre en cloque Bonnie pour ensuite la laisser avorter seule. Ouais j’le sais. Et ça t’fais tellement plaisir de me le claquer dans la gueule hein, suffit de voir ton petit air fier et princier sur ta face pour le comprendre. Il est encore plus acerbe que je le croyais…

Tu me parles de finesse, mais j’crois que tu vas goûter à celle de mon poing dans ta gueule. Qu’on vienne pas m’dire que j’suis chiant à vouloir toujours le cogner mais j’suis pas non plus son exutoire. Quand j’ai compris que Bonnie était enceinte j’me suis retenu de passer mes nerfs sur lui, preuve que j’étais pas si con que ça, non ? Mais lui … Il se gêne pas et en plus ça l’amuse. Pire, ça à l’air de le réconforter. Bonnie serait là, elle me dirait de le laisser faire parce qu’il va mal… Moi j’ai envie de lui dire : Autant soigner le mal par le mal, soit une grande claque dans ta gueule pour te remettre les idées en place.

Voilà, maintenant que t’as passé ton gros coup de gueule mentale, tu fais quoi ?

« Et toi, à part être mauvaise comme la gale, tu sers à quelque chose Mademoiselle « j’me fais prendre par tous les trous et par n’importe qui pour manger à la fin du mois ? » »

Parce que c’est ce que je sais faire le mieux, effectivement. Oui p’tit con, j’ai pas oublié que tu jouais les prostiputes, et tu sais parfaitement que niveau taquinerie pour le coup, j’peux être aussi salope que toi.

« Mais c’est beau de voir que t’es aussi con que stupide. »

Et ton charme des papillons aux grands cils noirs, j’m’en tape et l’ignore en beauté. J’enfourche mon vélo et le laisse s’installer derrière moi… Mais en plus d’être con, il est pas doué. Dans quoi j’me suis embarqué putain de merde… Après une énième tentative, nous arrivons à trouver un équilibre et je donne le premier coup de pédale. Même si je sens bien évidemment un poids en plus sur le vélo, j’ai plaisir de constater qu’il n’est pas si gros que ça en faite :

« Tu m’emmènes où alors, cocher ? »

J’ignore sa question et enchaîne :

« Dis donc Princesse Peach, t’as pas pris quelques kilos ? Bientôt on va t’appeler princesse Fiona quand elle est en ogresse. »

Et je ricane une nouvelle fois. Les joiiiiiiies d’être avec Tyler, c’est qu’on se bombarde de réplique aussi salopes les unes que les autres. Mais il faut dire que pour cette fois, c’est lui qui l’a cherché et on ne vexe pas Alexander Ethan Gray quand il essaie d’être un gentil garçon. Bonnie m’le faisait aussi et ça m’agace, ça m’tape tout simplement sur les nerfs parce que j’me sens humilié. Déjà que j’me sens con d’essayer de faire les choses bien… Alex, faire les choses bien. Faut croire que l’impossible est possible. Mais vu que j’l’aime bien, j’prends un malin plaisir à slalomer dangereusement avec les bagnoles que je croise. Et je crois l’entendre couiner, mais avec la capuche sur la tête et le vent, je ne capte que la moitié des mots, à tel point qu’il me donne l’impression d’être un téléphone qui n’a plus de réseau.

« Arrête de gueuler, on dirait une chatte qu’on égorge. »

Et puis j’vais pas nous tuer, t’en fais pas. Oups, on a frôler une voiture en sens inverse, j’avais pas vu désolée, la drogue me réduit le champ de vision !

Je crois qu’on a mit à peine cinq minutes pour arriver à destination. Je n’lui avais pas dit où je comptais l’emmener, tout simplement parce que je voulais que ça soit la surprise et qu’il soit un peu dépaysé. Oui, j’suis capable de gentillesse parfois. J’le connais un peu plus qu’avant et je sais qu’au fond, cette tapette est un grand enfant. Ou plutôt, une grande gamine qui aime jouer les camionneuses avec des jeux de mecs … Comme le Paint Ball ici présent. J’entame un dérapage exagéré avant de défaire ma capuche.

« Et voilà Duchesse des Bordels, ca sera notre distraction de l’après midi ! » Dis-je en embrassant l’enseigne du bras.

Je descends du vélo après lui et part l’attacher près de la porte. Le vélo, pas Tyler. Quoi que ça aurait pu être aussi une bonne idée… J’étais déjà venu faire un tour ici avec quelques connaissances, histoire de passer le temps mais aussi de se défouler et de voir autre chose que Grayson et son ambiance aimablement glauque. Et n’étant pas d’ici, autant dire que j’étais encore moins tranquille. Par contre… M’semblait parfois que Bonnie me cachait des trucs. J’sais que son oncle à toujours vécu ici et qu’il est blindé comme pas deux, j’me doute que ça doit lui servir pour avoir des relations. J’ai la sensation certaine fois que quelque chose se trame mais qu’elle n’en dit rien … Et j’irais pas lui poser la question. Pas maintenant et surtout pas en ce moment. Okay, on s’parlait … mais c’était pas comme avant. Il y avait un blocage, on ne s’était plus touché et l’envie n’était pas forcément là de surcroit. Bref, c’était perturbant mais à la fois normal quand on regarde les faits. J’nous vois mal baiser comme des sauvages après ce qu’il s’est passé…

J’entre dans l’établissement avec Tyler et « commande » quelques parties au guichet. Même si c’était un connard, j’étais là parce qu’il me l’avait demandé, par conséquent, j’en juge qu’il a besoin de moi pour se changer les idées. Je jette un oeil sur les lieux... Bon c'était pas ce qu'il y avait de plus sophistiqué et de plus génial, mais ça ferait l'affaire. Le principal étant qu'on s'éclate un peu.

« Allez Princesse, t’es prête à t’prendre une raclée ? J’te préviens, j’vise bien mieux en vrai … sache le. »

Je m’approche avant de murmurer

« Et protège tes bijoux de famille si tu veux encore pouvoir exercer. »

Note que j’ai été délicatement discret…
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MessageSujet: Re: 00. Chicks chat for boys only #alex&ty Ven 29 Nov - 17:39

Chicks chat for boys only

C’est vraiment agaçant qu’il ramène tout à cette histoire de tapin. Tyler ne comprend toujours pas trop comment il a pu déduire ça de son discours de l’autre fois. C’est contrariant au point qu’il ait ceci dit totalement occulté l’histoire. Parce que c’est comme ça qu’il fonctionne : quand quelque chose le chagrine, il l’enterre le plus profondément possible et joue les innocents. Et Ethan l’empêche de jouer à l’autruche… Ce crétin va finir par le foutre dans la merde à force d’en parler si ouvertement. Manquerait plus d’ailleurs qu’il en cause à Bonnie. Parce que si lui à l’air de s’en branler totalement, ce ne sera peut-être pas el cas de la rouquine. Ca l’emmerderait franchement qu’elle se mette à lui causer de ça. Personne ne lui en parle. Personne ne le fait parce que personne n’est au courant. A part Norrie, mais c’est différent, elle est son chauffeur personnel et son garde fou depuis le début. C’est elle qu’il contacte chaque fois qu’il se rend chez un client, pour qu’elle sache où commencer les recherches si jamais il venait à disparaître ou pire (mais Ty préfère ne pas penser au pire). Le jeune homme n’a peut-être pas été très assidu sur les bancs d’école et peut paraître naïf, mais il est loin d’être stupide...

Et comme si ça ne suffit pas, quelques instants après leur départ, Alexander continue de le contrarier. Lui qui pensait toucher à la bonne humeur du bout des doigts, réalise que ce ne sera peut-être pas pour tout de suite finalement. Peut-être qu’il aurait dû appeler Bonnie en fin de compte. Ou Eleanor d’ailleurs.
Non. Mauvaise idée. L’une vient d’avorter et doit être plus déprimée que lui encore (et on sait que question déprime, moins et moins ne font pas plus), et la seconde est folle amoureuse de lui depuis la maternelle et veut toujours qu’il la saute comme une chienne. C’est sympa deux minutes mais… bref.
Ethan est en train de lui signaler qu’il a pris du poids. Tyler a d’abord envie de s’écrier que c’est impossible, parce qu’il fait bien attention et que c’est un connard, n’empêche qu’il a quand même un doute. C’est pas sa faute, avec son diabète, il lui est impossible de sauter un repas ou une collation. Il est tenté de le faire parfois, mais il doit souffrir des conséquences par la suite. Et clairement, ce n’est pas le moment pour se lancer dans un régime. Sa mère le flic trop et il se sent déjà assez mal à longueur de journée sans s’imposer des restrictions en prime.
« Connard… » marmonne-t-il avant de baisser les yeux vers son ventre.
Ventre sagement dissimulé sous ses trois épaisseurs de vêtements…mais qui lui semble tout de même difforme.

Mais il n’a pas vraiment le temps de s’attarder là-dessus. Alex accélère tout à coup son allure et commence à se faufiler entre les autos. Ce sale connard provocateur. Tyler abandonne très rapidement l’idée de s’accrocher au porte bagage où il est assit et passe ses bras rachitiques autour de la taille du chauffard. Il pourra toujours râler, fallait pas le provoquer ! Tyler sait qu’il fait ça juste pour se venger parce qu’il s’est moqué de sa chute de l’autre fois. N’empêche qu’il se sentira bien con s’il venait à tomber et se faire exploser le crâne sous les pneus d’une des voitures qu’il s’amuse à coller…
Il le lui signale mais tout ce à quoi il a droit, c’est une autre remarque cinglante, bien entendu. Cette sortie est décidément un échec cuisant. Tyler a envie de chialer, il a froid, il a l’estomac en vrac et il pense à Aël. Aël qui découpera son cadavre après qu’Ethan l’ait tué sur la route.

Et puis finalement, le calvaire prend fin… Simplement pour qu’un autre débute. Du paint-ball. Tyler aime bien ça, mais ça fait mal. C’est donc officiel : Alex le hait et veut sa mort. Il veut lui faire mal, le torturer et ensuite seulement, il le tuera. Tout ça parce qu’il a assisté à sa chute sur un skate.
Tyler croise les bras sur sa poitrine (du moins s’y essaye mais avec l’épaisseur de son pull sous sa veste de cuir, il a peu de marge de manœuvre) et observe son interlocuteur d’un air critique, avant de lui emboiter le pas dans la boutique. Boutique dans laquelle il recommence immédiatement à être désagréable.

Le plus jeune décide de ne pas rien dire. Il se contente de le regarder avec dédain puis d’hausser les épaules et de s’éloigner pour approcher du comptoir. Il lui faut une tenue plus adaptée à ce genre d’activité et louer du matos. Et si Ethan a cru qu’il allait débourser le moindre centime, il s’est fourré le doigt dans l’œil.
D’ailleurs, pendant que le gars du comptoir s’éloigne pour chercher de quoi les habiller et les armer dans sa réserve, Tyler se penche vers son futur adversaire.
« Au fait, ça t’dérange pas d’m’avancer ? Avec mes soucis de santé et les jours qu’j’ai perdu à t’baby sitter, j’ai pas pu aller m’faire prendre par tous les trous par n’importe qui et j’vais avoir du mal à boucler le mois. Puis au fond, m’tirer d’ssus ou t’enfiler d’la poudre dans l’nez, ça doit être kif kif niveau plaisir pour toi, nan ? Ce s'ra un bon investissement. »
Et là-dessus, sans laisser à Alexander le temps de répliquer, il s’écarte en vitesse du comptoir et va faire un tour dans les toilettes mises à disposition des joueurs. Avec la ferme intention d’en ressortir quand il l’aura décidé et pas avant. Puisqu’il paraît qu’il est une princesse, il va agir comme telle…
D’ailleurs, il ne s’approche pas des pissotières mais s’enferme dans une des cabines puisque les toilettes sont mixtes. Toute façon, il n’a pas envie de pisser, il a juste envie de s’isoler quelques instants. Vu ce qu’il vient de sortir à Ethan, ça vaut d’ailleurs mieux pour son matricule.  
 

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MessageSujet: Re: 00. Chicks chat for boys only #alex&ty Mer 4 Déc - 20:03

J’vais pas m’attarder sur le fait que ce p’tit con en ait profité pour me coller si j’étais sa p’tite copine en string rose fluo. Ouais, j’vais rien dire juste parce qu’il se sent pas bien et que t’façon j’étais entrain de pédaler. Mais quand j’le vois tirer une gueule de trois mètres de long en voyant où j’l’avais emmené, j’ai clairement envie d’lui taper dessus. Oui, encore, pour pas changer mais à croire que ce mec n’était JAMAIS content, pire qu’un gamin capricieux. Ou plutôt une gamine qui n’a pas eu la réplique de Lady Gag en poupée. Mais là aussi, j’vais encore fermer ma gueule et me faire un ulcère en silence à défaut de pouvoir l’envoyer se faire foutre et de lui dire que c’est qu’un pauvre connard jamais content de rien. Et après, on parle de moi. L’hôpital qui s’fou de la charité. Donc, je lui souris, même si j’ai l’air crispé. Bonnie m’a toujours dis d’être plus sympa avec, mais faut avouer qu’il pousse à bout parfois.

« Au fait, ça t’dérange pas d’m’avancer ? Avec mes soucis de santé et les jours qu’j’ai perdu à t’baby sitter, j’ai pas pu aller m’faire prendre par tous les trous par n’importe qui et j’vais avoir du mal à boucler le mois. Puis au fond, m’tirer d’ssus ou t’enfiler d’la poudre dans l’nez, ça doit être kif kif niveau plaisir pour toi, nan ? Ce s'ra un bon investissement. »

J’étais appuyé sur le comptoir entrain d’attendre nos tenues de combat quand il m’a sortie ça. J’ai tourné ma tête vers lui, de la même lenteur que les films d’horreurs, comme les psychopathes qui s’apprête à tuer leur victime… Pour au final le voir détaler comme un lapin ou plutôt comme un lâche. J’éclate de rire, parce que pour une fois j’ai pas eu envie de le frapper et parce qu’il visait juste. Ou presque. Non c’pas vrai, parce qu’à la base j’l’ai pas emmené ici pour le dégommer comme un connard canard mais j’l’ai embarqué pour qu’il se détende, qu’il oublie que c’est une gonzesse… Non en faite, j’pensais que ça allait l’éclater de se croire comme dans Fair cry, à jouer les héros ou les fous du flingue. Et puis rien ne pourra atteindre le plaisir que j’prends à me shooter. Sauf une baise avec Bonnie… Un long frisson me parcoure. Pas d’envie, ni de dégoût… juste de malaise. Bonnie = enceinte = enfant mort. Passons, c’pas le moment d’y penser. Aujourd’hui c’était l’objectif « Comment remonter le moral à une princesse qui semble avoir une fausse queue entre les jambes. ». En gros, redonner des étoiles dans les yeux de Tyler.

Le mec du stand me ramène deux tenues, les flingues et tout ce qui va avec, mais toujours pas de Princesse Peach. J’attends patiemment à ce qu’il revienne des chiottes. En attendant, je vérifie mon portable où un message s’affiche avec le prénom de Carter. J’esquisse un sourire… On peut dire que j’avais de sacrés bons souvenirs avec elle. Rencontré au hasard dans un bar, à se tourner autour plusieurs soirs de suite pour finir par se perdre dans l’autre dans la chambre d’un hôtel, que demande le peuple quand en plus de ça, elle était d’une beauté atypique bien plus qu’agréable. Je lis le sms, mon sourire s’élargissant de plus en plus. Au moins, on pouvait pas être plus clair sur la demande. Elle avait envie de moi et il ne me fallait pas grand-chose pour avoir envie d’elle également, pas avec la nuit que nous avons passés ensemble… Enfin, les nuits plutôt. Au plus grand plaisir de Bonnie. Chacun ses coups au pieu ma chère, tu l’sais bien.

Je lui envoie une réponse rapide mais claire, un rendez-vous pour un nouveau corps à corps. Je range mon portable dans la poche de ma veste. Regard alentour : Toujours pas de Tyler. Qu’est-ce qu’il branle putain. Il fait la grosse commission ou quoi ? Faut pas quinze ans pour pisser putain…

« J’reviens, vous pouvez mettre les trucs de côtés s’vous plait ? »

Je lui glisse les billets pour deux parce qu'en plus, en bon prince j'lui paie sa place et me dirige vers les chiottes qui semblent être mixtes. Et surtout… dégueulasse. Enfin, y a pire mais disons que la propreté n’est pas leur priorité. Pissotières à droite et pas de stylos avec des cheveux entrain de viser le trou avec sa pisse… Reste plus que les cabines.

« T’es entrain de chier ou tu t’masturbe ? »

Ou peut-être les deux. Qui sait, il a peut-être des … plaisirs particuliers. Vas-y ferme ta gueule et enlève moi cette image dégueulasse de ta tête putain. T’es trop con. Mains dans les poches, j’avance et regarde sous les portes où j’pourrais voir une paire de baskets et c’est quand je vois le bout blanc de ses converses que je frappe à la porte :

« Oh, tu m’réponds ? Tu fou quoi enfermé là dedans bordel, on a pas toute la vie devant nous non plus hein ! »

Toujours pas de réponse. Je me rebaisse pour voir s’il est pas mort entre temps… Ou alors il m’a fait une crise bizarre avec son diabète là. Eh fais moi pas un coup comme ça p’tit con j’irais pas t’faire du bouche à bouche ! Il serait capable d’avoir la trique si j’fais ça, même dans un coma ou même mort… Je cogne un grand coup dans la porte avec mon pied :

« Qu’est-ce que tu fou… t’as peur que j’te dégomme, c’est ça ? S’tu veux j’peux t’regarder jouer hein, j’m’en fou mais si c’est parce que t’as peur que j’te foute une raclée, faut l’dire… »

Et je souris. J’le taquine juste, ça va ! Okay, ça ressemble à d’la provoque, mais chacun sa manière de s’exprimer….

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MessageSujet: Re: 00. Chicks chat for boys only #alex&ty Jeu 5 Déc - 8:05

Chicks chat for boys only

Les secondes se transforment en minutes pendant que la princesse est installée sur son trône. Ca n’a pas été facile de s’y résoudre vu l’état des lieux, mais à présent, Tyler est plus ou moins confortablement installé sur l’abattant des toilettes couvert de graffitis, tout comme l’intégralité de la cabine.
Il a initialement prévu d’y rester un petit moment pour échapper au courroux de son compagnon et se ressaisir, mais à présent il y reste surtout parce qu’il n’a pas envie de s’afficher devant lui… Evidemment, ce ne serait pas la première fois qu’Alex le voit verser sa petite larme, mais il sait bien ce qu’il doit en penser et ça le contrarie. Un comportement de tapette. C’est ce qu’il est, Tyler en a pleinement conscience, mais ça le fait chier qu’on ait cette image caricaturée de lui. Il veut être capable de se contrôler et c’est abominablement frustrant de ne pas y parvenir. Et bien entendu, il fait parti de ces gens qui pleurent sous le coup de l’énervement, ce qui lui fait perdre toute crédibilité.
« Allez putain » s’agace-t-il en fermant les paupières et ses poings avec force, en tâchant  de se concentrer sur sa respiration. « C’est pourtant pas compliqué… »
Sauf que ça l’est. Il a du mal à respirer, sa gorge est douloureuse et ses yeux n’arrêtant pas de laisser échapper des larmes brûlantes qu’il s’évertue à effacer avant qu’elles ne dégringolent sur ses joues creuses. Plus Tyler tente de se reprendre et de se persuader que pleurer comme une gonzesse n’est pas une solution et qu’il vaut mieux que ça, plus il se sent stupide et donc chagriné. C’est un cercle vicieux et il n’a aucune idée de la manière dont il va s’y prendre pour échapper à la boucle qui se resserre autour de sa gorge en feu et est en train de l’étouffer.  

Alors qu’il commence à envisager de s’échapper tout simplement par la fenêtre des toilettes pour rentrer à pieds et planter Alexander sur place, ce dernier fait son entrée dans les toilettes. Ca a au moins le mérite de calmer le cuistot tout net. Il renifle une dernière fois et retient son souffle, espérant que, s’il n’entend rien, l’autre finira par s’éclipser lui-même. Mais c’est un plan plutôt stupide… Il l’a vu rentrer là et il n’y a aucune chance pour qu’il reparte comme il est venu en marmonnant un : Bizarre, j’aurai juré l’avoir vu entrer là. On n’est pas dans un de ces mauvais films d’espionnage…
« T’es en train de chier ou tu t’masturbes ? »    
Tyler lève les yeux au ciel et renifle à nouveau, discrètement. Assis sur ses cabinets, il croise ses jambes et agite nerveusement son pied suspendu dans l’air, se mordillant la lèvre inférieure en essayant de prendre sur lui. Il sait ce qu’il va suivre. S’il ne veut pas trop énerver Alexander, il faut qu’il lui réponde. Sauf qu’il n’a pas envie de le faire avec sa voix chevrotante de merde. Il n’a pas envie d’avoir à supporter les jugements et moqueries de son ainé en plus de tout le reste. Il se trouve assez stupide comme ça, sans qu’il vienne en rajouter une couche. Alex en a déjà assez fait de ce côté là.
Mais pas assez apparemment puisque, pendant que le plus jeune tente de lutter contre lui-même, Alex perd déjà patience.
« Oh, tu m’réponds ? Tu fou quoi enfermé là dedans bordel, on a pas toute la vie devant nous non plus hein ! » lui lance-t-il depuis l’autre côté de sa porte.
Porte dans laquelle il donne un grand coup de pied qui fait bondir Tyler sur son siège et accélère les battements de son cœur en miette.
« Qu’est-ce que tu fou… t’as peur que j’te dégomme, c’est ça ? S’tu veux j’peux t’regarder jouer hein, j’m’en fou mais si c’est parce que t’as peur que j’te foute une raclée, faut l’dire… »
« T’es un connard ! » l’accuse Tyler dans un premier temps, comme à son habitude.
Et c’est un terme qui résume très bien les choses selon lui. Bonnie est une salope, mais une salope délicieuse. Sa salope. Quand il l’appelle comme ça, ça n’a rien d’un reproche. En revanche quand il traite Ethan de connard… C’est une autre affaire.

Histoire de prouver que lui aussi est agacé, il donne à son tour un coup dans la porte qui vibre dangereusement sous l’impact. Le silence s’installe ensuite quelques secondes, le temps pour Tyler de se sentir parfaitement ridicule et de recommencer à pleurer dans son royaume minuscule…
Le cuistot ravale péniblement un sanglot et recommence à renifler, utilisant cette fois un peu de papier toilette pour essuyer ses yeux. Il tire sur le rouleau avec mécontentement et  se mouche pendant qu’Alex commente la scène comme un connard.
« T’es chiant » l’interrompt Ty en se redressant pour pouvoir jeter son mouchoir dans la cuvette, restant à présent debout, adossé au mur. « Faut toujours qu’tu gâches tout mon plaisir. J’en ai pas beaucoup en c’moment ok ? J’essaye de faire des efforts pour pas être relou et te faire chier avec mes trucs de merde, mais tu m’facilites vraiment pas la vie ! Arrête de m’chercher et d’être méchant. J’sais bien qu’c’est… J’sais bien que trainer avec moi c’est déjà un gros effort de ta part, du coup si t’as pas envie de faire plus d’efforts… Enfin si c’est trop dur de dire des trucs gentils et tout ça, bah je préfère que tu te taises plutôt que d’me provoquer » s’explique-t-il de sa voix éraillée et entrecoupée de reniflements lamentables. « Je sais bien qu’moi aussi j’suis pas… J’aime bien me plaindre d’accord ? Ca veut pas dire qu’en fait j’suis pas content. Enfin c’est juste que… Je râle pour plein de p’tits trucs parce que ça m’permet d’évacuer d’autres choses que….enfin que les trucs qui me font vraiment chier mais dont j’ai pas envie de parler. Tu comprends ? »
Il va sûrement rien comprendre et juste se foutre de sa gueule.
Du coup, Tyler pousse un soupir et préfère laisser tomber avant que ça n’arrive et que sa sortie soit définitivement gâchée.
« Laisse tomber. J’vais sortir dans une minute et on pourra aller s’tirer d’ssus t’inquiète. »
 

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Dernière édition par Tyler A. Lawson le Sam 21 Déc - 10:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 00. Chicks chat for boys only #alex&ty Ven 13 Déc - 18:16

« T’es un connard ! »

La porte vibre sous un coup de 45 qu’il a du donner avec toute la violence qu’il pouvait tenir dans son corps frêle. Et le silence s’installe et j’crois qu’on est comme deux cons. Moi les mains dans les poches qui ne dit trop rien… et lui qui se mouche. Il chiale. J’en suis sur. Il est encore entrain de chouiner. Comment j’le sais ? Il a eu l’air d’un bébé rott’ a m’gueuler que j’suis un connard. Tyler a de multiple manière de me le dire. Une intonation douce, drôle, sèche et là, violente. Vraiment violente cette fois. Et j’crois que c’est pour ça que j’dis rien, parce qu’il m’a scié le cul. Il renifle et je me plante devant la porte. Crois moi que si c’est moi qui donne un coup dedans avec toute la force que j’ai, tu risque de te la prendre en pleine gueule.

« C’est toi le connard. Allez sort de là putain, on va discuter. »

Discuter ? Oui j’sais faire et j’vous emmerde. Et avant que je n’puisse insister, Princesse Peach s’éveille.

« T’es chiant. Faut toujours qu’tu gâches tout mon plaisir. J’en ai pas beaucoup en c’moment ok ? J’essaye de faire des efforts pour pas être relou et te faire chier avec mes trucs de merde, mais tu m’facilites vraiment pas la vie ! Arrête de m’chercher et d’être méchant. J’sais bien qu’c’est… J’sais bien que trainer avec moi c’est déjà un gros effort de ta part, du coup si t’as pas envie de faire plus d’efforts… Enfin si c’est trop dur de dire des trucs gentils et tout ça, bah je préfère que tu te taises plutôt que d’me provoquer. Je sais bien qu’moi aussi j’suis pas… J’aime bien me plaindre d’accord ? Ca veut pas dire qu’en fait j’suis pas content. Enfin c’est juste que… Je râle pour plein de p’tits trucs parce que ça m’permet d’évacuer d’autres choses que….enfin que les trucs qui me font vraiment chier mais dont j’ai pas envie de parler. Tu comprends ? »

Je reste planté devant la porte, toujours sans rien dire, le visage fermé. Si j’comprends ? Ouais, mais j’crois pas que la réciproque soit de mise. J’ai fais un putain d’effort en l’amenant ici, en laissant ses répliques acerbes sans réponse, à supporter sa moue d’enfant gâté non satisfait quand il a vu que j’avais pas d’bagnole alors que je me suis fais CHIER à venir en vélo voir sa tronche de cake et j’reçois quoi dans la gueule ? Que j’gâche toujours SON plaisir ? Mais putain… Pourquoi j’me suis fais chier à être sympa. Vous voyez, c’pour ça que j’déteste l’espèce humaine. Parce que ce ne sont qu’une bande de putain d’ingrats de merde. Et j’m’énerve tellement que du coup j’l’entends plus. J’ai pas envie d’l’entendre…

Pourquoi ? Parce que tu sais que ce p’tit con a raison. Regarde toi Gray, t’es toujours entrain d’lui balancer une vanne de tapette dans la gueule. T’es toujours entrain d’le renvoyer chier, t’es toujours entrain de l’insulter et de lui gueuler dessus. Mais c’parce que … j’l’aime bien. Enfin ça va quoi, c’pas mon meilleur ami mais c’cool de passer du temps avec lui et il le sait pourtant que j’suis pas le genre à courir dans les bras d’un pote pour lui dire que j’l’aime bien. Il comprend rien. Ou alors c’moi qui comprend rien. Ou peut-être les deux. Peu importe, la réalité est que Tyler chiale et que j’y suis pour quelque chose. Enfin, il allait pas tellement bien avant ça, mais j’ai visiblement foiré quelque part. Pourtant j’ai essayé d’lui faire plaisir, mais j’suis encore moins doué que j’le croyais.

« Reste dans les chiottes s’teuplè. Sinon j’arriverais pas à t’parler correctement si j’te vois en face à face. »

Désolée, mais on est pas tous comme toi. J’exprime jamais rien à personne, même avec Bonnie j’ai du mal. Rien que de repenser à elle me tord les tripes. Il a raison, j’suis rien qu’un connard. J’fais tout de travers et j’le sais, mais j’y suis pour rien. Quand j’crois que j’fais des efforts, j’fou visiblement tout en l’air. Et avant tout ça, j’en aurais eu rien à foutre, il aurait même pu chialer bruyamment que j’l’aurais ignoré et que j’me serais barré avec mon vélo sans rien dire. Mais depuis toute cette merde, j’ai l’impression d’avoir toute mes vérités droites dans la gueule. j’ai foiré avec Bonnie, j’lui ai foutu deux gamins dans l’ventre et j’ai JAMAIS rien vu parce que j’suis qu’un putain de je m’en foutiste.
J’enfonce un peu plus mes mains dans mes poches pour me donner de l’assurance, puis je fixe le sol après un long silence :

« J’vais pas t’le répéter deux fois. J’suis .. désolé. Si tu t’es sentis mal ou si tu crois que j’te persécute. C’pas le cas. Enfin… »

Putain, j’y arrive pas. J’sais pas comment on dit s’genre de truc. Je recule d’un pas, avant de shooter dans un vieux mégot de cigarette. Le carrelage est tellement crade qu’il est plus gris que noir. Et sinon tu vas accoucher ? Accoucher… t’as encore des blagues de merde comme ça ?

« J’voulais t’faire plaisir en t’emmenant ici. J’me suis dis que t’aimais bien les jeux d’flingues alors j’pensais que ça aurait pu t’éclater. J’fais des efforts moi aussi pour être sympa, mais ça s’voit pas, parce que moi j’sais pas faire. Les gens j’les aimes pas ok ? Y a que … Bonnie. Et puis un peu toi. J’le répète, ça sera dit qu’une fois. Si t’as envie d’parler de toutes les merdes qui arrivent, tu peux j’m’en fou ça m’dérange pas. T’as été là pour moi, alors j’te rends la pareille. »

Et au fur et a mesure, je me replie sur mon grand corps, sentant un putain de malaise s’installer au creux de mes tripes. J’comprends mieux pourquoi j’dis jamais ce que je pense des autres, sauf quand c’est pour les insulter. Je me racle la gorge en tapotant doucement sur la porte :

« Allez viens maintenant. J’ai bien compris que ta vie c’était pas Disney Land en c’moment. Sors et on en parle. Et après j’te laisse me dégomer et gagner s’tu veux mais sors de là. »

Allez, maintenant reprends contenance et sois un peu à la hauteur, pour une fois dans ta vie.
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MessageSujet: Re: 00. Chicks chat for boys only #alex&ty Sam 14 Déc - 13:29

Chicks chat for boys only

Comme souvent lorsqu’il se retrouve face à Alexander, il se sent stupide. Totalement stupide. Tyler voudrait avoir l’air d’un type solide face à lui, histoire de lui prouver qu’il n’est pas qu’un pédé faiblard, mais chaque fois ça rate et il lui prouve l’inverse. Chaque fois, il se laisse dominer par son stress et son envie de bien faire se transforme en véritable fiasco et il s’affiche tout seul.
Sauf que quand il décide de laisser tomber et d’arrêter de jouer les dramaqueen, le miracle se produit. Ethan veut communiquer. Bon, ok, ce serait mentir que d’affirmer qu’il ne lui arrive jamais de faire des efforts dans ce domaine. Il y a deux ou trois fois où il a même plutôt assuré… Sauf que du coup, Tyler se sent encore plus con et n’as pas franchement envie d’entendre son ainé rebondir sur ce qu’il vient de dire. Il se sent mortifié par ses propos et aimerait plutôt que l’autre face comme s’il n’avait rien entendu du tout. Mais il sait que s’il tente de l’interrompre, les choses vont encore dégénérer alors que c’est apparemment justement ce qu’Alex veut éviter.

Les joues en feu, triturant nerveusement le morceau de papier toilette qu’il vient de décrocher pour tamponner ses yeux rougis, Tyler tend donc l’oreille. Il en retiendrait presque son souffle… Il va falloir qu’il ronge son frein et se retienne de ne pas réagir au quart de tour comme il en a pourtant l’habitude si jamais ce qui sort de la bouche d’Ethan ne lui plait pas des masses. Il est venu ici pour se détendre après tout.
C’est d’ailleurs ce qu’essaye de lui rappeler son interlocuteur. C’est vrai qu’il a fait un effort en essayant de l’emmener quelque part où il pensait le voir mettre ses talents à exécution. Bon, ok, en attendant il prévoyait aussi de lui tirer dessus et de lui faire mal, mais c’est le risque du métier. Et puis c’est aussi un moyen pour lui prouver qu’il en a autant dans l’estomac que dans l’pantalon.
L’un dans l’autre, le discours d’Alexander termine de le faire sentir idiot d’avoir fait une crise de nerfs et de s’être une fois de plus donné en spectacle inutilement. Il a envie de l’interrompre et de lui dire qu’il peut laisser tomber, que toute façon le souci vient de lui, mais il a peur de le froisser et d’aggraver encore son cas. Donc il attend patiemment, trouvant tout de même un peu de réconfort dans ses mots. Parce qu’en gros, ce qu’Alexander lui dit : c’est qu’il l’aime bien. C’est tout ce qu’il veut savoir. Tout ce qui compte.
Il le sait déjà plus ou moins mais une petite piqure de rappel de ce genre ça ne fait jamais de mal.

Tyler renifle, se mouche une dernière fois puis fait disparaître ses petits malheurs en même temps que le papier dans les toilettes. Il inspire profondément, expire et, lorsqu’il se sent prêt et que ses yeux sont secs (encore tout rouges mais c’est pas grave), il se décide enfin à ouvrir la porte, affichant un petit sourire en coin lorsqu’il croise le regard d’Alexander. Il  se dirige vers le lavabo et fait couler un peu d’eau qu’il utilise pour se rafraichir un peu le visage. Par contre, il va utiliser ses propres mouchoirs pour s’essuyer. Hors de question d’utiliser le vieux torchon sale mis à disposition des clients. Il choperait certainement l’sida avec cette connerie…
Il laisse le silence planer encore quelques secondes supplémentaires, puis prend finalement la parole.

« C’est juste que… Enfin j’sais bien qu’en ce moment c’est pas simple pour toi ou pour Bonnie et… Enfin à côté, j’ai l’air d’un con avec ma peine de cœur débile… » soupire-t-il en évitant le regard d’Ethan, tamponnant nerveusement son visage avec son mouchoir. « Ma mère est super chiante en ce moment. Enfin c’est un peu la merde avec mes injections ces temps-ci et j’sais pas trop pourquoi et j’sais qu’c’est dangereux et du coup ça me stress deux fois plus et c’est pas bon. J’aimerai bien penser à autre chose parfois mais j’peux pas ne pas y penser parce qu’elle parle QUE de ça. Puis j'ai cinq injections par jour alors bon, c'est dur d'arrêter d'y penser. Mais là, elle ramène tout à ça et c’est étouffant. Puis y a cette nana qui me plait vraiment et on est genre sorti ensemble mais… C’est compliqué. J'ai du mettre un terme à tout ça et j'crois que j'regrette... Enfin bref, en fait j’ai pas tellement envie d’en parler. Ca sonne nul quand j'le fait » se reprend Tyler en allant jeter son essuie dans la poubelle des chiottes, heureusement dépourvue de couvercle, ce qui lui évite d’avoir à se contaminer.  
Il refait face à Alexander, son regard enfin planté dans le sien, et puis il soupire.  
« Laisse tomber. C’est gentil de proposer d’parler mais en fait, j’crois que c’est pas de ça que j’ai besoin. J’crois qu’j’ai besoin d’oublier un peu et d’aller à Disney Land justement. J’ai besoin d’aller appuyer sur une gâchette. Et puis j’t’emmerde, j’ai pas b’soin qu’tu m’laisses gagner. J’vais t’mettre une race. Ca va être tellement violent, tu vas avoir tellement honte que tu seras obligé d’changer d’Etat, mec. Mais le fait pas parce que j’te manquerai trop. Je sais bien qu’Bonnie est le soleil de ta vie, mais moi j’suis ta lune. Une belle lune » minaude-t-il en se donnant une tape sur le postérieur, servant son plus beau sourire princier à Ethan avant de se diriger vers la sortie et d’ouvrir la porte d’un geste vif. « Bon tu viens t’faire plomber la lune ou quoi ? On fait pas attendre une princesse ! »
Et là-dessus, il passe la porte et retourne près du comptoir d’accueil où ils sont censés récupérer tout le matériel.

Reste plus qu’à espérer qu’Ethan ne va pas se vexer d’avoir parlé dans le vent. Parce que Tyler a entendu son discours et lui est reconnaissant pour tout ce qu’il fait.


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MessageSujet: Re: 00. Chicks chat for boys only #alex&ty Ven 20 Déc - 22:28

J’me sens mal à l’aise avec tout ce que je lui ai déblatérer, j’aurais mieux fais d’fermer ma gueule parce que même si j’pensais tout ce que j’ai dis, j’ai la crainte qu’il se foute de ma gueule et qu’il rigole à gorge déployer. S’il fait ça, j’sais déjà quel discours j’vais lui sortir. J’vais lui dire que c’était juste pour qu’il sorte son cul de princesse de là dedans et qu’il a été assez con pour y croire… Non ca serait trop dégueulasse de faire ça, mais moi j’fais pas dans l’sentiment putain. Déjà que j’ai du mal à assumer ce que je viens de dire, j’ai l’impression d’avoir 15 ans de moins et pour un peu je serais presque entrain de jouer du pied sur le sol, en tirant sur mes manches… Bon allez sort de là et me rit pas à la gueule s’teuplè. J’viens de faire un effort de dingue, tu sais même pas. Et je crois que si Bonnie avait été là, elle m’aurait demandé de lui en coller une pour la ramener à la réalité tant tout ça parait irréel.

Je l’entends qu’il tire la chasse d’eau et me redresse quand le loquet se lève. J’essaie de me donner un air digne et impassible pour pas passer pour le gros sensible de mes deux, parce que tout ça c’est pas moi. J’dis jamais rien de gentil, sauf quand j’suis camé à mort et encore faut que j’arrive à articuler quelque chose de compréhensible. Peu importe, il sort les yeux rougis et j’essaie de lui esquisser un sourire pour lui certifier que j’dirais rien de méchant. J’ai été sympa, j’vais tenter de le rester autant que possible et après j’irais insulter Ea pour récupérer ma jauge de méchanceter et pas perdre la main. J’pourrais le faire sur Bonnie mais c’pas le moment j’pense sauf si j’veux que tout reparte en couille. T’façon c’est déjà le cas. Si j’arrive pas à gérer avec Tyler, faut pas s’attendre à ce que j’y arrive avec Bonnie et ce, même si j’la connais depuis son plus jeune âge. A L’heure actuelle, nous nous comprenons plus et chaque jours passé dans le silence devient un véritable calvaire et me fait sentir un peu plus misérable que je ne le suis déjà. Alors autant rattraper un peu le coup avec Princesse Peach et de montrer que j’suis un gramme gentil.

J’attends qu’il se décide à parler. Peut-être qu’il veut rester un peu seul, ou alors il ne me croit pas. Allez savoir, jusqu’à ce qu’il l’ouvre enfin. Et je le laisse parler sans l’interrompre. Il me parle de Bonnie et moi, mais surtout de sa mère qui lui fou visiblement la pression. Gros contraste de situation. Il se plaint d’une mère trop étouffante, trop relou qui le prends encore pour un gosse qui croit qu’un jour il chevauchera une licorne avec des ailes qui chiera des arc-en-ciel. Et mon fort intérieur se plaint de ne plus avoir sa mère pour lui foutre un coup de pied au cul pour qu’il reprenne le droit chemin. Mais tout ça, c’est ma vie et j’l’assume. Pardon maman, mais c’est comme ça… Fallait pas vous tirez et me laisser comme ça, dans ce monde d’enculé. Désolé.

J’comprends mieux pourquoi il supporte pas quand j’le fais chier, déjà qu’il est materné – encore plus qu’un gamin cancéreux - … Va falloir que j’le sorte un peu plus souvent.

« Puis y a cette nana qui me plait vraiment et on est genre sorti ensemble mais… C’est compliqué. J'ai du mettre un terme à tout ça et j'crois que j'regrette... Enfin bref, en fait j’ai pas tellement envie d’en parler. Ca sonne nul quand j'le fait »

Je lève la tête. Attends j’ai bien compris ? Une NANA ? Non, il est entrain d’me faire une grosse blague. En faite il me parle d’un mec travesti. Un transexuel qui a encore sa queue pour lui faire prendre son pied mais pas d’une vraie nana avec une VRAIE paire de sein pour lui faire une gâterie à l’espagnol. Je reste à l’écouter déblatérer tout ce qu’il à me dire, mon esprit toujours bloqué sur le fait qu’il fantasme sur une nana… Pas Tyler. Putain, j’suis presque déçu. Il est le seul mec totalement gay avec qui j’m’entends à peu près bien et c’est là que j’me rend compte que ça m’ferait chier qu’il aime les meufs ce gigolo. Il deviendrait presque ennuyeux.. Non nononon, on va arranger ça, j’vais choper cette gonzesse, la faire grimper aux rideaux et elle voudra plus de Tyler, comme ça il continuera d’aller sucer des queues parce que c’est ce qui lui va le mieux. Si ca marche pas, j’trouverais un autre truc, tant pis.

« Et puis j’t’emmerde, j’ai pas b’soin qu’tu m’laisses gagner. J’vais t’mettre une race. Ca va être tellement violent, tu vas avoir tellement honte que tu seras obligé d’changer d’Etat, mec. Mais le fait pas parce que j’te manquerai trop. Je sais bien qu’Bonnie est le soleil de ta vie, mais moi j’suis ta lune. Une belle lune
- Quoi ? J’t’emmerde p’tit con, j’ai pas d’soleil dans ma vie et j’en ai pas besoin. La seule possibilité de t’faire chier me suffit à illuminer ma journée ! »

Avec taquinerie, j’viens lui foutre mon pied au cul. Allez avance branleur.

« Bon tu viens t’faire plomber la lune ou quoi ? On fait pas attendre une princesse ! »

Mains dans les poches, je le suis, toujours un sourire aux lèvres.

« Princesse de quoi ? De la déchetterie du coin ? »

J’ai été sympa, il devrait savoir que là aussi c’pour rire et pas pour l’enfoncer. Puis il me cherche aussi ce p’tit con.

« Et avant que tu ne puisse me foutre une race, j’t’aurais déjà fait bouffer dix balles colorés que tu seras en train de vomir à genoux. J’suis sûr qu’un coup dans le genoux et t’as la rotule de péter ! »

Et j’parle pas de sa mère parce que j’sais qu’il veut pas en parler. Enfin, il me l’a demandé alors j’respecte sa demande et surtout parce que je sais que les gens qui insistent trop sont des gens casse-couilles. J’ai renvoyé chier plus d’une personne qui me demandait si ça allait après l’accident. En quoi ça les regarde d’abord ? On arrive au comptoir où le mec avait laissé le matos comme j’lui avais demandé. J’attrape le flingue et le reste avant de lâcher sans le regarder :

« Et si jamais t’as besoin d’changer d’air parce que maman poule devient trop imposante, t’as qu’à m’appeler. J’t’emmènerais ailleurs qu’ici s’tu veux. »

J’le regarde toujours pas et pour pas qu’il me réponde à ça, j’enchaine sur autre chose –oui parce que j’viens de dire un truc gentil alors qu’il est à côté d’moi et que ça m’donne la gerbe, j’ai pas l’habitude - .

« Au faite… t’m’as parlé d’une nana. Mais j’croyais que t’étais aussi gay que George Michael …tu m’expliques ? Ou alors c’est un trans’ mais tu m’le dis pas. T’sais j’m’en fou hein, il pourrait même avoir une queue et une fouf’ que j’m’en branle. T’fais ce que tu veux. »

Non en faite, j’cherche juste à ce que tu me rassure limite. Putain j’me sens trop con. Depuis quand j’veux absolument que ce type soit bien gay ? Parce que s’il l’était pas il serait plus le même Tyler et ça, ça s’rait hyper chiant et ennuyeux…
J’enfile le gilet tout en écoutant sa réponse, armant mon arme des billes colorées qui allaient bientôt lui niquer la gueule et repeindre son p’tit cul. De Vinci a créé la Joconde, moi j’vais créer The Tyconde Ass.
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MessageSujet: Re: 00. Chicks chat for boys only #alex&ty Sam 21 Déc - 11:22

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« Et avant que tu ne puisses me foutre une race, j’t’aurais déjà fait bouffer dix balles colorés que tu seras en train de vomir à genoux. J’suis sûr qu’un coup dans le genou et t’as la rotule de péter ! »
« Je n’vomis jamais, je suis une princesse ! » riposte Tyler en commençant à enfiler sa combinaison par-dessus ses fringues, se débarrassant de quelques couches à mettre au vestiaire.
Et pendant ce temps, Alexander continue sur une touche un peu plus…altruiste dirons-nous. Il rebondit sur ce que Ty lui a confié dans les toilettes, au sujet du côté surprotecteur de sa génitrice, ce qui le met un peu mal à l’aise. Ce qui les met en réalité, tous les deux mal à l’aise. Heureusement, son ainé ne lui laisse pas l’opportunité de répliquer quoi que ce soit de sentimentaliste et préfère enchainer.
Sauf que le sujet abordé est au moins aussi gênant. Voire carrément hyper indélicat.

Tyler s’immobilise et fixe Ethan avec critique.
« Non mais t’es bien sérieux, là ? »
Bon, il se trouve évidemment qu’en vérité, Ethan a raison et la fille dont il est question est en réalité un homme tout ce qu’il y a de viril. Et avec une virilité tout à fait agréable en bouche, mais ça c’est une autre histoire, classée X. Bref, Aël est un mec et pas une nana, mais ça ne retire pas le côté totalement aberrant et insultant de sa question.
« Chaque fois que j’crois qu’il y a encore un peu d’espoir pour toi, tu sors un truc débile de c’genre là. C’est désespérant, Alex, j’espère qu’t’en as bien conscience » soupir Tyler en se donnant des grands airs, terminant de tirer la fermeture éclair de sa combinaison de protection du style (parce qu’on en peut pas dire que ça va le préserver de la douleur des impacts…).
« Tu vois, ça prouve à quel point tu m’connais mal. Ca prouve aussi qu’tu m’écoutes jamais parce que j’suis pratiquement certain d’avoir déjà évoqué l’sujet avec toi. Et finalement, ça prouve à quel point t’es rapide à mettre les gens dans des cases… »
Il voit très rapidement qu’il vient d’agacer le barman et que s’il continue sur cette voie là – juste après qu’il se soit montré cool en plus – il va se manger une balle entre les deux yeux ou vexer Ethan forever. Du coup Tyler pousse un nouveau petit soupir surjoué et reprend.
« J’suis pas gay, Alex, j’suis bi. D’puis qu’j’suis tout p’tit, j’refuse d’avoir à choisir entre le chocolat et les sucettes, tu vois ? Pourquoi est-ce que j’devrai choisir alors que les deux m’font envie et sont bons à manger ? J’ai choisi d’aimer tout et tout le monde ! Sauf les gens vraiment moches ou handicapés, évidemment. Ca ça m’dégoute un peu… »
Mais il est quand même parfois obligé de les contenter. Ceci dit, il n’en soufflera pas un mot à son interlocuteur. Il a une réputation à tenir et même si Alex soupçonne qu’il échange ses services contre un dédommagement financier, il ne compte pas le conforter dans cette idée. Ca continue de l’agacer et le frustrer qu’il se doute de ça, alors qu’il n’est pas foutu de savoir qu’il aime autant tripoter des seins et brouter des minous que de tailler une pipe…
« Enfin bref, du coup j’ouvre mes horizons et ça m’permet d’avoir une gamme de produits consommables à disposition bien plus importante que la tienne par exemple ! J’suis trop brillant en fait, avoue ! Mais d'ailleurs, si tu veux tout savoir, j’ai même eu plus de petites amies filles que de mecs. Mais c’est parce que les mecs sont de grands timides dans l’coin… J’peux pas leur en vouloir, j’sais bien qu’en m’affichant main dans la main avec un mec dans un bled comme le nôtre, j’prends le risque de me faire caillasser, couper les couilles ou jeter au bucher. »
Il hausse une épaule et charge lui aussi son flingue, imitant son partenaire.
« Mais j’m’en fou. Je choisirai pas. Sauf si j’rencontre l’amour de ma vie et tout le tintouin, m’enfin j’y crois moyen à ces conneries. L’amour c’est qu’une question de domination et d’image de soi plus ou moins bien reflétée par l’autre. Bref, j’laisserai jamais personne m’obliger à choisir et me dire ce que j’dois manger. J’ai d’jà bien assez de contraintes avec mon pancréas foireux de merde » marmonne Tyler en terminant de préparer son futur défouloir.

Quand c’est chose faite, il fait apparaître un large sourire enjoué sur son visage basané et attrape son casque de protection d’une main, appuyant son flingue à billes de peinture contre son épaule.
« T’es prêt à chier des arc-en-ciel ? » provoque-t-il Alexander, dans un haussement de sourcils évocateur.
Il vérifie ceci dit que le type place ses affaires en lieu sûr avant de se diriger en compagnie de son ami vers l’air de jeu. Si tant est qu’on puisse appeler ça de cette manière, bien entendu.


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MessageSujet: Re: 00. Chicks chat for boys only #alex&ty Jeu 26 Déc - 19:09

Vu la gueule qu’il fait quand il comprend que j’ai toujours cru qu’il était gay, j’comprends que j’ai commis un impair.

« Non mais t’es bien sérieux, là ? »

Non ducon, j’dis ça pour rigoler. Oui j’suis sérieux… Son regard critique me jauge en mode « Non mais allo quoi, t’m’écoute pas quand j’parle c’est ça ? ». Si j’t’écoute grand nigaud, c’est juste que là j’avoue être un peu paumé pour tout dire. J’ai entendu parlé que de mecs jusqu’ici et j’ai pas le souvenir d’avoir entendu qu’une femme ait été mentionné …

« Chaque fois que j’crois qu’il y a encore un peu d’espoir pour toi, tu sors un truc débile de c’genre là. C’est désespérant, Alex, j’espère qu’t’en as bien conscience »

Je m’arrête en plein enfilage de combinaison et le regarde, dur et froid. Et toi j’espère que t’as bien conscience que bientôt j’vais perdre patience et que j’vais t’en foutre un bon gros dans la gueule. Mais ENCORE ici j’vais fermer ma gueule même si pour le coup, il abuse putain.

« Tu vois, ça prouve à quel point tu m’connais mal. Ca prouve aussi qu’tu m’écoutes jamais parce que j’suis pratiquement certain d’avoir déjà évoqué l’sujet avec toi. Et finalement, ça prouve à quel point t’es rapide à mettre les gens dans des cases… »

Rajoutes-en une couche vas-y, c’est bien le moment. Puis t’façon j’m’en branle de ce que tu pense de moi, parce qu’entre toi et moi, celui qui se trompe sur toute la ligne, c’est Toi, Peach de mes deux. Et comme si c’est petites répliques de pucelle n’étaient pas suffisantes, il fallait qu’il en fasse des tonnes, comme à chaque fois. Tyler était l’une de ses stars de série B qui s’accroche à l’espoir de percer un jour et en faisant de leur vie une vraie pièce de théâtre jusqu’au jour où ils finissent par se planter et par donner leur cul pour une figuration dans un blockbuster.
Bref, je serre les dents parce qu’il va pas bien. Il a chialé comme un gamin dans les chiottes, qui se mangent des caillasses dans la cour de récré, par des p’tits gros tout frustré d’avoir une vie pathétique. Je remonte ma fermeture éclair d’un air rageur, sans le quitter du regard. J’espère que tu y vois ta mort dans le fond de mes prunelles. T’as d’la chance que j’t’aime bien.

« J’suis pas gay, Alex, j’suis bi. D’puis qu’j’suis tout p’tit, j’refuse d’avoir à choisir entre le chocolat et les sucettes, tu vois ? Pourquoi est-ce que j’devrai choisir alors que les deux m’font envie et sont bons à manger ? J’ai choisi d’aimer tout et tout le monde ! Sauf les gens vraiment moches ou handicapés, évidemment. Ca ça m’dégoute un peu… Enfin bref, du coup j’ouvre mes horizons et ça m’permet d’avoir une gamme de produits consommables à disposition bien plus importante que la tienne par exemple ! J’suis trop brillant en fait, avoue ! Mais d'ailleurs, si tu veux tout savoir, j’ai même eu plus de petites amies filles que de mecs. Mais c’est parce que les mecs sont de grands timides dans l’coin… J’peux pas leur en vouloir, j’sais bien qu’en m’affichant main dans la main avec un mec dans un bled comme le nôtre, j’prends le risque de me faire caillasser, couper les couilles ou jeter au bucher. »

Je l’écoute sans broncher, mon flingue déjà près à utilisation. J’suis quand même un peu sur le cul qu’il me dise qu’il est Bi. J’ai beau creuser dans mon crâne déglingué par toutes les merdes que je m’envoi dans le nez ou que je m’injecte dans le sang, j’me souviens pas d’UN moment où il me disait fantasmer sur les nanas. Et ça m’fait chier parce que j’ai l’impression de tomber fou. Putain, sénile à mon âge ça va pas être possible. Plutôt crever.  Une balle dans le crâne et on en parle plus. Appuyé sur le mur, je continue de l’écouter sans rien dire, comme une VRAIE copine. Putain qu’on me laisse gerber là maintenant tout de suite. Prends toi en à TOI du con, c’est toi qui t’es engagé là dedans.

« Mais j’m’en fou. Je choisirai pas. Sauf si j’rencontre l’amour de ma vie et tout le tintouin, m’enfin j’y crois moyen à ces conneries. L’amour c’est qu’une question de domination et d’image de soi plus ou moins bien reflétée par l’autre. Bref, j’laisserai jamais personne m’obliger à choisir et me dire ce que j’dois manger. J’ai d’jà bien assez de contraintes avec mon pancréas foireux de merde »


Et concernant son pancréas… J’avoue que sur ce coup là, t’as vraiment pas eu d’chance mec.  

« Mais à t’entendre tu m’ferais presque croire que t’as l’âme d’un poète mon vieux ! »

Grande accolade entre les deux poumons, comme de vrais copains, parce que c’est ça que tu veux hein ? Un vrai copain qui sera la pour t’écouter et pour que tu t’éclate avec lui quand ça va pas… je ris tellement. Non mais vous avez vu ma gueule, j’suis pas tellement l’genre de mec à être le meilleur ami de tout l’monde. Mais je sais que là c’est différent, c’est Tyler, c’pas n’importe qui. C’est un mec qui a toujours été là quand on avait besoin, et inversement.

« J’avais pas compris que t’étais Bi, du con. Alors commence pas à me chialer ta sérénade de l’éternel incompris et de celui qu’on écoute jamais. En même temps si quand tu viens chez moi tu parles que de mec, j’vais avoir du mal à deviner tout seul que tu aime bien le broute-minou. Et j’me souviens pas que tu m’ai parlé de ta bisexualité. »

J’hausse moi-même les épaules en le regardant d’un air presque blessé.

« Et d’abord, c’est toi qui me connait mal. T’aurai du comprendre que les cases, j’en ai rien à foutre. J’te l’ai déjà dis ça, que tu sois gay, hétéro ou Bi c’est le dernier de mes soucis mec. Et le jour où tu rencontreras ton big love de la mort qui tue, tu m’le présenteras. Faut que j’vois s’il est capable de faire attention à un type comme toi … mais surtout s’il pourra te supporter ! »

Nouvelle accolade, allez sans rancune ! En faite, j’le pense vraiment… Il serait capable de tomber amoureux d’un mec qui lui tape au final sur la gueule tellement il a l’air aussi mou qu’une guimauve malgré son caractère de biatch.

« T’es prêt à chier des arc-en-ciel ?
- Ouais, même à te les chier sur ta face ! »

Et c’est partie pour le 1er Round… Je m’arme, je cours et me dissimule derrière un mur. Bon maintenant on s’la joue à la Call Of et on lui démonte sa belle petite gueule pour qu’il chouine enfin que OUI j’sais viser. P’tit branleur va. Doucement, je sors la tête, puis une épaule et …

SPOLSH.

Putain d’enculé. Il m’a touché… L’enfoiré ! Il m’a TOUCHE EN PLEIN DANS L’EPAULE ! Une douleur aigue traverse le muscle avant de se dissipé…. Okay, tu veux t’la jouer à Splinter Cell, celui qui s’cache et qui bute tout le monde discrètos ? Très bien ? Moi j’vais m’la jouer à la Resident Evil, c'est-à-dire, j’fonce dans le tas. GO.

Et j’cours. Vite. Je slalome entre des obstacles pour pas qu’il me vise de trop même si ce connard à déjà réussi à m’foutre trois balles dans le cœur, dans le bide et sur la cuisse. Je me stoppe, vise et lui fou 4 balles sur le torse.

« Haha ! Tu vois branleur que j’sais viser dans la VRAIIIE VIIIE ! »

Et c’est repartie et j’dois dire que putain, j’me prends une sacré race malgré le fait que j’me débrouille plutôt bien. Voir même mieux que j’le croyais, mais avec ce p’tit con, c’pas suffisant ! Bon faut au moins lui accordé ça, il shoot bien et même si j’me prends une tôle.. j’me surprends à m’éclater. Bon, j’suis pas là à me rouler par terre et à rire aux éclats, mais j’prends plaisir à me faire shooter dans la gueule et à shooter dans la sienne. Et j’crois que lui aussi s’marre un peu. Enfin, j’espère quand même parce que c’est pour lui qu’on est là, pas pour moi. J’pensais pas que ça arriverais un jour que j’puisse … jouer comme ça avec, comme deux grands gamins. Ouais bon, j’vais pas m’étaler sur le sujet. On s’éclate, c’est déjà ça.
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MessageSujet: Re: 00. Chicks chat for boys only #alex&ty Ven 27 Déc - 8:03

Chicks chat for boys only

Si Aël pourra le supporter… Est-ce que ce sera le cas ? Il a eu l’air d’apprécier sa conversation, sa manière de parler comme un petit sauvage et son manque de gêne évident quand il était chez lui. L’irlandais voulait qu’ils soient ensemble, donc le souci ne vient pas de là. Oh bien sûr, il y a toujours moyen qu’il finisse par se lasser, mais ils n’en étaient pas encore à ce stade. Et puis si ça s’trouve, c’est lui qui se lasserait le premier des bizarreries de son compagnon… En fait, Aël devait croire que c’était déjà ce qui s’était passé.
Faut dire qu’il avait plutôt mal choisi son timing pour lui confesser son autisme. Ty sait qu’il l’a fait uniquement pour le déculpabiliser un peu face à sa crise d’hypoglycémie et tout le tintouin, mais c’est quand même mal tombé.  
Non, c’est surtout le « on est un couple ou pas ? » qui est rudement mal tombé.

Mais ce n’est pas le moment de penser à tout ça. C’est le moment de défoncer ce petit arrogant d’Alexander qui le taquine sur sa force minable et sa silhouette de mannequin stylo chaque fois qu’ils se voient. Ils sont le parfait exemple de deux personnes qui ont sacrément du ml à se comprendre mais se supportent quand même, pour une raison qui les dépasse aussi bien l’un que l’autre. Parce que y a pas à chier, Tyler continue d’avoir bien du mal à trouver des qualités appréciables chez son compagnon de jeu. Il a du mal à reconnaître qu’il soit gentil ou attentionné, même s’il vient de pédaler sur quelques kilomètres pour l’amener se distraire… Certainement parce qu’il l’a fait en essayant de lui faire peur sur tout le trajet. Hors de question pour Ethan d’être simplement gentil ! Il faut qu’il compense avec une petite saloperie pour être capable de se regarder dans une glace et pouvoir se dire : moi homme, moi viril, moi faire chier le monde !
Brave bête…
Mais l’heure de la vengeance à sonner pour le cuisinier du Leo’s Deli. S’il se sait incapable d’être efficace dans ses représailles au corps à corps, avec une mare à distance, il sait qu’il va faire mouche et faire passer son point de vue. C’est le moment où jamais de prouver à ce trou du cul que lui « aussi homme et viril ». Le fait qu’il aime faire chier son monde, tout le monde s’en est déjà bien rendu compte, il n’a plus rien à prouver de ce côté-ci.

Si Ethan joue à Call of Duty, c’est à Far Cry 3 que joue Tyler. Il est à Rook Island, poursuivi par un putain de pirate totalement déjanté et accro à des substances psychotropes. Vaas Montenegro, ce sale couillon de merde absolument génial. Il est un Jason Brody certes un peu plus bronzé, mais tout aussi en décalage avec le décor que le héros du jeu et puis déjà tatoué. Il est d’ores et déjà un putain de Raykats !
Et il est excellemment bien parti pour le prouver à Alex qui vient de recevoir une balle en plein dans l’épaule.
« Dans ton cul » sourit Tyler, ravi, avant de changer de position sans perdre une seconde. C’est ça le secret : ne jamais rester en place. A bon tire, bonne mire et roulez jeunesse !
Ethan a une technique tout à fait différente de la sienne, qui est finalement plutôt prévisible. Rien de subtile, tout est brouillon et trahi la colère qui semble en permanence gronder en lui.
« Crétin d’éléphant » se réjouit le cuistot en visant son bas ventre (bon, il l’atteint à la cuisse, mais ça marche quand même).

Sauf qu’à force de se dire que ce crétin n’arriverait jamais à l’éteindre avec sa sale tactique de bourrin… Il s’est fait prendre et il est fait comme un rat. Au lieu de fuir, Tyler reste paralysé face à son équivalent familier de Vaas Montenegro qui lui tire quatre balle en pleine poitrine et lui coupe le souffle l’espace de quelques secondes.
Histoire de marquer le coup, Tyler lâche une exclamation de protestation et porte sa main à son torse en grimaçant.
« T’es qu’un sale con ! » se plaint le jeune homme au travers de son masque de protection qui lui tient déjà affreusement chaud, en massant sa peau douloureuse, avant de lever son arme et de faire feu à deux reprises en direction de son ami.
Il l’atteint dans le bas des reins avec sa seconde balle (rose tient) puis retourne jouer les planqués en arrêtant de pinailler, son sourire retrouvé.

Plus le temps passe, et plus ils se laissent aller l’un comme l’autre. Ils se mettent à effectuer des roulades ridicules, à glousser, à essayer de se tirer en priorité dans le cul (parce que c’est forcément plus drôle), se menace avec véhémence avant d’éclater de rire comme deux gosses. Et Tyler en vient à oublier Aël et ses doutes, Bonnie et son avortement, sa mère et même son putain de diabète. Diabète qui se rappellera suffisamment tôt à lui de toute manière, après l’énergie qu’il vient de dépenser en une demi-heure.
Finalement, d’autres types ont commencé à les rejoindre et à les shooter eux aussi. Ils sont trop et apparemment, ont décidé de jouer en équipe. Alors Tyler propose une trêve à son ancien ennemi.
« Attends, j’ai un deal ! » crie-t-il en levant les mains en signe de reddition. Evidemment, Alexander commence par lui tirer une balle dans la poitrine, qui arrache un grognement contrarié à Tyler. « Mais arrête sale c… » Deuxième balle en plein coeur. « ALEX ! »
Cette fois, ce connard se calme et réalise enfin qu’il est sérieux et veut lui parler.
« J’propose une alliance. Toi et moi contre les trois enculés qui nous prennent pour des lapins depuis tout à l’heure et m’gâche tout mon p’tit plaisir de te ridiculiser… »


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MessageSujet: Re: 00. Chicks chat for boys only #alex&ty Lun 30 Déc - 13:36

Pendant qu’on s’éclate comme deux gros gamins, je me reçois deux shoots dans le dos. Je me retourne vivement et repère au loin trois types dont un qui est aussi carré que moi et qui a l’air d’être un peu le meneur de la troupe. Quoi qu’il en soit, je les ignore après avoir tiré deux trois balles vers eux. Ce sont pas eux le p’tit lapin que j’dois visé, mais Tyler ! Mais au moment où celui-ci lève les mains en l’air en essayant de communiqué, je n’écoute pas, trop concentré à jouer. Je commence à lui tirer en plein cœur en souriant comme un benêt. J’vais t’avoir p’tit con ! Mais là c’est pas cool tu me laisse gagner et j’aime pas. Elle est passée où ta niaque ! Tu t’fais déjà pipi dessus ?

« ALEX ! »

Je me stoppe net en enlevant mon casque. Ah t’essaie de parler ?

« Désolé, j’avais pas entendu ! Tu veux qu’on arrête ? »

Après tout ça fait déjà plus d’une demi-heure qu’on est entrain de se tirer dessus, j’comprendrais qu’il soit crevé. Puis avec son histoire de diabète, j’sais pas s’il peut vraiment faire des efforts comme il le veut et j’ai pas tellement envie qu’il me fasse une crise en pleine air de jeu. J’sais même pas ce qu’il faut faire si jamais il en fait une. Ca serait pas mal que je me renseigne pour éviter qu’il ne me claque entre les doigts un de ses quatre.

Essoufflé et le visage en sueur, je me passe une main dans mes cheveux qui ont prit un sacré coup de rallonge depuis plus d’un mois. Faut bien que je me laisse poussé ma tignasse, j’ai pas envie d’attraper un rhume du cerveau avec ce temps de merde ici.

« J’propose une alliance. Toi et moi contre les trois enculés qui nous prennent pour des lapins depuis tout à l’heure et m’gâche tout mon p’tit plaisir de te ridiculiser… »

Je me retourne pour regarder de nouveau le petit groupe de lâche qui, effectivement, nous canardait sans pour autant que je ne m’acharne à leur rendre la pareille. Deux p’tites balles par-ci, par-là et je me recentrais sur Tyler. Aucune raison à ce que je ne vienne leur botter le cul : Nous étions en plein air de jeu et le but était de se tirer dessus, point. Mais l’idée de faire équipe avec Tyler me plaisait. Et puis peut-être était-ce le moment de se « souder » un peu pour y voir une meilleure entente. Il pourra pas dire que j’fais pas d’effort.

« Okay, ça marche. C’est toi le stratège ici, moi j’te suis. Mais compte sur moi pour te mettre une tôle un de ses quatre. »

Sourire en coin et je l’écoute me donner les directives à suivre pour éclater ces trois gros connards qui nous avait prit en chasse. Etonnant que je sois si docile ? C’est pas question de ça, juste que c’est plutôt cool de jouer avec lui et je ne m’étais pas éclater comme ça depuis l’avortement. Rien que cette idée me tord tripes… Idée que je balaie au plus vite. Pas maintenant. Nous étions tranquilles sans penser à ce qui nous bouffait et ça m’allait très bien. J’étais surprit de voir que je ne ressentais pas l’envie de me prendre un shoot.
Un High Five plus tard, je remets mon casque, arme de nouveau et me place là où il me le dit. Si nous étions dans Call Of, il serait probablement le Sniper et/ou le stratège, et moi le commando bourru qui fonce dans tout ce qui bouge, près à arracher la carotide de l’ennemie avec mes dents pour ensuite lui arracher le cœur avec ma main plongé au fond de sa gorge. Le jeu s’entame et c’est un vrai champs de bataille qui prend naissance entre leur équipe et la notre. Et j’trouve qu’on s’défend plutôt très bien malgré que l’on soit en nombre inférieur à eux. J’prends même un plaisir particulier à les canarder comme des poules et à les voir courir et jurer. Bon, j’m’en prends aussi pas mal dans la gueule, mais tant pis, c’est le but du jeu. Tyler est la finesse, je suis la force brute. Une équipe de choc j’vous dis.

Des centaines de balles plus tard – voir plus-, Tyler me fait signe d’un temps mort. J’pense qu’il est temps pour lui d’arrêter et même moi, j’commence à fatiguer. On s’est dépenser comme des petits gros dans cette « guerre » improvisée et j’dois dire qu’on leur en a foutu de sacré dans la gueule, même s’ils nous l’ont bien rendu. Une fois dans le Hall, j’enlève mon casque, essoufflé. Je me passe une main sur la nuque … Je m’étais pas dépensé comme ça depuis une éternité. Serait peut-être temps que je me remette sérieusement à la boxe.

« On s’est plutôt bien débrouillé toi et moi. C’était cool, j’trouve. T’es pas trop crevé ? »

Je baisse le zip de ma combinaison pour m’en débarrasser. Putain, j’crève de chaud dans cette merde.
Et oui, je viens de dire une phrase complète sans lui dire une seule insulte et en plus en étant gentil. On aura tout vu, n’est-ce pas ? Je roule en boule la combi avant de la poser sur le comptoir, sous le regard réprobateur du gérant. Ferme ta gueule, j’ai payé et fait tourner ton p’tit truc de merde pour la journée, estime-toi heureux. Parce qu’en terme de client, je dois avouer qu’il en avait pas des masses, même si je n’exclue pas l’idée de revenir un jour avec Ty’, pourquoi pas.

« T’as besoin d’manger un truc avec ton diabète ou c’est bon pour le moment ? »

Je farfouille dans ma poche pour y sortir quelques pièces, en attendant de savoir si oui ou non, il veut boire un truc. Je regarde la vieille machine un peu cabossée avant d’y glisser quelques thunes pour me faire tomber une canette de coca. J’ai chaud, je transpire et j’ai besoin d’une bonne douche. Je regarde à ma droite les trois enfoirés de tout à l’heure, venant eux aussi s’extirper de leur combi. Alors les nuls, pas trop humilié ? Sourire en coin, je décapsule ma canette en buvant quelques gorgées, tendant ma monnaie à Princesse Daisy pour qu’il se serve.
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MessageSujet: Re: 00. Chicks chat for boys only #alex&ty Lun 30 Déc - 14:55

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Lui et Alex les ont saigné à blanc, c’est un carnage, une victoire sans contestation possible, écrasante et diablement jouissive. Tyler a presque l’impression qu’il pourrait se laisser aller à venir frapper son torse contre celui de son ainé, à la manière des footballeurs américains, en poussant des grognements féroces. Un p’tit haka ce ne serait pas du luxe…Mais il doute qu’Alex soit partant pour ça.
Ty ne compte pas lui en tenir rigueur, l’autre fait déjà de gros efforts pour que l’après-midi se passe sans trop d’accros. Enfin c’est certainement plus facile vu qu’il n’a pas besoin de parler pour dire plus que « ça roule » ou « j’m’en occupe » quand le plus jeune distribue ses ordres de mission. Et puis il peut se défouler sur les trois types plutôt que sur lui si quelque chose le contrarie… Ouais, ok, ils sont juste dans la même équipe, rien de transcendant non plus, mais ça reste un moment très cool. Un moment assez épuisant.
Tyler a repoussé ses limites jusqu’au maximum de ses possibilités, d’une part parce qu’il n’a simplement pas eu envie d’interrompre leur jeu et de risquer de pourrir la magie du truc, ensuite parce que ça lui vidait la tête à la perfection. Sauf qu’il sent à présent qu’il est grand temps d’en rester là s’il ne veut pas que les choses tournent mal. Mieux vaut qu’ils se souviennent de cette journée comme celle où ils se sont éclatés en éclatants des connards trop zélés que comme celle où il s’est évanouit comme une merde au milieu d’un champ de bataille.

Le cuisinier fait signe à son partenaire qu’il veut mettre un terme au massacre des glandus venus les déranger et le message passe bien. Cette fois en tout cas… Alex baisse les armes et ils se dirigent d’un même pas vers la sortie du terrain délimité. Ty hésite à donner une tape amicale dans le dos de son partenaire et finalement, décide de se laisser aller. Il lui assène donc une bonne tape virile dans le dos et l’autre ne s’en formalise pas et il croit même apercevoir un vague sourire derrière son casque.
Casques dont ils se débarrassent tous les deux.
« Bordel j’suis trempé. C’est pas sexy » fait mine de se plaindre Tyler, un sourire pourtant jusqu’aux oreilles.  
« On s’est plutôt bien débrouillé toi et moi. C’était cool, j’trouve. T’es pas trop crevé ? »
« J’suis mort, mais c’était énorme ! » confirme le grand brun en se laissant tomber sur le siège de l’entrée, se sentant pour le moment incapable de se débarrasser de sa combinaison.
Alex n’a apparemment pas de problème à se déshabiller lui, et Tyler finit par l’imiter, surtout pour ne pas être en reste. Il se sent déjà rudement courbaturé et quelques bleus ont déjà fait leur apparition sur sa peau basanée.
Il se perd un peu dans leur contemplation pendant qu’Ethan revient vers lui.
« T’as besoin d’manger un truc avec ton diabète ou c’est bon pour le moment ? »
« Hm… J’sais pas trop. C’est pas encore l’heure de ma collation mais j’vais pt’être vérifier quand même. »
Il termine de retirer sa combinaison et va la déposer à son tour sur le comptoir, pendant que son partenaire de jeu se prend une boisson gazeuse au distributeur. Il aperçoit les trois autres types se ramener du coin de l’œil mais ne leur accorde pas vraiment son attention.
« J’peux récupérer mon sac » demande-t-il au gérant qui le lui rapporte un instant plus tard, alors qu’Alex lui file un peu d’monnaie. « Merci mec. J’vais tester ma glycémie dans l’chiotte puis j’reviens. »
Le souffle encore un peu court, il fourre la monnaie dans sa poche de veste puis, tout en fouillant dans ses affaires, met son plan à exécution. Ty s’installe dans la même cabine que précédemment pour sortir son matériel et mesurer son taux de sucre. Pas de surprise, il est assez bas, mais pas assez pour qu’il doive consommer du sucre en urgence. Tout va bien, dans le meilleur des mondes.
Tyler remballe ses merdes et pisse un coup avant de sortir pour aller se laver les mains et se rafraichir un peu le visage. Et admirer les belles ecchymoses qu’il va arborer pour les prochains jours. Inutile de préciser qu’il les arborera fièrement ses stigmates. Il se penche pour l’instant au-dessus de l’évier afin de se débarbouiller un peu et de ressembler à quelque chose.

Et tout à coup, il sent deux mains se refermer sur ses hanches et quelqu’un se coller à lui par derrière. Il se redresse en vitesse et les deux bras l’enserre complètement, sans aucune douceur.
« Putain d’merde ! »
« Laisse-toi faire » chuchote ce trou du cul de Frank dans son dos, avant de glisser sa main entre ses cuisses.
« Mais qu’est-ce que tu f… »
« Tu m’as manqué… »
Tyler se débat et cette fois, l’avocat le relâche, un sourire amusé sur les lèvres. Le plus jeune s’appuie à l’évier, sa main se cramponnant au rebord en céramique pas vraiment propret. Son cœur bat la chamade dans sa poitrine et il sent une bouffée de chaleur l’envahir.
« J’t’ai pas entendu rentrer… »
« J’voulais te faire une surprise. C’est qui ce mec ? »
« Quel mec ? »
« Joue pas au con avec moi, mon mignon… Tu sais bien que j’déteste ça… » réplique Frank en pointant un index menaçant dans sa direction. « J’te parle du type avec qui tu t’es ligué pour essayer de nous ridiculiser mes cousins et moi… »
« Ah c’était toi là-bas ? Désolé, on… »
« C’est qui ? » l’interrompt sèchement le trentenaire qui rentre parfaitement dans le moule du ‘jeune cadre dynamique possédant chien, maison et fiancée ravissante’.
« Juste un copain. »
« Un copain hein… Il a une sale gueule ton copain. »
Tyler hausse une épaule, se sentant de plus en plus mal à l’aise. Il déteste ce genre de plans. Il déteste se retrouver face à un client dans un cadre autre que celui qu’il a déterminé. Ty déteste cette impression que la situation lui échappe…
Le jeune homme prend le risque de tourner le dos à son interlocuteur, désireux de se défaire de l’emprise de son regard azuré et glacé. Il le sent encore peser sur son dos, mais c’est moins désagréable que d’avoir l’impression que Frank lui transperce l’âme avec ses deux billes à l’éclat mauvais. Un requin. C’est une putain de requin aux dents aussi longues que sa queue est petite… Mais il sait s’en servir, le cuisinier peut au moins lui reconnaitre ça.
« C’est juste un pote, il est pas d’mon genre. »
« C’est pas un sale pédé tu veux dire ? Pourtant il a une bonne tête de suceur de pine… »  
« Tu veux vraiment qu’on parle de mon pote ? » s’agace Tyler terminant de laver ses mains pour s’occuper et ne pas laisser transparaitre son malaise.
« Non, t’as raison. J’veux qu’on parle de ce que tu vas faire pour me faire oublier ce qui vient d’se passer. Gratis. »
« De quoi tu parles ? »
Cette fois, Tyler se retourne, espérant s’être composé un visage assez dédaigneux.
« Me prend pas pour un con, Tyler, tu sais très bien de quoi je parle. T’es qu’une pute. Les putes se mettent à genoux et font c’qu’on leur dit, point. »
« Va t’faire foutre, Frank. J’ai pas à écou… »
Mais alors qu’il tente de quitter les toilettes, l’autre l’attrape solidement par le bras et le pousse contre le mur. Tyler soutient son regard, essayant de se rappeler les conseils qu’il a entendu à gauche à droite. Ne pas montrer sa peur. Viser les couilles.
« Frank… Je vais effectivement te faire une fleur. Si tu me lâche tout de suite, je vais oublier tout ce qui vient de se passer et te garder dans mon répertoire. Si tu… »
« Si je quoi ? Si je refuse de t’lâcher tu vas faire quoi ? Appeler ton copain à la rescousse ? »

Et c’est ce qui se passe. Enfin plus ou moins. Tyler n’a pas besoin d’appeler Alexander, il se pointe comme par magie dans les toilettes, s’inquiétant certainement de le voir s’attarder. Tyler soupire de soulagement et promet au gentil petit Jésus de lui renvoyer l’ascenseur pour cette interruption miraculeuse.


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MessageSujet: Re: 00. Chicks chat for boys only #alex&ty Lun 30 Déc - 18:32

« Merci mec. J’vais tester ma glycémie dans l’chiotte puis j’reviens. »

Je lui fais un signe de la main en buvant une gorgée de coca pour lui dire qu’il y avait pas de soucis. Et pour la thune et pour qu’il aille tester son sucre. Je viens me laisser tomber dans le fauteuil que Tyler à laisser de libre en continuant de siroter ma boisson et en checkant mon téléphone. 1 nouveau message. Carter, qui répondait positivement à ma proposition de lieu de rendez-vous. Rien de surprenant. Je souris à la perspective de cette soirée orgasmique. Et puis même sans ça, c’était une fille tranquille, qui m’prenait pas la tête. On s’voyait, on discutait un peu et on usait nos corps l’un contre l’autre avant de se tirer sans rien demander. Et ça nous allait parfaitement. Je regarde les autres messages reçus dont un de Bonnie. Peut-être que j’devrais lui dire où j’étais même si au fond, elle s’en fou. Cette histoire de froid me gêne et commence à m’insupporter. Elle était tout ce que j’avais et nous étions deux grands cons à bouder en silence chacun de notre côté. Une perte de temps. Et même si j’disais rien, elle commençait à sérieusement me manquer. Nos moments partagés à faire des conneries ou à en dire. Ou juste à ce qu’elle me regarde jouer à la console et à ce qu’elle s’énerve à ma place. Bref… C’était un tout et j’me sentais un peu pathétique dans cette histoire de gamin. J’sais même pas comment elle vivait le truc de son côté… Enfin si. Elle se taisait, se shootait encore plus, ça j’en étais certain. Faisait comme si tout était normal même si nous nous décrochions pratiquement pas un mot.

Je soupire en mettant le portable en veille et en le glissant dans la poche de mon jean. Je crève de chaud. Je rêve déjà d’une bonne douche, d’une clope et d’une partie de console pour détendre mon grand corps qui commence à être courbaturer par l’effort et les coups de balles balancer par Ty’ mais aussi par ces trois gros lourds… Enfin trois. Plutôt deux en faite. Je cherche du regard le troisième. Sûrement partie aux chiottes. Je bois le reste de ma boisson d’une traite avant d’étouffer un rot, poing devant la bouche. A mes souhaits. Je tapote du pied sur le sol… Il en fou un temps pour prendre sa glycémie. En général il en a pour pas plus de quelques minutes. Et encore. Je ressors mon portable… ouais, ça fait presque cinq bonnes minutes.

Je me lève pour aller vérifier qu’il n’ai pas fais un malaise. Vu qu’il s’est dépensé comme un bœuf, y avait de forte chance pour que ça arrive. Je presse le pas et pousse la porte des chiottes. Et c’est pas du tout un Tyler dans les vapes que je trouve, mais plutôt ce gros connard entrain de le menacer. Ca ne me prends que quelques secondes pour que je comprenne l’ensemble de la situation, ou plutôt dans grandes lignes. Coup d’adrénaline droit dans le cœur, le cerveau et le reste des muscles et mon corps entier s’élance droit vers ce gros connard. Je le chope par le col et le jette contre le mur sans ménager ma force. Et avant qu’il n’ait l’occasion de réaliser ce qui lui arrive, je l’attrape par son tee-shirt que je sens craquer sous mes doigts avant de lui coller mon poing droit sur sa pommette.

« C’est quoi ton problème du con ! »

Un deuxième coup dans la mâchoire avant de le jeter au sol, droit sur les pieds de ses deux gorilles qui arrivent au même moment. On touche pas à Tyler bande d’enculés. Y a que moi qui y touche pour le faire chier. Y a que moi qui aie le droit de l’emmerder comme bon me semble. Et avant que j’puisse dire quoi que ce soit, les deux morceaux de viande se ruent sur moi. Un que j’accueille avec un uppercut droit dans le foie, là où ça fait le plus mal. Et oui ducon, mes années de Street Fight m’ont pas servie à rien. Une douleur perçante et violente, vient me transpercer le crâne entier et qui me sonne contre la porte d’un chiotte. Je me sens m’étaler sur la cuvette, ne voyant que des étoiles blanches devant les yeux. Putain, il m’a sonné le sale con. Je secoue fortement la tête et tente d’apercevoir un corps massif se ruer vers moi. Et c’est à l’aveugle que j’élance mes pieds avec force droit dans ce qui semble être ses bijoux de famille. J’entends l’un des gorilles couiner quelques jurons pendant que j’essuie brièvement le sang que je sens couler le long de ma tempe. Putain, ca fait mal mais ça fait du bien.

Tyler. Une poignée de seconde, sonné par le coup, j’ai oublié pourquoi j’étais là. Je me relève en tanguant, le cherchant du regard. J’espère qu’ils ne l’avaient pas amoché putain, parce qu’il sache se défendre, j’en sais foutrement rien, mais même si c’est le cas c’est pas avec son diabète qu’il allait leur coller une patate dans les dents.
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MessageSujet: Re: 00. Chicks chat for boys only #alex&ty Lun 30 Déc - 19:15

Chicks chat for boys only

Et comme à son habitude, il a fait preuve d’une terrifiante naïveté en pensant qu’Alex avait débarqué dans l’unique but de le sauver… Alex venait casser des dents. Alex était là pour montrer qu’il en avait une grosse et qu’il savait cogner en plus de savoir tirer. Cogner avant de poser la moindre question, ce qui allait lui attirer des ennuis. Rectification : LEUR attirer de sérieux ennuis.
« Alex ! Non ! » crie-t-il à l’adresse de son ancien partenaire de tir qui n’entend rien et a déjà asséné deux coups de poings à Frank.
Ses gros poings de Cro Magnon qui vont les foutre dans une merde noire !
Tyler porte ses deux mains à son visage et les passe dans ses cheveux sombres avec accablement en observant son ami s’en prendre à un de ses meilleurs clients. Il se fait bousculer par un des deux autres types qui se ruent dans la pièce pour venir épauler l’avocat et, avant d’avoir pu intervenir, il voit l’un d’eux envoyer Alexander rencontrer les chiottes.

C’est à ce moment qu’il décroche. Il arrête de réfléchir et de se répéter que le barman vient de les foutre dans la mouise, et se jette sur le dos du type le plus proche. Il le plaque contre le mur et sa main se referme sur ses cheveux pour le lui faire embrasser à deux reprises. Il entend quelqu’un chuter dans son dos et tourne la tête dans cette direction, relâchant sa pression sur le gorille qu’il a percuté.
Le plus massif des trois types vient de tomber (d’être éjecté serait certainement un terme plus approprié) sur Frank qui est sur le cul, le visage rougis par la colère, la vexation assurément et certainement aussi par la douleur. Tyler raccroche les wagons à cette vision et oublie le type qu’il était en train d’essayer de mettre hors jeux et qui d’ailleurs, l’est. Sonné, il se laisse glisser sur le sol et tente de reprendre ses esprits.
« Ca suffit ! Stop ! »

Il sait qu’il n’arrivera pas à raisonner avec les deux types. Il n’arrivera pas à raisonner avec Frank. C’est pas le genre de type prêt à négocier ou se montrer conciliant. C’est un putain de requin et on négocie pas avec une machine à tuer à la mâchoire acérée…
Alors il ne lui reste qu’une option. Une option qui va lui coûter mais c’est la seule qu’il voit.
« Alex, laisse tomber ! Tu fais chier ! »
S’en prendre à Alex et l’évacuer pour que son sang n’excite pas trop le gang des putains de requins auquel ils ont à faire. Ils les ont ridiculisés sur le terrain et ils sont sur le point de remettre plus ou moins ça dans des toilettes merdiques. Sauf qu’au final, ils n’y gagneront rien et si Ethan l’ignore, son cadet, lui, le sait. On ne gagne jamais contre les gens riches.

Ca le tue de voir le regard de reproches et d’incompréhension d’Alex planté dans le sien. Il est venu pour lui sauver les fesses et Tyler voudrait lui en être reconnaissant, sauf que comme à son habitude, il s’y est pris comme un putain de gros naze bourrin et n’a fait qu’envenimer la situation.
« T’es un homme mort ! » vocifère l’avocat qui s’est remis sur ses jambes et titube vaguement.
« Frank, s’te plait, c’est pas… »
« Dégage ! »
Il le repousse mais une fois encore, le cœur battant à tout rompre, Tyler s’interpose et se place entre un Alex ensanglanté et un Frank vraiment très contrarié.
« C’est un malentendu ! C’est qu’un malentendu, Frank ! Il a pas compris c’qui s’passait ! »
Alex essaye de s’en mêler et Tyler se retourne vers lui, furieux.
« Toi tu la fermes ! »
Comment lui faire comprendre qu’il est en train de l’aider ? Comment faire comprendre à cet imbécile qui a sans arrêt l’égo en vrac et les poings qui le démangent qu’il se montre ingrat et agressif pour lui épargner de faire de la taule ou ce genre de conneries ?
Tyler refait face à Frank, les mains levées, essayant de faire apparaitre un sourire sur son visage crispé qui a perdu ses couleurs.
« On pourrait essayer de….trouver un arrangement, qu’est-ce que t’en dis ? On pourrait…faire comme t’as dis tout à l’heure, tu sais… »
« Là tout d’suite, j’ai envie d’casser la gueule de ton pote. »
« J’ai d’autres arguments. Mais j’pense vraiment qu’il faudrait qu’on en parle tous les deux. Juste tous les deux… » insiste-t-il en désignant les deux autres types qui se sont redressés et n’ont pas l’air de vouloir être mis de côté.

Frank pèse le pour et le contre de l’offre. Il jette un coup d’œil à ses camarades avant de détailler Tyler de haut en bas, puis de jeter un coup d’œil coléreux à Alex, toujours dans son dos. Finalement, il se tourne vers la masse à ses côtés.
« Tirez-vous. »
« Mais Frankie… »
« Dis à Betsy que je serai en retard pour dîner, j’ai des affaires à régler. »
Le maigrelet que Tyler a cogné grimace, vraisemblablement écœuré. Ils ont dû comprendre comment Frankie comptait passer ses heures supp... Tyler se fout de leur jugement, de leurs œillades dégoutées, tant qu’ils se tirent et qu’ils foutent la paix à Alexander.
« Laisse-moi deux minutes pour…pour régler mon problème, et puis j’suis tout à toi » tente encore de sourire Tyler, qui n’arrive qu’à grimacer avec une anxiété palpable.
Les deux gars s’éloignent de mauvaise grâce et, voyant que l’avocat n’est pas prêt à les imiter et compte assister à son échange avec lui, il lève les yeux au ciel et va fouiller dans son sac. Il en tire une compresse qu’il tend à Alex.
« Met ça. Rentre chez toi et fais gaffe. Ils risquent de pas vouloir en rester là et de t’attendre dehors. »


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MessageSujet: Re: 00. Chicks chat for boys only #alex&ty Mar 31 Déc - 17:23

« Alex, laisse tomber ! Tu fais chier ! »

Je sais pas si ce que je ressens est de la trahison ou tout simplement de la haine pure envers Tyler. J’étais venu l’aider face à ce gros connard qui visiblement, l’agressait, j’ai éclater mes poings contre sa sale gueule, mon 47 dans les bijoux de famille d’un de ses gorilles, même Princesse Ty’ s’est jeté sur l’un deux pour lui arracher les cheveux … Et maintenant, j’dois faire face à un regard de reproche avec la phrase qui va avec ? J’ai envie de l’envoyer se faire foutre et de lui dire d’aller s’faire enculer par les trois types en même temps. J’aurai jamais du débarqué et l’aider, qu’il se démerde putain. J’comprends plus rien …

Le gros connard que j’ai envoyé valser me menace de mort et moi j’lui réponds par un doigt bien grand et bien sentis. Va t’faire foutre merdeux. Et ça a l’air de l’exciter dans l’humiliation qu’il vient de subir car il s’apprête à se jeter sur moi lorsque Tyler s’interpose. J’ai envie de le jeter et de lui dire qu’il me foute la paix et que de me prendre des coups par cette ordure et de les lui rendre ne me dérange pas outre mesure. Au contraire, ça va m’détendre.

« C’est un malentendu ! C’est qu’un malentendu, Frank ! Il a pas compris c’qui s’passait !
-Si si j’ai bien compris et d’ailleurs…
- Toi tu la fermes ! »

Je me stoppe net et me braque. Tu n’es qu’un petit merdeux. Je reste en retrait, les poings serrés sans me préoccuper du sang qui coule sur ma tempe. J’pensais que jamais je ne ressentirais cette forme de … douleur. Celle de la trahison. Je l’ai défendu et j’étais prêt à le refaire parce qu’il était mon pote et que ce gros connard avec ses deux gorilles n’avaient pas trouver d’autre moyen que d’être un putain de lâche pour venir agresser un p’tit mec plus gringalet que lui. Mais Tyler en à décider autrement. A croire qu’il aime bien s’prendre des coups ce con. Je le regarde qui tente d’apaiser son ennemi, les mains levés, tandis que les deux gros porcs me regardent, haineux. Je ne les lâche pas du regard, surveillant le moindre geste traitre.

« On pourrait essayer de….trouver un arrangement, qu’est-ce que t’en dis ? On pourrait…faire comme t’as dis tout à l’heure, tu sais… »
-  Là tout d’suite, j’ai envie d’casser la gueule de ton pote. »
- J’ai d’autres arguments. Mais j’pense vraiment qu’il faudrait qu’on en parle tous les deux. Juste tous les deux… »

Et plus ça va, moins j’comprends. Je fixe la nuque de Tyler comme si je pouvais y trouver la réponse à mes questions. Mais putain, de quoi il parle ? Quel arrangement ? SI j’comprends bien, ils « discutaient » avant que je n’arrive… mais si tu veux mon avis, la discussion allait plutôt tourner à une conversation des phalanges si je n’étais pas arriver. Bon, la finalité a été la même, mais mieux vaut deux paires de poings qu’une seule. J’attends le verdict complètement écœuré. Tyler tu me déçois. J’sais que t’es pas le mec le plus virile que j’connaisse, mais j’pensais que t’avais au moins une vraie paire de couilles et que tu savais t’en servir. Au lieu de ça, j’le regarde se rabaisser comme une merde, chiant presque dans son froc de s’en prendre une. Je secoue la tête, me mordant la lèvre inférieure. C’est lamentable, ça m’donne la gerbe. Si tu m’avais laissé faire, j’suis sûr que j’aurai pus foutre à terre ces cons. Je décroche complètement de leur conversation, abasourdie par cette scène pitoyable.

« Met ça. Rentre chez toi et fais gaffe. Ils risquent de pas vouloir en rester là et de t’attendre dehors. »

Je reviens à la réalité et plante mes yeux dans ceux de Tyler avant de les baisser vers la compresse. Mon regard passe de l’un à l’autre, d’un geste lent et sans prendre le morceau de tissu, je le contourne et me casse en le bousculant un peu de l’épaule, afin de bien lui faire comprendre que là, maintenant, j’étais déçue. Je commence à suivre le pas des deux gros quand la porte des chiottes vint claquer avec force :

« C’est quoi ce PUTAIN DE BORDEL ! »

Manquait plus que ça : Le gérant, armé d’un fusil à pompe. Tout le monde sursaute et lève les mains instinctivement, comme pour se protéger des balles qui risquent de tailler la gueule. Quand il voit nos gueules, il comprend vite, trop vite. Ma foi, t’es pas si con finalement.

Le nouveau  « copain » de Tyler se racle la gorge avant de l’ouvrir, d’une voix mal assurée :

«Oh oh on se calme… Rien de grave. C’était juste un … malentendu.
- Fouttez-vous pas d’ma gueule. Dégagez d’mes chiottes si vous voulez pas ressembler à une passoire ! MAINTENANT ! »

Et pour le coup, j’me fais pas prier, très peu pour moi l’envie de m’prendre une balle dans le crâne. Le gérant accentue ses paroles en agitant le canon de son fusil pour nous forcer à déguerpir. Je laisse les deux gorilles passer devant moi puis me dirige vers le comptoir pour récupérer ma veste sans rien demander avant de sortir. Je me dirige vers mon vélo mais pas pour déguerpir. Oh non. Je m’adosse contre le muret où je l’ai laissé et suis des yeux les gros connards qui sortent, suivit de Tyler et de son pote. Je sors mon paquet de clope de ma veste, m’en allume une et le garde entre mes mains, le faisant tourner entre mon pouce et mon index. Tout ça, sans les quitter des yeux... J’vois Tyler suivre l’enflure dans la bagnole aux vitres teintés, qui n’est autre qu’un gros 4x4 BWM. Grosse voiture de riche. Les deux gorilles sont déjà partie avec leur Mercedes, faisant crisser les pneus… Et m’affligeant d’un dérapage, me balançant une ruée de cailloux dans la gueule. D’un geste vif, je saisis un gros caillou.

« BANDE DE CONNARD !!! »

De toutes mes forces, je le lance et  il atterrit droit sur le capot arrière. Haha, bande de merde. Je reviens m’assoir en m’époussetant et là, quand je fais fasse au cul de la bagnole j’ai comme un violent bug … Soit j’suis défoncé, chose peu probable sachant que je n’ai fumé qu’un joint, soit la voiture est réellement entrain de bouger comme pas permis. Je bug complètement… J’hallucine. C’est pas possible. Et les images qui se profilent dans ma tête sont aussi trash les unes que les autres…

C’est une vive brûlure sur la cuisse qui me ramène brutalement à la réalité.

« Merde ! »

J’étais tellement éberlué que j’en ai laissé tombé ma clope sur ma cuisse, clope que je jette d’un coup de main avant de m’en rallumer une derrière. Puis une troisième. Quatrième… C’est à n’en plus finir. Ca ne cesse de bouger et j’ai envie de dégueuler mes tripes. J’suis assis sur le muret, immobile, les yeux plantés sur les vitres teintés où j’imagine un Tyler entrain de donner son cul. Parce que c’est clairement ce qu’il fait. Deux options : Soit il a proposé de se prostitué pour atténuer les tensions. Chose qui est un peu risqué s’il connaissait pas le mec … Donc ça n’tient pas. Il l’a dit lui-même, s’il s’affiche avec un mec, il risque de se prendre une balle dans la tête. Deuxième option : C’était un de ses clients. J’le savais qu’il jouait la prostipute. J’suis pas si con putain. J’ai envie de gerber… Cinquième clopes. Et c’est qu’au bout de la sixième que je le vois sortir… Ou plutôt jeter comme une merde de la caisse, débraillé, chaussures à moitié enfilée… Je me passe une main sur le visage. Peu importe la raison pour laquelle il a fait ça, j’peux pas nié que pour le coup, j’ai mal au bide. Je regarde sa mine défaite, entrain de boucler sa ceinture avant de se pencher attacher ses lacets. De la pitié ? De la compassion … j’ai mal au cœur. Oui j’en ai un et de voir qu’il a été traité comme une putain de poupée gonflable me rend mal pour lui. Il … mérite pas d’être traité ainsi non plus. Okay il est chiant, mais faut pas abusé.

Quand j’vois la bagnole se tirer, je jette ma clope et l’écrase au passage en descendant du muret. Je m’approche de lui, mains dans les poches.

« Maintenant, tu m’explique ? Et pas d’mensonges, j’suis pas si con que ça. »

Ni plus ni moins. Pas d’agression, pas de reproche. Je veux juste comprendre POURQUOI il a été donné son cul comme une pute à un pauvre type comme lui.
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MessageSujet: Re: 00. Chicks chat for boys only #alex&ty Mar 31 Déc - 18:07

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Il a la nausée. Son cœur bat sous son crâne à ce qui lui semble et il a l’impression d’être glacé alors que quelques secondes plus tôt, il se sentait en nage et brûlant. Il essaye de ne pas penser à ce qui va suivre pour lui, et la perspective de voir les deux gorilles renverser Alexander et son vélo dans un ravin avant de le laisser pour mort est plutôt efficace comme diversion… Il s’imagine déjà devoir expliquer la situation à Bonnie, qui vient de se débarrasser du môme qu’ils avaient conçus tous les deux. Peut-être qu’elle s’en mordrait les doigts en apprenant son décès ? Et si Alexander sortait de cette histoire paralysé ? Pas qu’il soit un type spécialement actif, mais ça serait certainement pire qu’être mort.
Et alors qu’Ethan lui passe devant pour quitter les toilettes, l’estomac de Tyler termine de se nouer. Il est certain que c’est la dernière fois qu’il le voit. Cette idée le désole sincèrement. Il aimerait le rattraper, trouver quelque chose à dire, lui expliquer ce qui est en train de se jouer ici, mais il n’en a pas le temps. Et finalement, même si le gérant n’avait pas débarqué, un flingue à la main, Tyler aurait sans doute gardé sa gueule fermée. Parce que même si Alex se doute depuis un moment de ce qu’il fait parfois pour arrondir les fins de mois, il ne veut pas confirmer ses soupçons et devoir évoquer tout ça.
S’il n’en parle pas, ça ne se passe pas vraiment. S’il ne cite pas certains mots dégradants et tabous, alors ce qu’il fait n’est pas dégradant et tabou. C’est aussi simple que ça.

Tyler ne se fait pas prier pour ramasser ses affaires et quitter le centre de tir, le cœur lourd et l’âme en peine. Il a envie de faire un sale coup à Frank et de le planter là, mais il sait que s’il agit de cette manière : il le paiera. Et Alexander avec lui. Que ce dernier soit intervenu ou non, il aurait fini par passer à la casserole. Parce que les gars comme Frank obtiennent toujours ce qu’ils veulent. Mais Tyler aurait pu émettre quelques conditions, rester un minimum au pouvoir. A cause de l’intrusion musclée de son ami dans leur échange, il va devoir jouer les chiennes et suivre au doigt et à l’œil les directives de son maitre. Un maitre tout sauf tendre.

Le jeune homme triture nerveusement la lanière de son sac, serrant les dents pour ne pas se mettre à chialer comme la dernière des merdes. Il veut dire quelque chose de pertinent mais rien ne lui vient. Il veut rassurer Alexander, le mettre en garde, s’excuser, mais rien ne sort. Et puis au fond, il est tout de même énervé contre lui… C’est sa faute si tout est devenu merdique ! A croire qu’il leur est impossible de se retrouver tous els deux et de passer un bon moment sans conséquences. Tout dégénère toujours. Chaque fois, les coups pleuvent et chaque fois, Tyler y laisse des plumes.
Dire qu’il venait ici pour se détendre, pour oublier sa vie de merde… Voilà qu’elle lui revient à la gueule comme un putain de boomerang. Pam ! Dans les dents, régale-toi bien mon gros ! Il a dû être un véritable fils de pute dans ses vies précédentes pour le payer de cette manière aujourd’hui.

« Ma voiture est là-bas » lâche Frank en désignant un imposant 4x4 BMW aux vitres teintées, garé près de la Mercedes où se sont engouffrés les deux connards.
Tyler réprime un frisson. Il n’a aucune envie de suivre l’avocat. Il veut rentrer avec Alexander sur son vélo de merde. Il veut rentrer chez lui se terrer sous sa couette. Il veut qu’on lui foute une paix royale… Mais ça aussi c’est trop demander visiblement.
« Fais attention à toi » lance-t-il à Alexander, après s’être dégagé la gorge pour tenter de dissimuler son anxiété et sa honte, désignant la Mercedes qui démarrera quelques instants plus tard.
Ils pourraient tout à fait se retourner contre Frank maintenant. Ils pourraient le maitriser en quelques secondes et il espère férocement qu’Alexander ne le sait pas et n’envisage pas la chose. Il ne peut pas se le permettre. C’est un des meilleurs avocats de la région. Certes, ils ne sont pas nombreux, mais il est ce qui se fait de mieux et Tyler aurait bien du mal à en trouver un qui ne se fasse pas bouffer en trois secondes devant un juge si l’autre porte plainte pour coups et blessures. Pour ça et certainement d’autres choses encore…  
Il se sent stupide d’avoir entrainer son ami là-dedans. Stupide parce qu’il sait bien aussi qu’Alex va le juger en le voyant grimper dans la voiture d’un parfait connard propre sur lui avec qui ils viennent de se battre. Il se sent merdeux et naze. Au moins autant que quand il s’est réveillé à l’hosto, Aël à ses côtés, et qu’il l’a repoussé comme le dernier des enfoirés, juste après que l’irlandais lui ait avoué être autiste... Timing de merde. Sa vie est faite de putain de timing de merde de toute façon.

De toute manière, Frank a déjà attrapé son bras pour lui faire accélérer le pas. Tyler est pris d’une affreuse envie de supplier Alexander de l’aider, mais il réussi à se contenir et parvient, au prix d’un gros effort, à se détourner. De toute manière apparemment, son ami était tout aussi pressé d’en finir et n’a cherché à le retenir d’aucune manière. Ty peut le comprendre, il vient de le ridiculiser alors qu’il essayait de le défendre… Sauf que l’inverse est vrai aussi. A cause du comportement d’Alex, il va devoir se foutre à genou devant un connard qu’il méprise. Ce n’est pas la première fois ceci dit, et il est capable de relativiser. Il espère simplement que le colocataire de Bonnie parviendra à l’imiter et à le pardonner…
 
Il grimpe dans la voiture, sur le siège passager, et Frank prend place derrière le volant. Essayant de dépasser sa gêne et de se mettre en condition, Tyler rompt le silence avant qu’il n’ait eu le temps de s’installer. Il veut en finir au plus vite. Et puis, bon, Frank n’est pas si laid ou dégueulasse que ça et parfois, il lui arrive même de prendre un peu de bon temps avec lui… Tout ce qu’il lui fait, c’est parvenir à se mettre dans l’ambiance.
« J’te préviens, mes règles changent pas. Pas de marques, j’approuve ou non les accessoires, tu m’éjacule p… »
« Utilise ta putain d’grande gueule pour me sucer, tu veux ? T’as assez joué au con comme ça, tu penses pas ? »
Tyler ne réplique pas. Il dépose son sac sur le sol et, pendant que Frank se met à l’aise sur le siège, il déboutonne son pantalon et se penche sur son entrejambe.
« Fais ça bien. Si j’trouve à y redire, tu sais c’qui va s’passer. »
Ouais, pas besoin de lui faire un dessin, il le sait. Frank referme sa main sur ses cheveux et commence à le guider, comme s’il n’était pas foutu de tailler une pipe convenablement. Mais Frank est le genre de mec à aimer diriger et Ty le laisse donc faire.
Il le laisse prendre les commandes et décider de ce qu’ils doivent faire. Il le laisse lui cracher dessus, l’insulter pendant qu’il le baise sur les sièges chauffant qu’il a abaissés. Et tout ce à quoi Tyler pense pendant ce temps, c’est qu’Alex est dans les parages. Il est là et il sait forcément ce qui se passe dans le putain de 4x4.
Et pourtant, le cuisinier ne doit rien laissé paraitre de son trouble. Il doit être à Frank corps et âme. Il doit couiner quand il sent qu’il le veut, laisser échapper des soupirs et autres râles d’excitation, faire mine d’essayer de se retenir de crier en se mordant la lèvre, prononcer son nom de temps à autre et lui en réclamer toujours davantage. Il doit le faire en ayant l’air sincèrement au comble de l’extase. Une chance qu’il soit un comédien né…

Quand Frank n’en peut finalement plus (Tyler pour sa part, se sent proche du malaise), il doit évidemment avoir l’air un peu déçu. Déçu qu’ils en aient terminés, mais pas au point de le reprocher à ce pauvre vieux connard qui bande mou à présent. Faudrait pas lui créer de complexe hein…
« C’était le pied. »
« J’t’ai pas demandé ton avis » grogne l’autre en commençant à se rhabillant, respirant comme un bœuf.
« J’le donne quand même. »
« T’es un p’tit con… Ca m’plait bien. Mais fais quand même attention à toi » le prévient l’avocat en venant attraper son menton sans douceur pour l’obliger à lui faire face. « Tu tiendrais pas deux jours en taule… Ils te déchireraient… »
« Pourquoi j’irai en taule ? »
« Ouais, garde bien cette question dans ta tête pleine d’air, Tyler. J’veux plus jamais voir la tronche de ton pote dans les environs, c’est pigé ? »
« Pigé. »
« Maintenant tire-toi. J’t’appelle quand j’ai besoin. »
« La prochaine fois tu payes » rétorque Tyler en lui adressant un regard de défi.
« Ouais, ouais, casse-toi maintenant. »
Tyler ne se fait pas prier. Il s’extirpe de la voiture sans avoir terminé de se saper et claque la portière sur son passage. Après un dernier signe au conducteur, il reboucle son ceinturons, renfile son pull et sa veste, sa sacoche calée entre ses jambes fines. Le véhicule fini par s’éloigner et Tyler s’accroupit pour refaire ses lacets et ramasser son sac qu’il passe autour de son épaule. Quand il relève la tête, Alexander est face à lui.
Le cadet déglutit et se redresse lentement craignant qu’un geste trop brusque ne lui attire sa rage, soulagé de le voir toujours là, mais inquiété de l’expression qui apparait sur ses traits. Peut-être qu’il est resté pour lui refaire le portrait. Peut-être que c’est pour lui qu’il aurait dû s’inquiéter. Peut-être que c’est lui qui finira sa journée au fond d’un ravin, le corps en vrac, les os en miettes et le cœur aussi brisé que sa mâchoire.  
« Maintenant, tu m’expliques ? Et pas d’mensonges, j’suis pas si con que ça. »

Il le fixe sans broncher. Et au lieu de s’écraser, de s’excuser comme il veut le faire depuis tout à l’heure, Tyler agit comme il a l’habitude de le faire : comme le dernier des cons. Il est sur la défensive et son visage est fermé. Il n’a pas envie de répondre à ses questions. Il n’a pas envie que son regard sur lui change.
« Pas si con ? Tu veux vraiment qu’on évoque ton taux d’connerie là tout de suite ? Tant qu’on y est, on aura qu’à aborder aussi l’sujet d’ton agressivité patentée hein ! Putain mais qu’est-ce qui t’as pris d’le cogner ? Ca t’arrive jamais de réfléchir ou d’poser une question avant d’frapper sur un type ? » s’agace-t-il en écartant les bras, avant de pousser un soupir et de laisser retomber ses bras. « Laisse tomber. J’ai même pas envie d’parler avec toi. J’suis crevée, j’ai mal partout et j’veux rentrer. Si tu veux pas m’ramener c’est pas grave, j’me démerde, j’ai l’habitude. »
Voilà, retournement de situation, évitage de questions. Mais ça ne va certainement pas marcher. Et puis Alex a droit d’avoir des réponses et il a l’air de le savoir…
La situation leur a déjà échappé et Tyler ne voit pas comment tout ça pourrait bien se terminer. Ceci dit, à ce stade, il préfère se prendre un poing dans la gueule qu’avoir à commenter ce qui vient de se passer.  


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MessageSujet: Re: 00. Chicks chat for boys only #alex&ty Sam 4 Jan - 22:28

Et quand j’lui demande de m’expliquer bien gentiment pour cette histoire de merde à laquelle je comprends rien ou presque, j’me prends sa haine dans la gueule. Son mépris, ses reproches et tout ce qui va avec. J’ai le droit au pack entier et tout ça, gratos.

« Pas si con ? Tu veux vraiment qu’on évoque ton taux d’connerie là tout de suite ? Tant qu’on y est, on aura qu’à aborder aussi l’sujet d’ton agressivité patentée hein ! Putain mais qu’est-ce qui t’as pris d’le cogner ? Ca t’arrive jamais de réfléchir ou d’poser une question avant d’frapper sur un type ? »

Mes yeux froids se braquent directement sur lui. J’ai comme l’impression que là, tout de suite, j’vais comme qui dirait lui refaire le portrait. T’as toujours rêvé d’une chirurgie esthétique princesse de mes deux ? Eh bah viens te frotter à mes phalanges, moi j’te le fait gratos. Arrêter de réfléchir avec mes poings, moi j’veux bien. Mais quand j’vois le peu de reconnaissance que cet abruti finit me donne, j’vois pas d’autre manière de m’exprimer. Et s’il s’arrête pas tout de suite, j’vais le laisser sur le carreau à bouffer les graviers de cet endroit de merde. PUTAIN, il m’énerve. Il m’prend la tête.

« Laisse tomber. J’ai même pas envie d’parler avec toi. J’suis crevée, j’ai mal partout et j’veux rentrer. Si tu veux pas m’ramener c’est pas grave, j’me démerde, j’ai l’habitude. »

Je serre les poings qui se trouve désormais dans les poches de mon sweat. Tu vas faire des efforts jusqu’au bout Ethan, tu vas pas le cogner. Non tu vas pas faire ça. La pression grimpe, encore et encore. Je sens les nerfs se tendre au maximum mais aussi cette chaleur insupportable qui me monte jusqu’aux joues, témoin d’une colère importante. J’crois qu’il me prend vraiment pour un con. Et avant même que je ne puisse me retenir de quoi que ce soit, je m’élance déjà vers lui pour le choper par son tee-shirt débraillé et délavé, plantant mon regard glacial dans le sien :

« Tu sais quoi Tyler. Va te faire foutre ! Le connard ici, c’est toi ! »

Je le lâche en le jetant en arrière,  contrôlant un tant soit peu mon élan si j’ai pas envie qu’il se brise le coccyx sur le bitume du parking dégueulasse pour qu’en suite il vienne chialer que j’lui fais que du mal. La respiration saccadée je me recule, les nerfs à bloc, la mâchoire serrée. Et je tourne en rond, comme un lion en cage. Il me frustre. Lui et elle. Tous ces connards me frustrent.

«  Vous me faites tous chier putain, vous êtes jamais content. Toi comme Bonnie. Vous êtes deux putains de princesses à toujours m’dire que j’suis qu’un connard mais si vous arrêtiez un peu d’vous foutre dans la merde, peut-être que ça s’passerait mieux. J’veux bien croire que j’suis pas un tendre mais merde quoi ! »

Et tout ça en agitant mes bras frénétiquement, appuyant mes mots. Faut pas trop s’foutre de ma gueule non plus. Je sais que j’suis pas le mec le plus doux et le plus tendre de cette planète, ni le plus délicat, mais j’suis pas une princesse comme eux. J’suis comme ça, point. Je sais aussi que mon agissement n’a sûrement pas aider mais j’faisais ça pour l’aider bordel. Et ça m'fait aussi chier qu'il ait été obligé de vendre son cul gratos pour que tout ce calme. C'est tout un amas de merde qui m'font pêter les plombs. J'culpabilise autant que je suis vexé et choqué. J'me suis cassé le cul à me déplacer pour lui, parce qu'il était pas bien, à faire le trajet pour l'emmener dans un endroit à peu près cool - au possible, en vu de l'état de cette région- et voilà où nous en étions, comme des abrutis finis.

« Et puis j’te signal au passage, que si je n’étais pas venu lui coller mon poing dans sa sale gueule, c’est pas dans sa bagnole que tu serais partie lui sucer la queue, mais dans ces putains de chiotte en te faisant refaire le portrait. Parce que sauf preuve du contraire, il était pas entrain de te demander aimablement si tu passais un bon après midi ! »

Tout ça en le pointant du doigts, accentuant mes mots.

Et je shoot dans un caillou, par colère et par dépit. Je gueule sans me soucier si quelqu’un nous entends, parce que j’m’en branle. J’suis conscient que j’aurai peut-être du parler avant de cogner, mais j’ai pas réfléchis quand j’ai vu ce connard choper Tyler, près à lui faire passer un sale quart d’heure. Et que c’était sûrement à cause de moi s’il se retrouvait à faire la pute gratos dans la bagnole du type, mais c’est pas comme si j’avais fais ça volontairement putain. Je me plante de nouveau face à lui, les yeux au sol, les mains sur les hanches, bloquant ma respiration. J’essaie de me calmer du mieux que je peux, tout le monde sait que j’suis pas très doué pour ça alors bon, mais j’essaie quand même pour éviter de faire n’importe quoi, ENCORE. Et surtout, j’essaie de pas penser à Bonnie. Bonnie et son avortement. Bonnie et sa froideur. A nous et nos têtes de con à s’faire la gueule alors qu’on s’connait depuis les couches culottes.

Je lève mes yeux vers lui, mâchoire toujours crispée mais un peu plus calme.

« Viens plus m’dire que non, tu t’prostitue pas. Parce que ce mec là, t’avais l’air de plutôt bien l’connaitre. »

Assume c’que tu fais. Tu peux bien m’sortir que moi j’me drogue et que c’est pas mieux, et tu as sûrement raison mais moi au moins, j’l’assume même si c’est pas glorieux. Ca j’m’en fou de ce que les autres en pense. J’me fou du bonheur dans les narines et j’vends du Paradis à d’autre, j’contribue d’une manière différente à leur bien être !

« Bref, j’aurais peut-être pas du cogner, mais j’l’ai fais pour te sortir d’la merde. J’suis pas le mec le plus délicat, mais c’que j’ai fais, c’est pour ta gueule. »

Merci, bonsoir.

« Maintenant, j’te ramène. J’crois que c’est toujours mieux que d’rester ici. »

Et sans l’attendre je fais volte face, mains dans les poches, me dirigeant vers mon vélo. Comme ça, il peut pas voir ma gueule de vexé.
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MessageSujet: Re: 00. Chicks chat for boys only #alex&ty Dim 5 Jan - 14:49

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Et voilà ils en arrivent à la violence, aussi rapidement qu'il l'avait prévu. Mais cette fois, Tyler ne se crispe pas, ne cherche pas à éviter un coup. Il plonge son regard chocolat dans le sien et le soutient avec rancœur. A ce stade, il n'en a plus rien à foutre. Il vient de se faire baiser comme un chien, s'est fait cracher dessus et a été forcé de sucer un enfoiré de première jusqu'à pratiquement s'étouffer, le tout dans une bagnole, tout ça parce qu'Alexander n'a pas du se tenir. Il est résigné à ce que son corps ne soit qu'un objet dont tout le monde peut disposer à sa guise.
Plus tard, avec du recule, il se révoltera mais à l'heure actuelle, il est prêt à encaisser n'importe quel coup et/ou insulte. Mais Alex se contente de cette seconde option en le repoussant durement. pas assez fort pour qu'il tombe ceci dit. Il est certainement censé l'en remercier.
Tyler ne bronche pas. Il encaisse.
Ok, ouais, il est un connard. Rien de neuf là-dedans, ça n'est pas un scoop. Il est une princesse aussi. Ouais, il en joue et il aime ça. Princesse Connard pour vous servir mon brave !  

« Et puis j’te signal au passage, que si je n’étais pas venu lui coller mon poing dans sa sale gueule, c’est pas dans sa bagnole que tu serais partie lui sucer la queue, mais dans ces putains de chiotte en te faisant refaire le portrait. Parce que sauf preuve du contraire, il était pas entrain de te demander aimablement si tu passais un bon après midi ! »
« Oh alors quoi, je suis censé te remercier d'être intervenu, c'est ça ? Je suis censé te remercier pour le confort Alex ? Merciii pour les sièges chauffant, mon cul de Princesse Connard a vraiment apprécié ! Puis c'est vrai que ça queue avait bien meilleur goût en intérieur ! » crache-t-il en écartant les bras, un sourire plein de rancœur sur le visage, pendant que l'autre shoot dans des caillou pour se défouler. Et il finit par reprendre la parole pour continuer de l'enfoncer.

Tyler voit rouge. Il est furieux et il est surtout blessé. Et fatigué. Il a dépensé un max de calories ces dernières heures, entre le stress, l'excitation, l'effort physique (et il ne pense pas qu'au sexe gratos, il pense aussi à sa partie de paintball) et il n'a toujours rien avalé. Il ne manquerait plus qu'il s'effondre comme une merde. Alex pourrait alors en rajouter une couche et lui prouver qu'il n'est qu'un crétin.
Le voilà d'ailleurs qui décide qu'ils en ont assez dit et qu'il est temps qu'ils mettent les voiles. Monsieur est bon Prince et propose même de le raccompagner. Encore un moyen de lui prouver qu'il lui est supérieur... C'est en tout cas comme ça qu'il l'interprète.

Mais le plus jeune ne le suit pas et se contente d'écarter les bras d'un air désabusé, des larmes plein mes yeux.
« Pourquoi tu veux pas reconnaître que si tu t'étais abstenu de le cogner j'aurai pu régler la situation tout seul, comme un grand ? Tu crois pas qu'j'ai l'habitude de gérer ce genre de merdeux ? Je fais ça depuis mes 14 ans, sale con ! Je SAIS ce que je fais ! J'en fais ce que je veux ! Tu lui as donné un moyen de pression sur moi et je vais payer ta connerie pendant encore dix plombes ! Je sais ce que je fais et je sais que tu t'es chié dessus et que c'est moi qui me suis fait éclabousser ! C'est si compliqué pour toi de le reconnaître ? C'est si compliqué de me présenter tes fucking excuses ? » s'emporte-t-il avant de réaliser qu'il parle à un mur.
Avant de réaliser surtout qu'il n'est pas franchement dans son bon droit non plus et que ce débat ne va les mener nul part.

Alors Tyler se contente d'essuyer des yeux humides et de reculer de quelques pas, fusillant Ethan du regard.
« Et puis non, tu me ramènes pas. Je vais appeler un taxi. Rentre chez toi Ethan, tu m'sers à rien. »
Un petit coup gratuit pour la route. Il se détourne sans plus de cérémonie et amorce quelques pas, plus pour prouver son intention d'en finir qu'autre chose.
Pourtant l'après midi n'avait pas si mal commencé...


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00. Chicks chat for boys only #alex&ty

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